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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Un coin sombre derrière des tentes - 15/12/2034
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Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Jeu 26 Fév - 9:58
Interprété par Harvey O'Brian et Ricky Jefferson.

Après avoir quitté la tente,dans ma quête pour trouver de l'eau, je me traine, d'un pas mal assuré et lent vers les ruines de bâtiments estampillées "toilettes".  Je me rend bien compte que j'aurais peut être, éventuellement, un tantinet forcé hier sur mes muscles et qu'entre l’effort, l’émotion et "le soins du visage" prodigué par Robin... je douille sévère.

Mais, plus que la douleur, les zombies et Robin, c'est une autre menace que je redoute actuellement: Psycho - Rambo - Matthew. Après son sermon dans la tente de "restes là" et "tu n'as pas intérêt à foutre le souk à l'extérieur", j'ai un peu peur de me prendre une gueulante ou pire sur le coin du nez si je le croise. En même temps, je ne fais rien de mal... et puis, s'il veut me refoutre KO "pour le mois à venir" j'aurais qu'à me défendre. j'ai quand même réussi à défoncer Robin des bois avec juste un bout de bois et mes poings. Je ne me souviens plus vraiment comment j'ai fait, mais c'est le résultat qui compte!

*A ta place je ne la ramènerai pas trop à ce sujet là... et j’éviterai de trop retenter l’expérience, surtout avec un mec qui a réussi à te refoutre a terre 2 fois de suite en moins de 15 minutes.*

De toute façon, je me traine tellement que je ne me sens pas super chaud pour une nouvelle rencontre avec Rambo. Aussi, j'évite de passer par le feu de camps et de croiser qui que ce soit, comme ça, en plus, je n'aurais pas assumer ma démarche trainante et ma gueule en bais qui doivent faire pitiés. Je me fais, donc, plus discret qu'une ombre... tel Batman errant en solitaire dans Gotham City ou James Bond en mission d’infiltration dans un camps de terroriste pour trouver la source sacré d’une divinité oubliée façon Indiana Jones.

*Il lui faudrait un déambulateur ton Indy-Batman Bond... tu te traines pire qu’une mamie.*

Je commence a me meuhmeuhmer la musique d’Indiana Jones 14 pour me donner un peu plus d'entrain, quand, soudain, je me prends les pieds dans un cordon traitreusement tendu et peu visible dans la pénombre matinale… et m’étale de tout mon long au sol, en évitant de justesse de cogner mon nez contre un cailloux plus agressif que ses copains.

« Bordel !!! »

En y regardant mieux, il apparait que le cordon est indiqué par un morceau de ruban adhésif rouge vif, du genre de ceux que l'on met pour attirer l’œil sur les zones de travaux afin d'éviter des accidents. Mais bon... perdu dans mes pensées... j'étais plus à essayer d’éviter les terroristes fictifs qu'à regarder ou je mettais les pieds. Le hic, c'est que le machin en métal, qui retenait le cordon s'est barré... loin... et que je contemple impuissant l’édifice de tissus commencer à s'affaisser dans un suspense digne de séries à l'eau de rose à rallonges.

*J'aime ta conception de "pas de bordel". Si c’est la tente de Matthew…t’es mort… *

Putain!!!

Dans un réflexe de survie, je roule sur moi même et rattrape, in-extremis, le cordon qui se barrait pour tirer dessus. J'évite de justesse le drame et soupire de soulagement, fier de moi et de mon héroïsme.

* Et maintenant tu fais comment gros malin? Tu comptes passer ta journée à faire le piquet de tente? *

Je constate que le machin en fer s'est barré hyper loin... si je vais le chercher, la tente s'effondre à coup sur, et avec ma poisse c'est surement celle de Rambo... Forcement, je n'ai rien sous la main pour retenir le cordon. Bordel de merde!! pourquoi ça n'arrive qu'à moi ce genre de conneries???!!

Tu veux vraiment une réponse?


Bon réfléchies Harvey... Réfléchies...

Il ferait quoi Doug à ma place?

Il ne se serait pas mis dans cette merde, LUI.

J'essaye désespérément de trouver une idée, ou une excuse valable, tout en restant comme un con à servir de "sardine vivante" à la tente de je ne sais même pas qui... et puis... j'ai toujours soif.

Mais quelle merde!!!

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 27 Fév - 1:30
Il faisait encore nuit, et le sommeil avait prit une place prépondérante dans le camp, du moins c'était à peu près le cas avant qu'un jeune homme ai la bonne idée de faire sauter un piquet de tente. L'abaissement de la toile, bien qu'il fut rattrapé ensuite, marqua un temps durant lequel des grommellements furent perceptibles. Néanmoins c'est lorsque le même jeune homme maladroit prit sur lui de jouer au piquet-humain après avoir fait entendre sa voix à l'intonation particulière que les grommellements devinrent des mots à peine intelligibles mais vraisemblablement râlé.

Du mouvement se fit davantage percevoir à l'intérieur de la tente, suivant de nouveaux grommellements qui insistaient sur leur caractère colérique et gêné au sens premier, avant que la toile ne s'ouvre par l'avant, dégagée d'un geste de bras pour laisser sortir une silhouette. Celle-ci fit alors clairement entendre des mots bien distincts cette fois.

« Sérieux, tu peux pas laisser les gens pioncer tranquille espèce d'allumé du ciboulot ? Je te préviens si t'as les dents de travers et la chair qui se détache du visage je te colle un coup de savate à te faire faire trois tours dans ton slip moisi sans toucher l'élastique, et je peux t'dire que tu vas chier tes dents mieux qu'une mamie sous électrochocs. »

Il avait étalé ses paroles ronchonneuses tandis qu'il s'approchait de l'arrière de la tente avec en accompagnement une batte de Baseball, tenue à bout de main et faisant des ronds anxieux dans l'air pour établir le rapport de menace de la fameuse silhouette qui avançait aussi maladroitement que prudemment, scrutant la nuit qui ne laissait que peu de visibilité à l'arrière de la tente non éclairée par le feu de camp. La silhouette finie par atteindre l'emplacement du piquet éjecté et bondit presque sur Harvey en brandissant son arme.

« Et c'est le smash-  »

Il partait pour porter le coup de batte quand il s'arrêta brusquement à mi-parcours d'attaque autant qu'il coupait son commentaire encourageant, fixant un instant le jeune homme accroché à la tente en penchant la tête, la batte toujours suspendue avant de lancer spontanément :

« Cacahuète ?  »

Il insista du regard encore quelques instants puis afficha un grand sourire avec une mine enjouée, ramenant son arme qu'il plaça sur son épaule. Il semblait aussi jeune qu'Harvey ou presque, sa chemise à carreaux rouges et noirs, ses cheveux bruns cachés sous sa casquette de l'équipe de football de Chicago, ses yeux marron foncé et ses traits juvéniles, portant un jean et des baskets accessoirement. Tu ne le distingues pas complètement avec la nuit avancée, mais tu peux l'identifier à peu près correctement.

« C'est bien toi cacahuète ! Tu m'as foutu la trouille mon pote, j'étais sur le point de te mettre un home run façon Ted Williams, même si j'en ai jamais réussi un de ma vie. Enfin c'est surtout que j'ai jamais vraiment été un fan des coups de batte, j'ai toujours préféré être lanceur, c'est plus cool d'être celui qui lance la baballe, sauf quand tu te la prends dans les miches, là ça craint...  »

Il commençait à se lancer dans un monologue quand il s'interrompit à nouveau et posa un regard surpris sur ce que faisait Harvey, fronçant les sourcils.

« Qu'est-ce que tu fais ? Tu sais que c'est la tente de Matt que tu tripotes là ? C'est mon frère, Matthew Jefferson. Moi c'est Ricky Jefferson, on est les frères Jefferson. C'est classe dit comme ça hein ? Et si il te voit il va être en pétard. T'as intérêt à remettre ça illico, je dis ça pour toi, et aussi parce que j'étais en train de pioncer, ouais c'est aussi ma tente que tu tripotes.  »

Il marqua l'arrêt et observa Harvey en gardant la main sur la batte installée sur l'épaule.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Ven 27 Fév - 11:21
Même si j’essaye d’être super silencieux, visiblement, j’ai réveillé quelqu’un qui semble d’assez mauvaise humeur.

*Et ça t’étonnes vu le barouf que tu viens de faire…*


Lorsque l’individu sort de sa tente, je suis assez tenté de tout lâcher pour aller me planquer auprès de Melody et Jimmy, tant pis si la tente tombe sur le type et si je vois un bout de tentons. Mais je suis tétanisé à l’idée de me retrouver nez à nez avec l’autre psychopathe. Il me fait vite une excuse !! Une plausible, genre pas la vérité…

« Sérieux, tu peux pas laisser les gens pioncer tranquille espèce d'allumé du ciboulot ? Je te préviens si t'as les dents de travers et la chair qui se détache du visage je te colle un coup de savate à te faire faire trois tours dans ton slip moisi sans toucher l'élastique, et je peux t'dire que tu vas chier tes dents mieux qu'une mamie sous électrochocs. »

Hein ?

A peine le type qui a dit ses menaces a fini qu’il arrive à mon niveau, brandissant et faisant tournoyer sa batte comme il aurait pu le faire avec un râteau.

« Et c'est le smash…  »

*Même si c’est pas l’autre montagne de muscle et qu’il la tient n’importe comment, une batte dans la gueule, ça reste douloureux…*

Putain !!!

« Woooooh Calmos !!! Ce n’est pas que tu crois !!???»

Il suspend son mouvement, j’en profite pour me rendre compte que je suis resté comme un bon petit soldat a tenir le cordon au lieu de protéger ma tronche. Mais qu’est ce qui cloche chez moi ? Même si je ne vois pas trop le type, il semble tout petit et tout menu dans la pénombre. Je le vois pencher sa tête avant de dire :

« Cacahuète ?  »

Un mot de passe secret pour se reconnaitre dans le noir ? Un type qui n’a pas toute sa raison et qui pense faire une commande à un stand d’arachides ? Il ne veut pas du caramel avec non plus ? Je le distingue un peu mieux, il est fringué comme un bucheron canadien fan des Chicago Bears, j’adore cette équipe de football. Du coup, même s’il tient sa batte comme un basketteur, je le trouve plutôt cool.

« C'est bien toi cacahuète ! Tu m'as foutu la trouille mon pote, j'étais sur le point de te mettre un home run façon Ted Williams, même si j'en ai jamais réussi un de ma vie. Enfin c'est surtout que j'ai jamais vraiment été un fan des coups de batte, j'ai toujours préféré être lanceur, c'est plus cool d'être celui qui lance la baballe, sauf quand tu te la prends dans les miches, là ça craint...  »

Même si je ne comprends rien à cette histoire de cacahuète, je me mets à sourire, bêtement à mon tour, devant l’improbabilité de trouver un type qui aime le baseball dans ce camps de réfugiés digne du tiers monde. Comme quoi les bonnes choses ne se perdent pas, même en cas d’invasion zombies. Par contre il faudrait qu’il revoit sa façon de tenir sa batte, parce que s’il arrive à faire un home run en la tenant comme ça… En tout cas je suis trop d'accord avec lui, se prendre la balle dans les miches ou dans les parties génitales, c'est carrément les larmes. Combien de fois Will s'est planté en me la lançant. Il y a même une fois ou j'ai carrément tourner de l’œil malgré la coquille.

Je le vis froncer les sourcils comme je le fais souvent quand il y a un truc que je ne capte pas puis enchainer avec un débit de paroles assez familier :

« Qu'est-ce que tu fais ? Tu sais que c'est la tente de Matt que tu tripotes là ? C'est mon frère, Matthew Jefferson. Moi c'est Ricky Jefferson, on est les frères Jefferson. C'est classe dit comme ça hein ? Et si il te voit il va être en pétard. T'as intérêt à remettre ça illico, je dis ça pour toi, et aussi parce que j'étais en train de pioncer, ouais c'est aussi ma tente que tu tripotes.  »


QUUUOOOOOOOOOAAA ??? Ce mec est…??

« HEIN ? T’es le frère du psycho… heu de Rambo…?? Sans déconner ??? »

Dans ma stupeur j’ai lâché le cordon et je le rattrape péniblement, mais rapidement, évitant un "accident" d’autant plus dangereux que maintenant je sais à qui et cette tente. Je vais me faire démonter si son frangin se pointe. Comment ce type peut être aussi fier d’être le frère d’un caractériel violent ? En même temps, il voulait me défoncer la tronche à coup de batte il y a une minute. Du coup, je perds ma bonne humeur et me renfrogne quelque peu.

« A-t-on avis je fais quoi là ? J’ai l’air de me tripoter la nouille ? Alors si tu veux arrêter de chasser les mouches avec ta batte et essayer de m’aider ça serait cool… Je sais pas où est parti le truc qui tenait la ficelle… »

Je montre comme je peux vers où je pense que le bidule est parti. Maintenant je suis hyper stressé de tomber sur Matthew. Je me rends compte que j’ai peut-être été un peu sec avec le Ricky. Après tout ce n’est pas de sa faute si son frère est un taré. J’en sais quelque chose… j’ai une sœur…

Même si je me doute qu’il ne doit pas faire partie d’aucune équipe, ou sinon, une assez exotique dans ses méthodes pour tenir une batte, je lance quand même la question de façon plus sympa, malgré la situation, pour détendre l’atmosphère. Bon, c’est vrai que le cul au sol tenant le filin de la tente d’un psychopathe qui m’a interdit de sortir de la mienne et qui risque vraiment de me mettre K.O. s’il se ramène, ce n’est pas forcément le mieux pour essayer d’être sociable.

« Heu… moi c’est Harvey…Harvey O’Brian… des Black Bears et… tu es… je voulais dire… t’étais dans quelle équipe de baseball avant… cette merde ? T’es… enfin… t’as été… mort… toi aussi ? T'étais au Texas pour le championnat aussi? »

*Tu crois que c’est bien le moment de faire la causette là, surtout avec le frangin de l'autre? Si Rambo se comporte comme une maman ours tu vas te faire déchirer !?*

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 28 Fév - 20:39
Ricky resta sur place, levant un sourcil lorsqu'Harvey lui lançait sa réplique désagréable et haussant les épaules à ce moment là, comme si de rien n'était. Il répondit d'un air je-m'en-foutiste en gardant la batte sur l'épaule pour se donner un air cool.

« Whoa... tu me réveilles alors que je rêvais d'une super actrice en bikini dans ma chambre d'hôtel de luxe de Los Angeles parce que t'as trois jambes gauches, j'évite le coup de batte accidentel, et en échange tu me demandes de l'aide en me parlant comme à un yorkshire. Bah mon gars, je sais pas où t'as apprit à convaincre les gens, mais t'as pas passé les cours préparatoires toi...  »

Il scruta sa position avec un air un peu moqueur, et se mit finalement à sourire avec amusement en regardant autour de lui à la recherche de quelque chose. Finalement, après une petite inspection, il finit par repérer l'objet de son intérêt et lui indiqua d'un geste nonchalant de la main.

« Il est là-bas ton piquet, je veux bien aller le chercher pour que tu remettes ma tente correctement si t'es poli, sinon il y a Matt sur le toit de la caravane en train de faire le guet. Je peux aller lui demander pour toi si tu veux. »

Il désigna derrière lui la caravane cachée par la tente de James, et ne pu retenir un léger rire mêlant l'ironie de ses derniers mots, continuant à le regarder dans son inconfort en passant son appui d'une jambe à une autre.

« Dans une équipe ? Lança t-il en s'indiquant, surpris de la question. Ah non, moi j'étais juste amateur, je jouais pour le fun, par contre j'étais un super supporter, mais genre le supporter des supporters qui gueule plus fort que tout le monde et lance des canettes sur le terrain. En fait, j'étais tellement bon supporter que personne ne pouvait me supporter, ils étaient tous jaloux de toute façon.

J'aurais pu jouer en équipe hein ! C'est juste que j'avais pas trop le temps, tu sais... les filles, le succès, les soirées, le club de boxe thaï, l'association des jeunes pompiers volontaires... j'étais un gars très occupé, mon frère comptait sur moi tout le temps et j'étais pas mal apprécié dans le coin. »
 

Il mit en valeur ses propos en chassant le vent de la main, prenant un air prétentieux qu'il devait sans doute trouver classe et parlant avec tellement de détachement et de manière frimeuse que sa sincérité pourrait être remise en question par le premier aveugle, sourd et muet qui passait dans le coin.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Sam 28 Fév - 23:45
*Et paf, dans tes dents !*

C’est de bonne guerre, même si de le voir ramener son psychopathe de frangin sur le tapis m’énerve carrément. Bon, au moins, il n’est pas dans la tente… c’est déjà ça… et puis, j’ai réussi à ne pas sortir ma blague foireuse du genre que son frère est en train de faire le "gay"… Je m’améliore je trouve.

*Tu ne veux pas que l’on t’applaudisse tant que tu y es ?*

J’ai quand même du mal à imaginer ce Matthew sympa avec qui que ce soit, y compris son frangin. D’ailleurs, Ricky doit bien le savoir pour "menacer" d’aller le chercher, que son frère est un pitbull sociopathe.  "Attention ou je lâche le fauve! ". J’imagine la tronche de Matthew s'il va vraiment lui demander de l'aide… en fait, non je préfère ne pas imaginer… mais à mon avis on va s’en prendre autant dans la gueule l’un que l’autre.  

Malgré mon inconfort et la sensation que Ricky se fout pas mal de ma tronche, c’est avec un peu d’humour que je lui balance :

« Bon Ok, je suis désolé de t’avoir réveillé, j’avais cru voir un mordu et j’ai voulu intervenir... mais du coup, bah… j’ai loupé le cordon dans mon élan et puis… fausse alerte… en même temps c’est quand même vachement dangereux votre machin… y’a bien un bon centimètre sans truc rouge vif… p’être même deux si on regarde bien… Bref, du coup… si tu veux retrouver ta « nana » dans ton « hôtel » plus rapidement, à ta place je filerai un coup de main, parce que sinon, à moins que je ne sois Mister Fantastique, j’ai peur que tu ne sois sacrément en retard à ton « rencard » et encore… si tu as un plan pour que je puisse essayer de remonter ta tente… sans ça, c’est carrément mort mec. Après, je ne suis pas sûr que ton frangin sera ravi que tu viennes lui demander de quitter son poste pour venir ramasser un truc qui est juste devant ton nez… Au passage, l’actrice ? C’était qui ? »

Si ça se trouve il a des gouts de merde et je l’ai sauvé d’un mauvais plan…

A ma question sur l’équipe, et son aveu d’être supporter… J’ai beau savoir que je devrais me réjouir de trouver quelqu’un comme lui ici, même si c’est le frère d’un psychopathe en puissance, je reste sur mes gardes. Avec un peu de poisse, du genre de celle qui fait que je suis le cul au sol a tenir un putain de cordon, il soutient une équipe de chiotte, voir pire, il est fan des Texas Rangers… ces boulets qui nous ont défoncés d’entrée de jeu aux championnats à cause de cette merde d’alcool au venin de crotale. Eux, je ne veux même plus en entendre parler!!  

*En même temps s’il lance des cannettes sur le terrain… c’est, à tous les coups, un des mecs finis au pipi du Texas qui soutient son équipe.*

Malgré mes réflexions, j'écoute la suite de sa réponse. Je ne sais pas dire quoi, mais il y a un truc qui cloche dans son explication de "pourquoi il n’est pas rentré dans une équipe de baseball"… à moins que ça ne soit ces mouvements de mains bizarres…ou le fait qu'il tienne mal sa batte et qu’il ait dit que personne ne pouvait le supporter il y a quelques minutes…

* T’as pas l’impression de te voir dans un miroir et de t’entendre… ? Non ? Parce que moi j’ai vraiment deux fois plus envie de dire que l’humanité est perdue depuis qu’il te parle et que tu lui réponds.*

En tout cas, je me sens obligé de lui répondre:  

« Ouai un peu comme moi quoi… sauf que le coach ne m’a pas laissé le choix tellement je suis doué et que le baseball c’est vachement pratique pour les Pompoms, les soirées confréries, l’intégration dans une super fac, les filles faciles, les teufs de oufs... et tout le reste. Par contre c’est sûr qu’après ça, ça laisses moins de temps, du coup je fais moins de courses de moto et j’ai dû arrêter le jujitsu… même si j’ai gardé de bonnes bases !! Tu sais que j’ai éclaté la tronche d’un chef bandit taillé comme une armoire à glace à mains nues avant d’arriver ici ? Au fait… tu étais fan de quelle équipe… ? Tu ne m’as pas dit si tu étais mort toi aussi ? T’es de Chicago ?»

*Oh putain !! Si vous commencez à jouer à qui a la plus longue je te jure que je vomis… je ne sais pas encore comment, mais je le fais !!!*


En même temps je ne mens "presque pas", j’ai carrément, enfin j’avais carrément, moins de temps pour jouer à la console, et Doug avait pas mal de simulateurs de plein de trucs….

Doug… De penser à mon meilleur pote me rappelle à la réalité et tout à coup… et je n’ai plus vraiment le cœur a me vanter de quoique ce soit, de toute façon, ce que l'on a pu être avant... est ce que ça a encore de l'importance aujourd'hui? C'est avec un petite voix un peu brisée que je reviens au sujet principal:

«  dis… tu veux bien m’aider du coup ? Parce que là, j’ai vraiment mal au cul dans cette position et en plus je crève de soif… »

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 2 Mar - 1:59
Ricky, resté dans sa posture, t'écoute du début à la fin avant de hocher la tête avec un sourire enjoué.

« Chouette, quelqu'un qui aime bien parler aussi ! Ça change de tous ces coincés qui sont là à la jouer dépressifs ou hyper-sérieux. Je dis pas que c'est des nazes, ils font ce qu'ils peuvent, il se passe des choses vraiment dingues, mais bon un peu de bonne humeur ça tue pas non ?

Bon cacahuète, ça te dérange pas que je t'appelle cacahuète ? C'est un surnom que je t'ai trouvé, tu peux m'en donner un aussi si tu veux, j'aime bien les surnoms. Tu connais la chanson ? Il était, un petit homme, pirouette cacahuète, il était, un petit homme, qui s'est cassééé le bout du nez, qui s'est cassé le-bout-du-nez... »


Il se mit à rire, prêtant tout de même soin à ne pas faire de barouf, amusé par sa petite chanson enfantine qui relevait le fait que tu étais arrivé le nez ensanglanté, d'ailleurs tu n'étais certainement toujours pas beau à voir.

« J'aurais pu t'appeler petit homme, mais c'était pas marrant et trop long, alors j'ai pris cacahuète. Avoues, c'est drôle. »

Il passa une nouvelle fois d'une jambe à l'autre en se montrant quelque peu agité, finissant par regarder derrière lui vers la caravane qui était à peine perceptible pour lui, invisible pour toi derrière la tente qui la cachait, puis se pencha pour observer vers le feu de camp sur sa gauche, et revint enfin à toi pour marquer un temps de réflexion avant de hausser les épaules et ramener son bras tenant la batte le long de son corps nonchalamment.

« Je disais : bon cacahuète, ok, je t'aide, mais tu fous plus ma tente en l'air d'accord ? Si tu veux démonter des tentes, t'auras qu'à le faire avec d'autres. »

Il se dirigea de l'autre coté de la tente, vers le piquet qui jonchait le sol de terre et se pencha pour le ramasser, revenant sans se presser, le plus tranquillement du monde pour te tendre l'objet.

« Voilà, t'as du te faire sacrément mal au pied pour sortir un piquet planté dans le sol. Et pour tes questions, l'actrice, c'était Jade Laroche, une sacrée coch... jolie fille. Une vieille actrice X française des années 2010, j'adore ses vidéos ! Enfin je les adorais. Cela dit... il se penche un peu plus vers toi et parle à voix basse, comme si il risquait d'être surpris à tout moment. J'aimerais bien me faire dorloter par Elizabeth, ou la nana qui est venue avec toi, sacrées bombes tu trouves pas ? J'espère que ta copine va mieux d'ailleurs, c'était moche de la voir dans cet état. Et non, moi je suis pas mort. En fait ni moi, ni mon frère, Calvin ou Clark, ça doit faire bizarre de revenir à la vie au milieu de nulle part. »

Il se redressa et haussa une nouvelle fois les épaules. Ses paroles semblaient sincères et en dépit son attitude de jeune adulte relâché, avait montré une vrai compassion pour l'état de Melody, ce qui démontrait qu'il n'en était pas moins un garçon gentil. Il fit un léger mouvement de tête de droite à gauche pour signifier qu'il n'était pas convaincu.

« Laisses quand même tomber pour ma soirée à l'hôtel. De toute façon c'était qu'un rêve, j'en ai eu déjà des centaines dans le genre et j'en aurais encore d'autres. Si tu veux mon avis, c'est pas demain que je trouverais une copine au milieu de l'apocalypse, à moins qu'Ivy soit pas farouche... tu crois que je pourrais lui plaire ? Sinon raconte, ta petite baston dans la forêt, c'est sérieux ? Matthew m'a dit que vous aviez revu Jennifer là-bas et qu'elle lui avait raconté votre attaque par ces salauds. Comment t'as fait pour te farcir le type ? T'as un genre de super-pouvoir toi aussi ou t'es un espèce de ninja qui fait du kung fu ? Et heu... dis moi, t'es mort comment toi ? »

A ses derniers mots, il révélait qu'il te fixait sans s'en rendre compte, très curieux de ta réponse et en même temps, il avait prit un peu plus de pincettes dans le ton à te poser sa question sur ta mort, craignant sans doute de te froisser sans pouvoir s'être empêché de la poser.

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Lun 2 Mar - 17:20
Je ne connais pas cet hymne et je me demande bien quelle équipe peut avoir une chanson qui fait l’apologie d’un nez pété et de petits hommes… à part les Texas rangers… je ne vois pas qui serait assez fini au pipi pour accepter ce genre de chanson.

*Tu veux que je te rappelle les paroles de l’hymne des Black Bears ? *

Ricky ne semble pas pressé du tout de me filer ce putain de morceau de métal de merde et entre ma soif et ce connard de cailloux pointu qui trouve mon postérieur très a son gout… je commence à vraiment en avoir marre d’être au sol. Alors, cacahuète, crevette, beefsteak, au  point où j’en suis…

« Ouai… si tu veux, vas pour cacahuète… mais du coup, toi ça sera noisette ! »

*Sans déconner ? Noisette et cacahuète ? On a dépassé le fond de la connerie là *

Ne me demandez pas pourquoi noisette. C’est juste qu’à l’apéro j’aime bien les deux, alors quitte à me taper un surnom apéritif de merde, autant que Ricky écope aussi de la même pénitence. Et puis avec sa façon de ne pas arrêter de bouger la tête et de passer d’un pied à l’autre, il me fait vraiment penser à un écureuil. Noisette, donc, lance un énième regard vers là où son frangin doit se trouver. A tous les coups, lui aussi, il a la trouille de le voir se ramener ici.

« Y’a un souci ? t’as peur que ton frangin vienne nous botter les fesses à tous les deux parce que toi aussi t’es interdit de sortie ? »

Il se décide, enfin, à aller me chercher la sardine ! J’en pleurerais bien de joie à l’idée de bientôt pouvoir bouger et aller boire. C’est avec un gros soupir de soulagement que j’accueille le fameux piquet et me met au travail pour bloquer le filin. C’est pas hyper évident…  surtout quand on a jamais fait de camping de sa vie.

Quand il me parle de ses gouts en matière de filles je suis obligé de m’arrêter sans pouvoir cacher une grimace gêné en entendant ses gouts en matière de filles. J’essaye de en pas le couper en lui faisant remarquer qu’il aime les vieilles et que ça, c’est carrément zarbe… Son actrice ne devait déjà plus passer sur U YouPorn à sa naissance et puis, les françaises sont hyper velues, c’est connu ça!! Ensuite, la liste des filles qu’il me donne… je ne connais que Melody, qui n’a pas vraiment notre âge. Peut-être que Ricky est le genre de mec qui va avec les petites vieilles, une victime de couguars... le pauvre !

*Visiblement il a la même image que toi puisqu’il a l’air de penser que Melody est ta copine.*

Hein ? Quoi ? Mais non !!! Il est fou lui !

Bon en tout cas il a l’air d’être vraiment inquiet pour elle. Moi aussi j’ai carrément eu peur dans la forêt. Je la pensais même mourante, mais visiblement, le toubib, il gère !

Ricky la noisette, connait, visiblement, les mêmes préoccupations que moi et est aussi curieux. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai la conviction qu'on va vraiment bien s'entendre lui et moi.

* Deux fois le même modèle !! Et on s’étonne que ça soit la fin du monde….*

Quand il évoque des supers pouvoirs dans le camp, je suis presque à trépigner à cette idée. Ça serait génial d’avoir Capitain American, Hulk, Thor, Arrow and co avec nous pour tuer des méchants et du zombie. L’idée m’emballe carrément mais en me disant que Matthew est peut être œil de faucon en vrai, je suis tout suite moins enthousiaste…

En même temps que je prend la parole, je reprends le « travail » triturant le bout de métal pour le planter solidement dans le sol.

« C’est qui Ivy ? C’est la nana que tu kiffes ici ? Faudrait que tu me la montres. Tu veux que je t’aide à serrer ? Par contre, je te calme tout de suite pour Melody, c’est pas ma meuf !! Oula non !! T’as pas dû faire gaffe, mais, même si, ok, elle a de gros roploplos, c’est une vieille !!! A moins que t’aimes ça… mais là… c’est un peu trop zarbe pour moi. Et puis, à ta place, je lâcherais l’affaire tout de suite : elle est le genre de nana à aimer les bijoux et à couter une couille à son mec à mon avis. Sans parler qu’elle a un côté GI Jane avec un gros gun pas super logique. Tu sais qu’elle a été allumer des violeurs ? Je te jure !! J’ai vraiment cru qu’elle allait y passer… en tout cas, t’inquiètes pas pour elle, je me suis fait dégagé de la tente par le doc qui est en train de la soigner, c’est un bon le toubib Jones. »

Je lui adresse un sourire confiant en évoquant le vieux docteur poilu avant d’enchainer :

« Dis, quand tu parles de Jennifer, c’est Jenny ? Une petite blonde qui parle avec ses mains ?  Tu la connais ? Par hasard,., ton frère il ne t’a pas dit qu’il avait un message à me transmettre de sa part ? t’es pas au courant ? Histoire que je n’aille pas déranger ton frangin pour rien… et tu sais ou elle est là? Parce que j'ai un peu peur qu'elle soit dans le merdier... Quant à Robin des bois, je lui ai juste défoncé sa gueule !! Mais pas assez parce qu’il s’est relevé après… enfin, je crois…»

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et enchaine avec ZE question :

« Quand tu dis « super-pouvoirs toi aussi » tu veux dire…qu’il y a des gens ici… des … "comme dans les Marvels" ? C’est ça ?»

A force de triturer le piquet, j'ai enfin réussi à le bloquer suffisamment dans le sol pour qu'il puisse tenir quand j'enroule le cordon. Je me sens étonnamment fier d'avoir réalisé ce miracle avec "presque pas d'aide". Tout content je vais lui tendre la main pour qu'il m'aide à me relever quand il lâche, avec un sérieux de vieux :

« Et heu... dis-moi, t'es mort comment toi ? »

Je reste le cul au sol, oubliant ma soif, le caillou sadique, le froid matinal de la terre, ma main à moitié levée, en le regardant dans les yeux pour essayer de trouver la réponse à cette question que je me pose moi-même.

« Tires pas cette tête, c’est pas comme s’il y avait mort d’homme pour de bon. »

*Pathétique*

Ma blague me plait bien malgré le tragique de la situation.

« Sans rire, j’en sais rien, pour moi je ne suis pas mort… j’ai … après l’accident de bus j’allais bien, enfin je pense… c’était vraiment le bordel, entre le coach qui n’arrêtait pas de gueuler des ordres à la con, ceux qui était blessés… et … bah et Will qui a tenté de bouffer le chauffeur. J’imagine que c’est parce qu’il m’a mordu… mais crois-moi que j’ai couru et que j’étais bien vivant en quittant le car et en évitant  les… "types"… c'est longtemps après que je me suis évanoui... enfin... de ce que je me souviens... c'est pas clair... sans parler des cauchemars à la con après. Mais, bon, j’ai quand même eu du bol, Jenny m’a ramassé ensuite, j’imagine qu’il y’a certainement pire comme réveil…. »


Je suis obligé de faire une pause en repensant à la scène, aux, potes, au coach…. je me rends compte que je ne connais pas Ricky et qua ce serait mieux que je m’arrête là, mais je ne peux m’empêcher de continuer un peu tristement et en baissant les yeux:

« En fait… le pire… c’est plus de ne pas savoir ce que sont devenus les autres et de me dire qu’ils sont peut-être morts, qu’ils ont peut-être attendu que je revienne avec des secours en vain… Avec un peu de bol ils se sont peut être réveillés aussi… mais s’ils sont tombés sur des sales types comme Robin… Et puis… mon meilleur pote, s’il est vivant, il doit grave m’en vouloir de m’être cassé du Maine sans prévenir…si ca se trouve, je ne pourrais peut être jamais lui dire à quel point je regrette de l’avoir laissé en plan… »


*Et c’est qui qui va nous refaire sa pisseuse ? Devant son nouveau BFF en prime !! C'te honte!!*

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 3 Mar - 22:55
Ricky leva une main et tenta de calmer la situation au premier abord.

« Wow wow wow, doucement, tu poses trop de questions j'arrive plus à te suivre. Et pourtant de ce coté je suis plutôt bien calé. »

Prenant un instant de réflexion afin de remettre les choses dans l'ordre, secouant légèrement la tête, il finit par revenir à toi en posant le coté frappe de la batte au sol sans la lâcher, s'appuyant dessus en se cambrant quelque peu avec l'air d'un adolescent se tenant mollement sur un dossier de chaise au milieu d'un cours.

« Ok heu... donc noisette. Ça d'accord, c'est de bonne guerre même si je pige pas la référence hormis que c'est un bidule qui se croque comme cacahuète, un arachide voilà. C'est bien un arachide non ?

Ensuite, mon frangin, alors, non, j'ai pas peur qu'il me botte les fesses. Il l'a jamais fait, il s'occupe bien de moi et il est du genre à me protéger. Bon, il m'a déjà secoué les puces quand je faisais des conneries mais c'est un bon frangin, il fait attention aux détails et il s'occupe de moi, quand j'ai besoin de lui, il est toujours là.  »


Il se mit à pousser sa réflexion en faisant des gestes de tête et en marmonnant sans que le moindre son ne sorte de sa bouche, fixant un point vague avant de lever brièvement une main pour aiguiller sa reprise de parole en te lançant avec un air semi-enthousiaste.

« Ouais, Ivy. Bah... je ne sais pas, la drague c'est pas trop mon truc. J'ai menti en fait, je suis plutôt timide avec les filles, j'ai du mal à leur parler, elles me font trop d'effet. Après Ivy je ne sais pas, elle est quand même vachement bourrue, tu verrais comment elle m'a envoyé balader, la misère.

Et je suis désolé pour toi et ton équipe, ça a pas du être de la tarte de se retrouver dans tout ce pétrin. J'ai perdu quelqu'un aussi, ma petite soeur. Elle, enfin... »


Il se mit à dodeliner un peu tristement de la tête en marquant une pause, ayant eu du mal sur le coup à dire les choses qu'il avait pourtant bien en tête.

« Elle s'est faite enlevée, par des salopards, un peu comme ceux que vous avez rencontré dans la forêt, sauf qu'ils étaient plus nombreux et qu'ils nous ont même pas parlé quand ils nous ont attaqué. C'était loin d'ici, Matthew était parti chasser, on pensait que c'était une bonne planque et... j'ai... j'ai couru dans la forêt pour le prévenir quand ils ont prit ma petite soeur. Je suis tombé nez à nez avec un de ces décérébrés, il m'aurait bouffé si mon frère m'avait pas tiré de là. Après il m'a emmené vers une autre maison dans la forêt, il m'a dit de rester caché et il est reparti chercher notre soeur.

Quand il est revenu, il était couvert de sang et elle... elle... »


Il eu de plus en plus de mal à poursuivre, observant le sol en se balançant légèrement sur sa batte, la peine apparente sur son visage laissait maintenant transparaître un autre sentiment qui n'était pas compliqué à déchiffrer, la honte.

« Elle était dans ses bras, partie. Après son enterrement, ça a plus été pareil. J'ai été malheureux pendant un bon moment mais ça a été pire pour Matthew, ça l'a bousillé. C'était notre petite soeur, tu vois ? Matt c'était comme son père, c'est lui qui nous a élevé ma soeur et moi quand on était petits, on avait pas de parents et on était à la rue du coup bah, c'est Matt qui galérait pour nous ramener à manger, nous réchauffer, nous abriter. Je me souviens la fois où il a démoli un sans-abri qui voulait toucher ma petite soeur, la raclée qu'il lui a mit, et il avait que quinze ans !

Il est pas méchant Matt, c'était un militaire tu sais ? Engagé dès qu'il a été en âge. Un sniper, ouep, il faisait partie de l'élite de l'élite, un vrai héros. On le voyait pas souvent durant des années mais il prenait soin de nous, grâce à son boulot on a pu avoir notre propre maison, avec une super-nounou, nos propres affaires et j'avais même un super scooter ! On a été à l'école tout ça... bref. Ce genre de merde comme ce qu'il se passe aujourd'hui, mon frère sait les gérer, mais après la mort de notre soeur, il s'est renfermé et puis, il est devenu amer. Son coeur s'est transformé en pierre, tu vois le genre ? Je sais qu'au fond le grand frère marrant qui nous emmenait au parc d'attractions et nous faisait de bonnes crêpes existe encore, mais il l'a laissé à l'endroit où il a trouvé... »


Il se mit à sourire doucement et bien vite, une moue prit le dessous, continuant à se balancer inconsciemment pour contenir le mal être qui s'était dévoilé malgré lui. Il leva les yeux vers Harvey et ajoutait à mi-voix.

« Il croit que c'est sa faute ce qui lui est arrivé. Mais c'est moi qui l'ai laissé, je l'ai pas protégé comme il l'aurait fait. Je suis qu'un pauvre mec. »

Une larme naquit au coin de son oeil et il vint furtivement - bien qu'il était clairement visible, l'essuyer d'un revers de main. L'instant d'après il se mit à rire avec une expression de ridicule, à l'égard de lui-même.

« Regardes-le l'autre se mettre à chialer comme un gamin. Désolé, tu m'as posé d'autres questions mais j'ai oublié, je suis du genre à trop parler moi aussi, c'est pour ça qu'Ivy m'a envoyé boulet. »

Harvey O'Brian

Anonymous
Invité
Jeu 5 Mar - 12:56
*Pitié… il ne va pas s’y mettre lui non plus !! Les chialeuses anonymes ça doit être ici !! Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de sa vie bordel de merde ! Demandes lui de l'eau et casses toi vite!!!*


Plus il parle, plus je me rends compte que je ferais bien de ne pas trop regarder mon nombril. Je me sens même un peu minable devant la détresse de Ricky. Je suis sincèrement triste pour lui, il a carrément dû en baver… ma mère dit que les gens qui vivent dans la rue, ce ne sont que des fainéants qui l’ont décidé…. Et qu’il faudrait les euthanasier…  Mais… je vois mal comment des enfants peuvent décider de se retrouver dans ce genre de situation… ensuite… merde… c’est vraiment trop moche.

J’aimerais bien lui dire un truc inspiré ou faire quelque chose pour lui remonter le moral mais je ne sais pas trop comment m’y prendre… enfin, si je saurais si c’était Doug, sauf que c’est Ricky, un type qui en a sacrement bavé et que je connais à peine. Il a déjà eu du bol de s’en sortir. Même si je n’ai pas de petite sœur, et que, connaissant Lindsay, où qu’elle soit, je m’inquiéterais plus pour les zombies qu’elle, j’imagine bien l’horreur que ça doit être de se sentir impuissant et de ne pas pouvoir défendre ceux auxquels on tient.

Putain je sais ce que j’aimerais lui dire, mais je me rends compte que non seulement je n’y arrive pas, mais qu’en plus à sa place, on pourrait me dire tout et n’importe quoi, ça ne m’aiderait pas à me sentir mieux.  

Je fais un effort surhumain pour me relever, sans aide du coup. Ma tête douloureuse se rappelle assez rapidement à mon bon souvenir et mes muscles me font l’effet de vieux morceaux de métal rouillés qui coincent quand je veux les déplier. Je me redresse donc avec une certaine raideur et pas mal de maladresses, mais je quitte, avec soulagement, le mesquin petit caillou pointu qui s’était logé dans mon postérieur.

Spontanément, j’esquisse un geste vers lui, comme pour le prendre dans mes bras, comme je l’aurais fait pour Doug, mais je m’arrête, gêné… Ca ne fait pas un peu gay avec un mec que je connais depuis quelques minutes?

* Même avec un mec que tu connais depuis ton enfance, ça fait gay !*


Du coup je modifie la trajectoire de mon mouvement et finis avec la main derrière la tête comme si je voulais me gratter la nuque, avec certainement un air un peu con. J’essaye de sourire pour mieux faire passer l’aveu que je m’apprête à lui faire, mais ce n’est pas simple après ce qu’il vient de me dire :

« Tu sais… y’a quelques minutes, j’ai tellement chialé que j’ai fait une crise de panique et j’ai même failli m’étouffer… alors… tu vois… y’a pire pour le coté gamin… je pense que la barre est haute pour que tu fasses plus naze que moi… surtout que je ne vois pas ce que t’aurais pu faire sans déconner… même avec des flingues et seulement trois types, t’as vu comment ils nous ont défoncés ?  Je ne sais même pas encore comment on s’en est tiré alors qu’on était quatre. Alors toi tout seul… Sans rire ? Tu voulais faire quoi ? A part te faire chopper aussi et que ton frangin se retrouve vraiment complétement seul… »

*Rappelles moi de jamais de te demander si un jour j’ai besoin de soutien moral, t’es aussi pourri pour ça que pour le reste…*


Je donnerais cher pour être un de ses héros de film qui sait bien manier les mots et redonner de l’espoir aux gens. Avec ma gorge sèche qui me lance après ma crise de tout à l’heure, j’essaye pourtant de faire au mieux avec mes petits moyens :

« Et puis… si un boulet comme moi est "revenu d'entre les morts", y’a de grandes chances que, dans quelques temps, on retrouve ta sœur, crois-moi, sinon c’est que les théories de sélections naturelles à deux balles et tout le tralala qui va avec, c’était vraiment que pour me plomber la moyenne… »

Même si je crève de soif et que cela donne un espèce de tiraillement peu agréable quand je parle, je tente une diversion plus optimiste avec un élan d'enthousiasme du genre de celui de la dernière réunion d'équipe quand le match est déjà raté mais qu'on va quand même essayé de se motiver pour sauver les meubles.  

« Au fait, moi, je ne trouve pas que tu parles trop!! D'ailleurs, si tu m'en disais un peu plus sur cette fameuse Ivy et sur les supers héros du camps ? Qu’on établisse un plan d’actions pour qu’elle craque sur toi et pour nous entrainer avec les mecs de the SHIELD afin de devenir des Rambo nous aussi. Comme ça, la prochaine fois qu’on croise des connards, on se fait un putain de binôme pour les exploser !  »

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 7 Mar - 14:34
Ricky se mit à rire, amusé par tes premières paroles. Bien qu'il paraissait toujours affecté parce qu'il venait de te confier, à toi qu'il connaissait à peine, cela ne l'empêchait pas non pas de faire abstraction et visiblement de se reprendre. Etait-il solide mentalement ou était-il plutôt du genre à renier la réalité ? Quoi qu'il en soit, il demeura appuyé sur sa batte et se contenta d'une main pour venir se gratter aux coins des yeux, les effets de son réveil subit pas totalement passés.

« Je te prends au mot mec, qui sait, je ferais peut être mieux que toi. Après pour ces gars, franchement même si ils avaient été que trois, ou deux, j'aurais pas fait mieux. Vous au moins dans la forêt, vous vous êtes défendu. Bon, vous avez failli crever mais quand même... je sais pas trop. Si je devais être de nouveau dans cette situation, je sais pas vraiment si je choisirais de crever ou de frôler le cercueil en me défendant, quitte à me faire allumer, ou si je me tirerais pour sauver ma peau.

Je te dirais bien que je jouerais les héros mais honnêtement, plus j'y pense plus je crois que c'est pas la solution que je choisirais, pour ma propre vie. Si je pouvais revenir en arrière pour avoir une seconde chance avec ma soeur, je crois que je la défendrais et que je me ferais buter. Et du coup, j'aurais jamais pu prévenir mon frère et il se serait retrouvé tout seul. J'aimerais bien dire que je foncerais dans le tas, mais jouer les héros, c'est facile dans les films, là tu sais que t'as forcément des pouvoirs ou un truc qui fait que tu vas t'en sortir parce que t'es le héros. Alors que dans la réalité bah... jouer les héros ça craint quand t'es pas un Matthew. »


Il se redressa et ramassa sa batte du sol pour la replacer sur son épaule. Son regard se fixa sur toi un instant avant de se jeter sur le coté et il plissa les lèvres, peu convaincu par la perspective de revoir sa chère petite soeur même si il ne demandait sans doute que ça.

« J'aimerais bien qu'elle aussi elle se réveille un jour, quelque part dans le coin, et qu'on la récupère. J'aimerais bien je te jure, mais j'y crois pas trop. Je suis pas le plus intelligent, cela dit je peux quand même me rendre compte que parfois, ça peut pas le faire. Tu sais la sélection naturelle, c'est pas un truc auquel je crois. Il y a trop de choses qui se passent, des trucs qui auraient pas du se passer tu vois ? Alors la théorie d'une espèce de Force qui manigance tout ça... non, c'est sûrement que des conneries. »

Il gonfla les joues brièvement et soupira en haussant les épaules, puis reprit.

« Je connais pas trop les autres, j'ai essayé de leur parler mais c'est pas toujours simple, et puis avec des Ivy qui t'envoient balader, ça l'est encore moins. J'imagine qu'ils ont tous un genre de pouvoir, après tu sais, ça peut être tout et n'importe quoi ou rien du tout. C'est un vrai bordel cette histoire de résurrection, on vous a même pas laissé un manuel pour savoir comment vous démerder. Pour l'instant, à voir. Tout ce que je sais c'est que James, l'un des gars avec qui on est revenu dans le semi-remorque a sauvé Calvin, il doit avoir un pouvoir de guérison ou un truc du genre, c'est la classe.

Et pour Ivy laisse tomber, j'ai pas envie d'être lourdingue, si elle veut pas causer vaut mieux que je la laisse tranquille. Quand elle voudra parler, elle le fera. On m'a toujours dit : pour plaire, faut rester soi-même, et vu que je sais pas draguer, bah je reste moi-même dans ce que je sais faire, donc ce que je sais pas faire, je le fais pas, tu me suis ? En plus si Matthew se rend compte que je harcèle une nana il risque de vraiment me mettre une trempe ce coup-ci. Par contre pour l'entraînement et le binôme, je veux bien ! J'aimerais bien pouvoir péter la gueule à des bandits si on retombait dessus. Faudrait que je vois avec Matthew, il m'a déjà appris à utiliser un pistolet, un peu, et ça. »


Il indiqua sa batte d'un signe de tête. A l'entendre parler de Matthew régulièrement, il avait réellement le profil d'un petit frère admiratif de son grand frère, qui craignait autant que respectait son aîné dans le but de suivre ses pas plutôt que de s'y confronter.

« Sinon, t'avais d'autres questions que j'ai zappé un peu avant, tu me les reposes ? »
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