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[Spécial, Z.d.C 1] Revivre à deux pour espérer vivre heureux - 10/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Sam 18 Avr - 15:36
Jennifer ayant prit la tangente pour d'obscures raisons, vous abandonnant ici, seuls et uniquement orientés par quelques mots sur un bout de papier, vous placez votre devenir dans les mains moites d'un destin noyé sous l'incertitude et l'illogisme, pour des êtres qui étaient revenus d'entre les morts sans la moindre indication qui pouvait donner un sens à tout cela.

C'est pourquoi, continuant sur la route, vous faites face au silence. La lune reflète une lumière qui se répand sans brouillard et vous offre la vue sur une dizaine de mètres au devant, plus ou moins et plutôt moins que plus, ce qui vous cède le droit de ne pas naviguer totalement à l'aveugle. D'autant plus que cette route, bien au contraire de la forêt, n'aborde aucune forme de chaos ou de mystère : droite, bien ancrée et bien dessinée, elle s'élance à travers l'horizon lui-même hors de votre vue, pleine de promesses infondées pour vous qui êtes en toute humanité à la recherche d'un foyer reposant qui saurait vous donner un semblant de sécurité rassurante dans ce monde trop grand et trop hostile.

Les minutes passent et pas le moindre signe n'éclaire votre orientation, de quoi donner la sensation de marcher sur un sentier sans fin et moqueur, de quoi accroître questionnements et doutes. Finalement, après plusieurs autres minutes qui purent paraître plus longues encore, frôlant l'éternité tel un désert tout de noir vêtu, une autre lumière pourra attirer votre attention, qui n'était en rien semblable à la lune, plus faible, plus diffuse et plus nuancée dans une couleur jaune-orangée très légère. En vous approchant, vous remarquerez que cette lumière provient d'un emplacement un peu plus loin sur votre gauche, aux abords de la route et à l'opposé de la forêt qui donnait toujours sur votre droite.
Bien vite à présent, une forme irrégulière semblable à un immense tas de déchets vous apparaît, assez éloigné de la route, puis tout du long de cet immensité à la route que vous parcourez, un mur de silhouettes rectangulaires aux tailles variables et positionnements non-harmonieuses. C'est encore brouillon et difficile à cerner dans la nuit, il faudra vous approcher davantage pour comprendre vraiment ce que vous regardez.

Un grand bâtiment détruit, sans doute en ruines entassées sur une importante hauteur, voilà ce qu'était cet immense tas que la nuit avait peut être redéfinie autrement dans vos esprits avant que vous ne soyez assez près. Quand au fameux mur de silhouettes rectangulaires, il ne s'agissait ni plus ni moins que de voitures calées les unes à coté des autres pour former un barrage, partant du bâtiment en ruines - en comptant une ou deux motos accolées - en demi-cercle jusqu'à la route. La faible lumière que vous aperceviez éclaire depuis bien après le mur de voitures, au milieu de ce qui doit être cette air de route dont Jennifer vous parlait, en tout cas c'est la possibilité la plus évidente. Vu ses variations d'intensité sensibles mais perceptibles et la nature de l'éclairage que cette lumière produit, il doit probablement s'agir d'un feu de camp.

Si vous choisissez d'avancer sur la route pour trouver une entrée, vous apercevrez que la dernière voiture est accolée à un panneau qui doit désigner cette fameuse entrée. Si vous choisissez de contourner par la plaine qui s'étend à perte de vue sur votre gauche, en faisant ainsi le tour du mur et du grand bâtiment en ruines pour trouver une entrée arrière, il vous faudra tenter votre chance et y avancer afin d'être fixés sur ce qu'il peut s'y trouver.

Quoi qu'il en soit, il vous reste à choisir quoi faire de cette découverte, de ces ruines, ce mur de fortune et de ce feu de camp qui représente le seul signe de vie, dans le calme plat qui en émane.

Andrea Sieger

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 17:26
Andrea devait paraitre bien antipathique pour Brooks.  Malgré tous ces évènements – qu’avait-il vécut d’ailleurs ?-  il semblait garder une sorte de positivisme. Ses commentaires légers et sarcastiques auraient pu la faire sourire si ce n’était qu’ils étaient sur une route déserte, à la vue de tous. Cet environnement lui était d’autant plus hostile que la forêt. L’idée d’être à découvert sans possibilité de se cacher aisément la rendait encore plus méfiante.  Quand bien même qu’il n’y avait plus un endroit sûr sur cette terre, quant à choisir, la canadienne aurait préféré rester dans la forêt. Se bâtir une cabane, chasser et faire la cueillette et se défendre face à ceux qui viendraient l’emmerder.  Malheureusement, ces pensées n’étaient qu’utopie et ce n’était pas en ignorant le monde qu’elle allait en savoir plus sur les étranges phénomènes qui se passaient, comme «leur longue cuite de quatre mois». ~Seigneur,  quatre mois…~  De quoi avoir encore plus de question sans réponse.

Ça ne faisait que quelques minutes qu’ils avaient repris la marche lorsque son copain  se mit à râler, passant devant elle afin de poursuivre la marche. S’exprimant dans un drôle de langage qu’elle ne lui connaissait pas. Évidemment, Andrea cru reconnaitre quelques expressions venant de l’est du Canada pour y avoir passée quelques mois, mais sans plus. Où avait-il apprit ses expression ? Elle-même ne se souvenait pas des avoirs employés récemment. Nonobstant ce fait, la garde forestière était irritée par l’attitude de Clarrance et se retient bien d’en faire quelconque commentaire afin de ne pas alimenter le feu inutilement.  Elle inspira un bon coup, serra ses mains autour des poignées du guidon de la moto, comme pour y évacuer la colère et jeta un regard rapide derrière elle, vérifiant que Brooks était toujours là. Andrea lui glissa un rapide sourire :

«Accélérons le pas un peu.»

La rousse avait songée à tenter de faire une conversation, histoire de passer un peu le temps et d’apprendre à se connaitre sur cette route interminable. Mais à bien y penser, le silence lui plaisait beaucoup plus. Si jamais des gens, des bêtes ou encore des zombies arrivaient, peut-être auraient-ils une chance de les entendre arriver et de se préparer un minimum.

Depuis combien de temps marchaient-ils ? Était-ce encore loin ? Les minutes, les heures d’égrenaient et Andrea en vint à douter des écrits de Jenny, sortant de plus en plus souvent le papier de sa poche, afin de relire ce qu’elle savait par cœur ce qu’il y était écrit dessus. Les avait-elle menée sur une fausse route pour se débarrassé d’eux ?  ~Non non ! Jenny ne me semble pas être ce genre de personne ! ~

Malgré tout, maintenant que ce doute était installé en elle, il la rongeait imperceptiblement, jusqu’à ce que les lueurs d’une lumières attirent son attention.  Le rythme de son cœur s’accéléra, mais Andrea se retient de crier victoire trop vite.  Poussant toujours la moto, ses pas allèrent encore un peu plus vite, curieuse et à la fois effrayée de découvrir l’endroit…ou plutôt le tas de ruine qui se détachait de la route. La femme pouvait maintenant discerner les voitures formant un demi-cercle autour du bâtiment. Suivant les indications inscrits sur le papier –qu’Andrea avait encore sortit- ce devait être l’air de repos dont elle parlait.  Puis, le mur de voiture semblait offrir une entrée. Andrea s’arrêta devant. Il y aurait vraiment des gens qui vivraient là ?

Pour elle, il était évident qu’ils devaient passer par là et s’annoncer comme Jenny leur avait suggéré. Bien que l’idée d’en faire le tour avant lui ait aussi traversé l’esprit, Andrea resta accrochée à sa première idée.  Malgré tout, ses pieds ne voulaient pas avancer, comme si le sol les avait absorbés. Et si ce n’était pas le bon endroit ? S’il n’y avait que des bandits ou des zombies ? Peu importe, pour le savoir, il fallait prendre ce risque.

Tout à coup moins certaine d’elle, Andrea avança de nouveau, sans se soucier si les gars la suivaient ou non. Lentement, elle franchit ce qui était considéré comme la porte, fit encore quelques pas avant de s’immobiliser et d’élevé la voix :

«Bon…Bonsoir ! Nous avons été envoyés ici par Jenny…»

D’où elle se trouvait, Andrea tenta de voir s’il y avait du mouvement venant d’un endroit où d’un autre du bâtiment tout en attendant une éventuelle réponse.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 19:22
Globalement l'avis de Clarrence était proche du sien même s'il fallut à Brooks un temps de décryptage. Là était le besoin, un endroit calme et reposant emplit d'humains vivants. Leurs semblables, selon les écrits de Jennifer. Semblable en quoi ? Brooks ne saurait le dire. Des éveillés hasardeux probablement.

Lui ne se sentait pas particulièrement différent, peut être un sentiment de jeunesse renouvelée, mais guère plus.

Cela dit, il était impatient de retrouver un semblant de civilisation ou même de cohésion sociale. Même s'il s'y sentirait encore étranger, il ne pouvait nier le sentiment de sécurité qui en découlerait. Surtout qu'il avait besoin de repos. Son corps semblait encore un brin grinçant et son esprit était fatigué de l'étrangeté de sa situation.

Il trouvait d'ailleurs dommage que Jennifer les ait quittés. Sa présence calme et quasi-spectrale avait donné à la petite marche un côté surnaturel. Il s'en était rendu compte plus tard, après son départ. Mais cela l'amusait après coût. Elle semblait d'ailleurs en connaître plus qu'elle ne l'avait exprimée sur leur situation et il aurait aimé la questionner un peu.

Qu'à cela ne tienne, ils se contenteraient tous trois du doute, de l'inconnu et d'une infinité de question qui tendait plus au surnaturel qu'au scientifiquement possible.

Brooks avait précédemment tenté de rationaliser l'infestation de mort vivant qui avait envahi le pays. L'hypothèse du virus était la plus probable. L'application du rasoir d'Occam semblait tendre vers cela mais rien n'avait pu en prouver la véracité. Qui plus est, cette méthodologie avait comme limite la perception qu'on avait du monde réel et ses lois logiques et scientifiques. Dorénavant il semblait que de nouvelles et impossible énigmes se révèlent à l'être humain.

Sans oser le dire Brooks trouvait ce monde drastiquement plus passionnant et passionnel que le précédent.

En attendant, il marchait le long de cette route qui les guidait, longitudinale et interminable, suivant calmement Andrea et sa bécane. Les sentiments étaient absolument différents de ceux qu'il avait durant ses roads trips. Ici l'immuabilité avait pris la place de l'adrénaline, les bandes blanches ne défilaient plus, elles rythmaient la marche une par une. À cela ajoutez une peur passive d'un milieu hostile et inconnu, c'était la cause du silence ambiant. Rien à dire, rien à faire, marcher et arriver à destination.
C’est après un long moment qu’ils purent percevoir le bâtiment qui devait devenir leur nouveau refuge. Une ruine protégée par un pourtour d’épave. Cela n’avait rien d’engageant aux premiers abords. Mais à y réfléchir, l’endroit y était propice. La platitude du terrain offrait un large champ de vision et les voitures permettaient de contrôler un petit groupe de mort vivant trop curieux. Qui plus est, son éloignement d’une zone d’activité limitait grandement les risques d’apparition de ces derniers.

Alors qu’Andrea s’annonçait Brook resta sans rien dire. Il venait de voir le feu de camp au fond. Il savait que pour l’instant il pouvait gérer. Il ne sentait pas de besoin irrépressible. Mais il savait aussi que ces derniers ne tarderaient pas à se faire sentir. Il devrait prendre le temps de réfléchir à la question. Voir s’il était possible de contenir ses pulsions dans un semblant d’utilité. Du moins en attendant. Là où l’homme était revenu à ses instincts primordiaux, le feu avait repris sa place d’objet d’ordre et de chaos.
Les trois comparses attendaient à l’entrée du campement qu’on leur dise d’entrer ou d’aller se faire foutre.

Brooks se contenta de dire au aux deux tourtereaux : « Alors, prêt pour une nouvelle vie ? »

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 0:47
Le camp dans lequel ils s'étaient aventuré, du moins où ils avaient passé l'entrée, était calme, très calme. Au centre de ce campement, délimité par les ruines du motel à gauche, le mur de voitures jusqu'à l'entrée ornée du panneau de ce motel, et à droite d'autres ruines beaucoup moins hautes mais s'allongeant sur toute la longueur, se trouvait la source de lumière qui était bel et bien un feu de camp.

Il brûlait avec une vivacité modérée, entouré de quelques tentes et d'une caravane un peu à l'écart, d'où aucune vie ne se manifestait, ni même autour du feu. L'espace d'un instant néanmoins, ils jureraient avoir entendu un ronflement... de qui ? Nul ne pouvait le savoir parmi eux. Leur possible réflexion, ou le simple fait de penser à ce bruit qu'ils avaient à peine perçu, fut stoppé par un cliquetis métallique soudain à la droite du trio de visiteurs. Un cliquetis bien spécifique qui n'avait aucun mal à être reconnu : le cran d'une arme que l'on abaissait.

En regardant, ils pouvaient voir qu'un homme, tel un fantôme survenu de nulle part, se tenait là, à quelques mètres et les ciblaient avec un pistolet qu'ils devinaient presque tant la nuit ne leur permettait pas de bien le discerner. Quant à l'homme qui tenait l'engin, celui-ci était droit comme une poutre et tenait l'arme d'un geste si ferme et d'un regard si fixe sur eux qu'il en paraissait presque statufié. Son message, plein de silence, était pourtant clair : son arme, il était prêt à en faire usage, au moindre geste brusque, ou au moindre geste tout court.

La situation demeura ainsi durant quelques instants qui purent paraître éternité, où les trois compères seraient mis en joug par un homme dont la lune reflétait à peine les traits de son visage et le blanc de ses yeux, voilés en partie de quelques mèches rebelles. En fin, ce fut une voix grave et rauque qui fit entendre sa condition, aussi claire que de l'eau de roche :

« Prouvez-le. »



FIN.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 16:57


Excursion Validée

Récompense(s) :

Andrea, Clarrance et Brooks ont obtenu chacun 15 points d'expérience.

Conséquence(s) :

Le trio est arrivé au campement des Frères Jefferson dans la nuit du 11 au 12 Janvier.

Vous avez consommé :

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