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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Au mur de véhicules - 16/12/34
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Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 27 Fév - 19:35
Je demeurais très attentive aux propos tenus par James tout d'abord, puis par Elizabeth, arquant un sourcil intéressé quoique surpris en apprenant que James avait servi dans l'armée. Mes mains toujours fourrées dans le fond de mes poches, grattant inconsciemment le haut de ma cuisse gauche de mes doigts dissimulés au-travers du tissu de mon jean, j'opinais du chef aux observations du barbu quant au campement, à Matthew et son comportement. Je n'osais pas vraiment l'avouer de vive voix à qui voulait bien l'entendre - ou non d'ailleurs - mais j'appréciais plus que sincèrement notre leader, tout rustre soit-il. Il semblait maîtriser mieux que quiconque l'environnement qui nous cernait, les menaces qui pesaient sur nous mais surtout, il savait ce qu'il voulait ; et malgré que l'aîné des Jefferson n'ait pas vraiment la manière en terme de communication, je partageais le point de vue de James à son égard.

La dernière remarque de l'homme à propos de sa période “d'incubation” entama cependant une partie de mon entrain matinal, sujet sur lequel ne manqua pas de rebondir Elizabeth en soulevant à nouveau la flopée de questions que nous devions tous avoir en commun ici, centralisées autour du pourquoi et du comment. Ma mine se renfrogna, me faisant plisser le nez et quelques rides de rancoeur naquirent à ses alentours. Un long soupir quitta mes lèvres, annonçant la venue de ma propre réponse, quand bien même je ne tenais pas  vraiment à m'étendre sur les circonstances de mon décès.

“Ces saloperies m'ont croqué le 21 Août en ce qui m'concerne...” Je tâchais de détendre mon faciès en relâchant un nouveau soupir avant de les regarder l'un après l'autre, affichant un sourire très nettement forcé, malgré que je le veuille sincère au possible. “...alors ayez un peu d'respect pour les aînés,” plaisantai-je maladroitement de ma voix rocailleuse, le ton faussement hautain. Je n'avais - sur l'instant - pas vraiment trouvé mieux que de tourner cette situation à la dérision pour mieux me départir du malaise qu'elle provoquait, et cela ne manqua pas de m'arracher un petit sourire en coin malgré moi.

“Désolée... C'tait nul...” repris-je d'un ton gêné, avec plus de sérieux. “J'ai juste eu la chance d'être dans un coin isolé, en rase campagne, auprès d'gens biens, avant qu'une horde ne finisse par tout dévaster.”

Je jetais un regard en direction du capot de la voiture où pionçait visiblement Elizabeth, décidant l'instant d'après que mon fessier trouverait parfaitement bien sa place contre cette aile avant gauche à moitié corrodée. Je me calais contre la carrosserie, plantant les talons de mes godasses dans le sol sablonneux en croisant mes bras sur ma poitrine, dégageant au passage une mèche de cheveux de ma joue pour la ramener derrière mes oreilles.

“Faut dire qu'c'est pas simple d'arrêter d'se triturer les méninges avec toutes ces questions à propos de notre résurrection...” continuai-je d'un ton bien plus grave et posé, presque confident. Je posais mes noisettes vitrées sur Elizabeth et son pull beaucoup trop grand. “Les seuls zombies qu'j'ai jamais eu à buter, c'était par roues de tracteur interposées, et encore... dans un accès de rage désespéré... J'me sens déjà pas franchement capable d'éclater la tronche d'un de ces trucs à la main, j'ai pas franchement envie de rendre le truc plus difficile en m'disant qu'ça pourrait être des vrais gens comme nous dans quelques jours... ou semaines... ou mois...” Je déglutis de dégoût à cette idée et réprimai un soupir anxieux, avant de secouer la tête.

“Non... J'sais pas... Si j'en ai un en face de moi...” Je me mordis la lèvre inférieure, pensive, ramenant mon regard sur la pointe de mes pompes. “Merde... J'sais pas si j'pourrais... C'pas dans mes gènes...” Je me perdis dans mes réflexions durant de longues secondes, repensant soudainement à mes parents que je n'avais pas pu sauver – je n'avais même pas essayé d'ailleurs – dans la folie de ce chaos qui nous assaillait de toutes parts. Je fis claquer ma langue contre ma palais en secouant la tête une dernière fois, les bras toujours croisés.

“Fais chier tiens...” murmurai-je en décollant mon derche de la bagnole pour retrouver l'attention de mes deux interlocuteurs.

“Ouaip... Faut bouger d'là avant que toutes ces questions m'fassent virer complètement dingue. On devrait aller voir Clark avant de partir, histoire de l'informer ; et voir s'il a pas un peu de matos à nous dépanner pour notre p'tite balade,” suggérai-je en réponse à la proposition d'Elizabeth, posant plus particulièrement mes noisettes sur James dans l'attente de sa réponse.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 28 Fév - 10:06
Sept mois, pratiquement sept mois pour Elizabeth, alors tout était vrai. James semblait s'écrouler alors que son visage aux yeux plissés marquait le serrement de coeur qu'il ressentait profondément. C'était fou, véritablement terrifiant et incompréhensible, mais il ne pouvait pas catégoriser cela comme mauvais. Ils étaient vivants, ils avaient eu une deuxième chance, en espérant que ce ne soit pas un cadeau empoisonné.

Une inspiration discrète mit fin à ce cercle vicieux, se forçant à cesser de se répéter les mêmes choses et faire tourner les mêmes pensées dans son esprit. C'était une véritable torture dont il n'avait guère besoin. Les paroles d'Elizabeth le tirèrent de ses pensées cependant, dressant le regard en entrouvrant les lèvres, coincées entre la réflexion et le souhait de parler. Ce rêve qu'elle évoquait, ces voix, ces silhouettes, ça ressemblait étrangement au rêve qu'il avait lui-même eu et qui n'avait aucune signification descriptible. Comme s'il avait eu à faire à une communication cryptée dont il n'avait pas la clé.

« J'ai fais un rêve aussi, avec une petite fille tenant la main d'un homme sans visage, il y avait un autre homme masqué. Il y en avait d'autres encore. Avait-il laissé entendre en se perdant finalement de nouveau au sein du fil de ses pensées qui essayait de reconstituer, non sans un minimum de labeur, ce souvenir issu de ténèbres incertains. Ils parlaient, tour à tour, en racontant des histoires sans queue ni tête. Loth, Sodome & Gomorrhe, Rome, Londres, Von Kluck, c'est... étrange, je n'arrive pas à tout remettre en ordre, j'ai l'impression que tout s'est mélangé dans mon esprit. »

Il reprit conscience de ce qui l'entourait au terme de sa concentration malmenée par le flou et l'inconnu, et esquissa un sourire en coin aussi ironique qu'il l'obligeait à revenir à des émotions moins tiraillantes. Elizabeth avait raison, à quoi bon ? Rien sans doute, du moins pas maintenant, mais s'ils avaient eu le même rêve, ce n'était sûrement pas par hasard. Ivy répondit à son tour, quatre mois, dit ainsi cela semblait aussi long. L'idée évoquée, il fallait bien reconnaître qu'à moins d'une séparation de plusieurs années, quatre, six, sept ou même dix mois... l'intonation était la même, le réveil était tout aussi difficile à supporter et cette grotte béante dans la montagne de leur vie, aussi ardue à digérer. La blague de la frêle femme lui tira pourtant un sourire un peu plus franc. Elle poursuivit en évoquant la complexité à abattre une créature déjà morte, et il ne pouvait que la soutenir mentalement, car il n'était pas plus enjoué à l'idée de devoir mettre fin définitivement à une vie quand bien même celle-ci n'avait plus rien à espérer. Et le fait qu'il l'ai déjà accompli, tuer un rôdeur, ne le rendait pas plus à l'aise avec cette idée.  

« Je comprends que ce soit difficile à admettre, une vie reste une vie, même si elle se décompose. Et non, ce n'était pas nul, j'ai trouvé ça plutôt approprié. Cela dit, j'aurais été tenté de dire que l'aînée serait davantage Elizabeth en l’occurrence. »

Il acquiesça à ses dernières paroles et au même titre qu'elles, tentait d'oublier leur infortune en pensant à la perspective d'une récolte.

« J'ai eu l'occasion de jeter un oeil aux registres en passant déposer de la nourriture. Ça a l'air plutôt maigre, leurs stocks étaient sans doute au bord de l'épuisement avant que l'on arrive, et leur rationnement ne tiendra pas le coup avec nos bouches à nourrir. Une expédition serait utile, mais sans vouloir faire l'avocat du diable, je doute que l'on soit en état de sortir du camp pour l'instant.

Si on en croit les cartes du campement, il y aurait un secteur pas très loin d'ici où on pourrait tenter notre chance et trouver de l'équipement, mais on pourrait peut être attendre quelques jours, s'entraîner, se reposer, se rationner... retrouver une certaine forme. Non que je doute que l'on arrive à quelque chose maintenant, ou plutôt je ne miserais pas contre nous, cela dit je ne serais pas tenté par le diable non plus. En ce qui me concerne, j'ai un poing américain, ça ne m'aidera pas à trouver du matériel et de la nourriture, malgré tout c'est mieux que rien. »


Il haussait les épaules, considérant ce qu'il avait sous la main sans être trop exigeant.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 28 Fév - 20:30
Plus ils parlaient et plus les questions fusaient dans son esprit. Des milliers d'autres qui fleurissaient comme des mauvaises herbes de toutes parts. Mais c'était presque au-delà de ses forces. Il y avait quelque chose en elle qui hurlait furieusement de connaitre la vérité, de pousser l'interrogatoire de chacun jusqu'à ce que les morceaux de tous les puzzles désossés ne se rassemblent pour ne former qu'un joyeux petit tas, une idée farfelue de tous les réunir à une même table et de prendre chacun leur témoignage, les correspondances, les coïncidences et les écarts pour arriver à poser plusieurs débuts de piste qui auraient donné une enquête approfondie à chacune.
Mais plus ça allait, et plus l'autre facette de son subconscient lui invectivait un tout autre discours. Celui de ne pas s'en occuper pour le moment et que la clé de sa survie immédiate n'était pas à jouer les inspectrices ou les expertes, mais de se concentrer sur les bases essentielles qui faisaient désormais foi et loi dans cet environnement hostile, et surtout de reprendre le contrôle sur elle, sur son corps qui lui avait fait défaut, sur les faiblesses qu'elle avait constaté et qui aurait tôt fait de la priver rapidement de cette seconde chance si elle ne se dépêchait pas d'y prêter gage.
Elle aurait bien le temps, plus tard, de céder à ses pulsions de savoir et de commencer un recueil de témoignages dans le but ultime de percer le voile de la vérité, celui des prophètes et des annonciateurs d'apocalypse.

Son regard était resté fixement plongé dans les yeux de James tout au long de sa prise de parole, se livrant dans le même temps à son combat mental afin de gérer les priorités. Et puis elle secoua la tête pour chasser ces pensées qui parasitaient de plus en plus son esprit. Si elle le laissait l'envahir, elle serait capable de s'y plonger corps et âme sans la moindre conscience du reste du monde et de l'enjeu qui était pour l'instant à l'oeuvre.

« Le secteur A est un bon début pour des ressources primaires, comme de la nourriture, mais j'ai peur qu'on ne tombe sur un quartier déjà pillé. Le B pourrait en revanche nous satisfaire davantage si on passe par les pistes de l'aéroport. Si on reste du côté des hangars, on trouvera sans doute quelques sacs de transports parmi les bagages, du matériel pour bricoler, ce qui te sera sans doute indispensable Ivy, dans les ateliers mécaniques, et peut-être même un ou deux avions de frets qui transportaient de la nourriture, sans oublier les non-périssable stockés dans transport de ligne pour satisfaire les clients toutes classes confondues.
On risque d'avoir plus de soucis si on s'aventure à l'intérieur même du terminal, car il est fort probable que l'on tombe sur une meute immense de personne qui essayait de s'enfuir par tous les moyens possibles en espérant la levé de la quarantaine.
Mais le tarmac et les pistes... on aurait de quoi faire. »


Elle avait articulé en restant le plus concentré et lucide sur les raisons qui l'avait poussé à orienter son choix là-dessus comme si elle s'était retrouvé dans son ancien environnement professionnel et qu'elle expliquait les évidences qui l'avaient poussé à cette conclusion. Certains gestes de la main étaient même venue argumenter de leur propre manière ce discours.
Elle finit par relever la tête en regardant les deux protagonistes qui se trouvaient à sa proximité pour essayer de sonder leur réaction. Pendant ce temps, elle prit le temps de relever ses cheveux pour refaire son chignon d'une manière assez rapide et désordonné.

« Par contre, James a raison. On reprend nos marques, et dès qu'on se sent prêt, on se rejoint, on prend le strict nécessaire pour pas nous encombrer et on y va, quel que soit le choix de la destination.
J'ai déposé un flingue dans la caravane, mais avec un peu de chance, il sera disponible pour notre départ. J'ai cru voir aussi une boîte de munition. Ca nous donnera un certain avantage. »


Elle croisa les bras sous sa poitrine et patienta, les manches du pull ne laissant dépasser que le bout fin de ses ongles mal entretenu. Elle avait retrouvé une certaine confiance en elle grâce à cet élan de stratégie qui l'avait toujours caractérisé, Sun Tzu en main droite et Jomini dans la gauche. Il lui manquait encore quelque chose, sans doute la stabilité d'une vie dont elle maîtrisait les engrenages, mais cela viendrait en temps et en heure. Et puis quelque part, ça lui permettait de penser surtout à autre chose.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 1 Mar - 13:52
Je renvoyais de nouveau mes mains chatouiller le fond de mes poches, triturant entre mes doigts les replis du tissu, ou grattant les cuticules de mes ongles dans une sorte de toc impatient. La proposition de James d'attendre encore quelques jours pour se préparer à décoller fit peser sur mon estomac une petite boule de frustration, dont la présence se traduisit par l'apparition furtive, quelques secondes tout au plus, d'une grimace exaspérée. Si mon esprit n'avait aucun mal à rationaliser les raisons – justifiées par ailleurs – données par le barbu pour retarder notre départ et nous permettre de mieux nous accommoder à notre nouvel environnement – et en ce qui me concernait, à ce corps qui m'était paradoxalement aussi familier qu'étranger ; je ne pouvais m'empêcher de ressentir en premier lieu une sourde colère quant à devoir remettre en question et simplement repousser l'emploi du temps fictif et projeté que je m'étais fixé pour les jours à venir. Néanmoins, je gardais pour moi – pour l'instant – l'expression de ce ressentiment naissant afin de ne pas passer pour une emmerdeuse de première. Et il ne m'était pas franchement envisageable de courir le risque totalement suicidaire de partir seule à la conquête de Snyder.

Si James semblait proposer de “reculer pour mieux sauter”, une position que je parvenais à comprendre, j'observais surtout - comme il l'avait lui-même remarqué – que les ressources du camp viendraient à rapidement manquer, vu l'importante et fulgurante croissance démographique survenue ces derniers jours. Je craignais surtout qu'à vouloir trop se préparer à affronter le monde “extérieur” au campement, nous finissions par nous retrouver face à la contrainte du manque de ressources et donc, à devoir préparer une expédition dans l'urgence afin d'y palier, aux dépends d'une réelle planification. Néanmoins, ce fut la proposition d'Elizabeth qui calma quelque peu mes ardeurs silencieuses. En quelques instants, elle venait de d'établir une feuille de route claire, concise et argumentée quant au lieu que nous devrions visiter en premier lieu, présentant une balance bénéfices/risques tout à fait respectable, et appréciable. Je fis passer mes noisettes de James vers Elizabeth, adressant finalement un mince sourire entendu – quoiqu'un peu forcé – à mes deux interlocuteurs.

“Bon... OK... J'étais plutôt partie dans l'idée d'prendre la route assez rapidement maaaiiis... J'vais me ranger à votre avis,” concédai-je d'un ton qui laissa malgré tout transparaître ma gêne et la pointe de déception qui m'animait.

Je braquais un regard beaucoup plus insistant sur Elizabeth, les paupières légèrement plissées et un sourire un peu plus franc, avant de pointer un index dans sa direction, l'agitant de haut en bas pour soutenir mon propos, comme pouvait le faire mon maître de conférence à l'université quand il raisonnait à voix haute à nos débats et autres idées plus ou moins farfelues.

“J'aime beaucoup ta manière d'raisonner et d'présenter les choses 'Liz... D'autant qu'on pourra très probablement trouver du kérosène sans difficulté là-bas. On pourra toujours le mélanger à du gasoil pour faire démarrer le camion...” je pointais le porteur Mercedes du doigt “...et rallonger la durée d'nos ressources en carburant.”

L'autre point positif de cette histoire, c'était qu'Elizabeth possédait une arme à feu et semblait visiblement savoir s'en servir, du moins je l'estimais. Elle pourrait donc probablement palier à une de mes plus grandes lacunes : la défense de mes miches et de elles des autres. Je poussais un léger soupir.

“Vous avez raison, même si ça me coûte de l'reconnaître...” avouai-je finalement, les lèvres pincées dans une grimace de contrariété “... autant prendre nos marques et un peu plus de repos avant de se mettre en route. J'vais essayer de trouver Matthew pour lui demander des infos sur le terrain et l'itinéraire le plus approprié pour s'rendre là-bas ; enfin, s'il m'envoie pas chier avec son amabilité naturelle... Et puis j'vais me poser à réfléchir à quelques aménagements pour le campement... Ça m'occupera l'esprit en attendant qu'on ait fini les préparatifs.”

Je sentis une certaine impatience me gagner au fur et à mesure que je dressais une liste de tâches mentales à effectuer. Mon esprit bouillonnait à nouveau d'idées, toutes aussi utilitaires que saugrenues, mais je me sentais véritablement galvanisée par ce berf échange avec les deux survivants. Un regain d'énergie qui se manifesta par le fait que je me mis à me dandiner d'un pied sur l'autre, ne tenant véritablement plus en place. J'envoyais une petite tape amicale sur le bras de James en commençant à m'éloigner.

“Bon, j'vous abandonne pour l'instant... J'vais déjà aller voir Clark, histoire de papoter de trucs de geek. Faut dire qu'son Fox-bidule m'intrigue pas mal... C'était un plaisir de discuter avec vous. A plus tard !” achevai-je d'un ton plutôt enjoué, ponctué d'un clin d'oeil amical et complice.

Sortie du jeu

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 1 Mar - 21:33
Le regard fixe d'Elizabeth intrigua subitement James, qui s'en rendit compte quelques instants après, fronçant légèrement les sourcils de curiosité naturellement avant qu'elle ne secoue la tête pour chasser ce qui semblait être des pensées vu la façon dont elle paraissait revenir sur terre. Pendant un instant, il se dit que froncer les sourcils n'était peut être pas la meilleur réaction qu'il avait pu avoir, a t-elle cru qu'il réagissait mal ? Ce qui n'était pas le cas, mais la surprise avait tendance à ne laisser aucune occasion de réfléchir et poussait à suivre l'instinct.

Elle enchaînait néanmoins sur un topo qui intéressa grandement James, celui-ci la fixant à son tour pendant qu'elle parlait. Après qu'elle se soit terrée dans son coin, voilà qu'elle prenait une nouvelle confiance en elle qui ravi le médecin, se disant que ce n'était finalement que ce qui devait lui manquer, avoir matière à penser et à établir des plans, à agir. Visiblement, pour une personne qui disait n'avoir aucune compétence, ses connaissances étaient bonnes et son aptitude à mettre sur pied une stratégie se révélait. Cette femme cachait décidément des talents qu'elle avait scrupuleusement gardé pour elle, ceci dit comme le proverbe l'entendait, celui qui en dit le plus...

Il opina du chef, convaincu, d'autant plus qu'Ivy montrait qu'elle était prête à s'accorder avec eux malgré sa frustration transparente à prendre les devants, ce qui rassurait James : ils pouvaient faire une bonne équipe. Il comptait bien prendre part de façon sérieuse à la manoeuvre, attendant qu'Ivy ai répondu à la proposition d'Elizabeth pour en faire autant.

« Très bon plan, si ce n'est que l'on se retrouverait en ville et dans un lieu qui, comme Elizabeth l'entend, risque de contenir à un sacré paquet de rôdeurs. Il va falloir être plus que prudent pour évoluer là-bas. La prudence à part, matériel, nourriture, essence... ça pourrait être une mine d'or à ciel ouvert et je pourrais peut être y trouver des médicaments et de l'équipement médical pour monter une petite infirmerie dans le campement, je pense pouvoir aménager une tente, ou peut être m'arranger avec Clark pour partager la caravane. On pourrait aussi trouver un bricoleur pour monter un cabanon...

C'est vraiment un bon plan. »


Il souria, enjoué à l'idée de pouvoir assurer sur le terrain qu'était le sien, la médecine, d'autant plus qu'ils en auraient sincèrement besoin si ils devaient vivre ici avec tous les dangers extérieurs. En reprenant le travail, en s’entraînant, en trouvant peut être des bouquins pour réapprendre ce que sa mémoire a effacé, il aurait le moyen d'être utile au groupe et d'affronter les risques de blessures ou pire encore, de maladies que renfermait ce nouveau monde inconnu.
La seule crainte qui le rongeait profondément, c'était qu'un membre du groupe puisse être la victime de la contamination. Il doutait pouvoir faire quoi que ce soit à ce moment là, si ce n'est adoucir l'agonie. Des pensées qu'il chassa de son esprit en secouant légèrement la tête à son tour. Faut croire que la technique était pas mal.

James jeta un oeil au semi-remorque près de l'entrée quand Ivy l'indiqua, qui de ce qu'il avait cru comprendre, ou voir, n'était plus en état de fonctionner après leur escapade. Cet engin les avaient ramené ici saints et saufs, et une pareille monstruosité de métal pourrait sans doute les protéger en cas d'évacuation nécessaire, ou d'exploration risquée en territoire dangereux. Ivy mettait le doigt sur un élément pertinent, la remise en état du camion serait plus que bénéfique, avec le potentiel d'une véritable assurance vie. Il laissa entendre un doux rire lorsqu'Ivy évoqua sa difficulté à reconnaître leur souhait de prudence et de préparation. Elle avait hâte d'aller sur le terrain, il pouvait le comprendre, c'était la meilleur façon de se sentir mieux et d'avoir le sentiment d'agir dans un véritable intérêt, un vrai objectif.

Là encore il acquiesça aux dernières paroles d'Ivy et la tape de la jeune femme étira un sourire en coin, qui ne cherchait pas à cacher le fait qu'il était vraiment content de cette conversation : il y avait encore de l'espoir, cette fois il le pensait vraiment. Scrutant Ivy sur le départ et répondant à son clin d'oeil d'un autre clin d'oeil plus discret, il prit une inspiration en étirant les sourcils et revint vers Elizabeth en plissant les lèvres alors qu'il restait souriant, et lui adressa un regard amical et sincère en lui parlant.

« Bon, on a un plan, je vais aller me dégourdir un peu et commencer à me remettre en forme, je crois que je vais en avoir sacrément besoin. Il sourit un peu plus franchement quelques instants, puis ce même sourire prit une tournure un peu plus... timide. Ecoute je... je sais que ce que je peux bien te dire n'a pas d'effet, et que tu ne me connais pas. Mais, si tu as envie de te confier à quelqu'un, ou juste... discuter, je suis là. Parfois parler avec un inconnu peut être plus simple et ce n'est pas moi qui te jugerais, je ne me le permettrais pas, nous pourrions même nous comprendre. Cela dit je serais ravi de faire un peu plus connaissance, après tout on est voisins maintenant. »

Il hocha la tête doucement, plusieurs fois et laissa un temps avant de glisser la main gauche dans sa poche un peu maladroitement, comme si se retrouver de nouveau seul avec elle faisait resurgir son manque d'assurance. Il indiqua le récipient d'eau de sa main libre en précisant :

« C'est Clark qui m'a donné le bol, tu peux le garder si tu veux, ce sera plus simple pour récupérer de l'eau et j'en trouverais sûrement un autre à la caravane. Bon, je vais te laisser te reposer, ou te rafraîchir, enfin faire ce que tu as à faire. »

Il leva les yeux au ciel un instant en prenant un air réfléchit, puis revint à elle avec un sourire moqueur, envers lui-même.

« J'en fais trop non ?

Aller, je file. »


Il leva sa main droite en signe de salut et recula de trois pas en l'observant, avant de tourner les talons et se diriger vers le feu de camp, et accessoirement sa tente, en rabattant son regard vers le sol tête penchée et la même main venant frotter sa barbe.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 1 Mar - 23:23
Un mince sourire apparut sur la commissure des lèvres de la psychologue. Cette Ivy avait très bon caractère, même si assez franche et directe, elle pouvait se montrer très souple et apte de quelques concessions sans rester borner sur ses idées lorsqu'elle envisageait celles des autres.  Elle avait bien remarqué la déception qui avait un bref instant marqué son visage, et ses propos ne firent qu'appuyer que son élan fut coupé en plein vol lorsque l'idée de patienter encore un peu histoire réfléchir fut évoquée.
Elle paraissait également plus qu'intelligente où la logique avait une part importante dans ces manières. Indiscutablement, elle serait un excellent atout pour le groupe. Elle ne doutait pas que les autres survivants aient tous une part de savoir-faire qui se révèlerait sans doute indispensable pour l'ensemble, et elle se disait intérieurement qu'elle aurait bien fait de faire le tour des autres personnes du campement pour savoir ce qui était disponible et envisageable.

La jeune femme trépignait sur place, sans doute en manque d'une réelle activité physique, et elle la comprenait à nouveau. Elle pourrait sans doute bien s'entendre avec elle, si le relationnel pouvait encore avoir une place importante dans ce monde défait. C'est en tout cas ce qu'affirmaient ses pensées à mesure qu'elle écoutait Ivy parler, et se comporter.
Pour Elizabeth qui avait toujours été avide de connaissance, surtout parmi les plus utiles, elle voyait là l'occasion de pouvoir un peu en apprendre sur la mécanique de base. Ça aurait sans aucun doute de l'utilité en cas de coup dur technique si elle ne se trouvait pas à leurs côtés.

James prit à son tour la parole pour confirmer que l'idée qu'Elizabeth avait eut était plutôt bonne et qu'il était partant pour s'y engager, bien qu'éméttant une certaine distance avec les hordes qui pouvaient débouler à tout moment s'ils s'aventuraient trop près du terminal. Elle espérait aussi que le monde n'ait pas afflué sur les pistes à errer dans leurs mortes occupations, car dans de telle circonstance, ils n'auraient alors plus vraiment d'autres alternatives que de rentrer bredouille, faute de moyens pour faire face.

« On devrait en avoir pour une bonne heure, voir une heure et demie de marche de ce que j'ai vu sur la carte. J'en avais récupéré une au Motel, on pourrait s'en servir pour éviter de partir à l'aveugle. Elle n'a pas l'air trop abîmée. »

Finalement, Ivy les quitta, motivée par le plan qu'ils venaient de monter rapidement pour se préparer et mettre tout en oeuvre pour être sans doute prête et opérationnelle le plus rapidement possible. Elle répondit à son départ par un léger signe de la main, ne manquant pas son geste à l'encontre de James et du clin d'oeil en partant. Elle resserra un peu plus l'étreinte de ses propres bras croisés contre sa poitrine, laissant simplement dépasser l'une de ses mains pour rendre le salut à cette dernière, avant de retrouver bien vite la chaleur de son pull mohair rouge flamboyant.

Revenue seule en compagnie de James, elle ressentit un léger malaise qui se réinstalla rapidement, et le souvenir d'une discussion presque gênante se rappela à elle tôt fait qu'il reprit la parole plus timidement.
Elle leva son regard brun sur lui, l'écoutant sans l'interrompre, mais ne pu dissimuler le large sourire qui creusa ses joues. Elle ne put s'empêcher de s'expliquer sur les raisons soudaines de son amusement pour que ce ne soit pas pris pour de la moquerie.

« J'étais psy, avant tout ça. C'était davantage les autres qui venaient se confier à moi, juste pour discuter ou parler, tout inconnue que j'étais. Enfin, dans les grandes lignes, car je n'ai jamais eu de cabinet. Sa voix devint un peu plus douce.
Merci James. Vraiment. Tu en fait beaucoup pour les autres et c'est vraiment louable. Digne d'un très bon médecin. Si tu veux, demain, je compte me lever tôt et aller faire un footing histoire de me remettre en forme. Ce sera l'occasion de surveiller le périmètre et si tu veux te joindre à moi, de faire connaissance... entre voisins. »

Elle était assez nerveuse à dire vrai malgré le sourire qui persistait sur son visage. Une nervosité qu'elle n'aurait pu cacher et qui transparaissait sur l'image de son attitude qu'elle aurait préféré renvoyer. Peut-être que cette apocalypse aurait certains bons côtés, comme celui de la forcer à tenter de se sociabiliser. Ivy et James pourraient peut-être être un bon départ.

Elle finit par le laisser partir sans rien rajouter lorsqu'il continuait à s'empêtrer, le soutenant simplement du regard pour qu'il ne se sente pas trop seul et perdu. Elle en avait déjà beaucoup fait avec cette invitation et se sentait déjà dépassée par ses propres mots.
Elle leva à son tour la main, comme pour Ivy, pour saluer son départ et reporta son attention sur la voiture, et le bol d'eau qui trônait non loin.

[Fin du jeu]
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