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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, A, EXP] À la découverte du secteur A - 02/01/35
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Seth Willis

Anonymous
Invité
Sam 7 Mar - 15:01
Si les quelques mots qu'il avait eut pour Rani avait su la toucher la ou elle ne l'avait pas soupçonnée mais lui n'en avait guère conscience. A part son merci, il n'y avait rien qui puisse lui laisser entendre que cela l'avait soulager à ce point. Il hocha donc la tête pour lui faire sentir qu'il comprenait ce qu'elle voulait lui dire. Cela ne l'enchantait pas mais il comprenait. C'était une réaction rationnel et calculé. Presque trop d'ailleurs. Une dose de spontanéité et de réflexe était tout à fait normal dans le genre de situation qu'elle évoquait. Sinon ne serions nous pas des machines ? Comme ces soldats aguerris qui dans une situation données réagissent d'une manière calculé et programmé par des années d'entrainement. Était ce être encore humain et vivant que cela ? Physiologiquement oui mais au sens psychologique des choses ?

Voila que Melody revient vers elle quand il se décide a aller vers elle pour essayer de l'adoucir et lui fait une proposition tombée des nues et quasi providentielle. L'indienne se sent de trop et préfère prendre le large en allant vers l'avant pour faire office de guetteur tandis qu'il répond à la texo écossaise. Bien sur que cela l'arrangerait mais il ne voulait pas qu'elle se sente obligée à cause de ce qu'il avait dit. C'est à son tour de le rassurer. Elle ne se sent pas obligée, c'est ce qu'elle dit en tout cas, lui montrant ça comme une co-location voir même plutôt comme un échange de service. Il dormait à l'abris de l'humidité matinale et il la forçait à avoir des interactions sociales et ne pas sombrer dans la solitude, la déprime et autres joyeusetés liées à ce genre de situation. Cette fois ci il lui fallut beaucoup moins de temps pour lui répondre d'un hochement de tête et d'un sourire.

"Vendu."

S'en suivi un épisode peu glorieux ou Rani avait eu peur de son ombre ou d'un écureil ou peut être d'un lapin. Mais attention un lapin adulte. Pas entre deux ages ou même un lapereau. Non un vrai lapin adulte sinon il ne serait pas la en train de la charrier. Enfin c'est vite dit car il ne disait rien et pour cause il n'avait rien vu du tout, laissant le soin à Melody de s'occuper de ça. Lui il était la pour porter, avoir une bonne idée, si tant est qu'il y arrive et trouver de quoi arranger le campement. Chacun son savoir faire. Il savait la brune habile en chasse, le genre de poste de guetteur devait donc lui être tout dévolu. Elle ferait cela mieux que lui sans l'ombre d'un doute.

Outre ses talents de chasseur, elle savait visiblement lire une carte et faire des itinéraires puisqu'elle annonce une prochaine bifurcation. Il hocha simplement la tête, signe qu'il avait reçu l'information, regardant aux alentours afin d'être capable de se repérer si jamais il devait revenir sans elle dans le secteur. Il voulait trouver un point de repère, quelque chose qui ne bouge pas et qui l'aiderait à savoir quand il devrait tourner.

Après le changement de cap, il s'adresserait à elle soulevant tout haut ce que tout le monde commençait à songer tout bas.

"En admettant qu'on trouve des ressources, qu'est ce qu'on prend en priorité ? Je sais qu'il faut qu'on ramène de la nourriture mais je pense qu'il y a d'autres choses essentielles aussi comme des sacs à dos, des tentes ou encore un véhicule. Vous en pensez quoi ?"

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Sam 7 Mar - 16:38
Rester concentrée. Observer les alentours, surveiller sur leurs côtés, jeter un oeil derrière moi de temps en temps pour vérifier que tout est OK.

C'est bien joli, mais tout ça est un peu ennuyeux. Je suis ravie de ne rien remarquer pour le moment, mais je me rends compte à quel point vigile doit être un boulot monotone. Enfin, vigile de nuit du moins, puisque de jours, il y a de l'animation, cela doit distraire. Enfin, moi, au moins, je peux toujours admirer le paysage. Le paysage. Une vaste plaine désertique. Génial... Bon, et bien, il faut savoir profiter de ce que le destin met sur notre route, c'est ce que les devas nous enseignent, si j'en crois ce que me racontait ma grand mère. Il faut donc que je profite de ce vaste espace dégagée, de ce silence et de cet isolement relatif pour méditer et réfléchir. Après tout, c'est vrai qu'entre les menus travaux et préparatifs, et mon envie irrésistible de compagnie, je n'ai pas tellement eu l'occasion en fin de compte.

Mais à quoi penser? Lorsque je me suis penché sur la question de l'étayage des bâtiments, je me suis déjà aperçu du genre de matériaux dont je pourrais me servir, et surtout du fait criant que je n'ai pas le niveau pour retaper tout ça. Je ne suis pas ouvrière du bâtiment, après tout. Tiens, voilà ce qu'il nous faudrait trouver: une équipe de maçons. Et une bétonneuse, tant qu'on y est...

Du coup, que me reste-t-il comme sujet à aborder avec moi-même? Le passé bien sûr. La belle vie d'avant. Mes amis, Lola, Jason, Marisol, et Jake bien sûr, Jake surtout, Jake avant tout. Tous morts. Évidemment, avec des pensées pareilles, quel est le résultat? Des larmes. Encore. Silencieuses bien sûr, je n'ai aucune envie de me faire encore plus remarqué d'elle. Mais pourquoi ces larmes? Le temps a passé depuis mon réveil, encore plus depuis leur mort, sauf que je n'ai pas pris le temps de faire mon deuil. La survie avant tout...

Mais c'est malin ça. J'arrive à penser tout en surveillant de tous cotés, les devas soient remerciés, sauf que les larmes troublent tout. Je les chasse donc d'un geste rageur, puis observe Melody et Seth devant moi. Ils n'ont pas vraiment l'air de flirter ou même de se faire des confidences, mais comment en être sûre sans être importune? Je ne le peux pas bien sûr. En plus, ils ont peut-être abordé des sujets plus légers, et j'ai assez clairement prouvé que je n'étais pas très forte pour mettre une bonne ambiance, aujourd'hui. Bah, de toutes façons, si c'était pour la conversation que j'étais là, je ne serais pas venue en premier lieu, je suis très bien au camp. Là, je ne suis pas venue pour ça, alors ce n'est pas grave. Encore un coup d'oeil derrière... Non, il y avait une ombre, mais ce doit à nouveau être un animal, ou alors, un autre de ces malades rampants, il ne nous rattrapera pas. C'est une fois arrivés aux habitations qu'il faudra vraiment se méfier...

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 7 Mar - 19:05
Rani se met silencieuse à l'arrière, Melody gardant son attention sur la route à suivre, quelque part elle est contente que Seth ait accepté sa proposition du moins pour le moment. Arrivée à l'endroit où Rani a sursauté, elle scrute les hautes herbes de la plaine pour y découvrir bien dissimulée, la piste d'un animal quelconque. La brune se stoppe et s'accroupit pour l'étudier quelques instants, une jolie petite coulée de lapin, bien marquée et qui sert fréquemment de ce qu'elle peut constater. Si au début, elle avait songé à aller chasser en forêt, elle doit bien avouer que là, l'idée de revenir et de poser quelques collets est plus que tentante, elle devra juste demander un truc ou deux à Matthew avant. Elle se redresse et regarde ses deux co-expéditeurs, où les rattrape s'ils ne se sont pas arrêtés en la voyant faire, avant de leur annoncer.

- Des lapins passent là souvent on dirait, je reviendrais m'en charger.

La marche se poursuit limite en silence jusqu'au moment où Melody leur indique qu'il faut obliquer vers la gauche. Seth en profitant pour reprendre la parole, revenant sur ce qu'ils doivent trouver et dont ils n'ont pas encore parlé. Melody hoche la tête pour signifier qu'elle est d'accord avec cela, ne voyant rien d'autre à ajouter sur le coup puis elle se tourne vers Rani pour écouter l'avis de la jeune femme. Quand celle-ci aura répondu Melody leur expliquera pourquoi elle a opté pour obliquer par là, pour elle c'est logique qu'ils le sachent. En effet à étudier les cartes, elle a remarqué que s'ils suivaient une ligne droite, ils finiraient dans le coin de la délimitation aléatoire du secteur A, hors elle a remarqué qu'en obliquant, ils iraient vers le premier segment de la zone mais qu'en plus à cet endroit là devait se trouver un bosquet d'arbres. Et quoi de mieux que des arbres pour se dissimuler et étudier plus attentivement la zone, le principe de voir sans être vus.

Finissant par reporter son regard sur le paysage devant eux, l'étudiant, scrutant chaque coin qu'elle peut percevoir, surtout que pour le moment, ils sont à découverts, tout et n'importe quoi pourrait les repérer, zombies, bandits ou autres survivants. Bien que pour les premiers elle ne sait pas quelle est la portée de vue d'un zombie ou d'ouïe, de ce qu'elle a vécu elle dirait assez grande quand même mais jusqu'à quel point ? Et comme elle n'a pas mené d'études là dessus...Ce qui lui fait penser à un de ses professeurs à la fac, son prof de science, le mec totalement barge qui s'amusait à se coiffer comme Einstein, le mec qui en dehors des cours se lançait dans des pseudos études scientifiques pour démontrer par A+B à quel point les autres scientifiques se plantaient sur toute la ligne. Elle en vient à se demander ce qu'il peut bien penser de cette épidémie de zombies, soit il est mort bouffé en premier à avoir voulu les voir de trop près, soit il mène une grande étude sur le phénomène reclus quelque part dans le Texas.

D'un coup son regard se pose à quelques centaines de mètres d'eux, légèrement sur leur droite, sur une silhouette, le temps de la regarder du mieux possible à cette distance et Melody se rend compte que cela ne peut être qu'un mort vu la façon de se traîner. Point positif, le zombie ne semble pas les avoir vu, il se contente d'errer mais cela peut encore changer. Portant un doigt à ses lèvres, elle fait signe à Seth et à Rani de ne pas dire un mot avant de leur indiquer le mort vivant par un signe de la main. Cherchant ensuite à leur indiquer là ou ils doivent aller, ils peuvent même déjà apercevoir la cime du bosquet d'arbres et qu'il faut rejoindre ce point le plus vite possible et en silence. Melody espérant  qu'ils comprendront que cela doit se faire en ordre et en regardant où ils mettent les pieds si jamais ils avancent de front.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Dim 8 Mar - 18:53
Tiens? Melody s'arrête? Qu'est-ce qu'elle fait? En tous cas, cela répond à ma question, ils ne doivent plus être occupé à des trucs persos. Ou en tous cas, c'est au moins un bon moment pour me rapprocher. Je n'aime pas être isolée, que j'aie peur ou non d'ailleurs, c'est pareil au campement. Je leur ai laissé amplement la place que la politesse exigeait, maintenant, je vais saisir l'occasion.

Je presse donc le pas, histoire de ne pas louper le créneau, et rejoint Melody. Pour l'entendre me prouver encore plus à quel point elle m'est supérieure pour survivre au monde actuel. Ca, plus son flingue... Une déduction s'impose:
"Ah, tu sais chasser, pister et poser des pièges? Tu étais garde-chasse? Ou bien c'était pour les loisirs? Je parie sur le premier, tu as l'air... tellement pro..."
Voilà. Je n'ai pas pu empêcher ma voix de trahir mon admiration. Bah, ça ne fait pas de mal, on a le droit d'être impressionner par les gens compétents après tout. J'espère juste qu'elle ne va pas prendre ça pour de la flagornerie. Ha! Flagornerie, elle est bien bonne, voilà que je me mets à parler comme mon patron! Même en pensée, j'ai honte, franchement, "cirage de pompe", ça suffisait, pas besoin de sortir le dico!

Puis on reprend la route. Je reste un pas en arrière, et continue la tâche que je me suis assignée: franchement, ça ne peut pas faire de mal. Mais je reste cette fois à portée de discussion, vu que personne ne parait gêné de ma présence. Ce qui me permet d'entendre les réflexions de Seth. Melody semble d'accord, et, oui, OK, on a besoin de tout...
"D'un autre coté, si on récupère un véhicule, ça va permettre d'entasser plein de choses dedans, donc ça résoudrait la question non? Pareil pour les sacs. Du coup, j'ai envie de dire que la priorité s'impose d'elle-même, véhicule, puis sacs pour les futurs sorties de ce genre, et dans le coffre on pourra mettre autant de bouffe que ce qu'on trouvera, je parie. Et à tous les coups il restera encore plein de place pour du bois ou des grillages et autres fils de fer."

Une fois mon avis donné, j'écoute attentivement Melody expliquer ses choix. On sait jamais, des fois que je retienne un truc ou deux... Ma foi, oui, c'est malin et prudent. Rien à redire. Jolie, intelligente, sait chasser et se servir d'une arme. Ben tiens, l'épouse idéale du nouveau monde. M'en fous, moi, je sais me servir d'un marteau, na!

Je me retiens de justesse de pouffer, et me contente de sourire. Si j'en arrive à rire de mes pensées, je suis pas dans la mouise. D'un autre coté, je ne devrais pas me plaindre, parce que ça ne peut pas me faire de mal. Ni à personne d'ailleurs, avec cette ambiance de films d'horreur. Et en parlant de ça... Melody nous arrête, et nous montre un malade. Zut! Il fallait qu'elle le remarque avant moi, bien sûr! Forcément, il apparait du côté opposé à celui que j'étais en train de surveiller. Je suis pas prête de marquer des points.

Et regardez-là, l'autre. Je tremble de la tête aux pieds maintenant qu'on a un "rôdeur" à proximité, et elle, pas une goutte de sueur. Et elle explique tranquillement par geste qu'on doit se rendre en silence au bosquet dont elle nous a parlé. Franchement, si elle veut monter un campement concurrent de Matthew, je vais avec elle. Quoi que... Il ne faut pas que j'oublie qu'elle a des tendances suicidaires et qu'elle serait du genre à vouloir que tout le monde fasse pareil si elle commande. Un coup à tuer un groupe entier. Matthew est pas un leader très sympathique, mais au moins, j'ai l'impression qu'il est plus réaliste. Faudra quand même que j'enquête mine de rien, parce que s'il est aussi cintré qu'elle, le choix sera vite fait. En attendant... Je hoche la tête avec un coup d'oeil au bosquet, pour tenter de lui faire comprendre que je suis prête, puis la laisse partir devant, puisque je suppose que c'est son idée. Après tout, elle est armée et connait le chemin. De mon côté, si Seth n'embraye pas, j'essaierai de lui prendre le bras pour l'entrainer, puis lui ferai signe de passer devant moi: il a le sac, il est plus... "précieux". Et je fermerai la marche, à leur rythme, que j'espère être la petite foulée: moi, en tous cas, je ne me sens pas très zen, j'espère bien qu'on se dépêche...

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 8 Mar - 21:51
Exploration


[CFJ, A, EXP] À la découverte du secteur A - 02/01/35 - Page 2 Secteu11


Dès que vous arriverez tous, et une fois seulement fait, près de votre refuge, en évitant autant du mieux que vous pouvez le zombie qui aurait pu gêner en quelque sorte votre progression, vous constaterez une première maison en face de vous. Cette dernière voit sa porte d'entrée être tourné vers vous, donnant sur une étroite ruelle qui vous sépare.

Aux premiers abords, les environs de cette villa sont étrangement calmes, si bien que cela donnait l'impression de se trouver dans une ville fantôme, et en y réfléchissant bien, cela est presque le cas. Elle est assez grande et se situe sur deux étages. Les volets ont été décrochés et il ne reste plus que de simples carreaux de verre obstrués par la présence de quelques rideaux, qui ne font par moment plus vraiment leur office, certains déchirés sur de grandes parties. La porte d'entrée elle, semble solidement fermée. Elle est faite en bois massif et lourd, décorée de quelques vitraux aux couleurs sombres qui laissent sans doute passer quelques rayons de soleil en après-midi - puisque exposée plein Ouest - mais empêche quiconque de voir à l'intérieur la moindre silhouette. Des traces de sang descendent en inquiétante traînée le long des quelques marches qui mènent à l'entrée, et ne laisse entrevoir aucun bon augure.
Sur la gauche, un petit cube est attaché à la maison, et représente sans le moindre doute le garage, dont la porte est elle aussi bien close. Elle ne semble pas délabrée et fait encore solidement son office : celle de protéger peut-être un véhicule à l'intérieur. Pourtant, à en croire les traces de pneus et le large portail éparpillé en de nombreux débris, une voiture aurait déserté les lieux à une vive allure.

En inspectant au delà de la maison, vous constaterez à droite comme à gauche, que les voisins les plus proches sont éloignés de plus d'une bonne centaine de mètres. De quoi assurer une tranquillité certaine dans ce petit quartier pavillonnaire aux allures de bourgeoisie Américaine. Le jardin de cette bâtisse est ceinturée par une clôture qui a, sans doute fut un temps, fait son travail, mais qui en l’occurrence ne rempli plus du tout son rôle à cause des pans de palissades cassées par endroits. Dans votre champs de vision, vous percevez également dans ce jardin ce qui aurait servi d'abri à un chien autrefois : une niche, mais dont l'entrée est coupée de votre vue par l'arrête du coin de mur de la villa. Sa structure est verte et son toit, peint en rouge.
Le gazon n'a pas été entretenu depuis bien longtemps et de nombreuses herbes folles et pissenlits ont trouvé fortune dans cet environnement dans lequel ils étaient détestés auparavant.

Hormis le zombie que vous avez laissé à son errance, vous en percevez au moins quatre autres. L'un est dans le jardin, près de la niche, deux grattent à la porte du garage, de manière très entêtée, comme s'ils avaient sentit un repas à l'intérieur, et le quatrième vous offre son dos, sur la route à droite, sans but précis. A première vue, et il faudra sans doute en explorer davantage pour répertorier correctement l'ensemble du secteur afin que cela serve à vos successeurs qui prendront le relais sur la récolte de ressources tant primaires que secondaires.

Cette maison, ce n'est rien d'autre que celle où Ethan a trouvé refuge pendant plus de deux semaines, la notion du temps étant assez relative... mais pour l'instant, vous n'en avez pas vraiment idée, ni de ce qui se cache là-dedans, ni de ce que cette personne a pu affronter et comment elle pourrait réagir à votre approche. Dans tous les cas, dans l'ignorance, vous faites maintenant face à un premier point d'intérêt, et vous avez encore le choix de vos actes.
Mais Ethan pourra sans doute constater l'approche de trois silhouettes, face à la maison. Il sait pertinemment que vous n'êtes pas des zombies assoiffés de chair et de sang, car à votre manière de vous déplacer et de vous abriter à l'abri du bosquet d'arbre, vous ressemblez davantage à des survivants en quête d'approche discrète. Il pourra sans aucun doute constater également le zombie que vous avez savamment bien esquivé, errant comme une âme en peine, en attendant de sentir l'odeur d'un festin que le vent pourrait lui porter.


Eléments scénaristiques:
 

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 9 Mar - 14:41
Sans se soucier le moins du monde de si Melody avait raison ou tord sur son itinéraire, lui faisant vraisemblablement confiance la dessus, Seth s'occupait plutôt de regarder ça et la mu par une dose de prudence mais son esprit vagabondait à des considérations ultérieures mais néanmoins de plus en plus proche. Que devrait ils ramener s'ils trouvaient des choses. Enfin s'ils trouvaient plus qu'ils ne pouvait porter bien sur sinon la question ne se poserait pas. Mais pour l'heure, peut être parce que c'était sa première expédition, il restait positif sur ce qu'ils pourraient trouver sur place. Il ne restait plus qu'a espérer que la réalité ne le fasse pas trop descendre de ses espoirs.

Il émet alors quelques suppositions à voix hautes pour ses camarades de crapahutes voulant leur exposer ce qui le travaillait depuis quelques temps maintenant. Presque à sa surprise, son avis était partagé par la belle indienne. Melody de son coté n'exprime aucun avis directement mais en même temps, pas d'avis contraire, tant verbalement que physiquement. Pas de petite moue, de froncement de sourcils lu de tête secouée. Il supposa alors qu'elle était d'accord ou du moins n'avait pas mieux à proposer. Comme dit le dicton, qui ne dit mot consent. A moins que cela ne soit qui ne dit rien s'abstient ? Il en saurait plus quand ils seraient confronter à ce choix, ou pas.

Mais voila que les ennuis commencent à montrer le bout de leur nez. Se pliant au silence demandé par Melody quand elle repère le zombie, il se ramasse sur lui même, se déplaçant courbé pour être moins visible et la suit jusqu'au bosquet afin d'être à l'abris de la vue des zombies, en espérant qu'ils ne les détecteraient pas par un autre moyen. Son regard se porta alors sur le sol pour voir ou il mettait les pieds afin de ne pas risquer de faire craquer une branche. cela serait mal venu. A quatre potentiel assaillants contre toi avec de si maigres armes, cela pourrait vite tourner au drame. Autant essayer de limiter l'affrontement tant qu'ils étaient si peu équipé et entraîner aussi. Même si les zombies étaient lent, affronter le danger n'était pas une bonne chose d'après lui. Il fallait avant tout calculer le risque.

Arrivé dans le bosquet, Seth scruta les zombies les plus proches pour voir s'ils avaient conscience de la présence de trois casse croûte sur pattes. Visiblement ce n'était pas encore le cas. Il glissa alors sa main dans la poche extérieur gauche de sa veste pour en extraire une pochette qu'il ouvre l’étui d'un geste de l'index dévoilant trois couteaux de lancer Herbertz qu'il présente à Melody.

"Tiens, malheureusement on va en avoir besoin et tu sera plus efficace que moi ..."

Ethan Walker

Anonymous
Invité
Mar 10 Mar - 21:16
La chambre avait un aspect de cauchemar rouge. Outre les déchets de boîtes de conserves et de canettes, des papiers étaient éparpillés sur le sol, au quatre coins de la pièce quasiment dénuée de meubles. Quittances de loyer, publicités, dessins d'enfants, vieux jouets, livres; et toutes sortes de choses qui avaient le pouvoir de creuser, à même le silence de mort qui régnait dans la pièce, quelque vacuoles de marques familières, c'est-à-dire civilisées. Il était rassurant de voir, après que le réel et son impossibilité nous ait frappé de plein fouet, de voir ces petits objets insignifiants qui naguère rythmaient notre quotidien. Ce sourire défraîchi de la femme qui vantait gaiement les mérites de tel dentifrice, d'une blancheur salie par la poussière et la saleté, semblable à quelque peau morte. Les photos de famille des précédents occupants de la maison avaient jetés par terre, déchirés en mille morceaux, fragments de visages, bris de verre. Et là, le père de famille, figure miraculeusement rescapée du grand débarras qui fumait un cigare… Il était reconnaissable à son sourire rassurant, à l'affreuse cravate jaune du dimanche qu'il enfilait pour la messe dominicale, à la confiance en l'avenir qui se lisait au fond de ses yeux. Et à côté de lui, la moitié du visage souriant de sa femme, le doigt posé sur la bouche. Blague figée, sur laquelle reposait une fragment de verre tâché de sang… qui sembla tout d'un coup prendre la forme d'une pointe de flèche…
La lumière de la fenêtre révélait la poussière en suspension, mais ne parvenait pas à la silhouette indistincte d'un homme retranché dans le coin du mur adjacent à cette fenêtre. A première vue, il était assis en position foetale sur un lit en bois dont il avait enlevé le matelas. En guise d'oreiller, un petit sac noir. Un arc trônait près de la porte de la chambre, une flèche en moins sur l'embase. Il observait la chambre depuis quelques heures. Une idée obsédante semblait l'avoir possédé depuis un certain moment; elle l'avait plongé dans un songe profond qui le faisait basculer d'avant en arrière, — et du présent au passé, en un temps et en un lieu désormais révolus. Rocking-chair d'un remord secret et caché quelque part dans la demi-pénombre, mouvement de balancier qui était peut-être le signe que quelque chose ces derniers jours n'avait eu de cesse de le hanter. Il vivait, mangeait, chiait dans l'axe d'une rencontre. Quel acte avait-il un sens, ici ? Quelle volonté pouvait persévérer ?
Cette sombre mélancolie n'avait rien d'étonnant, quand on voyait que le cadre même y invitait. Il était loin d'inciter à mener une vie gaie, enthousiaste et bavarde. Il n'y avait pas même de quoi se faire une routine. Celle-ci supposait encore une certaine quiétude, une stabilité de l'acte et du sens. Mais tout dans cette maison assaillait les nerfs avec la même abjecte pugnacité que ces araignées aux coins des murs, dont Ethan avait eu d'abord tant de peine à détourner les yeux. Dans l'ombre d'êtres disparus, dérisoires images qu'on captait naguère par l'objectif, il était logique que la mort appelât la mort. Il flottait dans la maison un délicat parfum de mort et de décomposition; et il y avait plusieurs jours déjà qu'elle ne parvenait plus en de lentes vagues écoeurantes et nauséeuses aux narines averties de Ethan. Un cadavre, ou plutôt ce qui en restait, avait été laissé en bas, dans le living-room; trace d'un carnage qui avait connu des répercussions un peu partout dans la maison, épargnant des meubles de chambre qui semblaient avoir été comme déplacées là par des bras volontaires. Un morceau de bras livide, moins volontaire quant à lui, et adossé contre la baie vitrée et rayée, saluait quiconque passait dans le jardin. Une jambe semblait vouloir passer par-dessus la table à manger, repeinte en rouge pour l'occasion. La tête était, jadis, celle d'une belle femme d'âge mur aux cheveux noire de jais; à moitié chauve, elle agrémentait l'entrée d'un clin d'oeil morbide désormais. Le mur de l'escalier qui menait au premier étage était parsemé de traces de sang; on percevait ça et là l'empreinte rouge d'une main humaine. Des restes de boyaux dans le lavabo, un tronc et sa queue vertébrée dans le garde-manger… Les amateurs de répliques « à la coule » auraient affirmé voir là de l'art contemporain. Mais les répliques de film comme l'art contemporain n'avaient plus droit de cité. Silence.
En haut, Ethan surgit soudain de son coin d'ombre. La lumière du jour le tranchait en deux, en une ligne dure, rigide, passant par une veste en peau de mouton, un peu trop courte, enfilée au-dessus d'un pull en laine et d'une chemise rouge, — descendait le long d'un pantalon en velours vert trop court, et finissait sur des pieds nus et sales dont on voyait les chevilles. Ses yeux, d'un bleu troublé, contemplèrent un moment la photo du père et de la moitié de mère, dont il se saisit d'un geste paniqué en repoussant l'éclat de verre rougis par son sang. Puis, s'accroupissant, tenant d'une main la photo, il prit de sa poche un briquet noir, rectangulaire et à gaz qu'il alluma. Elle tomba doucement à terre, ses coins se racornissant, se ratatinant dans le feu qui la consumait. Il n'en resta bientôt qu'un petit tas de cendre. Un doigt s'approcha rêveusement de la poudre d'oubli, et en décora les joues d'un visage creusé par la souffrance et la faim. La lumière parut alors comme parcourue de longs frissons; elle se décomposait en une moire qui pénétrait l'homme jusqu'à la stupeur, chacune de ses ondes venant mourir, tiède et souple, sur sa peau déjà en sueur. Et sous la fenêtre d'une journée qui s'annonçait encore plus longue que celle d'hier, Ethan couvrit ses yeux d'une main tremblante. 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 10 Mar - 23:00
Melody aura répondu à Rani qu'effectivement elle faisait ce genre de boulot avant sans pour autant entrer dans les détails, le lieu ne s'y prête pas vraiment. Et puis à quoi bon dire que malgré l'apocalypse, elle préfèrerait toujours avoir le choix, celui de traquer les animaux pour les observer vivre, pour les recenser plutôt que pour les chasser. Non vraiment elle ne le dira pas, c'est un coup à ce qu'elle passe encore plus pour une folle ou autre chose de ce style là, se contentant donc du strict minimum pour le moment. Un jour peut-être qu'elle ira plus avant dans ce genre de conversation. Tout comme elle aura écouté l'avis de Rani concernant les choses à trouver, se contentant comme pour Seth de hocher la tête, bien qu'elle aurait pu dire qu'il vaudrait mieux tester le véhicule avant de vouloir le charger et partir avec.

Mais pour le moment, il y a le souci du zombie qui même s'il est loin, reste une sérieuse menace, fort heureusement Rani et Seth répondent positivement aux signes que la brune leur fait et le silence se met à régner en maître. Melody retrouvant ses réflexes de pisteuse, sans même y faire attention, elle se courbe à moitié pour partir en petite foulée vers le bosquet d'arbres, ses pieds épousant le sol pour donner la sensation qu'elle flotte plus qu'elle n'avance, sa main gauche restant près de son dos pour sortir le beretta si le besoin s'en fait sentir. Elle confirme ainsi qu'elle a l'habitude d'être "le chasseur" épiant une proie surtout si on ajoute le fait que ses pas ne produisent aucun son. Son frère serait là, il dirait qu'elle donne l'impression d'être une de ces femmes louves provenant des légendes de leur enfance.

Arrivée au bosquet, elle se colle, dos le premier, contre un des troncs d'arbres, celui lui permet de voir Seth suivi de Rani la rejoindre mais aussi ça lui permet de constater que le zombie ne les a pas repérés. Elle reporte son attention sur le paysage qu'ils viennent d'atteindre, une petite route au premier plan suivi d'une maison à deux étages. Elle repère ensuite les quatre zombies se tenant dans les parages puis l'éloignement de la maison par rapport à ses voisines, au moins ils ne seront pas prit de court au détour d'une ruelle, à moins que la maison devant eux ne leur cache une meute de rôdeurs. Ce qui l'intrigue le plus, reste les deux zombies qui grattent après la porte du garage, d'ici qu'il y ait un animal ou un survivant à l'intérieur, d'ailleurs, elle remarque les traces de pneus, signe qu'il ne doit plus y avoir de véhicule dedans. Baladant son regard sur le zombie isolé qui leur tourne le dos pour le moment et cela, elle doit en profiter, elle se tourne vers Seth arrivé peu après elle...Et il la prend de court sur ce coup là, elle lui murmure.

- Tu lis dans mes pensées là.

Melody allait justement lui demander une lame pour aller s'occuper du zombie avant qu'il ne se tourne. Elle accepte les lames et les observe avant d'en prendre une.

-  Merci. Tu veux mon arme ? Tu seras peut-être plus à l'aise avec ?

Ne lui a t-il pas dit qu'il a fait un peu d'armée ? Donc il sait manier une arme à feu, c'est plus que logique. Et puis ça permettra à Melody de s'écarter d'eux un peu plus sereine en sachant qu'il a de quoi se défendre si jamais les deux zombies de la porte du garage les sentent trop vite. Elle attend que Seth lui réponde, s'il accepte le beretta, elle le lui tendra non sans oublier de lui montrer pour ôter la sécurité, juste par principe. Et s'il décline son offre, elle s'écartera immédiatement d'eux avec dans un murmure un "Je reviens vite".

Regardant par où elle doit passer, elle passe du bosquet des arbres à la petite route, se dirigeant droit vers le zombie qui lui tourne le dos. Resserrant sa prise sur le manche de la lame, elle avance vers lui le plus vite possible, voulant être la plus proche possible de lui avant de la lancer. Quand il n'y a plus que cinq mètres qui séparent la belle et la bête, elle se stoppe et ajuste sa main pour que dans un mouvement souple elle puisse lancer le couteau. Au moment du lancé, elle hésite une seconde, une boule de peur se nouant dans sa gorge, est-ce du au manque de pratique ou aux évènements récents qu'elle a vécu, toujours est-il qu'elle se sent rouillée et mal. Et le verdict ne tarde pas à arriver, elle a manqué le plein milieu de la tête, la lame se logeant dans la nuque. Réagissant aussitôt, elle se rue sur le mort vivant pour lui arracher la lame de la nuque, des morceaux de chairs venant avec, elle arrive in extremis à la replanter dans sa tête cette fois, juste au moment ou il amorçait un demi-tour. Est-ce le mouvement du zombie, l'élan qu'elle a voulu prendre, le fait qu'il s'effondre ou un mélange de tout mais elle manque de perdre l'équilibre à son tour, finissant avec un genou et ses mains au sol. Le choc brutal lui envoyant des décharges de douleur dans les membres.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mer 11 Mar - 14:01
Seth était relativement impressionné par la façon dont elle se déplaçait. Nul doute qu'elle était une habituée des forêts. Cette façon de se mouvoir avec aisance même en étant à moitié courbée sans pour autant être plus lourde. Il est vrai qu'elle n'était de toute façon pas épaisse mais on était généralement moins à l'aise quand on ne se déplaçait pas debout. Non il avait vu des chasseurs quand il était adolescent, lui même avait été à la chasse avec son père. C'était une activité père / fils classique la ou il avait grandit. Un truc qu'on fait plus pour passer du temps ensemble que pour le plaisir en lui même de l'acte.  Il n'avait jamais trouvé cela désagréable cependant, car ils ne tuaient qu'ils allaient pouvoir manger. En général cela se réduisait donc à une proie qu'il ramenait dans le pick up avant d'entendre sa mère maugrée du travail que cela représentait un animal sauvage à cuisiner. Elle le faisait toujours malgré tout, pour faire lui plaisir et aussi parce que c'était souvent un prétexte pour inviter des voisins ou de la famille à venir manger à la maison.

Lui sortant ses lames de lancé suite à la conversation qu'il avait eu plus tôt, il la prend de court ce qui le fait un peu sourire car il le voit dans la tête qu'elle fait en le découvrant déjà prêt et sa petite phrase l'amuse tout autant. Lire dans les pensées. Voila un truc qu'il aurait bien aimé pouvoir faire, pour peu qu'on puisse maîtriser le bouton marche arrêt qui allait avec. Il avait vu une fois un espèce de sketch ou le gars pouvait lire dans les pensées et c'était pas jouasse au final. Entendre tout ce que les autres pense de vous, veulent de vous. Des fois, il ne fallait pas. C'était pas bon pour la santé mental. Non vraiment, cela pouvait être drôle ou pratique parfois mais à long terme ...

"Si seulement !"

Répondit il avec un léger sourire marquant simplement la plaisanterie. Ce à quoi il ne s'attendait pas par contre, c'est qu'elle lui propose son berreta en retour. Son visage laissa place à une surprise fugace avant qu'il ne se saisisse de l'arme leurs doigts se touchant sur l'instant le temps qu'il prenne en main l'arme correctement, s'assurant la prise.

"Je veux bien oui."

Il regarde quand elle lui montre la sécurité, même s'il y avait pensé. Ce n'est pas un habitué des armes au sens professionnel du terme mais au sens qu'il a déjà manipuler une arme à feu et pas qu'une fois. Il laisse la sécurité mais vérifie la chambre puis éjecte le chargeur une main dessous pour qu'il ne tombe pas, d'ailleurs il ne sort pas complètement de l'arme, regardant si le chargeur était plein avant de l'enfoncer dedans, faisant doucement pour que le déclique d'enclenchement ne se fasse pas trop entendre. Il hoche la tête vers Melody pour lui signifier que c'est bon pour lui et lui glisse d'ailleurs avant qu'elle parte.

"Je te couvre."

Mais il n'était pas que deux dans cette opération et il ne pouvait couvrir tous les fronts à la fois. Il tourna un peu la tête vers Rani

"Tu surveille les autres au cas ou ils nous remarque ? "

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mer 11 Mar - 14:48
Je sursaute quand Seth se met à parler. Melody ne nous avait-elle pas fait signe de nous taire? Ceci dit, elle n'a pas l'air de lui en vouloir, et un coup d'oeil aux malades me rassure: ils ne donnent pas l'impression d'avoir réagi. N'empêche qu'il pourrait parler plus doucement... Ou bien est-ce juste mon stress qui me donne cette impression? En tous cas, eux ont l'air détendus, ils se lancent même dans une bourse aux armes...

Je me sens vraiment exclue là. Enfin, non, exclue, ce n'est pas le bon terme. Etrangère plutôt. Déphasée, pas à ma place, un peu comme dans "Englishman in New York". Echange d'armes, assurance, manipulation aguerrie de ces distributeurs de mort... Tout cela me parait si incroyable, irréel, que je me sens comme ailleurs, fantôme spectateurd'une scène de film. Seth m'oblige alors à sortir de cet état second, intemporel, pour me ramener aux basses considérations de la prudence. Je réponds en un souffle, à peine audible:
"Oui, bien sûr, pas de soucis."
Après une courte pause, j'ajoute, un peu plus confiante vu l'absence de conséquences de nos messes basses:
"Il doit y avoir un survivant dans ce garage, pour qu'ils s'acharnent comme ça. Tu crois qu'il est... comme nous?"

Je continue donc (car je n'ai pas attendu que Seth m'y invite pour m'en inquiéter) de surveiller les malades. Les 4: celui que l'on a laissé derrière nous comme celui de la niche et les deux du garage; je ne peux pas m'en empêcher, l'angoisse monte trop vite si je ne les tiens pas tous à l'oeil.  Pendant ce temps, Melody s'occupe du plus proche. Avec adresse, elle plante son couteau dans la nuque, jolie prouesse dont je serais parfaitement incapable, me contentant probablement de toucher la jambe, et probablement avec le pommeau en plus. Mais ce n'est pas suffisant pour éliminer les malades, alors elle est obligée de monter au contact pour l'achever. Tout ceci fait beaucoup trop de bruits! Et Melody tombe à terre!
Je sursaute, et entame par réflexe un mouvement pour me porter à son secours, mais me retient de justesse: je ne ferai probablement qu'attirer inutilement l'attention des malades. À la place, je vérifie attentivement la réaction des autres: du coté du garage, c'est bon, il doit vraiment y avoir une proie succulente. Mais... Celui de la niche commence à se retourner, je crois. Je m'adresse à Seth d'un murmure affolé, nettement audible cette fois même si j'espère qu'il ne l'est pas des "marcheurs":
"Tu crois qu'elle va bien? Celui de la niche a l'air de bouger... Qu'est-ce qu'on fait? Si elle y va toute seule elle risque de tomber sur d'autres malades cachés par la maison!"
Stressée, je suis dans les starting blocks, prête à partir au pas de course vers Melody pour lui prêter assistance, ne serait-ce qu'en l'aidant à se relever.
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