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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, A, EXP] À la découverte du secteur A - 02/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 2 Mar - 20:28
Interprété par Rani Sachdeva, Seth Willis, Ethan Walker et Melody Campbell.

Depuis sa rencontre avec Seth quelques jours avant, Melody n'est pas restée inactive à attendre le départ pour l'excursion qu'ils ont programmés. En effet elle a été embêter Clark dans sa caravane pour voir s'il y avait du matériel qu'elle pouvait emprunter. Devant l'état des stocks, elle a fini par renoncer à prendre une arme blanche, préférant les laisser au cas où d'autres en auraient besoin, décidant qu'après tout son beretta suffirait et puis elle sait que Seth à des couteaux de lancer et il lui a proposé de lui en prêter un si nécessaire. Ce qui l'a un peu chagrinée, c'est de constater qu'il n'y avait aucun sac à dos de disponible, elle espère que l'un de ses co-explorateurs en aura un, ils pourront ramener plus de choses comme ça. Squattant un peu plus la caravane de Clark quand elle a découvert qu'il dispose de cartes de la région. Elle est restée un long moment à étudier la carte du secteur A, constatant en premier lieu que pour le moment, les 4 de bases ne l'ont pas exploré, ainsi ils seront les premiers à découvrir précisément le type de bâtiments qu'il y a dessus. Par contre elle aura pu étudier le chemin le plus rapide pour s'y rendre, demandant à Clark s'il a une idée de si le chemin est à peu près dégagé ou non. Ne pouvant pas vraiment lui répondre, à part pour lui dire qu'elle doit rester prudente, chose qu'elle compte faire de toute manière.

Le reste du temps, elle l'aura passé, comme à son habitude, à ramener de l'eau du petit lac au campement, laissant temporairement de côté ses tours du périmètre et ce afin d'emmagasiner des forces pour l'excursion. Palliant cette "défection" pour de l'aide en cuisine si besoin est, saluant poliment les autres du campement sans pour autant rentrer dans des conversations. Aidant aussi Calvin à monter le guet, pour s'occuper déjà mais aussi pour le soulager un peu, toujours dans l'optique de dépenser le moins de force possible, jusqu'au moment où ils se seront mit d'accord pour partir le lendemain matin. Tout cela lui aura laissé de longues heures de réflexion, mûrissant certaines idées dans sa tête, pesant le pour et le contre, passant du passé et de son réveil à des ébauches de choses à faire pour le campement par là suite. Elle arrive un peu plus à voir un avenir possible dans ce monde de barge.

Le matin du 2 janvier 2035, Melody se réveille à peu près sereine, pas de mauvais rêves n'étant venu la hanter pendant la nuit, elle met cela sur le compte de son esprit trop occupé à songer à l'excursion. Elle s'extirpe de sa voiture et de la banquette arrière et s'étire longuement pour réveiller ses muscles engourdis par la nuit. Inspirant profondément l'air froid du jour qui se lève, ce moment de la journée où on a l'impression qu'il fait encore plus froid qu'en pleine nuit, elle approche du feu de camp tranquillement pour se saisir d'un récipient contenant encore un peu d'eau, elle en boit une partie et l'autre elle s'en sert pour la passer sur son visage afin de se réveiller totalement. Se posant près de la lumière du feu, elle sort son beretta de son dos avant d'en ôter le chargeur, vérifiant que les balles soient bien en place, puis elle vérifie, le reste de l'arme, que tout est en fonctionnement comme la veille au soir. Le contraire aurait été étonnant mais on ne sait jamais, trop de prudence ne nuit pas, enfin cela se peut mais pas dans cette situation.

S'étant un peu réchauffée à la chaleur des maigres flammes, elle se remet debout puis s'écarte du feu, jetant un coup d'oeil vers le toit de la caravane, voir si Matthew est encore en post ou non, même si elle n'est pas pressée de lui reparler, cet homme l'intrigue et elle peut le dire elle lui envie son arbalète. Elle qui ne s'est jamais vraiment servis de ce genre d'arme avant, pense maintenant qu'elle n'a que des avantages. Secouant la tête pour chasser ses idées là, elle s'écarte du centre du campement, s'approchant de la zone par laquelle ils vont partir, alors que la lumière du jour termine de se lever. La brune se met à faire quelques exercices d'assouplissement pour dénouer le plus possible ses muscles, comme elle pouvait le faire avant de partir en excursion dans sa forêt d’Écosse, pour ne pas se froisser un muscle déjà pour la marche mais surtout s'ils ont besoin de courir pour une raison ou une autre. Prenant particulièrement le soin de bien "réveiller" son épaule qui reste malgré tout un peu douloureuse surtout si elle force sur son bras, hors elle peut en avoir besoin s'il lui faut tirer.

Elle vérifie une dernière fois les lacets de ses chaussures de marche, l'élastique qui retient ses cheveux, la fermeture de son pantalon, que son soutien-gorge est bien en place, que sa veste est bien mise. C'est con à dire mais on ne sait jamais ce qui peut arriver et puis il ne faut pas qu'elle soit gênée dans ses mouvements. En dernier elle vérifie la sécurité de son arme puis qu'elle soit bien calée entre la peau de son dos et le haut de son pantalon. Se rendant compte qu'elle est pressée de partir, qu'elle est pressée de retrouver Seth et de découvrir Rani...

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 3 Mar - 23:46
Les quelques rencontres qu'il avait fait jusque la, Clark, Rani et Melody, ce qui faisait bien peu par rapport au nombre de personne qui commençait à occuper ce camps, c'était bien passé. Les personnes étaient sympathique, semblant intelligente humainement parlant et même amical on pouvait dire. Ce n'était pas négligeable. Avoir des gens avec qui on s'entend cela aide à se sentir bien. Surtout quand on vit dans la précarité. Comme lui, qui passe ses nuits allongés en boule près du feu pour essayer de se tenir chaud. Les températures était à -1 au lever du soleil ce qui faisait bien trop peu pour qu'il arrive à dormir comme ça. Il fallait vraiment qu'il trouve une solution. Tente, cabane, sac de couchage. Il fallait faire quelque chose c'était un coup à être malade. Il se béni mentalement d'avoir son bomber qui lui permettait de garder un peu de chaleur mais c'était clairement pas assez. Il passait sa nuit à se réveiller et entretenir le feu pour prendre un maximum de chaleur. Il avait même utiliser une technique de sioux, enfin d'indien quoi, qui consistait à faire chauffer des pierres près du feu puis les enterrer sous une fine couche de terre pour diffuser la chaleur durant la nuit. Un truc qu'il avait vu dans une vieille rediff à la télévision. Le gars faisant ça avec du sable près d'un cours d'eau. Malgré cette astuce, cela ne suffisait à passer une nuit décente. Le froid allait s'accentuer, il devait trouver une solution.

L'espace d'un instant il se dit qu'il devrait demander à quelqu'un de partager sa tente ou même une voiture. Si elles étaient dans un état raisonnable l'habitacle isolerait un petit peu et surtout au moins du vent. Il pensait à cet instant à Melody puis à Elizabeth qu'ils savaient dormir dans les voitures, mais chassa cette idée qu'il jugeait indécente. Il songea par la suite aux tentes. Jimmy ? Il connaissait à peine son nom. Il l'avait entendu au détour d'une conversation. La seconde et la troisième était déjà occupé de binôme. La troisième c'était celle du médecin. Il y logeait seul mais ... mais il avait remarqué son manège avec Elizabeth. Il ne doutait pas qu'il ne le resterait pas encore bien longtemps, ou du moins qu'il ne le souhaitait pas. Biffant cette mention il ne lui restait plus que la caravane qui ne contenait pas suffisamment de place. Retour à la case départ. Il pria que leur expédition soit fructueuse ...

Il était debout tôt, la rosée ayant tendance à le sortir du maigre sommeil qu'il arrivait à glaner pour se mettre un peu à l'abris près des bâtiments en attendant que cela passe. Il finissait sa nuit assis par terre adosser à un mur. Pas des plus confortable. Ce matin la il ne se rendormit pourtant pas. La perspective de l'expédition le maintenant sur ses gardes et sur une certaine dose d'adrénaline qui le faisait tourner en rond. Il avait prit soin de vérifier cinq fois qu'il avait bien sa pochette dans sa veste et vient ses couteaux à sa ceinture. Il n'y avait pas de raison qu'ils aient bouger entre temps mais il avait besoin de s'occuper et il y avait peu a faire au camps si tôt. Il se débarbouilla un peu pour se donner un coup de frais et fit un tour du campement pour faire passer le temps, regardant autour s'il y avait des gens au alentour mais rien ne venait troubler la quiétude de leur base et c'était tant mieux.

De retour vers le feu il vit Melody. Il lui fit un petit signe de main de loin et gagna les quelques mètres qui les séparait encore. Souriant il s'approche se penchant vers elle pour lui faire la bise, la laissant toute fois finir le geste pour ne pas l'obliger si elle ne voulait pas ce qu'il pouvait comprendre. Parlant doucement pour ne pas réveiller les autres il lui dit.

"Bonjour, comment ça va ? Tu as bien dormi ? Prête pour notre journée dehors ?"

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mer 4 Mar - 10:32
Nervosité. Inquiétude. Indéniablement, en ce bon matin, ce sont les sentiments qui dominent chez moi. Ne me sentant décidément pas apte à une sortie en territoire hostile, ce n'est vraiment que parce que je trouve que deux personnes ne suffisent définitivement pas que je me suis proposée malgré tout. C'est que nous avons vraiment besoin de matériel, mes inspections répétées des ruines n'ont fait qu'ancrer cette certitude en moi. Déjà que même avec des stocks je ne sais pas si je vais réussir à faire quelque chose qui tient vraiment... Je ne suis pas architecte ni maçon, moi. Enfin, j'ai au moins réussi à réparer les toilettes, et ça, ça m'a bien fait plaisir. J'ai enfin eu l'impression de payer ma place, de commencer à rembourser ma dette envers Calvin et son groupe.

Quoi qu'il en soit, je me lève donc après une nuit agitée: j'ai eu du mal à m'endormir, le confort précaire de la banquette me gênant vraiment pour la première fois. Comme beaucoup le savent, lorsque l'on n'est pas tranquille, le moindre détail vous obsède et vous tient en éveil. Et toute la nuit, mes craintes ont troublé mon sommeil: dès que je n'étais plus en sommeil profond, je me réveillais. Ce n'est donc pas une Rani très fraiche qui se lève en ce matin du 2 janvier, et je pousse un peu plus mes exercices de yoga: c'est à la fois reposant et dynamisant, lorsqu'on a de la pratique comme moi, et cela aide mon corps à se préparer. Après m'être rafraichie avec un peu d'eau, je me rend ensuite au point de rendez-vous, que Seth m'a indiqué. J'y vois, de loin, celle que je suppose être Melody. J'apprécie de la voir s'étirer, avec technique et savoir-faire, me donnant un sentiment de communauté. Surtout que, jolie jeune femme de taille similaire à la mienne, je ne peux que me sentir instinctivement proche d'elle, me projetant facilement dans sa peau, comme les meilleurs films savent le faire.

Et pourtant, malgré cela, je ne m'approche pas immédiatement. Je suis sociable mais discrète, et cela me donne parfois une forme de timidité, que la situation actuelle n'arrange en rien. C'est ce qui m'empêche dans un premier temps de me porter à sa rencontre, et je continue ainsi de l'épier, telle une voyeuse, ce qui me fait me sentir coupable. Et histoire de me sentir encore plus mal, ma première réaction lorsque je la vois vérifier son arme est une pointe de jalousie: elle, elle sait se défendre! Elle a vraiment une place dans ce groupe, ce n'est pas un boulet comme moi! Heureusement, cette vile impression est vite effacée par le soulagement, soulagement d'avoir quelqu'un pour me protéger. Pour nous protéger, devrais-je penser, mais je suis honnête envers moi-même, et si je veux presque tout autant que Seth s'en sorte, peut-être même plus encore que pour moi-même quelque part, je le sens bien plus apte que moi à la survie. D'ailleurs, je le vois arriver, et dire bonjour à Melody. Cela me donne l'élan nécessaire pour enfin y aller.

C'est ainsi qu'ils pourront me voir arriver juste après s'être salués, toujours vêtue des uniques vêtements à ma disposition, pantalon informe et chemise d'homme. Là encore, je deviens envieuse, me faisant la réflexion, en réalisant ma mise peu avenante, qu'elle a la chance d'avoir des vêtements à elle, des vêtements qui la mette un minimum en valeur au lieu de lui donner l'aspect d'une clocharde... Enfin, c'est pour ma sécurité que j'ai choisi cela, cela ne sert à rien d’avoir des regrets.

"Bonjour Seth. Melody je suppose? Je suis Rani, enchantée de te rencontrer. Euh... On se tutoie n'est-ce pas? Vu le peu qu'on est, ça me ferait bizarre de vouvoyer quelqu'un."
Je tends la main à la jolie brune, avec un sourire que j'espère engageant. Puis, constatant que je suis la seule à porter un sac à dos, je m’enorgueillis d'avoir enfin quelque chose qu'ils n'ont pas, et surtout qu'elle n'a pas. Mais m'en inquiète également ouvertement:
"Vous n'avez pas pu emprunté d'autres sacs à dos finalement? Mon petit sac va être léger pour rapporter des trucs... Il faudra essayer de trouver un sac de sport ou quelque chose dans ce style dans une des maisons. Enfin, j'espère surtout qu'on trouvera de la nourriture, on est au bord de la catastrophe..."

J'hésite ensuite, triturant nerveusement le coupe papier planqué dans ma poche, puis annonce finalement ce que j'ai en tête, une des raisons qui a provoque ce sommeil agité:
"Bon, je ne sais pas me battre, donc j'essaierai de ne pas me mettre en avant, mais... Si jamais on en vient là, j'essaierai de ralentir le malade, pour que vous puissiez vous en aller, d'accord? Je serai foutue de toutes façons, alors faudra pas hésiter!"
J'essaye de planter un regard ferme, tour à tour dans les yeux de Seth et de Melody, mais je ne peux empêcher l'humidité de mes yeux de perler un peu au coin de mon oeil gauche.
"Je vous accompagne pour essayer d'aider, pas pour être un boulet."
Puis, sur une inspiration subite, j'enlève mon sac et le tend à Seth:
"Tiens, d'ailleurs, prends-le du coup. Ce serait con que ça arrive alors qu'on a déjà récupéré des trucs et que du coup ça reste avec moi. Je te le donne pas Melody parce que vaut mieux que tu sois le plus à l'aise possible, vu que tu as une arme."
Je me mets alors à rougir: zut, la boulette! Je ne suis pas censée le savoir! Est-ce qu'elle va réussir à en déduire que je viens de la zyeuter comme une espèce de perverse? Je rougis, espérant qu'elle ne croie pas que je suis intéressée, surtout qu'il y a de quoi.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 4 Mar - 13:39
Terminant ses vérifications d'usage au moment où elle aperçoit Seth en approche qui la salue d'un signe de main, Melody lui offre un grand sourire faisant ressortir ses fossettes. La brune se retrouve un peu surprise, quand il se penche pour lui faire la bise, terminant le mouvement qu'il a amorcé pour cette salutation conventionnelle et qu'elle ne pensait pas revoir un jour dans ce nouveau monde. Devant décoller ses talons du sol pour le faire, faut dire qu'elle a un tout petit gabarit et lui est grand, elle s'appuie légèrement de sa main sur le bras de Seth. Cette légère proximité, déclenche en elle une petite décharge de chaleur, ce petit quelque chose qui vous fait dire que l'autre en face ne vous laisse pas indifférent et même qu'il vous plait. Finissant par se remettre les pieds à plat sur le sol.

- Bonjour Seth, tout va impeccablement bien ce matin, hâte qu'on parte. Et pour toi ?

Juste après, sa vision périphérique lui indique qu'une autre personne est en approche, Melody tourne la tête vers la silhouette pour découvrir qu'il s'agit de Rani qui les rejoint. Elle s'écarte d'un pas ou deux de Seth avant d’accueillir l'arrivante par un sourire, moins marqué que pour Seth mais bien présent quand même. Rani se présente et Melody hoche la tête aussi bien pour confirmer que c'est bien elle, que pour lui signifier que oui elles peuvent se tutoyer.

- Enchantée aussi Rani

Serrant la main de la jeune femme quand celle-ci lui tend la main, nouvelle salutation d'usage dont Melody n'a plus l'habitude. Pendant que Rani enchaine sur un sujet qui la préoccupe, Melody en profite pour la détailler, les traits de son visage, son attitude générale, ses vêtements aussi. La brune se faisant la remarque qu'il n'y a pas qu'elle qui y gagnerait à trouver des vêtements de rechange, m'enfin ils sont tous dans ce cas là et il y a plus urgent que de songer garde robe.

- Effectivement plus de sac à dos en réserve. Mais ne t'en fait pour la nourriture, si on en trouve pas ou peu, je partirais à la chasse quand on reviendra, je ramènerais bien un peu de gibier. Faudrait qu'on trouve des outils et autres trucs de ce genre, Seth m'a dit que vous êtes des bricoleurs tout les deux, du coup vous pouvez rien faire sans et c'est aussi important, que la nourriture, de pouvoir améliorer le campement.

Pour la demi écossaise, chacun à ses talents et du coup chaque personne est aussi importante qu'une autre pour assurer la pérennité du campement. Il n'y a pas à tergiverser chacun a sa place dans ce nouveau groupe, il faut juste la trouver et apprendre à vivre ensemble et ils formeront un tout soudé, enfin s'il n'y a pas d'individualiste dans le groupe, mais ça son optimisme ne l'envisage pas surtout après avoir entendu le Matthew dire " tu aide, tu partage ou tu dégage".

Melody voit Rani hésiter nerveusement sur quelque chose, elle fronce les sourcils l'espace d'une seconde avant de comprendre ce qui dérange la seconde brune de leur trio d'exploration. Les traits de son visage se referment en l'entendant sortir ce qu'elle considère comme des inepties sans fondement, sa voix se fait ferme et plus que sérieuse, alors que d'un mouvement de main, elle semble balayer les paroles de Rani.

- Si jamais il devait y avoir un souci, il est hors de question de te laisser en arrière ! On part à trois, on reviendra à trois et tous en un seul morceau !

Rani et Seth pourront voir briller une lueur de détermination la plus totale dans les yeux verts de Melody. Bon au moins, elle est sûre que Rani ne fera pas comme Harvey et qu'elle n'ira pas se jeter dans la gueule du loup quelque soit la forme qu'il prend. Se tournant vers Seth, dès sa phrase finie, pour essayer de voir ce qu'il pense de tout ça et s'il a le même genre de propos, qu'elle, à tenir. D'autant plus que Rani ne tarde pas à s'adresser à lui, en lui tendant son sac à dos pour lui expliquer pourquoi elle fait ça, Melody se contentant de hocher la tête pour la partie la concernant, elle comprend la logique de Rani. Et elle ne semble pas relever d'une manière ou d'une autre, les paroles pour l'arme, après tout il n'y a aucune raison à ce qu'elle le fasse, elle ne s'est pas cachée en manipulant son flingue devant le feu juste avant, tout le monde aurait pu la voir faire.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Jeu 5 Mar - 16:01
A son plaisir, l'approche qu'il avait eut pour lui faire la bise avait été accepté et terminé. Cela faisait plaisir de pouvoir retrouver de petits gestes simple de la vie quotidienne, celle d'avant, dans ce monde. Elle lui offre même un sourire, charmant au demeurant, montrant sa motivation et son contentement d'être la ce qui n'est pas rien. Une sortie qu'ils espéraient tous fructueuse mais qui serait, probablement, avant tout, dangereuse. Cependant leur motivation commune allait dans le bon sens des choses pour lui. Il lui rend donc son sourire lui faisant la bise. Sa question lui fit faire une légère et fugace moue. Si elle allait implacablement bien, lui avait passer une nuit pas très agréable et n'avait pu finir sa nuit à l'abri du magasin de souvenirs comme il fait d'habitude.

"Ca va, la nuit fut courte, le froid commence sérieusement à me poser des problèmes pour dormir à l'extérieur."

A peine avait il fini que Rani approcha les saluant. A nouveau il lui offre un chaleureux sourire, dans une mouvance de normalité qui faisait du bien. Il la salua à son tour et hochant la tête accompagné d'un "Bien sur" quand elle leur demanda s'ils devaient se tutoyer. Après tout c'était une bonne avec qui il semblait pouvoir avoir des atomes crochus autant y mettre du sien pour que cela se fasse vraiment. Ce n'est pas comme s'il devait se forcer pour cela. Qui plus est Rani était plutôt une belle femme, plutôt car ses origines indiennes peut être ? le laissait assez indifférent, esthétiquement parlant bien sur. Malgré cela, Seth était un homme moderne et intelligent, pour le moins qu'il puisse, et ne s'arrêtait pas au physique chez une femme.

Melody s'occupa de répondre à leur compère de voyage. Il n'y avait plus de sac et cela manquait car sans contenant, ce qu'ils pourraient ramener n'en serait que plus limiter. Un peu comme cette histoire d'essence. La question de la nourriture revient sur le tapis, ce qui est normal, et la brune s'occupe de rassurer la bricoleuse sur cela, lui expliquant ses talents de chasseur. Il nota le mot sur les outils n'ayant pas mentionné dans leur entrevue passée le fait que Rani en avait une et il lui laisserait d'ailleurs le lui dire, ou pas. Ce n'était pas à lui de juger de cela même s'il ne lui avait pas paru que Rani était du genre individualiste.

Elle leur fait alors par de sa crainte d'être un boulet pour eux tend  son sac à Seth afin de ne pas perdre une potentielle précieuse cargaison si elle venait à se retrouver prise. Il prit le sac à dos malgré l'intervention de Melody qui était du genre solidaire, elle, pas comme Matthew annonçant clairement qu'ils partaient à trois et qu'ils reviendraient à trois. Il la regarda un moment se demandant si c'était une forme de positivisme ou si elle était prête à tout pour qu'ils rentrent tous les trois. Bien sur dans l'idéal il fallait se battre pour sauver les siens mais de la à dire qu'il fallait risquer leur vie à tous les deux pour en sauver un troisième ? Franchement c'était une question délicate et il s'abstint de parler de cela maintenant, optant pour le positivisme et hochant la tête avec un léger sourire. Épaulant le sac il lança aux femmes.

"On y va ?"

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Jeu 5 Mar - 18:20
L'accueil que je reçois, sans aller jusqu'à dire qu'il est chaleureux, est tout à fait cordial, et cela fait du bien. Heureusement qu'il y a des gens comme Melody et Seth, qui gardent une forme de civilité sociale, car s'il n'y avait que des Matthew... Bon, certes, Harvey et Ricky...
À cette pensée, je bloque à nouveau, comme toujours quand le prénom du frère de Matthew passe par mes neurones... Je ne reverrais plus jamais le Ricky que j'ai fugitivement connu, et cela me remet systématiquement en tête mon Jake, à chaque fois. Du moins, pour le moment, mais j'espère que cela passera...
Caressant mon pendentif afin de forcer mon esprit à s'éloigner de ces souvenirs lugubres, je reprends fermement le cours de mon monologue mental, en amenant les images d'Harvey et de Ricky, ces bavards invétérés... Incontestablement sociaux, donc, mais... c'est tout de même plus agréable de converser avec des gens posés, et surtout, plus adultes, même s'ils doivent pour le coup me prendre pour une gamine de leur coté. Surtout Seth, qui a l'air un peu plus vieux que Melody et moi...
Malheureusement, nous ne sommes pas à un salon de thé ou à une soirée chez des amis communs, et le besoin motivant notre rencontre revient rapidement sur le tapis, Melody définissant nos objectifs.
"Il nous faut des matériaux aussi oui, si on peut en trouver et surtout les porter, par contre inutile de s'encombrer d'outils pour le moment, j'ai une boîte à outils des plus complètes. Ce sera bien d'en avoir plus plus tard, mais ce n'est pas une priorité c'est certain. Enfin je pense."

J'aborde ensuite le coeur de mon problème. Cela fait perdre le sourire à la jeune femme, ce que je regrette, comprends, et accepte tout à la fois, mais je suis surprise par sa réponse, tant par le contenu que par sa véhémence. Comment peut-elle sortir des choses pareilles? Se croit-elle dans un film, est-elle stupide, ou folle? Je ne suis pas la plus aguerrie des survivantes, pourtant moi au moins, j'ai parfaitement conscience de la réalité dans laquelle on vit! Si vraiment elle a une attitude pareille "sur le terrain", elle va finir par se faire tuer pour rien! À quoi sert de sacrifier trois personnes sous prétexte que l'une d'elle s'est faite attraper?
Je me retiens toutefois de lui dire de but en blanc. La braquer n'arrangera rien, et je ne veux pas qu'elle soit fâchée contre moi: de prime abord, elle m'est sympathique, et aussi égoïste et lâche que ce soit, ne me sentant pas capable de la convaincre et donc de lui sauver la vie, je préfère ne pas la brusquer. D'un autre coté, pour cette même raison, je ne peux m'empêcher tout de même de la mettre en garde:
"J'espère bien que ça ne m'arrive pas tu sais, je ne veux pas me mettre en danger je te rassure. Je parlais juste du cas où je me ferais attraper par surprise, pas de me jeter dans la mêlée juste pour vous faire gagner du temps, je ne suis pas une héroïne. Et justement, puisque je ne le suis pas, je te préviens, moi je ne sais pas me battre, je ne sais pas me servir d'une arme, alors... Je ne veux pas mourir, tu comprends? Donc même si je ne vais pas m'enfuir en vous abandonnant au premier signe de danger, si vous êtes attrapés par des malades je ne vais pas me jeter dans leurs griffes pour mourir avec vous."

Je me retiens d'insister pour qu'elle change d'avis, pour ne pas l'énerver, même si potentiellement je viens déjà de perdre toute chance de m'en faire une amie en lui avouant ce qu'elle prendra sûrement pour de la couardise et que j'appelle réalisme... J'essaye de voir du coin de l'oeil l'opinion de Seth, mais il a l'air de ne pas vouloir s'en mêler, proposant même de continuer notre chemin. Réalisant que peut-être, inconsciemment, je cherche à retarder le départ par peur, et que quoi qu'il en soit il faut partir, je hoche la tête tristement:
"C'est bon pour moi."

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 5 Mar - 20:49
Melody sait maintenant, qu'il y a déjà quelques outils dans le campement mais cela ne change en rien la donne, enfin si cela devient moins urgent, si jamais Rani se sert de ses outils et que Seth a besoin d'outils pour autre chose, il serait dommage qu'il doive attendre peut-être des heures pour les lui demander. Surtout que Rani ne laisse pas sous entendre qu'elle voudra bien les lui prêter, difficile de savoir ce que la jeune femme fera sans compter qu'il y a peut-être d'autres bricoleurs dans le campement. Bon d'accord, eux trois ne seront sans doute pas les seuls à partir en excursion et puis rien ne garanti qu'ils ramèneront quoi que se soit aujourd'hui même. Enfin ils aviseront avec ce qu'ils trouveront sur le terrain, rien ne sert d'en parler plus longtemps ou de tirer des plans sur la comète comme on dit, ils devront faire avec ce qui se cache dans le secteur A.

Par contre la suite des réponses de Rani la choque et pas qu'un peu, comment peut-elle ne serait-ce que penser à abandonner quelqu'un ? Melody se braquant immédiatement contre cette idée, elle a déjà vu mourir assez de personnes comme ça, elle ne veut plus et surtout elle n'est pas sûre de pouvoir encore encaisser cela. Non ça serait vraiment au dessus de ce qu'elle peut encore endurer, pas un jour ne passe sans qu'elle ne s'en veuille pour ceux qu'elle a vu tomber entre autre son père, son mari et même le bandit juste avant qu'elle n'arrive au campement. Pourtant cet individu lui a tiré dessus lui transperçant l'épaule après avoir voulu la violer et malgré tout elle a l'impression d'avoir son sang sur les mains, c'est à cause d'elle qu'il est mort, elle n'aurait pas elle aussi tiré, il ne serait pas tombé sous les dents des zombies. A part cette nuit, aucune n'a échappée à la voir se réveiller en larmes et en sursaut en entendant ses hurlements d'agonie qui dans ses cauchemars se mêlent aux hurlements de son mari et de son père.

- C'est vrai qu'on est tellement d'humains encore en vie, qu'un de plus ou un de moins cela ne change rien.

Sa voix est glaciale et sèche en répondant cela alors que sa main se met à trembler et qu'elle est à deux doigts de verser une larme. Seth lui offrant la diversion parfaite pour ne pas craquer et ne pas faire demi-tour, il a raison, ils doivent y aller et même si elle ne sait pas ce que pense Seth de cela, elle ne peut pas le laisser seul avec une telle femme.

- Par là. J'ai repéré le chemin le plus rapide pour y aller...

Melody se mettant en route dans le même temps, Rani et Seth auront eu le temps de voir la profonde tristesse et même plus encore dans ses yeux émeraude juste avant qu'elle ne prenne la direction de la sortie du campement. Elle se dirige droit vers la plaine, marchant d'un pas raisonnable alors qu'elle a envie de s'élancer en courant, elle prend quelques mètres d'avance sur les deux autres. Une demie solitude plus que vitale là alors que ses larmes finissent par embuer ses yeux et rouler sur ses joues.

Son esprit vagabonde d'une pensée à l'autre ; tout en écoutant d'une oreille ce que peuvent dire Seth et Rani ; repassant tout le fil des évènements dans sa tête. Plusieurs fois elle manque d'étouffer en se mettant en apnée sans y prendre garde quand ses sentiments totalement contradictoires s'entremêlent, quand elle s'accuse de la mort de cet homme et que d'un autre côté elle se dit qu'il a eu ce qu'il méritait. La terreur qu'elle a ressenti alors que l'autre avait déjà le pantalon à mi-cuisse pour la violer. Le fait qu'elle a maintenant peur de rester seule mais aussi peur d'être en groupe, qu'elle n'arrive toujours pas à s'ôter de la tête ses idées morbides, qu'elle n'a pas sa place dans ce monde et qu'il tournerait mieux sans elle. Le fait que c'est en parti pour cela qu'elle est resté isolée de tous jusqu'à ce que Seth ne vienne lui parler même s'il ne l'a pas fait exprès au départ. Seth en qui elle commence à avoir confiance par ailleurs même si elle ne sait pas pourquoi, même si ce n'est sans doute pas raisonnable, lui aussi pourrait être du genre à abandonner les gens, non ce n'est pas possible, pas avec ce qu'il lui a dit sur comment il est mort.

La brune prend une profonde inspiration, essuie les larmes de ses joues et elle ralenti l'allure pour venir se mettre à la hauteur de Seth. Elle hésite encore un instant avant de lui lancer en levant les yeux vers lui :

- Si tu veux, tu peux venir dormir avec moi dans la voiture, tu y seras au chaud.

Taisant la seconde raison de cette déclaration en se mordillant la lèvre, elle ne veut plus rester seule, elle a presque peur d'elle même et de ce qu'elle pourrait se faire. Proposition qui servira aussi bien à lui qu'à elle du coup. Elle n'a plus qu'à attendre sa réponse tout en jetant un coup d'oeil vers Rani, ne sachant pas si cette dernière aura entendu ou non.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 6 Mar - 16:04
La question des outils étaient réglé, du moins dans l'esprit de Seth, vint la question des matériaux. Et de ce coté la c'était clair qu'il en fallait puisqu'il n'y en avait pas sur le campement. Mais Rani avait raison sur un point. En trouver c'était une chose, pouvoir le porter cela en était une autre. Ce n'était pas avec un malheureux petit sac à dos qu'il pourrait rapporter de quoi retaper les murs branlants des ruines ou faire une barricade autour du lac pour le protéger des zombies. Plus cela allait plus il se disait que les contenant allait être aussi vitale que les contenus. Tout cela devenait un vrai casse tête à savoir quel était le truc plus prioritaires que la dernière priorité que vous veniez d'établir il y a cinq minutes. Devait ils ramener toute la nourriture qu'ils pouvaient ? Il en doutait de plus en plus. D'après ce qu'il avait noter aux réserves la veille en préparant l'expédition il fallait qu"il récupère au moins quatre rations pour pouvoir passer la semaine. Quatre rations c'était énorme. C'était l'équivalent de tout ce que pouvait porter une personne si on considérait qu'elle avait au moins une arme ou un truc du genre sur elle qui lui occupait déjà une main ou une poche. Mentalement il essayait de trier ce qui devait être sa priorité selon son baromètre tout en gardant dans un coin de l'esprit le fait qu'il faudrait composer avec l'équipée sauvage et bien sur ? de préférence ? avoir leur assentiment pour ne pas créer de tension. C'était toujours plus facile d'avancer avec une équipe soudée qu'une équipe composer de bric et de broc.

En pensant à cela voila une zone de tension qui se crée entre les deux femmes sur le sujet de que faire dans le cas ou un membre de l'équipe viendrait à être ralenti ou bien même retenu. Il avait baisser les oreilles pour ne pas parler de cela avant le début de la mission, ce qui était probablement une erreur, ce n'était pas une fois dans la merde qu'il fallait se déchirer pour savoir quoi faire, mais le sujet était revenu de lui même entre les deux brunes. Il comprenait l'une comme l'autre et entre mais tout cela restait de la théorie car entre le papier et la pratique il y avait parfois un gouffre il avait pu en faire les frais dans le camion en venant au camps. Il regarda la caucasienne s'éloigner un peu en prenant de l'avance avant de regarder l'indienne avec air un peu gêner. Il entre-ouvrit la bouche, resta en suspend un instant puis referma la bouche. Il soupira avant de s'adresser à Rani afin de la rassurer, suffisamment bas pour que Melody n'entendent pas puisqu'elle s'était éloignée.

"Je comprend ce que tu veux dire, jouer les héros ne sert à rien. Et puis il vaut mieux qu'un reste en vie si c'est pour pouvoir revenir avec des renforts quand c'est possible."

Il regarda vers la brune un peu plus loin avant d'ajouter, toujours pour l'indienne.

"Elle a du vivre un sale truc on dirait ..."

Son esprit vagabonda quelques instant imaginant ce qui avait pu se passer. Il n'eut pas de mal à faire quelques hypothèse, surtout avec l'alliance qu'elle portait en pendentif plutôt qu'à son doigt. Cette idée lui restant en tête il accéléra un petit peu le pas pour la rejoindre et voir s'il pouvait adoucir son état du moment. Elle ralenti également ce qui le fit ralentir lui aussi par action réflexe, avant de lui faire une proposition qui l'étonna tant par sa teneur que par le fait que c'était parfaitement inattendu. Un sourcil haussé, la bouche entre-ouverte, surpris, il la dévisagea. Il avait écarter cette idée quelques heures plus tôt mais voila qu'elle se présenta réellement à lui. Le laissant dans une réflexion intense. N'était ce pas gênant pour elle ? Faisait elle cela par simple bonté ? Il ne voulait pas abuser de son bienveillance. Quelque part cela le gênait lui, qu'elle s'ampute de son confort pour lui. D'un autre, il n'avait pas d'alternative et dormir dehors devenait de plus en plus difficile et amenuisant pour sa forme physique. Sa proposition était un luxe qu'il ne devrait pas écarter.

"Heu ... J'avoue que la proposition est la bienvenue mais je ne voudrais pas empiéter sur ton espace vital. Tu es sure de toi ? Enfin de toute façon si cela ne te convenait finalement pas je me plierais à ton choix ... mais ... je voudrais que tu te sente obligée parce que je dors dehors ..."

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Ven 6 Mar - 16:35
Définitivement, nous ne sommes pas fait pour nous entendre, et c'est cruel. Dire que j'ai toujours cette impression que nous partageons tant de points communs, que nous aurions vraiment pu être bonnes amies, dans le monde d'avant tout ça! Mais là, son raisonnement m'échappe complètement, et c'est ce genre de choses qui sont importantes de nos jours. "C'est vrai qu'on est tellement d'humains encore en vie, qu'un de plus ou un de moins cela ne change rien." Elle croit me moucher avec cette remarque ironique, sauf que justement! C'est bien parce que les humains civilisés (les pillards sont pires que des bêtes, qu'ils aillent donc nourrir les malades) sont si précieux que faire une promotion pour les zombies, trois pour le prix d'un, est si profondément stupide!

En tous cas, elle est capable et efficace, prenant les rênes de la mission et guidant nos pas. Elle s'éloigne également, en poste d'éclaireur, même si je ne suis pas dupe: tout comme je n'insiste pas pour défendre mon point de vue afin ne pas envenimer les choses, elle s'éloigne surement de moi dans la même optique. Ou bien l'ai-je trop ébranlée dans ses certitudes romanesques? Est-ce que ses yeux étaient humides, ainsi que j'ai cru le voir? La situation me rendant mal à l'aise, je ne tiens que quelques instants de silence avant de m'apprêter à le rompre, sauf que Seth me devance. Et me rassure énormément. Incroyable comme je peux me sentir soulagée alors que je ne me rendais même pas compte du poids qui pesait sur mes épaules. Non, je ne suis pas un monstre, je suis fataliste, voilà tout! Je réponds donc, en murmurant aussi.
"Merci. Et oui, c'est bien ce que je voulais dire, mais... Désolée quand même. Je ne voulais pas mettre une mauvaise ambiance ou la froisser, je ne tiens juste pas à ce que vous vous sentiez obligés de me protéger si ça tourne trop mal."

Ragaillardie quelque peu, cela ne m'empêche pas de tourner et retourner l'échange dans ma tête. Aurais-je pu aborder le problème sous un autre angle, pour qu'elle réagisse mieux? Car si je ne suis pas un monstre, je suis tout de même coupable de son besoin d'isolement, ce n'est pas ce que je voulais. Heureusement, tandis que je presse le pas pour ne pas être trop distancée lorsque Seth se porte à sa rencontre, elle revient d'elle-même. Ce qui signifie qu'elle doit probablement être remise. Quelques pas en arrière pour ne pas me montrer invasive, je ne peux toutefois pas ne pas entendre sa proposition. Après tout, je ne pouvais pas deviner qu'ils avaient besoin que je me bouche les oreilles...
Et ce que j'entends me catastrophe: je rêve ou elle le drague? Là, maintenant, dans ces conditions? C'est la seule conclusion logique, puisque dans une voiture, la seule place où dormir, c'est la banquette! En plus, je suis sûre d'avoir déjà repéré certains signaux. Je manque de peu de porter un jugement dévastateur, mais réalise très vite que je suis peut-être responsable: ne viens-je pas de l'horrifier moi-même avec ces propos qui lui paraissent si dépourvus d'humanité? La pauvre a probablement besoin de ça pour se réconforter. Affreusement gênée, j'avance d'un pas rapide pour leur laisser de l'intimité, les dépassant en me justifiant vaguement:
"Je, euh, je te remplace devant Melody. Pour que vous, enfin, je te remplace quoi."

Cherchant à tout prix à leur laisser la possibilité de parler sans murmurer, tout en évitant de me mettre hors de portée de voix pour qu'ils puissent me prévenir de tout incident, je mobilise toute mon attention; à la fois pour mesurer précisément la distance, ni trop proche ni trop lointaine, mais aussi en surveillant férocement de toute part afin de détecter la présence de malades... Ou pire, de pièges tendus par des pillards. C'est ainsi qu'inexorablement, mes pensées reviennent vers ce terrible Marchand dont nous ont parlé Matthew et les autres... Aucun doute, je préfère de loin la compagnie d'idéalistes telle que Melody que de ces dépravés sans foi ni loi.
Rapidement, à surveiller le bas côté comme le lointain, ma peur enfle, et je me sens fragile et vulnérable. Suis-je à ce point civile que je me mette en danger juste pour qu'ils puissent se compter fleurette? Après tout, ils pourront le faire au camp! Dans la voiture de Melody, tiens, ils n'auront qu'à discuter un peu avant leurs mamours, ce sont des choses qui se font. En plus, c'est idiot, je ne connais même pas le chemin que voulait emprunter Melody. Non vraiment, seule la culpabilité que je ressens à adopter une logique si froide, au lieu de défendre de grands principes suicidaires comme elle, peut expliquer cette décision impulsive.

Résultat, je ne passe que quelques instants en avance sur eux, avant de ralentir le pas. Juste après avoir sursauté et étouffer de justesse le bruit que j'ai failli faire en voyant une ombre bouger, alors qu'il ne s'agit visiblement que d'un petit animal. Décidément, je ne suis bien qu'un poids mort pendant une sortie, je ne suis même pas capable de mener à bien cette simple tâche tellement je suis terrorisée par mon impuissance. Revenu à leurs cotés, je m'excuse en marmonnant:
"Désolée, mais en fait je ne sais même pas où on va. Enfin, si, mais pas par où."
Voilà. Je ne mens pas, et je ne vois pas où ça mènerait de dire que j'ai la trouille. Je le dirai de retour au camp pour apaiser ma conscience, mais dans l'immédiat, ça ne sert à rien, ça ferait pleurnicheuse. Puis les films d'action vu avec les copains servent enfin à quelque chose, l'idée de génie me vient:
"Je vais... surveiller nos arrières, à la place. Ce sera aussi bien."
Puis je les laisse me distancer. Un peu, restant à portée de voix, comme ce que je pensais faire au départ. Maintenir la distance que je prévoyais est plus facile comme cela, et en plus, je me sens rassurée de les voir. Quant au danger, il n'est pas beaucoup plus grand que si je reste avec eux, puisqu'en cas de danger je pourrai piquer un sprint pour rejoindre Melody la guerrière. Voilà. Ça, c'est un bon plan, je suis civile, mais je ne mets pas en danger. Difficile de faire mieux... Et en attendant, je me concentre sur ma tâche auto-attribuée, ça ne peut pas faire de mal.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 6 Mar - 21:08
Tout en attendant la réponse de Seth, elle reste dans ses pensées, elle est là sans l'être, pensant à la réaction de Rani et à la sienne. Peut-être qu'elle l'a jugée trop vite comme elle avait jugé Matthew à son arrivée, la brune sait qu'elle devra quand même tenter d'apprendre à connaître Rani avant de la classifier ainsi. Quant à sa propre réaction, elle ne se reconnait pas, elle aurait du faire sortir de la fureur et non cela et avant l'apocalypse elle aurait peut-être même compris la réaction de Rani et elle ne lui en aurait pas voulu. La supposée indienne se dépêche de les dépasser d'un air étrange et ses paroles le sont encore plus, Melody tique sur le "pour que vous", qu'a t-elle pu croire ? Pourquoi dit-elle ça ? Oh wait...Non ce n'est pas possible, Rani a quand même pas cru qu'elle faisait des avances à Seth ?...Elle ouvre la bouche pour lui répondre et se ravise, elle ne va quand même pas formuler cela à voix haute même si Melody n'a qu'une envie c'est de lui dire qu'elle se trompe, même si Melody veut lui dire qu'elle était à mille lieux de penser à ce genre de chose. Et si les bribes de voix entendues sans les percevoir clairement juste avant c'était Rani et Seth entrain de fleurter ? Le "heu" en début de réponse de Seth ne laisse augurer rien de bon, par contre la suite va à l'inverse de cette pensée et elle met un peu de temps pour assimiler le truc avant de lui répondre à son tour.

- Oui je suis sûre et non je ne m'y sens pas obligée... Elle cherche un peu ses mots pour être sûre de ne pas sortir un truc ambiguë. ...voit ça comme une co-location, on se rend service mutuellement, moi en ne te laissant pas dehors et toi en ne me laissant pas retomber dans mon isolement. Cela te va ?

Elle esquisse un sourire à la fin de sa phrase, plus par réflexe que par envie. Sinon c'est tout à fait cela, le matin elle sera obligée de dire bonjour à au moins une personne, elle devra se lever et sortir de la voiture au lieu de rester loin de tous à ressasser ses idées morbides, s'il faut ça ne servira à rien mais elle aura essayé au moins. Surtout que ce n'est pas gagné qu'il supporte l'entendre se réveiller en sursaut en plein milieu de la nuit et puis s'il faut au retour de leur expédition, la proposition sera caduque car il aura trouvé une tente.

Attendant la réponse de Seth, elle a l'intention de se porter en avant pour ne pas, malgré tout, laisser Rani seule quand elle voit cette dernière sursauter et ralentir. Melody plisse les yeux pour chercher le présumé danger mais elle ne voit rien d'autre que des herbes de la plaine qui bougent un peu plus loin. Ce qui n'empêche pas un frisson de peur venir lui traverser l'échine, elle est encore moins sûre d'avoir fait le bon choix en voulant sortir du campement, c'est peut-être encore trop tôt finalement mais en même temps il fallait bien qu'elle s'y lance un jour ou l'autre donc autant s'y contraindre le plus tôt possible. Par contre, la brune ne comprend pas de quoi Rani est désolée là et elle reste à la regarder faire, un peu intriguée, elle doit bien se l'avouer. Faisant mine que tout va bien du moins pour une chose, elle regarde derrière elle pour jauger la distance les séparant du campement avant de reporter son regard sur l'avant, semblant scruter le terrain devant eux.

- On va pas tarder à devoir obliquer pour rejoindre le secteur A.

Elle est loin d'être à l'aise à marcher ainsi et elle ne peut arrêter de se demander ce qu'ils vont trouver ou ce qui va bien pouvoir leur tomber dessus.
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