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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Récits Quotidiens
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Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Mer 1 Avr - 1:41
Du 18 Décembre à la première semaine de Janvier.

Le temps, il passait à une vitesse fulgurante, bien plus vite que l'on ne l'aurait voulu, qu'il ne l'aurait fallu, mais on ne pouvait rien contre le temps.

Matthew ne montrait pas une grande joie à l'arrivée d'autant de survivants, c'était plutôt le contraire.

Il s'en méfiait comme de la peste, une peste mue d'une vie redonnée et innocente en soi qu'il avait prit sur lui d'accueillir, car la vie était ce qu'elle était pour l'homme : précieuse et instable. Il n'avait pas cherché à se rapprocher, si ce n'est les quinze jours passés où Wolf alla chasser avec lui, montrant non pas le type d'homme qu'il appréciait particulièrement, mais quelqu'un qui avait le cran de se prendre en main et de chercher à s'en sortir, être utile, et c'est tout ce qui lui suffisait. Il n'aimait pas l'humour de cet anglais dont il ne connaissait rien de son succès passé, si ce n'est des "on dits" sans valeur aux yeux de Matthew qui avait connu une autre école. Malgré tout ils avaient quelques points en commun qui laissèrent ce dernier lui accorder quelques échanges, certes courts et ne dévoilant que des informations très vagues de sa propre ancienne vie, juste ce qu'il pouvait savoir à sa pensée. Il y avait eu les deux médecins, à qui il avait donné un intérêt, à peine quelques brefs échanges à de rares occasions, tout de même plus que pour les autres, parce que leur valeur de compétence était essentielle et leur don vraisemblable, utile.

Ni plus, ni moins, égal à lui-même, il avait relevé d'autres potentiels comme les aptitudes à la réparation de Rani, et la volonté de Samuel, rien encore qui n'affirme de prime abord son souhait de se rapprocher. La sociabilité, cette imposture à faire des manières et tisser des relations inutiles pour garantir quelques intérêts n'avaient plus aucune crédibilité ni goût pour le chasseur, il se suffisait à lui-même, ses trois camarades lui suffisaient après ces mois à avoir péniblement gagné sa confiance d'homme brutal et amer et il n'aimait guère les assemblées d'individus, quel qu’ils soient. Il les avaient tous accepté, amené lui-même un certain nombre et il n'avait pas un instant dans l'idée d'en virer le moindre mais tous ces visages, toutes ces voix, ces regards, ces instabilités, ces dangers potentiels... tout cela le gênait profondément.
Pas parce qu'ils étaient qui ils étaient, ou que leurs têtes ne lui revenaient pas. Simplement parce que cela faisait trop pour lui, et l'agressait de toutes leurs présences. Il préférait largement des petits groupes restreints qu'il pouvait garder à l'oeil, analyser en particulier, échanger en toute franchise, sans que la masse ne puisse diluer les pulsions et les envies pour les cacher, les ordonner selon des codes sociaux embaumant et offrant des opportunités d'hypocrisie collective et de fuite de la vérité. Lui seul, ou d'un regard à un regard, voilà ce qui l'inspirait, ce qui le rassurait. Il ne pouvait rien y faire, c'était ainsi, il était un loup solitaire qui évitait toute meute, car toute meute était une menace, un piège auquel il ne comptait pas se faire prendre.

Il n'était pas totalement isolé, puisqu'il vérifiait chaque jour le camp, les individus présents, et passait beaucoup de temps avec son frère quand il était là, très protecteur avec le dernier membre de sa famille. Il n'était d'ailleurs pas emballé par l'amitié qu'il tissait avec Harvey, ne manquant pas de foudroyer du regard les deux jeunes hommes de son observation acérée. Il passait aussi régulièrement du temps avec Calvin et Clark, sur le toit et dans la caravane, eux qui étaient avec Ricky son groupe initial.

Pour Calvin, la discrétion était faite d'or. Sympathique, présent, en surveillance sur ce fameux toit de caravane qui était devenu son chez-lui véritable, plus que sa tente ou le reste du camp, avec le luxe de deux chaises et d'un parasol trouvé par le chef de camp. Il discutait avec qui le souhaitait en poste ou non, racontait ses quelques exploits en tant qu'ancien footballeur américain dans sans région natale et dînait avec ceux qui le souhaitaient autour du feu de camp, quand Matthew venait prendre la relève le soir.

Quant à Clark, il sortait si peu de sa caravane qu'il se révélait plus ermite qu'un hardcore gamer en pleine préparation pour un championnat de jeu-video. Bidouiller, réparer, analyser, réfléchir, mettre sur papier des pages entières de formules mathématiques et codes binaires en vrac, reflétant une sorte de journal étrange fait de chiffres et de mots dissociés les uns des autres. Il déjeunait généralement seul, et avait l'air toujours ailleurs, stressé et parfois même, dans une espèce de panique solitaire où il se mettait à parler tout seul dans sa caravane. Le soir, il daignait sortir de son hibernation pour dîner autour du feu, toujours plus réservé et même, timide, à force de nouvelles têtes masculines et surtout, féminines.

Ricky, était Ricky. En dehors de ses animations avec Harvey pas souvent bien accueillies, ou pas par tous, encore moins par son frère, celui-ci discutait avec qui le souhaitait, de tout, de rien et de choses qui n'avaient plus lieu. Il était toujours là pour chaque repas, prêtait soin à se rendre utile au camp comme exigé par son aîné, ce qu'il faisait en fait le plus volontiers du monde et n'avait pas de mal à rendre service, tant que cela n'impliquait pas de sortir du camp. Gentil, serviable, sous l'étroite protection et surveillance de Matthew vis à vis des survivants présents pour éviter tout mal ou profit fait à ses dépends, mais toujours accessibles et même parfois (souvent), très encombrant.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 22:17
- Fin de journée du 2 Janvier -



Le retour de l'excursion, faite avec Rani et Seth, a été des plus étranges pour Melody surtout qu'ils reviennent avec un homme dont Seth a voulu bander les yeux. Chose qui ne lui plait pas vraiment mais elle n'a pas eu envie de se "battre" pour cela, il y a bien assez de tensions ainsi. Arrivée au campement, Melody s'empresse d'aller trouver Matthew, ou à défaut Calvin, pour lui confier l'arc et la flèche de l'inconnu en lui expliquant le pourquoi du comment de la chose et surtout lui expliquant ce qu'il s'est passé, la manière dont s'est conduit l'homme en mettant Seth en joug de son arc, le cadavre dans la maison, enfin tout quoi qu'il puisse juger de ce qu'il faut faire. Ceci fait, la brune prend enfin le temps d'ausculter le sac à dos qu'elle a ramené, l'ouvrant pour y découvrir quelques rations de nourritures ainsi que des vêtements sales dedans. Elle en vérifie ensuite la contenance et la solidité, finissant contente de sa belle trouvaille, avec ça, elle a de quoi faire. L'inspection terminée, elle part voir Seth pour savoir s'il a pu trouver la ficelle demander et son contentement ne fait qu'augmenter en voyant la jolie pelote de ficelle qu'il a ramené. Avec ça, elle va pouvoir en faire pas mal des collets ! Terminant sa journée en triant les vêtements récupérés, elle garde pour elle même un tee-shirt à sa taille, le reste des vêtements ira pour les autres s'ils trouvent quelque chose. Emmenant du coup les vêtements et les rations de nourriture à la caravane avant d'aller à sa voiture ou l'attend Seth puisqu'ils se sont mit d'accord pour dormir ensemble.

- 3 Janvier -


Le réveil est étrange, Melody avait prit l'habitude de dormir seule et là ce n'est plus le cas, Seth est là. Ce qui ne l'empêche pas de se lever et d'entamer sa journée normalement, avalant rapidement un truc avant d'aller laver le tee-shirt trouvé de la veille en même temps qu'elle se fait un bon brin de toilette. Mettant le tee-shirt à sécher sur le capot de sa voiture, avant de s'occuper de la ficelle,empruntant de nouveau rapidement, ses couteaux de lancer à Seth, elle en profite pour couper des morceaux de ficelle, les préparant à leur usage futur. Le reste de la journée, elle la passe dans la plaine à traquer des lapins et à poser des collets.

- 4 et 5 Janvier -

Grignotant rapidement quelque chose les deux matins avant d'embarquer son sac à dos et sa ficelle, Melody file dans la plaine y restant toute la journée pour récupérer des lapins via ses collets. Les posant aux endroits clé qu'elle a repéré, elle part ensuite se dissimuler en attendant de coincer ses proies, ce qui peut prendre longtemps et lui donne l'occasion de pas mal réfléchir en même temps. Le soir venu elle rembarque tout, ses éventuelles proies et ses collets vides, n'ayant aucune envie que dans la nuit d'autres puissent profiter de potentiels lapins piégés que ce soit des animaux, des zombies ou des humains de passage...

- 6, 7 et 8 Janvier -

Après deux jours et demi passés dans la plaine, elle en a marre et se met en tête de partir en forêt et pour cela le 6 au matin, elle est debout au moment même où Matthew fait le tour des véhicules. Lui demandant de se joindre à lui pour chasser, qu'il lui montre la forêt, les coins à éviter et le reste. Renouvelant la même chose les deux jours suivants, partant à chaque fois avec ses affaires aussi maigre soient-elles, car oui elle lorgne sur l’arbalète de Matthew, objet tellement pratique, elle espère pouvoir en trouver une un de ces jours. Restant silencieuse, ce n'est pas elle qui risque de l’inonder de questions, ne prenant la parole qu'en cas de strict nécessité ou s'il lui pose une question, préférant se concentrer sur leur butin de chasse.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 0:35
Au lendemain de son anniversaire, et sans doute grâce au plaisant échange avec Mélina, Samuel repris très rapidement du poil de la bête, émergeant totalement de ses absences et de ses envies de solitude. Cette nouvelle énergie, il la canalisa assez discrètement, quoi qu'il ne manqua pas de recommencer à venir gonfler la majorité des survivants pour échanger à propos de la pluie et du beau temps. Malgré tout, la plupart des gens auront put le voir se dépatouiller avec les cartes de la ville, profitant de la lumière du jour pour les étudier et du calme de la nuit pour noircir l'une ou l'autre feuille de papier, à la lueur du feu.

Si il pris visiblement la peine d'attendre que les gens ne s'assoupissent, ou au moins la plupart, pour prendre ses notes, il ne montra pas la moindre envie de les montrer ou en parler à quiconque. Cependant, cette occupation ne fut pas sans conséquences et le jeune homme qui avait toujours été très matinal et très énergiques se surpris à se réveiller tardivement et trainer les pieds bien que son moral demeure au beau fixe.

D'autres part, Samuel se mis à parler dans son sommeil durant ces derniers jours et même assez fort pour avoir surement incommodé l'un ou l'autre de ses compagnons. Cependant, il nia savoir pourquoi il geignait et gémissait tout en baragouinant de l'espagnol et mis cela sur le compte de son état passé qui lui jouait encore des tours dans ses rêves. Hélas, cela ne fit qu'accentuer son insomnie littéraire et déporter peu à peu son cycle de vie au point de ne trouver le sommeil que très tardivement.

Enfin, de manière bien plus évidente, il eut plusieurs migraines assez tenaces mais ne fut pas assez faible pour s'en plaindre explicitement, ce qui l'amena fréquemment à se réfugier vers le lac pour s'y détendre. A deux reprises, il en revint en confiant sans légèreté qu'il avait vu une masse d'eau quitter brièvement la surface du lac, s'élever légèrement dans les airs puis retomber lourdement dedans. De ce côté, il daigna se montrer légèrement plus bavard et expliquer avoir commencé à observer cela lorsqu'il avait du retenir quelques morts lors de la récupération de Mélina. Cependant, trop occupé avec les cartes et ses notes, il ne montra aucun désir à analyser cette étrangeté là.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 25 Avr - 17:49
2 Janvier 2035.

Matthew avait été présent, lorsque Rani, Melody et Seth rentrèrent, vraisemblablement accompagnés. L'état de l'homme, les yeux bandés, le chasseur le constata mais n'émis aucun commentaire, se contentant de réceptionner l'inconnu qu'il emmena à l'écart.

Celui-ci, par la volonté de Matthew ou pour une autre raison, ne prit pas part au dîner du soir. En fait, aucun ne le vit, et c'est finalement au cours du repas que le chef de camp vint se joindre aux autres, et leur annonçait que l'inconnu avait choisi de prendre sa route, qu'il lui avait rendu son arc et sa flèche, ainsi que laissé l'équivalent d'une ration de nourriture pour qu'il puisse tenir le coup quelques jours, laissant le reste aux stocks.

Il n'y avait rien de plus à ajouter, car Matthew refusait catégoriquement toute forme d'emprisonnement, ou de prendre les maigres affaires d'un inconnu au nom de la survie. Chacun était libre, de rester, de partir et du droit au peu d'intimité qu'il leur restait. Et ça en revanche, il n'omis pas de le préciser froidement quand Ricky tenta le premier et peut être le seul de le contredire sur ce choix, en dépit de l'évocation d'un risque de cet inconnu ou de l'utilité qu'un arc en bon état aurait pu apporter.

La liberté, d'exister et de choisir, c'était la dernière chose de valeur que cette vie leur avait laissé. Quant à ce qu'il adviendrait de cet homme inconnu, ce n'était plus leur problème.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 26 Avr - 2:16
[15 Décembre 2034]

La nuit fut longue et froide, pour ne pas dire horriblement difficile, si bien qu'au petit matin, lorsque j'ouvrais les yeux dans un frisson, le froid me mordant la peau à travers mes maigres couches de vêtements, j'étais accueillie par toute une flopée de courbatures qui me vrillaient les lombaires. Je me sentais frigorifiée jusqu'aux os, et me pelotonner devant le feu de camp ne m'offrait qu'un bien maigre réconfort. Les bras serrés blottis contre ma poitrine, soufflant dans le creux de mes mains pour tenter d'y ramener un minimum de chaleur sans y parvenir, je me laissais gagner par l'idée glauque que mon âme, ma conscience – le machin mystique – qui m'animait était devenu aussi froid que ce sol. Après un frugal petit-déjeuner composé d'une simple barre de céréales et de quelques gorgées d'eau fraîche, je m'éloignais, plus morose que la veille, et m'isolais des autres survivants, cherchant un endroit suffisamment intime pour laisser libre cours à mes pensées négatives et mes émotions tristes, mes angoissantes interrogations. J'avais pleuré durant de longues minutes qui me paraissaient être des heures, me demandant sans cesse pourquoi, comment, que faire ; sans même entrevoir le moindre soupçon de réponse convenable ou appréciable. Même pas d'un niveau passable. Je relâchais la pression qui m'avait saisie de très nombreux mois auparavant quand je me terrais encore dans le confort précaire de ce ranch, craignait la mort à chaque minute ; une promesse qui avait fini par se présenter. Toute cette tension, héritée de mes souvenirs bien vifs et présents là où mon corps me semblait méconnaissable, comme si j'avais été réincarnée dans une version même de moi-même. Un vieux disque dur balancé dans la carcasse d'un ordinateur neuf et cliquant.

Seule la faim, la curiosité et l'inquiétude bavarde de Ricky finirent par me tirer loin de mon isolement et de mes réflexions. L'élasticité perceptible du temps me fascinerait toujours autant. Ce qui n'étaient que des dizaines de minutes pour moi s'étaient révélées être des heures entières pour les autres. A quoi faire ? Je n'en savais rien ; et je m'en moquais. J'avais frotté mes yeux rougis et humides en rassurant le cadet Jefferson sur mon état. Bien sûr que j'allais bien... Qu'est-ce qu'il allait s'imaginer ce merdeux ? ... Putain, j'étais trop dure avec lui. Il n'avait rien fait de mal hormis s'inquiéter pour moi. Chose que je n'étais visiblement pas capable de faire pour moi-même. Suite à son intervention, j'avais fini par regagner les autres survivants, silencieuse, honteuse même ; essayant de me mêler sans réellement désirer m'impliquer dans les dernières nouvelles. Le sort des rescapés ramenés hier par Matthew par exemple. Mais au fond, toutes ces discussions, ces histoires, ces bribes de vies entremêlées et toutes aussi ignorantes que je l'étais ne parvenaient pas à me distraire de cet isolement mental dans lequel je semblais m'être enfermée. Je participais aux tâches du camp, filant la main à droite à gauche à qui me le demandait – pas grand monde en réalité – sans réellement être présente. A l'image d'un de ces infectés, j'errais. Un état second et distant qui ne me quitta pas jusqu'à ce que je m'endorme le soir, roulée en boule auprès du feu et non loin de Samuel, la seule personne qui me rappelait que tout cela n'était pas une divagation de mon esprit, une plongée dans les limbes de mon subconscient qui me jouerait un très mauvais tour ; et si l'entrain et l'optimisme de l'homme m'arrachaient un maigre sourire compatissant à l'occasion, rien de cela n'était encore suffisant pour me permettre de reprendre pied dans la réalité. Néanmoins, je me faisais la promesse que le lendemain, je suivrais son exemple et tenterais une sortie du campement, pour apporter ma pierre à l'édifice aux fondations encore instables. Faire quelque chose, me rendre utile, et peut être commencer à chercher des réponses plutôt qu'être pourchassée d'interrogations.


[16 Décembre 2034 – Après la rencontre avec James et Elizabeth]

J'avais quitté le mur de véhicules et abandonné mes deux nouveaux compagnons le cœur et le moral ragaillardis, soudainement remotivée à m'imaginer un avenir ici, aussi chaotique que pouvait paraître le chemin qui s'ouvrait à mes pas. Je me décidais donc à passer ce qu'il restait de cette matinée à aller astiquer Clark après qu'il ait envoyé Scott en mission de récupération d'un survivant égaré en ville et voir ce que ce geek pouvait bien bidouiller dans sa caravane ; d'autant que j'avais aussi besoin de consulter les cartes de Snyder en vue de préparer mon expédition avec James et Elizabeth, qui ne serait finalement pas pour aujourd'hui. Et même si la déception qui m'avait assaillie lorsque je dus renoncer à mon départ vers l'extérieur avait eu la fâcheuse idée de me plomber le moral de manière temporaire, ce sentiment était désormais derrière moi. Et finalement, j'aurais passé une majeure partie du reste de la journée à discuter avec Clark de bidouilles et d'autres, même si très étrangement, je me trouvais plutôt franchement perdue dans les discours et les explications qu'il me donnait. Beaucoup de choses me parlaient, mais sans m'atteindre, faisant naître chez moi un étrange malaise que j'avais déjà ressenti lors des jours précédents. Des souvenirs qu'il était restés de ma résurrection, mes connaissances et mes facultés de déduction et de raisonnement s'étaient comme envolée. Comme si les explications de Clark étaient semblables à un rêve dont on essaie de se souvenir au réveil. Plus j'y pensais, plus je tentais de me les approprier et plus celles-ci devenaient nébuleuses et oniriques. Une autre étrangeté qui soulevait là encore son lot de questions. Questions qui me tortureraient l'esprit pour le reste de la journée, mais sans rien entamer de mon entrain cette fois-ci.


[17 Décembre 2034]

En me levant ce matin, j'eus l'agréable surprise d'apercevoir James et Elizabeth faire le tour du périmètre du camp en joggant côte-à-côte. Amusée par cette vision matinale me rappelant le quotidien d'un voisinage de banlieue tranquille, où la routine prenait la succession du train-train, je les observais durant quelques minutes, résistant à l'envie d'aller les rejoindre dans leur footing pour finalement renoncer à les déranger, les laissant profiter de ces instants “à eux” pour faire connaissance. Cela me fila néanmoins l'envie d'en faire tout autant, même si le sport n'avait jamais été ma tasse de thé, ni même une source d'intérêt quelconque à mes yeux. Mais visiblement, le monde dans lequel j'allais devoir évoluer ne se souciait guère de mes desiderata en terme de hobby ; aussi essayer de me mettre en condition pour notre future expédition ne serait pas du luxe, ne serait-ce que renforcer mon endurance à la course. Quelque chose me disait que ce ne serait pas inutile, pour fuir une horde de rôdeurs par exemple. C'est donc en prenant exemple sur eux que j'attaquais ma remise en forme.

Autre distraction de mon quotidien au camp, au-delà des tâches auxquelles je pouvais me permettre de participer, le vol plané d'Harvey, le jeune homme que Matthew avait ramené au camp trois jours plus tôt, depuis le toit de la caravane. Sa tentative de suicide qui n'en était pas une m'arracha une véritable crise de rires – ma première – à le voir se vautrer de la sorte et hurler à la double fracture ouverte ; crise de rires qui se renouvela lorsque Ricky me raconta la raison de son envol. Des supers-pouvoirs comme le Docteur Jimmy... Apparemment, la résurrection avait provoqué des séquelles plus profondes à certains. J'ai par ailleurs appris que Rani, une survivante que je n'avais fait que croiser et saluer poliment, avait pris sur elle de remettre en état les toilettes des ruines. Une excellente initiative.


[18 Décembre 2034]

Alors le sport, ce n'était décidément pas pour moi. Ajoutons à cela une nuit à dormir à même le sol, une de plus, et je me réveillais au matin complètement percluse de courbatures. Je regrettais de ne pas avoir demandé d'aide ou de conseil à l'un des survivants revenus avec Samuel. D'après Ricky, l'un d'eux est un expert en survie et star d'une émission de télé. Je n'en étais pas sûre, mais il m'a semblé que le frère de Matthew s'est foutu de moi de ne pas savoir qui était Wolf Grylls. J'en aurais probablement eu la certitude si je ne l'avais pas envoyé chier de toute ma “bonne humeur” matinale et courbaturée, avant d'aller trouver refuge dans la caravane de Clark à essayer de l'aider à bidouiller ses trucs, même si je ne lui fus pas d'un grand secours. Au moins pouvais-je renouer à son contact avec des principes qui me semblaient pourtant acquis depuis longtemps sur les bancs de l'université.

J'étais malgré tout allée trouver Wolf toute penaude en milieu d'après-midi, lui exposant mon problème de courbatures et les raisons l'ayant provoqué. Il s’avéra que c'est un type sympa, pas très bavard – ce qui me convenait – mais de bon conseil. Des échauffements et des étirements... J'aurai dû y penser en fait, puisque les douches chaudes avaient disparu en même temps que le reste de la civilisation.


[19 Décembre 2034]

Suivant les bons conseils de Wolf, je m'étais remise à pratiquer un entraînement quotidien, forçant moins mais mieux sur des muscles dont j'ignorais jusque-là l'existence même. Il m'en faudrait bien plus pour pouvoir prétendre être une sportive amatrice et plus endurante, mais il fallait bien commencer quelque part. Jusqu'à ce que je sois interrompu par Harvey et Ricky, véritable duo infernal qui parvenaient malgré tout à égayer nos journées de leurs conneries toujours plus recherchées les unes que les autres. A chaque fois que je les voyais ou entendais parler d'eux et leurs exploits, je me demandais si nous serions dans une merde pareille si les infectés étaient aussi débiles ? Sérieusement, c'était le même sang qui coulait dans les veines de Matthew et Ricky ? Autant je ne comprenais rien en génétique ni en hérédité, c'était pas vraiment mon domaine, autant je pouvais discerner qui avait eu les bons gènes et qui avait eu... les restes. J'avais d'ailleurs eu l'étrange impression que Ricky tentait ou attendait quelque chose de moi, ce qui ne m'aida en rien à tolérer leurs présences envahissantes. Fort heureusement, j'ai pu répondre à ses attentes en leur faisant dégager quelques morceaux de parpaings des ruines pour dégager un peu d'espace de travail à Rani. Un tâche qui les occupa jusqu'à ce qu'Harvey se décide d'aller emmerder quelqu'un d'autre.

Bon courage Wolf...


[20 Décembre 2034]

Je fus réveillée en plein milieu de la nuit par une effroyable migraine qui me transperça littéralement le cerveau de part, alors que tout autour de moi retentissait un vacarme et grésillement assourdissant.

Je me redressais, prenant ma tête entre mes mains et secouant Samuel assoupi à côté de moi, l'arrachant aux bras de Morphée, en lui faisant part de ce que j'entendais, ressentais, et du fait qu'il fallait absolument réveiller les autres, que quelque chose était en train de se produire, qu'il allait arriver une putain de catastrophe ; jusqu'à ce que l'homme mette fin à ma crise d'hystérie. De ce qu'il m'expliquait et ce que j'en saisissais, j'étais donc la seule à ressentir et subir cette... merde. Et ainsi débuta la nuit la plus longue et la plus laborieuse de toutes celles que j'avais jamais vécues. Je ne parvenais pas à fermer l’œil tant ce vacarme était assourdissant et omniprésent, flirtant avec mes sens, me brûlant la peau comme si une décharge électrique la parcourait  sans discontinuer. Je m'étais levée en plein milieu de la nuit, peu avant l'aube, pour gagner le petit lac et plonger ma tête à l'intérieur, sous l'eau, en espérant que le liquide masquerait ce parasite pour quelques secondes. Juste quelques secondes de répit par pitié ; en vain.

Et je passais le reste de la journée ainsi, à rôder à travers le campement sans comprendre de quoi il en retournait, envoyant chier le premier survivant qui osait venir perturber ma quête de tranquillité ou d'isolement ; même le Doc Jimmy et sa bonne volonté de m'aider.


[Du 21 au 31 Décembre 2034]

Les jours s'étaient suivis et ressemblés. J'avais passé le plus clair de mes journées allongée dans une des voitures du mur d'enceinte, découvrant que les carcasses métalliques de celles-ci atténuaient très légèrement ce grésillement, lequel m'apparaissait aussi comme différent et “réorienté”. Le jour de Noël, alors que régnait une ambiance morose et lourde sur l'ensemble de notre communauté, je compris finalement qu'elle était la nature de ce phénomène qui m'assaillait et m'empêchait de fermer l’œil plus de deux heures contiguës, lorsqu'une seule une fatigue extrême parvenait à m'arracher à sa présence. Il s'agissait du champ magnétique terrestre que je percevais, ou plus exactement, de l'ensemble des lignes de champ magnétique qui parcouraient ce globe, à plus ou moins cinq mètres autour de moi. Les yeux fermés, je commençais à m'habituer à la présence de ce bruit de fond franchement gênant, et parvenais plus ou moins à la maîtriser au dépend d'une grande concentration. Ainsi, je parvenais à deviner la forme – abstraitement – du véhicule dans lequel je passais mes nuits et mes journées. Ressentir la présence du métal de mes montures de lunette sur mon nez ; et même à les retrouver dans le noir le plus total rien que par les déformations qu'elles provoquaient.

En une dizaine de jours écoulés, j'avais peu à peu fait des efforts de sociabilisation à nouveau, ressortant de ma tanière à la banquette en tissu microfibre, appréhendant petit-à-petit cette nouvelle étrangeté. J'étais par ailleurs allée trouver Matthew pour m'excuser de mon comportement dans un premier temps et lui expliquer ce qu'il “m'arrivait” dans un second ; ce qui sembla le laisser de marbre, du moins était-ce ce que son faciès inexpressif me laissa comprendre. Il me gonflait à ne jamais rien dire de ce qu'il pouvait bien penser ou ressentir. Puis j'étais partie trouver Ricky, discuter avec lui de ces histoires de pouvoirs étranges, ainsi que Jimmy, ce dernier ne s'étalant pas outre mesure sur son propre “supposé” pouvoir – rumeur colportée par Ricky. Ainsi donc, je me retrouvais donc seule – le champ magnétique comme seul interlocuteur à vrai dire – la majorité du temps, jusqu'à ce que finalement, je me sente suffisamment en forme et état pour aller trouver James et Elizabeth le jour de la Saint-Sylvestre, les informant de ma disponibilité nouvelle revenue, mais ne souhaitant pas m'étendre sur le sujet de mes absences et de mes migraines. Chacun avait ses propres chats à fouetter après tout, et mon félin à moi était une expédition prévue depuis quinze jours que je n'avais fait que repousser ; ce contretemps m'empêchant par ailleurs de m'y préparer aussi bien que je l'aurais voulu. Mais hors de question pour moi de le reconnaître franchement devant mes compagnons de fortune.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 26 Avr - 16:20
[Décembre]
Arrivé avec le premier groupe, il navigua dans le campement se terrant prêt du feu pour dormir à la belle étoile. D'un naturel souriant et avenant il dit bonjour à tous les gens qu'il rencontre et essaye d'aider au mieux de ses capacités qui se résumait sans doute a porter des trucs et ramener de l'eau à purifier pour le camps.

[Quelque part entre le 1 et le 7 janvier]
Après une expédition d'ou ils ramenèrent une personne en plus de divers objets qu'il donna au campement. Il s'installa avec Melody dans une  voiture prêt de la barrière cessant donc de dormir à la belle étoile au coeur de l'hiver

[Du Lundi 08 Janvier au Dimanche 14 Janvier]
Depuis qu'il était la il avait l'impression de n'avoir rien fait et cela le dérangeait grandement. Il savait qu'il n'avait pas retrouver ses compétences en la matière mais à défaut de pouvoir tout réparer il s'était mit en tête de déblayer les décombres des ruines. Avec un peu de chance il trouverait des objets intéressants et dans le pire des cas cela ne ferait que préparer le terrain pour ceux qui savent faire à remettre en état. S'ils pouvaient rendre sures quelques pièces du magasin de souvenir ou bien encore du snack.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 23:02
4 janvier 2015. Retour de l’excursion.

je ne vais pas bien. Je remets rapidement les paquets dans les tentes/voitures/lieu de vie de qui de droit. J'essaye d’éviter au mieux les échanges avec les autres. Je laisse le soins a Wolf et Melina de raconter ce qui c'est passé. Moi je n'en est pas envie.

Je vais faire la petite tombe de tigresse pas loin du camps, j'y mets vraiment tout mon cœur pour cette petite vie qui a été prise trop tôt. Puis, je vais m'isoler dans la tente pour faire un truc hyper pas masculin: pleurer.

5 janvier 2015.

J'ai vraiment passé une nuit de merde a chialer en serrant les deux paquets de Nowel qui me reste, celui de Jenny, et un pour Doug alors que maintenant j'ai une certitude: je ne le reverrais jamais. Une quasi certitude, Jenny doit être morte.

J'ai eu du mal a me lever, pas envie de manger, encore moins de parler. J'ai cette putain de voix dans ma tête qui n’arrête pas et me fut la migraine en me rappelant toutes mes erreurs, en me reparlant de toutou... de tous ceux qui doivent être mort... c'est vraiment chiant.

Ca n'a pas été super long a faire mon sac pour vider la tente. J’espère que les filles accepterons de se rapprocher du feu. J'ai foutu mon sac dans une voiture au hasard. C'est pas hyper confort mais je m'en fous complétement. Je me suis arranger pour ne pas faire mes corvées en même temps que Ricky et pour éviter au maximum les conversations.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Jeu 30 Avr - 17:48
Le 3 janvier, de retour de notre si peu glorieuse excursion, je suis déprimée. Enfin, peut-être pas déprimée, mais disons, morose. Je n'ai vraiment pas servi à grand'chose. Tous ont tué leur lot de malades, même le nouveau, l'archer dingo. Moi, rien. Je me suis contentée de lancer des cailloux inutiles, de faire tourner en bourrique un rampant et d'attendre à rien faire pendant que les autres faisait leur maigre récolte.
Du coup, avec si peu d'entrain, je préfère éviter les autres. Particulièrement Harvey et Ricky: non pas parce que je ne les aime pas, mais bien au contraire, pour qu'ils ne me voient pas dans cette humeur. Il n'y a que Calvin auprès de qui je me sentes à l'aise, du coup, je lui tiens un peu compagnie pendant sa vigie. N'ayant pas la motivation pour faire plus, je me contente de participer aux tâches ménagères, reprisant notamment le sac découvert lors de notre excursion, après avoir emprunté du fil et une aiguille. De toutes façons, vu qu'on n'a toujours pas ramener de matériaux, je ne peux guère faire mieux.

Le 4 janvier, même punition d'ailleurs. Et cela aurait pu continuer longtemps comme cela, parce que ce n'est pas en ne faisant rien que je me serais senti plus utile; mais heureusement Harvey (en tous cas je suppose que c'est lui), dont je n'ai même pas assisté au départ, me rapporte un petit cadeau. Attention touchante, qui me redonne le sourire. Écoutant son conseil, je vais voir Melina le lendemain, à qui je demande si elle veut bien partager sa tente, puis j'emménage avec un plaisir certain auprès d'elle: franchement, je ne suis pas une louve solitaire, et quitter la voiture pour retrouver un peu de compagnie me fait le plus grand bien. Puis, Melina m'ayant confirmé qu'il s'agit bien d'Harvey, je le cherche. Mais il a l'air aussi peu enjoué que moi... J'hésite, puis jette aux orties mes doutes, et vais le remercier chaleureusement. Pas jusqu'au détournement de mineur, bien entendu, mais je lui fais une bise et une accolade, en serrant peut-être un peu plus fort que je ne le devrais, mais peu importe. Il m'a sorti du marasme et je ne peux m'empêcher de lui faire sentir.

Résultat, les jours suivants, je retourne dans les débris. Au départ, avec énergie: hors de question de rester dans cet état d'esprit pessimiste, ou je vais finir par ne rien faire et ce n'est pas comme ça que j'aiderai les autres. Mais à mesure que les jours passent, bien sûr, à me contenter de déblayer, la monotonie s'installe. En matinée ou en soirée, cela va mieux, surtout quand je traine avec Melina et Harvey, mais dans les décombres, je ne peux pas rester à 100%. Heureusement, à partir du 8, j'y croise de temps à autre Seth, ce qui rompt un peu la sensation de répétition infinie.

Mais tout ce temps passé dans les ruines minent ma vigilance. Après des jours à déblayer, les précautions lorsque je retire une planche ou un débris quelconque s'émoussent... Au moment où j'entends le funeste craquement, en ce 14 janvier, il est trop tard, et je n'ai le temps que de penser une seule chose: même dans ce que j'arrive à faire d'utile, j'ai réussi à foirer. Bien sûr, je ne me rends compte de la gravité qu'une fois tombée, bousculée par une avalanche de fragments de bâtiment, quand je vois un pan entier de mur se diriger vers ma tête. Heureusement, cela ne dure guère qu'un instant, celui qu'il faut pour que cette lourde masse répande au sol le contenu de ma boîte crânienne. Belle apothéose à ma survie post apocalyptique. Tout ce que mes nouveaux camarades garderont de moi, c'est que j'ai réparé des toilettes. Que mon âme repose en paix.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Jeu 30 Avr - 21:22
14 janvier 2015

Je n’ai pas dormi pratiquement depuis que je suis rentré. Rani a été super gentille et son câlin m’a fait du bien, je n’ai pas l’habitude de recevoir des câlins, encore moins d’une fille, enfin d’une femme, parce qu’elle, bah c’est une vieille.
Je ne sais même pas si mes cadeaux de Noel ont fait plaisir aux autres. J’ai l’impression de ne pas avoir été vraiment là depuis notre retour. Matthew avait raison sur toute la ligne. Et demain, quand il vérifiera la voiture ou je me suis installé, il se dira qu’il aura une nouvelle annonce à faire aux autres.

Je visualise déjà : «  Harvey n’est plus parmi nous » et les autres resterons placidement à le regarder sans trop se poser de questions, comme ils l’ont fait avec Jimmy…

Si ca se trouve il y en a même qui se demanderont "Mais qui est Harvey?"

*La dessus te prend pas la tête, je pense qu’ils se diront plutôt « ouf l’autre gros con s’est cassé ».*

Et puis j’en ai marre de cette voix dans ma tête. Elle n’arrête pas de parler, ça m’empêche de dormir, c’est épuisant.

*Va falloir t’habituer, mais vue ta dernière connerie, je pense que l’on va vite être débarrassé l’un de l’autre*

Je ne suis pas d’ici, je n’aime pas le Texas, avec ce climat de merde, ces paysages de merde, ces gens tellement cons qu’ils ne pensent qu’à s’entretuer au lieu de se battre contre ce qui devrait être la vraie menace… et puis… pourquoi mettre des cagoules ?

Sans deconner !! Faut vraiment être un crétin fini pour se faire chier à mettre une cagoule!!! Quand il y a pu de police?? Ils s'imaginent quoi? qu'on va porter plainte et faire un portrait robot avec les zombies? Maintenant rencontrer des crétins dans la forêt avec des cagoule qui n'ont pas tout compris à la vie, on va admettre, on est au Texas quand même. Mais que d'autres types fasse la meme chose en ville...

A moins que le Texas abrite vraiment un nid de gens un peu finis au pipi, cela ne peut signifier qu'une chose: il existe encore des forces de l’ordre quelque part. C’est obligé. Alors, autant tenter le coup.. . plutôt que de rester a ne rien savoir faire ici? Je vais aller vers le Maine, je finirais bien par trouver les forces de l’ordre. Alors, je leur demanderais d’envoyer des secours a ceux du camps et a Jenny.

jenny, ça me rend triste de penser à elle. Je n'aurais jamais su le message qu'elle voulait m'adresser vu que Matthew a decidé de le garder pour lui. Certainement que c'était pour me traiter de blaireau. Elle aurait été la seule personne qui aurait pu me faire renoncer a ce plan. J'ai laissé son paquet de Noël dans la voiture, celui avec le papier, les crayon et la peluche de tigresse. Peut être qu'un jour, si elle est toujours vivante, elle le trouvera... Elle ne saura jamais qu'elle a été mon premier baiser et que je me ronge d’inquiétude pour elle... et pour Doug aussi.

Doug...

Il faut que j'honore ma promesse. Quand j'aurais trouvé les secours, j'irais retrouver Doug et on reviendra tuer du zombie ensemble!

Avec mon petit sac à dos, alors que tout le camp dort encore, je pars. J’ai hésité à laisser un mot pour expliquer ce que je voulais faire, mais je ne voulais pas donner de faux espoirs aux autres au cas où je me foire.

*Je ne sais pas pourquoi, mais à mon avis tu as bien fait.*


J’aurais bien aimé qu’on parte bon amis avec Ricky, depuis la prise de tête d’avant ma dernière excursion, on n’a pas vraiment eu le temps de parler. Je ne sais même pas s’il a apprécié mon cadeau de Noël… c'est peu être mieux ainsi.

C’est d’un bon pas que je quitte le camp Jefferson vers un avenir incertain.

Wolf Grylls

Anonymous
Invité
Jeu 30 Avr - 21:59
14 janvier 2015
Wolf était épuisé tant physiquement que nerveusement, malgré la bonne nuit de sommeil. Il avait l’amertume de quelqu’un qui a subi une injustice sans qu’on lui ait donné la moindre chance d’intervenir et il commençait à comprendre que cela serait son quotidien dorénavant. Il est était d’autant plus déçu que ses compagnons de voyages avaient été fortement ébranlée. Il n’arrivait pas à expliquer comment il avait pu rester aussi inactif, déjà ne pas avoir « senti » leur agresseur était difficilement acceptable, mais, en plus, d’être resté stoïque alors qu’ils avaient fait l’erreur de leur laisser la voiture, la pire arme qui soit contre des piétons…

Wolf ne comprenait vraiment pas cet enchainement d’événement et de voir la mine dépitée de Melina, qui, non seulement avait dû avoir très peur, mais en plus se retrouvait dépossédée de tout ce que ses efforts auraient dû lui permettre d’obtenir. Le pire était Harvey, le jeune homme, déjà assez fragilisé, par les pertes successives, allaient avoir du mal à se remettre de la mort du chaton. Il était détestable de penser que cette petite vie si combative jusqu’alors puisse périr alors qu’elle avait pu jouir d’un meilleur confort. Wolf s’y connaissait pourtant un peu en animal, rien ne l’avait alerté sur l’état du petit félin.

Il n’avait plus qu’une explication à cette situation : le mauvais œil était sur eux. Les largesses de la survie étaient parfois capricieuses et incompréhensibles. Tous n’y avaient pas accès.

Néanmoins, c’est avec tout son flemme anglais et sa tempérance naturelle qu’il décida d’affronter cette déception avec la résignation de ceux qui savent de, de toute façon, il ne pouvait pas lutter contre le destin, aussi injuste soit-il. Au moins étaient-ils vivants.

Wolf réussi même à sourire à ce raisonnement. Sa mère, très superstitieuse, l’aurait certainement interpelé pour ne pas avoir de telles pensées afin de ne pas déchainer encore plus le courroux divin. Mais Wolf était cartésien.

Il gara consciencieusement la voiture, dans le sens du départ en cas d’urgence, s’assura qu’il y avait au moins un peu de carburant pour pouvoir faire plusieurs Km. A cette heure-ci, Matthew devait être à la chasse, aussi, c’est à Calvin qu’il fit son premier rapport sur les pillards cagoulé, comme si ils avaient encore peur que leur victime les dénoncent à la police, rencontrés et ses craintes quant à la possibilité d’une visite, non de morts vivant, mais de vivants bien déterminé à survivre même au dépend des autres. Ensuite il passa voir Clark dans sa caravane et pris tout le temps nécessaire pour mettre sur papier les précieuses informations récoltées et mettre à jour les cartes précisant bien les différentes entrée de bouche d’égouts praticables qu’ils avaient repérées, et les obstacles qui s’était ajoutés dans les rues. Cela lui prit une bonne partie de sa journée mais il entendait être précis et minutieux. Dans sa vie précédente, cela aurait certainement été l’affaire de quelques minutes, mais avec de la patience, il réussit à obtenir un résultat satisfaisant.

Lorsqu’il voulut se reposer sur son coin couchette, aménagé de branchage, de feuille et de galet plat, il ne fut qu’à moitié surpris de trouvé un paquet à l’emballage assez artistique composé d’un magasine fort peu intéressant.

*hum… Knox Pit Joli a plaqué sa petite amie et se lance dans la musique et la mode est au nue?*

Il ne fut pas surpris, vu la forme du paquet, de découvrir la théière accompagné d’un petit mot pour lui souhaiter un joyeux Noel et s’excuser pour l'absence de thé. Mais quand il voulut remercier le donateur pas vraiment anonyme, il fut freiner d'entendre les sanglots étouffés d'Harvey dans sa tente et préféra lui laisser ce moment de solitude pour digérer sa détresse.

Beaucoup pensait qu'Harvey était inutile, mais à sa façon, il avait son importance. C'est avec de petits gestes qu'on pouvait transformer un groupe de survivants en une petite communauté soudée. Et Dieux seul savait à quel point ils risquaient d'avoir besoins d'être unis et de savoir pourquoi il faudrait se battre lorsque les menaces se profileront.

Wolf alla à la rencontre de Matthew et lui fit un rapport assez concis et presque militaire de la situation.

14 janvier 2015
Profitant que le soleil n’était pas encore lever et que tout le monde dormait Wolf quitta le camp pour suivre Harvey.
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