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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Nouvelle Chance - 13/12/34
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 29 Jan - 11:35
Ce n’était pas la première fois qu’elle en voyait, et pour cause, elle s’en était débarrassé d’un quelques instants seulement auparavant pour prendre le talkie et la carte. Elle avait même débarrassé l’hémoglobine faisandé qui avait salit les objets de sa convoitise d’un coup de chemise sale. Peut-être que le réveil avait été trop récent à cet instant là pour platement se poser et réfléchir à ses actes, à moins que ce soit la situation d’urgence qui l’avait exigé, ou autrement plus probable, son cerveau qui avait fait une abstraction volontaire de la réalité : ces êtres aussi monstrueux et abominables qu’ils étaient, avait vécu, grandit, aimé et détesté fut un temps. Ils avaient été humains. Des humains dont les boyaux trainaient maintenant à même le sol, laissant sur leur sillage une trace sanglante de leur passage.

Ses muscles étaient comme tétanisé, et elle n’avait pas récupéré de son assurance d’autre fois. Sans doute avait-elle surestimé ses capacités et qu’elle s’était trop focalisé sur ce que sa morale lui permettait ou ne lui permettait pas de faire. Elle ne pouvait pas laisser des gens en potentiel danger sans même penser à prêter main forte mais pour l’heure, la main était tout sauf forte.

Elle n’avait pas encore tiré une seule balle de son pistolet que déjà, ses acolytes du « front » se retrouvaient chargeurs vides, et qu’ils annonçaient clairement la couleur du repli.

Se dérobant de la première tentative de  Zach de l’emporter avec lui hors du terrain, son regard reste un bref instant sur le troisième homme qui tente désespérément de jouer les héros. Son geste qui suivit, elle n’a pas eu le temps de le réfléchir sur le coup, mais sans doute était-ce la meilleure chose à faire après analyse de la situation, et surtout de son état. Elle interpella celui resté en avant :

« Hey ! J’ai une arme, il me reste six balles. Attrapes ! »

Elle espérait qu’il soit assez réactif pour comprendre de quoi elle parlait et surtout se préparait assez bien pour rattraper ce qu’elle lui lança alors : son Bobcat. L’arme n’avait rien d’impressionnant, c’était certain, mais l’homme en trouverait sans doute une meilleure efficacité que son couteau, bien que l’expertise transparaissait.

C’est cet instant précis que Zach remis le couvert à essayer de l’embarquer de force, simultanément au coups de klaxons qui retentit au loin, à une fréquence assez remarquable. Ça ne pouvait être l’œuvre d'un zombie, elle en était certaine.

«  Il y a quelqu’un ! Il y a un survivant dans les voitures ! Il y a un survivant ! »

Mais la notion du contact physique était plus forte que le reste. Décidément, il y en a qui n’avait pas bien compris que le touché était absolument et définitivement prohibé surtout venant de ce grand costaud sans aucune délicatesse qui avait été son ancien ravisseur l’instant d’avant.
Privée de son arme, car si elle l’avait encore eut en main, il était certain que la réaction aurait été plus incontrôlée que cela encore, elle laissa son instinct primaire de protection prendre le dessus sur la raison, et si le coup de genou dans les parties n’étaient pas assez facile d’accès, elle essayerait d'envoyer son poing dans sa figure pour se libérer de l’étreinte forcée, du moins elle tenterait de se débattre assez violemment. Dans une telle situation, il n’y avait plus aucun bon sens qui parvenait à remonter jusqu’au cerveau d’Elizabeth, seulement sa peur frénétique du contact qui la rendait complètement hystérique. Elle le savait pertinemment, qu’il n’y avait rien de raisonné dans ce genre de comportement et que cela pourrait avoir de potentiel grave conséquence, mais même la prise de conscience ne parvenait pas à prendre le dessus sur ses actes. En soit, ce n'était pas tant le fait de lui imposer l'ordre de replis qui l'avait gêné, mais bel et bien le contact physique. Haptophobe quand tu nous tiens...

Wolf Grylls

Anonymous
Invité
Jeu 29 Jan - 17:54
Une chance que les zombies étaient prévisibles. Celui, qui venait de s’engouffrer dans la voiture, en était un parfait exemple. Je fermais la porte de la voiture, le piégeant dans le véhicule. J’étais conscient que ce n’était qu’une maigre et provisoire protection, mais vu la coordination d’un zombie et sa capacité de réflexion, je devrais avoir tout le temps qu’il me fallait pour quitter la zone… sauf si la horde de zombies décidait de faire demi-tour.

Une partie de mon cerveau essayait de se rebeller contre le fait que j’étais en face de créatures tout droit sorties d'un film d'horreur. Néanmoins, il était primordial que je reste concentré. C’était une question de survie…

* Moi qui voulais des challenges plus extrêmes, je suis servi : survivre au milieu d’une horde de zombies *

Je commençais à me relever, aussi prudemment et doucement, vérifiant que mes jambes allaient pouvoir me permettre de piquer un sprint en cas de besoin.

Il me fallait rejoindre le plus rapidement possible le camion, en essayant de contourner les zombies présents, le tout en restant à couvert.

D’un coup les coups de feu s’arrêtèrent. J’espérais qu’ils aient entendu mon signal de détresse.

* Ne te détends pas trop vite Wolf, ils sont peut-être, aussi, juste en train de se barrer *

Comme à chaque expédition, je préférai ne compter que sur moi-même plutôt que d’attendre des secours. Donc il me fallait les rejoindre le plus vite possible.  

*  Réfléchis vite !! *

Je n’avais plus le temps, il me fallait foncer, j’allais profiter du terrain à mon avantage, les zombies ne pouvant surement pas grimper sur le toit d’une voiture ou se déplacer vite je décidais de passer par le dessus des voitures pour échapper à toutes menaces. Cela permettrait aussi aux survivants de mieux me repérer s’ils avaient entendu mon SOS.

[ Aussi je commençais ma courses de toit en toit de voiture, en me concentrant sur la meilleur façon de rejoindre le camion tout en restant hors de porter des zombies. ]

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 30 Jan - 0:40
Nouvelle Chance - 13/12/34 - Page 3 Crosso10

Temps : Le ciel est dégagé et clair.  
Activité : Le calme persistant jusqu'ici semble avoir laissé place à l'action et à la survie.


Résolution tour XII


Rani & Seth : Rani informe James des besoins de récupération et avec Seth, tous d'eux s'occupent de supporter Calvin en le ramassant littéralement du sol. Celui-ci grommelle et reste à moitié dans les vapes le coup d'adrénaline post-réveil maintenant passé. Seth échangeant un signe de tête avec James à la suite pour assurer qu'ils seraient tous deux sur la même longueur d'ondes, le duo se dirige vers le camion et se trouve poussé à accélérer lorsque Zach, que Rani ne connait pas encore, beugle la nécessité de remonter. Même à deux, et sans toute votre énergie, porter une limace telle que Calvin n'est pas une mince à faire, mais vous parvenez à vous hisser à l'intérieur du camion sans qu'aucune menace nous vous barre la route et principalement par la force d'homme de Seth, bien que Rani ai largement fait sa part du boulot.

Sous l'impulsion de Seth, Calvin est conduit près de la cloison opposée à celle où Davis a prit position, soit au fond à droite du camion, contre le mur qui sépare des sièges passagers à l'avant. Laissant à Rani le soin de soutenir Calvin, Seth repart à l'arrière aider les autres à grimper.

« Je me sens pas bien... marmonne presque Calvin à Rani d'une voix souffrante. Je crois que ce coup-ci je suis vraiment mal... »

Plus le temps passe et plus il semble mal en point, au bord de l'inconscience, sa très méchante plaie au front ne promet toujours rien de bon.

A l'arrière, Seth obtient réponse à son volontariat en aidant James à grimper à bord avec le matériel, ou plus précisément le sac de Rani qu'elle seule reconnaîtra, contenant la boite à outils, et le fusil. Le barbu châtain ira déposer tout ça près de la porte droite, puis y récupérera un kit de chirurgie, tandis que le second inconnu, Davis, semble totalement isolé de ce qu'il se passe autour de lui.

« Hey ça va derrière ? Lance Ricky, le pauvre jeune homme resté seul à l'avant du camion et n'ayant pas bougé de la place du conducteur, toujours à la limite de la panique. Calvin ?! Oh non, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

La vue de Calvin, qu'il semble en toute évidence connaître, fait empirer son état de stress et il revient vers l'avant, d'où on peut voir à travers l'espace étroit mais ouvert avec vue sur le pare-brise que le troisième homme qui accompagnait Zach et Ricky passait à toute allure en enjambant la tête même du camion à votre niveau, pour disparaître de l'autre coté, tout cela après que deux nouveaux coups de feu ai été tirés. Une image difficilement compréhensible sur le coup pour Seth qui possède certaines informations que Rani n'a pas alors que Ricky se redresse sur son siège en marmonnant des complaintes à lui-même face à ce nouveau rebondissement. Quoi qu'il en soit, vous voilà six à bord sans compter le départ subit de Jared, laissant Zach, Elizabeth et le fameux Matthew toujours à l'extérieur.

Davis : Tu ramasses tes affaires et converge vers le camion, grimpant à bord le premier parmi tous et te cale dans un coin, au fond à gauche, contre le mur qui te sépare du siège conducteur à l'avant. Occupé avec toi-même, tu ne fais ainsi pas attention aux autres, malgré que des événements surviennent peu après au sein même du camion et que deux coups de feu très nets sont tirés à l'extérieur. Si d'aventure tu te reprenais, tu aurais l'occasion de constater l'évolution de la situation et de ces gens qui sont, en l'état actuel, tous des inconnus pour toi. (Voir les résolutions des autres joueurs hors Elizabeth & Wolf).

Elizabeth : Tu assistes ainsi à l'affrontement du troisième inconnu, le probable frère aîné, et l'accoste pour lui lancer ton arme. Celui-ci évite un autre zombie qui essai de lui tomber dessus en reculant encore face à l'afflux du groupe et le repousse d'un chassé violent, envoyant le mort-vivant percuter son suiveur. D'un réflexe il se tourne vers toi une seconde en croisant instantanément ton regard, si vite que tu n'as pas eu le temps de décrypter ses traits cachés par sa chevelure rebelle, et attrape le flingue pour revenir aux zombies, faisant valser l'arme de poing entre ses doigts, puis dégageant deux nouvelles balles tour à tour pour abattre les adversaires les plus proches directement à travers la boite crânienne après avoir affirmé sa prise. C'était avant de réaliser quelque chose d'imprévu : se jeter sur le coté droit pour prendre appui contre le semi-remorque et grimper avec l'agilité d'un singe la tête du véhicule et disparaître au dessus des zombies vers l'autre coté du camion.

Se faisant, tu n'as pas le temps de décortiquer les raisons pour lesquelles il s'est ainsi dégagé de sa position protectrice, à moins que ce ne soit en réponse aux échos de klaxon et à tes paroles, que Zach te tire plus sèchement vers lui. Prise par l'impulsivité du moment, tu te retournes et tente de le frapper entre les jambes, touchant l'intérieur de la cuisse dans le feu de l'action par réflexe de l'homme, ce qui ne suffit pas à le neutraliser même si il émet en contrepartie un grondement surpris. C'est surtout lorsque tu tentes le coup de poing en plein visage que tu te rends compte que tes capacités à l'arme à feu ne sont pas les seules à s'être fait la malle, car tu as le sentiment d'être retombée en adolescence et d'avoir une efficacité de défense physique digne d'une jeune femme certes fougueuse mais qui ne se serait jamais battue de sa vie ou presque, percutant le visage de Zach mais ressentant le choc si violent pour tes phalanges fragilisées que des deux tu es sans doute celle qui souffre le plus de cette tentative. Tes muscles semblent vibrer si fortement que tu as mal des phalanges au poignet et cette absence de puissance dans le coup n'interrompt le grand type qui te fait face que quelques instants, ce dernier te saisissant l'avant-bras par réflexe à son tour.

« Rha bordel mais qu'est-ce qui te prend espèce de cinglée ! » Hurle t-il en te tordant presque le bras pour te forcer à te tourner avant de te saisir à la taille et te soulever du haut de sa carrure nettement supérieure à la tienne. Tu peux d'ailleurs constater, quand bien même tu es sous l'emprise d'une véritable furie furieuse, que tous les zombies ne se sont pas contentés de suivre le frère aîné que ton expérience jurerait y avoir déceler une formation militaire avancée, car deux zombies sont davantage attirés par votre petite rixe et se mettent à cracher leur plainte en avançant vers vous, levant les bras avec l'envie irrésistible de plonger leurs ongles dans ta peau.

« On va y rester si tu arrêtes pas ton cinéma ! » Te gronde l'homme en avançant vers l'arrière du camion presque à vitesse de rôdeur tant ta violente résistance, même avec ton gabarit, ne lui facilite pas la tâche, ce qui vous met dans une position extrêmement dangereuse.

James : Devancé par Rani et Seth qui soutiennent l'homme blessé, dans un quasi-état de larve, tu récupères le fusil et fait de ton mieux pour intégrer la voiture, t'engouffrant tant bien que mal dans la voiture pour récupérer le sac. Tu attrapes la lanière en étant dans une position proche de l'athlétique et tire dessus autant que sur tes muscles à peine remis, ta main frôlant une pointe sortant du tableau de bord parti en morceau à peu près au centre et te griffant le dos de celle-ci assez méchamment lorsque tu rabats ton bras vers toi.
Tu ressors de cette voiture avec une légère plaie au dos de la main droite, mais tu as le sac et le fusil, ayant fait le choix de la prudence en te focalisant sur l'emport facilité de ce matériel au risque de te louper en voulant affronter le second sac poussé au fin fond de l'arrière de la voiture. Retournant à ton point d'origine, tu jettes un regard vers la zone dangereuse à l'avant du camion et constate que celui qui se fait appeler Zach revient effectivement à l'arrachée et tente de tirer Elizabeth du danger, celle-ci faisant des difficultés sans que tu n'ais le temps de voir la scène qui suivra. Tu es pris par ta propre tâche et va là encore sagement au bout en acceptant l'aide de Seth à qui tu tends ta main libre.

Une fois dans le camion, tu déposes tout cela et récupère ton kit de chirurgie avec un objectif entouré d'une situation difficile : soigner un blessé à l'arrière d'un camion avec un matériel rudimentaire et peut être, insuffisant. La suite est entre tes mains. Tu perçois deux nouveaux coups de feu tirés à l'extérieur.

+++

Wolf : Face à l'évolution de la situation, tu emprisonnes le zombie qui en avait après toi et commence à grimper sur la première voiture à portée afin de te mettre hors de danger, si l'on pouvait dire les choses ainsi, sautant d'un camion à l'autre avec une certaine difficulté néanmoins. Était-ce ce réveil soudain après une agonie au milieu de toute cette agitation ? Ton manque de forme physique ? Ou la sensation d'avoir perdu toutes tes facultés physiques pour être retombé dans le noviciat de tes muscles et de ton agilité, mais tu ne passes pas les véhicules aussi vite que tu le souhaiterais, ce qui ne t'empêche pas d'éviter deux zombies qui apparaissent des contours de quelques voitures pour se diriger vers toi et tes pas rythmés par le choc bruyant contre les carrosseries.

Il vient un moment où il n'y a plus de voiture et où il te faut descendre afin de poursuivre ton avancée vers le camion, ou plutôt vers la petite horde de zombies qui barre la route. Deux coups de feu surviennent et quelques instants plus tard, le groupe de zombies semble se déplacer sur la gauche de la route, comme si ils suivaient tous une cible de chair en mouvement. Ce qui est la pure vérité puisque tu distingues très vite que le semi-remorque a accueilli sur sa tête à l'avant une silhouette, probablement un homme, qui passe au dessus des mangeurs de chair et frôle le pare-brise avec une facilité déconcertante, enjambant rapidement l'obstacle pour sauter en bord de route en se réceptionnant sur ses genoux, avant de se redresser l'instant d'après et se lancer dans une pointe de course droit vers le carambolage de voitures, et donc vers toi, évitant un nouvel assaut de ses agresseurs.

Tu ne distingues pas bien encore son visage et son regard, mais tu peux voir qu'il est assez grand, porte une veste en cuir sans manches qui dévoilent ses bras à nu, assez généreusement musclé sur une peau sèche, jean et botte en guise de revêtements bas-corps. Et surtout une aptitude autrement moins gênée que vous autres à couvrir les obstacles et les distances, avançant à grande vitesse droit sur toi qui t'approche de lui par conséquent, tandis qu'il est suivi par sept rôdeurs certes lents mais férocement persévérants à vouloir grignoter son corps jusqu'aux os. Tu as d'ailleurs toi-même toujours deux rôdeurs qui arrivent dans ton dos, se frayant encore un chemin entre les voitures et un troisième pour l'instant et peut être pour toujours coincé dans ton véhicule de réveil.

+++

Tour XIII

Wolf Grylls

Anonymous
Invité
Sam 31 Jan - 13:53
* Mais qu’est ce qui m’arrive bon sang? *

Je me sentais vraiment mal, aussi mal que si je sortais d’une mauvaise dysenterie après plusieurs jours en pleine forêt amazonienne. Impossible de comprendre d’où venait une telle faiblesse. Les dernières images gravées dans mes souvenirs étaient pourtant peu rassurantes… Je m’enfonçais inexorablement dans les eaux troubles à mesure que la pierre m’entrainait vers le fonds, mes poumons brulaient et mon esprit fiévreux était prêt à rejoindre mon père…

* Ce n’est pas le moment, je dois me concentrer. *

J’enchainais, avec une mollesse inédite pour moi, les toits des voitures et tressaillant à chaque bruits sourds que mes déplacements, vraiment maladroits, gêneraient. Les coups de feu ayant cessés, je risquais de devenir une belle attraction à zombies. Je me faisais l’impression d’être un marchand de glaces, arrivant dans son camion à grand renfort de musique devant une école.

* Non, il n’y aura pas de Wolf au menu aujourd'hui. *


Mon inquiétude allait en augmentant quand j’arrivais à la dernière voiture. Le plus dur restait à faire vu mon état. Il y avait deux zombies, au moins, à mes trousses et une dizaine entre moi et le camion.

J’essayais de calculer mes meilleures chances lorsqu’une diversion aussi inattendue que salvatrice arriva avec des coups de feu et un homme que j’aurai bien embauché immédiatement pour une de mes prochaines émissions.

Sans prendre le temps de détailler plus l’individu, je profitais de l’opportunité qu’il m’offrait, même s’il entrainait, du coup, des zombies vers moi.
[ J’essayais de l’atteindre au plus vite, c’était ma meilleur chance vu mon état physique pour traverser la horde de zombie afin d’atteindre le camion ].

James F. Everett

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 0:16
Elle n'était toujours pas là. L'absence se prolongeant d'Elizabeth laissa James de plus en plus inquiet, tandis que les choses semblaient s'emballer davantage à l'avant. Le kit de chirurgie entre ses mains, il s'intéressa malgré tout à ce qu'il avait autour de lui, et c'est vers Calvin que son attention se porta. Son état était préoccupant, et à l'entendre, il était en moins bon état qu'il n'en avait l'air. Pendant un instant il revint au kit de chirurgie et fut face à un moment décisif : faire un choix.

Ce kit, c'était pour ça qu'il avait bravé Fort Worth et qu'il avait risqué sa vie, jusqu'à la perdre au coin d'une rue. Une perte qui avait suivie une résurrection à proximité de ce cadeau, un véritable don de dieu qu'il avait remercié mille fois depuis son réveil en dépit de son incompréhension et ses doutes, car avec ces outils et produits qu'il voyait miraculeux, il allait pouvoir soigner Jessica dès qu'il en finirait avec cet épisode sans queue ni tête. Il en avait besoin pour elle, il en avait besoin pour son groupe, son véritable groupe qui était demeuré dans la ville dont il n'avait aucune idée de la distance. Et si ils en avaient encore plus besoin depuis sa disparition ? Jessica avait elle eu une chance de s'en sortir ? Et son groupe ? Il n'avait toujours pas la moindre idée du temps qui était passé, et se trouvait tiraillé entre l'espoir d'avoir trouvé ce dont il avait besoin, d'avoir survécu, et le désespoir potentiel qu'il affronterait si jamais il découvrait que trop de temps avait passé et qu'il était trop tard.
Mais d'un autre coté, ce kit, il pouvait être utile ici malgré que ce puisse être restreint. Il n'avait pas les moyens d'apporter des soins médicaux basiques à Calvin mais avec ce kit, il pouvait au moins avoir de quoi le soulager un temps si il faisait une hémorragie. Si il n'essayait pas de l'aider, l'homme pourrait passer à un état critique ou pire, mourir de sa blessure, qui sait ce qu'il avait vraiment. Et pour cela, il savait qu'il pouvait faire la différence. Ce n'était pas un survivant, ce n'était pas un tueur, ce n'était pas non plus un bon réparateur ou un as de l'arme à feu, en tout cas, il avait l'impression de ne plus savoir faire grand chose en l'état. Mais ça, soigner, aider son prochain, il savait qu'il pouvait le faire. Au fond il connaissait déjà la réponse, même si il savait pertinemment pourquoi il était prit par cette hésitation, qui d'un certain coté, attisait ses remords à peser le pour et le contre d'une autre vie par égoïsme pour celle qui l'intéressait plus que les autres.

Jessica, il était tellement perdu et il avait tellement peur pour elle, il était en vérité terrifié à l'idée de ce qui avait pu se passer. Plus il y pensait pourtant, plus il observait ce décor inconnu, ces gens inconnus, cet homme blessé, Elizabeth qu'il ne connaissait pas le moins du monde et pour qui avait émané de sa part une si forte compassion au premier regard... plus il pensait à tout cela, plus il commençait à se dire, à comprendre, qu'il ne rentrerait peut être pas chez lui. Ce n'était pas une question de distance, de danger, ou de survie même si leurs rôles étaient d'une importance capitale, c'était surtout une question de morale et d'humanité. Abandonner ces gens à leur sort comme l'avait fait Jared un peu plus tôt, son coeur lui disait en partie de le faire, mais l'autre partie de ce coeur comme sa raison s'alliaient farouchement pour le lui interdire, pour lui reprocher d'envisager telle lâcheté et tel égoïsme de sa part. Resserrant sa prise sur son kit de ses deux mains, il tourna le regard vers Calvin et retrouvant sa conviction, se redressa rapidement pour se diriger vers lui, décidé à faire ce pour quoi il était fait, ce qu'il savait faire de mieux, le peu dont il était capable.

Il vint s'accroupir aux cotés de Rani, face à Calvin, et lui adressa un léger sourire en prenant une intonation rassurante, ou en tout cas, agréable :

« Ca va aller, dit il. Je suis médecin, laissez-moi voir votre blessure. »

En comptant sur la coopération de Calvin, si celui-ci le laissait faire, il viendrait l’ausculter brièvement faute de meilleurs moyens et compterait sur la part de connaissances et de compétence qu'il avait conservé pour déduire le mal dont il était la victime au delà de sa peau déchirée, puis ouvrirait son kit de chirurgie pour faire de son mieux afin de l'aider et le soigner. Bien qu'il n'avait pas un véritable kit de soin pour lui procurer quelques médicaments, il pensait être en mesure de pouvoir intervenir dans cette situation, envisageant une hémorragie et espérant qu'elle ne soit que capillaire si il avait vu juste. Arrêter le saignement était sa première priorité, le placer dans une posture adéquate aux soins la seconde, avant d'entrer en action.

Il avait fait le bon choix, il devait avoir fait le bon choix, il le fallait.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 0:47
Après un bon effort ils étaient enfin arrivé dans le camion. Ils n'étaient pas vraiment sauf, tant que les portes ne seraient pas fermées et le camion barré de la. Il savait bien comment une situation qui paraissait être sous contrôle, dérapait soudainement pour finir hors contrôle, pour pas dire carrément être un sacré merdier. C'est comme ça qu'il était mort d'ailleurs. La première fois et il n'avait pas envie que cela recommence. La situation paraissait meilleure, mais paraître ce n'est pas être. Il le savait.

Il s'était calé à l'arrière du camion pour aider les arrivant à grimper, de façon a ce qu'ils puissent déguerpir plus vite. Le blondinet qui ressemblait à un junky était déjà la mais semblait un peu catatonique. Était il en état de choque ? Pourtant il n'avait pas eu l'air plus choqué que cela quand ils avaient échanger quelques mots. Que lui arrivait il ? C'est avec un léger froncement de sourcil, qu'il se tourna un peu plus vers lui, gardant toujours dans son champs de vision l'arrière du camion pour ne pas se faire surprendre.

"Hey ça va ?"

Il voit James qui arrive à son tour et l'aide à grimper à bord du camion, lui et son sac qui n'était pas le sien en fait mais celui de Rani, chose qu'il ne savait pas pour l'heure. Il lui colle une tape amicale dans le dos lui souhaitant silencieusement la bienvenue a bord et le poussant un peu plus loin par la même occasion, afin de dégager la zone d'entrée pour un éventuel prochain arrivant. Après tout il y avait encore du monde dehors. Jared, la brune et son caractère trempé. Il tendit alors l'oreille pour essayer de se faire une idée des bruits qui pouvait approcher en direction du camion pour savoir à quoi il devait s'attendre. Se tenir près c'était aussi bien pour tendre une main secourable que pour filer un bon coup de pied à un intrus. Il faudrait réagir vite et bien.

En son fort intérieur, il n'attendait qu'une chose, voir ses compagnons d'infortunes redevenir au plus tôt pour qu'ils puissent décoller de cet enfer de tension qu'ils vivaient depuis quelques instants déjà. Ce n'était pas si long en réalité, mais la peur au ventre, tout paraissait interminable. Un instant il s'imagina la suite. Leurs ravisseurs les acceptant parmi eux. Retrouver un tant soi peu de civilité et ne plus être seul contre tous. Voila qui lui donna un souffle de motivation et de vitalité pour attendre les retardataires.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 11:54
Se rendre compte était une chose, mais être capable de traiter l’information de la manière la plus logique et la plus pragmatique qu’il soit, en était une autre. Elle avait l’impression de se retrouver dans une attraction à sensation forte telle qu’on les trouvait dans les fêtes foraines. Dans une structure qui la malmenait dans tous les sens et que malgré ses grands yeux ouverts, la panique la plus totale voilait son regard d’un trouble de plus en plus grandissant, accru par l’état d’hyperventilation dans lequel elle s’était mise.

Les images défilaient devant son regard. Des images qui n’avaient rien à voir avec la situation actuelle, des fragments de souvenirs, des éclats du passé, brillant d’un rouge inquiétant. Et dans le puzzle qui se formait, certaines pièces lui paraissaient inconnues, comme si elle n’avait appartenu à son histoire, mais qui lui donnait l’étrange impression d’être familières. C’était un film dé-constitué commençant par la fin et s’achevant par l’intrigue.
Elle avait presque l’impression que son cœur manquait de lâcher à chaque soubresaut, à chaque fois que l’étreinte se resserrait toujours plus sur son propre corps fluet. Elle ne pouvait s’échapper de l’emprise de l’homme et creuser à mesure ses angoisses irrationnelles, s’enterrant elle-même au fond du gouffre étouffant et suffoquant.

Elle ne pouvait empêcher ses muscles de se débattre, d’essayer de se libérer de la pression des bras puissants qui l’encerclaient. Il aurait seulement suffi qu’il la lâche. Qu’il cesse de la toucher dans cette embrassade contrainte, pour qu’elle reprenne ses esprits alors et qu’ils s’échappent de ce danger approchant. Mais l’homme se confortait et se bornait à exercer de sa supériorité physique sur elle en dépit de son entêtement à vouloir s’en échapper.
Pour quelle raison stupide cet homme continuait-il et se bornait-il au point de risquer leur propre vie ? Pourquoi ne s’était-il simplement pas débarrassé de l’inconnue en la laissant se débrouiller dans une situation où elle aurait rapidement et simplement pu s’extraire avec grandes facilités. Ces questions ne trouvaient ni place, ni sens pourtant dans son esprit, clos à la moindre réflexion et la moindre interrogation.

Elle ne trouvait aucun ancrage possible pour tenter de calmer sa détresse. Tout le monde avait déserté et les seuls protagonistes qui lui faisaient maintenant face étaient deux dégénérés qui ne tenteraient alors qu’une seule chose : faire d’elle leur simple repas.

Hystérique. Elle l’était. Mais elle ne pouvait tenter de faire autrement. Le calvaire de son esprit torturé n’avait été rompu et ne cesserait sans doute jamais, parce qu’il était imprimé dans ses cinq sens, mais aussi dans ses veines. En dépit de tous les efforts qu’elle avait déjà fournis pour s’aider elle-même, en pleine connaissance de cause, elle ne pourrait jamais se défaire de son propre corps portant les marques responsables de ses défaillances.
Elle n’avait trouvé par le passé que l’isolement, l’éloignement volontaire de tout contact social bien que la solitude la stigmatisait. Elle préférait encore ce fléau que celui d’un entourage qui ne parvenait pas à comprendre, et ne préférait pas le faire. Elle préférait encore s’esquiver que de voir les autres la fuir.

L’apocalypse avait changé la donne. Elle lui avait fait bien comprendre qu’elle ne pourrait survivre seule et que la première fois, elle avait failli y laisser la vie. Quelque chose lui avait donné une nouvelle chance, mais l’expérience ne semblait guère plus prometteuse. Comment faire si aucune des solutions ne semblait fonctionner ?

Malgré son halètement paniqué, elle s’égosillait et exigeait de la laisser, de la lâcher, d’arrêter et de cesser. Elle avait l’impression qu’en dépit de son ardente détresse, sa conscience se perdait dans les brumes obscures de l’obstination, s’égarait dans le chemin qui allait la conduire vers l’ultime libération alors envisageable : celle de la léthargie complète, celle du vertige et de l’abandon psychique.
Tout son être lui faisait défaut, mais elle se battrait jusqu’au bout, jusqu’au dernier moment, elle continuerait contre toute logique à vouloir s'échapper.

Peut-être qu’il n’y avait rien d’autre à comprendre qu’un message divin : celui qu’elle n’était définitivement pas faite pour ce monde, et que pour l’heure elle n’avait aucune autre alternative qu’une seconde mort.
Si seulement Aiden avait été là … si seulement.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mar 3 Fév - 11:45
Une nouvelle vague de soulagement, plus durable que pour le réveil de Calvin j'espère, s'empare de moi à l'instant où l'on atteint le camion. Poussée dans un coin avec Calvin, j'ai à peine le temps de remercier, d'un ton étranglé par l'inquiétude, l'inconnu qui nous a aidé, qu'il repart aussi sec se mettre à l'arrière pour aider d'autres personnes. Entre lui et l'homme barbu qui nous a apporté son aide malgré sa mauvaise condition évidente, je ne peux que conclure que nous sommes bien tombés.

Mais Calvin me repousse plus loin encore dans ma déprime lorsqu'il me parle de cette voix souffrante, et m'affole en me convaincant (à tort ou à raison) qu'il est en pleine agonie finale. Peut-être ma conclusion est-elle hâtive et dûe à un enchaînement de situation de plus en plus catastrophique depuis mon réveil, ou même à la mort de mon Ricky et de Jake...

"Non, pitié Calvin, me faites pas ça, tenez le coup, on va trouver quelque chose pour vous soigner, mais me lâchez pas, pas après ce que vous avez fait pour moi!"
Le désespoir monte tout doucement, et même si la sécurité est pour l'instant toute relative, les dangers immédiats sont écartés, et du coup, tout ce que je repousse depuis que Calvin m'a découverte, ce désespoir, cette peine intense due à mes pertes récentes, remontent de tout au fond de moi, et mon instinct de survie n'est plus là pour leur faire barrage. Je m'effondre donc en un espèce de tas, en position assise uniquement grâce à la cloison qui me maintient, et commence à pleurer des rivières de larmes, à mesure que des flashes de mes derniers instants ressurgissent, Jake d'abord. Est-ce parce que ma mémoire remonte le temps, ou parce que mon cerveau essaye encore d'amortir en commençant par une peine moindre, toujours est-il que cela ne dure guère et que Ricky, mon cher et tendre, s'impose ensuite à ma mémoire, désintégrant mon coeur là où il n'était pour l'instant que brisé. Evidemment, dans un tel monde, n'est-il pas normal que quand je trouve enfin chaussure à mon pied après toutes ces années, on me l'arrache? Puis c'est à ma mère que je pense, indirectement, en cherchant le seul ilôt de réconfort infaillible que j'aie jamais connue, son pendentif... Prise d'une fulgurante panique, je tâtonne pour le retrouver et, heureusement, il est toujours là autour de mon cou. Je m'y agrippe de toutes mes forces, et en tire un semblant de sérénité, éclaircissant un tant soit peu mes pensées pour faire face à ce raz de marée qui vient de me submerger en un si court instant.

Et cela me permet alors d'entendre une voix qui m'apporte encore un peu plus de courage, la voix du blessé qui a porté mon sac. Cette voix, d'un ton fait pour apaiser, apporte en outre une information capitale, une information qui fait tout: il est médecin. Médecin. Calvin peut être sauvé! Mon premier mouvement est donc de saisir son bras pour appuyer mon propos, mais je n'ose pas le perturber, et interrompt le mouvement, me contentant de le supplier avec ma main immobilisée dans les airs:
"Pitié, aidez-le, je vous en prie, il faut le sauver!"

Et ensuite, tandis que je laisse le docteur travailler, mon cerveau relaie une autre information importante. Le conducteur a reconnu Calvin. Est-ce que le médecin est arrivé avant que le conducteur ne parle, ou bien est-ce que l'état dans lequel je me trouve me rend intensément confuse? Je n'arrive plus à ordonner les choses, mais peu importe, car il faut que je réponde, et je me relève donc pour m'approcher du jeune homme à l'avant que je distingue de dos à travers mes larmes:
"Quoi? C'est vous le groupe de Calvin?! Mais... Il n'a pas eu le temps! Nous n'avons pas eu le temps d'atteindre Snyder pour vérifier! C'est à cause de moi, il m'a aidé... Nous y allons quand même? Ou bien nous nous arrêterons avant? Je pourrai y aller à sa place, pour... pour le remercier, pour équilibrer!"

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 4 Fév - 10:40
Nouvelle Chance - 13/12/34 - Page 3 Crosso10

Temps : Le ciel est dégagé et clair.  
Activité : Le calme persistant jusqu'ici semble avoir laissé place à l'action et à la survie.


Résolution tour XIII


Seth : Tu tentes de prendre des nouvelles du troisième inconnu cloîtré dans un coin du camion, près des caisses de marchandises, celui-ci visiblement parti dans son monde ne te répondant pas. Voilà que tu portes assistance à James, qui passe bien vite à autre chose vu l'urgence de la situation, Ricky qui se met à paniquer à l'avant, la femme inconnue qui se met à pleurer... , sans doute que pour avoir une situation encore pire, il faudrait inviter quelques rôdeurs à dîner, ou compter sur l'un de tes nouveaux compagnons pour avoir un boulon qui saute et prendre une arme afin de mettre fin à cette folie.

De ton coté, te voilà entre deux feux et on ne peut pas dire que les possibilités soient légion, bien que tu t'efforces de faire tampon entre les deux côtés de la situation : ceux qui, à l'intérieur, affrontaient blessures et émotions, et ceux à l'extérieur qui semblaient retenus par on ne sait quoi hors de ta vue, toi prêt à aider, à moins qu'une menace ne mérite que tu uses de tes jambes pour te défendre. Tu tends l'oreille et discernes ce qui doit s'apparenter à une dispute, sans bien comprendre ce qui se dit, reconnaissant la voix la moins agréable des deux hommes avec qui vous avez conversé, Zach.
Finalement, après quelques instants de flottement, celui-ci surgit depuis le flanc du camion, contournant la porte ouverte avec nulle autre qu'Elizabeth qu'il étreint durement dans ses bras, celle-ci se débattant furieusement de la prise de l'homme. Pris dans ce nouveau rebondissement, tu assistes au coup de tête hasardeux mais violent d'Elizabeth qui percute le visage de Zach en plein nez alors que celui-ci s'efforçait de s'approcher en jetant un coup d'oeil vers le contour d'où il arrivait, comme s'il attendait de la visite.

Ce coup-surprise lui arracha une vive grimace et un grondement des plus douloureux alors qu'il jetait brutalement la femme dans ta direction, celle-ci percutant le bord du conteneur en plein estomac pour se retrouver à moitié étalée à l'intérieur, avant qu'il ne plaque une paume sous son nez se mettant à saigner, son autre main se saisissant de son fusil à l'épaule.

« Occupes-toi de cette tarée avant qu'elle ne nous fasse tous tuer ! » Balance t-il au son du souffle de ses narines sur sa paume qui donnait une impression d’essoufflement de sa voix.

C'est le moment que choisirent les deux rôdeurs que Zach surveillait, et qui apparaissaient à leur tour de derrière la porte toujours grande ouverte du véhicule à la traque lente mais vraisemblablement assurée des deux individus. Alors que tu es confronté à cet appel compliqué au soutien, le camion se met soudainement à bouger par un coup d'accélérateur subit, ce qui manque de t'expédier hors du camion qui prend de l'allure et s'offre même une belle secousse lorsque l'engin percute les rôdeurs à l'avant puis roule sur deux ou trois d'entre eux. Tu tombes au sol sèchement, et désagréablement mais reste en bonne partie sur le sol du conteneur du véhicule grâce à tes réflexes, pourtant menacé d'aller faire un tour dehors si tu ne te reprends pas très vite. Mieux que cela, Elizabeth dans sa position instable risque de finir malgré elle sur le bitume, l'aideras-tu à se sortir du pétrin et sans doute lui sauver la vie ou la laisseras-tu partir ?

Davis : Tu restes ainsi, dans ton monde, et ne réalises pas le camion se mettre à accélérer subitement, pour percuter quelques rôdeurs et rouler sur deux ou trois d'entre eux en subissant une secousse. Déjà projeté à l'accélération, la secousse pousse ta tête à rencontrer la cloison du véhicule, ce qui te met presque k.o sur le choc et au moins t'envoie dans les vapes.

Eléments scénaristiques:
 

Elizabeth : Les choses continuent à s'emballer de plus belle et les rôdeurs gagnent du terrain, mais toi et ton ravisseur, passé allié de circonstance pour redevenir ravisseur continuez à vous battre, ou en tout cas lui à te retenir et toi à te débattre. Prise dans ta furieuse envie de te défaire de cette brute, tu dois te résoudre à l'idée que ton corps ne fait pas le poids contre ses muscles alors qu'il contourne enfin la porte grande ouverte du camion pour s'approcher de l'arrière.
Mais qui a dit pour autant que tu étais sans défense ? Presque par hasard, ou par réflexe bien placé, tu lui colles un coup de tête bien senti qui percute son nez de plein fouet alors qu'il était occupé à te maîtriser tout en jetant un oeil dans la direction des deux rôdeurs qui vous suivaient. Ce coup-surprise qui te fait vibrer le crâne jusqu'aux tréfonds et ne manque pas de te faire presque autant mal, sachant que tu n'étais pas tout à fait remise de ton réveil difficile, lui arracha une vive grimace et un grondement des plus douloureux. Dans sa colère, il te jette contre le camion et tu percutes la marche du conteneur en plein estomac, à moitié dedans, ce qui te procure une nouvelle source de souffrance car tu n'étais vraiment pas préparé à encaisser ça. Tu te retrouves en plein choc de cet enchaînement et dans l'impossibilité de réagir sur le coup, ce qui ne t'empêche pas de réaliser la présence de Seth, l'un des trois hommes avec qui tu avais refait surface à la vie, qui est interpellé par la brute.

« Occupes-toi de cette tarée avant qu'elle ne nous fasse tous tuer ! »

C'est le moment que choisirent les deux rôdeurs que Zach avisait, et qui apparaissaient à leur tour de derrière la porte toujours grande ouverte du véhicule à la traque lente mais vraisemblablement assurée des deux individus. Tandis que tu dois te reprendre au plus vite pour reprendre le contrôle de ta situation, le camion se met soudainement à bouger par un coup d'accélérateur subit, te faisant manquer la glissade fatale sur le bitume, te raccrochant par réflexe au sol du conteneur avec tes ongles aussi désagréablement que ce puisse t-être imaginable. Tu es vraiment dans une mauvaise posture et sans l'appui de tes jambes tombant dans le vide pendant que le camion prend de l'allure et s'offre même une belle secousse lorsque l'engin percute les rôdeurs à l'avant, puis roule sur deux ou trois d'entre eux, seulement agrippée par les ongles, tu aurais bien du mal à te redresser et semble plutôt destinée à quitter de nouveau la sécurité du véhicule de la pire des façons ou presque. A moins que Seth ne daigne t'aider une fois remis de sa propre projection au sol, en partie hors du camion.

James : Tu t'approches et viens offrir ton aide à ce fameux Calvin qui reste à moitié dans les vapes, incapable de te répondre sur le moment car il semble peu à peu sombrer. Ce n'est pas le cas de la femme à ses côtés, paniquée ou effondrée, qui s'extirpant de ses larmes te saisit au bras et supplie ton aide pour le sauver. Un moyen d'être davantage motivé ou une source de stress supplémentaire dans un moment et un lieu où ta pratique était sérieusement ardue.

Tu auscultes tout de même Calvin et réalises que tu avais vu juste contre toute attente : une hémorragie capillaire et une plaie en surface qui n'a atteint que peu de profondeur. Un soulagement sans nul doute et pourtant, le choc semble avoir généré d'autres dégâts que tu ne vois pas étant donné qu'il finit par s'évanouir. Tu es prêt à ouvrir ton kit afin de l'aider, la main toujours sur la plaie de son front afin de limiter le saignement quand une chose inattendue se produit. Tu ressens alors comme une... impulsion.
Elle parcourt ton crâne, relançant ta migraine et donne l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique. Ça ne dure qu'une seconde, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne la comprends. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu constates un fait des plus spectaculaires pour l'homme de médecine que tu es. Ce que tu pourrais identifier comme une secousse électrique intense parcourt ta main et entre en contact avec la plaie de ton patient, créant une sorte de connexion entre vous deux l'espace de quelques instants.

Indépendamment de toi, tu restes accroché au front de l'homme et le choc fait littéralement trembler ta main tandis que l'intensité de ce courant augmente et te hérisse les poils, te donnant des fourmilles à travers les muscles et les os. Puis, sans que tu ne l'expliques et avant même que tu n'aies la moindre idée de ce qu'il est en train de se passer, cette connexion se brise et ta main relâche son accroche, te faisant tomber sur les fesses par surprise. Tu peux alors voir quelque chose de véritablement miraculeux : la plaie a disparu. Si le sang ayant coulé est toujours présent et la peau rougit, l'ouverture de sa peau n'est plus et la meurtrissure a pour ainsi dire disparu sans laisser la moindre trace ou cicatrice de son existence il y a quelques secondes encore avérée.

Tu n'as pourtant rien fait d'autre que vouloir aider ton prochain et ce phénomène, si l'on peut le nommer de cette façon, est aussi saugrenu qu'inexplicable. Tu as pourtant la sensation qu'il y a quelque chose de plus, qui te concerne. Comme si... ton instinct qui avait voulu combattre cette plaie de ton patient, avait reçu réponse à son ordre. Tu n'as aucune certitude sur la raison et la manière dont c'est arrivé, mais tu l'as fait. Comment cela est-il survenu ? Pourquoi as-tu l'impression de l'avoir fait ? Voilà une bien étrange situation. Tu n'as pas le temps de faire travailler ta réflexion qu'un démarrage brutal du camion te fait basculer sur le sol, encore. (Voir résolution de Rani)

Eléments scénaristiques:
 

Rani : Prise d'une avalanche de larmes, tu montres ce que tu es : un être humain avant tout. Tu ne te contentes pourtant pas que de cela car plus qu'exprimer tes souhaits, tu supplies James de faire son possible pour soigner Calvin en prenant son bras, ce qui est très honorable et loyal de ta part même si ce cher Calvin est maintenant en trop mauvais état pour le noter ou te répondre, à moitié dans les vapes et faible.

Tu te redresses ensuite pour rejoindre le type à l'avant, sans savoir le plus ironique : qu'il réponde au nom de Ricky. Celui-ci est déjà loin d'être calme et s'efforce de souffler en restant accroché au volant comme un pauvre diable, et tes paroles emballées ne l'aide pas car il semble exploser d'un coup en te répondant sur un ton clairement paniqué presque déjanté tandis que tu peux voir à l'extérieur que deux hommes courent l'un vers l'autre, avant que l'un d'entre eux ne s'arrête, ne tire sur un rôdeur au loin s'étant découvert au niveau du carambolage de voiture, pour ensuite menacer le second homme... tout une histoire. Et c'est sans parler les quelques huit rôdeurs tout près du camion qui se dirigent vers l'homme armé et menaçant, dos à lui, eux-même dos à vous. Qui aurait cru qu'un tel imbroglio en à peine quelques minutes puisse arriver ?

« OUI ! On est son groupe ! Et je sais pas qui t'es au juste mais c'est pas dans cet état qu'on avait envoyé Calvin ! Et bordel mais il fout quoi ? Matthew ! » Hurle t-il presque à l'attention d'un des hommes à l'extérieur sans doute, malgré qu'il ne puisse certainement pas l'entendre. « Oh et puis merde ! »

Déclare soudainement le jeune homme qui appuie à fond sur l'accélérateur du camion qui se met à crisser fortement et le moteur rugissant de plus belle, repartant très vite, aussi surprenant que ce soit de la part d'un engin aussi gros, ce qui manque de te faire tomber si tu ne t'étais pas raccroché à l'arche qui sépare l'arrière de l'avant par réflexe. Ceux derrière ont moins de chance et le camion prend presque son envolée lorsqu'il percute les mangeurs de chair, roulant littéralement sur deux ou trois d'entre eux en explosant une nouvelle tête, ce qui le secoue momentanément.
Il prend toujours plus d'allure, le jeune homme semblant au bord de la crise de nerfs et menace pendant quelques instants d'aller écraser les deux hommes également, avant de se déporter sur la gauche et freiner à proximité des deux hommes en question. Dès lors tu peux voir le carambolage de plus près et constater que c'est pire encore que ça en avait l'air : des dizaines de voitures accidentées, des vitres brisées, de la taule pliée, certains véhicules retournés et des traces de sang sur certaines carrosseries témoignant de la bataille, ou du massacre qui a eu lieu.


+++

Wolf : Pris d'un élan de survie, tu uses de tes jambes pour courir le plus vite possible vers l'inconnu, celui-ci en faisant autant. Tout se passe très vite alors : vous arrivez à peu près au niveau de l'autre, environ à mi-chemin entre le groupe de rôdeurs et le camion d'un côté, le carambolage et les deux autres mangeurs de chair de l'autre, sans rien pour vous couvrir ainsi en plein milieu de la route. Une situation dangereuse et stressante à laquelle l'inconnu n'apporte pas vraiment de réconfort car avant de t'avoir atteint, plaçant une bonne quinzaine de mètres de sécurité, il lève subitement son arme, le canon convaincu et pendant un instant tu jurerais être la cible du coup de feu qu'il tire, avant de réaliser qu'aucune balle ne t'ai touché. Derrière toi, un rôdeur tombait le crâne percé de part en part, ce qui n'eut pas le résultat de faire baisser l'arme de l'homme maintenant bel et bien braquée sur toi.

Il ne faut que quelques instants de plus pour que le camion se mette à démarrer en trombe pneus crissant et moteur rugissant, comme prit d'un coup de stress lui aussi et fonce droit devant vous en envoyant valser la plupart des rôdeurs, secoué lorsqu'il roule littéralement sur deux ou trois d'entre eux en explosant une tête comme une pastèque périmée vue la matière visqueuse et dégoûtante qui en ressort.
« Je ne te le demanderais qu'une fois. Qui es-tu ? » Te lance t-il de sa voix rauque et grave, étrangement calme étant donné la situation excessivement stressante dans laquelle vous vous trouvez, le second rôdeur dans ton dos arrivant à ras des dernières voitures, alors qu'en face, les quelques mangeurs de chair restant poursuivaient leur avancée en tendant les mains avec avidité.

Te voilà face à une situation décisive, celle où un homme te pose une question aussi simple que vague, avec à portée un camion en état de fonctionnement qui se déporte sur ta droite avant d'arriver au niveau de l'homme menaçant pour freiner brutalement non loin de vous, prêt à récupérer qui le voudrait en risquant de partir d'un instant à l'autre.

De ta réponse dépendait peut-être ton avenir, après un réveil incompréhensible, dans un lieu incompréhensible et face à un danger inattendu. Ironique, pour sûr.

+++

Tour XIV

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Jeu 5 Fév - 13:28
Super. J'entame le dialogue avec un mec dans un état mental encore pire que le mien. En tous cas c'est l'impression qu'il me donne, mais il faudra que je demande à quelqu'un d'autre ce qu'il en pense. Ou pas, je suis la seule à lui parler en ce moment. Et puis déjà, il va falloir survivre...
Je prends en tous cas assez mal l'accusation voilée à mon encontre, lorsqu'il dit "on ne l'avait pas envoyé comme ça". Comme si c'était moi qui l'avait tabassé! Mon premier réflexe est de me défendre; de façon si humaine, à savoir en rejetant la culpabilité sur un autre: je m'apprête donc à répondre en incriminant le blondinet, mais même en état de désespoir larvé et de semi-panique, mon bon fond continue de mener la barque, et il n'y a pas la moindre syllabe d'une phrase de ce genre qui sorte de ma bouche: ce n'est pas de sa faute s'il était inconscient au milieu de la route. Enfin, je ne suis pas sûre à cent pourcents, vu son attitude étrange, qu'il ne se soit pas juste étendu sur la chaussée pour se faire écraser ou forcer quelqu'un à s'arrêter pour le dépouiller, mais je ne peux pas accuser quelqu'un ainsi, surtout sur un simple soupçon paranoïaque, après m'être moi-même réveillée au milieu de nul part sans savoir ni pourquoi ni comment! Ce serait franchement hypocrite et de mauvais goût.

C'est donc pendant que je reformule mentalement ma réponse que le chauffeur fou s'emballe subitement et lance son engin sans crier gare. Mes réflexes m'évitent de valdinguer, ce dont je suis très reconnaissante: j'adresse une prière au temple que représente mon corps, pour le remercier de s'être apparemment suffisamment remis de ses turpitudes pour réagir à temps et efficacement. Je n'aurais pas aimé ajouté une culbute à l'arrière d'un camion à la liste de mes douleurs récentes. D'autant que j'aurais pu aussi bien finir sur la chaussée, vu que l'arrière est ouvert pour...

"Hey, mais attendez, il res..."
Reportant mon attention sur la route, j'interromps ma mise en garde en comprenant pourquoi il a fait ça: peut-être pas si fou que je croyais, il n'est pas en train de lâcher ses amis, mais au contraire d'essayer d'aider l'un d'eux, pris à revers par des survivants de la horde. Je ne suis pas certaine que la décision soit la plus raisonnable ceci dit, vu que, comme j'étais en train d'essayer de lui rappeler, les portes arrières sont ouv...

Zut! Les gens à l'arrière! Dont le gentleman qui m'a aidé à porter Calvin et qui était resté exprès au bord pour aider! Je me retourne, soucieuse, afin de vérifier que personne ne soit tombé. À première vue, non, mais leur situation n'est pas fameuse pour autant, et je me précipite donc pour aller aider l'altruiste, ainsi que la femme si je la découvre en me retournant, autrement dit si elle n'est pas encore tombée.
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