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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Récits Quotidiens
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 5 Oct - 22:43
- 29 Janvier -

La journée a été des plus difficile, Melody a du monter la garde au poste radio, se sentant quelque peu frustrée de ne pas partir elle aussi à la recherche d'Ivy mais il valait mieux que cela se passe ainsi. Puis l'annonce à glacer le sang : de la bouche d'un inconnu Samuel a apprit la triste réalité, Ivy est morte de son infection. Le nouveau "chef" du campement ayant transmis l'information, elle s'est à moitié effondrée dans la caravane et les larmes ont coulées bien malgré elle. Allant ensuite guetter le retour du trio improvisé dès la fin des messages radio, elle ne sera pas privée de détailler l'inconnu des pieds à la tête, apprenant ensuite comment il se nomme sans pour autant qu'elle aille lui parler. Non à la place plutôt elle aura choppé Samuel en tête à tête pour qu'il lui raconte comment cela s'est passé, en devant mettre de côté les mots doux qu'il a pour parler de Frida et ce Mark. Devant essayer de rationaliser les choses pour que Samuel ne perde pas pied malgré la situation et ce n'était que le commencement d'une lourde semaine...

- 30 Janvier -

Au milieu des sentiments des uns et des autres, elle a bien du mal à se concentrer sur quoi que se soit, sans parler de ce qui lui trotte en tête depuis 3-4 jours, à savoir si oui ou non elle aussi a un pouvoir. Ce qui l’entraîne finalement à faire des tests pour voir si c'est vraiment vrai tout ça ou bien si ce ne sont que des foutaises sans nom et le pire c'est qu'elle aurait aimé pouvoir en parler avec Samuel mais là ce n'est juste pas possible. Inutile de dire qu'elle n'est pas sorti du campement de la journée, ce qui en soit n'était pas bien grave, ils ont encore un peu de nourriture d'avance.

- 31 Janvier -

Sortie en solitaire en forêt pour une partie de chasse, elle ne revient finalement qu'avec deux lièvres mais surtout avec une nouvelle tête : Jena. Une jeune femme qu'elle a sorti de la forêt alors qu'elle y tournait en rond avant de lui proposer de rejoindre le campement. D'ailleurs Samuel a mit toute la mauvaise volonté du monde pour accueillir la nouvelle et Melody a encore du le remettre dans la réalité même si il va déjà bien mieux. L'après-midi a été propice à une nouvelle résolution si bien qu'on aura pu la voir sortir un lourd bidon d'essence de la caravane pour ensuite le transvaser dans le camping-car, une nouvelle idée commençant à germer dans sa tête.

- Du 1er au 4 Février -

Au programme de la chasse et encore de la chasse pendant lesquelles quelques proies sont ramenées, rien de bien folichon mais assez pour avoir un peu de viande fraîche chaque journée. Ce qui a de quoi remonter le moral d'un groupe cela en leur donnant des forces aussi maigres soient-elles...Enfin en principe. Abordant les faits bien plus calmement, elle reprend également les tests pour son "pouvoir" et ce même si elle n'y croit toujours pas ou pas vraiment. Finissant de mûrir également l'idée qu'elle a eu quelques jours avant.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 6 Oct - 23:20
- 29 Janvier -
La nouvelle l'avait clouer. Il avant tant espérer de cette mission. Tant et pourtant cela ne s'élevait à pas grand chose. Juste qu'ils ramènent Ivy entière et envie. Mais il n'en fut rien. A la place une nouvelle tête qu'on ne se donna pas la peine de leur présenter. Ni lui ni les chefs du camps d'ailleurs. Il le regrettait un peu mais il y avait plus grave pour l'heure. Deux des leurs avaient disparus en une expédition ...
Une fois le tumulte de la nouvelle passé, le soir, il se rapprochera de sa brune pour essayer de l'épauler dans ce choc.

- 30 Janvier -
Il passa la moitié de la journée à ruminer ce que cela impliquait. Pour eux, pour le camps. Pour elle. Malgré les différents et les différences perdre quelqu'un restait dur. Il fini par se resaisir un peu et laissa un mot pour le camps.

"Cérémonie en souvenir de nos disparus. 16H"

L'absence de corps n'était pas une raison pour ne pas leur donner une sépulture, quand bien même était elles vide. Il ne voulait pas que leur mort ne soit qu'une perte sèche. Il voulait qu'on puisse se souvenir d'eux comme on se souviendrait du guetteur.

Il prépara quelques pierres et deux panneaux au nom des morts et dira quelques mots pour eux, surtout Ivy, qu'il connaissait "un peu mieux". Quelque chose de court et de sobre. Rien qui ne verse dans le mélodrame, dans l'apitoyement.

- 31 Janvier au 3 Février -
Il veilla sur le retour de Melody, se faisant présent chaque fois qu'elle quittait le camps et chaque fois qu'elle revenait. Ne quittant sa surveillance en haut de la caravane que si on le demandait explicitement.

- 4 Février -
Il ira à la rencontre de Melody et Samuel, pour autant qu'ils le lui accorde, pour leur proposer de faire une excursion en secteur D

Jena Higgins

Anonymous
Invité
Mer 7 Oct - 12:33
31 Janvier

Après que Melody m’ait récupéré en plein de la forêt, j’avais accepté son invitation à rejoindre son groupe de survivants, non sans ressentir un certain soulagement. Un soulagement de courte durée malgré tout, car je venais très clairement de tomber sur le pire trou possible. Un troupeau de tentes, une vieille caravane et un camping-car, le tout planté au beau milieu de ruines de bâtiments dévastés par je-ne-savais trop quel fléau - vivant ou mort - avec un maigre feu de camp et un point d’eau. Point de vue situation précaire, ça se posait-là. Au moins avaient-ils des toilettes fonctionnelles.

Melody ne tarda pas à me présenter au chef du campement qui, je devais bien l’avouer, ne fit guère une bonne impression malgré mes tentatives de nouer un contact amical et ouvert. Une tête de déterré, une humeur exécrable et dégageant l’impression d’en avoir gentiment rien à carrer de ma présence ou non, je décelais chez lui un certain accablement, à moins qu’il ne soit dépassé par la situation, mais je n’en dis rien pour l’instant. Je n’allais pas prendre le risque de me mettre cette nouvelle communauté à dos dès le premier jour. Ainsi, je préférais faire le tour du campement et me présenter poliment, sans m’attarder, aux autres membres de ce groupe qui daigneraient bien me répondre ou en avoir quelque chose à faire de ma présence.

Après quoi, j’avais finalement décidé de préparer le repas du soir en piochant dans une partie de mes propres provisions, un geste de bonne volonté vis-à-vis de ces gens-là, appréciant même de trouver dans mon assiette un peu de viande de lièvre fraîchement dépecé par Melody. J’ignorais depuis combien de temps je n’avais pas eu le luxe de goûter à de la vraie viande. Les choses ne se révèleraient peut-être pas aussi catastrophiques que cela, à terme ; d’autant que j’eus la chance de pouvoir profiter d’une tente inoccupée pour ma première nuit parmi eux.

1er Février

Après une nuit enfin plus reposante que celles de la dernière semaine, où je n’eus pas la désagréable surprise de me réveiller en sursaut toutes les dix minutes par crainte de voir un mort me dévorer les entrailles, je me levais dès les premières lueurs de ce jour encore pluvieux. Après un petit déjeuner des plus frugals, j’essayais de nouveau de nouer le contact avec d’autres membres, mais sans trop de succès. Pas besoin d’être un grand medium pour ressentir toute la lourdeur de l’ambiance qui pesait sur ce groupe, dont je finis par apprendre les raisons au détour d’une conversation. Ce groupe venait de perdre plusieurs membres en l’espace de quelques jours. Difficile pour moi de ne pas faire de parallèle avec ma propre situation et mes propres fantômes, aussi, l’humeur bien entamée, je me portais volontaire pour aller relever le guetteur posté sur le toit de la caravane, profitant de ce moment de solitude pour ruminer mes pensées les plus sombres. C’est qu’ils étaient contagieux ces cons en plus…

Du 2 au 4 Février

Les jours s’enchaînaient et se ressemblaient. J’avais pris l’habitude de relayer le guetteur tous les matins après un petit-déjeuner peu rassasiant, pouvant de ce fait observer Melody partir tous les matins en forêt, seule. Je remarquais par ailleurs que l’un des survivants - Seth, celui qui avait habitude de me relayer pour le reste de la surveillance - ne manquait pas d’être présent à chacun de ses départs et retours du campement. Probablement un béguin naissant, sinon plus, entre ces deux-là ; bien que je n’osais creuser ni poser la question. Ces histoires-là ne me concernaient pas le moins du monde. Après quoi, je passais mes après-midi à aider le campement à ses tâches quotidiennes : aller chercher de l’eau, la faire bouillir - j’en profitais par ailleurs pour remplir ma gourde - récupérer du bois pour le feu, préparer le repas ou essayer de faire sécher le linge humide malgré une météo exécrable. Avec ce temps-là, il était étonnant que personne ne soit encore tombé malade. Des Africains choppaient la tuberculose pour moins que ça…

Pour finir, j’avais aussi pris le temps de démonter mon pistolet et le nettoyer avec minutie, comme me l’avait expliqué le Sergent disparu de nombreuses semaines auparavant, puis j’aurais finalement fait de même avec les armes des autres survivants, si ceux-ci acceptaient de me les confier. Néanmoins, même si Melo avait eu raison de m’informer qu’il y avait toujours quelque chose à faire au campement, je commençais malgré tout à ressentir une certaine frustration à rester ainsi “cloîtrée”, à tourner en rond. J’avais besoin de bouger, d’aller à l’extérieur, voir d’autres lieux. Aussi me décidais-je d’aller secouer le chef de campement dès le lendemain pour essayer de lui arracher une quelconque instruction quant à l’avenir du campement, ou ce qu’il comptait faire pour celui-ci.

Mark Logan

Anonymous
Invité
Jeu 8 Oct - 11:09
29 Janvier

L'arrivée dans ce campement, Mark l'a sentie passer entre le péteur de plombs et le chaton épicé l'ambiance est restée électrique jusqu'à la fin. Et à peine le mur de carcasses de voitures passé, il s'est retrouvé détaillé des pieds à la tête par une jolie brunette et avec insistance, de là à ce qu'il pense qu'il lui plait, il n'y a qu'un pas, qu'il ne se gêne pas de franchir. Ce qui lui vaut une belle décharge électrique lui traversant le corps et une auto-engueulade mentalement pour se remettre les pieds sur terre, elle doit juste le regarder pour le jauger voir s'il peut être dangereux. Et puis c'est lui qui a annoncé la nouvelle au tireur, du coup il y a fort à parier qu'elle en est déjà au courant ou qu'elle va l'être alors qu'il la voit s'isoler avec le Sam. Il suit des yeux l'autre femme, Frida la voyant aller poser ce qu'elle a sur elle dans la caravane, il la copie un peu à contre coeur, avant de partir à la découverte de ce fameux campement. Un petit paquet de tente, un camion apparemment en panne, une caravane, un camping-car, un feu de camp au milieu qui peine à rester vivace avec le temps qu'il fait, le mur de véhicules empilés pour former un demi-cercle. Et des ruines dont il s'approche avant qu'on ne lui fasse la remarque que c'est plus que dangereux.

30 Janvier

Il aura pu profiter d'une nuit à peu près tranquille pendant laquelle dormir aura été sa seule préoccupation, se pensant que de passage, il n'aurait jamais pensé que les autres le laisse squatter une des tentes vides pour la nuit et pourtant. Enfin heureusement d'ailleurs, il en avait bien besoin de ce repos après ses galères des derniers jours. S'auscultant au réveil tant qu'il est dissimulé par la toile de tente, il découvre ce qu'il savait déjà : un énorme bleu a envahit ses côtes sur son flanc droit. Par chance aucune de fêlée enfin de ce qu'il ressent quand il inspire et expire profondément. Inspectant ensuite son poignet gauche là ou il cache sa blessure au couteau, auto-infligée, sous un bandage improvisé et il n'y détecte aucun signe d'infection même si la plaie doit être lavée absolument aujourd'hui. Ceci terminé, il sort de la tente, gardant avec les maigres affaires qu'il lui reste après avoir posé le reste dans la caravane la veille, son couteau de combat à la ceinture et son sac sur le dos, il doit être paré à partir à tout moment si on le lui demande. Ce qui ne se produit pas en cette journée alors qu'il a même le droit à des repas légers mais qui lui font du bien et qu'il peut aller profiter du point d'eau un peu à l'écart du campement.

31 Janvier

S'il a tout fait pour se faire oublier depuis son arrivée, ce jour là il poursuit sur sa lancée en variant légèrement pour aller examiner de près le camion porteur en panne, mettant même les mains dans le moteur pour essayer de localiser le ou les problèmes. Si jamais quelqu'un venait lui demander ce qu'il trafique, Mark répondra simplement après un haussement d'épaules qu'il fût un temps ou il était mécanicien. Ce jour là il verra le retour de chasse de la jolie brunette accompagnée par une jolie proie aux cheveux châtains clairs, décidément ce campement a tout pour lui plaire, dommage qu'il y manque la petite infectée. Mais il sait aussi que plus les jours vont passer plus cela va devenir difficile pour lui de feindre l'indifférence la plus totale devant les damoiselles. Comme d'habitude, il trouvera bien le moyen d'improviser.

Du 1er au 4 Février

Pour éviter de se focaliser de trop sur ce qui le titille au corps, Mark se met à aider comme il le peut les autres dans le campement, s'occupant de nourrir le feu, de réunir du bois pour lui, se tapant au possible les corvées d'eau puisqu'il peut porter des charges en se fatiguant moins rapidement que d'autres. Ou encore d'aller monter la garde sur le toit de la caravane, le plus possible en plein jour d'ailleurs. Apprenant de droite et de gauche aux détours de brèves conversations les derniers événements qui ont frappés le campement et ses habitants, adoptant les réactions sans nuls doutes attendus par les autres même s'il reste fidèle à lui même et qu'il n'en fait pas de trop. Se montrant ainsi compatissant ou révolté au fil des paroles des autres tout en montrant qu'en temps que nouveau venu il reste assez détaché des choses, n'ayant pas connu les personnes dont il entend parler hormis Ivy bien sûr.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Ven 9 Oct - 19:26
Le 29 janvier 2035.

Le trajet du retour s'était fait dans une ambiance plus que glaciale, tout comme leur arrivée au campement.
La nouvelle de la perte d'Ivy, une fois apprise par tout le monde, avait fini de plomber le moral de chacun, et le reste de la journée s'était terminée dans un calme déprimant.

A peine arrivée, Frida s'était contentée d'aller ranger son matériel, envoyant péter toute personne qui aurait pu lui adresser la parole d'un "merde" bien placé avant de tracer son chemin, préférant s'isoler un peu du groupe afin d'éviter de décharger toute sa colère et sa frustration sur ses membres.

Ainsi, une fois à l'abri des regards, elle s'en prit une fois de plus au premier arbre innocent qui croisait sa route, l’assénant de coups de pieds et de poings rageurs, déversant de cette manière toutes les émotions négatives qu'elles tenaient en laisse jusque là et qui pouvaient enfin être libérées de leur chaîne.
Ainsi, le visage larmoyants, les phalanges ensanglantées et en feu et la gorge nouée, la porto-ricaine transforma en douleur physique celle qui martyrisait son cœur, son esprit et sa fierté.

Ce sauvetage raté avait été un calvaire du début jusqu'à la fin.
Samuel n'avait cessé d'être exécrable avec elle, et l'avait humilié à plusieurs reprises avec ses remontrances ingrates et injustifiées.
Ils n'avaient pas même été foutus d'atteindre ne serait-ce que le corps d'Ivy, histoire de s'assurer qu'elle était bel et bien morte, et avait été contraints de croire un inconnu louche au possible étant données la situation  alarmantes dans laquelle ils se trouvaient.
Toute cette histoire n'était pas sans lui rappeler son propre échec quant à la protection de la personne qui comptait le plus pour elle, quelques mois plutôt dans les faits, mais qui dans son esprit et ses souvenirs ne datait que de quelques semaines.

Cette ultime constatation achevant définitivement son moral, elle s'adossa alors contre le tronc qu'elle venait de maltraiter, s'y laissant glisser en position assise, et, calant la tête dans ses bras, éclata en sanglots comme ultime défouloir.

Ce n'est que de longues minutes plus tard qu'elle se relèvera, les yeux bouffis, le nez encombré et la tête comme un ballon pour aller rapidement rincer ses mains meurtries, avant de se diriger vers la voiture qui lui servait de couche et d'y rester tout le reste de la soirée jusqu'au lendemain matin.


Du 30 janvier au 4 février 2035.

Le reste de la semaine s'était écoulée dans une ambiance plutôt morne, bien que la plupart des membres du groupe s'efforçaient de se remettre de la tragique nouvelle et gardaient espoir.
La métisse, elle, n'avait pas adressé la parole à qui que ce soit, et partait régulièrement s'isoler pour s'entraîner de manière quotidienne lorsqu'elle ne se rendait pas utile au camp comme elle le pouvait.
Elle n'avait pas même daigné se présenter à la nouvelle arrivante, ni même eu le courage de donner de quelconque explications à propos de l'excursion.

Les seuls mots qui étaient sortis de sa bouche étaient un "Ouai, okay." lorsqu'on lui demandait de faire quelque chose, rien de plus. Autrement, elle aura passer son temps à éviter les gens, notamment Samuel qui n'avait même pas pris la peine de s'excuser de son comportement. Elle n'allait définitivement pas beaucoup aimé ce type... déjà qu'elle n'aimait pas grand monde...!

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 1:13
29 Janvier au 4 Février.

Deux jours. Durant deux longs jours, James et Elizabeth avaient disparu, sans donner de nouvelles, sans le moindre signe pouvant permettre au reste du groupe d'envisager qu'ils soient toujours en vies. L'aéroport, truffé de cervelles pourries, n'avait laissé place qu'à bien peu d'espoir. Avec la mort d'Ivy en parallèle, tout laissait croire qu'ils y étaient passé aussi.

Pourtant, le chirurgien et la brune revinrent, péniblement mais ils revinrent au bout de ces deux jours et en pleine après-midi, à bord d'une Cadillac Escalade ESV qu'Elizabeth conduisait. James avait une sale mine, légèrement blessé au visage, sa lèvre précédemment ouverte n'avait pas cicatrisé et son crâne restait fragile après les coups reçus. Malgré leur longue absence, ils revenaient certes moralement bousillés, mais pas les mains vides. C'était déjà ça.

Un talkie-walkie, une Console technologique, un Kit de chirurgie avancé, un Heckler & Koch VP70 détenu par Elizabeth, une boite scellée avec le logo produits chimiques marqué dessus (Composés chimiques et naturels divers), du tabac et un briquet. Avec en plus de cela, la Cadillac Escalade ESV en excellent état et le fusil à pompe Remington model 870 "Wingmaster". Déposer le plus gros de tout cela ne fut pas une peine, se délester fit du bien au duo. James conserva le Remington, souhaitant jouir de sa propriété, Elizabeth conserva le VP70 de son coté et les clés de la Cadillac, le reste fut organisé.

Après cela, il ne restait "plus" en poids que la peine profonde de la perte d'Ivy, qu'il serait impossible à combler, car l'un comme l'autre, avaient appris à l'apprécier, et même en fait, à l'aimer. James s'était promis de ne plus se laisser abattre et qu'il était dur de respecter cette promesse. Il fit de son mieux pour ne pas sombrer une fois encore, énième fois, peut-être aurait-il du conserver une de celles-ci pour cette occasion qui la méritait amplement, pour ainsi dire. Elizabeth, elle, ne se retint pas de se perdre dans sa tristesse et cela ne fit que tirer un peu plus le chirurgien vers le bas, vers elle.

James salua le nouvel arrivant, Mark, puis par la suite, la dénommée Jena. Avant cela, c'est lui qui prit soin d'exposer ce qui avait eu lieu lors de leur excursion, épargnant à Elizabeth cette douleur. L'infestation du Secteur B, leur enfermement non-désiré dans cet avion, l'agression de cet inconnu avec lequel il s'était battu et qui avait bien faillit les tuer, le message reçu in-extremis d'Ivy elle-même avant qu'elle ne parte grâce au talkie-walkie, les deux jours de survie intense dans le silence et finalement, la disparition de cette horde inexpliquée mais bienvenue qui leur avait permis de s'échapper avec la Cadillac. Il informa Melody, Samuel, et quiconque souhaitait l'entendre, qu'ils avaient maintenu par humanité l'homme en vie, qu'il était à priori toujours là-bas dans cet avion, désarmé et qu'il faudrait prendre beaucoup de précaution si toute personne envisageait d'explorer à nouveau l'aéroport qui ne leur avait apporté que des malheurs depuis le début. Peut-être que James finirait par y retourner, pour faire table rase, mais ce ne serait pas pour tout de suite.

L'un et l'autre, James et Elizabeth se firent très proches et se donnèrent tout le soutien, le peu qu'ils pouvaient s'offrir. Elle s'en voulait terriblement pour Ivy, lui découvrait le manque que ce petit bout de femme laissait par sa mort. Les nuits qui passèrent, durant des jours, de longs jours, Elizabeth les passaient sous la tente de James, se refusant à rejoindre sa propre tente où son amie ne la rejoindrait pas, refusant que quiconque ne fasse ne serait-ce que toucher à cette tente qu'elle exigeait dans sa souffrance, qu'elle reste vide. Ils dormirent l'un contre l'autre, sans sous-entendu, sans caresse ni baisé, mais pleins de réconfort. Depuis leur retour de l'affreux Secteur B, il n'y eut plus de contact autre qu'une tendresse sincère et platonique, aimante comme très amicale et pourtant scellée, plus d'intimité véritable comme dans cet avion et en même temps, ils furent plus liés que jamais. Pour les autres, il paraîtrait en revanche probable qu'ils forment un couple, ou ce qui s'en approche. Que ce périple à l'aéroport les aient infiniment rapproché serait évident en tout cas.

Ils partagèrent cette peine, les heures vides de ces journées, les tâches réalisées sans détermination, par devoir, pour le bien du camp. Ils suivirent les directives de leur nouveau chef, Samuel, si celui-ci leur en donnait, en acquiesçant simplement, en répondant ce qu'il fallait, ni plus ni moins. James ne quitta pas le camp pour quelque nouvelle collecte, le fait qu'Elizabeth restait cloîtrée au camp et son besoin de demeurer près d'elle pour la soutenir, veiller sur la belle brune, le motiva d'autant plus à être le plus volontaire à faire le guet. Protéger le camp, une occupation qui rendait l'absence de son amie moins cruelle.

Ils n'étaient alors qu'à la veille, de découvrir que certains arrivaient, et qu'un autre lui aussi, s'en allait... le moment où James décida d'aller de l'avant. Les nouvelles influerait sûrement sur cette volonté qui se reconstituait. Pas de temps mort pour les survivants.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 1:24
5 Février 2035.

Cette journée là, va être marquée par deux événements totalement différents mais qui vont avoir, chacun à leur manière, un impact sur le campement Jefferson et sur ses survivants :

Après le discours de motivation et de demande des deux chefs du campement, trois survivants ont décidés de partir explorer le secteur D dans l'espoir de découvrir de nouveaux lieux déjà mais aussi de ramener les pièces détachées nécessaires pour réparer le porteur Mercedes en panne et ce pour préparer plus activement le déménagement à venir. C'est ainsi que Seth Willis, Frida Rivero et Mark Logan se sont organisés pour partir ensemble vers le secteur D, après un départ légèrement hésitant, le trajet a été des plus calmes. Du moins jusqu'à l'arrivée à la frontière du secteur C qu'ils devaient traverser pour rejoindre le secteur D, en effet une horde de plusieurs centaines de zombies se tenait là, à errer sans but. Enfin jusqu'à ce que l'un des rôdeurs ne les remarque et ne se tourne vers eux, le trio n'a pas eu d'autres choix que de fuir. Mark, poussé par un souvenir récent, a saisi Frida dans ses bras pour retourner au pas de course vers le campement et la sécurité. Seth n'a pas suivi le mouvement assez rapidement, ni assez adroitement, l'homme s'est affalé sur le sol, se cognant la tête dans sa chute, il ne se relèvera pas.

Pour ceux resté au campement, ils verront Mark revenir avec Frida dans ses bras et ils auront beau guetter de longues heures, le retour du troisième, Seth ne reviendra pas. Ils apprendront qu'une horde se trouvait sur le chemin du trio et ils ne pourront en conclure qu'une seule chose : Seth est porté disparu, présumé mort.

***

En parallèle et loin de se douter de l'issue de cette excursion, Melody Campbell est parti avec Ricky Jefferson à bord de la petite Chevy Spark pour aller parler à quatre ressuscités, trouvés par les habitants de la ferme Wallace. Et ce après un message sur le poste-radio du campement et un rapide échange des deux concernés. Arrivée à la ferme, Melody fait la connaissance de Pamela puis un peu après d'Ana mais surtout de quatre hommes étant dans le même cas que chaque personne du campement : Ressuscités, complètement perdus, ayant subit plus ou moins le même réveil. Melody aura le droit à un délicieux repas, fait d'une salade de riz composées et d'un ragoût de cerf accompagné de pomme de terre. Mais surtout elle aura le droit à une longue conversation avec les quatre hommes, apprenant tout d'abord leurs noms puis leur révélant le mode de fonctionnement du campement ainsi que son passif mais leur apprenant surtout l'existence des pouvoirs. Chose qui n'ira pas sans une démonstration involontaire de la véracité de ses paroles, son pouvoir s'activant en faisant voler une poêle à travers la cuisine de la ferme. Au terme de tout cela les quatre survivants décideront d'accompagner Melody et de rejoindre le campement.

C'est ainsi que Johann Libert, Jordan Getz, Jian Wei et Gabriel Kovacs viennent gonfler les rangs du campement Jefferson. Quatre nouvelles têtes que personne ne pourra louper mais aussi le retour de la petite Chevy Spark. De leur côté, au terme de ce trajet en voiture, ils pourront découvrir le lieu décrit par Melody, assez fidèlement d'ailleurs et commencer à se familiariser avec le campement et ses occupants, leur nouvelle maison.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 11:58
- 5 Février -

Le voyage de retour fût bien moins calme qu'à l'aller, la petite citadine ayant malgré tout du mal à avancer normalement avec ses cinq passagers mais surtout trajet animé par les éventuels blablatages des uns et des autres sauf de la conductrice. Bien évidemment que Melody a prit le volant après tout elle est la seule à connaitre le chemin du campement, une fois tout le monde installé dans la voiture, elle a déposé son arbalète sur les genoux du passager à côté d'elle, surveillant l'arme de temps à autre.

Une fois la Chevy Spark garée près du porteur Mercedes en panne et tout le monde hors de la voiture, la brune prend le temps de montrer le campement aux nouveaux venus. Leur indiquant l'emplacement des toilettes, leur montrant le chemin d'accès au petit lac dans le périmètre, le feu de camp qui sert aussi bien à se réchauffer qu'à cuisiner comme l'atteste les quelques ustensiles n'attendant plus que de servir. Elle leur montre aussi les tentes leur indiquant qu'aucune n'est vide pour le moment mais aussi leur expliquant que certains dorment dans les voitures hors d'usage constituant le mur en arc de cercle. Et elle termine par leur montrer de l'extérieur le camping-car qui est sa propriété, interdiction d'y entrer puis enfin la caravane dans laquelle sont stockées les ressources et les armes ainsi que les registres correspondant pour noter les entrées et sorties. D'ailleurs ils pourront constater qu'il y a des tentes stockées qui n'attendent plus que d'être montées et posées dehors avec les autres pour leur permettre de dormir, deux tentes tunnel et une tente classique, en gros une tente individuelle et deux tentes pour deux personne à eux de s'organiser. Melody s'éclipsant ensuite.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 27 Nov - 22:44
5 au 10 Février.

L'ambiance sur le camp était lugubre, et à la fois nouvelle.

Mark, ce nouveau venu, avait quitté le camp avec Frida et Seth. A leur retour en trombe, le compagnon de Melody n'était pas là et ceux qui restaient, semblaient poursuivis par le diable lui-même. Déposant son fusil sous la tente pour s'équiper du matériel médical disponible à la caravane, au cas où, il s'empressa de faire son boulot, celui pour lequel il était fait, à savoir les examiner et apporter des soins si cela s'avérait nécessaire. En cas de sérieuse blessure, James aurait privilégié l'usage de son pouvoir qui paraissait plus familier et contrôlé à présent pour économiser leurs maigres ressources médicales. Une fois fait et les deux à l'abri, il aurait reposé le matériel et récupéré sa nouvelle arme.

L'arrivée de pas moins de quatre nouvelles têtes d'un seul coup perturba un peu James, le fait qu'il ne s'agisse que d'hommes le mit sur ses gardes et il se contenta de les saluer, de leur souhaiter la bienvenue amicalement, par politesse et de les observer longuement durant les jours suivants. Cherchant, scrutant le moindre signe qu'ils puissent représenter un danger, car le chirurgien était plus déterminé que jamais à protéger le camp, à protéger sa très chère Elizabeth, contre le reste du monde. Tout du long, il veillera sur son amie, faute d'autre adjectif pour l'instant, avec très grande attention, comme un gardien farouche toujours à proximité de son trésor qui ne baissait jamais sa garde, à l'affût d'un brigand.

Melody ne tarderait pas à apprendre que Seth avait disparu. Cela lui fit mal au coeur, sérieusement, quand bien même ce coeur était déjà meurtri de la disparition d'Ivy qu'il avait bien davantage connu, la perte de Seth, aussi distant avait-il été, ne laissait pas James indifférent. Le chagrin inimaginable de Melody à cette nouvelle, lui faisait encore plus de peine. Comment aurait-il réagit s'il savait Elizabeth disparue ? Probablement morte ? Il irait la voir une fois la nouvelle annoncée, ne serait-ce que pour lui faire savoir qu'il était de tout coeur avec elle et présent, si elle avait besoin de quoi que ce soit. Si elle l'acceptait, il resterait un peu près d'elle, même en silence, pour offrir le peu que sa présence pourrait lui donner, c'était déjà ça. Si elle voulait rester seule, il n'insisterait pas et repartirait à ses tâches.

Au surlendemain, quand Jena, une autre nouvelle, partie avec Samuel pour revenir blessée, il fit là encore son boulot. Cette fois il n'hésita pas à utiliser son don économisé après l'examen concluant de Frida et Mark, pour faire disparaître son mal. Le résultat eu des effets encore plus positifs qu'il ne l'avait espéré, la guérissant. Ce jour il aura été vraiment utile.

Ce jour, mais qu'en sera-il de suivant ? Il le saura bien assez tôt, car au petit matin, quand Melody se prépara pour sa chasse quotidienne après en avoir informé le groupe autour du feu, elle pu voir James, aussi matinal qu'elle, sac à dos fourni vissé sur ses épaules, fusil à pompe Remington à la main et son P226 à la ceinture, prêt à l'accompagner comme promis en réponse. Il s'était proposé non pas pour chasser car il n'en savait rien, mais au moins pour l'aider à ramener son gibier et plus secrètement, à prendre la température, voir comment elle allait et veiller sur elle.

L'ancien militaire poursuivait sa garde. Sa garde sera longue.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 17:33
29 Janvier.
Elizabeth avait roulé, les doigts crispés sur le volant, le regard fixé sur la route jusqu'au motel. Ils avaient dû passer par le Secteur C, ou tout du moins la route la plus au nord, contournant la ville, pour rejoindre leur campement, et à chaque intersection, à chaque dégénéré qu'elle laissait sur le bord de la route, elle ne pouvait s'empêcher de penser à Ivy. La tentation avait été immensément grande de faire demi-tour pour fouiller la zone, mais sa raison l'avait tenu jusqu'à l'embranchement qui les conduisit en direction du Sud-Ouest de Snyder. Le reste n'avait plus été qu'un enchaînement mécanique, de gestes et de mouvements.
La Cadillac garée, il fallait désormais faire face à la dure réalité. Ils étaient rentré. Affamé, assoiffé, mais sauf, tandis que quelque part, son amie errait dans les rues de la ville, dévorée par cette ignoble maladie qui l'avait transformé.

Elle avait apprécié que James prenne certaines choses en main, sans vraiment s'en rendre compte dans un premier temps, la laissant aller à la contemplation de cette tente qui avait hébergé les deux jeunes femmes. Cloîtrée dans sa culpabilité de n'avoir pas su être là pour elle, elle se réfugia au bord du lac après avoir dévoré son repas, pour se débarrasser de la saleté qui couvrait ses vêtements et son visage.
Chaque reflet qu'elle percevait n'était plus que l'image d'une douleur silencieuse, le visage éteint, les yeux fuyants. Et puis cette nuit là, elle ne pu supporter davantage la solitude, encore en deuil, mais aussi sa peur grandissante de ne pas pouvoir profiter de la présence de James avant qu'il ne parte à son tour. C'est sans un mot et sans un bruit qu'elle se glissa sous sa tente, dans l'espoir qu'il la serre dans ses bras et lui permette encore de se laisser aller à sa peine.

Du 30 Janvier au 9 Février.

Les jours s’enchaînèrent, et les nuits également. Elle était devenue l'ombre de James et ressentait une étrange peur panique lorsqu'il disparaissait trop longtemps de son sillage, sans parvenir réellement à l'avouer.
Elle s'était montrée hostile à l'idée que quiconque ne touche à leur tente, elle et Ivy, si quelqu'un n'en avait que simplement émit l'idée ou l'intention, laissant à l'intérieur leurs affaires tels qu'elles avaient été, le petit mot griffonné par Samuel à son égard également. En dehors de cela, elle n'était pas particulièrement agressive, juste figé dans sa peine, le regard souvent rivé sur cette tente dont elle avait fait le symbole de la pierre tombale d'Ivy.

Elle avait participé aux tâches du campement, écouté sans rechigner les directives de Samuel et Melody, les nouveaux leaders du groupe, et avait même choisit des horaires similaires à ceux dont James s'était porté volontaire, pour rester au maximum non loin de lui.
Dans le réconfort qu'elle trouvait en compagnie de James, elle comprenait peu à peu la peur qui la paralysait également lorsqu'elle était près de lui, et l'empêchait de se montrer aussi proche que son coeur lui demandait. Plus le temps passait et plus cette peur grandissait.

L'arrivée de nouveaux visages et la disparition de Seth passa aussi inaperçue pour elle qu'un grain de sable supplémentaire balayé par le vent. Tout au plus, elle observera les autres d'un regard distrait lorsqu'ils passeront près d'elle, ou lui adresseront la parole, pas vraiment prête à partager quoi que ce soit avec ceux-là.
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