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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Égarés - 14/12/34
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Evènements

Anonymous
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Lun 16 Fév - 22:22
Égarés - 14/12/34 - Page 7 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : La situation semble toujours extrêmement dangereuse.

Résolution tour XIII

Harvey : Pris de court, Jimmy, portant Melody, démarre une course courageuse dans la forêt afin de s'extirper du danger sans abandonner la jeune femme qui saigne gravement, suivi de près par Jenny qui ne demande pas son reste pour imiter la cadence. Pensant ramasser l'arme de Melody, tu ramasses en fait celle de Jenny, un Colt Commando, cette dernière l'ayant abandonné non loin de Melody après son meurtre.
Tu manques d'ailleurs d'être attrapé par un rôdeur en voulant ramasser l'arme et celui-ci te suis maintenant avec persévérance, quand bien même tu tentes de mettre de la distance. Ton nez te fait terriblement mal, de quoi accentuer ta migraine, ton crâne te donnant l'impression d'avoir le poids d'une boule de bowling entre le coup reçu et le choc de ton accélération inhumaine, et il est vrai que tu serais probablement autant capable de toucher une cible correctement que ne le ferait Melody dans son état.

Pourtant, vous poursuivez votre course. Tu ne vois pas le chef bandit que tu surnommes Robin et qui semble avoir disparu, néanmoins tu n'es plus en position de voir le lieu de votre altercation violente, pouvant observer seulement les arbres et les rôdeurs qui paraissent de plus en plus éloignés, sans pour autant cesser de vous suivre. Vous commenciez enfin à mettre un peu de distance quand, débouchant sur un cercle d'arbres formant une autre petite clairière, vous tombez nez à nez avec un rôdeur qui venait dans cette direction, le visage dénué de toute peau, le crâne à vif et les mains squelettiques se dressant vers vous, découvrant avec envie ce qui n'était à ses yeux que de nouveaux tas de chair. Il n'était de plus pas seul. Une femme au visage à moitié dévoré et cadavérique apparaissait à son tour d'à travers les arbres d'en face pour déambuler dans votre direction, une plainte horrifique sortant du fond de sa gorge.

Cette fois, vous semblez prit en tenaille et plus en danger que jamais, à moins que...

Melody : Tu saignes, beaucoup, abondamment. A chaque foulée du docteur qui te porte, passant au travers des arbres avec l'envie farouche de rester en vie, malgré les efforts, tes forces s'évaporent peu à peu et tes yeux mi-clos, peinant à rester ouverts, ne te donnent guère l'occasion d'entrevoir les rôdeurs au loin, cinq peut être, six, ou plus, tu ne t'en rends plus vraiment compte.

Ton épaule te fait mal, du moins ta chair intérieure et trouée, tirée par les foulées du bon docteur, s'alarme avec la douleur d'un coup de poignard à chaque fois, et pourtant la zone même de la blessure semble anesthésiée, ne ressentant pas la moindre souffrance si ce n'est l'impression que l'on a attaché à ton épaule plusieurs kilos de fonte, avec la sensation que l'air s'infiltrait dans les pores de ta peau comme dans une bouche ouverte.
Tu t'exprimes, parles, tentes de faire entendre à Jimmy ton souhait de descendre, tu le voudrais, ton esprit le demande mais ton corps ne réagit pratiquement plus à tes envies, si ce n'est répondre à une paresse incontrôlable. Ton contrôle sur tes membres se perd comme un seigneur perdant de son autorité face à une ardente rébellion, te promettant au bûcher de la mort si l'on ne te soigne pas très rapidement. Tu parais agoniser de nouveau. Quelle ignoble ironie serait la vie que te donner une nouvelle chance, pour te la reprendre presque aussitôt en laissant percevoir dans le début d'un délire son rire moqueur et sadique.

Tu ne t'évanouies pas, pas encore, tu tiens bon car tu le dois pour ne pas partir encore une fois. Pour ne pas te rendormir avec la possibilité de ne jamais te réveiller, ou bien te réveiller à nouveau dans un endroit inconnu ? Tu sens le docteur s'arrêter brusquement, portée dans ses bras et le regard scrutant les silhouettes maintenant plus éloignées des marcheurs, tu ne te rends pas compte de ce qui a lieu dans ton propre dos.  

Jimmy : Tu cours, persistant à vivre et à ne pas sombrer une fois encore malgré le poids de tes membres, la douleur de tes articulations qui tirent, tirent, tirent... cette course est une véritable épreuve. Tu n'es pas en forme, et d'ordinaire, elle serait déjà compliquée à gérer pour toi, mais plus encore le poids de tes bras n'est ni un sac plein ni aucun autre objet lourd que l'on pourrait imaginer. Ce que tu avais dans bras, c'était un être vivant, une femme blessée qui en dépit de ses paroles, avait besoin de ton aide.

Voulais-tu vraiment la lui donner ? Toi seul peut le dire et tes pensées en disent long, pourtant tu continues à la porter en sachant en tant que médecin que la douleur de cette course doit être encore plus importante pour elle. Sa blessure saigne, beaucoup, abondamment. Peu à peu, elle tend à se vider de son sang et sans soins rapides, elle ne survivra probablement pas, la blessure étant bien trop mal placée à son épaule et n'empêchant pas la substance rougeâtre de fuir en quantité toujours aussi régulière avec les instants qui passent.

Jenny court à tes cotés, ou plutôt devant toi et n'arrête pas de te dégager le chemin autant qu'elle le peut, se révélant d'une aide précieuse dans ce moment de labeur. Mais alors que vous sortez d'à travers une rangée d'arbres encombrés de faune, débouchant sur un cercle d'arbres formant une autre petite clairière, Jenny s'arrête brutalement quelques pas devant toi et te force à freiner également, réalisant l'une après l'autre que vous étiez tombé nez à nez avec un rôdeur qui venait dans cette direction, le visage dénué de toute peau, le crâne à vif et les mains squelettiques se dressant vers vous, découvrant avec envie ce qui n'était à ses yeux que de nouveaux tas de chair. Il n'était de plus pas seule, une femme au visage à moitié dévoré et cadavérique apparaissant à son tour d'à travers les arbres d'en face pour déambuler dans votre direction, une plainte horrifique sortant du fond de sa gorge.

Cette fois, vous semblez prit en tenaille et plus en danger que jamais, à moins que...


+++

Tour XIV

Eléments Scénaristiques:
 

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Lun 16 Fév - 22:22
Ils les avaient retrouvé, ces rôdeurs, vaquant à leur but morbide sur une route qu'il avait déjà emprunté. A cette rencontre néanmoins, un nouveau duel qu'il n'avait pas choisi, il avait du compter sur des inconnus récupérés brutalement sur une aire de route, et avait combattu pour en récupérer d'autres encore.

Ces inconnus, il ne savait absolument pas qui ils étaient mais le principal était de les avoir trouvé. Aurait-il eu envie de les laisser sur le bord de route ? Peut-être. Il y avait déjà eu trop de drames et de souffrances causés par ceux qui déambulaient maintenant sans autre but que de dévorer tout ce qui vivait, et ceux qui vivaient avaient cédé pour un trop grand nombre à la facilité, à l'abus et à l'oppression, se livrant à la violence et à la force brute dans un monde où il n'y avait plus de règles.
Oh oui, il avait eu son lot et savoir qu'il avait maintenant auprès de son frère, dans son camp, son groupe initial, ces inconnus n'étaient pas pour lui plaire. Malgré tout, il ne pouvait pas les abandonner et il ne l'avait pas fait, c'était une question d'honneur et de devoir, comme l'on se le promettait dans les commandos avant et après chaque mission, côte à côte, arme dans la main et coeurs à l'unisson. L'unité, voilà quelque chose qui méritait que l'on y croit, quelque chose qui avait, peut-être, encore un sens et tous les arrivistes, les bandits et les profiteurs des environs n'empêcheraient pas l'ancien soldat de croire que l'unité existait toujours, quelque part.

Pour l'heure, ce qui comptait était de trouver d'autres égarés ainsi que l'avait conseillé Clark, son « intendant », le petit génie qui avait réponse à tout ce qui touchait aux gadgets et aux données, l'avait conduit sur cette piste, et au delà de la théorie, c'était son boulot de se coltiner la pratique. Plusieurs points de chaleur, deux ou plus, qui indiquaient potentiellement des individus vivants, c'était pour cela qu'il était là et il ne devait compter sur aucune piste car à en croire les informations, il venait droit sur eux. Un challenge certes, mais qui n'était pas hors de portée de ce chasseur dont la nature était le véritable foyer.
Ici, allant et naviguant parmi les arbres et sur la terre épurée, il était comme un poisson dans l'eau appréhendant chaque brin d'herbe, chaque plante, chaque graine qui poussait sur les hauteurs et à même le sol, lisant les traces et les marques comme le littéraire parcourait un roman, comme le forgeron façonnait le métal. Il façonnait la nature et la nature le façonnait, ici, ils ne faisaient plus qu'un, et c'est la raison exacte pour laquelle il trouva ce qu'il était venu chercher.

Après avoir inspecté le sol une demi douzaine de fois, courant par foulées rapides entre les arbres en suivant la piste d'autre chose que ceux qu'il était venu chercher, celle de morts qui erraient, il savait que ces mangeurs de chair le conduiraient à son objectif et ses jambes solides lui permettaient d'épouser sauvagement la distance pour les rattraper plus vite qu'aucun autre être qui parcourait cette forêt en cette heure. Son SIG-Sauer P226 à la gauche de sa ceinture, le poignard de chasse à la droite et son arbalète Excalibur Equinox dans la main, s'aidant de l'autre libre pour passer à travers les obstacles sans freiner sa rapidité, il ne craignait aucun adversaire.
Ce n'était pas une question de dieu, de foi quelconque ou de chance, ce n'était que croire en lui-même, en son arme, sa partenaire, et en sa capacité à porter la mort définitive. Ça, nul n'avait pu lui faire douter et la résolution était sa compagne. Il arriva à terme à l'orée d'une clairière après avoir repéré une femme dont la marche déambulant et la posture désarticulée trahissaient sa condition de non-mort.  Abaissant une branche gênante, il scruta face à lui la clairière et y vit son objectif, il les avaient trouvé : un jeune homme, arme à la main qu'il semblait aussi bien manier, vu la façon de la tenir, que lui savait manier la plaisanterie. A ses cotés un autre homme, plus robuste physiquement et portant une femme qui semblait à tout croire blessée, et enfin une jeune femme qu'il reconnaissait à l'instant où ses yeux croisaient son visage pâle, Jenny.

...

Le marcheur avançait, les mains suppliant ardemment de toucher cette chair fraîche et d'y planter ses griffes, mais la créature n'eut pas le temps d'avancer davantage ou de laisser Harvey tenter un tir incertain pour se débarrasser de ce monstre qui lorgnait avant tout sur Jenny : apparaissant de nulle part, le court sifflement annonçant la mort vint s'abattre en plein crâne du monstre sous la forme d'un carreau, dont la pointe ressortie entre les deux yeux. La seconde d'après, l'avancée cessa et la créature vit ses jambes fléchir une dernière fois pour la laisser s'écrouler sur le sol aux pieds de la jeune femme aux cheveux d'or, sans plus aucune forme de vie l'habitant.
Il ne fallut qu'un instant de plus pour le quatuor de réaliser ce qu'il venait de se passer lorsqu'une silhouette glissa hors des arbres et vint faucher le second rôdeur aux jambes, l'envoyant au sol sèchement sans que celle-ci ne réponde ou ne râle de l'attaque, trop inconsciente de son propre corps pour se révolter et laissant soin à la silhouette de se hisser accroupi en tirant son poignard de chasse à la ceinture afin de planter la lame dans son crâne au son d'un craquement sinistre.

L'oeuvre achevée, la silhouette leva le visage vers les vivants en se redressant pleinement debout, replaçant son poignard dans son étui, l'arbalète sans carreau à la main gauche. Un homme d'assez grande taille, 1m88 pour 85 kg de visu, ses cheveux bruns et longs tombant presque sur les épaules. Sa silhouette en elle-même en impose : très musclé et sans fioriture, les muscles secs en font un roc fait pour lutter. Sa peau blanche très loin du pâle ajoute à l'aspect sauvage de son physique, autant que son visage aux traits stricts et à la mâchoire solide. Ses yeux bruns portent un regard perçant et profond qui laisse entrevoir son lourd vécu, croisant le dessus d'un nez à l'aspect de pierre. Une pilosité non entretenue recouvre son visage avec un style très bad-boy et sage. Il n'est pas du genre à prendre soin de son corps et cela se voit, car son physique entier se résume en un terme : survivant.

Et survivant, il l'est, ses vêtements, s'ils lui vont bien et collent avec son look dangereux, sont avant tout fait pour assurer un confort de mouvement tout en offrant les besoins élémentaires. Veste en cuir sans manche et quelque peu ample laissant ses bras à l'air libre, chemise à poches et pantalon en jean détendu, pour achever une paire de rangers noires en bon état et excessivement pratiques pour peu que l'on ai l'habitude et la bonne manière de les porter, à la fois pour leur épaisseur, que leur utilité sur le terrain pour la marche et leur longévité.

Il ne dit rien, un silence rythmant la profondeur acéré de son regard qui frappa le petit groupe derrière les mèches qui voilaient ses yeux. Jenny avait reculée d'un pas devant la scène de tuerie des morts, puis en prenant conscience de l'homme qui venait d'apparaître, lâcha l'équipement qu'elle portait au sol et couru subitement vers lui pour lui sauter dans les bras avec un énorme sourire, soulagée de voir ce regard familier. L'individu à l'apparence sauvage ne réagit pas tout de suite à l'étreinte, donnant l'impression qu'il s'était fait accroché par un alien tant il semblait étranger à ce genre de rapprochement, se contentant de lui donner une ou deux tapes un peu maladroites dans le dos de sa main libre, puis Jenny le relâcha.

« Ils sont avec toi ? » Dit-il à Jenny en désignant Harvey, Jimmy et Melody d'une méfiance très visible, désignés à qui il reporta ensuite le regard après que Jenny ai hoché la tête d'un oui approbateur en réponse, s'intéressant plus particulièrement à la femme blessée après quoi.  « Elle a été mordue ? »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 16 Fév - 23:40
De l'impression d'avoir des aiguilles lui transperçant l'épaule, Melody passe à la sensation que ce sont des poignards qui font la même chose, ce qui n'arrange en rien sa situation. Si bien qu'elle n'entend qu'à moitié la réponse du Jimmy, où plutôt elle l'entend mais comme s'il lui répondait à des kilomètres de là, la bouche planquée derrière le col d'un pull en laine. Le voile opalescent voilant ses prunelles émeraude ne fait que s'accentuer au fil de la course du doc, elle distingue de moins en moins bien les contours du paysage, des rôdeurs et des trois autres autour d'elle. Son esprit lutte encore et toujours contre cette nouvelle fin qui s'annonce et approche à chaque seconde et pourtant il refuse à se laisser aller à lui passer le film de sa vie, signe qu'il y a encore de l'espoir. Enfin l'espoir est un grand mot là, parce qu'elle sait pertinemment que si le toubib ne s'arrête pas et ne fait rien pour stopper le saignement, elle ne pourra pas tenir éternellement et la mort n'aura plus qu'à venir l'étreindre de ses longs doigts glacés. Elle la sent roder autour d'elle, elle sent le souffle glacé de la veilleuse pénétrer sa plaie, à mesure qu'elle sent son sang s'écouler lentement hors d'elle et venir empoisser le tissu de son manteau, le précieux liquide carmin, bientôt ne sera plus.

Melody perçoit le doc qui s'arrête et qui regarde des rôdeurs sans aucun doute puis elle entend vaguement le bruit d'un corps qui tombe. Et enfin elle perçoit une silhouette humanoïde qui s'approche mettant énormément de temps à assimiler le fait qu'il ne progresse pas comme un mort vivant, que ses mouvements sont plus que coordonnés. Son cerveau lui envoyant un signal de danger, elle voudrait pouvoir lever son arme et le viser, elle voudrait pouvoir le mettre en joug et le sommer de s'arrêter de dire qui il est, mais elle n'arrive à rien du tout...Malgré le fait que sa main gauche se soit crispée sur la crosse du beretta, elle n'est pas en mesure de le faire bouger du moindre millimètre qu'il soit. Et même si elle le pouvait, elle est sûre que cela ne servirait à rien et que dans son état elle ne serait même pas foutue de toucher un éléphant dans un couloir. La brune en est là dans la confusion de son esprit quand elle perçoit la masse de cheveux de la blonde bouger pour se ruer sur le nouveau venu et lui sauter au cou enfin de ce qu'elle perçoit de la scène. D'ailleurs, si Melody pouvait réellement organiser ses pensées, elle en aurait sans doute une pour Harvey, lui qui en pince pour l'adolescente. Mais pour le moment elle entend la voix du nouveau venu, de loin comme pour le doc, poser une question sans aucun doute légitime mais qu'elle n'aime pas du tout...

- J'ai juste prit une balle pour sauver le cul de Jenny.

Et accessoirement le cul d'Harvey et le sien tout comme en temps normal, il se serait vu gratifier d'un "connard" en guise de ponctuation mais là non...Elle aura déjà du rassembler ce qu'il lui reste de force pour répondre une phrase construite quitte à ce que cette fois elle parte dans l'inconscience totale. Même si son esprit continu encore et toujours à lutter contre cela et contre cette nouvelle fin annoncée, surtout que ce nouveau venu peut rimer avec sauvetage si tout se passe bien et cela elle en a pas conscience mais une étincelle d'un nouvel espoir cherche à faire son chemin dans sa tête. Et finalement peut-être que Jimmy ne va pas y passer à cause d'elle, peut-être que finalement elle n'est pas maudite comme elle le pensait encore quelques instants avant. Alors que d'un autre côté rien est gagné, trop de facteurs, trop d'aléatoire dans l'équation qui vient de se former au milieu de cette clairière et que bien entendu son futur ne dépend plus d'elle là maintenant. Là aussi en temps normal, elle détesterait cela, devoir compter sur d'autres, ne plus pouvoir rien faire par soi même, en pleine possession de ses moyens, ils auraient tous pu aller se faire voir chez les Grecs.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Mar 17 Fév - 13:59
On va y arriver, on va y arriver…

je serre mon arme d’emprunt comme si ma vie en dépendait, ce qui est peut être le cas. Je suis tendu comme un string sur une obèse. J’essaye de me répéter que c’est comme dans un jeu vidéo, sauf que, j’ai tellement mal, que ce mensonge ne passe pas vraiment. Mon seul soulagement c’est qu’on gagne du terrain sur les mordus.
Mais je reste inquiet de ne plus voir Robin des bois. Est-il mort ?

*Tu l’as entendu gueuler comme un cochon qu’on bouffe vivant ? Donc à ton avis ?*

Je me tends encore un peu plus. Même si les restes de son arc sont sur Melody, elle même dans les bras du docteur, j’ai peur qu’un taré de ce genre puisse avoir d’autres armes sur lui. En même temps il y a des zombies… il doit fuir comme nous…

*Sauf que lui, il a des ordres, genre attraper Jenny Croft, et que si son boss ressemble au chef des vilains dans les films, il aura certainement tout intérêt à ne pas lâcher l’affaire…*

Je ne sais pas ce que je dois faire… enfin si... je sais… si j’étais Thor ou Capitaine America, ça serait facile, mais là je suis juste Harvey, et essayer de garder le rythme me semble déjà super compliqué avec la souffrance qui semble avoir envahi toute ma tête. Si Robin revient j’ai peur de ne vraiment rien pouvoir faire cette fois…
Allez, on se calme, j’ai une arme, ça ne doit pas être si compliqué que ça à utiliser… il suffira de tirer dessus…

*Mais oui, c’est cela, rond-rond-croix-carré… et puis la fée clochette viendra te couvrir de poudre des fées et tu partiras en volant au pays imaginaire…*

Anxieux, nauséeux à cause de la douleur, je ne fais même pas gaffe quand on débouche dans un endroit avec moins d’arbres. Je suis tellement obnubilé par mon mal de crane qui me lance à chaque foulée, que je ne comprends tout de suite ce qui se passe quand le groupe s’arrête et que je manque de m'écraser, encore, plus le nez sur le dos du doc. C'est alors que je vois le mordu qui vient vers nous.

Putain !!! Putain…!!!

Mais… Mais… ils n’étaient pas censés être derrière ??? Jenny est devant c’est elle qui va se faire bouffer… non ! non ! non !

« Jenny !! »

J’ai super mal mais tant pis, j’essaye de repasser devant pour me mettre entre Jenny et .. le mordu qui veut la bouffer. Je me sens si épuisé que je suis au ralenti… Je n’arriverai pas à temps… faut tenter un truc… je pointe mon arme vers cette chose en remarquant à peine la deuxième qui se ramène.  J’essaye de viser comme au laser game, sauf que ça n’a rien à voir avec les armes du laser game… Avant que je n’ai pu comprendre ou tirer, le mordu s’effondre devant nous, le crane traversé par… heu… par un machin en métal, du genre de ceux des films avec des chevaliers.

*Génial, après Robin des bois on va se faire les chevaliers de la table ronde… avec des zombies c’est concept… préviens moi quand les Jedi arriveront*

Je reste un peu comme un con à côté du doc et de Melody à regarder le zombie au sol, avant d’aller vers Jenny inquiet de savoir si elle n’a rien. J’arrive à son niveau quand elle lâche tous ses sacs, que j’ai à peine le temps de rattraper, non sans une nouvelle vague de douleur épouvantable, et s’élance en courant vers un homme que je n’avais pas vu. C’est certainement lui qui nous a sauvés.

Un peu sonné par le pic de souffrances que je viens de m'infliger avec les sacs, et aussi peut être un peu incrédule devant la scène qui se joue, je la regarde se jeter dans les bras du type. Une nouvelle forme de douleur, plus sournoise, vient me rappeler à la réalité, enfin à MA réalité. Le peu que je vois de son mec me donne envie de m'enterrer vivant. Ce type vient de nous sauver sans se foirer, LUI, il est taillé comme une armoire à glace, LUI, il a l’air d’une armurerie à pattes, LUI, visiblement il sait se servir d’une arme, LUI… et Jenny à l’air de l’aimer… LUI.

*T’inquiètes… je suis sûr qu’elle t’apprécie comme son petit frère et qu’elle fera tout pour ne pas gâcher votre belle amitié… Non mais t‘espérais quoi Harvey ? Tu t’es regardé dans le miroir récemment? Tu ne ressembles à rien et ce n’est pas ta conversation qui te rattrape… Déjà remercies le ciel pour qu’elle ne t’ait pas tabassé et qu’elle ne puisse pas parler à son mec du tripotage de mains, parce que si c’est lui qui te baffe, ça risque de piquer un poil plus !!  T’as remarqué que son bras fait presque l’épaisseur de tes deux jambes réunies… en tout cas j’espère que ça te vaccinera de jouer au con pour une nana la prochaine fois.*

Je me sens soudain abattu, comme si toute l’adrénaline qui m’avait tenue jusqu’à maintenant est en train de s’évaporer. Mon cerveau a dû mal à imprimer ce que se passe et je ne peux que reporter mon attention sur les sacs pour éviter d'en voir plus des tendres retrouvailles entre Jenny et son mec, qui, soit dit en passant, a l’air aimable comme une porte de prison. Mais qu’est ce qu’elle lui trouve ? Sans déconner, il est vieux, puis il n’est pas beau, avec son style à la Rambo Mad Max…

*Te fais pas de mal Harvey, évites de te comparer à lui… *

N’empêche, c’est quand même un sacré connard d’avoir laissé Jenny seule dans ce merdier…

*Et tu es prié d’éviter de lui faire la leçon avant qu’ils nous aient tous sorti du pétrin, je tiens à te rappeler qu’il y a d’autres zombies, que Robin le revanchard est peut-être pas loin avec un fusil pointé sur votre gueule, que Melody est en train de crever dans les bras du docteur, alors…. T’es mignon mais ce n’est pas le moment de nous faire ta pisseuse moralisatrice et mauvaise perdante.*

L’homme prend la parole et son ton va bien avec le reste. Je sens que ça ne va pas être mon pote celui-là.

« Elle a été mordue ? »

Melody répond alors :

« J'ai juste pris une balle pour sauver le cul de Jenny. »

*et ben… y’en a une ici qui ne manque pas de d’humour… Finalement je l'aime bien elle, c'est une marrante... *

La réponse de Melody m’extirpe immédiatement de mes sombres pensées en réveillant une colère froide. Je crois que si elle avait frappé Jenny devant moi j’aurai eu la même réaction. Je m’entends lui répondre très sèchement :

« Mais... arrêtes de dire… des conneries ... Melody!!! »

Je regrette immédiatement ces mots, et pas seulement à cause de la douleur générée par leur prononciation, mais aussi parce que Melody est gravement blessée et certainement qu’elle est en pleines divagations alors qu'elle est aux portes de la mort parce que j'ai foiré à la sauver. Malgré tout, j'estime qu'elle n’a pas le droit de dire ça. Sans Jenny on serait plusieurs fois morts. Et ça me parait évident que Robin et ses potes nous aurait débusqués quoiqu'il arrive. Melody a choisi elle-même de se foutre dans ce merdier et de risquer son cul. Et même si elle n’avait pas toute sa tête ou si elle avait mal apprécié la situation quand elle a voulu m’aider, elle n’a pas le droit de rejeter ça sur le dos de la fragile Jenny qui n’a rien demandé du tout. Je n'arrive pas à comprendre pas comment Melody peut être aussi cruelle vis-à-vis de Jenny et lui faire croire que c’est de sa faute si on en a pris plein la tronche…  

*Parce que Melody est comme toutes les jolies filles qui écrasent d’instinct toutes celles qui sont un peu moins belles qu’elles… tu sais comme les pompoms avec les filles que tu n’as jamais remarquées au lycée et à la fac… et je suis sûr que Melody devait être capitaine des Pompoms, a son époque, dans son bled.*

Maintenant elle est blessée, elle pisse le sang et même si son truc était encore plus stupide que le mien, elle a essayé d’aider. Si ça se trouve elle est en train de mourir… je tends le sac au docteur, celui où il y a sa trousse de toubib.

«  Doc… tu peux… la … soigner… ou faire... un truc rapidement? ... Elle perd beaucoup… de sang et …délire…  »

Je me doute que nous n’avons que quelques minutes, au plus, devant nous mais il doit bien pouvoir faire quelque chose pour qu’elle saigne moins…. Sur ces mots, je prends le reste d’arc que je bourre dans un des sacs restants et essaye d’aller vers Jenny en évitant de regarder monsieur muscle pas aimable. En même temps j’essaye d’articuler au mieux malgré mon envie de me poser dans un coin et de ne plus bouger tellement je douille.

« T’inquiètes Jenny… Melo...dy… juste de mauvais poil… s’est pris une balle… pour …le cul… de tous... l’écoutes… pas… sans... toi… on aurait… été... attaqués pareil…  p’être… pire…»

C’est piteux pour essayer de lui remonter le moral, mais dans l’état actuel des choses c’est tout ce que je peux faire sans tourner de l’œil.  Je lui tends le flingue en faisant attention que le canon soit vers le sol, avec notre poisse, autant ne pas tenter le destin. Je tente aussi de lui sourire mais une fois de plus, j’ai l’impression que ce n’est pas une grosse réussite…

*en même temps, tu t’en fous maintenant que tu sais qu’elle a un mec…*

« Tu sauras…. mieux … t’en servir… que… moi… Jenny Croft... et … le Robin à cagoule… il… certainement… encore vivant…. »

Jimmy John

Anonymous
Invité
Mer 18 Fév - 14:07
Ho merde, ho merde ho merde, des Zombies devant, des zombies derrière, Il reste plus qu'une pluie d'armoires normandes et on aurait le combo gagnante. Mais comment on va s’en sortir maintenant ??
Et en plus ils sont dégouttant ces contaminés, c'est vraiment gerbant. Non, non déconnes pas Jimmy sinon tu vomis sur ta princesse mourante, elle risquerait de mal le prendre. Et puis déjà courir c'est épuisant alors courir avec une odeur de vomis c'est encore pire je pense. Bon, Jimmy, apprête toi à mourir dans très peu de temps, tu vas te faire boulotter méchant. Un truc de ….

Je ferme les yeux et m’apprête à mourir de la pire façon qui soit, sans pour autant lâcher mon fardeau quand l’impensable se produit…. Tout d’abord c’est le « rien » qui m’a intrigué, par de douleur fulgurante, plus de gémissements redondants… et puis j’ai ouvert les yeux pour voir le zombie s’écrouler devant nous.

Quoi ?? C’est quoi ça encore, mais personne ne pense à mon palpitant bordel ? Ho merde, on a Rambo qui est la maintenant ??!! Wouhooo ok ok, Jimmy, respire un grand coup, on a trouvé un autre sauveur, et la pour le coup, je sens qu'on a affaire à du lourd du genre « sorti de la cuisse de Jupiter ». Bon cette fois c'est sûr, lui, je le quitte pas d'un centimètre jusqu'à ce que je sois sorti de ce merdier sans nom. Visiblement il connait Jenny, un bon point!

Rambo veut savoir si Melody a été mordu. Logique qu’il se méfie… si moi aussi j’avais été plus prudent… des vies auraient été épargnées…

Je répond directement à Musclor, le plus poliment possible avec un grand sourire rassurant :

« Non non Monsieur, elle n’a pas été mordue, du moins pas encore. Elle a, par contre, une plaie par balle. Mais nous sommes poursuivis par une horde de monstres. Je suis Médecin et j'aurais besoin de lui appliquer le plus rapidement possible les premiers soins, sinon nous risquons de la perdre. »

Sans attendre sa réponse ou son avis, je jette un œil derrière moi, ne voyant pas de danger tout proche je décide de déposer Melody au sol, ce qui me permet de reposer un instant mes bras.
Je récupère le sac que me tend Harvey sans oublier un rapide mais sincère : « Merci Harvey, on peut vraiment compter sur toi à tout moment, t'es un champion » Avec un grand sourire. Mes automatismes de boulot reviennent vite. Situation critique, phrase réconfortante, sourire apaisant et je bosse.

J'examine la plaie de ma patiente,tante de vérifier ses constantes et vérifie le matériel à disposition avant de commencer à tenter d’appliquer les premiers soins pour stopper l’hémorragie. j'espére que la balle est resté dans la plaie, ça aura au moins limiter l’hémorragie… Ce n’est pas bon, pas bon du tout… je garde le sourire pour tranquilliser Melody qui aurait au moins pu avoir la courtoisie de s’évanouir. »

J’essaye de faire au mieux avec le temps et les moyens à ma disposition pour la stabiliser en vue de continuer notre fuite.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 19 Fév - 22:30
Égarés - 14/12/34 - Page 7 Assech10

Égarés

Temps : Soleil de midi, ciel dégagé, une fraîcheur certaine.
Activité : La situation semble toujours extrêmement dangereuse, mais un break s'installe avec l'arrivée de Matthew.

Résolution tour XIV

Melody : Tu réponds la première, rassemblant ce qu'il te reste d'énergie pour constituer une phrase mais tu te rends compte que tu parles de façon lente et que ta voix peine à porter. Tu es épuisée et ta lutte pour rester consciente devient de plus en plus difficile à mesure que tu commences à divaguer, les yeux passablement clos et ton esprit, comme ta conscience, embrumés comme si tu essayais de lutter pour ne pas t'endormir alors que tu es épuisée, à ceci près que dans ce contexte tu as un trou sanglant dans l'épaule et que le manque de sommeil n'est pas à l'origine de ton épuisement malheureusement.

Tu perçois et comprends de moins en moins ce qui se passe autour de toi, sentant Jimmy te déposer au sol et t'examiner en manipulant une sacoche rouge à coté, vraisemblablement en situation de stress important. Tu commences à t'éloigner de la réalité, sombrant progressivement dans le noir complet pour de bon cette fois, avec en dernière image, le visage du bon docteur qui est pris de soudains et brutaux tremblements.

Tu t'es évanouie.  

Eléments Scénaristiques:
 

Jimmy : Le danger écarté, du moins dans l'instant, Harvey te donne ton sac de tente après que tu ais déposé Melody au sol, avant d'aller vers Jenny. Le moment est fatidique, tu t'agenouilles et peux voir que la blessure de ta patiente est derechef certainement grave, avant même de démarrer le diagnostic.

Avec le sac de tente, tu as ton kit de secours que tu récupères, puis entame l'examen de la blessure tandis que Melody commence à partir, doucement, mais sûrement, vers l'inconscience. Le stress monte rapidement, savoir que des rôdeurs se rapprochaient si peu loin de votre position, toujours lentement à vos trousses, ne pouvait que déclencher un vif sentiment d'insécurité, de danger et donc, te ralenti et te perturbe dans tes soins.

L'examen est inquiétant : si la balle est ressortie de l'autre coté après le tir, ayant l'avantage de faciliter les soins sans avoir à charcuter davantage sa chair pour récupérer des morceaux de balle, l'inconvénient est que cela a accéléré le saignement des deux côtés, sa perte étant dors et déjà alarmante et tes moyens rudimentaires. Mais alors que tu as tes mains sur la blessure de façon à pouvoir scruter de plus près l'ampleur des dégâts, quelque chose d'imprévu se déroule en faisant de toi le principal acteur.
Tu ressens comme une... impulsion. Elle parcourt ton crâne, relançant ta migraine et donne l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique. Ça ne dure qu'une seconde, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne la comprends. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu constates un fait des plus spectaculaires pour l'homme de médecine que tu es. Ce que tu pourrais identifier comme une secousse électrique intense parcourt ta main et entre en contact avec la plaie de ta patiente, créant une sorte de connexion entre vous deux l'espace de quelques instants.

Indépendamment de toi, tu restes accroché à l'épaule de Melody entre tes mains et la plaie, le choc fait littéralement trembler tes mains tandis que l'intensité de ce courant augmente et te hérisse les poils, te donnant des fourmilles à travers les muscles et les os. Puis, sans que tu ne l'expliques et avant même que tu n'aies la moindre idée de ce qu'il est en train de se passer, cette connexion se brise et tes mains relâchent leur accroche pour te laisser tomber en arrière, ton postérieur s'écrasant brutalement contre l'herbe fraîche.
Ainsi, tu es témoin d'un fait proprement miraculeux : les saignements se sont arrêtés. Si d'aventure tu regardais de plus près, tu constaterais que la plaie est toujours là, mais moins large et importante que quelques instants plus tôt, faisant passer l'état de la blessure de grave à moyenne, grossièrement dit, et une partie de la chair est reconstituée pour à la fois mettre fin à l'écoulement du liquide rouge et stabiliser son état. Melody demeure évanouie et elle n'est pas totalement sortie d'affaire, mais elle survivra certainement et peut maintenant être déplacée sans risques sérieux.

Eléments Scénaristiques:
 

Harvey : Ton moral mit à rude épreuve en voyant Jenny faire preuve d'affection pour cet inconnu, tu donnes le sac de tente et le kit de secours à Jimmy après qu'il ai posé Melody au sol, projetant d'apporter des soins essentiels aussi vite que possible à votre compagne de voyage qui est maintenant dans un état très grave et va peu à peu vers l'inconscience, incapable de te répondre en l'état.

Laissant Jimmy faire de son mieux, alors que vous êtes toujours poursuivis par les rôdeurs avançant lentement mais sûrement vers la clairière où vous avez pris position, tu mets l'arc brisé comme tu peux dans ton propre sac à dos, dernier sac en ta possession puisque Jenny a gardé son propre sac dans son dos, n'ayant finalement laissé tomber au sol que vos affaires portées à bout de bras.
D'ailleurs, elle n'avait pas bougé de sa position et n'avait fait que secouer légèrement la tête à la réponse de Melody, se lançant après quoi dans une succession hâtive et stressée de signes à l'intention de Matthew, communiquant vraisemblablement en langage des signes afin de se faire comprendre. Celui-ci fronçait quelque peu les sourcils, mais lui porta l'attention nécessaire jusqu'à ce que tu arrives. Comprendre un tel langage était difficile à qui ne le connaissait pas et plus que cela, elle était presque dos à vous et bougeait très vite les mains, ce qui ne te laissa pas l'occasion d'avoir une idée de ce qu'elle pouvait bien lui dire.

A ton arrivée, elle s'arrêta et se tourna vers toi, regardant l'arme que tu lui tendais en main, sans que vous ne vous rendiez compte de ce qui se passait plus en arrière, Jimmy étant la proie d'un fait spectaculaire.  

+++

Tour XV
Dernier Tour

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Jeu 19 Fév - 22:30
Matthew n'avait pas bougé de l'emplacement où il se trouvait, glissant son arbalète à son épaule en portant un regard assez bref sur ce que faisait le trio, ou plutôt le duo puisque Melody n'était pas en état, avant de scruter l'avancée des mangeurs de chair au loin, eux qui étaient encore à peine perceptibles par la distance mais que le chasseur semblait ressentir et percevoir de furtifs mouvements éloignés. Jenny, profitant qu'Harvey soit occupé par son échange avec Jimmy, vint se mettre presque face à l'homme qui baissa les yeux sur elle et se mit à lui parler à sa façon, enchaînant le plus vite possible une succession de signes constituant des mots, qui constituaient des phrases, et qui constituaient ce que les autres ne pouvaient voir ou comprendre : un résumé de ce qu'il s'était passé, et quelques autres choses qui tenaient à coeur à la jeune femme.

Jetant un regard furtif sur le côté tandis qu'elle sentait arriver Harvey, dans un piteux état, elle revint à Matthew et lui indiqua quelques derniers signes discrets qui firent lever un sourcil au chasseur, très surpris parce qu'elle lui annonçait sans y répondre ouvertement. Laissant venir Harvey, il ne réagit pas davantage quand il tendit l'arme de Jenny à celle-ci, malgré qu'il l'ignore très visiblement.
La jeune femme avait regardé Harvey, puis l'arme avec une hésitation et un malaise apparent, restant quelques instants dans l'incertitude comme Matthew restait dans le silence, avant de prendre d'un geste vif l'arme et de la glisser dans son dos calée entre sa peau et son pantalon, son regard se perdant dans celui du jeune homme au nez cassé. Les deux jeunes s'observaient et se parlaient peut être inconsciemment par le regard, quand bien même Harvey ne s'en rendait pas compte, car le regard de Jenny exprimait la tristesse et la peine, mais il exprimait également la reconnaissance et une certaine affection qu'elle témoignait en posant la main sur la joue d'Harvey. Un toucher paisible, doux et qui en disait long et peu à la fois.

Une main tenant l'arbalète à son épaule, l'autre bras le long du corps, Matthew demeura dans la distance de ce moment partagé entre eux car autre chose attira son regard. Derrière, Jimmy qui examinait Melody était pris de tremblements et semblait accroché par les mains à sa patiente et sa blessure, emporté dans un phénomène incompréhensible et stupéfiant sans qu'il ne puisse exprimer le moindre râle tant l'événement était soudain.
Matthew avait tourné les yeux vers Jimmy, et seulement les yeux, prenant soin de ne pas avoir de réaction physique ou verbale à ce qui se déroulait, en dépit de l'étrangeté de l'événement, en dépit de ce qui s'apparentait à des convulsions du médecin, en dépit des rôdeurs approchant toujours plus et maintenant bien davantage perceptibles. Il n'avait pas sourcillé, ni même été l'objet d'une quelconque surprise dans son regard en assistant au phénomène, d'un sang-froid glaçant et à tout croire non étonné par ce qui avait lieu.

Jenny finie par baisser les yeux avec une certaine culpabilité quelques instants puis revint vers Harvey d'un léger sourire à la fois peiné et tendre, puis se tourna une fois de plus face à Matthew qui ramena son attention à elle. Jenny à coté d'Harvey et de profil à ce dernier lançait un regard privé et équivoque à Matthew en faisant quelques derniers signes. L'un d'eux désignait Harvey et ce dernier pouvait le remarquer, un autre, un poing qu'elle serrait contre son coeur et un dernier, indiquait la direction de la forêt profonde au loin.
Matthew fronça les sourcils plus franchement ce coup-ci, puis jeta un oeil à Harvey et le désigna sans retenue de l'index sans retirer sa main de l'attache de son arme contre lui.

« Lui, tu es sûre ? » Dit-il avec à la fois scepticisme et réelle surprise. Jenny hocha la tête d'approbation, sans hésiter et le supplia du regard. Matthew soupira finalement et acquiesça plus tranquillement à son tour. « Très bien, je lui dirais. » Ajouta t-il.

Jenny sourit plus franchement et se retourna pour faire face à Harvey, l'observant quelques instants de plus avant de s'avancer brusquement et le saisir par le col dans le but d'attirer son visage et déposer un baiser sur ses lèvres. Celui-ci était doux et si la chose était faite de façon rapide par les circonstances, eux qui ne se connaissaient que depuis si peu de temps, Harvey plus encore, il respirait d'une profonde sincérité animant le coup de coeur de la jeune femme et faisant fi de la blessure et du sang qui avait coulé du nez de Harvey.
Sans faire traîner le contact, elle le relâcha et recula tout aussi brusquement, faisant quelques pas en arrière sans le quitter des yeux pour graver son visage dans son esprit, avant de se détourner et se mettre à courir pour disparaître entre les arbres, ne lui donnant pas l'occasion de réagir ou ignorant sa réaction, les quittant sans un mot ou plutôt, sans un signe. Matthew était resté à côté et avança pour pouvoir retenir Harvey par le bras si l'idée lui prenait de lui courir après, s'adressant à lui dans tous les cas de sa voix rauque, grave et sérieuse, mue d'un certain sens naturel du dramatisme.

« Laisse-la partir. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 20 Fév - 0:33
Elle y est, Melody ne peut plus lutter contre l'inconscience toujours persuadée que celle-ci rime avec la grand faucheuse. Elle est là à rôder autour de la belle brune qui peut presque la voir sourire à travers le nuage qui vient de passer devant son regard. Elle sent vaguement le doc qui la pose au sol dans l'herbe fraiche qui sera sans nul doute sa dernière demeure, il y a pire endroit pour mourir comme là où cela lui est arrivé la première fois. Même si à choisir elle préférerait ses Cairngorms chéris et mieux encore être dans les bras de son mari là bas, bien qu'une part de son esprit sait que rien de tout cela n'est possible. Melody aperçoit la masse rouge de la trousse de secours de Jimmy et elle sent qu'il examine sa plaie mais il est trop tard pour qu'elle réagisse à quoi que se soit. Oh bien sûr elle aimerait pouvoir leur dire que si elle meurt à nouveau, ils doivent absolument l'empêcher de revenir à la vie en tant que zombies, l'éventualité d'avoir une troisième chance ne l'effleurant même pas à cet instant précis. Elle a beau essayer de garder les yeux ouverts, rien y fait, lentement ses prunelles émeraude se dissimulent derrière le rideau de ses paupières, imprimant comme dernière image le visage du toubib qui a l'air en panique.

Son esprit part à la dérive, elle ne voit rien de précis pour commencer, le noir total et prenant. La noirceur l'enveloppe en entier lui caressant la peau à lui en donner des frissons puis lentement un grand voile grisâtre se dessine devant elle, dessinant de nouvelles arabesques à mesure qu'il approche. Sa forme se précise pour devenir un majestueux étalon onyx qui se stoppe en piaffant devant elle, il semble vouloir lui dire quelque chose, communiquer avec elle pour qu'elle le suive. Elle tend la main vers lui et vient lui effleurer les naseaux, les poils noirs et court sont d'une douceur qui donne envie de le caresser là encore et encore. Autour d'elle la noirceur, restante, s'efface pour dessiner un paysage qu'elle ne connait que trop bien...le Loch Etachan. Perché en hauteur, niché au sein de deux montagnes, une eau bleue on ne peut plus pure qui reste fraîche même en plein été, elle est souvent allé en repérage là bas, elle devait s'absenter trois jours de chez elle pour pouvoir faire son boulot et le voyage allé-retour, un endroit magnifique mais dur à atteindre.

Melody pose sa main un peu plus avant sur l'étalon, venant flatter son encolure, laissant glisser ses doigts dans la longue crinière d'onyx. Il se met à souffler et à gratter délicatement le sol du bout de son sabot, elle prend une poignée de crins qu'elle tient fermement avant de prendre son élan pour venir se hisser sur le dos de l'animal. Ce dernier n'attend pas que sa cavalière est affermi sa prise, il se cabre et dès que se sabots touchent le sol, il s'élance au galop, ses jambes enserrent les flancs de l'animal et il accélère, prenant de plus en plus de vitesse. Entre ses cuisses, elle sent les muscles de l'étalon comme une machinerie bien huilée que rien ne peut venir enrayer, il a une puissance phénoménale, chacune de ses gracieuses courbes venant rouler et épouser le terrain. Sa monture change petit à petit de direction pour obliquer vers le Loch, sa vitesse est telle qu'il va sans nul doute percuter la surface de l'eau violemment, qu'il va passer cul par dessus tête en envoyant une immense gerbe d'eau vers les cieux. Et pourtant elle n'a pas la moindre crainte, au contraire même, elle épouse encore plus les formes de l'étalon, ne faisant plus qu'un avec lui, l'eau glacée les recouvre tout les deux et elle se retrouve saisit par le froid alors qu'autour d'elle la noirceur revient petit à petit...

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Ven 20 Fév - 12:15
Je reste devant Jenny, le flingue tendu vers elle et je la vois se décomposer...

Bah pourquoi elle tire la tronche ?

*Et tu te demandes pourquoi ? Dans le genre « T’as encore merdé » tu as dû arrêter de compter les points non ? Tu sais qu’elle déteste Lara Croft et tu lui fais une blague de merde sur ce sujet !!!! Et puis, bien joué pour le choix du moment…en plus devant son mec, avec ça, si tu ne lui foue pas la honte….*

Merrrrdeeeeeeuuuh !! Mais quel-con-mais-quel-con-mais-quel-con ! Comment j’avais pu être aussi merdique. Putain, elle se fait menacer par des violeurs, pourrir par Melody et moi… moi je lui fais une blague moisie sur un sujet qu’il l’a déjà fait bouder… bravo le remontage de moral, c’est encore plus brillant que le sauvetage en forêt.  Elle prend quand même le flingue qu’elle range assez vite en tirant une tronche d’enterrement. Je m’en veux a mort… décidément... Je les accumule.

Je veux m’excuser en essayant, cette fois, de choisir mes mots avec soins… quand je la vois mettre sa main vers mon visage. D’instinct je ferme les yeux. Non pas que je sois douillet ou que je n’ai pas l’habitude de me prendre des baffes mais là…, je ne sais déjà pas comment je tiens debout, alors me retrouver KO à cause d’une gifle de fille… devant Rambo en plus… et avec des zombies pas loin, c’est quand même moche. Elle aurait pu me laisser une chance de m‘excuser, merde, je ne suis qu’un mec !

Je sursaute en ne sentant pas la baffe escomptée mais... une sorte de… caresse ? Ça picote quand même à cause de mon pif mais ce n’est pas désagréable. Quand j’ouvre les yeux je vois que Jenny me regarde bizarrement…

*T’emballes pas… c’est une fille, c’est donc illogique, à tous les coups y’a mammouth sous gravillon et tu vas te prendre un retour de bâton en gémissant encore que t’as rien compris !!!*


Personne ne m’a jamais regardé comme ça. C’est vraiment une étrange journée. Je préfère fermer ma tronche, et pas seulement à cause de la souffrance, mais parce que je sens que quelque chose m’échappe et que j’ai la certitude que si je parle je vais encore la vexer… mon absence de parole a l’air de ne pas la faire sourire non plus et elle tire encore une sacré tronche lorsqu’elle baisse les yeux pour me regarder à nouveau… mince, j'aurais peut être dû dire quelque chose finalement!!!! J'ai l’impression d'être sur un champ de mine. Je n'ose pas bouger de peur que tout explose.

Je sens, plus douloureusement qu’à l’accoutumé grâce a Robin, que je fronce les sourcils d’incompréhension, surtout quand elle se tourne vers son mec, qui, ouf, est plus intéressé par Melody et Jimmy que par moi et sa copine. Elle commence à bouger ses mains dans tous les sens.  Là encore je ne comprends absolument rien, mais, quand elle me montre du doigt j’ai bien l’intuition que ça parle de moi…  

*Là, elle raconte tout à son mec qui va te défoncer à coup sûr…*

J’ai une grosse suée quand Rambo me regarde bizarrement lui aussi, mais en moins agréable, et pointe son doigt sur moi en disant :  

« Lui, tu es sûre ? »

*Tu vas dérouiller… *

J’avale difficilement ma salive quand Jenny acquiesce… Putain… lui… ça va piquer sévère s’il me cogne… je l’entends soupirer et ajouter :

« Très bien, je lui dirais. »

Ma bonne résolution de me la fermer ne tient plus et j’enchaine presque immédiatement :

« Me dire… quoi ??? Me … dire… quoi ??!!!»

Outch… il me faudrait un antidouleur rapidement là. Je reste à regarder le type en attendant une réponse quand Jenny m’attrape le col du sweet-shirt et…  Oula?!!! Oulalala???? Mais mais mais...

Ce n’est peut être pas comme ça que j’imaginais mon premier baiser, après m’être fait défoncer la gueule par des pervers en cagoule, alors que des zombies arrivent pour nous bouffer, qu’une camarade de galère est peut-être en train de calancher et surtout… surtout… devant le mec de la nana en question.. . Je n’ai pas le temps de vraiment réfléchir, et de toute façon mon cerveau est aux abonnés absents, que Jenny s’éloigne, me regarde et se casse en courant… ????? Je ne comprenais déjà pas grand chose mais là, je suis juste largué...

* Dans tous les sens du terme du con. Je pense que tu peux postuler au Guinness des records pour le couple le plus court de l’univers…*

Peut-être que je dois m’interroger sur les raisons de cette réaction, mon peu d’expérience, la surprise aussi, je n'ai pas trop eu le temps de réagir, mon haleine après les haricots de ce midi, ma tronche en biais… mais je suis obnubilé par le fait qu’elle part toute seule, que Robin n’est peut etre pas loin, qu’elle vient de manquer de se faire bouffer par un mordu… Malgré mon état je ne réfléchis pas et m’élance à sa poursuite en essayant de l’appeler :

« JENNNYYY !! »

Mais je suis interrompu, pas seulement pas mon nez qui irradie à nouveau,  mais par son mec qui me retient par le bras en me disant un:

« Laisse la partir ».

Comment peut-il me dire ça lui ??? Putain, ce n’est pas lui qui devrait veiller sur elle ? Il se fout de la gueule de qui ? Il ne peut pas la laisser partir alors qu’il y a des zombies, des pervers et … non pas d’ours polaires… enfin je ne pense pas, dans les environs !!!!! En fait, je me souviens dans quelle situation de merde j’ai trouvé Jenny… comment peut-il accepter ça bordel de mes deux???!! On n’abandonne pas les gens comme ça !!!! Encore mon sa copine!!! Même si elle fait des trucs bizarre avec d'autres mecs... quoique?

Je suis envahi par mauvais mélange de tombée des nerfs, de fureur et de désespoir, car je sais que même si Rambo me lâche, il y a peu de chance que j’arrive à la rattraper dans son état. J’en oublie presque ma douleur et la probabilité que ce mec puisse me briser en deux en éternuant. Je suis révolté par son attitude et pressé par l’idée que Jenny va se faire chopper par un Robin ou des zombies.

« MAIS .. PUTAIN… TU FAIS QUOI LA… . ??? DES BANDITS… APRÈS ELLE!!! JENNY… DANGER… LÂCHES MOI !!!  JE .. L’ABANDONNERAIS … PAS ... MOI!!!! JENNY!! ATT...ENDS!!!»

Je me débats comme un couillon, malgré la douleur et avec toute l’énergie qui me reste, pour me dégager de ce type que je déteste carrément. Jenny est morte de faim, elle ne va pas bien, elle est en danger et lui… lui il fait quoi ? Putain !

*Si ca se trouves… Jenny a été mordue… et elle juste partie se suicider avec LE flingue que tu lui as apporté… *

A cette idée je me fige un instant, je cherche un indice dans le regard de la montagne de muscles. Non, stop... il a tué le zombie a temps… elle n’a pas été mordue je l’aurais vue…Je sens que j'ai les yeux qui piquent. Je crois que je suis au bord des larmes.

*ha oui p’tit génie Et quand tu faisais des roulés boulés avec Robin des Bois, tu sais ce qui lui est arrivé ?*


Bordel !! NONONONONONON!!! Hors de question !! Je refuse !!!! Je ne la laisserais pas aller seule quelque soit la merde en face. Je tente de me dégager de Rambo pour aller sauver Jenny.

Jimmy John

Anonymous
Invité
Ven 20 Fév - 12:57
Wouuuhoooooooola…. Heu ok…. Ok …. Nan mais carrément pas ok en fait. Il s’est passé quoi la ? Et puis mon crâne, aouch, ça fait mal ça. J’avais presque oublié ma migraine et la revoilà au galop. Outch !! Dure !! Ca fait super mal quand même. Bon revoyons l'action au ralentie. J'ai ausculté la patiente, vérifié son état et voulu commencer à la soigner. A partir de ce moment-là, j'ai ressenties une sensation puissante dans ma main, une douleur violente dans mon crâne et des tremblements aussi. Ca ce sont les symptômes. Les effets maintenant. Une douleur résiduelle dans ma boite crânienne, et la plaie de ma patiente à moitié résorbée, des chaires reconstruites, une hémorragie réduite…

Deux possibilités : soit cela vient de moi, soit cela vient d'elle. Vu son état d'épuisement je ne vois pas comment elle pourrait déclencher quoi que ce soit. Bon partons de la théorie que cela vienne de moi. Comment pourrais-je générer ce genre de chose ? C’est humainement impossible !!! Est ce à mettre au même registre de mes marques et cicatrices disparue ? C'est une possibilité sans être pour autant une évidence. Il va falloir plancher sur le sujet plus avant.

Mais dans l’immédiat j'ai d'autres soucis à gérer. Premier point, ma patiente est plus ou moins transportable dans un lieu sûr, du coup, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle, ensuite on a un Rambo qui va peut-être nous sortir de la mais en attendant je pense que le mieux serait d'augmenter la distance de sécurité entre notre groupe et les contaminés.

Que fait encore notre jeune sportif pour faire autant de barouf. Je me tourne vers lui et le vois gigoter, comme ça, aux bras de notre super héros ? En l’écoutant je comprends assez rapidement que la petite Jenny s'est sauvée et il veut… la sauver ? Il est sérieux la ? Je me lève, et me rapproche d' Harvey pour m'adresser à lui d'une voix posée et rassurante.

« Tu sais Harvey, la petite Jenny n'as vraiment pas besoin de toi pour survivre. C'est plutôt nous qui aurions besoin d'elle mais apparemment elle nous laisse au bras de ce charmant jeune homme pour s'occuper de nous. »
Je lui désigne Rambo en espérant qu’Harvey ne l’ait pas, déjà, vexé et donné envie de nous abandonner ici. Sans guide, nous sommes perdus. Je continu à apaiser le jeune garçon, visiblement très affecté émotionnellement par cette situation. Peut-être un état de choc… ou une commotion cérébrale…
« Tu sais, elle n'est pas aussi fragile qu'elle en a l'air. Elle semble très débrouillarde et elle est armée. Ne t'en fais pas pour elle, je pense qu'elle sait ce qu'elle fait. N'aies pas peur pour elle mais plutôt pour toi. Montre-moi un peu ton nez, que j’essaie de t'arranger ça au mieux pour le moment ! »

Je pose ma main apaisante sur l’épaule d’Harvey en essayant de regarder sa blessure et de voir si je peux y faire quelque chose.
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