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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Égarés - 14/12/34
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Jimmy John

Anonymous
Invité
Ven 16 Jan - 10:50
J’écoute ce gamin de plus en plus agacé par son comportement. C’est visiblement un adolescent en pleine crise qui souffre d’un complexe d’infériorité généré, très probablement, par une virilité défaillante. Et son caleçon ? Comment un jeune garçon peut avoir envie de mettre ce genre de sous-vêtements et venir l’exhiber à un inconnu ? Visiblement, ce n’est pas une foudre de guerre…
Merde, il me tend la main… il est sérieux là ? Il se rend compte de ce qu'il fait ou il agit à l’instinct ? Vu la scène qu’il vient de me faire, je peux raisonnablement affirmer que la seconde option est la plus crédible. Allez, c'est bon, je vais contourner le problème.
« Salut Jeune Harvey, enchanté de te connaître » dis-je en tapotant gentiment sont épaule d'un air compatissant que je réserve généralement aux patients en pleine divagation. J’essaye de garder un air paternaliste. Je note qu’il tremble comme un lévrier polski. Il faut vraiment être idiot pour se balader à moitié nu par ce froid.

« Allons, allons, ça va aller. Tu dois avoir froid toi aussi, et sûrement plus que moi d’ailleurs. Dépêchons nous de rejoindre ton amie et ce feu de camps salvateur, tu pourras me parler un peu plus de ton bus et de tes amis blessés. »
L’évocation du bus accidenté n’est pas sans m’inquiéter, mais, compte tenu de la façon dont il en parle, cela n’a pas l’air si pressé. Et puis qu’il soit dans une crise psychotique affabulatoire n’est pas à exclure compte tenu qu’il n’y a rien à perte de vue, pas de route, pas de trace de fumée, encore moins de bus accidenté… Son explication d’avoir été trouvé dans la flotte par une « Jenny » venait un peu emmêler son histoire d’accident. Il y a quelque chose de vraiment pas clair la dedans.

Tout en prenant le chemin du cabanon et, surtout, du feu, j’essaye d’en savoir plus :
«Mais dit moi Harvey, tu me dis que ta copine t'as trouvé dans l'eau et tu me parle d'un accident de bus, mais, je ne vois pas de route près d'ici, tu as été témoin de la scène ? C’était loin d'ici ? Tu sais où nous sommes ? »

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 17 Jan - 21:09
Égarés - 14/12/34 - Page 2 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : Les clapotis de l'eau bercent dans le silence.

Poursuite de la scène

Harvey & Jimmy : Vous avez et prenez le temps d'échanger quelques mots sur la route du retour vers le cabanon. Les environs sont très calmes, et il n'y a aucun mouvement hormis la fine silhouette de Jenny qui vous observe de loin, comme veillant à ce que vous faites.

Dès que vous arriverez à proximité du refuge où Harvey s'est éveillé et où le feu de camp crépite encore d'une chaleur grandement avenante, vous remarquez immédiatement la jeune fille blonde encapuchonnée qui se tient debout en haut des trois marches qui séparent le sol de la plateforme. Elle tient entre ses deux mains jointes ce qui ressemble à un lourd Colt, imposant et menaçant, même si le canon est rivé vers le sol. Qu'importe la manière dont vous réagirez, elle vous scrutera de bas en haut, et plus particulièrement Jimmy, comme si elle voulait bien s'assurer d'une chose.

Après ce léger flottement passé, l'inspection passée et sans doute réussie, elle affichera un léger sourire, se détournera de vous deux en vous faisant signe de la tête de vous abriter de l'extérieur et d'aller vous réchauffer près du feu. Elle se posera en silence en rassemblant ses affaires.
Le reste de vos actes vous appartiendra ensuite, vous laissant libre cours dans l'abri de fortune à vous réchauffer, vous restaurer, ou encore discuter.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 17 Jan - 22:28
Alors que nous entamons le trajet du retour, je commence à me détendre, et ce, malgré le froid. Finalement il a l’air cool le vieux. J’ai eu tort de m’angoisser. Avec docteur papy à nos côtés, la situation va se régler plus vite. Et avec un peu de chance il pourrait aussi aider Jenny.

*Mais pourquoi il sourit comme ça ?*

Au fond, je m’en fiche, j’ai besoins que quelqu’un prenne les choses en mains, je ne suis pas à la hauteur, ma mère me l’a toujours dit. Et puis je ne vais pas cracher sur un participant de plus pour faire faire la route vers la ville la plus proche, surtout en ignorant sa localisation, la distance à parcourir et la capacité de Jenny de suivre le mouvement.  

Essayer d’expliquer la situation, du moins ce que j’en comprends, m’est pénible. Tout en marchant vers la cabane et en faisant attention de ne pas faire de geste susceptible de faire peur à Jenny, j’essaye de me lancer…

« En fait… c’est compliqué et flou à la fois, vous allez me prendre pour un taré mais la vérité est que je ne suis pas sûr de bien capter ce qui s’est passé, et, aussi, qui se passe… »

Je prends une grande inspiration, de toute façon c’est un vieux, un toubib en plus. Lui aura certainement des réponses. Lui saura quoi faire…

« On repartait de Brownsville avec l’équipe, on venait de se faire jeter des éliminatoires… bref… on était parti pour 36 heures de bus pour rentrer au Maine, mais … il y a eu… un accident… je… je ne suis pas certain de ce qui s’est passé exactement… j’ai peut-être reçu un mauvais coup pendant que le bus se renversait…»

Je me frotte le bras, comme pour me rassurer et exorciser ce cauchemar digne d’un mauvais film d’horreur. Je veux lui en dire plus, mais ma voix est déjà fuyante et mes yeux piquent… en fait, j’ai une boule au font du ventre depuis mon réveil tellement je suis inquiet pour les mecs et le coach. Je suis parti sans eux, mais avec du recul, je ne pouvais pas faire grand-chose d’autre.

*Putain tu ne vas pas chialer comme une gonzesse maintenant !!*

Je prends quelques secondes pour me calmer.

« Mais le fait que je ne sois plus avec l’équipe prouve qu’il y a bien eu un accident, après… je crois que j’ai eu un gros coup d’adrénaline… je suis parti en courant… impossible de vous dire combien de temps… et je crois que j’ai perdu conscience, ou un truc du genre, peut-être la tombée des nerfs ? Bref, j’ai fait un gros délire fiévreux pour me réveiller ici. D’après Jenny, on était tous les deux inconscients dans la flotte… Je ne sais même pas quel jour nous sommes… si ça se trouve les mecs sont déjà à l’hosto et tout le monde me cherche ! Quoiqu’il arrive je dois aller au plus vite dans la ville la plus proche, même si je ne sais pas ou elle est, pour téléphoner…. »

Avant de lui laisser le temps de répondre, j'ajoute rapidement: « au fait, soyez gentil avec Jenny, elle est paumée ici, je n'en sais pas plus, mais elle est sans défense et certainement apeurée, alors soyez cool avec elle. En plus c'est une fille... alors ... bah ... elle est compliquée à comprendre. Enfin bref... vous voyez quoi?»

Je rougis légèrement en me rendant compte que, même si ça m’a fait du bien de parler, je ne l’ai pas laissé en placer une…
« Et vous ? Vous avez eu aussi un accident ?»

J'écoute plus que très vaguement la réponse du docteur papy, trop occupé a essayer d’éviter les cailloux sur le trajet et à chercher Jenny du regard. La pauvre doit être morte de trouille.  

Alors que nous arrivons au cabanon, je manque de m’étaler de tout mon long en découvrant Jenny et une...arme?? je suis tellement surpris que j’ai carrément zaapé de mettre un pied devant l’autre.


*Mais mais… mais.. C’est…. ??? *


Décidément mon cerveau a beaucoup de ratés ces dernières heures. Je reste complétement hébété au pied du cabanon, au point d'en oublier le froid et le toubib. Comment et pourquoi la fragile petite Jenny peut-elle avoir une arme sur elle ? Et en plus, pas une minuscule… Même si je n'y connais rien en air soft ou en paint ball…  Je sens un sourire béat se dessiner sur mon visage en regardant Jenny d'un œil neuf.

«Trop cool!! t'as réussi à chopper ça où Jenny??? Ça te donne un look à la Lara Croft!! C'est trop classe!!! Je suis trop fan»

Sur ces mots je grimpe d'un bon les marches pour aller voir de plus près son fusil avec la même joie fébrile que lorsque j'ai acheté mes super pompes.

Jimmy John

Anonymous
Invité
Sam 17 Jan - 23:24
Tout en écoutant le jeune homme parler, je me dis que la situation semble aussi compliquée pour lui que pour moi. Et comme le laisse présager son physique, il n'a pas les épaules pour supporter toute cette pression. Le pauvre gamin, il a l'air d'en avoir vécu des pas faciles non plus. Son discours me rappelle alors ma propre expérience. C'est vrai que moi non plus je n’ai pas été gâté par les événements non plus et mon parcours, tout comme le sien et semé de vides étranges.

Je hoche la tête de temps en temps accompagné de classiques « hum humm, oui, je vois... » .J'ai l'impression d'être en consultation. Mais ce petit a l'air d'avoir besoin de se confier, il en a gros sur la patate. J'écoute son histoire avec attention, elle semble, encore une fois, faire écho à mes propres interrogations. Mais je pense qu'il ne faut pas trop s'attarder sur ce que nous avons oublié tous deux, les mécanismes du cerveau humain face à des traumatismes importants sont toujours étonnants et nécessitent du temps pour se « réparer ».

Une fois sa diatribe fini je me permets de répondre à ses interrogations.

« Ton histoire me parle petit, j'ai l'impression d'avoir vécu la même à quelques détails prés. La dernière chose que je me rappelle c'est d'être dans mon hôpital, au sous-sol, à la morgue. Des malades contaminé par cette étrange maladie en voulais à notre peau et voulais nous bouffer. On s’était barricadé, moi et quelques autres survivant mais parmi nous il y avait un malade. En peu de temps ça a été un vrai carnage. J'avais cru être contaminé moi aussi et pis paffe, me voilà au bord d'un ruisseau, à me réveiller sans marques, sans morsure, sans rien... Donc je t'avoue que moi non plus, je ne sais pas très bien ce qui s’est passé mais, l'un dans l'autre je suis plutôt satisfait de la fin de l'histoire. Nous vivons, mon jeune ami, un moment bien troublant. Par ailleurs et pour partir sur un sujet plus léger, ne t’inquiète pas pour ta jenny, il n'y pas plus « cool » que moi dans le coin ».

Puis au moment où mon regard se tourne vers le cabanon pour voir celle dont je parle, je me retrouve devant une gamine armée d'un lance missile entre les mains...fragile peut-être mais sans défense certainement pas. Je reste la sans bouger, elle semble me scruter. Je lui offre mon sourire le plus rassurant... ça semble marcher, elle baisse son arme et je peux relâcher mon souffle. J’aide Harvey à me pas se ramasser et je le regarde bondir, comme un gamin le jour de Noel, vers sa copine. Je le suis dans le cabanon et m’assoie devant le feu, en faisant un geste de paix vers jenny.
« Bonjours jenny, je m’appelle Jimmy, merci beaucoup de m'accepter dans votre campement et profiter de votre feu. Si je peux faire quelques choses pour vous remercier, j'en serais ravi. »

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 19 Jan - 23:57
Égarés - 14/12/34 - Page 2 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : Le calme tant apprécié n'est plus au rendez-vous.

Résolution tour III


Harvey & Jimmy : Cette petite accalmie vous a permis de faire plus ample connaissance entre vous, tandis que vous gagnez le refuge d'un bon feu de camp.
Harvey, dans sa frivole innocence se met à s'enthousiasmer devant l'arsenal proéminent qui trône entre les mains de Jenny, mais elle a vite fait de le ranger dans son propre sac, le mettant hors de vue du jeune adolescent. Par habitude, elle effectue quelques gestes des mains en langue des signes, mais se rend bien vite compte que cela ne sert absolument à rien, le désarroi visible sur son visage.

Elle soupire, et lui fait signe d'aller manger, en désignant la boîte de conserve laissée au sol, et en mimant le geste de manger, avant d'indiquer son poignet gauche, à l'emplacement où se serait tenu une montre.

Elle laisse Harvey retourner à ses occupations, et surtout essaie le plus possible de ne pas croiser du regard le caleçon du jeune homme, fouillant dans ses affaires avant d'aller tendre à Jimmy ce qui ressemble à une  boîte de conserve : du thon.
Elle se contente de sourire à l'homme, assez timidement d'ailleurs pour son remerciement puis se détourne, cherchant à replier ses affaires comme si elle s'apprêtait à lever le camp.

Le calme ne dure pourtant pas, et le bruit immense d'une explosion encore jamais perçue par vos oreilles, qui semble des plus proches, accompagné de surcroît par un léger tremblement de terre surprend assurément tout le monde. Le bruit vient du Nord, par rapport à votre position, perpendiculaire au lit de la rivière.
En apposant votre regard dans cette direction, vous voyez une immense fumée noire s'échapper en grande colonne au-delà des petites collines arides qui vous masquent l'horizon. Cela met Jenny immédiatement sur le qui-vive, qui interrompt son action et observe avec attention l'horizon, les sourcils froncés, avant de se remettre à plier bagage à vive allure en vérifiant à de très nombreuses reprises les alentours, la crainte au ventre.

+++

Tour IV

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Mar 20 Jan - 9:59
Je n’ai que vaguement percuté à l’histoire de zombies de papy Toubib *dans ce milieu, c’est connu, les docteurs ont accès a plein de substance* et peut être qu’il est fan de Resident Evil XI online.

Bien qu’une petite voix me hurle qu’il faut A B S O L U M E N T que je réfléchisse a ces informations, Jenny Croft et son gros flingue monopolisent toute mon attention. Je constate, un poil vexé, qu’elle fait bien vite disparaitre son jouet et … bah... elle ne me calcule même pas ?

Comme à chaque fois, c’est l’incompréhension. J’ai quand même été me geler les coucougnettes pour elle… Aussi, je n’arrive pas à savoir ce que j’aurais pu faire de mal pour mériter qu’elle me boude ainsi. Je m’en veux d’autant plus qu’alors que nous sommes dans un merdier assez obscure, que Jenny a potentiellement subi des violences qui l’ont conduite à cette vie misérable, je me sens carrément blessé seulement parce qu’elle me tire la gueule.

J’ai encore dû dire une connerie… mais j’ai beau réfléchir, je ne vois pas. Peut-être qu’elle m’en veut de ne pas avoir compris plus vite pour ses complexes buccaux ?  

Elle commence à avoir un comportement inquiétant, chassant des mouches imaginaires avec ses mains avant de s’agacer toute seule. Je jette un coup d’œil au toubib, peut être que lui saura quoi faire…

Me sentant encore plus misérable que d’habitude, j’essaye de porter mon attention sur la boite de conserve de haricots à la tomate qu’elle voulait que je mange.

*c’est peut-être pour ça qu’elle t’ignore, t’as pas obéis… Kimberly aussi elle te snobait quand tu ne voulais pas faire ce qu’elle voulait…. Bon, OK, aussi quand tu obéissais, mais un peu moins quand même...*

Sans être vraiment convaincu par cette théorie, je prends la boite de haricots, mon estomac jubile à l’avance, et, non sans lui avoir redemandé deux ou trois fois si elle était sure de ne pas en vouloir, je me résigne, face à son silence, à avaler ces machins indigestes. Dans quelques heures je regretterai cet écart, et mes compagnons, encore plus, certainement.

Pourtant, Jenny enfonce le clou, elle se met à … sourire au Toubib!!!???

*Et pourquoi elle lui sourit a lui ?*

De plus en plus abattu, je me rhabille avec mes fringues restées sécher près du feu. Elles sont bien chaudes mais pourtant, c'est sans joie que je les enfile et que je mets mes super baskets. Je n’écoute rien, muré dans mon « flash back » intérieur pour savoir comment j’ai réussi à vexer Jenny en si peu de temps.

*tes potes doivent être hystériques de ne pas savoir où tu es, ta mère doit être en train de te mijoter une punition abrasive comme tu n’en as jamais eu et Doug a certainement fugué pour venir retourner tout le Texas pour te retrouver… alors laisse tomber cette gonzesse…*

Je soupire, mon cerveau à raison. Je me lève donc vers elle pour l’interroger.

«  Heu Jenny, on doit aller dans une ville pour téléphoner, tu ne saurais pas, par hasard, vers où on doit aller ?.... »

*Ah ben bravo, ça fait style, on se fait chier avec toi, c’est bien gentil de nous avoir sauvés mais là, maintenant, on se casse et on te laisse dans ta merde… classe… *

Conscient de cette erreur, alors qu’il est inenvisageable de l’abandonner à son sort, j’enchaine sans lui laisser le temps de répondre.

« Et… hum… aussi… je ne sais pas pourquoi t’es là toute seule mais… on ne peut pas te laisser ici, je me doute bien qu’il a dû t’arriver un truc pas top… mais… tu ne peux pas rester ici comme ça… et c'est hors de question qu'on t'abandonne»

*Mais pourquoi elle me regarde comme ça sans m’aider à finir ma phrase, putain c’est une fille ou quoi, elle aurait déjà dû me couper la parole au moins 50 fois... Ah bah oui elle boude… marre des filles !!!*

Pris dans un élan que je ne peux contrôler, je continue avec passion ma tirade, laissant libre court à mon incompréhension et appuyant mes mots de gestes pour avoir l’air ferme dans mon discours :

«  Jenny, t’as le droit de bouder si j’ai dit une bêtise... ou fait un truc… enfin je ne sais pas… mais si t’aime pas Lara Croft… moi je trouvais ça chouette… enfin bref…  et si c’est.. heu… pour tes petits soucis d’haleine, t’inquiète, le Doc pue lui aussi, alors lâches toi, personne t’en voudra, même si c’est pour me traiter de gros connard moisi… . »

Je m’arrête net, conscient du drame qui vient de se produire. Sans que je n’arrive à m’expliquer pourquoi ni comment, ma main vient d’attraper la sienne… je … je lui tiens la main… et voilà, le bordel dans ma tête reprend.

*Lâches la, lâches la, LÂCHES LA VITEUUUUUUUU !! NON, NON ATTENDS, EN FAIT, SURTOUT PAS !! Elle va se sentir insultée si tu fais ça. Mais putain, trouve quelque chose, vite, une diversion… une parade… NONONONONON ne reste pas comme un con a la regarder dans le blanc des yeux comme si t’allais la demander en mariage. Tant pis pour sa susceptibilité, lâches lui cette putain de main avant de te prendre sa jumelle dans la gueule…. On s’en fout qu’elle ait de jolies yeux !!! Hey ho !! Harvey ??? Tu m’écoutes oui ? LÂCHES LUI SA MAIN !!!!!!!!!!!!!!*

Je suis juste incapable de bouger, je sens bien que je dois être rouge comme une pivoine. Heureusement une sorte de grosse déflagration retenti et me « sauve la vie » sur ce coup là… quoique non... D’instinct j’essaye de tirer Jenny derrière moi pour la protéger de je ne sais quoi et je commence à scruter l’horizon pour comprendre ce qui se passe… Si elle ne s’est pas dégagée, je tiens toujours sa main dans la mienne. Je crois même que je risque de la lui serrer encore plus... la honte.

Enfin, pas encore, puisque, à vrai dire, mon cerveau est maintenant obnubilé par cette colonne de fumée... un autre accident ?

Jimmy John

Anonymous
Invité
Mar 20 Jan - 10:41
Je regarde Jenny avec attention, c'est une jeune fille qui parait débrouillarde et vive d'esprit. Elle semble être la plus au courant de ce qui ce passe ici en tout cas. Si je veux m'en sortir, j'ai intérêt à m'en faire une amie. Elle a beau être frêle, elle n'en est pas moins armée, équipée et parée à toutes éventualités on dirait.
Puis je comprends soudain, en la regardant agiter les mains, cette petite est muette. Il va falloir pas mal de temps et de papier pour communiquer… Dans un endroit civilisé, trouver un papier et un crayon aurait été facile mais là, en plein milieu de nulle part, dans un petit cabanon près d'une rivière, ça va être bien plus compliqué.

Lorsqu'elle me tend la boite de thon je la remercie en langue des signes, seul geste dont je me souvienne sans hésiter à force d’avoir vu une patiente me le « répéter » pendant sa thérapie. Une femme charmante, muette et mourante d'un cancer du poumon. Enfin bon, ça c'est du passé, restons un peu dans le présent.

« Jenny, excusez-moi de vous importuner, est ce que vous auriez un papier et un crayon pour communiquer avec nous ? Vous semblez être la plus au courant de ce qui ce passe ici et où nous somme."

J’ouvre ensuite ma boite et commence à manger. Cet apport nutritionnel semble me faire un bien fou. Je me rends compte, alors que je mange, que mon organisme en avait rudement besoin. Les traumatismes récent avait mis à l’arrière plans les besoins naturels mais là, il faut dire que ça fait du bien de ce mettre quelques chose sous la dent.

En mangeant tranquillement je regarde ce pauvre jeune homme se débattre contre lui-même.  Mais qu'est ce qu'il essaie de faire ? Il veut la draguer ou la faire fuir ? Et honnêtement, est-ce bien le moment pour tenter de jouer les don Juan ? Ah la jeunesse ! C’est moi ou il attend qu’elle lui réponde « verbalement » ? Il a quand même compris qu’elle était muette… en fait… j’ai un doute… Et maintenant il lui prend la main ?  J’ai l’impression de regarder un mauvais soap pour adolescent. Au moins, pendant le repas, c’est divertissant. J'ai presque l'impression de profiter d'un plateau télé et en plus...

OH PUTAIN !!!!

C'est quoi cette explosion ????


Un bruit fracassant vient de retentir au loin !! Tout mon corps se met à trembler. Je me redresse pour scruter l’horizon, il y a de la fumée au loin. Une explosion sans doute…. Mais de quoi ? Qu'est ce qui a péter comme ça ? Mon regard ce reporte sur Jenny, elle semble avoir une idée de ce qu'il se passe, ou du moins, de redouter quelques choses.
Si elle se dégage pour ranger ses affaires, je fais de même. Après tout, c’est la seule qui a l’air de comprendre ce qui se passe ici.


«  Harvey, bouge ! Rassemble tes affaires et magne-toi. Faut être réactif !! Jenny, tu peux nous expliquer ce qu'il se passe… sur un papier ou par geste ? »

Je rassemble le peu d'affaires que j'ai, fini d’avaler, en quelques secondes, le reste de ma boite de thon et me prépare à suivre jenny.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 21 Jan - 23:37
Égarés - 14/12/34 - Page 2 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : Le calme tant apprécié n'est plus au rendez-vous.

Résolution tour IV


Harvey : C'est une Jenny un peu abasourdie par ta réaction qui l'interrompt dans son action alors qu'elle s’apprêtait à répondre à la demande de Jimmy, et qui fait face à toi tout au long de ta tirade. Elle t'écoute, un brin amusé et se laisse faire au contact sans que cela ne la gêne réellement. Mais l'explosion survient, surprenant tout le monde, Jenny comprise, bien qu'elle y prête immédiatement une notion de danger imminent.

Elle s'est laissée faire lorsque ton instinct protecteur l'a obligée à se cacher dans ton dos, mais avant que trop de questions n'aient pu se poser, elle tire sur ta main, t'obligeant à la regarder. Son air est plutôt grave et sérieux, et en pressant ta main pour t'intimer la notion de demande appuyée, elle désigne du doigt le reste du campement et abandonne simplement ta main pour se mettre à la tâche vivement. Il fallait absolument que vous partiez d'ici selon elle, et au plus vite.

Eléments scénaristiques:
 

Jimmy : Juste avant les événements, Jenny répond à ta demande par un hochement de tête, et dans la préparation de ses affaires, elle s'apprêtait à sortir un carnet avec un crayon lorsqu'elle fut interrompue par un Harvey plus qu'insistant, ce qui sembla l'amuser. Tu assistes alors à la scène le plus simplement du monde.
Jusqu'à ce que l'explosion ne retentisse alors au loin, et laisse tout le monde en état de choc.

Elle se dégage alors doucement de l'emprise protectrice d'Harvey, mais prend un air plutôt grave et sérieux, indiquant du doigt le reste des affaires d'un regard appuyé. Il fallait absolument que vous partiez d'ici selon elle, et au plus vite.

Eléments scénaristiques:
 

Tous :
Jenny avait beau être une fille gentille et simple, elle semblait aussi forgée dans cette apocalypse et en connaissait les éventuels dangers. Elle ne prit pas la peine d'éteindre le feu et se contenta de rassembler ses affaires prestement. Son propre sac à dos ne possédait pas grand-chose, mais elle avait au moins une couverture, qu'elle plia rapidement avant de la rouler et la fixer aux sangles pendantes du sac en question.

L'instant d'après elle sort du cabanon et vous attend dans votre lancée, faisant des gestes pressant tout en gardant l'oeil aux aguets. Elle sortira alors le carnet et le crayon, griffonnera quelques mots à la va-vite avant de le tendre à Jimmy dès qu'il l'aura rejointe.

#Nous entre morts et le bruit. Danger. Un refuge dans les arbres. Préviens Harvey.#

Elle n'a pas vraiment le temps de faire des phrases construites, mais l'essentiel est dit et dès que tous deux seront enfin prêts elle se mettra d'un pas très vif en route vers l'Ouest, là où il vous semble percevoir l'orée d'une possible forêt sans en être bien sûr.
Un coup d'oeil rapide aux alentours aura vite fait de confirmer les craintes visibles de la petite blonde : au loin, au Sud de votre position, de l'autre côté de la rivière, quelques silhouettes apparaissent en marchant vers l'explosion. Elles ne sont pas encore discernables et il pourrait s'agir de n'importe quoi, ou de vos pires craintes.

+++

Tour V

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Jeu 22 Jan - 11:29
Mais qu’est ce qui se passe là-bas ? Un accident ? Vue la taille du truc, ça doit être une ville. Au moins c’est notre chance, avec ce foin des secours vont forcément venir. Il faut absolument aller sur les lieux. Et puis, le Toubib pourra peut-être aider des gens…

*Hey, Harvey ? T’oublies pas quelques choses ? *

Je me retourne et sursaute en voyant que je tiens toujours la main de Jenny dans la mienne.

*t’as l’air malin maintenant*

J’ai vraiment le feu aux joues. Non seulement je l’ai bousculée pour qu’elle aille derrière moi mais en plus … elle fait quoi là ? Pourquoi elle me presse la main en me montrant son cabanon avec un air aussi sérieux. Je sens mes sourcils se froncer. Jenny est vraiment une énigme.

*Tout ça parce que tu ne t’en es pas encore pris une alors QUE TU TIENS ENCORE SA MAIN BOULET !!!*

Quand elle me lâche la main je me sens tout couillon. Je crois que j’ai encore rien compris… Et puis je me souviens qu’elle est fragile, abandonnée, mal nourrie, paumée… On ne sait pas depuis combien de temps elle est ici au milieu de nulle part. Du coup, c’est logique qu’elle ait des réactions incompréhensibles… il faut vraiment qu’on la tire de ce mauvais pas.

Comme tout le monde semble plier bagage, je fais de même en prenant le petit sac à dos. Sans se concerter on a, visiblement, tous eu la même idée. Il faut rejoindre au plus vite le lieu de l’explosion. Si elle se laisse faire, je tente d’aider Jenny en portant ses affaires, maigrichonne comme elle est, ça serait déjà beau si elle arrive à se porter toute seule jusqu'à la ville.

Je me concentre sur notre destination et sur les gens qui ont très certainement besoins, au plus vite, de notre aide, enfin, surtout celle du doc. Jenny est visiblement très pressée de leur porter secours et bondit sans même éteindre le feu de camps hors du cabanon… d’un côté c’est vachement dangereux, de l’autre, vu l’état de la cabane…

Je lui emboite le pas avant de me rendre compte qu’elle se plante de direction. Aussi, je l’interpelle immédiatement :

« Heu.. Jenny ? »

*ATTENTION !!! Une fille c’est susceptible… pèse bien tes mots… en plus Jenny a pas l’air d’être super logique *

Cette fois, je réussi à endiguer ma diarrhée verbale à temps et je fais mon possible pour ne pas avoir un ton condescendent pour lui expliquer en quoi elle est pas douée.

« Hum.. je ne dis pas que tu as un mauvais sens de l’orientation mais les secours vont arriver sur le lieu de l’explosion, c’est donc par là qu’il faut aller… là tu te goure complétement, mais dans le genre tu dois être paumée dès que tu sors sans GPS?...  Il faut juste suivre la fumée et on y est...»

La vérité me frappe alors de plein fouet. Une fois de plus j’ai fait une boulette en ne réfléchissant pas. Bien sûr qu’elle sait que les secours vont arriver là-bas… mais elle ne veut pas qu’on la retrouve. Mais pourquoi ? Des parents qui la battent ? Elle a commis un crime ?

*Impossible c’est une fille.*

Pourquoi une fille comme elle s’obstine à rester seule et perdue dans la nature. Je prends conscience aussi qu’elle a l’air super stressée et qu’elle n’arrête pas de regarder autour d’elle comme si elle s’attend à ce qu’un mec du FBI arrive avec ses gros flingues et ses menottes…

« Je ne sais pas ce qui te fait flipper comme ça, mais je te jure qu’on trouvera une solution…. Y’a des gens qui sont en danger qui vont certainement avoir besoins du doc…on va les aider et après on… »

Je suis interrompu par le fait que Melle Jenny, qui veut certainement faire des petites cachoteries de filles, comme si c’était le moment, avec ce vieux Toubib, mais qu’est ce qu’elle lui trouve, prend le temps de lui griffonner un petit mot. Je ne sais pas pourquoi mais ce geste me blesse vraiment et me mets en colère.

*Parce que tu es surpris ? Tu es vraiment naïf… Tu t’attendais à quoi ? C’EST UNE FILLE !!! Si ça se trouve le truc qui lui fait peur c’est l’idée d’être seule avec toi, après ce que tu as fait elle doit te prendre pour un gros pervers.*

Merde… ça va être chaud pour rattraper ça. En même temps ce n’est pas le moment, il y a des blessés dont la vie dépend de nous. C'est sur cette pensée que je les ai vus : des gens, au loin, qui viennent vers nous…des secours !!! A pieds ?
Je fais taire les images du bus que mon esprit tente de m’imposer avec une bonne dose d’angoisse. C’est vrai qu’il y a une certaine redondance entre mon cauchemar et ce qui se passe actuellement. Mais cette fois, je vais assurer. Et si c’est des mecs du FBI pour Jenny, je trouverais bien un moyen de la sortir de là. Au pire je leur mentirais, je dirais que c'est ma sœur...

Les idées d’un bain chaud, d’une bonne discussion avec Doug, de revoir l’équipe, même le coach, et surtout de courir loin du doc et de Jenny qui roucoulent, me galvanisent.

« Hey !! Y’a des gens qui viennent vers nous !! Bougez pas, je vais voir si c’est des secours !! »

Je m’élance donc à la rencontre de ces individus, cherchant comment traverser cette foutue rivière. Si je détiens le sac de Jenny, je le pose, avec le mien, avant de partir au pied du cabanon. Dès que je trouve un endroit suffisamment étroit pour tenter un saut en longueur, ou avec suffisamment peu d'eau pour y aller, je traverse. Je garde toutefois, une certaine méfiance sur nos "sauveurs". Si ça ressemble à des tarés qui veulent nous kidnapper pour nous torturer comme dans ces films d’horreurs à la con… je fais demi-tour dardar.

Jimmy John

Anonymous
Invité
Jeu 22 Jan - 13:59
Je comprends rapidement que les choses doivent aller le plus vite possible. Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe encore mais une chose est sûr : il ne faut pas prendre l'inquiétude de Jenny à la légère. Je regroupe alors mes affaires et aide le petit à en faire de même puis nous descendons du cabanon pour nous diriger vers l’orée de la foret.

Alors que nous prenons la direction de la forêt, je laisse Harvey s'élancer dans une énième tentative de communication inadéquate avec notre sauveuse. Il vient vraiment de lui dire qu'elle peut se perdre sans GPS ? Il se rend compte qu'elle semble mille fois plus débrouillarde que lui ?
Jenny l'interrompt pour me montrer un message sur son carnet. « Morts » …. « Bruit »...Danger !!! Mon sang ne fait qu'un tour à la lecture de ces mots. Donc tout ceci n'était pas du tout un simple cauchemar, c’était bien vrai... Je me rappelle les morts qui marchent, qui mordent, la panique, l'infection qui se propage et chaque personne mordue qui devient l'un des leurs.. Mon sang se glace… Jenny a déjà du traiter avec eux.. Comment est-elle restée en vie dans cet environnement hostile ? Peu importe, elle a l'air d'en connaître assez pour survivre et nous aider à survivre avec son idée d'abri dans les arbres. Et pour le moment c'est la seule chose qui compte. Je me retourne pour prévenir Harvey que je croyais derrière moi. Mais où est-il passé ?
Il est entrain de courir vers....

Soudain je distingue à l'horizon des silhouettes humaines qui semblent se diriger vers nous. Des morts ? Si l’analyse de Jenny est la bonne, ce que je ne remets pas en cause pour le moment, nous sommes vraiment dans le pétrin. Je vois Harvey courir à leur rencontre. Oh le con !

« HAAAAARVEYYYYY !!!!! ….. REVIENS ICI TOUT DE SUITE ABRUTI !!!!! »

Je hurle sur lui de tous mes poumons. Je m'élance vers lui mais je me rends vite compte que jamais je ne rattraperais ce gosse. Il est bien trop rapide pour moi et ma foutue surcharge pondérale m'empêche d'être un minimum efficace dans ce domaine. Je mets mes mains autour de ma bouche et hurlent de toutes mes forces

« HARVEYYYYY, REVIENS C'EST TROP DANGEREUUUUUX, IL FAUT CE CACHER DANS LA FORET DEPECHE TOI ».

Si il ne fait pas demi-tour tout de suite, je rejoins Jenny à grandes enjambées, et je la suis vers la forêt, si il nous rejoint aussi vite qu'il est parti, je l'attends avant de l'accompagner vers Jenny et la forêt !
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