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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Nouvelle Chance - 13/12/34
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Wolf Grylls

Anonymous
Invité
Sam 7 Fév - 13:04
Quand l’inconnu lève son arme vers lui, Wolf est pris d’un terrible doute. Il a déjà été accueilli hostilement lors de ces périples, en particulier en Afrique et en Amérique latine, mais il ne s’attendait pas à ça au Texas. L’engourdissement de ce réveil quelque peu mouvementé et son manque de méfiance naturel envers les êtres humains risquaient donc de sonner sa dernière heure… Après tant d’efforts, cela lui paraissait presque grotesque.

* Mieux vaut être bel et bien mort que de devenir une de ces choses. *


Pourtant Wolf était déjà en train de chercher une échappatoire, quelques soit l’issue, il ne pouvait pas se résigner à mourir, pas encore… Aussi, lors du premier coup de feu, il plongea en avant, sachant d’avance que dans son état, et à cette distance, cela était vain, il ne pouvait pas se résoudre à abandonner sans se battre. Lorsqu’il se redressa, heureux d’être indemne, il comprit qu’il n’était pas la cible, et fut soulagé de voir un zombie de moins.
Mais dès qu’il se retourna, il fut face à une arme sous son nez, plus d’interrogations possibles quant à la cible de l’inconnu.

« Je ne te le demanderais qu'une fois. Qui es-tu ? »

Sur le coup, Wolf a une irrésistible envie de rire. Combien de fois il avait rêvé de cette question. Pourtant même au fin fond de l’Amérique latine on arrivait à lui demander des autographes. Le désastre de l’ère media visuelle qui avait envahie vraiment toute la planète... Pas la peine de dire quel calvaire cela représentait d’aller faire des courses sur son ile aux Royaumes Unis. Alors entendre cette question au seul moment où cela l’aurait arrangé qu’on le reconnaisse… il y avait une certaine ironie du destin là-dedans.

« Wolf,  et actuellement, surtout un type qui voudrait se barrer d’ici sans se faire bouffer… »

Sa voix sonnait comme s’il n’avait pas parlé depuis des jours. Wolf a, à peine, fini sa réponse que le fameux camion se déporte sur sa droite avant d'arriver au niveau de l’individu pour freiner brutalement non loin d’eux. Wolf ne put s’empêcher de sourire devant l’audace de son interlocuteur et du chauffeur. Il adorait ça et avait le sentiment que, si ces types ne le tuaient pas, il allait bien s’étendre avec eux. Maintenant, l’heure n’était pas à la réflexion. Il ajouta, alors, en désignant le camion.

« …Et qui ne dirait pas non à des présentations plus complètes mais loin des zombies. »

Si l’homme le lui permit, Wolf sauta dans le camion.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 8 Fév - 13:09
Elle ne comprenait plus vraiment ce qui se passait autour d'elle. Il n'y avait rien d'autre que le froid ambiant et la rudesse du sol contre lequel elle s'était laissée choir qui pouvait seulement lui rappeler qu'elle était en vie. Sa tête bourdonnait comme si elle s'était retrouvé en plein milieu d'un essaim d'abeilles gigantesques, et ses côtes lui faisaient un mal de chien affreux.
Elle s'était recroquevillée sur elle-même en position fœtale. Cela ne lui garantissait aucune protection mais c'était son instinct primaire qui parlait à nouveau et qui cherchait désormais à se replier sur lui-même adoptant l'état le plus proche de la quiétude mémorielle.

Si elle avait pu se fondre dans le décor et disparaitre de la vue de tous, elle l'aurait fait sans hésiter. C'était la résultante affreuse de ce genre de crise qu'elle n'avait pas connu depuis bien longtemps qui lui faisait fuir habituellement tout contact social. On la voyait comme une folle, une sauvage, une furieuse, ou encore une attardée. Ces basses considérations l'avaient toujours touché au plus profond d'elle-même, mais rien n'y faisait, elle ne parvenait pas à rester lucide dans de telle condition. Mais la plupart du temps, ces gens-là ne cherchaient même pas à comprendre avant de condamner.

C'est cet instant que choisis le camion pour prendre de la vitesse brusquement, lui faisant perdre le seul repère qu'elle avait pu acquérir alors, la laissant glisser hors du véhicule. Ses doigts se raccrochèrent à ce qu'ils pouvaient et ses jambes se mirent à racler le sol. Elle n'avait plus la force de lutter activement, de sortir à nouveau du gouffre dans lequel on s'acharnait à vouloir l'expédier, tant psychologiquement que physiquement. Elle serait sans doute le poids mort inutile dans ce groupe qui n'avait pas besoin de déjanté capable de les foutre dans une misère monstrueuse pour quelque odieux contacts qu'elle aurait ressentis.

Elle n'était pas une super-héroine et sa survie ne tenait qu'à une volonté qui s'effritait avec le temps. Chacun avait trouvé sa place, et plus elle y réfléchissait, moins elle y trouvait la sienne. Si personne ne la retenait et ne la ramenait à la réalité, celle qu'elle aurait sans doute encore un rôle à jouer dans l'histoire, alors elle lâcherait prise, accueillant le bitume sans aucune répugnance.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 8 Fév - 17:12
Le geste de la femme à la peau caramel, dont il ne connaissait pas le nom, fut bien une source de stress supplémentaire mais il y avait été habitué, du moins dans son ancienne vie, cherchant à prendre cela comme un coup de boost pour lui qui avait déjà eu tendance à montrer plus d'efficacité sous pression. C'est cette motivation redoublée qui le poussa à acquiescer en signe d'approbation pour cette femme, une façon de la rassurer sur son intention forte et véritable d'aider l'homme.

La suite fut moins certaine. Son diagnostic était bon, ce qui le rassura sur le fait qu'il pouvait l'aider, qu'il n'avait pas encore tout perdu de ce qu'il avait su faire et que l'homme pouvait s'en sortir. Il aurait voulu pouvoir communiquer avec ce Calvin, au moins pour le pousser à garder ses pensées en éveil, ce qui l'aiderait à tenir le coup d'une certaine manière, mais il ne pu compter sur cela en le voyant s'évanouir. Tant pis, il ferait tout de même ce qu'il avait à faire et son kit en sa possession, il l'ouvrit rapidement d'une main en gardant l'autre sur la plaie, pour le peu que cela servait à limiter les saignements.
Aurait il pu le soigner de lui-même ? Nul ne le saura et lui moins encore, car cette impulsion qui eut lieu lui vrilla le crâne si intensément et presque instantanément qu'il perdit tout repaire, toute poigne et toute volonté, emporté dans un torrent qui éteignait durant quelques instants sa conscience, sa main indépendamment de lui restant accrochée par un phénomène inexplicable, que tout individu ouvert d'esprit pourrait être tenté d'associer à la magie. Lorsqu'il reprit conscience après ce dysfonctionnement interne, il était toujours accroché à son patient mais ce qu'il voyait défiait la réalité et l'imagination. Cette connexion, il pouvait la sentir au plus profond de son âme, comme si il percevait chaque cellule, chaque volonté qui se trouvait chez Calvin parmi des milliers d'autres cellules. Un véritable collectif grouillant dans un seul être qui résonnait comme une vague de conviction unie.

Et cette guérison miraculeuse, sous ses yeux, issue de cette connexion, ou de quelque chose d'extérieur encore peut être. Pourtant il pouvait ressentir au fond de lui qu'il n'était pas étranger à cela, c'était à la fois incompréhensible, terrifiant et magnifique. Sa main tremblante, les fourmillements, il ressentait tout dans les moindres détails et face à tout cela il avait l'impression de n'être que spectateur, alors qu'il était en même temps sur la scène, c'était si étrange...
Le démarrage du camion le ramena à la réalité et il trébucha à nouveau, tombant au sol en arrière en se rattrapant de ses mains sans pouvoir protéger son postérieur qui encaissait un nouveau coup. Même ses mains ne l'empêchèrent pas de basculer encore plus pour que son dos rencontre le sol du conteneur et ça lui arracha une grimace énervée, allait il finir par reprendre le contrôle de lui-même ou serait il encore victime de son infortune longtemps ? Il n'avait pas tellement envie de se poser cette question négative et saugrenue pour l'instant, car Calvin était guérit. Par qui, par lui, par autre chose, il ne le savait pas même si il avait des doutes, mais il était soigné.

Sans doute venir à lui pour prendre son pouls, vérifier que tout aille bien et que ce n'est pas une cruelle blague aurait été le plus judicieux, seulement son regard fut attiré par autre chose lorsqu'il s'appuyait sur le coté pour se redresser tant bien que mal, le regard vers l'arrière du camion : Elizabeth. Celle-ci était accrochée au bord et menaçait à tout moment de les quitter pour être violentée par le bitume dénué de compassion tandis que l'engin avait filé comme un diable à toute allure. Il oublia alors instantanément tout le reste, sa douleur, ses blessures, ses incertitudes, envahi par la crainte de voir sa comparse de réveil être abandonnée à de nouvelles tortures. Non, il ne pouvait le permettre.
Tirant à lui toutes les forces qui lui restaient en étant prit d'un vif regain d'adrénaline, il gronda du plus profond de ses entrailles en poussant ses membres à lui obéir sans concession en dépit du mal, et se redressa avant de se lancer d'une impulsion presque désespérée vers l'arrière du camion, plongeant aussi loin qu'il le pouvait les mains vers l'avant après quelques pas à peine avec un seul et unique objectif : la rejoindre et saisir ses mains avant qu'elle ne lâche prise. Plus rien d'autre ne comptait, ni l'impact qu'il subirait contre le sol, ni les blessures potentielles qu'il allait rencontrer à se lancer ainsi comme un fou empathique, ni le risque d'être expulsé du camion dans sa tentative. Quoi qu'il puisse arriver, il ne l'abandonnerait pas, il n'y avait aucun autre choix possible auquel il pouvait avoir droit.

Si il parvenait à rattraper Elizabeth avant qu'elle ne lâche, usant du peu de résistance à ce qu'il pourrait subir et qui lui restait, quitte à en souffrir, il resterait fixé sur elle en l'interpellant dans l'impulsion et en s'efforçant de la ramener à l'intérieur du véhicule.

« Accroches-toi Elizabeth ! »

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 8 Fév - 23:01
Nouvelle Chance - 13/12/34 - Page 4 Crosso10

Temps : Le ciel est dégagé et clair.  
Activité : Le calme a repris sa place au sein du groupe.


Résolution tour XIV


Seth : Tu dois faire face à ta propre sécurité et faire en sorte de ne pas t'écharper sur le bitume alors que le véhicule est lancé à pleine allure, ce qui n'est pas chose facile. Tu es néanmoins retenu de la glissade par Rani, la jeune femme à qui tu avais toi-même porté secours, et qui venait t'aider en retour, te tirant à distance du bord. Tu finis par retrouver une certaine sécurité, James étant intervenu auprès d'Elizabeth avec toute la difficulté que cela impliquait, bien qu'ils aient pu s'éloigner du vide saints et saufs, tout comme vous, au moment où le camion se mettait à freiner sèchement.

James & Elizabeth : Elle était prête à lâcher, ne supportant plus un destin aussi cruel que l'abandon était tout proche. Seth était tout près mais prit par ses propres efforts pour ne pas finir sur le bitume, il n'était pas en position d'aider puisque lui-même aidé par Rani, la nouvelle inconnue. Face à la solitude, les instants défilèrent et les mains d'Elizabeth commencèrent à relâcher la pression, disposée à affronter son sort. Ce fut à cet instant qu'il arriva presque de nulle part, bondissant dans le grondement audible des efforts qu'il déployait et qui semblaient titanesques tandis qu'il revenait lui-même d'épreuves difficiles et de chocs douloureux, James.

Il vint percuter le sol du conteneur en grinçant des dents, le visage rouge par la pression qu'il s'infligeait à lui-même, mais mue d'une nouvelle force de volonté, cela ne l'empêcha pas de saisir les mains d'Elizabeth et de l'interpeller à tenir bon, épuisant son énergie à la tirer aussitôt du vide pour la ramener à l'intérieur du camion en s'appuyant de ses jambes fatiguées.

Tous les deux, vous finissez par vous éloigner du bord de camion et achevez votre périple au sol, James devant accuser un état de fatigue avancé en plus du reste à présent. Néanmoins, vous êtes saufs tous les deux au moment où le camion finit par freiner sèchement.

Rani : Tu te retournes et constate la détresse dans laquelle se trouvait Elizabeth, mais aussi Seth, l'homme qui t'avait aidé et qui était maintenant à deux doigts de glisser hors du camion. Prenant ton courage à deux mains, tu cours vers l'arrière en tanguant sous l'effet d'accélération du véhicule, pourtant que ce soit par chance ou par efficacité, tu évites de tomber toi-même et face à un choix, car tu ne peux aider les deux à la fois, te penches vers Seth pour l'attraper, le hissant loin du vide des portes arrières restées grandes ouvertes.

Un timing efficace car à quelques instants près, le freinage sec du camion vous aurait coûté une embardée sur le bitume ensemble, mais il n'en est rien, vous tombez seulement sur le sol du conteneur, près d'Elizabeth qui a été aidé parallèlement par James et qui a fini par la tirer également hors du vide.


+++

Wolf : Tu répondis à l'homme qui te maintenait en joug quelques instants, peut être trop peu satisfait de tes réponses. Le camion était tout près, il ne restait plus qu'une décision à prendre mais risquant d'être blessé par balle ou tué, cette décision n'était vraisemblablement pas la tienne.

Finalement, tu perçois de nouveau la voix ferme de l'homme dont le visage était voilé par quelques mèches brunes rebelles :

« C'est insuffisant. »

Le coup parti, éclatant d'intensité et de bruit, hors du canon de l'arme, et tu sentis le sifflement de la balle qui... passait à coté de toi, à nouveau, pour exploser littéralement le cerveau du second rôdeur qui s'était avancé au delà des voitures et s'approchait dans ton dos, le bout de métal ressortant par l'arrière de la tête pour percuter une voiture éloignée.

« Mais on s'en contentera, pour l'instant. » Ajouta finalement l'homme avec moins de fermeté, te faisant signe de monter à l'intérieur du véhicule, de sauvetage en l'occurrence, par l'arrière.

En grimpant, tu remarqueras que non loin du bord du conteneur, quatre personnes sont allongées au sol, Elizabeth, James, Rani et Seth. Ceux-ci ne sont pas au sol par plaisir et leurs respirations d'efforts indiquent qu'ils ont eu leurs propres difficultés, comme s'ils avaient fini allongés après une situation de danger.
Au fond à droite du véhicule, près de quelques caisses de marchandises contenant visiblement des conserves et autres nourritures sèches, un homme, Davis. Sans compter le type évanoui sur le bord opposé, Calvin aux cheveux hirsutes et au visage en sueur ainsi que Ricky, le jeune homme dans la cabine avant coté conducteur, qui passe la tête hors de sa cachette, casquette sur le crâne, pour vous voir arriver.

Tu ne connais aucun nom, ni visage de ces huit personnes à bord du camion, mais les trois-quart ont l'air dans un état au moins équivalent au tient.

(Voir descriptions des personnages pour plus de précisions).

+++

Tour XV
Dernier Tour


Tous : Après la tempête mêlant danger et difficultés, le camion s'était de nouveau arrêté pour être rejoint peu après par un homme que certains pourraient reconnaître comme Wolf Grylls, anciennement connu pour avoir reprit les émissions survivalistes de son regretté paternel, et qui visiblement avait tout autant besoin d'aide que les autres à bord du même camion et en l'état, du même bateau comme le disait l'expression.

Il n'était pas le seul à rejoindre l'intérieur, puisqu'un second homme venait tirer une porte après l'autre afin de refermer l'arrière du camion, grimpant finalement à bord à son tour avant de verrouiller la sortie. Certains reconnaîtront le conducteur initial et silencieux du semi-remorque, tandis que d'autres le découvriraient. D'une façon ou d'une autre, il se retrouvera face à ce petit groupe nouvellement formé dans un seul but, celui de survivre, dévoilant enfin son visage.

Un homme d'assez grande taille, 1m88 pour 85 kg de visu, ses cheveux bruns et longs tombant presque sur les épaules. Sa silhouette en elle-même en impose : très musclé et sans fioriture, les muscles secs en font un roc fait pour lutter. Sa peau blanche très loin du pâle ajoute à l'aspect sauvage de son physique, autant que son visage aux traits stricts et à la mâchoire solide. Ses yeux bruns portent un regard perçant et profond qui laisse entrevoir son lourd vécu, croisant le dessus d'un nez à l'aspect de pierre. Une pilosité non entretenue recouvre son visage avec un style très bad-boy et sage. Il n'est pas du genre à prendre soin de son corps et cela se voit, car son physique entier se résume en un terme : survivant.

Et survivant, il l'est, ses vêtements, s'ils lui vont bien et collent avec son look dangereux, sont avant tout fait pour assurer un confort de mouvement tout en offrant les besoins élémentaires. Veste en cuir sans manche et quelque peu ample laissant ses bras à l'air libre, chemise à poches et pantalon en jean détendu, pour achever une paire de rangers noires en bon état et excessivement pratiques pour peu que l'on ai l'habitude et la bonne manière de les porter, à la fois pour leur épaisseur, que leur utilité sur le terrain pour la marche et leur longévité.

Son aspect décrit, il vous fixe un à un, une arme de poing Beretta M-21 toujours dans la main droite.

« Je suis désolé Matthew. Lançait alors le jeune homme, Ricky, à l'avant. J'ai paniqué... et Zach, il est resté en arrière, faut aller l'aider ! »

Sans détacher son regard passant à chacun de vous, il répond d'une intonation grave et rauque.

« Démarres, on ne peut plus rien pour lui. »

« Mais, Zach... »

« Fais ce que je te dis. » Coupa l'homme armé en lui lançant un regard noir.

Il semblait de mauvaise humeur mais restait excessivement calme, de quoi installer un certain malaise de prime abord, tandis qu'il s'adressait à vous par la suite. Parallèlement, Ricky, le jeune homme, faisait silence et s'employait à redémarrer le camion, qui prit peu à peu de la vitesse en poursuivant le contournement du carambolage qui bloquait la route en passant sur la terre sèche très probablement, le camion quelque peu secoué par le terrain inadapté à la conduite.

« Quelque chose me dit que vous êtes revenus à la vie, comme les autres et je ne sais pas qui vous êtes exactement mais en l'état soyons clairs, ce n'est pas ma préoccupation. Je viens de perdre un homme, il n'était pas très ingénieux mais il était utile, et nous avons risqué nos vies pour vous, alors écoutez bien ce que je vais vous dire. »

Il vous pointait sans tendre le bras de son arme pour vous désigner globalement et il paraissait particulièrement confiant avec ce genre d'engin entre les mains qu'il manipulait comme un objet plus "classique", paradoxalement au fait qu'il était beaucoup moins confiant envers les inconnus que vous représentiez, son ton gardant sa fermeté en glissant une intonation menaçante qui anticipait à toute remise en question de votre part.

« Si vous êtes dans le coin à l'origine pour l'appel radio du Codgell Hospital, ne vous précipitez pas trop vite. Leur base sécurisée, leur communauté soudée, la nourriture en quantité... ce n'est sans doute que du vent, mais s'il reste quelque chose là-bas qui soit utile - et il reste sûrement quelque chose là-bas - il y a sans doute une armée de marcheurs qui tourne autour, ce qui veut dire que ni nous ni vous n'êtes en position de vous en emparer. Et si vous n'aviez pas l'intention d'être ici, va falloir faire avec. Vous voulez survivre, vous avez intérêt à nous suivre ou ils vous trouveront et ils vous mettront en pièces, et cette fois je ne parle pas de ces cadavres ambulants. »

Il finit par baisser son arme, ramenant le bras le long du corps en s'étirant les doigts autour de la crosse, restant très distinctement sur le qui-vive vous concernant sans montrer pour autant de l'hostilité.

« A vous de voir, vous tentez votre chance de votre coté, et vous mourrez, ou vous tentez votre chance avec nous, et peut être que vous resterez en vie. Ceux qui veulent sortir peuvent le faire maintenant parce que nous ne nous arrêterons pas, ceux qui restent pourraient commencer par une... présentation. »

Ses derniers mots sonnaient d'une subtile ironie, comme s'il parlait d'un sujet sur lequel il n'était pas très fan, mais il fallait ce qu'il fallait, et parler de présentation au moment où tout le monde sortait d'une situation dangereuse et douloureuse n'était pas plus mal bien qu'allait vite en besogne. Cependant, il n'avait vraisemblablement pas le temps ou l'envie pour les politesses de rencontre. Après tout en moins d'une demi-journée, ils étaient passés de deux ou trois à huit et même si son ultimatum suggérait franchement un choix plutôt que l'autre, c'était toujours mieux que de tomber sur des bandits qui n'en laissaient aucun et pire encore.

Probablement.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 9 Fév - 0:54
Seth avait voulu aller aider Elizabeth mais la cohue du camion, la surprise qu'il avait eu de se retrouver au bord de tomber alors qu'il avait cru se tenir fermement à la structure du camion avait distiller en lui une panique assez vive qui lui avait fait donner tout ce qu'il avait pour revenir dans le camion mais c'était sans compter sans la jeune femme à la peau cuivré qui vint à son secours pour l'aider à regagner un lieu plus sur. Un peu secoué, le souffle court. Il releva ses pupilles brunes sur la jeune femme et lâcha un " Merci " aussi simple que sincère.

Quand il vit Elizabeth toujours en danger elle il s'engueula mentalement de n'avoir pas su être assez près pour l'aider. Sur ses fesses, il se remit à genoux afin d'aller vers elle pour l'aider. Il devait l'aider. Il ne pouvait pas la laisser ainsi. Mais c'était trop tard et heureusement, dans le bon sens du terme. Le barbu était aller la secourir, encore une fois, la sauvant d'une chute on ne peut plus probable vu la posture. L'important c'est qu'elle était sauve. Même si elle paraissait revêche, ce n'était pas une raison pour la laisser sur le bord de l'autoroute, surtout vu les conditions dans lesquelles ils vivaient tous depuis quelques semaines.

Il se laissa retomber sur ses fesses, son visage exprimant un soulagement évident et il sourit un peu en se tournant vers Rani pour la remercier une nouvelle fois mais un nouveau coup de frein se fit sentir le clouant au sol sa tête heurtant avec un grognement de déplaisir. Il regarda débarquer un homme par dessous, à l'envers et se redressa en se tenant la tête. Il ne tarda pas a reculer sur les fesses quand il vit l'expression de l'homme. Dur, sévère. Il ordonna l'abandon d'un des siens avant d'agiter son arme sous leurs nez. Seth se redresse doucement pour ne pas encourir ses foudres. Il écoute son speech, ne comprenant pas tout. Cette histoire de Codgell Hospital lui passait au dessus mais ce qu'il avait bien percuté par contre, c'est que le gars semblait au courant de leur retour à la vie, un peu comme si c'était pas la première fois qu'il voyait ça. Ca ... Ca c'était pas rien.

Son invitation avait plutôt l'air d'être un choix à unique, qui voudrait aller dehors avec ce qu'il y traînait et qui plus est avec le raffut qu'ils avaient fait, tous les zombies du coin. Mi contraint mi volontaire, Seth leva vaguement la main pour faire signe. Il regarda un instant ses camarades avant de se figer. Il ouvrit la bouche pour dire un truc mais regarda à nouveau autour de lui, cherchant dans le camion, quelque chose, quelqu'un probablement.

"Heu ... moi c'est Seth ... réparateur , pompier volontaire ... mais ...Il est ou Jared ?"

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Lun 9 Fév - 14:15
Une petite bouffée de bonheur. C'est ce que je ressens en parvenant, pour la première fois depuis mon réveil, et même depuis la catastrophe à vrai dire, à me rendre utile, vraiment utile. Oh, ce n'est pas un Grand Bonheur, avec majuscule, sauf qu'à l'heure actuelle c'est suffisamment rare pour se contenter de celui que l'on trouve. Bien sûr, l'homme s'en serait probablement sorti tout seul, mais non sans mal, et quoi qu'il arrive, je l'ai aidé, et ça me fait plaisir.

C'est donc avec un vrai sourire, malgré mes yeux encore humides des larmes versées un peu plus tôt, que je lui réponds:
"Ce n'est rien."
J'aimerais bien développer, avoir un échange civilisé, enfin, mais le coup de frein fait exploser la magie du moment, ce petit intermède de paix qui vole en morceau avec l'arrêt brusque du camion. Et celui que je viens d'aider se cogne la tête! Je m'agenouille aussitôt, pour lui demander, avec toute ma sollicitude naturelle et par pur réflexe:
"Hey, ça va?"

Puis deux hommes montent. Je reconnais le présentateur télé parce que Jason aimait l'émission de son père et passait son temps à nous convaincre, moi et... et... Jake? (Pas Ricky? Ma mémoire se brouille, c'était Jake mon amoureux, pas Ricky! Ricky, c'était le trifouillé des câbles qui nous a recueilli!) En tous cas, il clamait qu'il préférait le père au fils, que ce dernier était un m'as-tu-vu. N'empêche, il passait son temps scotché à son émission, c'est qu'elle ne devait pas être si mal.

Mais peu importe, parce que le plus important, c'est... l'autre. Désagréable, avec une aura brutale autour de lui, et un vague air de sociopathe. Oh, les paroles sont presque raisonnables, mais son air farouche ne me plait pas beaucoup. Comment Calvin, ce si gentil monsieur, peut-il faire partie d'un groupe mené par ce... type? Sans aucune compassion apparente, dur et abrupte? En plus, il parle de "s'emparer" d'un lieu présenté comme un sanctuaire, n'est-ce pas une attitude de pillard? Cela me remet en mémoire cette histoire de personnes attachées, mais je ne vois pas de prisonnier, et je n'ose pas attirer son attention et ses foudres, donc j'essaierai d'en parler avec d'autres plus tard, discrètement. Je réponds ainsi aussi calmement que je le peux, après Seth et sa question à laquelle je ne peux répondre, ignorant de qui il parle:
"Moi je m'appelle Rani, Calvin m'a trouvée et m'a sauvée. Je, euh... Je suis bonne bricoleuse."
Son attitude si menaçante, cet air impitoyable, m'oblige à ajouter cette dernière phrase, parce que je ne veux pas qu'on me catalogue dans la case boulet inutile: je dois tout de suite me vendre si je veux pouvoir rester dans le groupe. Même si je ne sais pas encore vraiment si je veux y rester... Prudence est mère de sûreté, et autant avoir le choix au moment de me décider. Pour l'instant, en tous cas, impossible de se séparer d'eux. Il faudra tout de même rester sur mes gardes pour pouvoir m'échapper aux premiers signes louches.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 10 Fév - 17:11
La poignée ferme qui ramena Elizabeth à bord du camion avait eu pour effet de la sortir de sa torpeur. Etrangement, ce contact-là ne l’effraya pas. Quelqu’un qu’elle n’avait pas encore identifié venait de décider à sa place qu’il n’était pas encore temps de jeter l’éponge, que la situation n’était pas au plus propice pour se laisser plonger dans la noirceur et qu’il existant sans doute quelque part, une porte dérobée qui menait à la lueur, celle d’un maigre espoir.

Si elle avait lâché prise et était tombée sur le sol, elle aurait sans doute attendu là au milieu de la cohorte de zombie que les choses se passent  sans y opposer la moindre résistance. Mais une voix lui avait percé les tympans et avait raisonné dans sa tête un millier de fois en l’espace de quelques secondes à peine. Un écho brutal qui la replongeait à nouveau dans le labyrinthe de sa mémoire. S’il la voyait, sans doute éprouverait-il une certaine déception. Elle n’en serait pas à sa première après tout. En dépit de ses diplômes, elle était très mauvaise psychologue, très mauvaise agent, et en ces temps apocalyptiques, très mauvaise survivante.

L’embardée du camion ne lui laissa même pas le temps de reprendre ses esprits correctement. Un coup de frein brusque la malmena de nouveau, la faisant s’écraser contre la caisse de marchandise, et émettre un long grognement de protestation dû à la douleur qui se manifestait à elle. Ses pieds et ses genoux avaient frotté sur le bitume, sa tête avait percuté un crâne, puis une caisse, ses cotes accusés le choc d’un rebord de camion à pleine volée, et enfin son altercation avec le dénommé Zach avait laissé des traces non négligeable sur ses capacités physiques, l’épuisement de l’usage de toute sa force faisant payant maintenant le contrecoup.

Combien de temps cela allait encore durer ? Elle avait l’impression de n’avoir absolument rien maitrisée depuis son réveil et que les situations complexes et dangereuses s’étaient enchainés à une vitesse absolue.
En ouvrant les yeux, elle aperçut James non loin, ainsi que l’un des deux autres hommes qui s’étaient réveillé à ses côtés, et une femme à la peau basanée. Un autre inconnu, et visiblement blessé, puis un second plus loin, complètement dans les choux. Au final, elle n’était pas la seule à être un peu dans la mouise.

Deux personnes grimpèrent dans le conteneur, forçant Elizabeth à se recroqueviller un peu plus dans le coin que formait la caisse avec la paroi du camion. Elle ressentait un profond malaise. La porte se referma, le camion reprit son chemin, abandonnant l’un des hommes à l’extérieur, et finalement, l’un des deux prit la parole, d’un ton percutant et grave, qui se voulait vouloir n’inspirer que la crainte et en imposer sur tous les membres que comptaient désormais les habitants du conteneur.

Elle regrettait presque qu’on ne l’ait pas laissé tomber à l’extérieur. Son regard se porta sur James. Elle était presque sûre que c’était sa voix qui lui avait porté secours, mais que dire ? La situation l'avait dépassé plus vite qu'elle ne l'avait imaginé. Un simple regard suffirait sans doute.
Les autres prirent la parole, mais elle-même n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait dire. Ce qu’elle savait en revanche, c’est qu’elle n’avait pas intérêt à rester silencieuse, à faire la rebelle qui ne voulait pas se plier au conformisme que les premiers avaient lancé : ils acceptaient les conditions puisqu’ils estimaient sans doute que cela était la meilleure solution. Aussi prit-elle la parole avec simplicité. Une voix qui ne percutait pas, mais qui s’entendait tout de même. Elle venait de vivre quelques moments difficiles après tout.

« Elizabeth… juste… Elizabeth. Je n’ai pas de compétences particulières… »

Que dire ? Qu’elle était psychologue qui n’avait obtenu son diplôme que par l’obstination qu’elle mettait à vouloir comprendre ses propres difficultés mentales, et qu’elle n’avait jamais eu de véritable patient ? Qu’elle était un ex-agent du FBI qui n’avait été accepté que par piston, et avait clos son service avant même d’atteindre son but pour la cause même de ses déboires personnels ? Et que pour couronner le tout, le petit spectacle qu’elle avait donné tout à l’heure mettrait à mal l’entièreté de sa crédibilité ? Non, elle préférait ne pas offrir trop de désillusion d’un seul coup.
Après tout, qui pourrait la contredire ? Qui pourrait aller vérifier ? Et surtout, pourquoi une nana simplement banale, ou presque, ne ferait-elle pas partie d’un groupe de survivants ? C’était mieux ainsi. Elle était juste une femme… avec tout son lot de galères que cela impliquait.

Wolf Grylls

Anonymous
Invité
Mar 10 Fév - 21:35
Wolf pensait être en sécurité lorsqu’il grimpa à l’arrière du camion, le visage des personnes à bords ne le conforta pas dans cette opinion. Mines sombres, diverses ecchymoses visibles, états vestimentaires peu engageants.

* Je ne dois pas être plus reluisant à voir. *


Apres avoir adressé un bref salut à l’assemblée, Wolf alla vite se caler contre la paroi du camion, prenant soin de s’assurer une prise en cas de nouvel exploit de leur conducteur. Wolf écouta avec attention les échanges entre son sauveur, Matthew et un jeune homme. Il fut navré d’entendre que le « responsable » de ce petit groupe était bien décidé à abandonner un de ces camarades à un triste sort. Néanmoins, même s’il désapprouvait cette attitude il se garda bien de la formuler à haute voix. Lors de situation de crise et en particulier lorsqu’il s’agissait de la survie d’une équipe dont le moral était déjà émoussé, il était primordial qu’il y ait une autorité claire et non remise en cause.

* Au lieu de faire autant de pirouettes… peut être ignore-t-il qu’il existe une marche arrière sur un camion ? *


Wolf se félicita de s’être assis et bien calé compte tenu des secousses du véhicule. Matthew entama un petit monologue visant, certes a bien posé les choses, mais surtout à assoir son autorité. Néanmoins, il tiqua lors de l’évocation de « revenu à la vie ». Bien que cela lui paraisse impossible, force était de constater que cela pouvait coïncider avec ses souvenirs. L’évocation d’une autre menace que celle des « cadavres ambulants » intrigua Wolf.

Wolf se mit à sourire, ce fameux Matthew n’était pas le meilleur orateur de la planète, mais au moins les choses étaient dites, et il était difficile pour quiconque ici de refuser cette « si généreuse proposition ».

Il écouta les présentations avec intérêts, détaillant chaque interlocuteur avec soin. Il repèrera tout de suite Elizabeth dont le mental semblait déjà ébranlé par les évènements. Avec un peu d’énergie et de coordination, ils pourraient tous se sortir de ce pétrin. Tout n’était qu’une question de mental. Quand il estima que ce fut son tour, il n’hésita pas :

« Je m’appelle Wolf, ancien soldat… par contre, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris qui vous étiez Matthew »

James F. Everett

Anonymous
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Jeu 12 Fév - 21:04
Le choc sur le sol froid du conteneur, les dents se frottant à la grimace qui en suivait, accusant le coup venant amputer une partie de son énergie qui entamait déjà sa réserve, c'était difficile, il fallait bien l'avouer. Se déplacer, marcher, porter de l'équipement n'avait déjà pas été une mince à faire dans son état, sans parler de cet étrange phénomène survenu à peine un peu plus tôt qui lui avait pompé une bonne part de sa force, et il n'était pas étonnant qu'il ne lui reste plus grand chose. Sur le coup, il n'avait pas d'autre pensée que celle d'extirper Elizabeth de son sort et même si ce ne fut pas une promenade de santé, il tint bon, retenant les mains de la femme et s'appuyant sur ses lourdes jambes en exprimant un grondement qui se rapprochait à ce moment plus d'un rugissement, pour lui donner un surplus injecté à lui-même de volonté.

Il parvint finalement à la hisser, et malgré ses efforts qui prenaient toute sa concentration, il ne pu s'empêcher de prendre conscience de l'abandon apparent d'Elizabeth qui ne cherchait pas à se sauver. Sans surprise, il fut attristé, et touché, lui qui ne connaissait que trop bien les méandres de la dépression dont il n'arrivait pas à se débarrasser depuis des années, voir même fléau dans le coeur d'autres, d'une autre, attisait son empathie et le poignardait au coeur. Pourtant, cela lui donna aussi plus de raison que possible pour vouloir l'aider. Porter assistance, soutenir autrui était ironiquement la seule façon qu'il avait trouvé d'être aidé et de s'aider lui-même.
Il arriva finalement à ressentir avec soulagement la disparition de la résistance à sa poigne et à ses forces signifiant qu'elle était remontée, Elizabeth ainsi tirée de son infortune. Ils basculèrent en arrière et le coup de frein brutal in-extremis repoussa la femme contre les caisses tandis que James allait rejoindre le sol dos le premier dans un énième choc, qui eu une bonne fois pour toutes raison de sa persévérance. Il resta affalé au sol et ne pu s'empêcher de relâcher un gemissement rauque, qui était suivi par un soupire, fermant les yeux et s'étalant davantage en déposant ses bras pour profiter de cet instant si court de plénitude en sachant qu'aujourd'hui, il s'était rendu utile et avait peut être sauvé une vie, voir deux bien qu'il ne savait pas trop quoi penser de ce qu'il s'était passé avec Calvin.

Du repos, c'était une véritable délivrance. Il prit conscience qu'il avait besoin et envie de repos, de fermer les yeux non pas pour être simplement soulagé mais aussi pour s'échapper du monde réel et rejoindre le néant du sommeil. Pas de Morphée, pas de rêves, pas de sensation, juste s'éteindre sans plus aucune gêne. A cette dernière pensée il rouvrit les yeux brusquement. Si il retournait au sommeil, se réveillerait il cette fois ? Combien de temps passerait à nouveau et où s'éveillerait il si il ne trépassait pas ? Après avoir prit conscience de son besoin de repos, il prenait également conscience de sa crainte de se rendormir. C'était une sensation particulièrement désagréable : nécessiter le sommeil et se forcer à l'éviter par peur.
Allait il rester ainsi craintif du sommeil ? Ce devait être une véritable torture qu'il ne souhaitait vraiment pas connaître encore une fois, être tiraillé entre besoin et rejet de quelque chose d'aussi fondamental que le sommeil, c'était comme mourir de faim. Il devait se ressaisir, même si c'était dur, même si il voulait arrêter de forcer sur de l'énergie qu'il ne semblait plus posséder, cesser de ressentir l'engourdissement, la douleur et le malaise. S'aidant de ses avants-bras, il se redressa sur ses coudes et se massa les tempes de sa main libre, avant de regarder autour de lui. Pendant son isolement mental, Rani s'était effondrée tout près avec Seth, qu'elle avait sauvé, chose qui anima la reconnaissance de James pour cette femme qui avait fait preuve d'une humanité sincèrement exemplaire en quelques minutes à peine et d'une sollicitude sans bornes. C'était plaisant de savoir que ces personnes qu'il rencontrait pouvaient compter des individus fréquentables, et si une petite voix lui disait de rester méfiant, que cela pourrait n'être qu'une comédie, il refusait de l'écouter. Il avait trop peu vu de personnes aussi attentionnées pour ne pas s'y laisser prendre en découvrant l'une d'elles. Au diable les risques, les faits parlaient d'eux-même.

Cela n'avait pas été le seul événement, car un inconnu avait rejoint le camion, puis un second qu'il reconnaissait pour l'avoir aperçu de dos. Son visage et sa voix se dévoilaient, et après avoir refermé le camion, il mit les choses au clair. Se rappelant d'Elizabeth avec qui il avait lutté contre la fatalité un peu plus tôt, il se rabattit tant bien que mal sur le coté pour aller la rechercher du regard et fut doublement soulagé de voir que ça allait, au moins sur le principe pour le moment. Chaque chose en son temps pensa t-il, c'est pourquoi il se contenta de lui adresser un sourire simple mais satisfait en quelque sorte, qu'elle y voit une manière de lui montrer son soutien, l'agréable appréciation de l'avoir aidée ou juste de la compassion, peu importait, il avait juste envie d'un sourire pour marquer la fin présumée des souffrances et du danger, d'aujourd'hui.
Il ne dit pas mot au discours de l'homme dénommé Matthew après avoir ramené son regard vers lui et l'autre inconnu qu'il ne reconnaissait pas, n'ayant rien à contester ou à redire, de toute façon, aucune réponse n'aurait été intelligente en ce moment et dans leur situation. Au moins n'était il pas hostile, seulement méfiant et sec, mais prêt à les aider si il croyait ses paroles, c'était mieux que rien. Il suivit les échanges et lorsque ce fut son tour, naturellement puisqu'il était le dernier à parler, il prit une inspiration et se redressa assis assez difficilement en regardant le sol pour éviter un regard gênant avec les autres.

« Jared a prit son équipement, et il est parti sans se retourner. »

Gardant les mains au sol pour se redresser un peu plus et être pleinement installé sur son postérieur, il vint se masser un poignet de l'autre main et leva des yeux au regard calme et sans trop d'expression vers leur hôte désigné.

« James, médecin-chirurgien. Enfin... j'étais médecin-chirurgien, avant, je crois... je ne sais plus trop ce que je suis maintenant. Il marqua un temps durant lequel il réfléchit à ce qu'il venait de dire sans avoir plus de réponse pour lui-même et reprit. Je comprends ce que vous avez fait, merci et navré, pour votre homme. J'ai cru par contre comprendre que vous parliez d'autre chose que de ces... choses dehors. De qui s'agit-il ? »

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 13 Fév - 22:40
Nouvelle Chance - 13/12/34 - Page 4 Crosso10

Temps : Le ciel est dégagé et clair.  
Activité : Le calme a repris sa place au sein du groupe.


Résolution tour XV

Le flegmatisme, rythmé par le moteur ronronnant du semi-remorque qui s'était hissé à nouveau sur la route afin de prendre de la vitesse, puis de se stabiliser sur un rythme de croisière. Le danger et le risque avaient laissé place à la sécurité, celle d'une boite, ou plutôt d'un conteneur qui protégeait les êtres humains qui s'y trouvaient des griffes du monde extérieur, vil et cruel.

Matthew Jefferson, votre hôte faute d'un autre, avait établi la situation et patientait maintenant vos réponses qui ne tarderaient pas, à votre façon. L'homme nommé Calvin toujours inconscient mais sain et sauf, allongé contre une paroi et le jeune homme, Ricky Jefferson, demeurait au volant et s'intéressait à la route en jetant des regards de temps à autre dans le rétroviseur sans oser ajouter moindre mot.

C'est Seth, le réparateur, qui prit la parole le premier, se présentant avant de poser une question fatidique à laquelle peu d'entre eux pouvaient répondre, et surtout, peu d'entre eux comprenaient. Matthew ne dit rien car lui-même ne savait pas en réalité ce qu'il était advenu de lui. Il n'y avait pas besoin d'épiloguer sur la question car Rani, la bricoleuse, se présentait à son tour en précisant le sauvetage de ce pauvre Calvin. Durant ce laps de temps, votre hôte demeura silencieux et vous scrutait des yeux, s'intéressant particulièrement aux deux premiers à avoir prit la parole, puis ce fut Elizabeth, suivie de Wolf, le soldat, qui se présentaient, ce dernier interpellant Matthew sur son identité. Là encore il ne dit rien, laissant passer un temps qui permit à James, le médecin, d'enquiller en dépit de ses incertitudes, répondant au terme à Seth sur sa question dont il avait en réalité seul la réponse et notant les paroles précédentes de Matthew à propos d'autre chose que des rôdeurs.

L'homme aux yeux sombres encore debout contrairement à tous les autres, prit une inspiration et ne manqua pas de capter le regard de Ricky à l'avant, qui s'était attardé sur le rétroviseur et prenait conscience au bout de quelques instants d'avoir été repéré, revenant prestement à la route.

« Vous avez l'air perdus, comme nous le sommes. C'est une bonne chose, nous allons pouvoir nous entendre, au moins pour le moment. » Répondit en définitive Matthew.

Il prit le pas et s'avança vers l'avant du camion en passant entre Rani et James, prêtant regard aux deux avec plus d'attention qu'il n'était nécessaire des fois que l'un d'eux avait un mauvais geste, avant de s'arrêter à proximité de l'arche qui faisait lien entre l'avant et le conteneur à l'arrière, tournant les talons pour revenir vers eux. Il mit un temps d'arrêt en jetant un nouveau regard à la plèbe avant de lancer à Elizabeth son arme de poing qui tomba dans un cliniquement métallique à ses pieds.

« Je m'appelle Matthew Jefferson. Reprit il. Au volant c'est mon frère, Ricky, nous venons du nord, nord-ouest plus précisément et nous sommes des survivants, comme vous, même si nous ne nous sommes pas réveillé au milieu de nul part plusieurs mois après une infection, contrairement à vous. C'est ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ? Bien sûr que c'est ce qu'il s'est passé, vous ne seriez pas ici sinon, personne ne viendrait à Snyder sans avoir une bonne raison... ou par choix.
Je ne sais pas ce qu'il vous est arrivé, ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes le 13 Décembre 2034, que nous sommes tout près de Snyder et qu'il y a là-bas des légions entières de rôdeurs, mais aussi quelque chose, quelque chose d'autre que nous n'avons pas encore découvert : le Codgell Hospital. En plusieurs mois nous n'avons pas croisé de campement solide jusqu'à cet appel radio qui le prétendait, c'est pour ça que nous sommes là, quand bien même j'ai du mal à y croire, nous n'avons pas de meilleur idée que celle d'essayer de découvrir si ces promesses de lieu protégé, de communauté et de ressources sont réelles. »


Il marquait un court temps, dans le but de vous laisser digérer la nouvelle, qui sous-entendait ni plus ni moins que cela faisait au moins quatre mois pour certains, plus pour d'autres, que la mort les avaient prétendument emporté d'une façon ou d'une autre. Il ne tardait pas à reprendre, ne souhaitant pas vous laisser le temps de trop réfléchir et accumuler de nouvelles questions, s'employant à répondre aux premières. Son ton se durcissait à nouveau, sérieux, alarmant, cherchant à insérer ses paroles dans votre esprit en insistant d'un oeil perçant et sans trace de la moindre ironie, ayant à tout croire pleine connaissance des sujets qu'il aborde.

« Vous n'êtes pas les premiers revenants vivants que nous croisons, nous en avons déjà rencontré plusieurs et de ce que nous savons l'un d'entre eux est peut être en vie, ou elle plus précisément. Cet homme, il désigna Calvin, faisait parti de notre groupe et il s'en était séparé pour être avec elle, pour la protéger au sein d'une ferme pas très loin d'ici, parce qu'il y a autre chose que des rôdeurs en ville, il y a d'autres survivants, mais ils ne sont pas comme vous et moi. Des bandits, des pillards... ils sont organisés, très bien armés et nombreux, disséminés dans toute la région au sein de campements fortifiés et ils capturent tous ceux qu'ils trouvent pour le compte de quelqu'un que l'on appelle le Marchand.
On ne sait pas pourquoi ou pour qui il traque les rescapés, peut être pour son propre plaisir, mais ce que l'on sait c'est qu'il est cruel et qu'il n'y a pas que des petites frappes dans ses rangs. Il y a parmi eux des tueurs professionnels, des chasseurs spécialisés et par un moyen ou un autre, ils finissent toujours par vous tomber dessus. Ils peuvent vous tuer, mais ce n'est pas ce qu'ils recherchent et mourir c'est dans le meilleur des cas, esclavagisme, viol, tortures, soumission, entre autres... ils ont des méthodes que vous ne voulez pas connaître. Nous ne vous connaissons pas, vous ne nous connaissez pas, vous ne vous connaissez sans doute pas et vous comme nous, nous ne savons pas si nous pouvons nous faire confiance les uns les autres. »


Il parcourait du regard chacun de vos visages qu'il détaillait jusqu'au moindre trait, ayant fait quelques gestes discrets de la main pour appuyer ses mots et ne relâchant pas la pression de ses paroles accablantes.

« Pourtant, il se peut que cette option soit meilleure qu'une autre, et la preuve, c'est que nous ne nous sommes pas tiré dessus et que dans l'inconnu, il semblerait que vous ayez à coeur d'aider, au moins pour certains. De toute manière, seul vous n'avez aucune chance, c'est peine perdu sur ces terres et c'est pire ailleurs, la plupart des autres villes dans les alentours n'ont plus grand chose à offrir aux dernières nouvelles et c'est aussi dangereux qu'ici, les passages vers les frontières seraient investis de tous les cotés.
Nous avons un campement à proximité de Snyder, il est récent et sommaire mais il est bien situé et la position serait assez facile à défendre avec un groupe. Vous l'avez sans doute remarqué mais nous n'avons pas beaucoup de temps, nos petites escapades séparées ont probablement attiré l'attention des bandits du coin et nous avons tous besoin de repos au plus tôt. Toutes ces informations peuvent vous mettre un coup mais nous aurons deux ou trois choses à mettre au point une fois au campement. On verra ça plus tard. »


Il marqua un nouveau temps et tourna la tête pour vérifier la route, puis acheva son discours en ramenant son attention au groupe d'un visage grave.

« Bon retour en enfer. »


Fin
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