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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, Z.d.C 1] Revivre à deux pour espérer vivre heureux - 10/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 0:41
Interprété par Clarrance Lendis, Andrea Sieger et Brooks Thornton.

L'humidité moelleuse vous enveloppe tous deux dans une sensation qui apparaît familière pour l'une, plus diffuse pour l'autre. La fraîcheur tranche nettement par moments lorsque le froid insidieux de l'hiver rappelle à vos os et à votre chair que vous êtes en vie. Il fait nuit, les ombres grossies par d’immenses présences serrées côtes à côte et couvrant les reflets à peine perceptibles de la lune, ne laissant que peu de lumière apparaître à vos yeux. Vos poumons aspirent une odeur d'humus, d'écorce, de sève et de terre. Un parfum qu'Andrea ne saurait jamais oublier, au paradis, ou même en enfer.

En dépit de votre volonté mise à l'épreuve par la rudesse de votre trépas présumé, vous émergez enfin de ces bribes de rêves sans logique ni raison, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il vous faudra le temps de reprendre vos esprits, d'identifier l'environnement qui vous entoure et de comprendre que vous êtes vraiment vivants. Elle vous tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où vous ne savez ni où vous êtes, ni qui vous êtes et jusqu'à en avoir oublié votre nom, statufiés par un flot d'informations à votre cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Le temps de réaliser et vous pourrez distinguer le décor : l'aspect sauvage d'une forêt. Les arbres vous dominent tout autour de vous, voilant dans leurs feuillages l'éclat lointain et pur des étoiles se discernant par milliers au travers des immenses créatures de bois et de feuilles, même si le froid glacé d'un temps assez incommodant vous saisi. Pour l'instant, il n'y a rien d'autre que vous et la nature, ainsi qu'un faible équipement, déposé sur la terre et l'herbe, aligné et nettoyé. La quiétude des lieux ne vous donne pas, pour le moment, l'impression qu'une quelconque apocalypse ai eu lieu.

Si votre réflexe est de regarder vos blessures, vous aurez le constat qu'elles ont, à votre grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de votre crâne alors que vous sentez votre corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, une silhouette qui se distingue à coté de chacun de vous, l'un et l'autre sur quelques mètres de séparation, un corps et un visage familiers qui vous ramèneront baume au coeur et bonheur probablement en reconnaissant les traits de votre bien aimé(e) revenu(e) avec vous sur terre. Ainsi vous voilà vivants, votre peau aussi propre que vos vêtements sont demeurés dans le même état que dans vos derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Vos cicatrices ayant disparues si vous en aviez, vos imperfections gommées si nettement que votre chair semble avoir été remplacée dans votre sommeil, et ce n'est que le début. Car vous n'avez pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en vous.

Tout est calme, infiniment et paisiblement calme, laissant au delà de l'incompréhension la crainte de ce qui pourrait se cacher dans la furtivité de la forêt.


Éléments scénaristiques:
 

Clarrance Lendis

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 10:02
Ciel.

Obscurité.

Lune blanche.

Obscurité...

Sapins ?

Clarrance plissait les yeux. Il se redressait sur ses coudes, lentement. Quel rêve étrange... Andrea !?

En panique, il jeta son regard tout autour de lui, les esprits toujours embrumés. Ce corps allongé à côté du sien... Andrea était à ses côtés. Respirait-elle ? Son souffle se suspendit, il l'observa pendant une seconde d'éternité. Il avança la main vers son abdomen. Son corps était-il chaud ? D'appréhension, il n'osait la toucher. Et si ce rêve n'en était pas un ? Et si ce corps inerte reprenait vie, sous l'impulsion de la mort ?
Il se retourna, s'appuyant sur son genou, et crapahuta jusqu'à elle. Il l'enjambait, penché sur elle, ses rotules de part et d'autre de ses hanches. Sa main tremblante approcha de sa joue, la frôla. Elle était chaude et humide.

Soulagement.

La tête du cowboy était lourde, lourde tel un vase penché. De chaudes larmes lui montaient aux yeux. Son front vint se poser sur celui de la belle, ses doigts s'entremêlèrent dans ses cheveux roux. Une boule au ventre, tel un vide immense aspirait toutes ses émotions tandis qu'il réprimait ses larmes dans un simple reniflement. Il posa ses yeux aussi clairs que les reflets de Lune sur son visage. Il la contemplait un instant. Elle avait l'air paisible, et si gracieuse. Sa peau était pâle comme les premières neiges, ses lèvres roses, ses dents blanches. Dieu qu'elle était belle, "belle à mourir" songea-t-il, ironiquement. Il se surprit à sourire... puis bascula sur le flanc, écartant les bras. Il lui jeta un énième regard, comme pour se rassurer une fois de plus, et soupira profondément.

Quelques étoiles pouvaient être aperçues dans le ciel, malgré une brume noirâtre et quelques nuages. L'instant était reposant, même si Clarrance frissonnait. A vrai dire, il s'en foutait. La main d'Andrea était chaude, et à ce moment, c'était la seule chaleur dont il avait réellement besoin.

Il profita de ces quelques instants pour tenter de mettre de l'ordre dans le récit de ses pensées. Depuis quand dormaient-ils ? Cette apocalypse était-elle réelle ? Il jeta un rapide coup d'oeil à leurs vêtements. Ses plaies avaient disparu et les tissus étaient tels qu'il s'en souvenait, mais ils sentaient la mousse et l'odeur surette, âcre, qui s'en dégageait ne trompait pas. Ce n'était pas hygiénique mais ces derniers jours ce n'était pas leur principale préoccupation...
Ces derniers jours... Avaient-ils donc bien existé ? Un frisson lui parcourut l'échine, et le froid n'en était pas le seul responsable. Il se redressa prudemment sur son fessier et plongea ses mains entre ses jambes, au chaud. Ses yeux se perdirent dans les feuillages. Ses oreilles se firent alertes. Son attention fut attirée par les objets rangés au sol, alignés... Il ne leur manquait qu'une étiquette. Quelle était cette mascarade ? Quel était ce cauchemar à la Suzanne Collins ? Il allait se lever pour observer les alentours de toute sa hauteur lorsque soudain...

Andrea Sieger

Anonymous
Invité
Dim 22 Fév - 21:13
«Humm... » Un geignement s'éleva dans la forêt.

On aurait dit un rêve. C'est une douce odeur de terre, d'humidité et de conifère qui éveillèrent ses sens olfactifs. C'est un amalgame d'effluve qui avait un don pour relaxer la garde forestière qui se sentait dans son élément. Le fond de l'air était frais, mais pas froid pour la canadienne qui avait l'habitude des températures extrêmes. L'humidité du sol, cependant, transperçait les os, faisant frissonner doucement son corps. Seul le bruit du vent dérangeant paresseusement les feuilles se faisaient entendre. Alors, si c'était ça le paradis...

La migraine lui rappela brusquement qu'Andrea n'était pas dans un rêve et encore moins au paradis. C'est dans un mouvement sec qu'elle porta ses mains à son front et se recroquevilla, gémissant. Son coeur battait la chamade et des sueurs froides glissèrent le long de sa nuque. Bien que son corps semblait toujours l'envoyer chier, les douleurs étaient nettement moins pire que les jours suivants sa contamination. Qu'est-ce qui se passait ? La femme se résolut à ouvrir les yeux, constatant que l'endroit où elle se trouvait n'était pas simplement un rêve, mais la réalité. Ces odeurs, ces sons et cette fraîcheur étaient bien réels. Comment était-elle arrivée ici ? Ses derniers souvenirs se bousculaient sauvagement dans sa tête et Andrea se souvint être tombé gravement malade dans ce foutu camp de réfugiés. Que s'était-il passé pour qu'elle arrive ici ? Et Clarrance ?

Dans un mouvement précipité lui tirant une grimace douloureuse, Andrea se redressa et chercha du regard celui qui partageait sa vie. La garde forestière le repéra et se laissa tomber dans ses bras, retenant de justesse ses larmes. La rouquine resta ainsi immobile et silencieuse pendant de longues minutes, la peur au ventre et l'incompréhension des évènements dans son esprit. Comment avait-elle survécut ? Elle était pourtant condamnée...
La femme prit une longue inspiration...

«Cl…»

…toussa un bon coup,  les cordes vocales et la gorge rude après tout ce temps. Combien de temps d’ailleurs ?! Et reprit :
«Clarrance…C’est toi qui nous as menés ici ?»

Elle avait tant de questions et malgré son agitation, Andrea se retient difficilement de toutes les posées en même temps. Son regard tomba alors sur les équipements disposés linéairement devant eux, la lumière lunaire étant caché par les arbres, il était difficile d’identifier tout ce qu’il y avait :

«C’est toi qui a trouvé tout ça ?»

Andrea posa son regard perçant dans ceux de Clarrance, puis son visage, son torse, ses bras. Elle se sentit idiote de ne pas s’être occupé de son état de santé avant :

«Ça va, tu n’as rien ?» Demanda-t-elle enfin.

Clarrance Lendis

Anonymous
Invité
Lun 23 Fév - 19:31
«Cl…»

Il n'avait pas fait deux mètres lorsqu'il se retourna et l'accueillit contre lui. Il l'entoura de ses bras et d'une main posée dans sa chevelure, amena sa tête sur son épaule, à l'abri du vent. Il la pressa doucement dans ses bras et la laissa reprendre son souffle, et ses esprits qui semblaient au moins aussi perdus que les siens.

«Ça ?» l'observa-t-il, partagé entre l'incompréhensif et l'incrédule

Son regard se porta sur les éléments disposés au sol, aussi propres que s'ils sortaient du rayon du Walmart.

«Non. Je ne sais pas ce qui se passe ici... mais nous sommes vivants...» reporta-t-il son regard sur le sien

«... A nouveau ?»

Un air de suspicion flottait dans cet instant de réconfort. Clarrance pouvait se montrer doux, mais ce petit côté paranoïaque laissait presque penser qu'il aurait préféré la première fin, où tout était fini. Dieu qu'c'aurait été plus simple pour lui...

Andrea le ramena à la réalité, l'auscultant littéralement du regard.

«Non je n'ai rien. Au contraire, cela faisait des semaines que je ne m'étais pas senti aussi reposé. C'est étrange tu ne trouves pas ?»

Pouvait-elle répondre à ses questions ? Il en doutait. Il doutait de tout, même de lui même. Ils ne pouvaient pas avoir survécu. C'était impossible, à moins d'une intervention divine ? Clarrance, malgré toute l'éducation qu'il avait reçu, n'avait jamais été porté vers la religion contrairement aux autres adolescents qu'il avait côtoyé à Hot Springs, ni à l'époque, ni encore moins par la suite.

Il se contenta de la fixer des ses iris froids et clairs comme un épais voile de brouillard qui vous enlace. Ce regard qu'il lui jetait lorsqu'elle avait quelque chose à cacher, ou lorsqu'il la suspectait d'orchestrer une farce... Mais cette fois-ci, aucun sourire ne se dessinait sur son visage, aucun son ne sortait du puits de ses lèvres entre-ouvertes; les mots restaient suspendus, inaudibles et incolores, accrochés à ce souffle chaud qui échappait de son corps.

Il détourna le visage; son regard furetait aux alentours.

«Il est inutile que nous restions ici.»

Clarrance relâcha son emprise sur la belle Canadienne et courba l'échine pour ramasser les affaires. Dans le lot, il attrapa les clés et le Beretta. Il jugea l'arme avec appréhension. Clarrance avait une sainte horreur de la violence, encore plus des armes à feu dont il ne connaissait rien. Accroupi, il contorsionna son buste pour lancer les clés à Andrea, puis lui tendre l'arme.

«Je ne suis pas rassuré à l'idée d'être armé. Je serais un danger public, mais toi, tu en feras un bon usage.»

Il lui sourit.

«Nous devrions partir. Je n'ai aucune idée d'où nous nous trouvons ni de ce qui nous attend...»

Il marqua un long silence... en profita pour se lever... et vint porter ses mains sous le charmant minois de la rouquine.

«... Je t'aime.» pondéra-t-il contre tous vents

Andrea Sieger

Anonymous
Invité
Mar 24 Fév - 15:51
Entendre sa voix la réconfortait et Andrea sentait sa maîtrise de son corps et de ses émotions revenir tranquillement. Son cœur qui battait à tout allure, ralentissait, les sueurs froides avaient cessé et la migraine, toujours aussi présente, se supportait un peu mieux. À écouter les réponses de Clarrance, celui ne semblait pas plus comprendre ce qui se passait.  

«Vivant à nouveau ? » Releva-t-elle, incertaine de comprendre. «Que s’est-il passé au campement où nous étions ?»

Si elle se souvenait bien, elle prêtait main forte dans le camp où ils étaient réfugiés. Aidant au mieux tous ceux qu’elle pouvait, avant de tomber elle-même gravement malade, l’immobilisant ainsi dans un lit de fortune. Mais après ? Son regard glissa sur ses mains, alors que Clarrance lui répondait qu’il se sentait étrangement bien reposé. La canadienne devait aussi s’avouer que son corps semblait reposé, chose qui était impensable il y a quelques temps, vue les souffrances subies.

Son regard se perdit quelques instants dans la voûte céleste, insensible à ce qui se passait sur cette misérable terre, espérant y trouver des repères. Malheureusement, les arbres étaient si denses qu’il était impossible de déterminer l’heure ou de trouver tout simplement le nord. ~Ça n’aurait certainement pas servi à grand chose de toute façon…~

Suivant le mouvement de son compagnon, Andrea se leva lentement à son tour.  Elle fut prise pendant un instant d’étourdissement, mais la garde forestière se rattrapa vite en posa la main contre un tronc. Elle ferma les yeux, inspira tranquillement et le vertige passa.  Ses yeux s’ouvrirent à temps pour attraper nonchalamment un jeu de clé que lui lança Clarrance. Son front se plissa un instant alors qu’elle observait curieusement la clé de ce qui semblait être celle d’une moto.

~Dommage que le véhicule ne soit pas ici…~ songea-t-elle légèrement déçue en glissant le porte-clés dans une de ses poches de jeans.  Andrea rejoint son copain qui avait désormais entre les mains un objet beaucoup plus utile, pour l’instant. Délicatement, la canadienne pris l’arme des mains de Clarrance et l’observa :

«C’est un Beretta…M-21.»

~Semi-automatique…~ Andrea retira habilement le chargeur; ~ 1, 2, 3…7 balles. C’est peu, mais mieux que rien…~ réinséra la cartouche dans le chargeur et s’assura que le cran de sûreté était bien en place avant de glisser l’arme entre son dos et son jean.  N’ayant pas d’autre endroit où le mettre et n’ayant pas envie de le garder en main, l’arme sera facilement accessible à cet endroit. Le contact du métal froid contre sa peau lui donna un frisson.

«Entre nous deux, je fais plus américaine que toi.» L’esquisse d’un sourire naquit aux coins de ses lèvres avant de s’estomper rapidement, rattrapé par la triste réalité de leur situation. Affectueusement, la femme répondit au baiser. «Oui, ne nous attardons pas.» Lui murmura-t-elle à l’oreille en lui tapotant une fesse, signe qu’il fallait bouger. L’idée de se déplacer pendant la nuit ne lui plaisait pas tant, cependant, n’ayant rien pour faire du feu, le seul moyen pour se réchauffer était de bouger.

«Tentons de trouver un chemin.»

Puis elle se mit en marche.

Clarrance Lendis

Anonymous
Invité
Mer 25 Fév - 15:54
Clarrance n'avait rien ajouté aux dires et interrogations d'Andrea. Selon lui, il y a un temps pour toute chose et l'essentiel actuellement, c'était de bouger. Lorsqu'il sentit sa main lui pogner le derrière pour toute réponse, il referma toutes ses poches en rangeant correctement tout ce qu'il avait ramassé, et se mit à la suivre à la lueur d'un clair de Lune, enjambant une première branche dérangeante.

«T'es canadienne. Mon père était finlandais. En matière d'armes, oui, y'a de fortes chances que tu fasses plus américaine.»

Il passa l'autre jambe au dessus de la branche, et commença à fixer nerveusement les environs plongés dans l'obscurité. A chaque pas qu'il faisait, il repérait une nouvelle branche aux formes angoissantes. Au plus ils avançaient dans cette forêt, au plus il avait la sensation qu'un de ces fichus zombies allait le saisir par la jambe, ou pire, qu'un loup-garou allait se jeter sur son dos.

«Nous étions morts.» répondit-il finalement, laissant plusieurs foulées s'installer entre ce début de réponse et la suite

«La soupe qu'ils nous servaient avait été contaminée... Apparemment, ça prend plus de temps que si tu avais été mordue comme moi mais... »

Il passa nerveusement sa main sur sa clavicule, comme s'il sentait encore la morsure lancinante dans sa chair.

«Écoute, je sais que ça paraît insensé, mais c'est la vérité. Il y a eu un massacre au camp. Les survivants s'entre-tuaient et la seule chose que j'avais à l'esprit était de t'emmener loin de là, même si c'était la fin... Je ne pouvais pas t'abandonner. J'ai couru sur des kilomètres avant de me faire mordre, et nous avons finalement manqué de nous noyer dans la Red River. Tu as été emportée par le courant, et moi aussi, probablement... Nous ne devrions pas être ici. Nous ne devrions pas être vivants... Tu comprends ?»

Ils s'enfonçaient de plus en plus profondément dans les bois. Ils avançaient en ligne droite. Clarrance la suivait de près, sur le qui-vive malgré la terreur qui lui tiraillait les entrailles. A plusieurs reprises, ses nerfs manquèrent de lâcher lorsqu'une branche ou une simple ronce venait se prendre à sa cheville et lui retenait la jambe. Il imaginait constamment ces saletés de mort-vivants jaillir du sol et l'attraper de leurs phalanges squelettiques. Il riait nerveusement entre ses dents, récitant encore et encore à voix basse, pour lui-même :

«Klaatu... barada... nikto..... Klaatu... barada... nikto... Klaatu...»

Andrea Sieger

Anonymous
Invité
Mer 25 Fév - 17:39
Andrea regarda qu’ils n’avaient rien oublié au sol et se mit en route dans l’espoir de trouver un chemin ou une sortie.  Dû à la noirceur, le déplacement se faisait lentement, malgré tout, sa vue sembla s’être adapté et il lui était plus aisé d’apercevoir les contours des obstacles, rendant le déplacement moins pénible. Elle enjamba un tronc plus ou moins élevé et attendit que Clarrance fasse de même avant de continuer :

«Ton père est finlandais, mais tu as passé ta vie aux États-Unis.»  Elle observa son copain, le regard joueur et se tourna, continuant d’avancer. «Je n’approuve pas cet excuse.»

Le timbre de sa voix était léger, cherchant plus à taquiner qu’autre chose. Elle devait bien être la seule à prendre leur situation avec tant de légèreté. Ce n’était pas tant de l’insouciance qu’une façon d’évacuer son stress. La garde forestière ressentait la nervosité, contagieuse, de Clarrance et si elle cédait aussi, ils étaient foutus. Observant à gauche, à droite, Andrea se dirigea vers ce qui lui semblait être le meilleur chemin pour se déplacer sans encombre, se concentrant sur le rythme de sa respiration. Puis, la voix de son partenaire résonna dans l’écho de la nuit, lui expliquant enfin ce qui s’est passé suite à son évanouissement au campement.

Un haussement de sourcil. Seul témoin de sa non-surprise quant à la contamination de la nourriture. Fallait s’y en attendre, la nourriture manquait… Andrea ne fut pas la seule à avoir souffert sur plusieurs longs jours des effets de l’infection.  De plus en plus  attentive au discours de ce dernier, elle fût choquée d’apprendre la tournure des évènements.

«Un massacre ?» Reprit la canadienne en un murmure pour elle-même. Andrea ne pouvait imaginer le calvaire qu’avait dû vivre Clarrance.  Elle pouvait désormais comprendre son questionnement quant au fait qu’ils étaient encore en vie. Inconscients dans une rivière lors d’un moment de crise. Qui avait bien pût prendre le temps des sauver ? Bien que la curiosité en veuille plus, il était inutile de s’acharner  plus sur la question.  Ils étaient ensemble et en vie, mais ce n’était pas dans cet endroit qu’ils allaient survivre très longtemps. Valait mieux ne pas jeter aux poubelles cette seconde chance qu’on leur avait étrangement offerte.

Entre eux, le silence était redevenu roi, seul le bruit de leur pas cassait la quiétude de la nuit. Toujours attentive, Andrea surmonta un nouveau tronc  et se laissa tomber agilement de l’autre côté, attendant une nouvelle fois Clarrance.

«Klaatu... barada... nikto....»

~Mais qu’est-ce qu’il baragouine celui-là ? ~ Suspicieuse, Andrea avança de nouveau lorsqu’il murmura encore :

«Klaatu... barada... nikto... Klaatu...»

La canadienne s’arrêta brusquement, pivota et pris le visage de Clarrance entre ses paumes.

«Nous ne sommes pas dans Army of Darkness, Clarrance ! Il n’y aura pas de pauvre bras de squelettes te retenant au sol, tirant bêtement tes joues, ou cherchant à te mettre les doigts dans les yeux.  Surtout, ils ne te donneront pas de gentilles baffes au visage.» La rouquine tapota bêtement la joue de ce dernier, comme s’il était un enfant et ajouta, désabusé : «Ce que nous vivons est pire que ça...» Elle glissa tendrement une main derrière sa tête, l’approcha de la sienne et donna un baiser sur son front avant de se tourner et de se remettre en marche.

«Fait comme si nous nous baladions à Banff.  Sauf qu’il fait nuit…» Andrea coupa net, consciente que si elle poursuivait, elle allait s’enfoncer. Rassurer les gens n’était malheureusement pas son fort.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 27 Fév - 22:27
Plongée dans l'obscurité d'une nuit d'hiver en pleine forêt, l'angoisse étend peu à peu son manteau oppressant dans cet environnement inconnu, vierge de toute présence. Quelques chants d'oiseaux nocturnes lointains vous rappellent que dans ce monde-ci, vous n'êtes pas seuls, et qu'il est fort probable que des regards animaliers vous observent sur le perchoir qui leur sert de refuge.
Il est peu certain qu'ils aient quelconque conscience de ce qui se joue dans la scène dramatique qui a enveloppé de son drap sanglant le monde tel que vous le connaissez aujourd'hui, et c'est bien ce qui pourrait pousser la peur à son paroxysme. Si cette ambiance aurait pu donner à certains une trouille monstrueuse alors que tout semblait bien aller, quelques mois auparavant, qu'en est-il aujourd'hui, maintenant que ceux qui ont survécu savent à quoi s'attendre ? Bêtes sauvages, monstres zombifiés, traqueurs sans pitié... tous les dangers bien réels qui menacent désormais, alors qu'une protection n'est plus envisageable.

C'est dans cette atmosphère que Andrea et Clarrance, amants de plus d'une nuit, se sont éveillés. Les branches presque squelettiques des arbres de l'hiver qui s'est installé n'offrent qu'une protection précaire au regard inquisiteur et moqueur de la lune, qui du haut de son piédestal observe en silence le spectacle horrifique, mais son oeil livide ne donne qu'une pâle luminosité à votre environnement. A peine de quoi pouvoir discerner quelques ombres ou reflets.
Il est hautement possible que le mal de tête qui avait saisi les deux tourtereaux à leur réveil se rappel lourdement à eux durant leur instant de complicité. Leur réveil n'avait rien d'une félicité en dépit des évènements, bien qu'il était aussi possible que leur amour et leurs retrouvailles ne leur fassent oublier la dureté de ce dernier, les maux reviendraient durement les soumettre à leur bon devoir : ils étaient morts, et ils se sont réveillés... différents, car à mesure qu'ils se déplaçaient dans cette forêt, l'évidence aurait tôt fait de les frapper : les mouvements, les gestes, les réactions, tout semblait étranger à ce dont ils se souvenaient comme s'ils étaient encore des enfants cherchant à trouver leurs marques et à apprendre.

Plus vous avancerez, et plus Andrea pourra se rendre compte d'une autre réflexion, celle d'un alignement peu naturel. Malgré les buissons, les ronces et les broussailles, les arbres étaient étrangement bien alignés pour que leur pousse soit dû au fruit du hasard. Une chose est certaine, cet endroit a été planté de la main de l'homme il y a bien des années déjà. Cela n'apporte pas grand chose comme éléments de réponses aux premières questions qu'ils se posaient, mais ça avait l'avantage d'être remarquable, et d'offrir à la canadienne le plaisir de savoir comment circuler sans tourner en rond.

C'est durant votre brève pause qu'un bruit, ou peut-être plusieurs mettront vos sens en alerte. Cela provient de derrière vous, comme si quelque chose avait suivi vos pas depuis le lieu de votre réveil jusqu'à ce moment d'intimité que vous aviez pris avant d'espérer vous remettre en route. Les bruits sont de plus en plus distincts, et avant qu'un quelconque geste d'hostilité, de défense ou de peur n'ai pu vous prendre, vous êtes brusquement arrosé d'un flash aveuglant qui vous vrille les yeux l'espace d'un court instant avant de s'éteindre dans le noir qui vous submerge à nouveau.
Cette lumière peu naturelle fut bien trop intense pour être issue d'un simple faisceau de lampe torche, et il vous vient sans doute à l'esprit la même conclusion : le phare d'un véhicule, d'une moto, plus probablement.

Il serait bien délirant de croire que l'engin ai pu vous suivre de son propre chef, mais aucun son et aucun bruit ne montent pour vous accueillir ou pour vous expliquer à quoi cela est dû, la moto même n'émettant aucun bruit de moteur, pourtant du mouvement est perceptible sans qu'il se s'approche. Il semblerait que l'avantage du premier pas vous ai été laissé à votre discrétion car un premier contact a été établi dans un silence des plus morbides.

Venue salvatrice ou hostile ?

Clarrance Lendis

Anonymous
Invité
Lun 2 Mar - 2:00
«C'pas pour "mon" visage que je m'inquiète...» baragouina-t-il à demi-mot, s'assurant qu'elle ne l'entendrait pas puisque, de toutes façons, elle n'entendait que ce qui lui chantait !

Il observait les bois, taiseux, levant le menton à la lueur filtrée d'une Lune diaphane entre les feuillages. Malgré la lumière diffuse, Clarrance sentait ses yeux lui piquer doucement et devait les maintenir mi-clos pour ne pas trop en souffrir. La fatigue, sans doute ? Il régnait alors un silence de mort, pesant. Clarrance lui préférait le bruit de l'animation, de la vie, et n'était pas des plus rassurés dans ce bois avec sa belle...

Qu'à cela ne tienne se dit-il... Il la regardait, marchant droit devant elle comme une Lara Croft à la crinière de feu et son regard coula sur ses hanches. Si l'animation n'était pas là, ils n'auraient qu'à la créer. Ils étaient tranquilles au milieu de bois silencieux et dégagés. Même s'ils n'y voyaient pas leurs chaussures, Clarrance avait la sensation qu'au final, ils n'avaient pas besoin d'y voir plus loin, puisqu'eux non plus n'étaient pas visibles.

«Il fait nuit, oui...» lui caressa-t-il les fesses en passant à côté, l'air bien trop innocent que pour l'être réellement

«Je me souviens de balades à Banff où nous étions tous deux bien moins vêtus que ça... pas toi ?» se mit-il à insinuer, la narguant d'un sourire

La caresse s'attarda sur sa chevelure, qu'il glissa lentement derrière l'oreille avant que ses doigts ne viennent lui jouer dans le cou. D'ordinaire il l'aurait juste frôlée, comme un réflexe, une habitude, mais sans savoir pourquoi, ses doigts s'étaient mis à courir derrière les frêles épaules jusque dans sa nuque.

«Les baffes ne me tentent pas mais je donnerais cher pour quelques fessées sur ce petit corps endiablé... » la reluqua-t-il avec une concupiscence toute assumée, prêt à enrouler la taille de la belle de ses bras de cowboy.

Mais un bruissement au loin alertèrent ses sens restés aux aguets. Il détourna le regard pour l'en chercher mais il mit quelques instants avant de pouvoir le fixer sur une ombre s'approchant à vive allure, mais c'est l'instant auquel une lumière assourdissante vint jaillir au fond de sa rétine, réveillant ses maux de crâne lancinants et le faisant tituber. Il recula d'un pas, se collant d'une fesse à Andrea pour malgré tout faire obstacle de son corps, et projeta une main en avant, comme pour, à la fois saisir et, arrêter ce phare dans le creux de sa paume. Celui-ci s'était cependant déjà estompé, et il devinait que le motard n'allait pas en rester là, même si aucune réaction ne semblait trahir ses intentions jusque là.

«Nous sommes armés !» s'écria-t-il, pris de panique

«Qui êtes vous ?!»

Il tentait de tenir debout, encore déstabilisé par le flash et ses sens approximatifs. Son corps tout entier semblait échapper aux contrôles de base et Clarrance peinait littéralement à retrouver toute la stabilité dont pouvait faire preuve un trentenaire bien entretenu.

Andrea Sieger

Anonymous
Invité
Lun 2 Mar - 17:39
Malgré le déplacement, le froid et l’humidité s’emparait furtivement de son corps.  Nonobstant son accoutumance aux températures extrêmes, être à l’extérieur à moins de dix degré sans laine, était une bonne manière de tomber rapidement malade. Ses pas se firent plus lents, la migraine commençait à la peser sérieusement, sentant sa tête devenir plus lourde sur ses épaules. Puis, c’est à ce moment que la canadienne observa cet étrange alignement entre les arbres. Bien espacé, à distance presqu’égale, ils n’étaient pas dans un espace sauvage, mais sur un terrain privé. ~C’est ma migraine qui me fait halluciner ou c’est réel ? ~ Andrea s’arrêta brusquement devant des arbres, touchant l’écorce et portant une nouvelle attention au type de feuillage afin d’en déduire le type de plantation. L’écorce était rugueuse et parsemé de petites crevasses mais ce n’est pas ce qui attira l’attention de cette dernière. C’était plutôt la façon de ressentir  l’écorce qui la gênait. Comme si cette main, ce mouvement, cette façon de ressentir lui était complètement étrangers.  Perturbée, la rousse n’avait pas vraiment portée attention aux premières paroles de son copain. ~Je crois qu’on devrait prendre une pause…~ De l’extérieur, la garde forestière pouvait donner l’impression qu’elle avait un malaise soudain.  

Sa main glissa de l’arbre et la femme se tourna, légèrement souriante, vers Clarrance. Ils étaient loin d’avoir toutes les réponses à leur question, mais Andrea savait qu’elle pouvait peut-être rassurer un peu son partenaire en lui annonçant cette petite découverte.

«Ça va peut-être te rassurer un peu mais sache que…» Une main se glissa sur son fessier. La seconde phrase attira enfin l’attention de l’adulte qui était plus ou moins à l’aise. Autant dans ses paroles, ses gestes, que dans la situation dans laquelle ils se trouvaient. Ses doigts glissèrent habilement dans son cou, lui dérobant quelques frissons, mais Andrea le repoussa doucement. «Je sais qu’il fait froid, mais je ne crois pas que ce lieu soit adéquat à des ébats…»

Pour confirmer ses paroles, un bruit motorisé parvinrent jusqu’à leur tympan, s’approchant rapidement de leur position. Un bruit rappelant celui d’une moto ou d’un véhicule tout-terrain. Immédiatement, Andrea glissa une main derrière son dos, où se trouvait l’arme avant de la retirer aussitôt pour se cacher les yeux de la vive lumière, cette dernière empirant encore d’un cran sa migraine. Le moteur s’arrêta et la lumière s’estompa dans l’obscurité. Malheureusement, le mal était fait et il leur faudra plusieurs minutes avant que leurs yeux ne s’acclimatent à nouveau à la noirceur. Le silence venait de prendre ses droits que Clarrence s’était écrié qu’ils étaient armés.

C’était un choix personnel, mais Andrea aurait aimée que son homme ne dévoile pas l’existence d’une arme.  Certes, l’inconnu pouvait prendre cette affirmation pour du cash ou encore pour du bluff, c’était une méthode comme une autre. Ça pourrait autrement la mettre plus en garde envers eux ou encore l'effrayer. Qu'en savait-on ? Cependant, la canadienne aurait préféré que Clarrance garde le silence sur ce genre de chose.  La garde forestière posa une main sur l’avant-bras de l’américain et s’avança prudemment, ses mains, tremblant légèrement, bien en évidence.  Si Clarrance jouait sur le ton de l’agressivité, Andrea choisit de prendre un timbre de voix affable. Ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire et une mauvaise action pourrait les tuer.

«Pardonnez-nous…nous sommes perdus et épuisés.» Sa voix était vibrait imperceptiblement. «Nous…» ~Devrais-je en dire plus ? Trop tard, je me suis déjà lancée…~ «Nous nous sommes réveillés dans ces bois après être tombé inconscient.»

Andrea se tût, préférant attendre une première réaction du nouvel arrivant avant d’ajouter quoique ce soit.
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