Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Tente de Jimmy - 15/12/34
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Jefferson :: Vie de camp

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 13:28
Matthew les regarda parler avec un air un brin désabusé, assurément méfiant, commençant par se pencher un peu plus vers Melody en lui répondant.

« De rien miss teigne, je préfère le dire vu que lorsque je vous ai trouvé, tu te vidais de ton sang, faut croire que si je suis l'évidence, c'est pas tellement votre cas. Et ne prenez pas Jennifer comme excuse, elle se débrouillait très bien sans vous, elle se débrouillera bien mieux sans Bonnie and Clyde et sans avoir un mort de plus sur la conscience. »

Il se leva brusquement, d'un essor rapide et repoussa d'un coup de paume Harvey en arrière lorsqu'il se relevait, après s'être mit devant Melody.

«Je t'ai dis d'arrêter de jouer les suicidaires, si je voulais vous faire du mal je vous aurais laissé à la merci des rôdeurs dans la forêt et ton cadavre ne protégerait pas Melody plus de quelques secondes. Tu vas oublier Jenny, ton téléphone et ton équipe parce qu'il n'y a plus rien. Plus de ligne téléphonique, plus de bus, plus de Maine, plus de secours, rien compris ? Il y a ceux qui vivent, il y a ceux qui sont morts et ceux qui sont morts veulent mettre en pièces ceux qui vivent. Parfois même ceux qui vivent veulent mettre en pièces leurs semblables, si vous continuez à jouer les fortes têtes, vous ne survivrez pas longtemps. »

Il revint en position accroupie et les détailla du regard tous les deux.

« Ces bandits, ils étaient sans doute sous les ordres d'un homme appelé le Marchand. Ils sont nombreux, très bien armés et ils sont partout dans la région. On ne sait pas pourquoi ou pour qui il traque les rescapés, peut-être pour son propre plaisir, mais ce que l'on sait c'est qu'il est cruel et qu'il n'y a pas que des petites frappes dans ses rangs. Il y a parmi eux des tueurs professionnels, des chasseurs spécialisés et par un moyen ou un autre, ils finissent toujours par vous tomber dessus.
Ils peuvent vous tuer, mais ce n'est pas ce qu'ils recherchent et mourir c'est dans le meilleur des cas, esclavagisme, viol, tortures, soumission, entre autres... ils ont des méthodes que vous ne voulez pas connaître. Vous croyez savoir à qui vous avez à faire ? Ces trois types dans la forêt, ce n'était probablement qu'une équipe de guignols, au mieux l'un d'eux était en mesure de vous pister, mais vous jeter sur eux et vous faire descendre à bout portant n'aurait pas aidé qui que ce soit, et surtout pas Jennifer, vous voulez les avoir ? Va falloir apprendre à faire preuve de stratégie. Encore "oblivious" non ? »
 

Dit il en jetant un regard équivoque à Melody.

« Ne vous donnez pas plus d'air que vous n'en avez, ils ne vous cherchaient pas, pas en particulier. Ils cherchent tout le monde mais si ils en voulaient après Jennifer précisément c'est qu'elle a du les titiller, ce n'est pourtant pas son genre, elle sait se débrouiller et survivre sans provoquer qui que ce soit, c'est une fille très prudente. Elle était ici, à l'origine, dans ce campement et elle en est partie parce qu'elle le devait, ses raisons sont les siennes et ce n'est pas à moi de vous les donner. Ce que je peux vous dire par contre, c'est que si elle a souhaitée partir seule, c'est sa décision et la chercher ne servirait à rien. Si elle venait à avoir besoin de notre aide, elle viendra d'elle-même et elle sera accueillie comme il se doit. Le mieux que tu as à faire maintenant petit c'est te remettre en état et faire en sorte de prendre sur toi pour être capable de l'aider le moment venu. Je tenais déjà à elle que tu étais encore mort et son départ ne m'a pas davantage plu qu'à vous, mais c'est comme ça. Maintenant... »  

Il appuya sur son dernier mot très lentement, de façon à l'imprégner très spécifiquement dans l'esprit de ses vis à vis et leva une main en indiquant l'index et le majeur.

« Vous avez deux possibilités. La première, vous partez et allez faire votre vie de votre coté, personne ici ne vous retiendra et avec un peu de chance, vous tiendrez quelques jours, avec peu de chance, les hommes du Marchand vous attraperont à quelques kilomètres d'ici tout au plus, si ce n'est pas une horde qui vous coince. Vu votre état de santé, votre manque de moyen et votre impulsivité, je préférerais parier sur le doc' seul que sur vous deux.
La seconde, vous restez ici, avec d'autres personnes qui sont eux-aussi revenus de leur agonie et qui en ont bavé autant voir plus que vous, et dans ce cas là, il faudra vous adapter et vous intégrer, en sachant qu'ici c'est moi qui donne les ordres. Et que l'on soit bien clair, si vous restez et que vous mettez le groupe en danger d'une façon ou d'une autre, je vous livrerais moi-même au Marchand. Que vous aimiez cela ou non, peu importe, aujourd'hui c'est une question de survie et il n'y a pas d'alternative, on se serre les coudes et on prend sur soi, ou on subit. Autant dire que jusqu'à maintenant vous ne m'avez pas tellement donné envie d'être confiant ni même agréable avec vous.

Choisissez. Comme dit le petit, on verra après pour les détails. »

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 14:27
Si Melody était restée figée en percutant de la date, à réfléchir à toutes les questions qui lui trotte en tête depuis son réveil, le comment, pourquoi et compagnie. Pourquoi est-elle revenue à la vie ? Pourquoi se retrouve t-elle à des kilomètres de là ou elle était ? Et comment elle est arrivé là ? Quelqu'un l'y a déposé mais pourquoi faire cela ? Même si elle l'envisage de moins en moins, il y a toujours la solution qu'elle a erré des mois en zombie, 5 mois même. Oui c'est de moins en moins crédible malgré tout surtout avec le matos flambant neuf qu'elle avait trouvé près d'elle, en réflexe sa main droite se porte à sa poche pour venir y sentir les doses d'anti-poison. Toujours là où elle les a mit. Elle est restée néanmoins à écouter Harvey, se retrouvant soulagée quelque part que le beau gosse soit là, ce n'est pas elle qui va se farcir de le faire redescendre sur terre, par contre aux premiers mots du Rambo, elle sort de ses pensées et l'écoute presque sans l'interrompre.

- C'est vrai que c'est tellement plus facile de tirer des conclusions hâtives sans connaitre les gens et sans connaitre toute l'histoire. En parlant de connaitre les gens...Jenny leur aurait piqué de la bouffe et se serait cassée...

Elle manque de justesse de tomber dans l'irrespect en terminant sa phrase par un "soit beau et tais toi, essaye surtout pas de réfléchir" mais elle a comme la sensation que ça le ferait pas du tout là, allez savoir pourquoi...Ah si il a l'air d'avoir zéro humour en stock et avec ce genre de personnes mieux vaut ne pas tenter le diable. Non mais sérieux comment c'est possible d'être aussi mignon et aussi antipathique en même temps, sacré cocktail qu'il offre là.

Par contre la suite est plus qu'intéressante, ils sont dans un campement et il y a d'autres personnes dans le même cas qu'elle, enfin qu'eux vu que visiblement Harvey a vécu la même chose même s'il n'a pas l'air de s'en souvenir. Où alors il nous fait un trouble post-traumatique ou un truc du genre et son esprit a inconsciemment, verrouillé sa mort pour le protéger. Bref il y en a d'autres comme eux là dehors et celui devant elle a l'air d'en savoir long sur le sujet...Dur choix qui s'impose à elle là. Envoyer un coup de poing bien mérité dans la tronche du beau gosse et l'envoyer bouler pour les paroles qu'il a ou alors la fermer et chercher à en savoir plus dans un premier temps. Melody se dit finalement qu'elle pourra toujours se barrer plus tard quand elle aura plus de renseignements sur ce qui lui est arrivé...

- Vous aussi vous avez vécu cela ? Et les autres sont comme moi, enfin nous, ils se sont réveillés au milieu de nul part, loin de chez eux ? Eux aussi avaient du matos flambant neuf près d'eux mais plus leurs affaires ? Eux aussi ne se souviennent plus de rien pendant les mois manquants ?

Et comment vous nous avez trouvé vous aussi ? Si ces gens nous ont trouvés et vous aussi, comment vous pouvez savoir que votre campement est sûr, qu'ils vont pas débarqués ? Et si je décide de rester là, il y a moyen de trouver des coins de chasse ? Non parce que je suppose qu'il faudra mettre la main à la patte pour rester...Et vous m'avez toujours pas dit qui vous êtes, comment vous vous appelez ?! C'est quand même mieux de le savoir que de héler les gens par un eh toi là ou un psttt...


Une avalanche de questions sommes toutes légitimes qui elle l'espère de tout coeur auront des réponses. Pendant tout le temps qu'elle a parlé, son regard n'a fait que passer d'Harvey au Rambo, pour voir comment l'un et l'autre réagissait, surtout l'adolescent d'ailleurs, elle se doute que ça doit être encore plus dur pour lui là que pour elle, mentalement parlant bien sûr.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 15:43
Lorsque Rambo me pousse, je retombe assez pathétiquement sur ma couchette, non sans me crisper de douleur. Au moins j’arrive me mordre les lèvres pour ne pas hurler à la mort tellement que j’ai mal.

*allez, et après ça, vas courir dans la forêt dans cet état, vas cogner des bandits… en espérant qu’il n’y ait pas trop de vent parce qu’un courant d’air dans la tronche et t’es au sol.*

Même si je n’y arrive pas tout de suite, je réussi, à nouveau, à me redresser sur mes coudes pour le regarder, je sais que ça peut paraitre minable, mais dans mon état, me hisser ainsi est c’est juste le maximum de ce que je peux faire. Les images de toutes les cuvettes de chiotte, portes de casier, murs, battes de Base Ball, ballons de Volley Ball, poings et j’en passe, que je me suis pris dans la tronche me donnent envie de remercier tous les petits caïds qui ont passé leur temps à me dérouiller… grâce à eux, je sais encaisser…
Néanmoins je ne peux qu’écouter, et ronge mon frein. Trop d’informations… toutes aussi délirantes les unes que les autres… comment ça, plus de Maine, plus de téléphone et plus de Jenny ? Il veut dire quoi par-là ?

*Que tout le monde est mort du con….*

NON… NON… NON!!

Je me sens me décomposer à l’idée que ça ne soit pas un cauchemar et dans ma position, impossible de me toucher le poignet pour me rassurer. Il y aurait une trace non ? Il n’y en a pas… donc… c’est des conneries…

Étrangement l’idée de ne jamais revoir mes parents ne me traumatise pas plus que ça, on m’a toujours dit qu’il faut perdre les gens pour mesurer à quel point ils comptent pour vous, et, soit je n’ai pas encore bien mesuré l’hypothèse que ce mec dise vrai, soit je me surprends par mon manque de sensiblerie familiale. Par contre d’envisager que le monde puisse tourner sans Doug, le coach ou Kimberly me parait juste… insensé…

J’ai du mal à respirer…

Il ment… ça ne peut pas être vrai….

* Harvey, secoue-toi, il y a des zombies dehors !! Alors si ça c’est vrai… *

Je n’écoute plus je n’entends plus… un espèce de sifflement raisonne dans mes oreilles... je vois bien qu’il parle encore et que Melody lui répond, mais… je suis en nage, j’étouffe de plus en plus…

Non… non… il ment… je ne peux pas le croire...

L’oxygène semble fuir mes poumons… j’essaye de reprendre mon souffle mais plus j’avale de l’air plus j’ai la sensation de suffoquer, comme si ma gorge est trop serrée pour que ça passe.

*Pitié… tu viens de manquer de te faire trucider par des bandits, bouffer par des zombies et tu nous fais une crise de panique parce qu’un clodo te balance une vérité que tu aurais pu deviner tout seul… c’est de pire en pire…*


Je ne sais même pas si je coupe la parole à quelqu’un quand je commence à parler un peu vite :

« C’est … c’est juste impossible, c’est aussi débile que de dire que je suis courageux ou suicidaire votre truc… comment… comment il pourrait ne plus y avoir de Maine ??? Hein ? Et puis, à part dans les délires religieux ou dans les jeux vidéo, quand on meurt, on ne revient pas… ma mère m’a bien montré le concept… et on n’est pas dans un délire religieux ni dans un jeu vidéo... Et puis moi… je ne suis pas mort… y’a eu l’accident de bus, mais j’allais bien... je… je suis vivant… j'ai toujours été vivant… et au lieu de vous encombrer de moi, si vous teniez à Jenny, fallait la ramener avec vous… fallait pas la laisser… elle … elle vous a dit quoi pour que vous la laissiez…?  je… ne .. vous n'auriez pas dû...»

Je me fais pitié à moi-même avec ma voix qui tremble et qui part dans les aiguës et qui semble mourir, elle aussi, dans cette foutue gorge qui est bien décidée à ne rien laisser passer. Il fait trop chaud dans cette tente, c’est irrespirable… Je cherche de plus en plus mon souffle...

« je.. je … je dois sortir ... il... on étouffe ici...»

Avec une certaine urgence, malgré la douleur, je retente de me redresser maladroitement, cette fois pour sortir…pour respirer... pour savoir... il faut que je sorte, il faut que je vois… la réponse est dehors, j’en suis sur… ça sera peut être une équipe de caméramans, tous mes potes gueulant "surprise"… Il faut que je sorte...

Matthew Jefferson

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 0:23
Demeurant une jambe à terre, l'autre dressée, Matthew gardait un avant-bras avachi sur le genou, la main ballante et ne releva pas les premières paroles de Melody. Il les observaient et plus il le faisait, plus il constatait qu'ils n'étaient que des personnes perdues, dans ce nouveau monde, dans ce retour au monde et dans l'ironie du monde.

Son regard ne relâchant pas un instant de son intensité, diminuait néanmoins de son hostilité et l'idée de devoir tirer l'arme pour calmer des dangers potentiels s'évapora finalement. Leurs réactions avaient été criantes, il n'avait plus besoin de demeurer dans le rapport de force car si Melody avait montré un semblant d'attitude raisonnable, Harvey lui semblait encore plus égaré qu'elle, comme lorsqu'il les avaient trouvé. Prenant une grande inspiration en continuant à les observer avec un temps de réflexion, jaugeant peut être de la valeur de leur présence, à moins qu'il ne soit tout simplement en train de s'interroger sur le fait de montrer plus de compréhension, il finit par jeter un bref et léger mouvement de tête de coté afin de dégager ses mèches encombrantes pendant qu'Harvey donnait réponse, et se redressa d'un nouveau bond pour le repousser au sol lorsqu'il tanguait pour sortir, avec moins de rigueur, faisant presque preuve d'attention dans son geste.

« Pas maintenant, tu n'es pas encore en état, prends un peu de temps avant de te jeter dehors. Et tu n'as pas intérêt à foutre le souk à l'extérieur. »

Il eu le réflexe de le pointer de l'index une fois de plus, puis marqua un instant et le rabaissa, jetant un regard de coté avec un air exaspéré puis revint à eux, cette fois, une once de tristesse se distinguait dans ses yeux et il détourna une dernière fois le regard pour lancer d'un ton plus doux :

« Désolé petit. »

Il le pensait et eux pouvaient voir qu'il paraissait vraiment le penser, bien qu’énoncer ces mots était une véritable épreuve pour lui qui ne s'en servait jamais, plus habitué à s'enfermer dans le mutisme et à dispenser ses instructions de façon expéditive et sèche pour ne pas avoir à faire preuve d'une quelconque sociabilité avec la plupart des vivants. Pourtant, en cet instant, il n'aurait pu cacher sa peine pour Harvey, bien obligé d'imaginer que son monde devait s'écrouler en apprenant que le temps était passé, oubliant jusqu'à son existence et mettant fin à tout ce qu'il a connu en faisant probablement disparaître tous ceux qui avaient fait parti de sa vie.

« Je ne l'ai pas vécu, mais j'ai déjà rencontré des gens dans votre situation, avant d'avoir découvert les autres personnes présentes dans le camp. Il y a quelques semaines déjà que des vivants font surface ici et là autour de Snyder après des mois dans le noir. Il y a une quinzaine de personnes dans le camp en vous comptant tous les trois, dont onze sont revenus à la vie dans les deux derniers jours, ce qui n'est en revanche pas le cas des trois derniers qui font partie de mon groupe initial. Les premiers que j'ai rencontré, il y a quelques semaines, n'avaient pas de souvenirs après leur agonie. J'imagine que c'est aussi votre cas, à vous et à ceux qui sont au camp.

Je vous ai trouvé grâce à un ami qui sait plus ou moins localiser des survivants dans le secteur. Vous aurez l'occasion de le rencontrer si vous restez. En attendant, vous avez besoin de repos, ensuite, si vous restez, nous verrons tout ce qu'il y a à savoir pour que vous puissiez participer et non, ils ne nous trouveront pas ici, parce que nous avons fait en sorte que ce ne soit pas le cas. Du moins... pour le moment. Quant à savoir si ils finiront par y arriver, c'est à moi de voir ça. Vous, vous devez vous remettre sur pieds. Je vous laisse jusqu'à demain pour digérer tout ça et nous finirons la mise au point. Je ne sais pas ce que vous cherchez, mais ce que je sais, c'est que vous êtes plus en sécurité ici que n'importe où dans la région, vous n'êtes pas prisonniers pour autant. »


Ses réponses données, qu'elles soient ou non satisfaisantes, il se redressa et saisit le pan de toile afin de la tirer, se préparant à sortir. Il s'arrêta à mi-chemin, penché et tourna le regard sur le coté en apportant une dernière information.

« Matthew Jefferson. »

Après quoi, il sorti, les laissant à eux-même.


Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 1:52
Devant les réactions d'Harvey, Melody s'est tournée vers lui, oubliant de continuer à observer le beau gosse. Comment pourrait-elle faire autrement alors qu'elle voit bien qu'il est en panique que plus rien ne va, peut-être même que la carapace l'isolant de la réalité est entrain de céder dans son cerveau. Et elle n'ose pas imaginer les réactions qu'il pourrait avoir par la suite, sa voix si froide avec l'inconnu se fait plus douce d'un coup.

- Harvey, essaye de te calmer, respire profondément s'il te plait

Là tout de suite, elle ne voit pas comment l'aider autrement, elle n'est même pas certaine qu'il l'entende surtout en le voyant tenter de se relever une nouvelle fois pour essayer de sortir de la tente. La brune n'a pas le temps de faire ne serait-ce qu'une esquisse de mouvement que déjà l'homme le repousse et recommence à parler. Elle tourne vivement la tête vers lui, prête à l'incendier ouvertement cette fois quand elle le voit stopper son geste et avoir l'air sincèrement attristé alors qu'il présente une forme d'excuse basique. Melody arque un sourcil et l'observe plus longuement, serait-il possible que Monsieur antipathique soit capable de faire preuve de sentiments plus humains que ce qu'il a montré jusque là ? Serait-il possible qu'au fond de la brute se cache une forme de tendresse ? Elle cligne des yeux, après tout elle ne le connait pas du tout et peut-être qu'il est obligé de se montrer rude comme cela, après tout elle aussi n'est pas facile à vivre quand elle s'y met. Elle se rend compte qu'elle l'avait déjà catalogué comme un bon gros connard sans coeur alors que deux minutes avant elle lui disait d'apprendre à connaitre les gens, de quoi se foutre une claque mentale là. C'est vrai que l'apocalypse change la donne de beaucoup de choses et qu'elle, du moins, a tendance à juger les gens maintenant et à se fier aux apparences, une forme de protection si on peut dire. D'ailleurs c'est peut-être pour ça que lui aussi est ainsi, un mur de protection, elle n'y a pas songé avant mais il a peut-être morflé dans tout ça lui aussi. Ce n'était sans aucun doute pas du tout le but là mais en montrant cet embryon d'empathie, il aura rappelé à Melody une belle leçon de vie que ses parents lui avaient enseignés quand elle était petite.

A mesure qu'il parle pour leur délivrer les quelques informations qu'il a, ou du moins celles qu'il veut bien donner, la brune se met encore plus à réfléchir, de nouvelles questions pointant le bout de leur nez au fur et à mesure, sans compter celles qu'elle n'a pas posées tout à l'heure. Est-ce qu'il a une idée de comment ils ont pu arriver là ? Pourquoi Snyder et pas ailleurs ? Est-ce qu'il sait d'où vient les autres ressuscités ? Pourquoi maintenant et pas avant ? Sans compter qu'il n'a pas répondu pour le matos. Est-ce qu'il a une idée de si c'est quelque chose qui se fait naturellement ou est-ce qu'une équipe de savants fous s'est amusée ? Encore faut-il qu'ils viennent tous du même endroit, vu les temps actuels, elle voit mal des humains sillonner le pays et prélever les corps de décédés récents pour s'amuser sur eux. Bien qu'au final, elle n'en sait rien et si là dehors quelque part il y avait encore un gouvernement quelconque qui s'amuse à manipuler le restant de l'humanité avec des moyens démesurés pour jouer au zombie vaudou et autres joyeusetés. Voilà que son esprit s'emballe et part n'importe où, de quoi aggraver son mal de tête déjà bien violent même si elle fait tout pour l'oublier et ne pas le prendre en compte. Il a pas tord quand il dit qu'ils doivent assimiler le tout et surtout reprendre des forces, elle sait parfaitement que là tout de suite elle serait incapable de quoi que se soit, déjà que rester assise et parler la fatigue...

Quand il se lève pour s'en aller, cela la coupe de ses pensées et du coup elle ne pourra pas l'assommer avec ses nouvelles questions qui peuvent peut-être encore attendre un après tout. Elle ne doit pas se montrer trop impatiente même si la situation la frustre au plus haut point, elle qui a toujours été calme auparavant, limite elle ne se reconnait plus là. Elle lève son regard émeraude vers lui quand il donne enfin son nom et juste avant que le tissu de la tente ne retombe sur lui, elle lui lâche.

- Merci.

Juste un mot certes mais qui veut tout dire, surtout que le ton de sa voix s'est largement radouci là et qu'elle n'est plus glaciale avec lui, enfin à cet instant, parce que par la suite on ne peut savoir d'avance, peut-être que demain Matthew l’énervera de nouveau et qu'elle aura encore envie de lui en coller deux.

Melody reporte toute son attention sur Harvey, prête à le réconforter comme une grande soeur pourrait le faire, tant qu'elle n'oublie pas qu'il est un être humain et pas un des bébés animaux qu'elle a ramené au refuge du parc quand sa vie avait encore un sens certain et que son avenir elle croyait le connaitre. Elle commence déjà à se demander comment elle va pouvoir l'aider à comprendre que c'est vraiment la réalité qu'il lui a balancé toute crue, ben voilà elle est de nouveau furieuse contre Matthew, il aurait pu mettre les formes pour dire les choses à Harvey...Mais en même temps elle en est soulagée, ce n'est pas elle qui a du le faire en premier...

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 10:03
Il se casse… il se casse sans me répondre… non !!! Non !!!

« ELLE A DIT … QUOI ??? ELLE A … DIT QUOI !!???»

*bah tu vois, il doit faire partie des mecs cools finalement, puisqu’il t’ignore… comme tous les gens cools….*

Le fameux Rambo, dont le vrai nom est Matthew, quitte la tente, en évitant soigneusement de répondre à mes questions.  Ce qui me laisse un gout d’autant plus amère que je dois gérer une nouvelle vague de douleur d’avoir été, à nouveau, repoussé sur ma couchette, et d’avoir le sentiment de m’asphyxier.

Il ment, ce qu’il dit est stupide, impossible, même s’il croit, c’est forcément un délire… Je respire trop… je suis en hyper je ne sais plus quoi. Ça m’est déjà arrivé…. Mais sans sac... Je ne sais pas trop comment gérer ça. Penser à Doug qui lui, saurait quoi faire, ne m’aide pas à me calmer… c’est même de pire en pire… J’ai l’impression d’être incapable de gonfler mes poumons. Ça me brule au point que j’ai les larmes aux yeux.

*Harvey, il a survécu à la mort, aux zombies, aux bandits, a un clodo revêche, mais a calanché comme un con d’une crise d’hyperventilation par la suite… putain t’as bien du bol si les réseaux sociaux sont out… sinon je te raconte pas la poilade sur ton compte Trongnebouc. *

J’essaye de mettre mes mains devant mon visage, tant pis pour la souffrance, pour respirer moins, ça me fait un mal de chien mais je ne vois pas quoi faire d’autre.

*Il a de l’humour de type quand même, outre le fait que vous n’êtes pas prisonniers mais qu’il faut rester dans la tente… attend sde voir sa gueule quand il va vouloir que tu te rendes utile… a part courir après une baballe ou taper dedans… c’est un peine si tu sais lire… T’es aussi utile qu’un chien fou en moins mignon, en plus chiant et en bouffant plus. il va vite regretter d’avoir laissé crever Jenny Croft pour sauver tes miches d’inutile… à moins qu’il n’y est des matchs de baseball avec les zombies… *

Putain ça ne marche pas… c’est de pire en pire… je vais crever…

J’essaye de me tourner sur le côté, dos a Melody, pour ne pas qu'elle voit ça. Je tremble de partout et doit lutter pour garder mes mains sur ma tronche, en fait, avec la douleur, je n’arrive pas à les coller assez… avec les sanglots qui montent c’est juste pire…

*Franchement se foutre dans un état pareil pour si peu… tes parents, sans déconner, s’ils avaient pu, ils t’auraient noyé à la naissance et, même si je les suspecte d’avoir quand même essayé vu ta débilité profonde, y’a pas dû y avoir une journée où ils n'ont pas regretter de s’être ratés en t’écoutant parler. Vas y, penses à Doug et Kimberly… eux, t'imagines vraiment que tu leur manques… qu’ils ont versé une petite larme pour toi, qu’ils se sont inquiétés ? Mais réveilles toi !! T’es une plaie vivante, Kimberly en avait rien à cirer de ta tronche, et Doug, il a déjà dû trouver un autre BFF pour aller tuer du zombie, du genre fiable, drôle et pas fouteur de merde !! Et toi tu balises pour eux ? t'es sérieux là? C'est comme t'a Jenny qui s'est barrée en te laissant sur le carreaux... forcement... t'es un poids mort...

Je ne suis plus capable d'essayer de réguler ma respiration avec mes mains, qui sont crispées sur mon bras en train d'arracher ma peau sur l'endroit où j'aurais pu être mordu. Je sens que je chiale pire qu’une gamine, j’ai les poumons en feu… impossible de me ressaisir…. Il faut que je sorte... il me faut de l'air... mais je suis juste en train de m'asphyxier sans pouvoir faire le moindre mouvement.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 10:58
Harvey se met à gueuler, quand Matthew sort, avant de paniquer à nouveau, Melody peut percevoir toute la détresse qui habite le jeune homme et cela la stress. Elle ne sait pas vraiment comment elle doit réagir, ce qu'elle peut bien lui dire pour l'aider, elle est complétement larguée à cet instant, sans compter qu'une vague de tristesse l'envahie. La brune a toujours eu de l'empathie pour les gens, pour les animaux, ce qui lui a souvent joué des tours, ce n'est pas pour rien d'ailleurs qu'elle restait souvent seule même une fois mariée. Marc comprenait cela et la laissait faire tout en étant toujours présent, tout comme son frère Matthew, son grand frère protecteur toujours là pour sa petite soeur. Un bref sourire dénotant de l'ironie de la situation se fait sur son visage, le même prénom pour deux hommes radicalement différents. Oh mais oui, elle tilte, il ferait quoi le grand frère dans une situation pareille pour aider sa petite soeur ? Déjà il commencerait par laisser les questions qui le préoccupe de côté pour être pleinement près d'elle, voilà elle doit faire cela déjà même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Surtout qu'elle sent bien qu'Harvey va péter une durite sous peu si elle le laisse comme ça, certains s'en foutrait mais elle, elle ne peut pas.

Et voilà qu'il se met à vouloir lui tourner le dos, sans doute pour pas qu'elle ne le voit pleurer, seulement elle l'entend et clairement. Vite, elle doit trouver quoi faire, que ferait son Matthew, il commencerait par lui donner de l'air frais ou la faire sortir à l'air libre...Oui mais ça elle doit oublier, elle est ni en mesure de se lever, ni en mesure de le tirer dehors et puis manquerait plus qu'un autre vienne s'en mêler et aggrave la situation. Par contre lui donner de l'air, elle peut ! Serrant les dents et luttant contre douleur et vertige, elle bouge juste assez pour venir soulever un morceau de la toile de tente, le calant comme elle peut pour qu'il reste soulevé, l'air glacé du matin ne tarde pas à faire irruption, lui arrachant un frisson de froid.

Première étape faite, ses mouvements s'enchainent sans qu'elle n'y songe plus que cela, comme si elle trouvait la solution directement sans réfléchir, retrouvant son calme dans le même temps. Enfin le calme est tout relatif vu les décharges de douleurs qui la parcourent à chaque geste qu'elle fait. Tant bien que mal, elle revient à la hauteur d'Harvey, se calant à côté de lui, si possible à sa gauche pour protéger son épaule blessée d'un mouvement brusque qu'il pourrait avoir. Ou encore mieux en face de lui. Sa main droite vient se poser sur celle du jeune homme pour l'empêcher de continuer à s'arracher la peau du bras, sa voix se fait ferme voir autoritaire.

- Harvey stop ! Ce n'est pas en te faisant mal que ça va aller mieux ! Maintenant regarde moi et respire profondément comme ça.

Elle espère arriver à capter son regard pour lui montrer comment faire, vu qu'elle ne peut le forcer à la regarder en se servant de son autre main. Elle inspire longuement, gonflant son ventre et ses poumons en le faisant avant de lentement expirer tout l'air en elle et elle recommence. Même si elle n'arrive pas à ce qu'il la regarde, elle espère qu'il l'entendra faire et la copiera. Tout comme elle espère ne pas avoir à lui coller une claque pour le ramener les pieds sur terre... Toujours est-il qu'elle continue à lui parler d'un ton toujours ferme même si un peu plus doux.

- Ton poignet qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi tu t'acharne comme ça dessus ? Tu as l'impression de te souvenir de quelque chose qui a l'air impossible c'est ça ? Dit le moi, ne t'en fait pas, ça ne peut pas être aussi dingue que tout le reste tu sais !

Elle ne veut pas aller aux conclusions mais il se peut qu'il ait été mordu là et qu'il le refoule et cela ne serait pas surprenant qu'il vérifie son poignet, elle a bien vérifié son cou à son réveil, se souvenant clairement avoir été mordue là. Et même si ce n'est pas ça, cela l'encouragera peut-être à parler, il ne doit pas rester dans cet état, ça elle en est toujours aussi sûre. D'ailleurs si Harvey la regarde, il verra qu'elle lui sourit, un sourire franc et engageant, présent sur le visage de Melody pour l'encourager un peu plus.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 13:21
Je prends petit à petit conscience que Melody essaye de m’aider… mais ce n’est pas Doug… qu’est ce qu’elle en sait-elle de ce qu’il faut faire ? Elle m’attrape ma main et délivre, ainsi, mon poignet… je n’ai pas encore mal à cet endroit mais je ne me doute pas que ça va venir.

Je ne suis pas sûr de comprendre ce qu’elle veut me dire, mais visiblement elle essaye de me donner un rythme pour respirer… que je tente de suivre…

C’est ridicule son truc… Mais en même temps… D’essayer de l’imiter me fait sortir des idées noires qui envahissent ma tête er, étonnement, ça a l’air de fonctionner.  Même si je n’arrive toujours pas contrôler mes larmes et mes tremblements, au moins, de voir un peu l’extérieur, de sentir l’air frais et de réussir à ralentir ma respiration commence à avoir raison de la résistance de mes poumons et ma gorges.  Petit à petit, je reprends mon souffle.

« Ton poignet qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi tu t'acharne comme ça dessus ? Tu as l'impression de te souvenir de quelque chose qui a l'air impossible c'est ça ? Dis le moi, ne t'en fais pas, ça ne peut pas être aussi dingue que tout le reste tu sais ! »

Je regarde mon poignet, même si je l’ai bien griffé dans ma crise de panique… je ne vois toujours pas les traces de dent de Will, aucune la preuve que je me serais barré en les laissant derrière comme des merdes.

*Des merdes qui savent courir, qui ont des battes de baseball et savent s’en servir, et qui ne t’ont jamais raté, soit dit au passage…D’ailleurs, Mark et Smith étaient juste derrière toi quand tu t’es cassé…*


Oui… ils doivent être vivants… comme moi… je ne suis pas mort… je serre fort la main de Melody comme si ça pouvait prouver quelques choses, comme si ça pouvait changer quelques choses… j’aurais dû rester au Maine, j’aurais dû écouter Doug…

De nouvelles larmes de pure détresse cette fois, je sais que je devrais avoir honte de pleurer, surtout devant une fille, qui plus est, que je ne connais pas depuis plus de quelques heures, à moins que, là-dessus aussi on est un scoop à m’annoncer.

«  Je ne suis pas mort… je … je suis vivant… je… je suis vivant… il faut que je rentre au Maine... il faut … »

Tout en parlant tant pour me convaincre que pour repousser les divagations de Matthew j’essaye de visualiser la distance entre le Texas et le Maine… 36 heures de bus ça donne quoi à pieds ?

*N’essayes de faire comme si tu savais compter… ça fait juste que tu ne rentreras jamais chez toi et que tu ne reverras jamais Doug, en admettant qu’il soit toujours vivant, et Kimberly, si son avion a pu partir et qu’elle n’est pas déjà morte dans un coin… *


« Je … j’ai eu de la fièvre… c’est tout…c’est… juste… l’accident de bus… »

Je me rend compte que j'essaye peut être plus de me persuader qu'autre chose. D'autant plus que des images me reviennent, Will qui se fait mordre par un supporter hystérique, la branlée sur le terrain à cause de l’alcool au venin de crotale qui nous a rendu malades, Will qui fait le crevard dans le bus pendant que j’ai mon pseudo moment de popularité, Will qui fait le con à essayer de mordre Dylan… Will qui saute sur le chauffeur… Bob et James qui essayent de le maitriser… le coach qui gueule… le bus qui sort de la route… le choc… le coach qui siffle pour que j’aille aider Will, Bob et James à se dégager… alors que Will était en train de… non… non… !!!

*Et dire que tu reproches à Rambo d’avoir abandonné UNE personne alors que toi, t’as laissé tomber juste TOUTE une équipe… *


« C’est impossible !! C’est impossible !! Ils… Non !... C'est du délire...!! Il ment!!!! »

Je me jette dans les bras de Melody, malgré une nouvelle vague de douleurs qui n’est rien comparé à celle que je ressens à l'idée d'avoir vraiment pu me casser en les laissant dans la merde. J’ai besoins qu’elle me confirme que je pars en sucette, qu’elle me dise que c’est des conneries, que je vais pouvoir appeler Doug et que je pourrais bientôt rentrer à la maison râler sur mon coach qui abuse de son sifflet, sur mes parents qui ne sont jamais là, sur ma sœur qui pourrait au moins m’appeler pour me dire qu’elle est vivante de temps en temps….

*HARVEY !! PUTAIN ARRÊTES DE CHIALER ET SORS TOI LE NEZ DES NICHONS DE LA GI JANE!!! ELLE A ENCORE SON FLINGUE !!! RÉFLÉCHIES PAS!!! VIIITEUUUU!!!!!*


...

Hein ? Comment ça ses Nich.... Oh.. Merde!

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 14:47
Harvey tente de l'imiter pour sa respiration, il est totalement maladroit et potentiellement peut-être qu'il n'y croit pas mais non seulement cela le fait réagir mais en plus ça fini par fonctionner, lentement mais sûrement il reprend son souffle. Même s'il est loin d'être calmé pour autant, enfin c'est un début et Melody ne va pas s'en plaindre, elle est un peu soulagée quelque part, celle évite le pire. Elle se voyait déjà entrain de le claquer pour le faire réagir voir plus contraignant entrain de gueuler pour que quelqu'un vienne l'aider avec lui. La brune lui laisse le temps de réunir ses pensées et souvenirs sans le brusquer, elle évite de le couper pour lui répondre que oui il est bien vivant mais que oui avant il est mort et autres choses de ce genre là. L'électrochoc, il l'a déjà eu avec le Matthew, elle va pas lui en rajouter brutalement comme ça.

Melody réfléchit à comment aborder les choses pour lui faire comprendre ce qu'il se passe quand il se jette dans ses bras. Elle encaisse le choc tant bien que mal, plutôt mal d'ailleurs vu que ça lui provoque une belle décharge de douleur dans tout le corps qui se propage dans son épaule. Une larme en coule sur ses joues alors qu'elle grimace et serre les dents, restant ainsi une bonne minute. Avant de se dire qu'il aurait pu y aller doucement, bien que ça soit un geste spontané, donc faire doucement...Et puis surtout ce n'est pas une position du tout, déjà parce que d'habitude ce n'est pas vraiment comme ça qu'elle a un homme dans les bras et ensuite normalement c'est elle qui se jetait dans les bras de son frère pour se faire réconforter. Bon d'accord ce n'est qu'un ado et donc il y a zéro risque de quoi que se soit, enfin si celui là a pas les hormones en ébullition. Maladroitement elle lui tapote le dos doucement quelques secondes.

- Heu...Harvey...Je veux bien te réconforter voir te câliner mais si tu pouvais ôter ta tête de là, tout de suite, ça le ferait mieux...

Elle attend qu'il bouge, et qu'il se recule voir à la rigueur qu'il pose sa tête sur son épaule droite, pour pouvoir reprendre la parole. Bon s'il bouge pas, elle le poussera doucement et si jamais il la regarde, il verra qu'elle ne lui en veut pas même si elle est pas tout à fait à l'aise là enfin faut pas qu'il pousse le bouchon trop loin non plus ou sinon la claque tombera histoire de lui remettre les idées en place. Comme on le disait, dès que tout sera en ordre, elle lui expliquera les choses d'une autre manière même si l'idée d'enfoncer le clou ne l'enchante toujours pas plus.

- Quant à ce qu'a dit ce Matthew, laisse moi te raconter quelque chose...Mi juillet de cette année, ça faisait plus d'un mois que j'étais entièrement seule au milieu des bâtiments à moitié en ruines, des zombies qui rôdent, du côté de San Antonio...Tu sais une des plus grosses villes du Texas...Bref, ce jour là j'ai du absolument aller chercher de la nourriture, j'avais repéré un centre commercial qui avait l'air intéressant et prometteur. J'y suis allé, tout s'est bien passé, j'y ai trouvé de la nourriture, des vêtements de rechange, un sac à dos et plein d'autres choses. J'étais contente d'avoir pu dégoter tout ça dans une ville en ruine, déserte d'êtres vivants et peuplées de zombies, d'avoir pu trouver cela en ne rencontrant pratiquement aucun zombie.  C'était tellement tranquille qu'en ressortant j'ai baissé ma garde et je suis tombée nez à nez avec une meute de zombies, plus importante que celle de la forêt...En courant pour les semer, un autre zombie que je n'avais pas vu m'a coupé la route et m'a fait tomber avant de se ruer sur moi et me mordre à la gorge, en arrachant un bout de chair au passage.

J'ai pu le tuer et me relever avant d'aller agoniser dans un coin pendant des heures, je suis morte ce jour là pour me réveiller il y a quelques heures dans la forêt ou on s'est rencontré. Près de moi il y avait trois objets, le flingue que tu as vu et deux autres dont une ration de nourriture, les trois flambant neuf et alignés comme déposé là exprès pour moi...Au début j'ai cru à un mauvais rêve, surtout qu'en inspectant mon cou j'ai vu que je n'avais plus aucune trace de blessure, pas même une cicatrice de cette morsure, ni aucune autre cicatrices alors que certaines viennent de mon enfance, j'ai cru que j'étais folle et je vous ai entendu, le doc, Jenny et toi, la suite tu la connais. La seule chose qui m'a permit de ne pas sombrer totalement au réveil et de vous chercher c'est ça...
Portant sa main à son cou, de sous sa veste et son haut, elle sort et lui montre une chaine au bout de laquelle se tient un anneau...son alliance. qu'elle soit là, que la douleur de sa perte me soit revenue et bien réelle, aussi forte qu'au moment de sa mort...

Elle remet la chaine en place, son haut venant dissimuler l'alliance avant d'essuyer une nouvelle larme sur sa joue, une larme de peine sans aucun doute et pas que destinée à la mémoire de son mari.

- On n'est pas dans une fucking réalité virtuelle Harvey, on est vraiment dans ce nouveau monde et il n'y a vraiment plus rien que ce qu'on pourra trouver hors de cette tente et non on ne peut pas tous être entrain d'halluciner.

Melody espère que son récit trouvera écho dans la tête de l'adolescent et que cette fois il se souviendra vraiment des choses même si elle sait que la suite risque de ne pas être plus simple pour autant. Elle se surprend à espérer que Jimmy va vite venir les voir et que lui aussi pourra expliquer à Harvey son histoire, voir d'autres ressuscités vu que Matthew a dit qu'ils sont quinze en tout.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 19:32
*C’est ça, fait lui ton regard de chez paumé de la SPA, genre « ne me frappes pas » pour une fois que t’arrives à faire un truc de correcte continues !! Et si tu vois qu’elle va frapper, appelle la maman… c’est une bonne femme, ça calmera ses hormone directe !!!*

"Heu...Harvey...Je veux bien te réconforter voir te câliner mais si tu pouvais ôter ta tête de là, tout de suite, ça le ferait mieux..."


Malgré le tapotement de mon dos, je m’écarte aussi vite que je peux des airbags de Melody, espérant ne pas avoir laissé de la morve sur son haut… là aussi, c’est une opération douloureuse, mais au moins, je ne me suis pas pris de gnons et cette petite décharge d’adrénaline m’a fait penser à autres chose. J’espère que je n’ai une expression trop horrifiée qui pourrait être très mal interprétée.

« Désolée je voulais pas… j’ai pas vraiment touché... enfin, si.. mais... je ne sais pas moi… t’aurais des machins plus petits aussi… ca serait plus simple a éviter!!! Non pas qu’ils soient trop gros.. carrément loin de là!! Mais t’es pas plate non plus… enfin…si... mais ça dépend… faut je dise quoi pour ne pas me prendre de baffe ? »

Je sens bien que je l’exaspère mais étrangement elle a l’air de prendre sur elle. Je me souviens qu’elle a été vachement blessée, si ça se trouve elle a trop mal pour me frapper. A mon grand étonnement, non seulement Melody ne m’a pas frappé, mais en plus, elle m’adresse la parole, encore, alors que je me rends compte qu’elle n’y est pas obligée.

*T'es sur que ses seins sont des vrais? Ca doit être un travelo pour continuer à être sympa avec toi...*


Elle m’explique comment elle a été tuée… en juillet 2034… . Elle eut la même sensation que moi, à savoir que rien n’était réel…. Je ne sais pas si elle a vraiment vécu cette mort mais c'est juste moche son histoire. Ça me fait prendre conscience de deux choses, déjà que, peut-être, éventuellement, il se pourrait bien que Matthew dise vrai, ce qui ne me donne pas le sourire, mais, aussi, que ça va être une véritable galère maintenant pour aller faire les courses.

Soudain je me remémore plein de vieux films sur les zombies, des gens parqués dans des magasins, des bras, divers abris qui finissaient toujours par céder, mourant de faim sur des bateaux en rêvant d’une île non contaminée… Encore de joyeuses perspectives…

Elle finit par me montrer une bague qu’elle porte autour du cou. Quelle drôle d’idée, ce n’est pas au doigt que ça se met ce genre de machin ? Encore une preuve de la logique féminine tordue. D’après ce qu'elle m'explique cet anneau est son gris-gris qui lui permet de faire face. Je note mentalement que ça ne serait pas con de m'en trouver un aussi, mais pas un truc blingbling de gonzesse. Un gris gris de mec...

*Un mec du genre qui chiale comme une gamine quand on lui annonce quelques mauvaises nouvelles?*

En tout cas, Melody aime les bijoux visiblement. Donc, si un jour j'ai besoins de lui trouver un cadeau d'anniversaire pour lui faire plaisir, il faudra juste piller une bijouterie. Au moins, elle n'est pas trop compliquée pour une fille. Par contre, je ne comprends pas pourquoi son gris-gris la fait chialer…

"On n'est pas dans une fucking réalité virtuelle Harvey, on est vraiment dans ce nouveau monde et il n'y a vraiment plus rien que ce qu'on pourra trouver hors de cette tente et non on ne peut pas tous être en train d'halluciner."

Je ne sais pas quoi répondre à tout ça. Au moins, je ne pleure plus, je sais que je n’ai pas le droit. Même si ça ne me plait pas cette histoire d’être mort et que je ne suis pas sûr de bien y adhérer, je me rends compte que c’était salaud de péter mon câble devant Melody alors que visiblement elle en gros elle aussi. Si ça se trouve elle a des gosses, un mec et des potes qui l’attendent, aussi, quelques part… Je me secoue, intérieurement seulement, mon crane ne pouvant plus supporter de nouvelle bravade de ma part. Il faut que je me reprenne.

« Écoutes, t’as peut être raison, hein, je ne dis pas que tu délires... mais je crois qu’il va me falloir… un peu plus de temps pour assimiler ça… je … pour l’instant c’est juste ... un peu « trop » pour moi… on devrait être des zombies non ? Ça veut dire qu’on ne peut pas mourir, que si un zombie nous bouffe on va re re venir à nouveau ? Du coup ça le fait pour tout le monde ou que nous? Genre quand t’es restée suffisamment à trainer la patte et à bouffer des gens tu as le droit à retourner coté des vivants ?  »

Et en plus j’ai loupé mon anniversaire… quand on est mort ça compte quand même ou je vais être obligé d’attendre encore plus longtemps la majorité ? Parce que du coup… j’ai encore 18 ans ou j’ai quand même 19 ans…

*t’as pas plus urgent comme matière de réflexion ?*

J'enchaine donc une dernière question:

« T'as une idée de comment on peut faire pour aller sauver Jenny? »
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: