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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Tente de Jimmy - 15/12/34
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Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 15:02
Interprété par Harvey O'Brian, Melody Campbell, Jimmy John & Matthew Jefferson.

Petit matin.


J’ai les yeux ouvert, je suis réveillé, depuis combien de temps? Mais où suis-je ? Putain… j’ai mal à ma tête et… au cou ??? Au-dessus de moi je vois de la toile de tente ? Je suis au camping ? On dirait qu'il fait encore nuit dehors...

Me réveiller complément hagard et douloureux me semble un poil redondant. Je prends quelques minutes pour essayer de me souvenir, l’accident de bus, mon réveille dans la rivière, Jenny, le docteur, les zombies, la fuite, Melody, Robin et ses connards de potes, la bagarre, la fuite, l’arrivée de Rambo et…

PUTAIN !!

« JENNY !!???»

*Ne fais pas ça...*

Je me redresse violemment sur ce qui me sert de couche regrettant amèrement ce geste vu l’explosion de douleur. D’instinct je porte ma main à mon nez, et j’ai du mal à me retenir de hurler tellement qu’il me fait mal dès que je le touche. Vaincu par les points blancs qui envahissent mon regard je n’ai pas d'autre choix que de me laisser, rageusement et douloureusement, retomber sur ma couche avec un grognement de douleur.

*Je t'avais pourtant prévenu...*

Je me sens impuissant et en colère. Ce Rambo est un psychopathe, pourvu qu'il n'ait pas abandonné Jenny... en attendant, je ne peux pas faire grand chose qu'essayer de comprendre où je suis et trouver une solution. Il me faut une téléphone... si j’appelle Doug, lui saura quoi faire. Je tourne ma tête et repère, dans la pénombre, un corps allongé pas loin du mien. Jenny ?

*Elle aurait pris pas mal de tailles de nichons en une nuit ta Jenny...*

Mes quelques secondes d'espoir se soldent rapidement par une vive déception. Néanmoins, en regardant de plus prêt, je suis au moins soulagé de reconnaitre la personne alitée et de voir qu'elle est vivante: c'est Melody.
Je la secoue doucement, tout en restant allongé. je chuchote presque ne sachant qui peut nous entendre à coté de la tente:

« Melody ? Melody ? Réveilles-toi !! Melody!!! hey...Melody!! »

J'ai moins mal quand je parle, c'est déjà ça...

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 17:41
L'inconscience et ses mystères, nul ne sait réellement ce qui arrive dans les méandres de l'esprit quand c'est ainsi, du moins ce qui n'ont jamais vécu l'expérience. Melody l'aura vécu elle même et par deux fois et pourtant les deux expériences sont radicalement différentes. La première fois qui aura duré des mois, même si cela elle ne le sait pas encore, ne lui a laissé aucun souvenir, à moins qu'elle n'ait pas prit le temps à son réveil de se les remémorer. Et la seconde fois, celle qu'elle vit actuellement qui lui laissera quelques images et des impressions plus ou moins floues comme si son esprit avait essayé d'enregistrer certains éléments de la réalité malgré tout. Pour le moment elle est dans un semi réveil, son cerveau jonglant entre inconscience et réalité ou plutôt entre rêve et éveil. L'inconscience totale elle l'a quitté dans la nuit sans pour autant être capable de reprendre pied dans le monde réel, sans doute que sa blessure lui aura provoqué une ou deux poussées de fièvre, voir même des délires. La brune se voit dans les bras de son mari à cet instant au calme chez eux ou alors elle se voit en forêt entrain de pister des animaux alors qu'elle sait qu'elle est loin de là quelque part dehors, qu'elle perçoit des bruits qui n'ont rien à voir avec les images qui défilent devant ses yeux.

Petit à petit, elle perçoit des mouvements près d'elle plutôt brutaux et une voix masculine qui cri presque, elle bouge légèrement la brume de son rêve se levant un peu plus à chaque seconde. De nouveaux mouvements mais cette fois sur son corps quelqu'un ou quelque chose la secoue, son esprit lance un grand signal d'alerte : un zombie est entrain de la bouloter vivante...encore. Cette fois elle reprend pied dans la réalité, inspirant une grande bouffée d'air comme si elle avait été en apnée jusque là et arrive la douleur dans tout son corps mais surtout dans son épaule. Elle ouvre brutalement les yeux, les écarquillant et avant même que son corps ne décide à se bouger pour échapper au zombie, elle entend de nouveau cette voix, une voix qu'elle a déjà entendu dans cette forêt avant que...Tout ses souvenirs reviennent en bloc d'un coup, son réveil en forêt, sa rencontre avec Harvey, Jenny et Jimmy, les trois hommes, les coups de feu et le reste. Elle se redresse vivement malgré tout, juste au cas où son esprit est mal associé la voix d'Harvey et les secousses.

- Ha...Harvey ? C'est toi ?

Mauvaise idée que de tenter la position assise, son mal de tête la cloue sur place et en réflexe elle porte ses mains à ses tempes...FUCKING mauvaise idée bis...L'adolescent pourra l'entendre grincer des dents pour ne pas gueuler de douleur quand elle a remué son bras gauche et surtout son épaule. Elle reste figée sans bouger, s'obligeant à respirer lentement, calmement et profondément, une vieille astuce pour dompter n'importe quelle douleur. Après une ou deux minutes elle a suffisamment reprit le dessus pour regarder Harvey et lui murmurer.

- Il s'est passé quoi ? On est où ?

Melody se force encore à respirer calmement avant de prendre le risque d'observer autour d'elle pour découvrir son environnement proche, limité par ailleurs à ce qui ressemble à une toile de tente. What the fuck ! Du camping ? Mais bon sang qu'a t-elle donc loupé ?

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 18:21
*La malheureuse de te demander ça... je sens qu'on va en avoir pour des heures...*

Je lui fais instinctivement le signe de parler moins fort mais, en se faisant, j’effleure mon nez et me crispe de douleur. Je suis obligé d'attendre quelques minutes avant de pouvoir lui répondre, les yeux encore piquants de cette belle décharge de souffrance.

*Et tu voulais courir après la planche a pain dans la forêt...*


Je lui réponds à voix basse:

"Écoutes, c'est compliqué... je sais pas si tu te souviens de l’espèce de Rambo de la jungle, le mec de Jenny, qui nous a aidé contre les zombies et a permis au doc de te soigner?"


A l'évocation de ce connard je serre les poings.

"Il a laissé Jenny toute seule la bas... et je... j'ai rien pu faire... elle... et.. Robin était vivant... sans parler des zombies... il... il a dit un truc du genre qu'il lui avait promis de nous protéger... mais ... Jenny... "

*Vas y dit lui comment tu lui a chouiner comme une fille pour une gonzesse plate et comment tu as été mis au tapis en 1 seconde top chronos... racontes lui...*

Je suis obligé de faire une nouvelle pause. J'ai les yeux qui pique et une bouffée d'angoisse m’envahit en pensant à la frêle Jenny perdue toute seule là bas. Même s'il est possible que Rambo ait changé d'avis, je sens, au fond de moi, que ce n'est qu'un rêve pour ne pas perdre le contrôle. En plus elle était visiblement perturbée avant de partir... l'idée que Robin puisse l'avoir attrapée, ou qu'elle ait été mordue, me donnent des envies de meurtre, dirigées, dans l'immédiat, contre le connard qui ne l'a pas protégée.

*Juste pour savoir...tu t'inclues dans la liste? *

"Je ne pouvais pas la laisser... je... alors... il m'a... mis KO... Je ne sais pas ou est le Toubib... Écoutes Melody, il faut qu'on fasse quelque chose, ce mec est un malade, pas pareil que les autres dans la forêt, mais quand même... il ne sait certainement. Il faut qu'on arrive à chopper un GSM pour appeler des secours. Je ne vois que ça pour nous tirer de ce pétrin. "

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 19:18
Le tour de son environnement est rapide vu l'étroitesse de la tente et même si elle ne sait toujours pas où elle est et ce qu'est cette tente, elle a le sentiment qu'il y a au moins une relative sécurité dans les environs extérieur, ce qui est rassurant. Ce qu'elle vérifie en écoutant attentivement les bruits qu'il peut y avoir, pas de grognements zombiesque c'est déjà pas mal. Tout en tendant l'oreille, Melody observe l'adolescent du coin de l'oeil et le voit se crisper, prenant conscience à cet instant qu'il a pas mal morflé avec l'homme à l'arc, il a le nez et le visage dans un sale état. M'enfin comment aurait-elle pu vraiment s'en rendre compte avant, avec tout ce qui s'est passé ? Portant lentement son bras contre son corps en repliant précautionneusement le coude pour finir dans la même position que si son bras était tenu par une écharpe comme dans les cas de fracture. La douleur est vive et lui fait monter les larmes aux yeux mais elle poursuit son mouvement pour ensuite pivoter les fesses et se retrouver en face d'Harvey qui prend la parole.

Elle l'écoute parler, faisant un effort pour tenter de mettre un visage sur le fameux Rambo, silhouette qu'elle plus aperçu qu'autre chose, hochant la tête à la question d'Harvey, elle s'en souvient vaguement oui. La dernière image à peu près nette qu'elle a vu c'est le doc penché sur son épaule pour la soigner. Quand il fait une pause, elle fronce les sourcils, quelque chose ne va pas dans le son de sa voix...Melody approchant sa main pour venir se glisser dans celle du jeune homme, un signe de réconfort. Et s'il recule sa main, tant pis, elle posera la sienne non loin de lui  comme ça s'il change d'avis...De nouveau elle l'écoute parler et malgré son violent mal de tête, elle se force à analyser les faits pour ne pas céder au stress voir à la panique. Adoptant une voix basse elle aussi, pour le copier même si elle ne sait pas pourquoi, mais surtout une voix calme.

- Commence par respirer profondément s'il te plait, si tu veux que je t'aide...

Oui il ne faut pas qu'il monte dans les tours au risque de faire une connerie qu'il regrettera vite fait.

- Ensuite, comment ça il a laissé Jenny là bas ? Il s'est passé quelque chose ? Elle a été attaqué sous vos yeux ou autre chose ?

Melody ne lui laisse pas le temps de répondre qu'elle enchaine déjà, toujours aussi calmement, il ne faut surtout pas qu'elle aussi se laisse aller à l'angoisse là malgré l'avalanche de choses.

- Après le doc est pas dans la tente mais il est forcément quelque part Harvey. Si tu as été mit KO, on est pas arrivé là seuls, il a forcément porté l'un de nous deux, on ne peut plus être dans la clairière, écoute autour de nous pas un seul grognement. Eh, mais j'y pense, il avait pas une tente lui ?

Voilà faut qu'elle continu comme ça, qu'elle raisonne...un adolescent et lui montre qu'il faut pas agir trop vite, qu'il faut qu'ils restent zen pour arriver à leurs fins. Et puis comment dire, elle a pas spécialement envie d'être celle qui lui révélera qu'il peut oublier les gsm et compagnie, double raison de gagner du temps quoi. Bon d'accord en plus il risquerait de ne pas la croire et de la prendre pour une folle, bien qu'elle le soupçonne toujours de n'avoir su pour les zombies que peu de temps avant l'épisode de la forêt.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 20:50
Je serre la main de Melody sans même m'en rendre compte. Elle aussi a l'air de douiller grave. On est pas sorti de la merde dans cet état. J’écoute ses questions qui vont un peu vite pour moi. J'essaye de débrouiller le mélimélo qu'il y a dans ma tête pour lui répondre et faire taire une bonne fois pour toute la douleur qui me ravage le crane.

"Je pense que Rambo nous a amenés ici avec le toubib... si on est encore en vie, j'vois pas pourquoi le doc ne le serait pas. S'il est pas trop bête il a peut être déjà trouvé un téléphone..."

Je n'arrive pas à reparler de Jenny. Ce qui s'est passé, que je ne le comprends toujours pas. Le fait qu'elle parte comme ça au lieu de rester avec nous...

*Qui aurait envie de rester avec toi?*

Si ça se trouve elle erre dans les bois avec les autres zombies à la recherche de nourriture...

*Pour une fois qu'une fille sera intéressée par ton cerveau... et tu arrives encore à nous en faire un drame....*

J'essaye de penser à autre chose, même si cela génère un léger silence dans la tente. Dans le fouillis de mes réflexions, je me remémore une question de Melody a laquelle, dans le feu de l'action, on a pas répondu. Du coup... sans vraiment de préambule, je lui dis:

"Au fait Melody... 2034... l'année... 2034... on est en mai 2034..."

A peine ai je dis cette phrase que je réalise que je tiens sa main dans la mienne.

Merde comment c'est arrivé là ça?

Je la lâche assez brusquement, peut être trop pour ne pas me prendre une baffe et ne pas avoir encore plus mal au crane, et je le regarde avec un air de chien battu surpris en train de voler de la bouffe.

"Ce n'est pas ce que tu crois.. je ... je... mais attend.... c'est toi!!! Mais oui... c'est toi qui a mis ça là... Tu.. tu... tu ne vas quand même pas m'embrasser... toi aussi...?"


Merde, pas elle non plus... je sais que je ne comprends rien aux femmes mais là je suis plus que largué. je me rends compte que ma façon de parler, avec un ton assez horrifié, peut être pris comme une insulte. Mais là, en ce moment, je ne veux vraiment pas qu'on m'embrasse à nouveau...

*Excuses toi tout de suite couillon!! Vite!! Vittteeeeeeeeeeeeuuuuuu. Là ça va être un poing dans ta gueule qu'elle va te foutre!! alors même si tu ne sais pas pourquoi dit pardon!! Et ne restes pas la regarder comme une vierge effarouchée qui craint de se faire dépuceler de force bordel de merde!!*

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 21:45
Melody serre sa main dans celle d'Harvey, avant tout ça, elle a toujours pensé que le coup des énergies qui circulent d'une personne à l'autre est réel. Mais si le fait d'être proche d'une personne calme et qu'elle vous calme par simple contact, bon ça marcherait aussi pour les émotions négatives mais là ce n'est pas le but du jeu. Non elle cherche à le réconforter comme elle peut, alors qu'elle même est paumée sans parler de sa blessure qui lui fait mal. Tient d'ailleurs, faudrait peut-être qu'elle pense à vérifier l'état de son épaule...Ou pas, rien qu'à cette idée son corps lui envoie des signaux de douleurs, elle verra cela plus tard, sans compter que le lieu ne s'y prête pas du tout. Déjà elle ne peut pas se mettre debout là pour faire glisser sa veste, qui commence à sentir le sang séché par ailleurs, mais en plus elle n'est pas seule. Bon ce n'est pas qu'Harvey la dérange mais un peu quand même. Penser à cela ne l'empêche pas d'écouter Harvey et de lui répondre.

- Bon tu vois déjà un point positif, s'il faut il est juste un peu plus loin dehors entrain de monter la garde ou comme tu dis.

Oui bon elle renonce à lui expliquer qu'il n'y a plus de téléphone, ni plus rien. Un peu lâche mais franchement à sa place elle ne serait pas capable d'assimiler une telle chose, cela lui ferait un choc plus que terrible déjà que même encore maintenant, elle a du mal à s'y faire, elle a du mal à comprendre ce monde, elle n'est même pas sûre de savoir si oui ou non la "vie" vaut vraiment la peine d'être conservée. Qu'Harvey se taise, ne la dérangeait pas, par contre sa phrase la tire de ses pensées, mai au mois de mai 2034 ! Non mais c'est impossible ça ! Ses derniers souvenirs remontent à la mi-juillet 2034 ! Elle ouvre la bouche pour protester et lui sortir une phrase qui la fera passer pour folle mais elle reste figée de surprise quand il ôte aussi brutalement sa main et qu'en plus il lui parle ainsi.

Elle est à deux doigts de lui décocher une gifle monumentale à le coucher au sol quand son cerveau lui explique que déjà elle est gauchère et donc blessée à ce bras donc "je t'explique la douleur fille si tu fais ça" et que même si elle avait la bonne idée de se servir de sa main droite, elle pourrait pas lui faire mal. Ce qui ne l'empêche pas de réagir malgré tout, les premières secondes de surprise passées.

- Non mais tu te fous de ma gueule là ? Je sais bien que t'es un ado mais il y a des limites, il va falloir que tu apprenne à contrôler tes fantasmes ! Je t'ai juste prit la main pour te réconforter ! Et puis tant qu'on y est, qu'est-ce que tu avais besoin de te jeter sur les trois psychopathes en forêt ??!! Tu as vu ou on en est hein ? Tout ça parce que tu es pas foutu de réfléchir dix secondes avant de parler ou d'agir ! Non parce que tu crois peut-être que ça m'a amusée de te rejoindre pour éviter qu'ils prennent ton cul pour une porte d'entrée ? Ah oui j'en rigole encore là, ça se voit pas ? Me foutre en danger mortel pour ta gueule de minet du fin fond des USA, c'était vraiment hilarant ! Et puis qu'est-ce que tu as eu besoin de me parler comme ça avant que je m'évanouisse ? Sérieux ça t'arrive des fois de réfléchir avec ton cerveau ou il est en gréve éternelle ?!

D'un coup elle se stoppe alors qu'Harvey peut parfaitement sentir que Melody aurait pu continuer ainsi encore un moment. Et elle lâche un :

- Comment ça, moi aussi ??!!

Au milieu de l'engueulade qu'il prend, son esprit vient de percuter de cette information mais qui a bien pu l'embrasser ? Jenny ? Jimmy ? L'inconnu ? Non mais vraiment, elle a loupé combien de trucs hors contexte avec son inconscience...

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 21 Fév - 22:35
Quoi? quoi? quoi? mais... mais... mais comment elle ose??? putain.

Je sens, malgré la douleur, malgré le fait que je sois cloué sur ma couche, une nouvelle vague de colère proche de l'indignation...

*et merde... ça sent la bataille de paraplégiques.*

"Attends!!?? C'est toi qui me dit ça? Mais putain!! Qu'est ce qui t'a pris de me suivre!! Ces mecs étaient des violeurs!! Au lieu de profiter de la diversion pour rester à couvert et leur tirer dessus il a fallu que tu déboules!! Et pour les allumer en plus!!!??? Mais tu pensais à quoi??? T'as pas réfléchi que moi, au pire, ils m'auraient juste buté et que vous auriez pu vous barrer... ou que j'avais un super plan pour me tirer tranquille??? Sans déconner, t’espérais quoi? Que je pouvais sauver ton cul s'ils te sautaient dessus!!?? Tu trouve que j'ai la gueule de Hulk? T'imagines pas comment j'ai eu la trouille bordel de merde!! Alors ta gueulante tu la gardes pour toi!!!!!"

*Heureusement que vous vouliez être discrets... à mon avis plus personne ne dort dans les alentours...*

Je douille à en pleurer mais tant pis, il faut que ça sorte... en temps ordinaire je pense que j'aurais haussé les épaules et laisser pisser le mouton, mais là... j'en ai trop sur le cœur. Et voila, la diarrhée verbale continue...

"Je ne t'ai jamais demandé de venir te foutre dans la merde pour moi. Pareil pour Jenny, mais tu te rends compte comment t'as été salope de lui balancer que tu t'es fait tirer dessus pour son cul??? Putain, t'aurais vu sa tronche, tu m’étonnes qu’après elle a fait n'importe quoi et qu'elle se soit barrée !!!!!!! Si ça se trouve ce n'est pas que de ma faute tout ça!!!! Et puis, j'en ai marre des filles!!! vous êtes trop compliquées, vous faites des trucs complétement débiles et pas logiques et ensuite vous nous gueulez dessus parce qu'on ne comprend rien!! C'est comme embrasser un type devant son petit copain et se barrer juste après... tu veux que je comprenne quoi moi la dedans?? Les sous titres on les mets comment sur vous???"


Ma voix se brise... je me rend compte que je ne me sens absolument pas mieux d'avoir vider mon sac... pire je me sens minable d'avoir gueuler sur Melody qui a failli être violée, se faire tuer...

"Excuses moi Melody.. je... je ne pensais pas ce que je disais... c'était con mais sympa de venir te faire malmener avec moi. Mais le refaits jamais, j'ai trop flippé.... j'ai vraiment cru que... ... tu vois quoi... et du coup... je ne sais pas... et... pour Jenny... si ça se trouve elle est en zombie maintenant ou elle est entre les mains de Robin qui lui fait je ne sais quoi.... tout ça parce que son copain est un crevard qui l'a abandonné et que moi je suis une quiche qui ne sait rien faire... "

Je reste à fixer le plafond de la tente en essayant de chasser l'image de Jenny en morte vivante ou en princesse Leia pour je ne sais quel pervers à cagoule... je me sens terriblement coupable.

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 0:02
Des bruits de pas étaient apparus tandis que la lumière était un peu plus vive qu'à leur réveil, le petit matin laissant lentement mais sûrement place à la suite de cette journée qui démarrait sous une dispute de deux blessés "enfermés" dans une tente, de quoi faire entendre leur élucubrations au reste du campement qui dormait potentiellement en partie ou entièrement.

Les bruits, ils purent les percevoir, longeant la tente sur la façade gauche sans que l'on puisse distinguer de silhouette, l'épaisseur de la toile de tente et le jour annoncé empêchant l'effet d'ombre que l'on pouvait discerner dans la nuit. Les pas se rapprochèrent jusqu'à l'entrée de la tente, ils étaient presque furtifs et pour autant, le ou la personne qui en était l'origine ne cherchait pas à cacher le bruit de ses bottes écrasant les cailloux de petite taille sur sa route.
Un battement survint, puis la toile se souleva, de l'assaut d'un bras qui avait exécuté un grand geste, pour laisser passer un homme, le même homme qui était apparu au duo quand ils étaient encore un quatuor, à la clairière où ils s'étaient tous deux à intervalle différent évanouis. Cette fois, il n'avait pas d'arbalète, ni en main ni à l'épaule, mais son pistolet et son poignard étaient toujours installés à sa ceinture, présentant la même silhouette sauvage, veste en cuir sans manches et ses yeux de serpent perçants et dévorants semi-voilés par l'ensemble de cheveux, tombant de parts et d'autres tout autour de sa tête jusqu'à recouvrir en partie son visage sans oublier de s'étaler sur ses épaules.

Il s'était penché pour entrer dans la tente et s'accroupit rapidement en levant l'index en direction des deux arrivants, prenant parole d'un ton sec et ferme avant même qu'ils n'aient pu parler.

« Taisez-vous. Vous allez attirer tous les rôdeurs du coin à vous disputer et se serait une mauvaise idée pour s'intégrer au groupe que de réveiller le camp avec vos voix brailleuses. Tais-toi. »

Avait il ajouté avec encore plus de froideur et relevant la menace dans son ton en fixant cette fois pleinement Harvey de son index, alors qu'il n'avait encore rien dit, prévoyant une nouvelle réplique cinglante du jeune homme.

« Je me suis montré patient avec ta petite crise dans la forêt mais un mot, un seul mot de travers ou d'un ton déplacé et je te renvoies au pays des merveilles pour le mois à venir petit. Tu comprends ce que je te dis ? Bon, maintenant vous écoutez. »

Il prit une légère inspiration pour se détendre, visiblement quelque peu tendu ou bien était il simplement naturellement grognon, quoi qu'il en soit il ne laissa couler qu'un court temps de silence puis il reprit.

« Quand nous étions dans la forêt Jenny m'a expliqué votre mésaventure, ou plutôt elle m'a fait un résumé. Vous être attaqué à ces bandits... elle a utilisée le terme courageux et il y a peut être de ça mais ce qui est sûr, c'est que c'était inconscient et stupide. Je ne sais pas ce qui vous est passé par la tête, ni comment vous avez réussi à vous en sortir sans trop de dégâts, ce que je sais c'est que ces hommes n'étaient pas seuls et ils ne font pas partie de la catégorie des gens raisonnables. Vous auriez pu vous faire tuer ou pire encore, et ce qui me met vraiment en rogne, c'est que vous auriez pu emmener Jenny et le doc' avec vous, et ça, ça ne passera pas deux fois, alors faites gaffe à vous.

Maintenant que la remontrance est faite, on va passer à la mise au point. Ouvrez vos oreilles, non pas que je n'aime pas les nouvelles têtes mais j'avoue que répéter le même discours à tous les ressuscités du coin va finir par être lassant. Vous vous trouvez à Snyder,  à environs trois cent soixante dix kilomètres de Fort Worth et à plus de quatre cent cinquante kilomètres d'Austin, vous êtes toujours au Texas, quant à la date, nous sommes le quinze décembre 2034. Commencez par intégrer ça. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 0:41
Melody reste à l'observer et à l'écouter, ne le stoppant à aucun moment même s'il débite une tonne de connerie à la seconde, non mais vraiment il se rend pas compte de ce qu'il a fait et elle est un peu prise de court là, elle ne sait pas comment lui faire entendre raison. Peut-être même que c'est impossible, Harvey est trop jeune pour ça, trop impulsif sans doute. Cela plus le fait que la brune est incapable de gueuler longtemps, elle se met à lui sourire, un coup à ce qu'il ne pige rien, quoi que.

- Alors comme ça Jenny t'a embrassé ! Tu vois c'est donc que ce n'est pas son mec !

Par contre le pourquoi de elle s'est sauvée, cela reste un mystère, on se barre pas pour ça ni pour le raccourci que Melody a employé surtout qu'elle n'est pas du tout certaine que Jenny ou l'inconnu ait pu l'entendre. Elle se souvient bien que sa voix n'a pas portée. Et à cet instant sa voix est de nouveau totalement calme voir taquine pour le début de phrase et sérieuse sur la fin

- T'es vraiment un petit con...Toi aussi tu m'as foutu la trouille à te lancer comme ça sur eux...

Pas le temps de terminer sa phrase où de venir inspecter les blessures du jeune homme en guise de "on passe à autre chose", c'est qu'elle commence à l'apprécier le Harvey, une silhouette se dessine presque sur la toile de tente et des pas se font entendre avant que la tente ne s'ouvre sur un homme brun. Il lui semble que c'est celui qui est venu les aider, cette fois Melody peut vraiment le détailler pendant qu'il joue au chef, beau gosse le mec et bien foutu, un vrai régal pour les yeux. La brune s'engueule mentalement dans le même temps qu'elle se dit qu'elle en ferait bien un 4h, c'est vraiment pas le moment de penser à ce style de chose surtout vu les paroles qu'il emploie. Non mais sérieux quoi qu'est-ce qui lui prend là, elle secoue légèrement la tête et quand enfin il se tait, elle rétorque.

- Merci Captain Oblivious, on avait pas remarqué ce qu'ils étaient...En attendant Jenny vous a peut-être aussi dit qu'ils voulaient la violer, s'ils mettaient la main dessus et qu'on a juste voulu la défendre Bizarrement d'un coup elle prend le parti d'Harvey. même si leur "boss" la voulait vivante visiblement...Ah oui et peut-être que vous saurez me dire comment ils ont pu savoir où on se trouvait, non parce qu'ils nous cherchaient aussi. A moins qu'ils ne soient vos potes et que vous fassiez genre...même si Jenny a eu l'air de bien vous aimer.
Et merci aussi mais Snyder on le savait déjà et je connais, je suis du Texas, San Antonio. Et d'abord vous êtes qui ?


Sa voix est froide en lui parlant, dépourvue d'émotion, tout comme même si elle est du texas, elle a un autre accent mélangé, celui de l'Ecosse si tant est qu'il puisse le savoir. "EH OH fille ici la terre" et elle percute de ce qu'il a dit en dernier : la date ! Décembre ! Bordel, elle a eu une absence de 5 mois, 5 MOIS sans savoir ce qui lui est arrivé vraiment pendant son "décès". Elle en reste sans voix d'un seul coup enfin plutôt elle répète juste "Décembre" d'une voix ou règne l’incompréhension la plus totale.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 1:24
Comment ça jenny ne serait pas en couple avec Rambo ? Là je suis encore plus largué. Et puis comment Melody sait elle ça ? Putain le mec qui invente le décodeur à filles, je lui file toute ma thune pour en avoir un.

Je suis dans mes réflexions quand Rambo fait son apparition. Finalement, on n’a peut-être pas été très discret. Dès qu'il l'ouvre, une partie de moi a bien envie d’aller dans la provoc’ mais l’autre me dit que je douille suffisamment comme ça. Pourtant, ce mec me donne des envies de meurtre. S’il avait été auprès de sa "peut être copine", elle n’aurait pas eu à risquer sa vie… que ça soit de notre faute ou pas.

*Je t’arrête tout de suite, le mélodrame on se le garde ça pour plus tard… la date Harvey!!!!… La date… décembre 2034… sans parler de cette histoire de ressuscités…alors gardes tes émois de pucelle dans ton calbute cette fois et sers toi de ton crane. ET par pitié ferme ta gueule pour une fois. *


Ce qu’il dit n’a aucun sens… je n’ai pas pu dormir 7 mois d’affilés… impossible…


Avant que je ne sorte une connerie, Melody dit tout haut à peu prés ce que je pense tout bas, même si le mot « violer » me fait trembler d’angoisse… Je ne l’avais jamais vu aussi remontée, bon, en même temps, on se connait depuis moins de 24 heures.... En tout cas, j’ai la trouille qu’il lui en foute une. Pendant qu’elle parle, je fais un effort surhumain pour me redresser et me foutre entre elle et lui. On ne sait jamais avec ce genre de type, au nom de la pseudo "égalité des sexes" qu'ils évoquent quand ça les arranges, ils sont capables de frapper des filles sans défenses…

*Hum… tu considères GI Jane sans défense ? Si elle a encore son arme c’est plutôt le mec qui devrait trembler… et le couillons qui est entre elle et sa cible…*


Je reste a guetter la réaction de Rambo prêt à encaisser. J'en profite aussi pour le détailler, chose que je n'ai pas fait en forêt. Bon, c'est le copain de Jenny ou pas? Quand Melody a fini, j'enchaine en essayant de parler calmement, conscient que, lui aussi, il a dû mettre des têtes de camarades de classe dans les chiottes quand il était plus jeune et que s’il éternue sur moi je risque de crever pour de bon.


« Je crois qu’il y a un souci de calendrier, déjà je vous rassure, on est bien vivant… pour le moment… et pas "ressuscités"…  ensuite il suffit de regarder les gros titres des journaux et la tv… j’étais au championnat national de baseball à Brownsville, il y a moins de quelques jours, soit en mai. Vue la branlée qu'on s'est prise on doit être dans toute les média.  Et même si j’aime les grasses mat’, 7 mois de pieutage c’est un peu long… En plus c’est impossible que je me sois absenté aussi longtemps sans que ma mère ait pris des dispositions pour me retrouver…»


*… pour mieux te tuer ensuite… *


Sans parler que je n’aurais jamais loupé mon anniversaire. Putain s’il dit vrai Doug doit être mort d’inquiétude. Et l'équipe alors? Faut que je trouve un téléphone rapidement… Ça me fait mal de prendre autant sur moi. Mais la peur qu’il fasse du mal à Melody m’aide à me contenir.

« Il faut qu’on aille chercher Jenny en espérant que ces connards ne lui soit pas tombés dessus...je ne comprends toujours pas pourquoi vous l'avez laissée dans ce merdier toute seule... On verra après pour les détails»

J’essaye de me lever pour sortir comme je peux. La douleur, presque assommante me fait regretter cette manœuvre surtout que je ne sais pas comment l’abandonner en conservant un peu de dignité. Je me retrouve un genou à terre à essayer de ne pas m’évanouir. C'est un peu en grimaçant que j'ajoute:

« J’imagine que si je demande un téléphone avec une aspirine… vous allez m’envoyer bouler ? Sans déconner, l'équipe est peut être encore coincée dans le fossé à attendre des secours et il y a au moins une personne qui doit baliser pour moi au Maine... faut que je passe un coup de téléphone en urgence...»
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