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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, C, 1] Deux femmes pour un lit - 14/12/34
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 1 Fév - 17:46
Interprété par Gale Munroe, Samuel Freeman, Wolf Grylls & Melina Adams.


Vous la sentez, la morsure du silence, implacable et douce à la fois, diffusant un sentiment associé de sécurité et pourtant, de vide. Le silence est à sa façon le sauveur de l'humanité, car devant la cruauté des hommes et du progrès, il apaise en douceur les folles passions et laisse place à la réflexion. Mais quelle réflexion avoir quand on revient de la mort, si tant est qu'il s'agisse bien d'un retour à la vie et non d'une nouvelle illusion moqueuse. Henri-Frédéric Amiel a dit dans son journal intime que le silence était effrayant comme le calme de l'océan qui laisse plonger le regard dans ses abîmes insondables, pourtant, William Shakespeare avait affirmé au contraire que le silence était l'interprète le plus éloquent de la joie.
Deux visions opposées pour une seule idée, mais pouvait-on attribuer plus de crédit à l'une qu'à l'autre, y avait-il un mensonge et une vérité entre ces deux témoignages, ou n'était-ce là que la rencontre du pessimisme et de la bien-pensance à une époque où tout cela n'avait plus d'importance. À ces incertitudes il n'y avait aucune réponse, rien de plus que ce que chaque esprit en tirait, en identifiait et s'appropriait, puisque face à la vie comme à la mort, nous étions tous similaires et malgré tout si différents à la fois.

C'est pourquoi cette idée n'y échappait pas, le silence.

Vous vous réveillez, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes en vie. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufié par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Vos yeux embrumés se posaient l'une comme l'autre sur la forme d'un visage, relié à une silhouette. Ce visage, différent selon votre perception, marquera pour l'une comme pour l'autre l'inconnue, et l'incertain. À mesure que la brume se dissipe, vous constatez ce décor : un lit, où vous étiez toutes les deux allongées sur le flanc, l'une vers l'autre. Deux femmes pour un lit, deux esprits perdus et deux crânes douloureux, comme après une soirée en commun trop arrosée et une nuit fougueuse en compagnie de l'autre. Vos souvenirs mettent un temps qui semble interminable à refaire surface, autant que votre capacité à comprendre pour retrouver sa configuration correcte. Ce lit, au-delà du rôle de marquer votre proximité, était en piteux état et vraisemblablement abandonné tant la saleté et la poussière s'y étaient accumulés, parcouru des plumes de vos oreillers éventrés pour d'obscures raisons, ce qui n'en faisait pas le lieu idéal pour un sommeil confortable. Autour de vous, une chambre, à tout croire une chambre d'hôtel par son aspect individuelle et neutre, ses murs recouverts de papier peint blanc aux courbes ondulées déchirés et nappés de fines giclées bordeaux par endroits, souvenir du carnage qui y a eu lieu.
Et pour cause, si la fenêtre donnant sur l'extérieur du bâtiment, à votre gauche, avait sa vitre à peu près intacte en faisant abstraction de l'impact sur le carreau, déployant une vaste fissure, le volet avait été sans aucun doute arraché. Face à vous, l'emplacement du mur sur lequel avait dû être fixé la télé avait laissé place aux traces noires épaisses symbolisant une explosion à bout portant. Sur la droite, une porte près du lit devait donner accès à la salle de bain, mais son travail avait perdu de son efficacité depuis que la moitié basse avait été arrachée. À en croire la façon chaotique dont cela avait été fait, ce qui avait arraché cette porte s'y était pris de manière extrêmement violente, peut-être une arme, ou pire encore, ce qui laissait vue sur le carrelage fissuré par endroits.

Toujours sur la droite, au fond, l'accès à un très petit couloir donnait certainement sur la porte d'entrée, par miracle seule rescapée du carnage car sa structure blindée était intacte et celle-ci gardée fermée. Une chance, sachant ce qui se trouvait de l'autre côté. Vous n'en aviez pas conscience encore, tandis que vous reprenez tout juste conscience, mais l'hôtel dans lequel vous étiez, comme le reste du quartier, a été le théâtre d'une véritable guerre, ravagé aux quatre coins sur ces trois étages. La vie y avait été éteinte, remplacée par la mort en mouvement, une bonne vingtaine de rôdeurs, peut-être plus, vadrouillant dans la grand bâtiment sur tous les étages, certains coincés dans des chambres, d'autre errant dans les couloirs, dont celui-ci se trouvant au-delà de la porte de votre chambre où un mangeur de chair allait et venait, avec une infinie lenteur, sans but.   

Si votre premier réflexe est de regarder vos blessures, vous aurez le constat qu'elles ont, à votre grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de chacune de vous, aligné et nettoyé. Ainsi vous voilà vivant, votre peau aussi propre que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparu si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.

Éléments scénaristiques:
 

Gale Munroe

Anonymous
Invité
Dim 1 Fév - 22:52
Comme dans un spectacle de marionnettes, les silhouettes fantomatiques commencèrent lentement à disparaître derrière un rideau de ténèbres. Brusquement Gale sentit le sol se dérober sous ses pas, et une sensation vertigineuse de basculer dans un vide sans fond. Tel un vulgaire papillon se froissant les ailes dans une tornade, rarement, elle n'avait jamais éprouvé auparavant une telle sensation d'impuissance! Elle n'était plus libre de ses actes, comme si le despotique cauchemar, tirait lui-même ficelles de sa destinée, sans qu'elle ne puisse s'en dérober. Tout tournoyait autours d'elle, une violente sensation de nausée au bord des lèvres, tandis qu'elle perdait tous ses repères. Où était le haut? Le bas? Etait-ce donc cela que l'on éprouvait à l'heure de sa mort? Une longue et terrifiante chute dans l'inconnu. Gale voulut lâcher une longue complainte, mais son cri s'étrangla lamentablement dans sa gorge. Dès lors, une panique sans nom finit par la submerger alors qu'elle comprenait que l'heure probable de son jugement dernier était venue. A tout instant, elle s'attendait à voir surgir les flammes de l'enfer venir lui lécher les chevilles; Flammes qui viendraient la tourmenter et lui infliger la digne sanction d'une vie entière tournée vers le vice et la débauche. Mais était-ce vraiment sa descente aux Enfers ou une simple vision cauchemardesque? Gale était en passe d'obtenir une réponse quand l'obscurité se troubla pour se métamorphoser subitement en un étrange ballet de couleurs. Un à un ses sens disparus lui revenaient, l'éloignant peu à peu de cette expérience au-delà du réel. Gale ressentit une migraine tout bonnement insupportable, comme si un diable lui écorchait les tempes pour s'extirper de son crâne. Elle poussa alors un léger gémissement de douleur, avant que ses paupières ne se soulèvent lentement. Elle oublia alors bien vite sa douleur pour se concentrer sur une question primordiale : Où se trouvait-elle?

Complètement désorientée, ses souvenirs s'entremêlant les uns aux autres dans la toile inextricable de son amnésie; Gale n'arrivait pas à reprendre momentanément le cours de sa pensée. Comme après un long coma, ce ne sont que les plus anciens souvenirs d'une vie volée qui lui revinrent en tête. Elle se remémora cette journée de son enfance passée avec sa sœur près du lac naturel de Hamilton; ainsi que cette énorme glace au citron que l'on lui avait offerte pour la fête de l'indépendance et qui s'était malencontreusement retrouvée au sol du fait de sa maladresse. La vision encore troublée par sa perte de conscience, Gale n'arriva pas à distinguer clairement la silhouette qui se matérialisait face à elle. Un long frisson glacé vint parcourir l'échine de la trentenaire, au moment où le souffle léger d'une respiration vint lui caresser le visage. Gale se raidit alors qu'elle se découvrait allongée dans un lit, son bras venant enlacer en une accolade intime le  corps d'une jeune femme. Cette dernière d'origine asiatique était plutôt mignonne, et semblait dormir du même sommeil de plomb que celui dont elle venait d'émerger, il y a de cela quelques secondes. Que faisait-elle en pareille posture? Avait-elle eu une relation intime avec cette jeune femme? Sans même bouger d'un pouce, de peur de réveiller la mystérieuse occupante du lit, Gale chercha rapidement des indices autours d'elle qui puissent justifier une telle promiscuité. Premier élément en défaveur d'une éventuelle liaison avec la jeune inconnue, Gale se trouvait encore toute habillée. Son débardeur empestait, comme s'il n'avait pas été lavé depuis des siècles, mais il avait le mérite de dissimuler ses formes généreuses. La seconde venait de l'état de dégradation générale même de la chambre; A l'instar de ses vêtements, le lit était dans un état pitoyable, totalement défait, comme déchiré par une meute de loups enragés! Les couvertures se voyaient recouvertes d'une importante pellicule de poussière, signe du passage du temps. Les lieux n'avaient rien d'hospitalier, bien au contraire, elle portait encore les affreux stigmates d'une bataille aussi ancienne que sanglante. Malgré le silence qui imprégnait désormais les lieux, Gale pouvait encore ressentir toute l'horreur et les vestiges du chaos qui s'étaient abattus sur cette chambre abominable : Les murs jadis d'un blanc immaculé se voyaient entachés d'éclaboussures rougeâtres qui ne laissaient planer guère de doute sur leurs origines ensanglantées, au même titre que les impacts de balles et d'explosions que l'on pouvait deviner en plusieurs endroits. Il émanait de cette chambre des relents de mort...  

Lentement les souvenirs de Gale rattrapèrent le cours de sa mémoire. Des images d'un accident de voiture, et d'un rodeur se jetant sur elle depuis l'arrière du véhicule. Machinalement, elle porta les yeux sur son épaule, mais celle-ci ne portait plus la moindre trace de blessure, ni même une cicatrice. Cela n'était donc qu'un rêve? Certainement pas, au contraire tout cela était bien réel. C'est la situation dans laquelle elle se retrouvait actuellement plongée qui lui paraissait moins crédible. Gale braqua son regard froid sur la jeune femme étendue à ses côtés. Si une personne était capable de lui offrir des réponses c'était bien elle. Mais était-ce une alliée ou au contraire une ennemie? Gale avait appris à se méfier des humains bien plus que les rôdeurs eux-mêmes. Dans sa ville natale de Hillsboro, après l'avènement du chaos, les pires exactions avaient été commises par des pillards bien humains. Gale avait entendu les cris d'enfants agonisants, et les rires gras de leurs bourreaux. En période de chaos généralisé, l'adage qui voulait que "L'homme était un loup pour l'homme", se vérifiait encore plus grandement; C'est pourquoi, il valait mieux prendre certaines précautions avec cette jeune femme aux allures de belle au bois au dormant. Malheureusement pour la jeune asiatique assoupie, ce n'est pas un prince qui s'apprêtait à la réveiller, mais au contraire une femme bien décidée à assurer sa propre sécurité avant de penser au bien-être d'une sombre inconnue. L'éclat métallique d'un objet au chevet de sa voisine endormie, attira l'attention de la Texane. Il s'agissait belle et bien d'une arme, et d'un couteau de chasse à la lame d'une longueur impressionnante. L'esprit paranoïaque de Gale s'enflamma, alors qu'elle se relevait tout doucement pour libérer son bras droit. Jetant à tour de rôle un regard nerveux sur l'arme blanche et sur le sommeil de sa cible endormie; Gale tendit sa main par-dessus le corps de cette dernière. Peut-être n'était-ce qu'une impression? Un mouvement imperceptible? Mais il lui sembla que la jeune femme était sur le point de se réveiller subitement. Immédiatement, elle n'hésita pas une seconde pour se jeter sur l'arme, et pour la plaquer sur la gorge de la jeune inconnue. Un éclat de folie intense, étincela dans le regard de Gale alors qu'elle immobilisait à califourchon sa proie qui venait tout juste d'émerger de son sommeil. D'une voix aussi froide que posée, elle finit par exiger une réponse.

"Du calme, petite garce! Ne bouge pas d'un cil, ou je te jure que je te tranche la gorge sans l'ombre d'une hésitation! Tu vas gentiment tout m'expliquer et me dire qui tu es! Ce que tu veux? Et dans quel endroit sommes-nous? Si tu es mignonnes et que tu réponds à mes questions; alors je te jure que je te relâcherai, et que l'on pourra discuter comme deux bonnes copines à une « pyjama partie ». Est-ce que tu m'as bien comprise, ou je dois me montrer encore plus explicite? "

Pourtant une pulsion malsaine poussa Gale à resserrer encore davantage la lame du couteau de chasse contre la gorge de la jolie jeune femme. Une sensation de pouvoir, qui lui octroyait le droit de vie ou de mort sur sa victime, venait enivrer ses sens comme jamais. Rien n'était meilleur que cela, et dire qu'il lui aura fallu attendre les tumultes de l'apocalypse pour découvrir concrètement cette satisfaction intense...

Melina Adams

Anonymous
Invité
Lun 2 Fév - 7:44
Melina fut prise d'une peur extrême quand elle vit cette tête sans visage. Son corps, un gouffre de peur et de douleur, refusa de lui obéir quand elle voulut se lever et courir à toutes jambes. Une voix d'homme se fit entendre, inaudible, distordue, effrayante, trop près d'elle, comme entrain de violer ses tympans. La voix se muta en 2 autres, Melina ne put déterminer ce qu'elles disaient non plus, ni comment elles sonnaient, trop confuse.

Le silence s'installa alors. Melina essaya de se lever, n'y arriva évidemment pas. Une pression sur sa poitrine s'installa soudainement, comme si quelqu'un venait de s'asseoir sur elle, sauf que personne n'était autour d'elle, seulement la nuit, seulement les ombres. Une voix féminine s'éleva, récitant un texte n'ayant aucun sens. Un froid intense s'abattit sur Melina, s'insinuant dans son cœur, la glaçant comme un iceberg.

La jeune femme se mit à pleurer, la douleur, la peur, le froid, la pression, l'incompréhension, menaçant de l'engloutir. Melina ferma les yeux, pleurant, contractant son corps, tentant de faire bouger au moins un muscle, juste un, juste un seul...Puis...Une voix de femme, douce comme le miel lui réchauffa le cœur, fessant fondre la glace, la rassurant. Melina essaya d'appeler à l'aide ; encore une fois, son corps l'ignora, ne bougeant pas d'un pouce. Seule sa tête lui obéit enfin, lui permettant de voir une personne debout, entrain de la regarder.

Son père était devant elle, son fusil à pompe entre ses mains, la gueule de l'arme pointée directement sur la tête de Melina. Il la regarda, de ses yeux morts de zombie, avec les expressions faciales d'une baleine morte depuis 15 jours sur la plage. La peau de son visage s'affaissant, sa paupière gauche cachant son œil. Du sang séché formait une croute rouge sur tout le bas du visage du zombie, sa langue de cessant de faire des va-et-vient à chaque coin du gouffre puant qu'était sa bouche. Son flanc droit était percé d'un énorme trou, probablement causé par une arme de haut calibre. Melina pouvait voir une partie de son estomac pendouiller, emmenant un son écœurant quand il frotta contre l'une des côtes cassées. Ayant perdu de son élasticité, la cote bien pointue perça l'organe, un jus noir et puant en sortant. L'homme chargea le fusil, pris une pose de quelques secondes puis fit feu, faisant exploser en milles parcelles de cerveau, os et cheveux la tête de Melina.

La jeune femme se réveilla brutalement, la sensation d'avoir le crâne coincé entre deux étaux. Ses paupières clignèrent paresseusement, la vision floue, le regard, agar. Melina sentit son corps bouger sans qu'elle ne fasse le moindre mouvement et se dit, confuse, que cela n'était pas vraiment normal. Ses yeux essayèrent de s'ajuster, sans succès, pour finalement scruter ce qu'il y avait au plafond. Des giclées de rouge – fort probablement de sang – décoraient le plafond dont la peinture pelait, laissant des morceaux de sa peau artificielle tomber sur le sol de la chambre. La jeune femme sentit une pression sur sa poitrine, comme dans son rêve, son cœur semblant se faire écraser dans une main de fer. Le regard de Melina se posa – enfin – sur la femme qui était assise sur elle. La jeune femme ne réalisa pas la situation jusqu’à ce qu'elle sentit le contacte glacial du métal contre la peau de sa fine gorge.

*Mais qu'est-ce que...? C'est qui celle-là? Mais qu'est-ce que je fiche ici?*

La brume qui recouvrait son esprit ce dissipa alors que l'inconnue se mit à parler.

" Du calme, petite garce ! "

*Petite garce !? Oooh ça s'annonce mal pour elle...*

" Ne bouge pas d'un cil, ou je te jure que je te tranche la gorge sans l'ombre d'une hésitation ! Tu vas gentiment tout m'expliquer et me dire qui tu es! Ce que tu veux? Et dans quel endroit sommes-nous? Si tu es mignonnes et que tu réponds à mes questions; alors je te jure que je te relâcherai, et que l'on pourra discuter comme deux bonnes copines à une « pyjama partie ». Est-ce que tu m'as bien comprise, ou je dois me montrer encore plus explicite? "

Melina la laissa parler comme une gentille petite fille, ne bronchant même pas quand la femme appuya un peu plus la lame contre sa gorge. Elle braqua son regard asymétrique directement dans celui de la GI Jane et lui transmit un mélange d'incrédulité et de sarcasme puis finalement dire :

" Non mais tu déconnes là ? "

Sur les lèvres de Melina, un sourire sarcastique fit son apparition, accompagné d'un souffle court que tout le monde fait en situation d'incrédulité. Les poings de Melina formèrent deux boules d'énergie, prêts à être déchargés dans la gueule de cette femme complètement incohérente. La jeune thaïlandaise regarda un peu autour d'elle sans trop bouger, pour ne pas courroucer encore plus la brunette si bien installée par-dessus elle. La jeune femme laissa son regard se planter tel des poignards dans celui de la bimbo puis dit :

" Non mais sérieusement là, SERIEUSEMENT... " Une pointe de colère s'infiltra dans la voix de Melina sur ce dernier mot. " Tu crois vraiment que je me serais endormie dans une chambre miteuse, avec une fille que je connais même pas à côté de moi sans l'avoir attachée ? Et tu crois VRAIMENT que je me serais risquée à dormir tout court!? Tu te crois ou, dans un porno lesbos bon marché!!?? "

La colère avait enflée avec chaque mot qui sorti de la bouche de Melina. Ses yeux étaient à présent deux mitraillettes, essayant de faire exploser la tête de cette femme, sans succès, évidemment. Pour qui se prenait-elle? Sonia Blade? T-X? La respiration de Melina était bruyante, brusque, enragée.

" Pense-y un peu quand même! POURQUOI je serais dans ce merdier avec TOI, QUE JE CONNAIS PAS? " Continua-t-elle de plus belle.

Melina laissa échapper un grognement de rage, contrainte à gigoter entre les cuisses de la bimbo aux cheveux bruns. En prenant une inspiration, elle termina en disant :

" Bon, maintenant tu bouges tes fesses de sur moi et on va coopérer dans ce foutoir! Je te laisse 10 secondes pour dégager de sur moi ou je réponds plus de mes actes-là!! Tu commences à peser une tonne ma grande!! Un!!... "

La jeune femme se prépara mentalement et physiquement pour le danger imminent en contractant les abdos ainsi que les muscles de son bras droit…on ne sait jamais ce que pourrait tenter cette femme…

Gale Munroe

Anonymous
Invité
Mar 3 Fév - 11:16
La main de Gale se crispa sur le manche du couteau de chasse, tandis qu'une pulsion meurtrière la poussait à délivrer une caresse métallique de part en part de la gorge de sa malheureusement captive. Dans cet instant de pure folie, où elle pouvait à la fois trancher la gorge à ses peurs les plus paranoïaques, et satisfaire un désir insatiable d'omnipotence; Sa raison s'éloignait pour ne laisser que parler une passion sanguinaire. Gale savait qu'une simple et légère pression de sa lame pouvait la libérer de cette charge trop importante, de l'ordre de l'émotionnel et de l'obsessionnel. Il est vrai qu'en tuant cette inconnue, elle devrait affronter de nouveau les dangers d'une existence solitaire; Mais d'un autre coté, elle se débarrasserait également d'une menace nuisible qui pouvait lui asséner un coup de poignard dans le dos. Cette jeune femme avait beau être aussi fluette qu'un moineau qui ne mange pas, cela n'empêchait pas qu'elle puisse s'avérer fourbe et dangereuse. Même si Gale avait l'impression de ne pouvoir faire qu'une bouchée de ce petit brin de femme, les apparences sont souvent trompeuses. Une cascade de sang, et le problème était réglé! Pourquoi se soustraire à un plaisir si intense que celui de sentir les derniers soubresauts d'un être agonisant sous soi? Gale se sentait parfois aussi terrifiée que fascinée par les nombreuses pensées déviantes qui contaminaient sa raison. L'apocalypse autorisait le passage à l'acte, alors pourquoi s'en priver? Elle rechercha alors dans le regard de sa proie, quelque chose qui puisse étancher cette soudaine soif de sadisme, comme un simple éclat de peur panique, ou le reflet d'une divine supplique qui l'implorerait de lui laisser la vie sauve; Mais Gale ne découvrit rien de tel dans le regard de la jeune asiatique. Bien au contraire, elle n'y découvrit qu'un savant mélange de sarcasme et d'incrédulité. Malgré sa situation précaire, elle osait la défier et la dévisager effrontément sans même se soucier du danger. Etait-elle folle ou simplement inconsciente? Sans doute les deux...

Les premières paroles virulentes que prononça la jeune captive confirmèrent les doutes apportés sur sa santé mentale; Elle ne prenait pas en considération le danger de sa situation, comme si elle ne prenait plus mesure de la réalité! Le Chaos généralisé qui sévissait de toute part dans le monde avait égaré les consciences, rendant fous la plupart des humains, et nul doute que ce brin de femme en était l'un des exemples les plus marquant. Gale arqua un sourcil empreint de perplexité quand la jeune femme l'accusa de simplement "déconner". Quelque peu déconcertée par cette question, elle laissa alors s'exprimer sa colère née d'une frustration de ne pas voir la jeune femme se plier à ses fantasmes d'omnipotence.

"En quoi j'ai l'air de déconner salope!? Je suis en train de te plaquer une lame sur ta gorge bientôt béante! "

Plutôt que de se résoudre à calmer le jeu, la captive s'autorisa à nouveau de nouvelles piques verbales, comme si elle était en mesure d'ouvrir sa grande gueule avec un couteau sur la carotide! Pourtant, c'est bien de la colère qui venait de s'inscrire dans les prunelles acérées et dans la voix de la prisonnière inconsciente. Frappée dans sa vanité, Gale releva le menton de manière dédaigneuse, quant la petite garce vint ironiser sur la situation, qui selon elle s'apprêtait plus à un film pornographique lesbien bon marché. Elle ne manquait décidemment pas de culot! Sans doute l'insouciance de sa jeunesse. Plutôt que de céder à la vexation, Gale joua également la carte de l'ironie. Une manière de lui faire clairement comprendre qu'elle pouvait, elle aussi, s'adonner à ce petit jeu...

"Je suis désolée de te décevoir ma chérie, mais tu manques cruellement d'arguments entre les jambes pour me séduire... " Le rictus moqueur affiché par Gale se dissipa bien vite alors que sa patience atteignait ses limites. Dès lors elle planta son regard froid dans celui de sa victime, histoire de lui montrer qu'elle devait rapidement se mettre à table. "Tu vas arrêter de jouer au gamine insolente avec moi, et me dire la vérité! C'est toi qui m'a retirée de la voiture accidentée, n'est-ce pas? Qu'est-ce que tu voulais de moi? Me dépouiller? TU VAS PARLER, BORDEL! "

Aussi mystérieusement que cela puisse paraître, la jeune asiatique persista dans le fait de dire qu'elle ne la connaissait pas. En effet, il y avait pas mal d'incohérences et de choses illogiques dans cette histoire, comme le fait de se retrouver allongées toutes deux dans le même lit, dans un décor inconnu. Gale se demanda si l'amnésie relative qu'elle avait éprouvée après son réveil, ne se révélait pas plus sévère qu'il n'y paraissait. Mais pourquoi cette petite conne se trouvait à ses cotés? Elle cherchait peut être à la bluffer? Allez savoir si elle n'œuvrait pas en secret pour un groupe? Un petit jeu qui n'avait que pour but que celui d'attirer sur soi la confiance et de soutirer des informations. Gale se montra tout de même hésitante, malgré la fée Paranoïa qui venait lui chuchoter de sombres prémonitions à l'oreille. Mais très vite, les circonstances lui imposèrent de prendre une décision, car voila que la colère de la jeune tigresse asiatique se transformait désormais en menace clairement formulée. Comme si elle était en mesure de lui faire du mal! Alors que l'inconsciente se lançait dans une parodie de compte à rebours mortel, les lèvres pulpeuses de Gale affichèrent une petite moue dédaigneuse en réponse à cette menace irréelle.

" Tu penses réellement faire le poids contre moi? Regardes-toi, tu ressembles à petit moineau anorexique tombé du nid trop tôt. Pourquoi ne veux-tu pas tout simplement répondre à mes putains de questions? "

Mais la petite garce effrontée continuait son décompte, comme si elle préférait mourir stupidement plutôt que de perdre la face. Gale commençait à sérieusement cogiter sur le fait de suivre sa raison plutôt que ses pulsions. En effet, une partie d'elle éprouvait un plaisir intense et physique dans le fait de sentir la jeune prisonnière tenter de se débattre inutilement entre ses cuisses; tandis que l'autre, lui dictait de libérer cette jeune femme qui pouvait devenir une alliée précieuse par la suite. Dans cet hôtel inconnu, où le danger pouvait surgir de toute part, une aide extérieure pouvait s'avérer forte utile. Le compte à rebours arrivait à son terme, quand Gale plaqua son index sur la bouche de sa prisonnière pour lui soumettre d'arrêter.

"C'est Ok! Je vais te libérer! Je veux bien coopérer avec toi, et que l'on cherche une solution ensemble pour sortir de ce merdier! Mais pas question que je te rende ton couteau! A la première occasion venue, tu pourrais me le planter dans le bide! " Gale commença à se retirer lentement. " Attention, pas de gestes brusques! On s'entraide, on se barre de cet endroit et chacune pourra repartir gentiment de son coté? Cela te va comme deal? "

Gale se releva doucement et recula le couteau soigneusement pointé devant elle. Tout en surveillant du coin de l'œil le petit moineau, elle regarda par la fenêtre de la chambre hôtel. Une rue à l'allure déserte dans laquelle était stationnée une jolie voiture citadine. Son regard se posa alors sur les clefs, et le bidon d'essence qui trônait au coté du lit. Etait-ce une coïncidence ou cette voiture était sienne.

"Ecoute-moi bien, ma chérie. Si tu m'aides à descendre sans encombre dans la rue, je te rendrai ta lame... "

Par contre, pas question de partager sa voiture avec cette petite garce. Gale voulait sauver avant tout ses fesses, et ne pas s'encombrer dans sa fuite. Fuir loin de cette ville inconnue pouvait s'avérer un premier pas salutaire pour sa survie. Du moins l'imaginait-elle...

Melina Adams

Anonymous
Invité
Mer 4 Fév - 0:24
Melina avait été tentée de ne pas suivre son décompte. Vraiment. Elle avait dans l'idée d'attaquer à 4...Mais ce que disait la bimbo lui donna une bouffée de fierté, sachant que la femme n'avait probablement pas très bien vu son corps au départ. Elle crut clairement entendre certains doutes - ou était-ce de l’incrédulité, pensant qu'elle ne pourrait jamais être désarmée par une jeune femme frêle comme Melina?- dans la voix de la femme quand elle dit :

"Tu penses réellement faire le poids contre moi? Regardes-toi, tu ressembles à petit moineau anorexique tombé du nid trop tôt. Pourquoi ne veux-tu pas tout simplement répondre à mes putains de questions? "

Melina continua son décompte, gardant son regard colérique, ses yeux tel des poignards brûlants tentant de percer les yeux de cette inconnue. Elle la prenait pour un petit moineau anorexique ? Clairement, elle n'avait pu voir que son corps globalement, sans voir le plus important. Biensur, la jeune femme n'avait pas trop pu s'exercer à son art qui faisait définitivement partie de sa vie, mais elle avait quand même gardé une certaine forme, entre la survie pour se nourrir et l'élimination de zombies, une fervente envie de vivre l'animait toujours. Mais...Son vice, sa kryptonite était la colère. Et de se faire réveiller à la pointe d'un couteau avec une femme bien écrasée sur elle, cela n'aidait pas du tout son self-control. Son décompte était bientôt terminé, elle devrait mettre à exécution sa menace. Tout au contraire, Melina desserra son poing droit, laissa se reposer ses abdominaux de leur effort jusque-là banal puis savoura la vue qui s'offrait à elle. Le regard de la femme venait de flancher; elle allait la libérer. En laissant le chiffre trois s'échapper de ses minces lèvres, la femme aux cheveux bruns apposa un doigt sur les lèvres de la thaïlandaise puis dit :

"C'est Ok! Je vais te libérer! Je veux bien coopérer avec toi, et que l'on cherche une solution ensemble pour sortir de ce merdier! Mais pas question que je te rende ton couteau! A la première occasion venue, tu pourrais me le planter dans le bide!"

Melina fronça légèrement les sourcils quand la femme parlait du couteau qui était soit disant à elle. Elle regarda discrètement le dit couteau entre les mains de la brune, vit que le couteau n'était malheureusement pas celui que son père lui avait confié. La tristesse s'infiltra dans son regard alors que la femme s'écarta tranquillement de sur elle, ne la lâchant pas des yeux.

"Attention, pas de gestes brusques! On s'entraide, on se barre de cet endroit et chacune pourra repartir gentiment de son côté? Cela te va comme deal?" Dit la femme, le couteau pointé vers la jeune adulte, toujours très prudente malgré qu'elle ait fait preuve de clémence envers une inconnue.

Melina se leva doucement, ne faisant aucun mouvement brusque, comme l'avait si bien demandé la femme, des plumes s'enfuirent alors qu'elle posa ses pieds au sol. Sa colère n'était maintenant plus, engloutie par la tristesse mais principalement effacée par l'esprit tactique de la jeune femme alors qu'elle examina la pièce. Elle se dit soudainement qu'elle aurait dû avoir mal à son bras qui avait été mordu. Elle le leva pour le regarder; il était impeccable, sans aucune trace de la morsure qui aurait dû y être. Il aurait dû manquer une énorme bouchée de chair, la blessure profonde jusqu'à l'os. Mélina serait même supposée pouvoir voir des traces d'éraflures sur l'os, tellement le monstre qui l'avait mordu n'y était pas allé de main morte-mais quel calembour!-. La demoiselle passa une main dans ses cheveux noirs; complètement en bataille. L'autre s'était dirigée vers la fenêtre, sembla regarder quelque chose dans la rue. Sans que cela soit vraiment intentionnel, la jeune femme était parfaitement en vue pour que l'autre femme puisse voir que le moineau anorexique était finalement un moineau aux stéroïdes, enfin si on pouvait dire cela. Les bras musculeux de la Thaïlandaise avaient perdu un peu de leur tonus, mais gardait leur forme athlétique. Ses pantalons ne permettaient pas de voir clairement la forme de ses cuisses, mais à voir ses mollets, on pouvait facilement imaginer les coups que pouvait porter ses tibias. Ses vêtements étaient restés les même; ses bandages couvrants de ses jointures jusqu'à un peu plus haut que ses poignets – heureusement épargnés par la morsure du zombie -, son haut violet sans manche, ses pantalons bouffants à la Aladin qui lui arrivait juste sous les genoux ainsi que ses converses plus qu'abîmées. Melina soupira puis tourna son regard vers la table de nuit qui était de son côté du lit. Enfin, le mot « lit » était un peu abusé vu l'état dans lequel était ce répugnant amas de ressorts et de tissus recouvert de poussière et de moisissure. Elle remarqua alors un sac avec deux poignées, déposé juste à côté de la table de nuit. La jeune femme plia ses genoux, ouvrit le sac, fouina un peu dans le sac pour voir que cela semblait être une tente, vu les bâtons de métal qu'il y avait à l'intérieur. Melina en prit un à peu près long comme son bras ; une bonne arme improvisée. Elle prit soin de ne pas lever l'arme pour ne pas alerter la femme puis dit d'une voix beaucoup plus douce que plutôt :

"Je me doute que tu t'en fiche, mais...j'mapelle Melina."

La Thaïlandaise posa le bout du bâton par terre puis ouvrit le tiroir de la table de nuit pour la fouiller. Ne trouva rien de bien potable, elle se tourna vers la femme.

"Je pense pas que tu aurais mieux réagi si tu avais été réveillée comme tu m'as réveillée... Mais je t'en veux pas..."

Elle se dirigea vers le bout du lit, lentement, en gardant les yeux sur l'inconnue, pour ne pas l'alerter inutilement. Elle vit la porte de la salle de bains qui avait été défoncée par une force brute, ne restant que la partie du haut de la porte. Du sang tapissait le sol et il sembla à Melina que des marques d'ongles étaient imprégnées dans le carrelage, mais peut-être était-ce son imagination ? La demoiselle jeta un coup d'œil à la bimbo aux cheveux bruns étira son bras pour déverrouiller la porte de la pièce, vraisemblablement la salle de bains. Elle appuya son arme improvisée contre le mur et s'appuya elle-même contre celui-ci, croisant les bras. Melina regarda des pieds à la tête l'inconnue qui partageait la chambre avec elle. Elle réalisa que c'était en fait le premier être vivant depuis qu'elle s'était réveillée. Est-ce que tout ceci était un rêve? Se serait logique, vu la tournure farfelue des évènements...La jeune thaïlandaise effaça cette pensée de son crane; rêve ou pas, cela n'avait pas sa place pour l'instant. L'important était de survivre et plus précisément; fouiller la pièce. Melina regarda la femme, ses yeux suivant la courbe de ses mollets, de ses cuisses, caressant la petite courbe que formait son fessier, s'insinua dans la courbe de ses reins puis remonta sur son visage. Elle ne semblait pas très musclée mais quand même passablement en forme. La jeune femme pourrait toujours lui montrer quelques mouvements de Muay Thai mais hésitait encore...devrait-elle montrer ses atouts? Ou serais-ce plus sage de garder ses capacités pour elle? Mais...si elle se retenait, elle pourrait bien devenir le prochain steak tartare de zombies. La demoiselle haussa les épaules, encore un peu embêter par ce qu'elle devait faire puis dit à l'inconnue:

"On devrait fouiller cette salle." En disant cela, elle fit un geste de tête vers la porte à moitié arrachée. "Tu veux m'aider à fouiller ou je te laisse faire ta ténébreuse inconnue solitaire?"

Le sarcasme ne pouvait décidément pas lâcher la voix de Melina car sa dernière remarque puait le sarcasme à plein nez. Cela aurait peut-être un effet négatif sur l'humeur de l'inconnue, alors la jeune femme laissa un sourire en coin illuminer son visage, ses yeux brillant d'un éclat joueur. Malgré leur début ravageur, Melina avait une bonne intuition sur cette femme...ou peut-être se trompait-elle?

Gale Munroe

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Mer 4 Fév - 11:38
Même si Gale restait sur ses gardes, elle se détendit quelque peu, en voyant que la jeune inconnue avait décidé de se montrer plutôt coopérative. En effet, cette dernière se releva doucement, sans l'ombre d'un geste brusque, avant d'examiner un instant son bras de manière étrange; Comme si elle cherchait à y desceller une éventuelle trace de blessure. Cette attitude ramena Gale à sa propre plaie à l'épaule qui avait, aussi incroyable que cela puisse paraître, totalement disparue. Et si rien de tout ce qu'elle avait vécu n'était réel? Sa fuite de Hillsboro, la horde immense à ses trousses, Steven, cette apocalypse...
Aucune réponse ne venait éclairer son questionnement intérieur. Pourquoi se retrouvait-elle ici avec cette jeune inconnue, cela tenait du mystère. Les yeux de Gale se braquèrent sur sa colocataire de la chambre d'Hôtel qui venait de se relever, lui permettant ainsi de mieux découvrir sa silhouette, qui s'avérait au final beaucoup moins frêle qu'elle l'avait supposée. Dans un réflexe conditionné, Gale la toisa de la tête au pieds, avec un certain dédain, comme au temps où elle cherchait absolument à dénicher un défaut dans le physique d'une rivale féminine. Malgré sa petite taille et sa chevelure en bataille, elle était plutôt mignonne, et possédait tous les artifices de la beauté dite asiatique. Les rudes conditions de survie n'avait point trop endommagé son corps qui avait conservé de sa tonicité. Le portrait de "petit moineau anorexique" que Gale avait dressé d'elle, se révélait beaucoup moins crédible maintenant qu'elle pouvait la contempler dans son intégralité. En effet, ses bras et ses jambes se révélaient musclés,  signe qu'elle était d'une nature athlétique et sportive. La survivante de Hillsboro se félicita intérieurement de s'être méfier de cette petite tornade asiatique, qui au vue de son physique aurait très bien pu prendre le dessus sur elle. Car à vrai dire, en matière de combat, les compétences de Gale se révélaient assez limitées; Elle se battait certes avec rage et détermination, mais plutôt que de frapper avec ses poings, elle préférait user de ses longs ongles jadis manucurées pour griffer le visage de ses ennemis. Une technique devenue désormais totalement obsolète et ridicule lorsqu'il s'agissait de se confronter à un zombie avide de vous dévorer. C'est pourquoi, en matière de confrontation, elle préférait prendre la tangente, et se servir d'autres moyens détournés pour arriver à ses fins. Gale se figea dans un masque condescendant à l'égard de la jeune inconnue, avant de lui adresser un premier compliment déguisé.

"Finalement, t'es plutôt pas mal foutue pour un moineau anorexique! " Les yeux de Gale descendirent le long du corps de la jeune femme, pour s'arrêter sur ses cuisses musclées. " Au moins les rôdeurs auront quelque chose à se mettre sous la dent, si tu venais à échouer à nous libérer. Cela me laissera plus de temps pour déguerpir... "

L'égoïste trentenaire ne se cachait même pas qu'elle envisageait de la jouer "Solo", ne voyant en sa colocataire de chambrée qu'un moyen de parvenir à rejoindre la rue en contrebas. Faisant teintée les clefs de la Chevy Spark entre ses doigts effilés, Gale ne cessait de regarder les voitures stationnées de manière chaotique. Il y avait bien une Chevy Spark parmi les nombreux véhicules abandonnés, mais rien ne disait qu'il s'agissait bien du bon modèle adapté à la clef qui était en sa possession. Avant de se lancer dans une tentative hasardeuse, Gale voulut vérifier si la citadine stationnée n'était pas que pure coïncidence.  Elle ouvrit alors la fenêtre avec précaution, et pointa sa clef électronique en direction de la petite voiture. Une pression sur l'ouverture, et un déclic vint troubler le silence glauque de la rue abandonnée. Gale afficha un sourire satisfait, tandis qu'un moyen de quitter cette ville s'offrait à elle.

"Génial! C'est bien la bonne caisse! On va pouvoir quitter cette putain de ville dont je connais même pas le nom... " Gale avait beau chercher un monument typique qui puisse la ramener à une architecture urbaine connue, mais il n'y avait rien de tel. Une rue comme toutes autres, si ce n'était qu'elle paraissait complètement désertée par la population. Nul doute que l'endroit devait pulluler de zombies, et qu'il faudrait se montrer extrêmement prudente. Gale se retourna vers sa comparse improvisée qui semblait également découvrir son équipement, tripotant une vulgaire tente tunnel. Nul doute qu'elle partageait son idée de quitter la ville, pour se réfugier dans la pseudo quiétude des campagnes environnantes. Gale lui adressa immédiatement un rictus moqueur. "Sale temps pour faire du camping ma jolie! Mais si tu me sauves les miches, je me montrerai peut-être suffisamment clémente pour te déposer dans un coin paumé à la campagne. C'est bien ce que tu recherches, ma chérie? "

Les différents petits sobriquets employés pour la désigner devaient commencer a sérieusement gêner la jeune femme, qui finit par prendre la parole pour entamer les présentation. Le petit moineau avait un petit nom aux consonances mélodique, Melina. Quelque peu surprise par cette tournure de la discussion, et ce premier pas vers l'autre, elle marqua une seconde d'hésitation avant de feindre s'en désintéresser. A vrai dire, Gale avait toujours eu plus de facilité à ouvrir ses cuisses plutôt que son âme à une personne inconnu. Et pourtant, la solitude l'atteignant quelque peu, elle finit par laisser entrevoir une sociabilité retrouvée. Elle avança à pas de louve, et commença par ironiser sur le prénom de la jeune asiatique.

"Oui, tu as raison, je m'en contrefiche éperdument, mais bon... Melina... C'est sensuel comme prénom. Cela ne colle pas trop avec ton tempérament de feu et ton regard haineux, mais cela a le mérite de t'adoucir quelque peu... "

Tout en fouillant la table de nuit, Melina lui rétorqua qu'elle aurait agit de même avec ce genre de réveil brutal. Gale ne put s'empêcher de secouer la tête de manière négative, pour affirmer son désaccord.

"Là tu te trompes complètement ma chérie... Dans mon ancienne vie, j'ai connu ce genre de réveil mouvementé. Ok, ils n'avaient pas de couteau plaqué sur ma gorge, mais ils se jetaient sur moi comme de vulgaires porcs en rut. Si j'avais réagit comme toi, j'aurai accusé un sacré manque à gagner... " Gale jeta un regard soupçonneux sur la jeune femme, avant d'ajouter. " Mais essaie pas de jouer la bonne copine avec moi, je sais qu'à la première occasion, tu rêverai de me crever la peau pour récupérer ton couteau. Je suis pas naïve à ce point... Mais au cas où cela revêtirait réellement une quelconque importance pour toi, je veux bien faire une trêve jusqu'à ce que l'on trouve une solution pour sortir. Sinon, je m'appelle Gale... "

Sans même poursuivre le dialogue, Gale rangea le couteau à sa ceinture, et commença à chercher le meilleur moyen de sortir de cette antichambre de la mort. Dans un déhanché sensuel issue de ses trop nombreuses nuits à arpenter les trottoirs, elle se dirigea vers la porte d'entrée qui devait donner sur un couloir. Elle plaqua son oreille contre la surface en bois, et il lui sembla entendre un pas trainant, à moins que ce ne soit que les battements de son cœur. Difficile à dire, mais elle voulait en faire part à sa nouvelle associée, virevoltant brusquement vers Melina, elle surprit cette dernière en train de la déshabiller littéralement du regard. Gale connaissait que trop bien ce genre de regard en diagonal vers le bas, et elle fit mine de s'en offusquer, écoutant à peine Melina qui tentait vainement de se justifier en prétextant vouloir fouiller la salle de bain.

"Mais vas-y ma coquine, ne te gène pas pour me reluquer les fesses! J'ai l'habitude, tu sais! J'hallucine, je suis enfermée avec une lesbienne colérique au beau milieu de l'apocalypse, et sans moyen de sortir! "

Avec le couloir sans doute infesté de zombies, et son acolyte qui voulant s'enfuir par le siphon de la baignoire, elle avait tous gagné! Un certain découragement la gagnait, alors que son impatience et ses craintes s'amplifiaient.

"Fouilles la salle de bain, si cela te chantes, mais moi je suis d'avis de sortir par la porte d'entrée. On a juste trois étages à descendre, en toute discrétion, c'est pas la fin du monde! Il doit y avoir un zombie tout au plus à l'extérieur, on peut l'attirer à l'intérieur, avec toi en guise d'appât, et je le frapperai par derrière pour le tuer. Cela te va comme plan? "

A vrai dire, Gale espérait que le zombie se jetterait sur Melina, lui laissant le loisir de s'éclipser par la brèche. Avec chance les hurlements de la petite asiatique alerteraient tous les zombies de l'étage et lui laisserai le champ libre pour atteindre la rue et son précieux véhicule.

Melina Adams

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Jeu 5 Fév - 4:23
Melina resta appuyer contre le mur juste à côté de la salle de bains, son arme improvisée appuyée contre le mur, mais quand même à portée. Gale n'avait pas bien pris de se faire regarder comme l'avait fait la jeune femme. En effet, cela pouvait paraitre presque sexuel comme regard quand la Thaïlandaise y pensait, probablement pour cela que ses adversaires masculins au combat rougissaient comme des tomates quand elle leur jetait ce regard. La femme lui dit alors :

"Mais vas-y ma coquine, ne te gêne pas pour me reluquer les fesses, j'ai l'habitude, tu sais! J'hallucine, je suis enfermée avec une lesbienne colérique au beau milieu de l'apocalypse, et sans moyen de sortir!"

La jeune femme émit un "tss" de mécontentement ; cette Gale commençait sérieusement à l'emmerder avec son air de pimbêche mal placé. Alors que la femme continua de parler, Melina plaça une main sur son front et se massa les tempes.

"Fouilles la salle de bains, si cela te chantes, mais moi je suis d'avis de sortir par la porte d'entrée. On à juste trois étages à descendre, en toute discrétion, c'est pas la fin du monde! Il doit y avoir un zombie tout au plus à l'extérieur, on peut l'attirer à l'intérieur, avec toi en guise d'appât, et je le frapperai par derrière pour le tuer. Cela te va comme plan?"

La femme semblait résolue à insulter Melina, de toutes les manières possibles, même masquer sous un gentil compliment. La jeune adulte se dit que cette femme ne devait pas avoir eu la vie facile pour vouloir insulter sans aucune raison...Ou bien, elle n'était qu'une salope, c'était au choix. La brunette lui avait fait un compliment sur son physique, la scrutant comme un morceau de steak bien frais, pour finalement lui dire qu'elle ferait un bon repas pour les zombies, histoire de faire "diversion" pour qu'elle puisse se barrer.

Melina laissa échapper un soupir de lassitude, continuant de frotter ses tempes, de plus en plus douloureuses à force que cette femme vomisse ses mots. Elle prit une bonne minute pour formuler ses mots, calmer la colère qui montait en elle. Se calmer, elle devait impérativement se calmer et raisonner cette femme. Elle se racla la gorge, sachant que son explication passerait pour une ridicule excuse pour avoir regardé les fesses de Gale. La jeune femme haussa les épaules, nonchalante puis répondit :

"Détrompe-toi, Gale. Je ne te reluquais pas...J'évaluais ton physique pour savoir si tu savais te battre et possiblement devenir une de mes élèves..."

La jeune femme laissa planer le mystère, consciente que sa phrase avait un énorme double sens. Melina laissa échapper un rire sec et brusque pour continuer sa réponse :

"Et tu crois que c'est sage de sortir sans chercher pour des objets utiles ici ? Et comment on peut être sures qu'il n'y ai qu'un ou deux zombies ? Moi, je préfère chercher la chambre pour être certaine de ne rien laisser de crucial. Je veux bien croire que tu aies hâte de me laisser ici pour partir dans ta voiture, mais moi je ne souhaite pas que tu te fasses bouffer par un zombie que tu n'auras pas arrivé à repousser. Tu es quand même le premier être vivant que je rencontre depuis mon réveil...Même si tu me traites comme une conne depuis le début...et même si t'es un poil parano...jpense pas qu'il y ai que du mauvais en toi."

La jeune femme n'attendit pas la réponse de Gale et se mit droite sur ses pieds en se tournant vers la porte de la salle de bain. Elle attrapa son bâton de métal, plia posa un genou au sol pour pouvoir regarder à l'intérieur de la pièce, puis ouvrit prudemment la porte. À l'intérieur, le miroir du minuscule évier était complètement démoli, brisé morceaux, remplissant l'évier et tapissant le sol. Les maigres reste de verre qui ornait le cadre de la mini pharmacie était rouge de sang, comme si quelqu'un - ou quelque chose – avait eu la tête fracassée contre se rectangle de verre. Melina se tourna vers la douche; minuscule certes, mais dotée d'un rideau de douche puant le sang croûté et le chien mouillé. Sachant que le bruit attirait ses sales plaies de zombies, Melina prit soin de détacher les anneaux du rideau en faisant le moins de bruit possible.

La jeune thaïlandaise sortit de la salle de bains, le rideau sur son bras gauche et son bâton dans sa main droite. Melina dirigea son regard vers Gale, se doutant qu'elle la regarderait avec son dédain maintenant familier et lui lancerait une pique à propos du rideau de douche. La jeune adulte s'y prépara, car, elle devrait s'habituer au sarcasme continuel de la brunette. Bien sûr, un jour, elle se lassera de cela et pétera peut-être un plomb...mais peut-être Gale aura freiné un peu le train de ses mots avant cela. La demoiselle se dirigea vers l'emplacement ou devait avoir été jadis la télévision. Ne trouvant rien de bon pour sa future expédition, la jeune femme fit le tour de la chambre, ce qui ne prit que quelques minutes vu la grandeur et l'état décrépi de celle-ci. Notre petite amatrice de Muay Thai alla vers la seule fenêtre de la chambre. Personne dans les rues, aucun zombie non plus. Melina se retourna vers la porte d'entrée et s'y dirigea tranquillement. Au passage, elle attrapa sa tente tunnel, l'installa sur ses épaules comme un sac à dos et fini son trajet devant la porte, les genoux pliés, la démarche tel un chat. Elle plaça doucement une oreille contre la porte ; un faible grognement se fit entendre, il semblait arriver de loin. Melina tourna la tête vers Gale puis dit :

"Moi je suis d'attaque pour y aller...Mais j'aurais eu besoin du couteau pour te protéger...m'enfin, je ferais avec mon bâton et mon rideau. T'es prête ? "

Gale Munroe

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Jeu 5 Fév - 11:23
Plus Gale y réfléchissait, et plus elle ne voyait aucune lueur d'espoir dans cette tentative suicidaire. Descendre trois étages, traverser une rue, puis s'extraire d'une ville sans se faire piéger dans une impasse mortelle, c'était de la folie! Cette lutte pour survivre n'était qu'un cercle qui la ramenait  inlassablement au même point de départ; Gale avait l'impression de revivre la même situation , où des mois plus tôt, elle s'était retrouvée coincée dans la moiteur de son appartement, alors qu'elle n'osait point affronter le péril du monde extérieur. Même si cette fois-ci, elle n'était pas seule pour affronter cette douloureuse expérience d'isolement, le contexte demeurait inchangé, avec des vivres qui s'amenuiseront de jour en jour. Oui, cela ne faisait aucun doute qu'il faudrait sortir, et affronter le danger de face, plutôt que de rester cloitrer dans ce piège qui allait les tuer à petit feu. Mais prostrée sur elle-même, Gale cherchait tant bien que mal à dissimuler à quel point elle était terrifiée à l'idée de se jeter dans la gueule des zombies. La simple idée de pouvoir éventuellement se faire dévorer vivante la tétanisait! Comment faisait cette petite peste asiatique pour conserver son sang-froid? N'avait-elle point peur de devenir l'un des leurs? De pourrir lentement sur ses jambes, avec pour seul but de mordre et d'arracher de la chair humaine...

Gale avait toujours dissimulé sa lâcheté derrière un masque de prétention; Préférant se foutre de ceux qui disposaient de davantage de courage qu'elle n'en possédait, plutôt que de reconnaître ses propres faiblesses. Peut-être n'était-elle pas une guerrière de l'extrême, capable d'affronter une demi douzaine de rôdeurs; Ni une reine de la survie capable de faire du feu avec deux pierre de silex, et experte dans l'art de la chasse. Mais au moins elle était toujours là, et en vie! Prudente à l'extrême, Gale avait toujours privilégier l'esquive au combat. Sa survie ne dépendait que de son art à anticiper le danger, et de savoir louvoyer habilement afin de ne pas se retrouver en première ligne. Ce n'était peut-être pas glorieux, mais cela lui sauvait régulièrement la vie, alors que d'autres plus téméraires se trouvaient déjà six pieds sous terre. Melina voulait jouer les héroïnes, parfait! Elle pouvait la fouiller sa fichue salle de bain! Se fatiguer pour ramener une simple ventouse à chiotte! Gale, quant à elle, préférait s'économiser et garder ses forces, pour être d'attaque au moment où il s'agirait de piquer un sprint. L'ancienne prostituée jeta un regard amusé à la jeune femme, quand celle-ci prétexta que son regard lubrique, n'était que dans le but de la jauger sur ses capacités au combat.

"Oui, c'est ça! Et les zombies ne boivent que du petit lait au matin? Prends moi pas pour une conne, je le connais ce regard! Mais tu vois... Pour oublier ce monde de dégénérés, je ne serai pas totalement opposée à l'idée de me pervertir une dernière fois avec toi. A vrai dire, ce qui me dérange considérablement, c'est que tu oses me traiter de vulgaire élève... "

Gale se releva pour faire face à la jeune femme,  retirant le couteau de chasse de sa ceinture, avant d'arborer un regard menaçant. Nul doute qu'elle cherchait à entretenir un rapport de force, qui inciterait cette Melina à ne rien entreprendre contre elle.

"Tu as quel âge? Vingt-ans... Vingt-cinq, tout au plus? Tu crois vraiment que tu peux m'apprendre comment me défendre? Désolée de te le dire, mais je n'ai aucun conseil à recevoir d'une gamine qui s'est faite dérober son arme pendant son sommeil! Tu as beaucoup à apprendre de moi! "

Mais plutôt que d'écouter ses conseils, Melina finit par laisser échapper un rire sec. En jeune tête de mule qui s'assumait, elle ne tarda pas à dénigrer le plan égoïste de Gale, et s'obstina à vouloir rechercher des objets utiles dans cette maudite salle de bain. Dans un premier temps, Gale leva les yeux au plafond, avant de rester clouer sur place par la dernière phrase de la jeune femme. En effet, en disant qu'elle ne pensait pas qu'il n'y avait que du mal en Gale, cette dernière se retrouvait quelque part désarçonnée. Bien que d'une nature profondément égoïste, le regard que portait les autres sur elle l'incombait terriblement. Gale aimait par dessus tout plaire et séduire, et s'interrogeait souvent sur sa personne. "Etait-elle mauvaise?"; "Etait-ce condamnable que de penser à soi avant les autres?"; "Pourquoi dans sa vie et sa survie, elle se sentait seule?". Autant de questions qui tiraillaient l'esprit de la trentenaire, et qui la laissait sans voix. Gale laissa Melina pénétrer dans la salle d'eau, profondément marquée par la réplique cinglante de la jeune femme.

Lorsqu'elle finit par ressortir avec pour seul trophée un rideau de douche et un bâton. Gale éprouva toutes les peines du monde à contenir un fou rire nerveux, devant ce spectacle un brin grotesque de gladiatrice de salle bain post-apocalyptique. Mais elle se ressaisit, étranglant ses sarcasmes dans sa gorge. Au contraire, elle tenta d'afficha un visage plus sérieux et moins orienter dans la dérision.

"Alors, on fait quoi maintenant? "

La réponse ne tarda pas à fuser, Melina soumettant l'idée d'y aller et de franchir la porte de la chambre. Gale marqua toutefois un temps d'hésitation à l'idée de rendre le couteau à la jeune femme, sa paranoïa l'exhortant à toujours autant de méfiance. Mais il fallait l'avouer, Gale n'était pas une experte en armes blanches. Se priver des éventuels talents au couteau de la jeune asiatique, pouvait la conduire à sa propre perte. Alors qu'elle se tenait devant la porte, un brin terrifiée à l'idée d'affronter l'inconnu, Gale finit par prendre une décision radicale pour sa survie. Sa main tremblante attrapa celle de Melina, afin de l'ouvrir et d'y déposer le couteau de chasse subtilisé.

"Prends-le! C'est le tien! Et il sera beaucoup plus utile entre tes mains que dans les miennes. Quand ce monde tournait encore rond, j'étais capable de me blesser, rien qu'en coupant une tarte aux pommes... "

Gale poussa un long soupir avant d'entrouvrir quelque peu la porte de ses secrets à sa partenaire d'évasion.

"Tu sais... Je n'ai pas toujours été ainsi... Mais les atrocités de ce monde... Voir ses proches disparaître les uns après les autres, cela te pousse à te protéger... à te déshumaniser... Je suis désolée d'être parfois si odieuse, mais j'ai comme l'impression, que ce monde chaotique ne réveille que ce qu'il y a de pire en moi... "

Une seconde avant d'ajouter.

"Je suis heureuse de t'avoir à mes cotés... Tu peux me donner ton bâton, et le rideau, même si je ne sais foutrement pas en quoi ce dernier pourrait s'avérer utile... "

Gale saisit le bâton et le rideau, sans même se soucier de l'avis de sa comparse. Après tout maintenant qu'elle avait récupéré son couteau, elle ne devait trouver aucune forme d'utilité dans ces armes dérisoires. Gale ne comptait pas se battre, mais se planquer derrière la jeune asiatique. D'ailleurs ses jambes vacillaient quelque peu, et elle serrait contre sa poitrine les objets trouvés dans la salle de bain. Gale fixa longuement sa partenaire, comme pour trouver en elle le courage nécessaire. Puis d'un voix moins tremblotante, elle finit par dire :

"Je suis prête... Je compte jusqu'à trois, j'ouvre lentement cette fichue porte, pendant que toi tu te prépares à découper ce qui pourrait éventuellement en surgir... C'est Ok? " Désireuse d'en finir, Gale poussa alors le verrou de la porte de la chambre d'hôtel, avant d'entamer son décompte... "Un... Deux... Trois! "

Se plaquant au mur de la chambre, elle actionna alors le loquet, la porte pivotant sur ses gonds en un long et affreux grincement. Le couloir et ses dangers s'offrirent alors aux deux survivantes. Gale se tenait prête à user du rideau de douche comme d'un filet, pour couvrir le moindre rôdeur éventuel qui viendrait à pénétrer dans l'espace de la chambre, et donner ainsi un avantage certain à sa partenaire d'échappée. Bonne ou mauvaise idée?

Melina Adams

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Mar 10 Fév - 6:48
Melina fut tétanisée, complètement stupéfiée par les mots de Gale. Elle ne connaissait pas cette femme, ne l'avait jamais vu de sa vie. Mais, sur le peu qu'elle avait appris de la brunette, elle savait que cette femme avait un humour grinçant, des paroles souvent blessantes ainsi qu'une agressivité verbale plus qu'intimidante. La jeune thaïlandaise avait été complètement abasourdie par les mots de Gale quand elle avait dit :

"Tu sais... Je n'ai pas toujours été ainsi... Mais les atrocités de ce monde... Voir ses proches disparaître les uns après les autres, cela te pousse à te protéger... À te déshumaniser... Je suis désolée d'être parfois si odieuse, mais j'ai comme l'impression, que ce monde chaotique ne réveille que ce qu'il y a de pire en moi... "

La jeune demoiselle ne put rien répondre à cela, trop confuse par ce changement d'attitude. Sa compagne de malheur essayait-elle de l'embobiner ? Devenait-elle soudainement ouverte à Melina pour l'utiliser comme appât, tels ses mots dits plutôt ? Ou bien la peur de ce qui pouvait être derrière cette porte lui avait-elle fait perdre son masque de rage viscéral ? Encore plus stupéfiant, Gale ajouta qu'elle était heureuse d'avoir Melina à ses côtés pour ensuite échanger le rideau et le bâton de métal de la jeune femme pour le couteau de chasse. Encore une fois, avec une expression d'incrédulité grava son visage devant ses changements, notre jeune femme accepta le couteau pour le placer sans vraiment s'en rendre compte à sa ceinture.

Le silence s'était installé à ce moment, Gale fixant Melina, tremblotante, serrant convulsivement ses nouveaux outils de survie. La jeune femme voyait dans le regard de la femme une terreur intense, tout à fait compréhensible vue la situation dans laquelle elles allaient bientôt s'infiltrer. La brunette retira le verrou de la porte, faisant le décompte jusqu'à trois pour trouver son courage et ouvrir la porte. Le cœur de notre maîtresse d'art martial commença à s'emballer, battant de plus en plus vite, une goutte de sueur froide fit même son apparition sur son front. Finalement, en un long grincement sinistre – qui fit grimacer Melina à l'idée que le son allait probablement attirer les zombies. – pour s'arrêter à mi-chemin, les gonds trop usés et rouillés pour permettre à la porte de s'ouvrir totalement. Avant que Gale puisse se déplacer dans le couloir – ce que la jeune femme doutait qu'elle fasse, ayant elle-même dit qu'elle laisserait sa comparse passer devant -, Melina posa ses mains sur les épaules de la brunette, ses mains crispées et tenant fermement Gale. Ce visage devint très sérieux, presque sévère alors qu'elle lui dit en un murmure :

"Tu es maintenant sous ma protection, je ne laisserais rien..." Melina ne pensa pas aux objections que pourrait avoir Gale alors qu'elle déplaça ses mains sur les joues de la femme avec une surprenante douceur – biensur pour ne pas effrayer la brunette – "...Rien t'arriver, tant que je le pourrais...Nous sommes coéquipières maintenant et..."

Melina se stoppa net, les muscles tendus, l'oreille à l'affût du son qu'elle venait d'entendre. Une chaussure venait de frotter le sol, pas tout près, mais quand même à proximité. Un râlement se fit entendre tout de suite après, le pas se trainant sur le sol continuant d'être un peu plus proche à chaque seconde. La jeune femme sentit son cœur s'emballer encore plus vite. Elle ne voulait définitivement pas se retrouver dans la même situation dans laquelle elle avait été lorsqu'elle avait été mordue. Un groupe de morts-vivants avaient réussi à s'infiltrer derrière elle et l'un d'eux lui avait mordu le bras sans qu'elle n'ait rien pu faire. Elle ne souhaitait évidemment pas que cela arrive une seconde fois, Melina devait rester alerte, toujours, encore plus depuis que Gale était maintenant sa protégée. La jeune femme regarda la brunette, son regard brillant de défi, puis dit à Gale, toujours dans un murmure :

"Reste bien derrière moi, ne prend pas de risques inutiles...mais si un zombie essai de t'attaquer...Tu lui fou le rideau dessus, au moins ça te donnera du temps de venir me chercher ou de lui défoncer le crane avec ton bâton."

Ce qui avait permis à Melina de survivre et de se battre contre des zombies dans ce faire tuer jusqu'à présent, était sa faculté à visualiser les morts comme des adversaires de Muay Thai. Jusqu'à la fin du combat, la jeune femme s'imaginait devant un humain tout à fait normal, ne sachant pas ou peu se battre, ce qui lui donnait un avantage. Il lui était déjà arrivé de se faire attaquer par d'odieux petits chieurs qui essayaient de la mordre ou lui griffer le visage pour gagner un match. Alors, les zombies ne lui faisaient plus énormément peur...Sauf biensur en trop grand nombre...Melina regarda Gale, ses iris semblables à deux billes de verre ; l'une verte et l'autre bleue. Elle prit une grande inspiration, puis se glissa à l'extérieur de la chambre.

Les murs du couloir étaient recouverts d'une horrible tapisserie avec ce qui semblait être des oiseaux, avec peut-être un fond bleu et du feuillage? Il ne lui était pas tout à fait autorisé à le savoir, puisqu'un zombie se dirigeait vers elle de sa droite. Il portait une chemise à carreaux moisie, un pantalon cargo ne cachant quasiment que son ancienne zone de plaisir et une paire de bottes toutes trouées. Son bras droit se balançait, sans aucun signe qu'il pouvait toujours fonctionner alors que le bras gauche commençait à se tendre vers Melina, ses doigts griffant l'air dans l'espoir d'attraper le repas qui s'avançait vers eux. La jeune femme changea son poignard de main ; elle plaça la lame du côté du tranchant de sa main gauche. Les muscles de ses cuisses se contractèrent, elle plia les genoux, pris un grand respire en surveillant les mouvements de l'ex-vivant. Elle se plaça en position de combat ; le flanc gauche tourné vers l'ennemi, son poing droit levé pour protégé son flanc, et sa main gauche, tenant le couteau de chasse, à hauteur de poitrine.

*Plus rapidement se sera fini, plus rapidement moi et Gale pourront foutre le camp d'ici...À moins qu'elle ne me laisse crevée dans ce merdier... * Pensa Melina, continuant d'avancer vers le zombie.

La jeune femme arrêta d'avancer alors que le zombie était tout près d'elle, semblant prendre de la rapidité en pensant à son futur repas. Melina appuya son poids sur sa jambe gauche et dans un mouvement de hanches, dirigea sa puissance dans sa jambe droite. En un gracieux mouvement circulaire, elle atteignit directement sa cible ; la tempe du zombie, ce qui le fit manger la poussière, littéralement. La jeune femme garda son pied sur la tête de l'atrocité, appréciant son travail quelques secondes, puis fini le travail en enfonçant son couteau dans la tête de la chose jadis humaine. Le zombie poussa un dernier grognement, un soubresaut le secouant puis, plus rien. Essuya son couteau sur la chemise du zombie, la Thaïlandaise resta sur ses gardes, ne voulant pas se faire surprendre par d'autres monstres comme la dernière fois. À part le son d'ongles griffant l'une des portes fermées du couloir, cet étage de l'hôtel était silencieux. Quoique incertain, cette partie de l'hôtel semblait sécuritaire. Le sol du couloir était éventré, laissant voir l'étage du bas. Melina se tourna vers la porte entrouverte de sa « chambre », là ou Gale était, et lui fit signe de venir. La demoiselle se dirigea vers le trou dans le sol, et regarda prudemment vers l'étage inférieur.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 10 Fév - 22:50
L'hôtel était parcouru par une absence de vie glaçante, mais si l'absence de vie avait été jusqu'à récemment synonyme de silence et de sécurité à sa façon, ce n'était plus le cas. Car la mort en ces temps de malheur avait fait de ce lieu son royaume et son tombeau.

Melina, tu avais remporté la victoire sur ce rôdeur mais en négligeant les conséquences physiques. Ainsi, si récemment réveillée après un terrible et lourd sommeil, ton corps n'avait pas été prêt pour une telle démonstration de frappe circulaire et ton crâne toujours douloureux après si peu de temps - bien que la douleur soit moins agressive qu'au début, n'appréciait guère l'utilisation d'une telle quantité d'énergie à peine récupérée. Les conséquences ne se ressentent pas tout de suite mais peu après, tandis que tu observes l'étage du dessous depuis le trou produit par un événement inconnu, un vertige apparaît presque furtivement et durant un instant, tu tangues, manquant de mettre un pied dans l'ouverture à tes pieds tout en réalisant que ta jambe n'a pas appréciée non plus l'effort et le choc plus tôt, tirant douloureusement sur tes muscles. Le vertige se fait oublier une fois passé mais il semblerait que tu te sois fait un claquage, faute d'étirements et de mesure dans ton geste puissant, ce qui ne sera pas à ton avantage pour la suite de votre exploration de cet endroit inconnu.

C'est le moment décidé par une plainte pour résonner dans ton dos, depuis la direction opposée du couloir. Pendant que vous vous occupiez de ce qui se déroulait dans l'immédiat, un rôdeur était apparu, probablement de l'une des chambres laissées ouvertes. Sa démarche est d'abord incertaine, les pieds traînant et le regard perdu dans l'inintérêt et l'absence de volonté. Ce n'est qu'en vous remarquant, peut être attiré par votre odeur, par un bruit ou par son sixième sens potentiel qui sait, qu'il se met à claquer des dents avec un nouveau but : vous.
Il est assez grand et clairement volumineux, environ un mètre quatre vingt huit pour plus de cent vingt kilos de visu et ses mains sont aussi grandes que larges, ce que vous pouvez voir avec aisance du fait qu'il les tend maintenant vers vous en avançant soudainement plus vite et plus énergiquement, comme si tout ce qu'il restait de son dynamisme était resté stocké dans un coin de son corps pour ne se déclarer qu'à la vue d'une proie. Il n'est pas loin de vous et la place qu'il prend dans le couloir, large comme il est, ne laisse aucune issue de ce coté sans le risque d'être attrapé au passage.

En dessous, depuis l'étage inférieur, des gargouillements et grognements clinquants se perçoivent finalement, laissant comprendre que le lieu est également occupé par au moins un mangeur de chair. Le son des griffes sur la porte se poursuit, avec peut être plus d'entrain, ce qui se cache derrière terriblement envieux de sortir de sa boite.
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