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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, B , EXP] Exploration du secteur B - 01/01/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 17:15
La porte qu'il avait ouverte, au fond il aurait voulu la garder fermée pour ne pas à faire subir son manque de détermination à une femme qu'il voulait pourtant soutenir et protéger. Mais il n'avait pas donné d'autre choix, paradoxalement, parce qu'il n'y en avait pas tellement. Une fois la porte ouverte, il recula et patienta le son hurleur et décisif du canon qui mettrait fin aux jours de cette créature rampante. Il n'eut pas à attendre longtemps en revanche : il ne viendrait pas, la créature avait un casque sur la tête.

Il ne l'avait pas vu, comment ? Evidemment, était il bête, il ne s'était pas tellement approché et l'encadré du hublot n'avait pas dévoilé toute la constitution de la créature. On aurait dit un signe du destin, qui lui annonçait qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement et que son retrait devrait se payer. Il voulu se ressaisir, mais Elizabeth l'anticipa en prenant une décision qu'il regrettait amèrement avant même que ce ne soit appliqué. Il aurait souhaité protester, prendre sa place, lui dire que c'était dangereux, c'est ce qu'il aurait du faire...
Mais après ses mots fatalistes, et imposant l'épreuve, il n'avait pas le droit. Maintenant, puisqu'il avait prit du retrait, il devait se taire, c'était tout, c'était simple. Ce fut Ivy, revenant au groupe qui prit la parole. Sortant de sa stase, James tourna le regard vers elle et l'écouta. Là encore, que pouvait il dire ? Pas grand chose. A ce moment là, la sensation d'être un poids pour le groupe le prit au coeur et sa détermination qu'il avait tenté de reconstituée après sa prise de conscience, vouloir se forcer à continuer et à prendre les devants, tout était retombé d'un coup.

Observant durant quelques instants Elizabeth reculer, suivi tel un animal à apprivoiser encore trop jeune, par le rôdeur, il demeura là, inutile. Le sourire d'Ivy l'interpella, et il voulu y répondre instinctivement mais seul un mince étirement très peu crédible s'afficha. Il soupira faiblement, pour lui-même, et se retourna vers la porte qu'il avait ouverte pendant qu'Ivy s'intéressait à l'avant. Il approcha doucement et passa quelque peu à la tête à l'intérieur pour vérifier la disposition, ne tardant pas à son tour par être prit des relents d'odeur nauséabonds, plus pestilentiel que le terme ne voulait bien le traduire, ce qui força le médecin a tourner la tête en reculant d'un pas pour échapper à ce goût de mort que l'on lui lançait en plein visage.
Il n'imaginait pas ce qui avait bien pu avoir lieu à l'intérieur, et à vrai dire il ne voulait pas l'imaginer tant cela avait du être douloureux. Y avait il eu d'autres morts ? S'étaient ils entre-déchirés les uns les autres, pris par l'infection ? James posa la main sur son visage pour se protéger des effluves morbides, cachant bouche et nez avant de repasser la tête et observer le contenu qu'Ivy ne tardait pas à venir inspecter à son tour, elle n'avait pas du trouver quoi que ce soit d'intéressant à l'avant et il ne trouva pas judicieux de tenter de lui poser la question. Surtout que cela lui demanderait d'ouvrir les narines, et il n'était pas pressé.

Laissant soin à Ivy d'inspecter le plus gros, il vit sur le coté, non loin de l'entrée, un tas de sacs plastiques et de valises, dont un sac de voyage en piteux état, déchiré par endroits. Il aurait pu l'ignorer, si des tiges métalliques sortant par des trous en grille n'avaient pas attiré son attention. Commençant à manquer d'air, lui qui n'était pas très endurant sur ce plan là, il se pencha en posant un genou à l'intérieur et attrapa le sac pour le tirer vers lui, devant s'y reprendre à deux fois pour l'arracher parmi les autres bagages qui encombraient. Le sac fini par sortir et le médecin recula plus vite que prévu sous l'impulsion, se retrouvant rapidement à l'extérieur avec le sac qui frottait le bord de l'arche de la porte pour tomber sur le sol de béton dans un bruit d'amas métallique.
Il relâcha sa main et prit une bonne respiration, observant ce semblant de butin qu'il avait sous les yeux. Il se pencha en posant les genoux au sol et s'empressa d'ouvrir la fermeture éclaire du sac. Le contenu se révélait à lui : des objets métalliques, semblables à des outils bons pour la maintenance ou la réparation. Il n'aurait su dire davantage ce que c'était, lui qui n'y connaissait pas grand chose à l'ingénierie quand cela allait plus loin que des meubles de maison en kit à monter soi-même. Cependant, il y avait bien une chose qu'il reconnaissait : une antenne. Il eut un vrai soulagement à la découverte de cet objet et un "bingo" intérieur, d'être tombé du premier coup dessus. Faute d'avoir de la nourriture sous les yeux, il s'était souvenu que le campement avait une radio, mais qu'aucune antenne n'était installée pour améliorer son utilité, Matthew en avait d'ailleurs parlé un peu après leur arrivée.

Il vint dégager l'antenne emprisonnée au milieu d'autres bardas et outils quelconques, avant de l'extraire en l'inspectant très brièvement. Il ne pouvait pas vraiment dire qu'elle fonctionnerait, mais après tout il n'y avait rien de compliqué pour une antenne non ? Il verrait de toute façon assez vite ce que cela donnerait avec Clark. La voix d'Ivy lui parvint, ce qui fit relever la tête de James qui lui montrait sa trouvaille depuis l'extérieur.

« J'ai trouvé une antenne, ça doit être l'antenne de spare pour la radio de l'avion. Je ne sais pas trop si elle est en état, mais ça devrait s'adapter à la radio du camp. Ça fera déjà quelque chose d'utile, et toi ? »

Se satisfaisant déjà de cela, il revint au sac et d'une main, essaya de trifouiller à l'intérieur des fois qu'autre chose pouvait être intéressant. Rien de bien extraordinaire à première vu, ou qui attirait son attention. Déposant alors l'antenne au sol, et tira le sac pour le coucher de coté et regardait les poches extérieures : des tissus, des embouts et... un talkie-walkie ! Niché dans une poche, bien à l'abri, celui-ci devait servir d'outil de communication de secours également. Cette fois, le butin semblait moins risible.

« J'ai un talkie-walkie ici. »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 18:53
Son regard brun se braqua dans les noisettes de la jeune femme tandis qu'elle affirmait ses pensées vis à vis de ce qu'elle escomptait faire. Elle ne lui en voulait pas, c'était une idée de merde, mais c'était la seule qui lui paraissait logique. Elle inspira profondément en reculant à nouveau de plusieurs pas tandis que le zombie femelle s'obstinait inlassablement à gratouiller ses chevilles. C'était moins pire qu'une grosse et vilaine araignée qui courrait dans notre direction et qui menaçait à tout instant de grimper sous l'ourlet de notre pantalon pour poser ses pattes velues et ses deux mandibules dégueulasses, non ? Le dégénéré là, il rampait lentement. Ses gestes étaient prévisible, il ne pouvait pas se mettre à esquiver ou s'enfouir sous un meuble...

Un soupir. Elle gardait son arme pointée sur la tête casquée tandis qu'une série de râle émergeait de sa mâchoire partiellement déchirée. En y regardant bien d'ailleurs, il n'y avait plus que trois doigts à la main gauche, et le pied gauche manquait également à l'appel, ses tibias étaient apparent, et un morceau de sa hanche avait littéralement disparu . Un court instant, elle se demanda ce qui avait conduit la malheureuse à cet état. Dévorée ? A moins que la décomposition du corps de ces morts ambulants leur faisait perdre à un instant ou à un autre, quelques morceaux ? Si elle avait été elle même zombie une partie de sa vie avant d'être "revenue" par magie, quel aspect avait-elle pu avoir ? La tête penchant inexorablement sur le côté, n'étant plus retenu que par sa colonne vertébral ?
Un frisson la traversa de part en part. Et à nouveau, les mouvements du cadavre la poussèrent à reculer encore.

Elle jeta un bref coup d'oeil dans son dos. Les deux hangars se rapprochèrent rapidement, et le chant des morts lui parvient à nouveau, lui octroyant une nouvelle vague de peur, et de très nombreux frisson qui glacèrent son sang et hérissèrent ses poils jusqu'à ses cheveux. Aucun danger immédiat, mais cela ne signifiait pas qu'elle était totalement en sécurité.
Elle faisait attention à rester en ligne de vue de la femme morte, pour qu'elle n'ai pas l'idée - si il était possible que ces choses là puissent encore penser - de retourner vers ses camarades et les assaillirent dans le dos sans qu'ils n'aient vu quoi que ce soit arriver. D'ailleurs, en leur accordant un bref regard, elle avait constaté qu'il était tout deux monté à bord de l'avion et dans leur confiance, n'accordait plus de regard en arrière. Si elle échouait et que le zombie revenait à eux, l'un d'eux au moins succomberait à coup sûr.

Chemin faisant, continuant son petit cirque, l'arme toujours braqué aussi inutile que ce geste était, elle s'engagea dans le goulot entre les deux hangars qu'elle avait remarqué encombré de caisses diverses. Dans son esprit, elle se voyait profiter que le zombie était au sol pour l'écraser avec l'une d'entre elle, si elle ne s'avérait pas trop lourde pour sa maigre force physique. Et si elle n'y parvenait pas, elle pourrait aussi le bloquer, faire le tour, et rejoindre ses camarades sans que le moindre bruit n'ai éveillé les autres à l'intérieur de ces deux grands bâtiments.

Dans cette allée de métal, le gémissement du dégénéré rendait plus sinistre encore et ses claquements de mâchoire plus remarquable des autres bruits qui la faisait déjà tressaillir. Maintenant qu'elle s'était bien éloigné du coucou que fouillait ses deux camarades, elle pouvait se permettre de prendre un peu plus de distance. A pas rapide, elle alla éprouver le poids de la première caisse. Elle était si lourde, et si encombrante, qu'elle ne parvint pas même à la faire frémir d'un bref et succinct mouvement.
L'angoisse, la peur, elle se sentait oppressée. Les environs directs lui informèrent qu'une autre caisse, plus petite, en bois, pourrait mieux faire l'affaire. Aussi, elle incita à nouveau le zombie à la suivre, avant d'aller dans cette direction. Elle dégagea quelques bordels encombrants, dont elle ignorait même ce que cela pouvait être, et poussa à nouveau le contenant qui frotta contre une autre caisse en bois qui la soutenait. Suffisamment lourde pour provoquer un dégât lorsqu'elle tomberait de son promontoire, mais pas assez pour rester scotché sur place.
Elle resta concentré, à l'approche du zombie, son coeur palpitant, mesurant, centimètre par centimètre, le terrain que gagnait la damnée en sa direction. Et lorsqu'elle était tout proche, qu'il ne restait plus grande distance qui séparait ses chevilles des ongles acérés de la morte, alors elle mit toute son énergie et sa maigre force pour pousser le colis qu'elle lui destinait.

La caisse tressaillit, pivota, et enfin bascula... à l'instant même où des bras décharnés s'emparèrent d'elle toute entière, lui laissant échapper un cri de détresse, et tombant à la renverse, sur le dos, en accueillant presque la créature dans ses bras. Elle faisait désormais face à la mort qui claquait des dents dans sa direction tandis qu'elle se forçait à maintenir à distance le zombie à l'aide de son bras non armé en priant pour que ce mort ne cherche pas à la dépecer vivante de ses entrailles faute de pouvoir l'atteindre.
Elizabeth tremblait et gémissait à la fois de peur et d'effort, tandis qu'elle luttait en s'imaginant d'ores et déjà condamnée. Sa main droite tremblait. Elle s'obstinait à presser la détente mais rien ne surgissait, ni détonation, ni destruction de chaire. La créature sortie de nulle part, alors qu'elle était bien trop concentrée à porter son attention sur l'autre, en avait profité pour se jeter sur elle, et comptait bien manger pour le jour de l'an.

Rien. Rien ne se passait malgré l'empressement qu'elle mettait à agir sur la détente, qui restait bloqué. Jusqu'à ce que dans un éclair incroyable de lucidité, elle se souvint de la sécurité. Elle avait une peur bleue, fébrile, elle tremblait, et paniquait. Sa force s'amenuisait. Elle sentait les entrailles visqueuses et pourries se frotter contre son ventre et sur ses jambes. Son pouce fit basculer le mécanisme, son index appuya aussitôt et la déflagration lui explosa les tympans, si bien qu'elle ne se rendit qu'à peine compte qu'une marre de cervelle avait explosé sur son torse. Le corps définitivement sans vie, s'était affaissait sur elle comme un amant, alors qu'une marée de larme lui monta au gossier, choquée, définitivement.

En reprenant ses esprits, poussant le cadavre avec dégout, elle entendit l'écho de centaine de zombie et le claquement des parois de métal de toute part s'agiter. Elle venait de réveiller les morts des hangars qui se jetaient littéralement sur la tôle des murs, grattant, crissant sous leurs assauts. Mais pire encore... le zombie pilote, la rampante qu'elle avait attiré jusqu'ici, était encore vivante. Séparée en deux par la caisse qui lui était tombé sur le corps, elle avait forcé pour séparer la moitié de son tronc coincé et s'aidait de ses deux mains pour se glisser vers son inexorable repas.

Dans un soubresaut, Elizabeth sortie de sa torpeur, redressant le buste, repoussant la créature à coup de talon et finalement tirant à nouveau, vidant son chargeur. Aucune balle n'avait eut raison de la dégénérée, et le cliquetis caractéristique du chargeur vide retenti.
Un nouveau coup de pied percuta le casque de pilote, la repoussant un peu plus fort, de quoi permettre à la jeune femme de se redresser. Ses vêtements étaient couvert de sang et d'entrailles, mais elle n'y prêta aucune attention.
Qu'elle était stupide !! Elle n'avait pas besoin de paniquer de la sorte, elle pouvait simplement fuir, contourner la créature et disparaitre pour retourner vers ses camardes. Avec le raffut qu'elle avait fait, dans ce lieu confiné entouré de métal, la zone n'était plus sûre du tout. Une marée de créature viendrait à eux bientôt, il fallait qu'ils s'en aillent.

Retrouvant l'équilibre sur ses pieds, elle esquiva la dégénérée, allaitante. La caisse s'était brisée dans l'impact et avait déversé une partie de son contenu. Dans le tas, elle vit un pied de biche, et ses pensées ne firent plus qu'un tour : son pistolet déchargé, et n'ayant pas le temps de remettre des balles dans le chargeur, cette crosse métallique pourrait faire l'affaire.
Rapidement, elle s'en saisit, et couru hors de portée. Le métal continuait de tambouriner, accélérant les pas d'Elizabeth, sa nouvelle arme en main.

Elle regagna le vaste terrain de l'aéroport, trébuchant à plusieurs reprises, ensanglantée par le zombie qu'elle avait tué, en direction d'Ivy et de James.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 19:49
Je relevais la tête pour observer les trouvailles de James, tendant l'oreille afin de bien discerner ses propos, souhaitant éviter de le faire hausser le ton ou répéter ses mots. En effet, si aucun rôdeur ne se trouvait dans les parages immédiats, nous serions mal avisés de tenter le diable en nous croyant suffisamment isolés pour nous permettre de papoter sans crainte. Je hochais brièvement la tête en me présentant ses trouvailles, à la fois satisfaite de tomber sur des trucs utiles, et déçue de ne rien trouver de ce qui nous était réellement nécessaire : de la nourriture.

Je refermais la petite valise de voyage dans un bref soupir, puis passais à la suivante, encore moins grosse que la première. Une mallette d'un faux cuir usée par le temps, la chaleur, le manque d'entretien. Un attache-case qui ne me soufflait aucune belle promesse de trouvailles, et mon appréhension se révéla être juste lorsque je l'ouvris pour n'y découvrir que des dossiers, des dizains de feuilles imprimées et agrafées, contenues dans des sous-chemise kraft qui s'envolèrent paresseusement sous la mince bise qui soufflait sur le tarmac. Poussant un long soupir, j'allais m'atteler à l'ouverture et l'inspection de la troisième valise lorsque la détonation caractéristique d'un coup feu résonna en provenance des hangars. Mon cœur manqua un battement et je sentis l'épinéphrine affluer dans mes veines, inondant mon système vasculaire ; mon sang ne faisait qu'un tour alors que je me redressais presque d'un bond en projetant mon regard vers l'origine des tirs, un murmure inquiet s'échappant de mes lèvres pour ne relâcher qu'une seule et unique syllabe : “Liz'...”

Presque aussitôt, tout devint affreusement secondaire. L'antenne de James, l'idée de trouver de la bouffe ou du matériel pour le camp. Non, à mes yeux, la seule ressource d'importance que nous nous devions de ramener au campement se résumait en nos vies. D'autres détonations s'ensuivirent peu après, à une cadence effrénée. Ça tournait sérieusement au vinaigre. Je révélais à James mon inquiétude et mon désarroi face à la situation, son urgence, ce qu'elle sous-entendait probablement. Non non non non... Ça ne pouvait pas arriver. Ca ne devait pas arriver. On devait s'en sortir. On devait réussir coûte que coûte. Nous prouver que nous pouvions nous accoutumer à ce monde, à ces conditions de survie difficiles. On descendait du singe, de l'homme des cavernes, des Européens pour la grande majorité de la population... On pouvait bien faire face à ça non ? Très rapidement, je refermais le petit sac de voyage et le prenais à la main, oubliant le reste, peu importe le bordel que je pouvais laisser derrière moi en travers du taxiway. Ce ne serait pas demain la veille qu'un avion aurait la nécessité d'atterrir ici. Je laissais même sur place le petit extincteur sur le rebord du plancher de l'appareil pour contourner celui-ci, rejoignant James de quelques foulées précipitées.

“Faut qu'on aille la chercher !” lui criai-je d'une voix empressée et paniquée, ma respiration haletante hachant mes syllabes et réduisant ma contenance à néant. Je pointais du doigt la direction approximative des hangars au loin, trop handicapée par ma vision défaillante pour distinguer la silhouette d'Elizabeth qui venait à nous. De ma main libre, j'agrippais le poignet du barbu et essayai de l'attirer à ma suite, voulant le forcer à suivre mes pas pour partir à la rescousse de la jeune femme. Si j'avais eu l'habitude et le recul, le sang froid à l'image de Matthew, j'aurais peut être eu une approche différente de la situation, une réaction plus rationnelle et plus réfléchie. Mais non, je n'étais poussé que par le désir de ne pas perdre Elizabeth, quand bien même je ne la connaissais que très peu, tout comme James, elle appartenait désormais à mon quotidien, et mon quotidien comptait suffisamment de souffrances comme ça pour ne pas y rajouter la douleur d'une perte, qu'elle quel soit.

J'avais beau tirer sur la manche de l'homme, celui-ci ne bronchait pas, et alors que j'allais m'offusquer de son stoïcisme, littéralement m'enrager sous l'intensité de la panique et de la détresse qui me consumait les tripes, je vis son visage passer de l'inquiétude légitime que nous partagions à un soulagement très perceptible, l'homme finissant par m'informer qu'Elizabeth était sauve – on verrait pour le saine plus tard – et arrivait dans notre direction. Je poussais un long soupir de soulagement à mon tour, soudainement partagée entre la joie de savoir qu'elle s'en était sortie, et la honte d'avoir à ce point perdu pied devant le chirurgien. Restait un dernier problème cependant qui percuta mon esprit un rien plus apaisé. Avec les coups de feu de Liz', toute la population cadavérique de l'aéroport allait s'intéresser à nous désormais ; détail qui n'avait échappé à personne ici présent et qui nous poussait, bon gré, mal gré, à foutre le camp de ce putain d'aéroport.

L'heure était venue, et bienvenue même, pour nous de rentrer au campement. J'ignorais comment allaient réagir les autres survivants devant notre butin qui ne remplirait aucune panse ; et dans l'instant, je m'en foutais bien pas mal. Nos miches avaient suffisamment frôlé l'amputation partielle pour aujourd'hui, et je ne rêvais que de retrouver la proximité du feu de camp, le froid du sol et la précarité de nos conditions de vie bref, ce que j'appelais malgré tout mon “chez moi”. Sans tergiverser pendant des plombes, nous ramassâmes le peu d'affaires que nous avions récoltées, sans même prendre le temps de trier quoi que ce soit, qu'importe l'état, la qualité ou l'utilité. J'attendrais de retrouver la vigilance sécuritaire de Matthew et de Calvin pour cela avant de nous remettre en route dans la direction dont nous venions. L'idée était de regagner la piste, retrouver notre 33 de ralliement pour sortir, puis reprendre la route du campement.

J'ignorais si les coups de feu d'Elizabeth avaient détourné les rôdeurs alentours de leurs pérégrinations morbides habituelles, mais le trajet du retour s'avéra moins parsemé d'embûches qu'à l'aller, et je n'allais pas m'en plaindre. Nous avions aperçu –  enfin, surtout James et Elizabeth – les silhouettes de quelques cadavres déambulant dans les plaines ou sur la route menant au campement, et au terme de longs détours au sein d'une végétation qui nous dissimulait à leur vue, nous parvînmes finalement à atteindre les abords du campement.

*Home putain de sweet home*

[Fin du jeu]

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 19:55


Excursion Validée

Récompense(s) :

James a perdu 10 points de moral.
Elizabeth a obtenu 2 points de moral, mais a perdu 10 points de stabilité mentale.
Ivy a obtenu 5 points de moral.

Conséquence(s) :

Vous emportez avec vous :

- Une Antenne de réception.
- Un Talkie-walkie.
- Un Pied de biche .
- Du Tabac et/ou briquet.
- Un Petit sac à dos.

Vous avez consommé :

/
Les Scénaristes
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