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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Égarés - 14/12/34
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 23 Jan - 22:50
Égarés - 14/12/34 - Page 3 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : Le calme tant apprécié n'est plus au rendez-vous.

Résolution tour V & Introduction


Harvey : Te voilà parti à toute allure, sans savoir que tu t’élançais dans la gueule du danger le plus monstrueux que l'humanité ai connu jusque présentement. Tu ne te donnes pas encore à fond car le premier obstacle te fais face. Tu fais un léger détour pour aller sauter par-dessus un bras de rivière plus étroit qu'ailleurs qui te donne l'occasion de le franchir en une seule fois.

Ta course est peut-être interrompue par une grosse voix qui s’époumone après toi. Si tu jettes un coup d'oeil en arrière avant de continuer ta course, tu verras le docteur essayer de te poursuivre avec ses kilos en trop en criant au danger, et peu discerner derrière lui, Jenny qui reste statufiée et surtout porteuse d'une expression horrifiée face à ton attitude. Si tu la regarde toujours, elle te fera de grands signes de revenir à elle.

Te voilà face à un dilemme qui pousse l’incompréhension : continuer à suivre ton instinct, ou écouter tes récents compagnons de route qui semblent te prévenir d'un très grand danger.

Jimmy : Tu essaies d'apostropher le jeune inconscient qui fonce droit vers le danger. Tu ignores encore si tes mots ont eu un impact sur son comportement, mais une chose est certaine, il t'a entendu.

Qu'il te rejoigne ou non reviendra finalement au même : tu abandonnes ta course à sa poursuite et retourne auprès de Jenny qui s'était évertuée à faire de grands signes silencieux vers Harvey dans l'espoir qu'il change vite d'avis. La décision n'appartient plus qu'à l'adolescent qui détient sa survie et peut-être même la vôtre, entre ses mains... ou plutôt ses pieds en l’occurrence.

Melody : L'humidité moelleuse t'enveloppe dans une sensation qui te semble tout à fait familière. La fraîcheur tranche nettement par moments lorsque le froid insidieux de l'hiver rappelle à tes os et à ta chair que tu es en vie. S'il fait jour et que tes yeux clos ne parviennent pas à filtrer les lueurs de l'astre solaire, l'éclat lumineux de tes paupières s'estompe au gré d'une rafale que tu ressens assez franchement. Tes poumons aspirent une odeur d'humus, d'écorce, de sève et de terre. Un parfum que tu ne saurais jamais oublier, au paradis, ou même en enfer.

Mais il faut croire que ces deux mondes n'ont pas voulu de toi. Tu as été rejetée sur terre sans savoir pourquoi, et s'il te semblait que tu avais enfin expirée les derniers souffles de ta vie, quelque chose te ramena à la réalité.

En dépit de ta volonté, aussi profonde qu'elle a pu être par le passé, tu émerges enfin de ces bribes de rêves sans logique ni raison, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufiée par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Le temps de réaliser et tu pourras distinguer le décor : tes sens ne t'ont pas trompée car tu reconnais l'aspect sauvage d'une forêt. Les arbres te dominent tout autour de toi, voilant dans leurs feuillages le temps d'un instant les rayons d'un soleil qui annonce un début d'après-midi radieux, même si le froid glacé d'un temps assez incommodant te saisi. Pour l'instant, il n'y a rien d'autre que toi et la nature, ainsi qu'un faible équipement, déposé sur le reste d'un tronc cisaillé à tes côtés, aligné et nettoyé. La quiétude des lieux ne te donne pas, pour le moment, l'impression qu'une quelconque apocalypse a eu lieu.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions sans doute naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme. Ainsi te voilà vivante, la peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

Éléments scénaristiques:
 

+++

Tour VI

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Ven 23 Jan - 23:40
Je suis bien parti quand soudain j’entends le vieux toubib cracher ses poumons:

« HAAAAARVEYYYYY !!!!! ….. REVIENS ICI TOUT DE SUITE ABRUTI !!!!! HARVEYYYYY, REVIENS C'EST TROP DANGEREUUUUUX, IL FAUT CE CACHER DANS LA FORET DEPECHE TOI ».

Je marque un temps d’arrêt pour réfléchir à ses mots… en quoi c’est dangereux d’aller chercher du secours ? Et pourquoi devrions-nous aller nous cacher dans la forêt ? Je ne comprends pas.

*Comme d’habitude*

Jenny, aussi, fait de drôle de signes…

*En même temps, tu ne les connais pas… Jenny ne t’as pas foutu de baffe tout à l’heure, c’est louche et puis le docteur… qui te dit que c’est un vrai docteur ? Tu en connais beaucoup des docteurs qui sont fans de film de zombies ? Et ces cachoteries qu’ils se font tous les deux sur des bouts de papier… tu es tellement con que si ça se trouve tu es en train de suivre bêtement tes kidnappeurs et de louper ta seule chance d’évasion. Qu’est-ce que tu crois qu’ils feront quand ils comprendront que tes parents ne payeront pas un centime pour toi…*

Pourtant, ils ont vraiment l’air en panique tous les deux. Si ça se trouve je suis en train de me jeter sur des terroristes, ou pire, des foldingos irradiés qui aiment torturer les touristes comme dans les films d’horreur… J’essaye de mieux regarder les « secours » potentiels et de prendre une décision…

*Sans Doug, bon courage, tu vas rester comme un lapin devant les phares d’une voiture pendant trois plombes…*

Parfois, je m’agace moi-même. Non en fait souvent. J’ai beau plisser les yeux, je ne vois que des silhouettes au loin, rien qui pourrait me donner des indices sur ce « danger ».

*réfléchis boulet !!!*

Hum… bon on y va comme Doug le ferait… il y a eu une explosion, mais je ne sais pas de quoi ni pourquoi. Ces gens semblent y aller, mais ils n’ont pas d'ambulance visiblement, d'ailleurs, il arrivent à pieds comme s’ils sortaient de nulle part. A la réflexion, ils ont été hyper réactifs pour arriver dans le coin alors qu'ils n'ont pas de  moyen de locomotion, c'est presque comme s'ils avaient attendu pas loin que cela se produise… je sens que je tiens quelque chose mais… non… en fait... non, je n’y arrive pas sans Doug.

Tout me semble bizarre mais la tête de mes « compagnons » de cabanon et le fait que, dans le doute, j’ai toujours tendance à être d’accord avec la gente féminine présente, finissent de me décider.

Je fais donc demi-tour, pour retourner vers eux, en espérant obtenir des explications crédibles et en priant que je ne sois pas suffisamment con pour m’auto enlever. Arrivé devant eux je récupère mon sac, et celui de Jenny, si elle me le permet. Je les suis en essayant d’en savoir plus et en guettant les mystérieuses silhouettes.  

« C’est quoi le problème ? Vous connaissez ces types ? C’est des terroristes ? Vous vous rendez compte qu’on est peut-être en train de louper notre meilleure chance d’être secourus ? »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 24 Jan - 21:10
Le sol noir s'étale de partout autour d'elle alors qu'elle se trouve aux abords d'une des tourbières, un sentier qui serpente entre les arbres séculaires aux feuilles d'un vert tendre qui tranchent avec le marron de leurs larges troncs. Le sol est gorgé d'eau, elle peut la sentir passer entre ses doigts de pieds alors qu'elle marche sur le sentier, elle sourit, la tourbe étouffant les bruits, ils ne l'entendront pas venir et elle pourra les observer tranquillement. Son sourire s'efface alors qu'une brise fraîche vient parcourir son corps, un frisson traverse son échine, elle n'aurait pas du rester en robe, la température fluctue encore trop rapidement à cette période de l'année dans la forêt primaire. On est à peine au début du printemps, la forêt revient à peine à la vie après ce long hiver vigoureux. Elle lève le nez vers la cime des arbres et se stoppe un instant dans sa marche, la luminosité change et le nuage passager poursuit sa course, laissant de nouveau la place au frêle soleil d'avril. Timidement il frappe la voûte de la forêt puis il prend de l'assurance et ses rayons traversent la cime pour venir se poser délicatement ici et là sur le sol et même sur elle, conférant au lieu une atmosphère féerique quand la poussière se prend dans ses rayons en les teintant de blanc. Sa peau laiteuse prenant une légère dorure là ou le rayon s'est posé sur elle, elle plisse les yeux, ses prunelles émeraudes pétillant de joie. Petit moment de bonheur simple que peut offrir la vie, l’œuvre de Gaïa comme certains aiment à le dire dans la région. Elle reprend sa marche à travers la forêt, laissant filer ses doigts sur l'écorce des arbres, elle sait qu'elle est bientôt arrivé à la clairière, encore quelques dizaines de mètres et elle se stoppe à sa bordure. Quelque chose ne va pas, elle vient de se rendre compte que le pépiement des oiseaux à fait place à un pesant silence, au milieu de la clairière elle peut apercevoir une silhouette humaine qui n'a rien à faire là. Lentement elle approche, l'individu de sexe masculin lui tourne le dos, elle n'est plus qu'à quelques mètres de lui, il se retourne violemment la faisant sursauter, il a le visage en sang, des lambeaux de chairs qui pendent et il se jette sur elle cherchant à la mordre au cou.

Elle ouvre les yeux, les refermant aussi tôt avec la luminosité qui agresse ses pupilles, son corps dans un réflexe inspire une longue bouffée d'air frais comme si elle était restée en apnée depuis trop longtemps, une forte odeur d'humus empli ses narines venant lui picoter la gorge. Ses mains agrippent ce qu'elles trouvent autour d'elle, des sensations lui parviennent, de la terre, de la mousse alors que le reste de son corps semble lui dire qu'elle est enveloppée d'humidité. Son cerveau lutte pour reprendre le contrôle entre rêve et réalité, entre la peur engendrée par l'attaque de cet homme et la joie d'être allongée dans sa forêt d’Écosse. Il faut qu'elle se lève maintenant et rentre chez elle, difficilement elle rouvre les yeux pour observer les arbres avant d'essayer de s'accouder, première étape avant de se lever. Depuis combien de temps est-elle là ? Marc va s’inquiéter pour elle, à tout les coups elle aura le droit à un sermon. Une décharge se fait dans son esprit, la faisant grimacer et serrer des dents, de nouveau quelque chose ne va pas dans ce qu'il y a autour d'elle, elle a la sensation qu'elle ne peut pas être là.

L'image de sa mère mourante s'impose à son esprit, elle se laisse retomber allongée sur le sol froid, luttant contre elle même alors que des bribes de souvenir s'imposent à son esprit. Leur retour aux USA, la maladie de sa mère, son décès, la dépression de son père, les informations, leur vie enfermés dans la maison, l'attaque et leur fuite, son père qui tombe dévorer par un autre être humain, Marc qui succombe à son tour. Non elle rejette tout en bloc, elle a tout rêvé ce n'est pas possible ! Les larmes montent à ses yeux, l'une d'elle venant rouler sur sa joue. Celle qui l'a sauvée, le chien, ses pensées de malédiction, sa propre fuite pour ne pas risquer de vies, l'homme qui l'attaque et se jette sur elle lui dévorant le cou. Non rien de tout ça n'est réel, elle a encore du trop regarder la télé et pour s'en convaincre elle porte les mains à son cou...Aucune trace de morsure ne s'y trouve, l'espace d'un instant elle se sent soulagée, la seconde suivante elle sent le métal froid d'une chaîne autour de son cou. Elle n'a jamais porté de collier avant que...ses doigts rencontre l'anneau accroché à la chaîne, elle le place devant elle et cligne des yeux plusieurs fois. Elle craque pour de bon et pleure alors que tout lui revient en mémoire, que le barrage dans son esprit cède.

Elle se souvient de tout même de l'attaque qu'elle a subit alors que seule elle s'était lancée dans l'exploration d'un petit centre commercial. Il lui fallait trouver de la nourriture, de quoi se défendre, chose qu'elle avait fait avant de faire un crochet par la pharmacie du centre, là ou elle pourrait trouver ce dont elle avait besoin. Elle se souvient qu'en sortant, elle avait vu un magasin de vêtements collé à une boutique de sport, une bonne occasion de prendre de l'avance sur le temps. Elle avait trouvé un grand sac à dos, des chaussures de randonnées, des pantalons en toile solide, des hauts et avait même dégoté une veste mi-longue et doublée. Elle avait sourit en pensant qu'elle anticipait trop l'avenir tout en se changeant pour enfiler un des pantalons, un top avant de passer la veste malgré la chaleur texane qui l'attendait à l'extérieur. Au moins elle serait paré ! Son sac à dos plein, elle était ressortie, pour tomber nez à nez avec un rôdeur qui fut sans doute aussi surprise qu'elle avant qu'il ne l'attaque et ne lui déchire le cou. Elle se rappelle de sa lente agonie après l'avoir tué malgré tout, de s'être effondrée au milieu de la zone artisanale.

Elle se souvient...De sa mort...Comment peut-elle être en vie ? L'incompréhension la frappe alors qu'elle se redresse brutalement pour s'asseoir sur le sol, essayant d'ignorer les signaux de douleur qui l'assaille. Elle passe en revue son corps, toujours pas de trace dans son cou, c'est tout simplement impossible, elle se contorsionne à moitié pour regarder le col de la veste qu'elle a toujours sur le dos, il est plein de traces de sang séché alors qu'il devrait être frais. Puis ses mains parcourent son corps, pour constater qu'elle n'a plus aucune égratignures ou bleus comme elle en avait. Son esprit tilt que tout son corps n'est pas que vierge de traces, il est aussi propre comme si elle sortait de la douche alors que ses vêtements semblent avoir vécu eux, dégageant une sale odeur, hors elle vient de les enfiler dans le magasin. Elle prend sa tête entre ses mains alors qu'elle a l'impression que son crane va exploser entre la douleur qu'elle ressent et la multitude de questions qui l'envahit. Toujours assise à même le sol, elle se balance légèrement d'avant en arrière comme si elle voulait se bercer, comme si cela allait l'aider à se calmer et à trouver des réponses à ses questions.

Les minutes défilent alors qu'elle ne trouve même pas un début de piste pour répondre à ses questions. Une certitude fini par s'imposer à son esprit : ce n'est pas en restant là qu'elle trouvera des réponses ! Son mal de tête s'étant très légèrement calmé, elle rouvre les yeux et se lâche la tête, commençant à passer son environnement au crible. Une forêt mais comment a t-elle pu arriver là ? Pourquoi fait-il froid à cette époque de l'année ? Elle resserre les pans de sa veste contre elle, après tout elle ne porte qu'un petit top en dessous. Le frisson de froid passé, elle continu son observation, elle n'a plus son sac à dos avec elle mais elle aperçoit près d'elle sur un tronc un flingue, des doses et une ration de nourriture, elle cligne des yeux quelques instants en les regardant avant de se déplacer avec difficulté vers le tronc, se hissant du sol, elle s'assoit dessus et prend les affaires dans ses mains, les tournant et les retournant dans ses mains. Un beretta dont elle vérifie non sans peine s'il est chargé ou non, des doses d'anti-poison qu'elle étudie avec minutie pour voir si elle sait lesquels exactement. Puis la ration de nourriture, depuis quand n'a t-elle pas mangé ? Non ce n'est pas le moment, elle l'enquille dans la poche de sa veste. De nouvelles questions envahissent son cerveau, une incompréhension totale la tenaillant aux tripes alors qu'elle se force à écouter attentivement les bruits autour d'elle, les possibles bruits d'animaux, les grognements des rôdeurs, des branches sèches qui seraient brisées sur le passage de quelqu'un ou de quelque chose, d’hypothétique bruits de voix humaines ou le ronronnement d'un moteur. Tout ce qui pourrait lui servir à se repérer un tant soit peu...

Jimmy John

Anonymous
Invité
Lun 26 Jan - 13:11
Je regarde encore quelques minutes, avec inquiétudes, ce qu’Harvey décide de faire. Je ne connais pas ce gamin, et, j'ai même la certitude que sans lui mes chances de survies seront plus importantes. Pourtant, j’espère sincèrement qu’il va faire le bon choix et ne pas aller se jeter bêtement dans les bras de malades infectées.  

Il s'arrête... Il réfléchit… cela me semble prendre des heures. Mais qu’est ce qui peut se passer dans sa caboche pour qu’il hésite autant. Jenny lui fait des grands signes et semble tout aussi affolée que moi par sa réaction.

« Allez mon gars fais le bon choix, reviens, je suis sûr que tu es capable de le faire.... Enfin j’espère en tout cas que tu es capable de le faire car maintenant, je ne peux plus rien faire d'autre pour toi. »

Je murmure tout cela pour moi-même en le voyant tant hésiter.

Enfin ! C’est le soulagement, je ne sais pas ce qui l’a décidé, mais il revient finalement vers nous. Tout n'est pas perdu pour le petit Harvey au caleçon de super héros. Je récupère le sourire avant de faire demi-tour pour rejoindre Jenny. Harvey n’a peut-être pas de tête mais au moins il a des jambes et revient à vive allure vers nous. Il m’a bien dit qu’il faisait partie d’une équipe de baseball ? Ça explique pas mal de chose dans un sens…

Lorsqu’il arrive à notre hauteur et reprend ses sacs, je reste étonné par ses questions. Je me rends compte qu’il est vraiment plus paumé que je ne l’estimais. Je redoute un traumatisme crânien ou d’autres pathologies cérébrales qu’il me sera difficile, d'une part, de diagnostiquer sans prendre le temps de l’ausculter quand nous seront en sécurité et, d'autre part, de soigner sans le matériel approprié. Avec un peu de chance c’est peut être juste une crise de dénie…. De toute façon, vue l’urgence immédiate, je ne peux rien faire de plus que d’essayer de lui répondre, en essayant de garder une voix ferme et apaisante et de suivre Jenny sans me faire distancer par ces deux petits jeunes. Il va falloir tout reprendre depuis le début, j’en ai peur…

« Écoute Harvey, je vais essayer d’être simple mais tu vas devoir écouter jusqu’au bout et faire un effort pour donner du crédit à mes paroles, même si cela va te paraitre étrange. Déjà on va mettre une chose au point pour t’éviter d’être plus désagréable avec Jenny. Elle ne peut pas parler, elle est muette. Maintenant, elle semble avoir une meilleure idée de comment survivre ici et elle est, sans nul doute, plus débrouillarde que toi et moi. Si tu m’avais laissé un peu de temps pour te lire son message, ça t’aurait évité de risquer ta vie, et la nôtre accessoirement, en partant sans réfléchir comme ça ! »

Je marque une petite pause pour reprendre mon souffle et maudire mon manque d’activité sportive de ses dernières années.

« Jenny voulait nous prévenir que le bruit allait attirer des gens infectés, et je suis prêt à parier que les silhouettes que l’on voit au loin en sont et non pas des secours. Il y a actuellement un virus qui rend les gens fous, violent et cannibales, cela fini par les tuer. Je suis médecin, je sais de quoi je parle. Si l'un deux te mord ou te griffes, tu es contaminé, et tu deviens « l’un deux » à ton tours. »

Je me rends compte à quel point ce que je raconte peur paraitre saugrenu.

« On n’est pas dans un film, là, c'est la réalité, alors faut prendre le train en marche. Selon Jenny, la meilleurs façon de survivre est d'aller se cacher dans les arbres, c'est un lieu sur où nous pourrons leur échapper. Alors maintenant tu ne nous refais plus d’émotions fortes et on se presse d’aller dans la forêt avant de se faire bouffer ! Ok ? »

Je réalise que je n’ai aucune idée de ce que ce p’tit gars a vécu, ni si mes mots suffiront pour l’empêcher de refaire une bêtise. C’est vrai que tout cela paraît insensé... Même pour moi. Mais peu importe pour le moment, nous devons garder notre instinct de survie et essayer de sauver notre peau coute que coute. C’est notre nouvelle priorité, et certainement celle de l’espèce humaine d’ailleurs, sinon dans peu de temps, nous n’existerons plus.

Je continue droit vers la forêt et suis les indications de Jenny. Si Harvey traine ou essaye de refaire « une tentative de suicide » j’essaye de le bousculer ou de le retenir pour qu’il gagne, lui aussi, au plus vite, la forêt.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 26 Jan - 22:45
Égarés - 14/12/34 - Page 3 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : Le calme tant apprécié n'est plus au rendez-vous.

Résolution tour VI


Harvey : Raisonnablement, tu fais demi-tour, saute à nouveau par dessus la rivière et rejoint tes deux acolytes au pas de course. Tu sembles assez perdu et ne comprend pas la situation, et c'est sans doute en constatant les faits que Jimmy John, le docteur, tente de t'expliquer le plus simplement et rapidement possible ce qu'il en est.

Pendant ce temps, Jenny, qui semble assez préoccupée par la situation, te laisse à tes envies de prendre son sac et se remet en marche en faisant le geste équivoque de la suivre. Elle se lance au pas de course, mais prend le temps de ne pas courir au delà de la capacité qui semble limitée de l'homme qui vous accompagne. Cette jeune fille est aussi prévenante, que gentille et compréhensive.

En surveillant les alentours, tu constates alors une chose assez nette : les silhouettes qui entamaient une procession vers l'explosion ont décidé de changer de cap et c'est votre déplacement qu'elles se mettent à suivre malgré la trajectoire transversale.

Jimmy : Soulagé de voir le jeune inconscient des événements revenir vers vous, tu entreprends alors, tout en poursuivant avec hâte votre route, de lui expliquer votre situation. Le manque de sport te fait un peu traîner la patte, mais tu te rends compte que Jenny modère sa course pour l'adapter à la tienne pour ne pas te laisser à la traîne. Elle guette les alentours tout en veillant que vous suivez bien ses pas.

Le jeune homme semble vous suivre, en ayant à cœur de surveiller les alentours, histoire de comprendre.

Harvey & Jimmy :

Avant d'arriver à la forêt, si personne ne décide de faire encore demi-tour, vous traverserez une grande route. A votre gauche, cette dernière se perd dans le désert aride du Texas par froid d'hiver. Sur la droite, vous apercevez au loin un grand panneau qui semble en bon état même si les plantes qui garnissent sa décoration semblent complètement défraîchies. Les inscriptions sont à peine lisibles vu la distance à laquelle vous vous trouvez, mais vous parviendrez tout de même à deviner :

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Sans aucun doute, l'explosion a eu lieu dans cette ville.
Jenny s'engage en toute hâte dans la forêt, la rivière laissée à votre gauche bifurquant pour longer la route par la gauche avant de trouver place sous un tunnel creusé pour lui laisser son cours naturel en dessous de la route.

Eléments scénaristiques:
 


Melody :

Tu t'éveilles avec ce mal de crâne incommensurable et attend que ce dernier s'amenuise avant de tenter quoi que ce soit. Tu te traînes non sans peine vers les affaires déposées cérémonieusement près de toi et vérifies le chargeur de l'arme, qui semble plein.
Ces gestes quelque peu assez simples te renvoient à une autre dure réalité : les réactions de ton propre corps te semblent assez inconnues et tu as l'impression d'avoir pris possession d'une enveloppe charnelle étrangère, bien que tu reconnaisses tous les aspects physiques qui te concernent.

Les doses que tu étudies en revanche ne t'apporte pas de détails précis hormis une inscription : "anti-poisons", suivie de nom de substance tout droit sorti des manuels de science et chimie qui semble te donner un nouveau mal de tête. Tu as sans doute déjà étudié ceci, mais pour l'instant, tu peines à t'en souvenir. Sans doute que cela reviendra en temps utile.

Restant sur place tu mets tes sens aux aguets. Le bruit d'une forêt, que tu perçois d'ailleurs pas vraiment naturelle par la disposition des arbres : sans doute le fruit d'une implantation par l'homme. Le plus étrange se rapporte à la faible teneur des chants d'oiseaux. En vérité, tu n'en entends aucun. De l'eau s'écoule non loin également, mais tu ne vois pas où exactement. Continuant ton inspection sonore des environs, tu entends des voix lointaines qui se rapprochent de ta direction, depuis l'orée de la forêt qui n'est pas bien loin.

Un regard en cette direction t'informe de la venue de trois silhouettes grâce à l'espacement ordonné des arbres, ce qui te donne vue sur ce qui doit être une route d'où viennent justement ces silhouettes. Elles ne t'ont assurément pas remarquée de là où tu es, autrement mieux dissimulée.

Eléments scénaristiques:
 

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Tour VII

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 27 Jan - 0:49
Elle secoue la tête doucement pour ne pas raviver son mal de tête, non pas qu'il est en sourdine mais il est supportable, tout comme les élancements dans les muscles de son corps. Elle a l'impression d'être restée allongée des années malgré elle, bien que techniquement elle ne sait pas la sensation que cela peut donner, n'étant pas du genre oisive mais plutôt à toujours être en mouvement. Un peu obligé vu le métier qu'elle exerçait en Écosse ou plutôt cela n'a pas arrangé les choses. Ses gestes sont lents et laborieux, pourtant elle a souvent porté une arme de poing et elle devait la nettoyer, s'en occuper quoi hors là elle a la mauvaise impression que c'est la première fois qu'elle le fait, son corps n'a plus aucun de ses anciens réflexes, un peu comme si son corps n'est pas le sien...Pourtant c'est bien le sien, ça il n'y a pas à chercher midi à quatorze heure comme on dit. Elle fini par arriver à ses fins pour constater que le chargeur est plein, c'est déjà ça. Passant ensuite en revue les doses d'anti-poison, plissant les yeux pour lire les substances et se les remémorer, elle cherche dans sa mémoire de longues minutes mais en vain pourtant elle devrait savoir. Après son corps, c'est son esprit qui lui joue des tours et semble avoir une sorte de blocage violent, sans compter que ça ravive son mal de tête, elle en passe la main devant ses yeux qu'elle clôt l'espace d'un instant avant de se masser une temps lentement par des mouvements circulaires, calmant ainsi la remontée de sa migraine.

Son esprit en profitant pour faire revenir au premier plan toutes les questions qu'elle peut se poser : Comment est-ce qu'elle a pu revenir à la vie ? Pourquoi ? Et puis ou est-elle ? Comment est-elle arrivé là ? Seule ou aidée ? De son plein gré, elle en a un gros doute, à moins qu'elle n'ait marché quelques temps en zombie, que c'est pour cela qu'elle ne se souvient de rien ! Ce qui la fait revenir à comment elle est revenue à la vie ?! Oui mais si elle avait marché en rôdeur, d'où sortent ces objets près d'elle ?! Elle n'a jamais vu un zombie capable de tenir quoi que se soit alors se trimballer un beretta, de l'anti-poison et une ration de nourriture....Mais alors qui a fait ça et pourquoi ? Qui pourrait avoir envie de faire cela d'ailleurs...Il reste tellement peu de survivants que le réflexe est de les protéger, de les aider, pas de les lâcher dans une forêt inconnue dieu sait où, oui d'ailleurs elle est où là ? Et depuis combien de temps est-elle là ? Au calme...

Oui c'est bien trop calme et silencieux le coin, pas un seul animal ne se fait entendre, pas même le plus petit oiseau. Elle observe une nouvelle fois ce qui l'entoure, la forêt semble artificielle du moins pour elle, habituée à sa forêt sauvage écossaise, si c'est le cas il doit y avoir si ce n'est des habitations au moins une route, un chemin quelque chose qui la ramènera vers les vestiges de la civilisation. Histoire de savoir au moins où elle se trouve, s'il faut elle n'est pas très très loin de là ou elle était, bien qu'elle n'ait aucun souvenir d'une telle forêt là ou elle était. S'est décidé, il faut qu'elle bouge de là, qu'elle trouve des indications ! Non sans difficulté, elle essaye de se lever, retombant assise presque aussi tôt...Les muscles de ses jambes refusent de la porter pour le moment et puisque c'est ainsi, lentement elle fait des mouvements, allonger les jambes, les replier, bouger ses chevilles, ses doigts de pieds, finissant par masser ses muscles avec ses mains délicatement pour ne pas faire un faux mouvement et risquer d'envenimer la situation. Finissant par retenter la station debout avec plus de précautions que précédemment, chose hasardeuse mais au moins elle tient à la verticale cette fois.

L'arme dans sa main gauche et les doses d'anti-poison dans sa main droite, elle reste statique attendant de se sentir assez solide pour tenter de marcher. Elle en profite pour mieux regarder et écouter son environnement, finissant par entendre le bruit de l'eau, qu'elle n'avait pas capté jusque là, de l'eau, depuis combien de temps n'a t-elle pas bu ? Elle passe sa langue sur ses lèvres à cette pensée. Et puis qui dit eau qui coule, dit moyen de se laver voir de laver ses vêtements qui ont une odeur entêtante...Oui mais voilà, elle aurait besoin d'un feu pour se sécher et sécher ses vêtements hors elle n'a pas de briquet ou d'allumettes sur elle et elle doute que la méthode de survie qu'elle avait apprise marche, à condition qu'elle arrive à se souvenir des conseils des anciens. Bon au moins boire déjà, ça serait un commencement...Lentement elle se met en marche un pas après l'autre pour tenter de mieux localiser ce qu'elle pense être une petite rivière. Elle se stoppe bien vite alors qu'elle entend maintenant des voix dans le lointain, tournant sur elle même, elle cherche à les apercevoir, qui dit voix dit humains et non rôdeurs. Bien sûr que l'idée qu'ils ne soient pas amicaux lui vient en tête, si bien qu'elle fourre les doses d'anti-poison dans la poche droite de sa veste, gardant le beretta dans sa main gauche.

Ça y est, elle a repéré les silhouettes et accessoirement ce qui semble être une route, non seulement les arbres sont plus dégagés mais elle en perçoit vaguement les contours sur le sol. Ils semblent venir vers elle, auraient-ils entendu quelque chose et ils se déplacent vers elle, après tout peut-être qu'elle vient juste d'atterrir à cet endroit. Ou peut-être qu'ils partent à la recherche de provisions en tout genre. Elle qui pensait l'avoir perdu, retrouve de l'espoir, un grand espoir de sortir de là, voir potentiellement d'avoir des réponses à au moins quelques unes de ses questions ! Esquissant un demi-sourire alors que la trace de ses larmes plus tôt sont encore visibles sur ses joues, oui juste un demi-sourire, cela pourrait être de dangereux individus après tout. Et malgré tout elle se décide à avancer vers eux, faisant bien attention à là ou elle met les pieds pour ne pas tomber déjà mais aussi pour ne pas dévoiler tout de suite sa position. En effet, elle cherchera d'abord à s'approcher assez pour mieux les distinguer, puis si elle ne sent pas de danger immédiat, elle ira plus franchement à leur rencontre avec un :

- Hi

De son côté, elle tiendra toujours son arme en main mais sans être menaçante bien au contraire. Ils auront alors en face d'eux une jeune femme qui paraît avoir 23-24 ans, faisant environ 1m65 pour 50kg à tout casser, très bien foutue dont les longs cheveux bruns sont plus ou moins encore attachés en une queue de cheval, deux mèches encadrant ses yeux verts. Et habillée de chaussures de marche, d'un pantalon en toile qui devrait être noir s'il était propre, une veste mi-longue et doublée dissimulant un simple petit top en dessous.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Mar 27 Jan - 20:43
Je me serais bien arrêté pour essayer de intégrer toutes ces informations mais la menace des silhouettes qui finalement viennent vers nous et la paluche du Doc qui me bouscule quand je ralentie sont assez persuasive pour garder le rythme.
J’essaye d’écouter avec attention la réponse du toubib, entrecoupé de respiration saccadée comme s’il essayait de retrouver son souffle.

*ça donne pas envie de vieillir….*

J’ai du mal à ne pas le presser de finir ce qu’il a commencé à me dire ou pour le faire courir plus vite. Un peu sonné par les informations qu’il me délivre, même au compte goutes, j’essaye de fermer ma bouche tout en étant prêt à essayer de le rattraper s’il se vautrait. Parce qu’il n’a pas l’air bien sportif le doc.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis incrédule ou si parce qu’avec Doug on a tellement fait et refait des scénarios d’apocalypses, mais la perspective que nous sommes dans un remake de résident evil révélation XII on line en vrai ne me perturbe pas plus que ça.

**Tu feras certainement moins ton malin quand tu seras devant un vrai zombie sans lance-roquette ni grenades…si ce que dit le toubib est vrai*

Non en fait le vrai truc qui me traumatisme c’est son histoire sur Jenny. D’ailleurs, je cesse de guetter les silhouettes pour me concentrer sur elle. Je me sens à la fois idiot, dire que je lui ai demandé d’aller appeler des secours au téléphone, et en colère… bah oui, elle aurait pu me le dire quand même !!??

**Non Harvey, justement, elle ne pouvait pas.*

Mais comment le doc l’a su lui ? Et puis ça se soigne peut être son machin ? Peut-être que c’est un autre symptôme de l’anorexie. En attendant, moi qui voulais l’aider, j’ai plus l’impression que c’est elle qui s’encombre de nous et je me sens encore plus penaud.

On passe devant un panneau « Snydder ». J’essaye de me souvenir de la carte du Texas que Doug m’a montrée. Mais en fait impossible de situer cette ville… en même temps, je ne peux pas me planter en disant que c’est au nord de Brownsville…

Pour le moment je suis donc Jenny en silence. J'ai peur que si je pose une autre question le doc perdre encore plus son souffle en essayant de répondre. Je reste attentif à ce qui nous entoure, si je repaire une branche ou un morceau de bois susceptible de me servir d'arme pour nous protéger je le ramasse. Je reste sur mes gardes et prêt à intervenir pour défendre notre petir groupe.

Jimmy John

Anonymous
Invité
Mer 28 Jan - 16:18
Je …...suis….. content…. Je… le petit…. Bien…. Ho merde, comme c'est dur de … réfléchir et courir en même temps quand on… est essoufflé comme…. çà.
Allez respires un peu Jimmy… je vais y…. arriver… pourquoi mes poumons me brûlent comme ça…. ? Irritation des alvéoles dû à… une augmentation d'effort physique et d'arrivée d’oxygène… qui provoque une ...augmentation de la vitesse de circulation… sanguine… Bientôt je vais donc avoir…. Aïe , pas aussi tôt quand même… ha ben si … le foie augmentent sa cadence de travail pour … filtrer le sang ce qui provoque… pour un corps peu sportif….. : un point de côté lié à une surcharge sanguine. Pour résoudre le problème je dois… ouf….. contrôler ma respiration en inspirant et expirant régulièrement à raison de d'une inspiration pour deux pas puis d'une expiration pendant deux pas… Mais pourquoi je dois…. Douiller comme ça….la prochaine fois j'éviterais de reprendre de la dinde farcie au repas de thanksgiving….

Tiens un panneau de ville : Snyder. Est-ce que le confort d'un lieu civilisé ne serait pas mieux pour nous après tout ?
Réfléchis Jimmy, qui dit ville dit beaucoup de gens et qui dit grande population dit très grand risque de contamination… Ce n'est donc pas une bonne idée d'aller par là pour le moment.

Faisons un petit récapitulatif de la situation. Je suis entouré par deux jeunes personnes et potentiellement poursuivi par des humanoïdes infectés qui ne veulent qu'une chose : me bouffer. Pour mon entourage direct j'ai, d'une part, une sorte de mini Davy Crockett muette qui tente de sauver nos peaux et communique avec nous façon "mime marceau" et, d’autre part, un jeune prodige de faculté américaine qui réfléchit plus vite avec ses pieds qu'avec sa tête et qui arbore un magnifique caleçon de super héros…
Ok là je suis rassuré, c'est indéniable, j'ai toute les chances de pouvoir survivre en milieu hostile...

Je continue d'essayer de courir avec les jeunes, traversant la route et en direction de la protection de cette forêt.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 29 Jan - 0:14
Égarés - 14/12/34 - Page 3 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : La situation n'est certes pas au beau fixe, mais ça pourrait être pire.

Résolution tour VII

Harvey & Jimmy :

Devancé par Jenny, vous rejoignez tous deux la forêt. Sagement, vous avez décidé de suivre votre "protectrice" qui surveille à la fois les alentours et vos arrières. Un coup d'oeil dans cette direction vous informera qu'en dépit de la faible allure que vous avez mise pour fuir les lieux, vous êtes parvenu à vous éloigner des silhouettes, mais cela ne garanti pas que ces dernières lâcheront prise. Cela ne vous donne en fait qu'un répit supplémentaire pour préparer au mieux votre échappatoire. La route traversée et la lisière franchie, vous constatez - si vous avez des connaissances en la matière - que cette forêt n'a absolument rien de naturel. Sans doute plantée par la main de l'homme car les arbres sont étrangement bien alignés malgré l'absence d'entretien.

Le pas ralenti tandis que Jenny semble réfléchir à la suite des événements. Harvey en profite alors pour se trouver une arme de fortune, parvenant à dénicher une branche qui lui semble assez solide et maniable. Bien que ce ne soit pas certain qu'il puisse en faire longtemps usage en cas d'affrontement, cela aura au minimum le mérite de le rassurer, et lui permettra de jouer les protecteurs un temps. Peut-être que Jimmy en aura profité pour reprendre son souffle, mais le temps nécessaire à ces instants vous fait faire face à une surprenante rencontre.

Venant vers vous, sortie de derrières quelques arbres, une jeune femme se présente en vous saluant "poliment", pour ce que représente la politesse aujourd'hui. Sa démarche est prudente, et dans sa main droite est visible une arme à feu, sans que cette dernière ne vienne vous menacer. Taille moyenne, menue, de longs cheveux bruns assez longs et ondulés, ébouriffés par une queue-de-cheval qui ne semble plus beaucoup tenir en place. Si sa peau à l'air en parfait état, on ne pourrait pas en dire autant de ses vêtements qui semblent avoir vécu toute l'apocalypse sans avoir été changés.

À cette irruption, Jenny s'était déjà chargée de pointer son arme, qui paraissait d'une taille monstrueuse entre les mains de l'adolescente, en direction de l'inconnue. Elle avait toujours tendance à se méfier des personnes de premier abord, et elle ne lâcherait sans doute pas l'affaire tant qu'elle ne sera pas sûre que tout soit sans danger. Mais la proximité toute relative avec des marcheurs lancés à sa poursuite lui faisait se triturer les méninges. Elle savait que s'ils restaient plantés là, ils auraient tôt ou tard affaire à leur traque lente mais sûre, eux qui ne s'arrêtaient ni ne se reposaient jamais. Sa situation ne l'arrangeait guère et ça se voyait dans ses yeux. Sans doute fallait-il que quelqu'un se charge d'expliquer... à haute voix ?


Melody :

Avec prudence, tu t'avances vers le groupe et ce que tu constates pourrait te rassurer : la première à entrer dans les bois est une jeune adolescente au premier abord, une doudoune miteuse sur le dos, la capuche relevée sur sa tête. Le second est un adolescent à peine plus âgé que la première, les cheveux bruns et yeux marrons, taillé comme une crevette qui, avant de t’apercevoir, tente de se dégoter une branche de bois solide, suivi finalement par un homme assez grand, avec quelques rondeurs, ayant atteint les limites de son endurance après une course effrénée.

Ta première intuition serait qu'ils tentaient ou tentent de fuir quelque chose, mais tu n'arrives pas à percevoir quoi que ce soit, les environs étant des plus calmes. Tu t'approches alors d'eux et les salut à ta manière, ce qui fige la gamine sur place. Brusquement, elle lève son arme vers toi : un gros calibre du type Colt qui semble assez monstrueux dans les mains d'une frêle jeune fille, mais dont le regard laisse paraître une détermination sans failles. Elle se méfie de toi et ne lâchera pas l'affaire avant d'être rassurée, mais aucun son ne sort de sa bouche.

Vous voilà tous les quatre au milieu de cette forêt.

+++

Tour VIII

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Jeu 29 Jan - 11:39
Chouette !! Un bâton !!

Avec ça, je me sens tout de suite plus maitre de la situation !! Un zorro mousquetaire post apocalyptique! Trop classe!

*ouai génial, t’as une brindille… je ne suis même pas sûr que cela existe dans les inventaires d’armes utilisables sur Resident Evil Revelation On Line ou dans les autres épisodes sur PS14… et pourtant, les cailloux y sont eux.*

Pfff m’enfous. Je me sens quand même mieux avec. Je suis en train de faire mon Jedi-Néo-d'Artagnan quand une nana échevelée nous tombe dessus avec un « HI » et me fait sursauter.

* « Hi » ? Elle appelle son cheval ?*

Je n’ai pas le temps de réfléchir plus que Jenny nous refait sa Lara Croft. Même si j’adore ça, je réalise vite qu’elle risque de tirer sur quelqu’un et que pire, l’autre nana a un flingue aussi et pourrait lui faire du mal. Surtout que je commence à envisager que ce ne sont peut-être pas des jouets.

*Mais tu t’es réveillé dans un monde dirigé par des gonzesses armées ou quoi ?*

Immédiatement je m’interpose avant de réaliser que c’est le meilleur moyen de me prendre une balle et que je dois avoir l’air d’un con avec ma brindille en main entre les deux GI Jane. J’essaye de me rassurer en me disant que Jenny n’oserait jamais me tirer dessus…

*t’es prêt à parier ? Surtout après cette histoire d’haleine pas fraiche*

Putain…

« Bon on se calme tout de suite les filles, personne ne va tuer personne et tout le monde range ses armes… »

J’espère que l’autre fille va comprendre que ça s’adresse à elle aussi. Peut-être qu’elle ne parle pas notre langue, d’où le « HI », peut qu’être qu’elle est malade aussi…

*Putain ce n’est pas le moment Harvey, dans Résident Evil Désolation, si tu t’arrêtes t’es mort !!*

Même si j’ai encore du mal à accepter que des Zombies nous talonneraient, c’est un fait qu’il faut prendre en compte… la gonzesse de la forêt à l’air d’une vieille canon un peu paumée et bien crade, mais ce n’est pas vraiment l’image d’une zombie que l’on pourrait se faire… en même temps, ça ressemble à quoi un zombie en vrai ? Là, elle a plutôt la tronche de la bonasse qui s’en sort à la fin du film de zombies. Si ça se trouve c’est juste une femme en détresse… Je ne peux pas prendre de risque.

« Heu… Madame… je sais qu’à votre âge je vous dois p'être le respect et que je devrais p’être, aussi, pas vous brusquer, mais là ça urge à mort!!! Enfin, à cause des morts… mais, c’est une longue histoire et faut qu'on se grouille… alors, vous pouvez vous foutre à poil … s’il vous plait? »

*Heu Harvey… tu viens de demander à une vieille qui a un FLINGUE de se foutre à poil, et ça devant Jenny… ? NON MAIS QU’EST-CE QUI NE VA PAS CHEZ TOI ???!!! »

Merde.

Je me sens encore rougir.

« Enfin… non… mais si… mais on ne regardera pas, enfin, nous non mais lui … si…»  

Je lui désigne le Toubib en espérant qu’il ne va pas lui faire son sourire de dentiste qui va vous arracher une dent avant de continuer :

« Il faut que le docteur vous ausculte pour être sûr que vous n’en êtes pas !! Mais faut faire ça daredare car on a des merdes aux culs !! »

Fier de m’en être aussi bien sorti, je lance un sourire penaud à Jenny en espérant lire sur son visage un peu de reconnaissance. Quoiqu'il arriveje reste entre Jenny et "Jane de la jungle" prêt a intervenir au cas où elles décident de s’étriper. Je fais signe au Doc de faire son office et guète avec angoisse le chemin d’où l’on vient.
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