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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Récits Quotidiens
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Mark Logan

Anonymous
Invité
Dim 29 Nov - 21:26
5 Février.

Après son retour en sécurité dans le campement et après avoir rendu sa liberté à Frida, Mark reste un long moment agenouillé dans la poussière. Ce n'est qu'un long moment plus tard qu'il se relève, tout en restant planté là, près du panneau du motel à guetter le retour de l'autre homme, de Seth. Rien. Même plusieurs heures plus tard. L'ex mineur termine néanmoins par bouger de là ou il est et encore parce que le toubib du coin est venu voir s'il allait bien. James n'aura eu le droit en tout et pour tout qu'à des "umh". Oui il va parfaitement bien autant physiquement que psychologiquement, il ne se sent nullement concerné par l'absence de l'homme, cela lui faisant ni chaud ni froid. Là ou cela peut le déranger c'est que quelqu'un pourrait le désigner coupable dans cette histoire et le virer du campement, style le péteur de câble.

Ou style la petite brune qui revient d'il ne sait où avec des passagers. Certes Mark ne sait pas les liens unissant réellement les deux mais par contre il sait qu'elle est le bras droit de Samuel, du coup il préfère s'éclipser ou tout du moins se rendre invisible pour le reste de la journée. Mark n'aura eu que le temps de voir que la damoiselle revenait avec quatre hommes ce qui n'est pas pour lui plaire, cela voulant dire quatre dangers potentiels pour l'empêcher de tourner rond.

Du 6 au 9 Février.

L'ex mineur continu de jouer les hommes invisibles autant que possible, bien que si jamais on vient lui demander des comptes, il expliquera ce qu'il s'est passé et pourquoi il n'a pas attendu le dénommé Seth. Tout en omettant qu'il a eu un léger craquage l'ayant poussé à ramener en sécurité la métisse sans se soucier de l'homme. Non il expliquera plutôt tout le déroulement tout en terminant sur le fait qu'il s'est mit à porter Frida pour aller plus vite et que Seth était derrière eux et qu'il en est sûr.

Pour le reste il se contentera de rester non loin du porteur Mercedes, empruntant chaque matin une caisse à outils à la caravane pour la remette en place le soir venu. Passant une partie de ses journées le nez dans le moteur à le tripatouiller, à démonter et remonter certaines pièces pour les vérifier, voir ce qui peut bien clocher. Même s'il doit bien admettre qu'il a du mal avec la mécanique, il a été obligé de passer de longues années loin de son tout premier travail et passion si on peut dire. Qu'importe, chaque geste et chaque mouvement lui rappelant d'anciennes réparations qu'il avait régulièrement faites. Occupant le reste de son temps à entretenir sa musculation avec en haltère improvisée, un rondin de bois. Ou encore en se chargeant des corvées d'eau à ramener du petit lac afin de la faire bouillir pour la consommation de tout un chacun. Ne parlant pas plus qu'à l'ordinaire en même temps, à quoi bon, ils parlent tous pour quinze et il préfère écouter et retenir les informations qu'il entend plus tôt que d'en donner.

Gabriel Kovacs

Anonymous
Invité
Mar 1 Déc - 21:35
Récit de Gabriel Kovacs et Johann Libert le 6 février.

Encore ce rêve.
Encore ce visage à la peau blanche veiné de noir. Ce corps de femme, désarticulé, déchiré, tel une marionnette entre les mains d’un macabre comique.
Pourquoi était-elle là ?
Pourquoi Gabriel voyait-il ses cordes vocales, à travers une gorge ouverte, tenter d’articuler un son ?
Que pouvait-elle bien lui dire après tout ce temps ?

Ce rêve revenait sans cesse. Chaque nuit depuis son réveil, l’ancien policier voyait sa mère en cauchemar. Cette mère qu’il n’avait pas vue depuis presque 5 ans et qui vivait toujours à Seattle, sa ville natale.

Ils se trouvaient tous les deux dans un couloir, sombre, humide, les murs tapissés de haut en bas d’une substance sombre que Gabriel devinait être du sang. Lui était acculé contre une porte fermée qu’il essayait désespérément d’ouvrir. Le corps de sa mère s’avançait vers lui, les bras en avant et se rapprochait de plus en plus. Ou plutôt, ce n’était pas elle qui avançait, mais le couloir qui rétrécissait, donnant l’impression qu’elle était de plus en plus proche. Chaque centimètre qu’elle gagnait sur lui, il pouvait entendre ce sifflement affreux sortant de sa gorge. Ce râle morbide que toutes ces maudites créatures émettaient. Cet appel froid, l’hymne des morts.
Puis, à la seconde où elle aurait dû se jeter sur lui pour lui arracher la carotide, son visage redevenait celui de sa mère, celui dont Gabriel se souvenait. Une femme d’une cinquantaine d’année, belle pour son âge, des cheveux noirs mi long recourbés aux pointes.
Bien qu’humaine, son expression n’avait pas changée. Elle était effrayée et semblait chercher quelque chose du regard, sans le trouver. Gabriel en était persuadé, c’était lui que ses yeux cherchaient. Pourtant plantée en face devant lui, leur visage à quelques centimètres, elle ne le voyait pas. Les lèvres de la femme finissaient par s’ouvrir, émettant un début de son, que Gabriel devinait être un « Gab… ». Puis il se réveillait, à chaque fois.

En position assise, couvert de sueur, Gabriel s’éveillait chaque nuit de cette façon. Pourtant cette fois quelque chose était différent.

Il se posait continuellement la question : et si ce rêve avait une signification plus poussée que la simple inquiétude sur l’état de santé de sa mère ? Il n’était pas idiot, il savait bien que les chances qu’elle soit morte étaient grandes, Seattle étant tombé il y a de cela plusieurs mois.
Mais après tout, son réveil d’entre les morts et ces soit disant « pouvoir » dont les ressuscités étaient dotés prouvaient que des événements étranges étaient à l’œuvre.
Peut-être essayait-elle de communiquer avec lui ?

Ne supportant plus de se poser cette question encore et encore, Gabriel décida d’agir. Il se leva, pris son sac et y rangea le peu d’affaire qu’il avait eu sur lui. Il récupéra son arme et des munitions. Il tenta de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Johann qui dormait à côté. Cependant, le camionneur avait le sommeil léger et quand Gabriel se tourna vers lui pour s’assurer de son sommeil, il tomba sur le rouquin enroulé dans la couverture polaire, redressé sur un coude, l’air encore bien ensommeillé et qui le fixait.

- Encore un cauchemar ?

Puis son voisin avisa manifestement les préparatifs de Gabriel car il enchaîna.

- C’est un peu tôt pour partir en ballade… non ? Tu nous fais quoi là ?

-J'me casse d'ici...

Gabriel répondit sans regarder Johann. Il feinta en continuant à s'occuper du paquetage, en réalité, il ne voulait pas affronter le regard du rouquin sachant pertinemment ce qu'il lui dirait.

Et cela ne manqua pas, Johann répliqua du tac au tac, parfaitement réveillé maintenant et l’air de ne pas en croire ses oreilles. Il tâchait de parler bas pour ne pas réveiller le reste du camp.

- T’es devenu suicidaire maintenant ? Tu veux te barrer tout seul en pleine nuit sans aucune préparation ? T’as pété un câble ! Gab ! On vient à peine d’arriver, laisse leur une chance ! Oh, tu m’écoute ? C'est quoi ton problème ?

Gabriel lâcha brusquement son sac par terre et fixa Johann.

-J'ai pas ma place ici... Non mais franchement, tu crois qu'on a une chance de survie avec un androgyne pré-pubère pour surveiller nos arrières et une tarée qui fait voler des casseroles ? Je préfère tenter ma chance de mon côté, rejoindre la côte, me trouver un bateau et filer vers le nord.

Gabriel continua de faire son sac. Il s'arrêta encore, regardant tristement le peu d'affaire qu'il avait.

-Il faut que je sache... Je dois savoir si ma mère est morte ou non.

Pendant un moment, Johann le regarda faire sans sembler savoir quoi dire, comme si il ne pouvait que compatir et comprendre le ressentiment de son compagnon. Puis il rejeta la couverture à ses pieds et s’assis face à Gabriel.

- Franchement… J’te comprends. Et j’ai vraiment hésité à faire pareil avant de venir ici. C’est pour ça que si t’es vraiment décidé, je vais pas chercher à te retenir mais… va pas crever stupidement, tu sais aussi bien que moi ce que tu vas rencontrer. Tu pourrais leur demander de l’aide, attendre un peu. Non ? Je suis sûr qu’en groupe, on pourrait remonter vers le nord, j’ai quelques idées. Tu devrais pas te lancer sur un coup de tête. J’ai une chance de te faire revenir à la raison et t’empêcher de faire le con ?

Gabriel observa Johann fixement, les yeux mouillés de larmes.

-Je sais c’qui m’attend… Ecoute Johann… T’es un gars bien et j’espère que tout ça. Il désigna le campement en ouvrant les bras… Ca va tenir la route et que tu trouveras la paix. Je sais pas c’que t’as vécu, mais dans mon job j’en ai vu pleins des mecs comme toi et je sais que t’es un dur à cuir.

-Encore une chose…


Gabriel sortit son arme et la pointa à deux mains devant lui, en direction de la toile de tente.

-Au cas où tu devrais t’en servir, les deux mains fixes, le doigt le long du canon, tu ne le mettras sur la détente qu’au moment où tu seras sûr de tirer, puis tu expires l’air dans tes poumons et tu tires. Prend ton temps, ne tire pas bêtement.

Il rangea le pistolet dans son holster à sa cuisse, se releva et tendit une main en direction de Johann.

-Bien que je l’espère, je ne pense pas qu’on se reverra. Alors je te souhaite bonne chance.

Le rouquin observa Gabriel sans dire un mot. Le moment était bien trop sérieux pour qu’il se permette ne serait-ce que l’ombre d’un sourire face au « cours accéléré » de l’ancien policier. Il ne sentait que trop bien que c’était là une espèce de testament que Gab laissait derrière lui, tout ce qu’il pouvait laisser comme trace de son passage. Un souvenir de lui. C’est avec un respect sincère qu’il empoigna la main tendue.

- On se reverra. J’en suis certain. Et si tu arrives au-delà du mur et remonte au nord, pense à moi, ok ?

Johann laissa tout juste le temps à Gabriel de se retourner vers la sortie de la tente avant de l’apostropher à nouveau.

- Attends ! Je t’accompagne jusqu’à l’extrémité du camp. Et pense à prendre au moins un peu de réserves à la caravane. J’expliquerais ça demain à Samuel, t’en fais pas pour ça. Je me débrouillerais.

En vitesse, il enfila ses chaussures et sa veste et sortit à la suite de Gabriel.

***
Prenant quelques provisions et enfilant son sac sur son dos, Gabriel lança un dernier regard vers Johann et le camp. Il espérait sincèrement faire le bon choix et bien qu’il n’appréciait pas 80% du campement, il leur souhaitait de survivre.

Il avait marqué leur position sur une carte quelques jours auparavant, préparant son itinéraire en cas de fuite après une attaque et partit vers la côte.

Direction Houston…

Johann Libert

Anonymous
Invité
Ven 4 Déc - 0:18
Lundi 5 février 2035

Nous sommes partis de la ferme cet après-midi, emmenés par Melody dans une petite Chevrolet Spark, coincés comme des sardines dans la citadine. Voyage sans histoire. Arrivée sans histoire. Découverte sans histoire. Une journée comme je les aime. A part qu'une mauvaise nouvelle attendait notre guide, Melody; son compagnon a disparu le même jour. Sale coup pour elle.

Mardi 6 février 2035

Ma première journée complète au camp. Comme je m’y attendais, il n’y eut là rien de bien palpitant ; découvrir l’endroit, me mettre au clair avec les règles, faire le tour du propriétaire. Rencontrer les autres, du moins, ceux qui font preuve d’un minima de sociabilité et il n’y en a pas beaucoup dans le groupe. La plupart semblent nous observer de loin, notre petit groupe de nouveaux arrivants, avec une sorte de méfiance instinctive, comme on regarderait de loin des animaux au zoo. Dangereux, pas dangereux ? J’ai eu du mal rien qu’à savoir leur nom. Je ne leur en veux pas, en fait je m’en fiche un peu et je les comprends, on ne se connaît pas, ça viendra certainement. Il vaut sans doute mieux ça que d’être assailli de questions, au moins j’ai le temps de prendre mes marques.

Mercredi 7 février 2035

Gabriel est parti de son côté cette nuit sans vouloir attendre et sans vouloir réveiller personne. Personne d’autre que moi, je veux dire, et ce n’est pas faute d’avoir tenté, mais vu la taille disponible dans la tente c’était perdu d’avance. Je n’ai pas tenté de le faire rester à tout prix, c’est sa vie, même si j’estime que c’est dommage pour lui. Il pouvait certainement amener bien plus ici qu’au dehors. Ma foi, chacun est libre de son destin. Je dois avouer que quelque part, un instant, j’ai hésité à le suivre, mais mon côté raisonnable m’aura retenu. Je me suis contenté de l’accompagner au plus loin possible de la zone sûre. On aura certainement été vu par la sentinelle de garde, puisque il y en a une toute la nuit, mais pour être correct je suis allé en parler ce matin aux chefs du camp. Samuel a traité ça comme n’importe quelle autre information banale. Je ne sais pas à quoi je m’attendais. Le bon point, c’est que j’ai de la place pour dormir maintenant.

Jeudi 8, vendredi 9 février 2035

Je commence à m’habituer au rythme de vie ici qui, soit dit en passant, est bien plus lent que je ne le pensais. Comme, de plus, nous n’étions pas vraiment prévus dans leur gestion de la semaine, il n’y a pas grand-chose à réellement faire pour aider, comme les gardes par exemples. Ils ont une radio et comme je restais au camp quoiqu’il arrive, je me suis fait expliquer son fonctionnement, pas très différent dans les grandes lignes des radios que je connaissais d’avant. Bien plus rustique par contre… Je suis toujours en phase découverte et une chose est sûre, je commence déjà à réfléchir à ce que je pourrais bien proposer pour améliorer tout ça. En parlant de ça, ça me démange fortement d’aller voir de plus près le camion planté sur le parking mais je n’ai pas encore osé m’en approcher. Je repousse le moment fatidique de me retrouver face à une mécanique. En plus, j’ai pu voir le nommée Mark y aller à quelques reprises. Il va falloir que je l’entreprenne, curieux d’en savoir plus sur lui.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 4 Déc - 0:29
5 février.

Nous étions arrivés à destination avec mes compagnons de la ferme, Gabriel, Johann et Jian tout en étant accompagnés de Melody, chef du campement. A peine arrivés, nous apprenions déjà qu'un survivant manquait à l'appel. Seth, le copain de Melody apparemment, qui d'ailleurs, me légua sa tente. J'avais aussi fait la connaissance de Jena, une autre survivante du campement. Elle m'avait semblé dure pour un premier abord.

6 février.

Second jouer au campement. J'avais commencé à essayer de faire la connaissance de tout le monde, au moins mettre des noms sur des visages, ce ne serait que plus cordial. Je restais à aider à cuisiner, pour les deux repas, après, ma mère m'avait bien appris à faire à manger, je n'allais pas garder mes talents uniquement pour moi.

7 février.

Longue après-midi de garde. J'avais mangé tôt pour pouvoir prendre mon tour de garde sans être en retard. Une longue garde, à m’entraîner à plier et déplier mon couteau papillon. Durant ma garde, ma longue garde, j'avais pu voir Samuel, le chef du campement, revenir avec une Jena dans un sale état. Blessée et ensanglantée, elle aura été très rapidement soignée par James, le médecin. Le fameux médecin qui soignait avec ses mains uniquement. Incroyable. Ma garde se termina en pleine soirée, et j'allais me coucher juste après.

8 et 9 février.

Pour me réveiller aux aurores juste à temps pour commencer à cuisiner, certainement la seule tâche qui m'était donnée de faire et de bien faire. Quoi qu'il en soit, je continuais mes journée au campement, m’entraînant toujours avec mon couteau. Je n'avais plus l'habitude d'en tenir un, ni même de l'utiliser. Je m’entraînais aussi à faire un peu de gym, au bord du lac, pour tester ma flexibilité. J'avais perdu pas mal, mais je restais toujours hyperlaxe. Si je perdais ça, je perdais tout, il me restait encore quelques bribes de mon passé.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 4 Déc - 22:33
Du 5 au 11 Février

En ce début de semaine, les choses avaient mal commencées, bien mal. A présent capable de se montrer en public mais encore meurtri de la disparition de l'intello de la bande, il s'était retrouvé à engueuler Seth devant Frida et Mark pour cette histoire de carte et, même si il se préserva de tout cynisme, les plus attentifs auraient sans doute remarqués que la peine qu'il ressentait pour cette perte était bien plus à propos de leurs plans que de ses sentiments à l'égard de cet homme.

A ce propos, lui qui avait été soutenu par Melody durant sa semaine à vide, il ne manqua pas de se montrer égal avec Melody, préservant son intégrité corporelle en esquivant toute envie de soutenir la jeune femme d'une manière trop amicale. Il était demeuré stoïque, respectueux neutre, se contentant de se rebooster au moment ou il ne pouvait plus peser sur elle, même si ils se trouvaient tous les deux dans le même état psychologique à seulement une semaine d'intervalle.

Quant aux nouveaux qu'elle avait ramené. Il s'était immédiatement enquis de leur matricule tout en les jugeant. Cependant, la présentation du camp ayant déjà été préalablement faite par Melody, il se contenta de les inviter à se familiariser avec l'endroit tout en évitant les zones de dangers.

Jusqu'à sa sortie au secteur A, il passa pas mal de temps à noircir du papier pour inclure correctement les nouveaux survivants dans le plan de déménagement et les guetter de loin, ne montrant effectivement que peu de réaction vis à vis du départ d'un Gabriel qu'il connaissait à peine, Johann aura peut-être put deceler du respect vis à vis du fait qu'il n'ait pas pris beaucoup de bouffe, en revanche, il n'aurait sans doute pas remarqué à quel point Samuel était convaincu qu'ils ne reverraient jamais cet homme vivant.

Quoi qu'il en soit, il parti avec Jena, plusieurs longues heures, et revint avec elle et un survivant d'un autre acabit, un jeune American staffordshire terrier qui se mis à rôder dans et autour du camp tout en gardant une certaine proximité avec un Samuel qui, une fois son gros bobo à la main guéri d'une simple pensée par leur chaman, tâcha d'expliquer à qui s’intéressait à l'animal de ne pas chercher à demander ou forcer le contact. Seule Melody fut épargnée, pour la simple et bonne raison qu'il savait qu'elle s'y connaissait infiniment mieux qu'elle en comportement animal.

Le reste de la semaine se passa assez normalement, les vivres s'amenuisaient mais le jeune canadien semblait faire l'impossible pour épargner les restes si bien qu'il ne fut que rarement aperçu en train de grignoter, contrairement à son compagnon à quatre pattes qui se retrouvait régulièrement dans le périmètre pour chasser sa propre nourriture en sus des maigres cadeaux que le chef de camp lui offrait sur sa propre ration. Si Samuel s’assécha quelques peu durant le reste de la semaine, signe qu'il ne pourrait tenir ce rythme très longtemps, le amstaff semblait lui retrouver force et vitalité, n'ayant plus à faire avec la menace zombie et trouvant maintes occasions de se reposer.

Du côté du camp, le moral de ce drôle de type ayant visiblement bien regrimpé après l'excursion, allez savoir pourquoi, il recommença à faire le tour des survivants suffisamment loquaces pour s'accorder quelques instants pour parler du mauvais temps, mais pas que ça. Bien conscient que son état avait gravement entamé ses routines qui étaient pourtant la base de sa prudence, il s'accorda de longues heures pour s'assurer que l'arsenal du camp était convenablement nettoyé et... dans les faits, mis un temps fou à essayer de se remettre le fonctionnement du Black Eagle et de sa AK, sans y parvenir et donc sans avoir l'occasion de les entretenir convenablement.

Du reste, il pris le temps de totalement ré-organiser leurs stocks de ressources qui étaient jusque là un tantinet bordélique mais, globalement, il continua à bricoler ses plans théoriques, à méditer sur les cartes et à surveiller porter attention aux membres du camps et à leur moral globalement bas.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 10 Déc - 15:01
- 6 Février -

Après l'annonce de la veille, Melody a monté la garde toute la nuit sur le toit de la caravane, impossible pour elle de fermer l'oeil et de trouver le repos. À six heures du matin, l'un des autres survivants vient la relever de son tour de garde, le médecin du groupe, James, descendant de son perchoir, elle peut voir qu'en parallèle 'Liz vient de prendre la surveillance du poste-radio. Se contentant de les saluer d'un simple signe de mains tout les deux, elle peut maintenant aller trouver les deux qui l'intéressent : Frida et Mark. La brune veut absolument tout savoir de l'excursion avortée de la veille, celle qui a conduit à la disparition de son compagnon, malheureusement pour elle, la seule personne qu'elle trouve à interroger est monsieur crane rasé. Melody aurait préféré questionner Frida mais elle n'a pas eu envie de la réveiller, contrairement à l'homme qui lui était déjà debout. Tout ce qui compte est qu'elle termine par apprendre comment les choses se sont déroulées mais aussi la localisation approximative de l'incident, ce qui lui offre ainsi une bonne base de départ.

Retournant à la caravane, elle emprunte la paire de jumelles, s'arme de son arbalète et quitte le campement en toute discrétion pour s'enfoncer dans la forêt. À moins que l'air de rien, Jena ne l'ait surveillée en cachette  et qu'elle déboule à ses côtés, ce qui n'empêchera pas la brune de rester silencieuse hormis un claquement de langue désapprobateur à son encontre. Que cela soit seule ou accompagnée, cela ne changera rien, Melody ira toujours plus loin en forêt, jusqu'à la lisière de la zone de chasse qui frôle au plus près possible le secteur C. Pouvant ainsi observer les lieux et constater que cela serait suicidaire que de vouloir aller plus loin pour chercher des indices, la fameuse horde de zombies est toujours bien présente, empêchant de tenter quoi que se soit. La brune devant se résoudre à retourner au campement, son esprit balançant d'un côté à l'autre : vivant-mort-vivant-mort-vivant et ainsi de suite.

Terminant cette journée en daignant grignoter un morceau, restant à l'écart des autres, le peu de nourriture avalée produisant son effet, la brune tombe de sommeil et peut ainsi dormir quelques heures.

- 7 Février -

Les quelques heures de sommeil de la veille, ont permis à Melody de pouvoir prendre une nouvelle fois la garde de nuit. Appréciant la solitude et le silence de la nuit, elle peut ainsi réfléchir plus posément qu'en pleine journée, bien que quelque part, elle guette encore un potentiel retour de Seth. Mais contrairement à la veille et peu avant qu'elle ne soit relevée du post de guet, aux premières lueurs du jour, elle peut voir deux des nouveaux venus sortir de leur tente et se rendre à la sortie du campement. Reconnaissant vaguement Johann et Gabriel, elle ne peut malheureusement pas intervenir en voyant le second prendre la route pour s'en aller. Pour s'en mêler, elle va devoir attendre que quelqu'un prenne sa place pour enfin avoir une explication de la part du rouquin, explication qui la déçoit grandement mais qui l'inquiète un peu aussi en même temps et cela malgré le fait qu'elle ne peut que souhaiter bonne route à Gabriel.

Un peu plus tard dans la matinée, elle voit Jena partir avec Samuel pour un approfondissement de la découverte du secteur A et elle ne peut qu'en profiter pour s'éclipser en toute tranquillité, sûre et certaine de ne pas être suivie en forêt. Empruntant le même chemin que la veille, la brune se retrouve confrontée au même problème : la horde qui bloque tout, bien que celle-ci semble vouloir se dissiper quelque peu. Contrainte de rentrer au campement sans plus de détails, elle ne peut que commencer à envisager le fait que Seth ne rentrera jamais. Réflexion qui manque de lui faire louper son tir quand un lièvre passe à toute vitesse plus loin devant elle, un peu de nourriture fraîche en plus pour les survivants ! Sauf qu'en rentrant au campement, l'ambiance est différente, d'abord parce qu'un chien se met à aboyer deux ou trois coups en la voyant et elle reconnait immédiatement le jeune molosse qu'elle avait nourri avec Samuel. Cet idiot doit croire qu'elle va lui laisser le lièvre en guise de dîner, il peut toujours rêver mais cela lui donne une idée. Ambiance différente aussi parce que Jena est dans un sale état, Melody se dépêchant d'aller voir de plus près ce qu'il se passe et de connaitre les détails si on veut tous les lui donner.

- 8 et 9 Février -

Deux journées bien plus tranquilles pendant lesquelles pas grand chose ne s'est passé et tant mieux quelque part, deux nouvelles nuits de garde, relevée à six heures du matin. Dormant quelques heures chaque jour et en total décalage avec le reste du campement ce qui ne l'empêche pas de se nourrir et s'occuper un tant soit peu d'elle. Mais aussi de retourner en forêt, à la chasse, n'osant pas aller jusqu'à la lisière vers le secteur C, ne voulant pas être un peu plus déçue et triste, un jour elle ramène de nouveau une proie, une espèce de gros faisan et le lendemain rien du tout. Par contre elle connaît un Am' Staff qui lui est plus qu'heureux de la voir revenir avec de la bouffe, Melody ayant entreprit de récupérer les os et les déchets, des animaux chassés, pour les donner au jeune molosse en complément de ce qu'il peut trouver seul. S'en foutant royalement au passage de ce que peut en penser Samuel et même les autres, néanmoins Melody aura glissé quelques mots à Samuel pour lui suggérer de dresser le canidé et éviter de possibles ennuis et qu'elle peut l'y aider. Après tout elle même a fini par avoir un Pitbull à elle quelques années avant et sait donc comment s'y prendre.

Le 9 au soir lors du dîner, Melody annonce que le lendemain elle repart à la chasse et demande qui veut se joindre à elle, chose surprenante s'il en est venant de la solitaire officielle du campement.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Ven 18 Déc - 19:33
10/02/2035 : J’étais parti en forêt avec James et Melody, pour chasser dans le but de trouver suffisamment de nourriture pour tout le monde. Sur le chemin, nous avions trouvé des morts ambulants et une sorte de campement. Nous y avions trouvés un beau butin. Après avoir partagé les ressources entre nous trois, pour ce qui nous intéressait, nous avions rapportés le reste au campement. Du bois, de la nourriture et un talkie-walkie. Après cette dure journée, il ne me restait plus qu’à me contenter d’une bonne nuit de sommeil.

______________________

« Tu es faible et insignifiant. Tu seras le premier laissé sur le bord du chemin. »

J’entendais à nouveau ces mots alors que je m’étais assoupi. Cette même voix, un souvenir enfoui qui refusait d’être déterré. J’avais déjà entendu cette voix, je le savais, mais le souvenir du nom à mettre dessus ne me revenait pas. J’avais toujours eu une excellente mémoire, surtout au niveau des visages et des voix. Ce questionnement qui n’arrivait pas à trouver une fin m’obligea à ouvrir les yeux. Ce n’était pas ma tente, c’était une pièce, grande et sombre où seul un rai de lumière était autorisé à pénétrer par une fine embrasure non désirée qui se trouvait derrière une fenêtre. Entre un volet et l’angle d’un mur. Un rapide coup d’œil aux alentours pour observer le reste de la pièce, m’attarder sur ce qui n’attirait pas mon regard. Les recoins sombres de cette pièce où je m’étais réveillé. Peut être que j’aurai dû avoir peur, mais il n’en était rien. Je me sentais vide. Je me sentais comme abandonné sur le bord du chemin. Seul, faible et insignifiant.

Réveillé dans ce qu’il semblait être un sac de couchage, c’était sans doute pour ça que je n’avais pas ressenti de différence entre ma tente et ici. Mes yeux fouillaient la pièce, cherchant des explications sur ce qu’il m’était arrivé tandis que mon esprit s’efforçait de se réveiller en même temps que mon corps. Opération complexe, surtout vu mon état partagé entre incompréhension et désespoir. L’incompréhension de mettre réveillé ici, et le désespoir d’être seul, à nouveau. Il n’y avait pas de tapisserie sur les murs de cette pièce, elle avait l’air d’être neuve pourtant, en travaux sans doute. Il y avait un meuble pourtant, se situant juste à ma gauche, prêt du sac de couchage dans lequel je m’étais réveillé. A première vue, cela semblait être une table de chevet. Un grand nombre de questions commencèrent à se poser dans mon esprit. Un grand nombre sur les raisons ou les causes de ma présence ici, dans une moindre mesure des interrogations sur ce qui avait pu arriver aux autres, et enfin, une dernière qui trouva sa place parmi ses nombreuses sœurs au milieu de mon esprit, mais qui était celle qui trouvait le plus d’importance à mon sens. Etais-je encore mort ?

Je me décidais à me lever de ce sac de couchage qui avait sa fermeture ouverte, je portais toujours mes vêtements, que ce soit mon jean ou bien le sweat-shirt que j’avais trouvé ou encore mes baskets. Fouillant rapidement mes poches, je ne sentais rien d’autre que du vide. Je n’avais plus rien. Plus personne. Debout, je regardais la table de chevet et découvris avec étonnement qu’il y avait dessus, une bouteille d’eau en plastique pleine, et juste à côté un verre vide qui semblait propre. J’avais une assez bonne vue dans cette pénombre qui n’en était pas réellement une vu le mince filet de lumière qui avait réussi à pénétrer les ténèbres de cette pièce. Peut être que la clarté du jour m’aiderait à trouver quelque chose ou à réfléchir. C’était alors que je me décidais à ouvrir cette fenêtre qui trônait juste à côté du seul meuble présent dans cette pièce. Une seule fenêtre à tirer qui me donnait accès à ce volet unique que je repoussais violement pour le faire taper contre le mur qui se situait à ma droite.

Les rayons du soleil qui était pile en face de moi m’obligèrent à fermer les yeux et à me retourner vers l’intérieur pour les ouvrir. La pièce était à présent lumineuse, et une légère brise d’été me souffla la nuque. Une brise d’été, exactement comme celle que j’avais senti lors de ma première mort. Je pouvais à présent voir tout ce qui se trouvait dans la pièce. Il n’y avait rien d’autres que des murs, le sac de couchage et cette table de chevet. Pas de portes. Alors que cette découverte montait à mon cerveau, je riais. Nerveusement, me penchant légèrement en avant, passant les mains sur mon visage juste avant de les faire glisser dans mes cheveux. J’étais enfermé. Condamné. Seul. Ce n’était pas possible. Mon esprit devait me jouer des tours.

« Tu es faible et insignifiant. Tu seras le premier laissé sur le bord du chemin. »


Encore cette voix. Une voix qu’il avait déjà entendu, une voix d’homme. Une voix qui était méprisante, crachant ses mots, encore et encore. Personne n’était là. C’était mon esprit qui me jouait des tours. Ou bien qui me mettait en garde. J’envisageais bien plus la seconde proposition. Est-ce que c’était ce don ? Ce pouvoir ? Celui de chacun est différent, peut être que le mien me permettait de prédire mon avenir ? Une sorte de sixième sens ? Je me résignais à penser ça, mais au fond, n’étais-je pas déjà seul et abandonné de tous ? Seul dans cette pièce vide, sans porte ? Mes yeux s’étaient accommodés à cette luminosité qui régnait dans la pièce, j’y prêtais attention car une idée me vint à l’esprit. Comment sortir d’une pièce sans porte ? Par la fenêtre. Et si ce n’était pas possible, c’est qu’il devait y avoir un passage caché quelque part.

M’approchant au bord de la fenêtre, laissant dépasser ma tête pour observer les environs. Enfin, le panorama surtout, car à par un ciel bleu au loin et au dessus de ma tête, il n’y avait rien d’autre que des nuages plus bas. Ce n’était pas par là que je sortirai. Je regardais les murs, rien d’autre à part le volet sans accroche, le mur était parfaitement lisse. Je levais la tête pour regarder au dessus de moi, et je vis un autre volet, sans aucun doute qu’il y avait une pièce juste au dessus de moi, mais comment l’atteindre ? Ça avait l’air d’être le dernier étage de cette immense tour qui avait l’air de n’avoir rien d’autre en son sein qu’une pièce comme celle dans laquelle je me trouvais tant la largeur du bâtiment était infime. Impossible de passer par là. Je m’accoudais au rebord de cette fenêtre pour contempler le panorama. Vide, pur, azur, apaisant. J’en vins à sourire à cette vision alors que la mort m’avait peut être encore prit. Est-ce que c’était cela le paradis ? Est-ce que c’était mon idéal ? Ce que je souhaitais avoir après mon dernier souffle ? Je n’avais jamais été religieux, et personne que je ne connaissais ne l’avait jamais été, à part Nelson, mais je ne l’avais rencontré que récemment et quitté rapidement. Qu’importe. Une sensation de bien être m’envahissait à la vue de ces nuages qui étaient presque à portée de main, au contact de la chaleur du soleil qui montait à vue d’œil à son zénith, au contact de cette brise légèrement fraiche et agréable. C’était sans aucun doute la définition du bonheur.

« Tu vas mourir ici. Tu n’as pas même le courage de te battre pour ta vie. Sale lâche. »

Comme un coup de poing à l’estomac, des paroles emplies de haine et de mépris, des émotions que je sentais pour la première fois avec autant d’importance. L’émotion de bonheur que j’éprouvais juste avant avait laissé place à du regret. Si j’aurai dû être révolté et en colère contre cette voix, je ne l’étais pas, car elle avait raison. Ses mots crachés n’étaient pas vide de sens. Ils ne reflétaient que la vérité. J’étais un lâche, préférant m’extasier devant le soleil plutôt que de penser à sauver ma vie. A cet instant j’avais honte. Honte de moi-même, honte vis-à-vis de cette voix qui devait être le pragmatisme de mon esprit et à qui je devais faire pitié. Je me redressais. Puis je me dirigeais vers le mur qui était à ma droite, puis je frappais légèrement avec mes phalanges dessus pour espérer y entendre un son creux. Je commençais par le milieu du mur, puis je me baissais pour ensuite me lever dans le but de terminer par le haut. Sans succès. Sur tout les pans du mur. Aucun son me laissant espérer quelconque potentielle sortie. Je n’avais rien. Furieux, j’enlevais mon sweat-shirt qui, d’ailleurs, me donnait bien trop chaud, pour le rouler en boule avant de le lancer sur le sac de couchage.

Il n’y avait aucune sortie. Aucune possibilité. J’enrageais. Plaquant mon front au mur face à la fenêtre, les poings serrés, je ruminais ce qu’il m’arrivait. Ma situation d’abord. J’étais seul, sans rien, coincé ici comme un rat, destiné à mourir, sans nourriture, sans rien à part cette bouteille d’eau sur la table.  D’ailleurs, la chaleur devenait oppressante. Je me retournais pour observer cette bouteille remplie et ce verre vide et propre juste à côté. Soupirant, je m’avançais vers la table basse pour y attraper la bouteille. Sans penser un instant que ça pourrait être empoisonné ou autre. Le bouchon de la bouteille était dur à ouvrir, il ne faisait aucun doute que la bouteille était neuve. Je jetais au plus loin le bouchon à travers la fenêtre en m’avançant légèrement pour le voir disparaitre à travers les nuages qui flottaient un peu plus bas. Arborant un léger sourire à ce jet, je versais lentement l’eau de cette bouteille dans le verre encore posé sur la table pour le remplir avec de porter la bouteille à ma bouche. C’était bel et bien de l’eau qui coulait le long de ma gorge. Cela me faisait un bien fou. Laissant juste un fond d’eau dans la bouteille et le verre plein, je revenais m’accouder à la fenêtre.

Je me demandais combien de temps j’allais pouvoir tenir avant de sauter. Avant de mourir une énième fois. Une deuxième ou une troisième fois ? C’était dans ces instants où penser à la mort était la pire des choses à faire. Mais qu’importe, cela arriverait. Ce moment. Celui où je refuserai de me battre pour ma vie, où je me résignerai à me laisser tomber dans le vide, où la mort serait une délivrance à mes souffrances et à ma solitude. Je soupirais à cette pensée de mettre fin à mes jours moi-même. Le suicide. J’eus un léger rire, pour contrer la pression de la solitude qui se faisait de plus en plus présente, ou bien pour me rassurer intérieurement que je ne ferai jamais ça, ou peut être les deux. Non, je ne pouvais pas faire ça. Je me redressais, et attrapais le verre pour y boire une gorgée, une seule. Pour économiser sans doute, pour essayer de tenir le plus longtemps possible. Assez paradoxal étant donné que je venais de vider plus de la moitié de la bouteille d’une seule traite. Peu importait à vrai dire. Je reposais mon verre qui était à présent à moitié vide, ou à moitié plein, mais au vu de mon enthousiasme, le verre à moitié vide semblait être une meilleure description du peu qu’il me restait pour espérer pouvoir tenir quelques temps de plus.

Je me remettais à cette fenêtre qui était ma seule illusion de liberté, ma seule échappatoire de cette cage murée. La mort comme seule échappatoire. Soupirant encore une fois, je me redressais pour attraper mon verre et ma main se stoppa alors que je voyais que l’eau qui était restée dedans n’était pas droite. L’eau penchait à l’intérieur du verre. Légèrement, mais assez pour me le faire remarquer. L’eau à l’intérieur de la bouteille penchait elle aussi du côté de la fenêtre, et de plus en plus au fur et à mesure que les secondes passaient, et toujours de plus en plus rapidement. Alors que l’eau sortait du verre pour gicler sur le mur, je sentais mon corps se soulever et le haut de mon corps passer par la fenêtre. Un frisson me parcouru le dos, le bâtiment lui-même tombait, ma chute se faisait dans l’ombre de cette tour. Tout ça s’était passé trop vite, je n’avais pas eu le temps de me rendre compte que je tombais vers ma mort, seul. Abandonné et insignifiant. Je n’avais pas sauté. J’avais certainement loupé ma seule chance de rester en vie. J’allais encore mourir, seul, sans rien avoir pouvoir vu faire pour me sauver. Je n’avais plus peur. Plus peur de perdre la vie encore une fois, je voulais juste que ça s’arrête une bonne fois pour toute.

Aucun bruit ne me venait à l’oreille, que ce soit du vent, ou bien la vitesse exponentielle de ma chute. Une descente aux enfers silencieuse. Une descente qui s’agrémentait d’une traversée des nuages qui flottaient paisiblement, avec pour seul trouble, ma traversée. Alors que ma vision devenait dégagée, j’aperçu ce qui devait être le sol. Uniforme et gris. Une grande place de béton à première vue, parfaite. Rien en son sein, excepté quelques silhouettes que je n’arrivais pas à distinguer pour l’instant, mais qui me devenaient familière alors que me rapprochait de ce qui serait ma tombe. Cinq ou six silhouettes, vu de haut que j’arrivais à reconnaitre pour la plupart alors que j’étais en train de descendre. Sarah dans un premier temps, cette jeune femme légèrement plus âgée que moi, à la crinière blonde étincelante qui portait une longue robe noire. Les robes lui allaient tellement bien, même si les couleurs vives lui allaient bien mieux, une des rares personnes que j’appréciais et en qui j’avais une totale et absolue confiance. Des yeux verts qui avaient toujours étaient bienveillants.

Juste à ses côtés, j’apercevais ma mère. A sa vue, je sentais un profond malaise, elle que j’avais vu dans allongée alors qu’elle était plongée dans son dernier sommeil. Elle portait les mêmes vêtements que ce jour là. Un tailleur noir avec à ses pieds une paire de talons blancs. Mon esprit me jouait des tours. Elle était morte, je l’avais vu. Tout comme notre patron, qui était juste en face d’elle, lui qui était mort, fusillé par des militaires alors qu’ils étaient partis chercher de la nourriture en pleine ville. Ce n’était pas possible. Je reconnaissais aussi la quatrième personne. Stan. Il était là, habillé en costume sombre, tout comme notre patron à ses côtés. Lui qui était mort dans mes bras. Est-ce que ce serait les personnes que j’allais rejoindre ? Tous ceux à qui nous tenions et qui étaient partis trop tôt ? Est-ce que c’était là, ma destination ultime ? Une énième mort ? Et qui étaient ces deux autres personnes qui baissaient la tête ? Ces deux hommes vêtus eux aussi comme à un enterrement ? Comme à mon enterrement ? Ils étaient tous en cercle, et en son centre serait mon point de chute. Lorsque les hommes relevaient la tête, je n’étais qu’à quelques secondes du sol, et j’avais mis moins de temps à comprendre ce qu’il se passait. Un sentiment de résignation m’envahissait alors. C’était eux. Ils attendaient ce qu’ils souhaitaient par-dessus tout. Une vengeance.

Je fermais mes yeux à l’impact, n’ayant pas le temps, ni la possibilité de protéger mon visage avec mes bras, je me préparais au choc. A une nouvelle mort. Au moins pour celle-ci, j’étais entouré. Le choc avait été violent, je sentais de la douleur dans tout mon corps, puis de l’eau. Oui, je me sentais flotter dans l’eau. Je n’avais terminé écrasé sur le sol en plein milieu d’eux, non, je m’étais juste écraser dans une grande étendue d’eau que je découvrais alors que j’ouvrais lentement les yeux. J’avais mal dans tout mon corps, je ne pouvais pas respirer et je n’avais aucune envie de remonter à la surface. Je me sentais bien ici, à flotter sans but. Après tout, je savais très bien que ce n’était rien d’autre qu’un énième cauchemar, des songes pour me pourrir mes nuits.

« Crève comme le lâche que tu es. »

Toujours cette voix, sauf que cette voix, elle était accompagnée. Accompagné d’un poids qui me tombait dessus, qui m’enfonçait, qui empêchait ma tête de remonter à la surface. C’était à cet instant que je paniquais, que l’air me manquait, qu’il m’importait de sortir de l’eau pour respirer. Même si j’avais été résigné à me laisser couler, le fait que l’on m’y oblige m’avait forcé à changer d’avis. Même si cela n’était qu’un énième cauchemar. C’était lorsque je levais la tête que ce poids disparu, je relevais ma tête pour la sortir de l’eau. La surface n’étant qu’à quelques centimètres, je n’avais que besoin d’élancer mon corps en avant pour pouvoir enfin prendre une grande bouffée d’air. Une main se situait juste en face de ma tête, le bras tendu. C’était un jeune homme qui me la tendait. C’était celui que j’avais tué dans cette chapelle. C’était moi.

« Si tu veux mourir, je t’y aiderai, mais si jamais tu veux vivre et te battre pour sauver ta peau, je t’y aiderai aussi. Fais ton choix, attrape ma main pour sortir de là, où reste dans l’eau et je te fais couler comme un lâche. »

M’avait-il dit avec un grand sourire. Un grand sourire malsain. Mais qu’importe. J’étais prêt à me battre pour vivre, pour avancer chaque jour sans jamais regarder derrière, sans jamais regretter ce que j’avais fait. C’était aujourd’hui que je devenais un homme. J’attrapais sa main qui m’agrippa d’un coup sec pour me tirer rapidement hors de l’eau pour m’aider à me sortir de l’eau pour venir me mettre sur cette plateforme en béton sur laquelle il était. Le front sur le sol, je reprenais ma respiration. Je relevais légèrement la tête pour lui adresser la parole, mais il n’était déjà plus là. J’étais au milieu d’une immense étendue d’eau, il n’avait pu aller nulle part. Ce n’était pas qu’un songe. Ce n’était pas qu’un cauchemar. C’était ma conscience qui s’exprimait à travers moi. Je ne devais pas faillir, j’avais eu une nouvelle chance, il ne fallait pas que je la gâche bêtement. J’allais me battre pour ma vie, pour avancer sans jamais me retourner. Pour celui qui n’a pas de destination, le chemin n’a pas d’importance.


J’ouvris les yeux. J’étais dans ma tente. Ce n’était pas qu’un rêve. C’était moi. C’était ma conscience. Elle avait raison. Il fallait que je me bouge. Je n’étais plus un poids désormais. Ce ne serait pas moi qui serait abandonné et laissé seul sur le bord du chemin. J’en serai le guide. Résigné, je sorti de ma tente, mettant mes chaussures et mon sweat-shirt avant de m’équiper de ma hache pour commencer à m’entrainer avec cette arme aussi peu conventionnelle soit elle. Quitte à l’aiguiser un peu et à commencer à apprendre à maitriser son poids et à essayer de mettre des coups, quitte à frapper dans le vent avec. J’avais besoin de me familiariser avec. Commençant à peser cette hache qui était désormais mienne, je l’entendis encore une fois. Je m’entendis encore une fois. Chacune de ses paroles m’obligeaient à y porter attention. Jamais elles n’étaient vides de sens.

« Si l’on me donnait six heures pour couper un arbre, j’en prendrai quatre pour aiguiser ma hache. La hâte n’est pas désirable, et la préparation seule te permettra d’avancer sans risquer de trébucher. »

Et c’était ainsi que commença ma journée du 11/02/2035. Un entrainement qui dura une bonne partie de la matinée pour pouvoir maitriser ma hache. L’aiguiser, arriver à la porter, à l’utiliser efficacement. Elle était certes lourde, mais le jeu en valait la chandelle. Je ne pouvais pas m’occuper des morts avec un simple petit couteau. Après une rapide toilette, je me mis aux fourneaux, comme tous les jours, j’aidais le campement comme je le pouvais. Que ce soit par mes talents de novice en cuisine, ou bien pour monter la garde cette nuit. J’appréciais la nuit, c’était si simple, si calme, si paisible.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 24 Déc - 16:21
- 10 Février -

De retour au campement après sa sortie chasse en forêt et son sac à dos bien chargé tout comme ceux de ses compagnons du jour, James et Jordan, Melody commence par faire un rapide tour du campement pour s'assurer que tout le monde est présent. Pour ensuite récupérer la viande répartie dans les trois sacs à dos, donnant un bon morceau de sanglier à Jordan pour quand il préparera le repas du soir. Pour une fois qu'ils peuvent varier de viande, ne pas toujours avoir du lièvre ou du lapin au menu. Une fois la viande non loin du feu et mise en hauteur, la brune s'intéresse de près aux carreaux souillés de sang de zombies, avant que le dit sang ne soit sec, s'occupant de les désinfecter, les stériliser et les inspecter sous toutes les coutures. Ce qui ne va pas sans une réflexion de sa part, celle qu'elle devrait songer à essayer de trouver plus de carreaux ou une autre arbalète ou d'autres couteaux de lancés, bien différencier ses armes pour ne prendre aucun risque. Passant le reste du temps de cette journée à préparer la viande ramenée pour la faire sécher, éviter de perdre ne serait-ce qu'un morceau. D'ailleurs le dernier arrivant du campement, le jeune chien de Samuel, lui aura tourné dans les jambes jusqu'à ce qu'elle lui donne le morceau de carcasse qu'elle a pensé à lui rapporter.

- 11 Février -

Ayant passé la fin de sa journée de la veille à s'occuper de la viande, Melody n'a pas prit le temps d'inspecter de plus près l'arme à feu que Jordan a trouvé et lui a donné. Fait qu'elle s'empresse de corriger du matin après le petit déjeuner en s'installant sur les marches de son camping-car, l'arme sur les genoux, un vieux bout de tissu en main, elle se met à démonter l'arme pièce par pièce pour l'entretenir avant de la remonter et de s'assurer de son fonctionnement. Fonctionnement théorique puisqu'elle ne tire pas avec. N'ayant pas un besoin impératif de partir à la chasse, la brune reste tranquillement au campement, se perdant dans ses réflexions, dans ses questionnements, son moral oscillant entre coup de déprime et un certain bien être ou du moins acceptation de la situation. Ne voulant pas rester ainsi et d'un coup, elle entreprend de fouiller chaque affaire transvasée de son ancienne tente au camping-car, ce qui est en soit est vite fait, finissant par dénicher ce qu'elle cherche. Coincé dans les plis d'un tee-shirt qu'elle avait récupéré pour Seth dans la caravane, elle retrouve le petit objet de sa convoitise, son alliance toujours au bout de sa chaîne et qu'elle avait confié à Seth en guise de "tournage de page". Et allez savoir pourquoi, elle la remet autour de son cou.

- Du 12 au 16 Février -

Les journées se suivent et se succèdent, Melody prenant un jour sur deux les tours de garde la nuit sur le toit de la caravane, des moments qu'elle apprécie toujours autant pour la solitude que cela lui offre, lui permettant de ne pas s'isoler des autres plus que ça en journée. Journées qui s'alternent également dans ce qu'elle fait, allant dormir les matins après ses nuits de garde ou allant à la chasse quand elle n'a pas veillé.  Les après-midi sont aussi victimes de cette alternance, la voyant partir en chasse quand elle dort le matin ou la voyant rester tranquille à réfléchir, entretenir ses armes et essayer de maîtriser son pouvoir du mieux possible. D'ailleurs il est fort possible que certains des autres aient surpris quelques objets voler dans les parages sans qu'elle ne provoque d'accidents. Sa chasse lui a aussi permise de ramener encore de la nourriture et cela quotidiennement, venant grossir un peu plus les stocks de nourriture, cela se faisant toujours sous le regard d'un certain chien guettant les abats ou les os qui daigneraient finir dans sa gueule.

Johann Libert

Anonymous
Invité
Sam 30 Jan - 20:49
Samedi 10 février 2035 – Fin de journée  

De retour de notre virée dans le secteur D, je me sentais sur les nerfs sans réussir à souffler un bon coup et passer à autre chose. Pas l’habitude d’être en groupe, ça c’est sûr, c’était la première fois depuis le début de mon errance. J’aimais pas ça ; me sentir forcé de devoir faire attention aux autres, ne pas pouvoir faire comme bon me semblait, c’était… nouveau. Et stressant. Le fait de m’être trouvé dans une ville n’arrangeais pas les choses et en rajoutais encore une couche. J’avais toujours soigneusement évité les zones de forte habitation et je ne m’attendais pas à… ça. Le gosse. Surtout le gosse. Son visage me revenait par flash, je n’arrivais pas à m’en débarrasser. Pourtant, j’en avais vu des vertes et des pas mûres depuis quelques mois, mais ça… Je manquais visiblement d’imagination pour ne jamais y avoir pensé.  Et avant tout j’avais besoin d’être seul, histoire de ne pas m’engueuler pour une broutille. Je me connaissais bien, il suffisait de laisser passer ; ça irait mieux demain.

Au camp, une fois la voiture garée après un voyage de retour pas spécialement bavard, j’allais déposer mes affaires dans la caravane. Je n’avais pas grand-chose à ranger et une fois ça fait, je laissais mon regard errer sur les étagères. Je savais ce que mon esprit avait en tête. Je fini par mettre la main sur un des paquets de cigarettes et un des briquets, une sorte d’hybride, plus fin qu’un vrai zippo mais avec capuchon. Je les enfilais dans la poche arrière gauche de mon jeans et sorti. A ma tente, je lançais mon sac vide à l’intérieur avant de m’éloigner de quelques pas, pour aller juste derrière les ruines de ce qui était le magasin de souvenirs, hors de vue du camp, mais à sa proximité immédiate, histoire de m’isoler autant que possible. Je me posais dos à ce qui restait d’un des murs, assis sur un gravat plus ou moins plat. Je tirais de ma poche le paquet et le briquet, sorti une cigarette, l’observait un moment en la tenant entre deux doigts. Oui ? Non ? Je savais que c’était un manque basique, stupide, le geste, l’habitude, bien plus qu’autre chose. Mais allez-vous battre contre ça. Je remis le paquet dans ma poche, amenais la cigarette à mes lèvres, allumais le briquet, la flamme tremblotante et incertaine entre mes mains. La première bouffée, fumée s’échappant, grisâtre, devant mes yeux, l’esprit se libérant, léger, chaque fibre de mon corps réagissant, euphorisant. La première depuis… 6 mois ? Ou devais-je dire 2 semaines ? Et pas terrible, en plus. J’avais pris l’habitude, avant, d’acheter du tabac et de les rouler. C’était moins cher, mais pas franchement le même goût. Mais à cheval donné… Je restais là, à tirer doucement sur la sèche, à contempler la tombée du jour à l’horizon. La température se rafraichissait avec l’arrivée du soir et vu le calendrier, la nuit tombait encore tôt. Je profitais du calme serein, de cette bulle dans mon quotidien qui me permettait de m’apaiser, je me sentais bien. D’autres nuit me revenaient en mémoire, nombreuses, passées sur des parkings, au bord de relais, dans des motels comme celui-ci, les ruines en moins. Combien de fois avais-je été ainsi, seul, à regarder le soir tomber en fumant, tranquille, laissant mes pensées errer librement, me ramenant toujours à chez moi et aux deux femmes de ma vie ? Sauf que cette fois-ci je n’avais plus nulle part où rentrer, personne qui m’attendait, l’inconnu pour tout horizon. Combien de temps j’allais tenir cette vie-là ?

Semaine du 11 au 16 février 2035

S’occuper pendant les longues journées, c’était ce qu’il y avait de plus dur. Avant, sur la route, je ne me posais pas la question. Avancer, point. Ici, immobile, le temps n’avait plus la même valeur et laissait largement le loisir de réfléchir. Comme il n’était pas prévu d’autres sorties conséquente en ville dans l’immédiat, ni n’importe où ailleurs, je m’intéressais au camp. Mais quand je me renseignais, on me fît clairement comprendre qu’au vu du déménagement prévu et plus ou moins planifié, il était désormais inutile de songer à modifier ou améliorer la zone. J’abandonnais de ce côté-là. A part le guet et la radio pour lesquels je m’étais porté volontaire, je ne pouvais guère faire grand-chose. La cuisine, je laissais ça à ceux qui avaient des affinités. Comme l’entretien des armes. Par contre, je pris le temps de trier les diverses boîtes à outils, les compléter chacune au mieux de manière égale, et sortant la plus petite, de la préparer pour, qui sait, un usage en terrain ; je la vidais, l’épurais en n’en gardant que le strict nécessaire et, me servant de vieux chiffons, m’en servait comme cales pour les outils. Je n’avais que trop constaté combien il pouvait être périlleux de faire trop de bruit au mauvais moment. Une fois que, secouée à pleine main, on n’entendait que quelques mouvements et quasiment plus de clinquants sons de métal, je bricolais une lanière pour la porter à l’épaule et satisfait, je la rangeais. Mais ça ne m’avait occupé guère que deux heures d’une journée, tout au plus.

Au final, je prix mon courage à deux mains et allais jeter un œil sur le camion du parking. Il fallait que j’ose me jeter à l’eau, après ce que j’avais vécu avec la moto de Nelson, je redoutais plus que tout d’être confronté à ma mémoire en panne. J’y allais tôt un matin, la première fois. Je m’approchais de lui, lui parlais comme à un vieil ami, m’excusant d’avance de ne pas pouvoir faire grand-chose. La cabine était relevée, laissant voir ses entrailles d’acier, pièces et tuyaux, graisse et huile, l’odeur âpre, un peu rance, le froid du métal sous la main, si familier et qui restait pourtant si hermétique à mon esprit. Frustration, à nouveau. Mais ça n’en laissais pas moins le plaisir de retrouver quelque chose de connu, d’amical. Je ne le boudais pas, essayant de m’y retrouver face à cet assemblage fantastique, découvrant quelqu’une de ses blessures, me perdant dans mes réflexions face à telle ou telle possibilités, oubliant pour un temps où j’étais et dans quelles circonstances. Je revenais plusieurs fois dans la semaine, en général en essayant d’y être seul, parfois j’y croisais malgré tout Mark mais à part des banalités d’usage, nos bribes de conversations n’allaient jamais très loin ; au final, mes visites au monstre mécanique immobilisé ne me serviront à pas grand-chose d’autre qu’à découvrir, de un, l’ampleur des vides de mon esprit et de deux, que de toute manière on n’avait pas les pièces nécessaires pour réparer ce que j’avais pu identifier. Certaines autres fois, je venais  juste le regarder de loin, fumant une des précieuses cigarettes que je ne m’autorisais que parcimonieusement et rêvant à tout ce qu’on pourrait faire d’un tel engin, fonctionnel, modifié en forteresse roulante. J’avais la tête pleine d’idées à la Mad Max, toutes plus dingues les unes que les autres.

Bon an mal an, je parvins ainsi à remplir la semaine. Enfin, quant au coin du feu un soir l’idée de repartir en ville fût émise, je me portais volontaire sans tarder, histoire d’en finir une bonne fois pour toute avec les appréhensions qui auraient pu me rester de la sortie précédente et, également, d’essayer d’améliorer mon avis sur Jena que je n’avais guère pu faire évoluer au camp. Cette fois, je savais dans quoi je mettais les pieds. J’étais prêt et autant motivé qu’il était possible de l’être.

Jim


Fiche de personnage
Points de RP:
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Etat Mental:
Récits Quotidiens - Page 8 Debuba100/0Récits Quotidiens - Page 8 Videba10  (0/0)
Informations scénaristiques:
Jim
Maître du Jeu
Dim 15 Sep - 18:55







Clôture du Camp Jefferson : First Season.
Equipement Porté :
N/A
Accessoires Pratiques :
N/A
Contenants Personnels :
N/A
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