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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, A, EXP] À la découverte du secteur A - 02/01/35
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Ethan Walker

Anonymous
Invité
Lun 30 Mar - 0:30
La question de la jeune femme à la peau mate ne fit pas immédiatement réagir Ethan. Il avait lâché le morceau de flèche et regardait en haletant le sang qui coulait de sa main, tombant doucement sur la créature inanimée. L'écoulement n'était pas uniforme; on voyait au travers de l'écoulement quelques minuscules radicelles qui, portées par les fines rigoles des lignes de la main, allait s'élonger ailleurs. C'est alors seulement qu'il regarda celle qu'il paraissait avoir sauvé. La bouche entr'ouverte, il la regardait d'un air très étonné. Voir de si près un visage féminin après plusieurs semaines d'isolement extrême pouvait certes paraître impressionnant, mais pas au point de s'oublier dans un regard et un ton interrogatif. Il s'était noyé dans ces yeux de chat démesurément noirs, semblables aux billes d'encres dans lesquels on trempait jadis sa plume; et aussi bien la sienne, pour ainsi dire, oscillait-elle au-dessus d'une ligne vierge quelque part dans son esprit. Que pouvait-on raisonnablement penser face à une telle expression de la vie; comment pouvait-on simplement ne pas se disperser face à une insistance aussi soudaine, une familiarité de la politesse qui vous séduisait incontinent... Aussitôt, le visage même du barbu se transfigura en une muette interrogation.
Durant ce temps de flottement, les autres avaient eu le temps de s'approcher. L'homme restait à distance, un pistolet entre les mains, dont la gueule noire et béante pointait le sol, mais qu'on sentait prête à viser le barbu. Et le regard que lui adressa Ethan sembla dire : de quoi est-ce que tu t'inquiètes ? C'est alors seulement qu'il se rendit compte qu'il tenait encore son arc serré dans sa main. Mais c'était les yeux de la femme qui lui fit prendre la résolution de poser son arc sur l'herbe drue. Une violence terrible sourdait en effet de ces deux lueurs dont la couleur verdâtre était troublée par l'eau de javel du ciel gris; ajoutée à la pâleur de son visage, cette vision lui fut difficilement supportable. Ainsi Ethan les considéra chacun tour à tour, les yeux de chat, le pistolet et les émeraudes blanchie par une tension intérieure, et humecta enfin ses lèvres asséchées par l'action. Il se leva en même temps que ses mains se levèrent.
« Ecoutez... vous m'avez pas l'air d'être des mauvais gars, et je ne veux pas vous faire du mal… »
Un je ne sais quoi de faux transparaissait dans cette phrase dite avec un effort notable de sincérité dans le ton, et par une voix grave qui aurait sans doute été remuante si elle n'était pas enrouée par un mutisme prolongé. Elle paraissait avoir été jetée aux autres, énoncée sans grande conviction, ou selon l'idée que dire quoi que ce soit dans une telle situation était inutile et vain. Ou bien il manquait remarquablement de talent d'orateur, ou bien il était à ce point beau parleur qu'il parvenait à feindre ce manque: il était difficile d'en juger. Mais on pouvait cependant déduire du fait qu'il s'était volontairement désarmé quelque bonne volonté de sa part. A moins que tout cela ne soit bas calculs… Mais on sait combien une telle hypothèse peut paraître séduisante chez ceux qui inclinent, plus ou moins spontanément, à ne pas s'embarrasser de nuances lorsqu'ils jugent les motifs qui conduisent chacun à agir d'une certaine manière et non d'une autre. Il n'en demeurait pas moins qu'aucune autre parole ne franchit la barbe de Ethan, lequel recommença à les considérer chacun en silence avec un regard voilé d'une certaine tristesse. Encore cette tristesse... Etait-ce donc l'expression habituelle de son visage ?

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 30 Mar - 10:10
Quand elle voit Seth se redresser et se déplier en la dépassant d'une trentaine de centimètres, elle ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire. Il est "amusant" de constater qu'aussi grand et bien foutu qu'il est, il peut aussi faire montre d'une douceur étonnante comme quelques minutes avant quand il l'a apaisée et rassurée. Et sans même le savoir, il la rassure encore quand elle le voit manier le flingue efficacement. Puis à ses paroles, elle hoche la tête positivement, elle aussi n'éprouve aucune confiance envers cet homme. En même temps elle ne fait pas facilement confiance aux gens, rien que là elle commence à peine à faire plus ou moins confiance à Seth, son esprit gardant la possibilité qu'une couille arrive et vienne de lui. Quant à Rani, sans parler des paroles échangées plus tôt ou des actions qu'elle a pu avoir, le simple fait qu'elle soit avec eux, entraine la méfiance de Melody alors qu'ils sont pourtant tous ensemble, dans le campement, depuis une quinzaine de jours.

Calant son pas sur celui de l'homme, la brune avance à ses côtés et avant qu'ils ne soient à portée de voix de l'inconnu, elle lève les yeux vers Seth et à voix basse lui demande :

- Dit ? Tu pense pas qu'on devrait rapidement faire le tour de cette maison puis qu'on reparte au campement avec lui ? Matthew saura quoi faire avec lui et je me vois pas le laisser là tout seul.


Déjà parce qu'il peut être dangereux pour eux ou pour un futur groupe venant explorer le coin s'il reste dans les parages mais aussi parce qu'une partie d'elle même se refuse à abandonner un humain à son sort aussi spécial soit-il de prime abord. Sans compter qu'il est peut-être juste encore plus paumé qu'eux trois réunis.

La distance les séparant de Rani et de cet homme est vite comblée, Melody l'observant lui particulièrement, à genoux, l'arc en main, la flèche brisée et le sang provenant de sa paume, instinctivement la main droite de la brune se resserre sur la flèche qu'elle tient et la main gauche, sûre de sa prise sur le couteau de lancer, ne bronche pas. Ils arrivent pour entendre la question de Rani puis la réponse de cet homme, elle plisse les yeux quelques instants en l'entendant parler, rendant ses prunelles vertes plus sombre qu'en temps normal, certes Rani lui a juste demandé de parler là mais il aurait pu les renseigner sur la blessure qu'il arbore au lieu de cela. Quelque chose ne tourne pas rond dans le ton de sa voix, Melody n'aime pas ça du tout, chose confirmée par le frisson glacial venant parcourir son échine et par réflexe elle fait un pas sur le côté se rapprochant de Seth un peu plus sans toutefois venir le gêner dans ses mouvements.

- Votre blessure vient du zombie ou d'autre chose ?


Laissant le soin à Seth ou même à Rani de pousser plus loin l'interrogatoire, ses yeux se détachent enfin de l'inconnu et passent sur la jeune femme. L'écossaise voudrait rassurer l'indienne d'un simple regard, lui signifier que tout ira bien mais cela n'est point possible alors qu'une certaine appréhension doit hanter les émeraudes de Melody. Néanmoins elle fait signe à Rani de venir les rejoindre, mieux vaut qu'ils soient tout les trois du même côté du flingue sans compter que même posé l'arc reste dangereux il pourrait le reprendre et chercher à frapper Rani avec, Seth serait alors dans l'embarras pour tirer. Enfin pour le moment on en est pas là et Melody espère sincèrement que la situation va arrêter d'être électrique ainsi malgré tout elle a fait signe à Rani de les rejoindre pour autre chose également.

Si l'indienne répond à son signe et approche, Melody viendra lui parler à voix basse contre l'oreille lui demandant la même chose qu'un peu plus tôt à Seth, à savoir ce que Rani pense du fait de rapidement explorer la maison avant de rejoindre le campement avec l'inconnu, laisser Matthew gérer la suite. Si Rani ne bouge pas Melody attendra de voir comment évolue la situation...

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 30 Mar - 19:35
L'homme venait de se débarrasser du dernier zombi, un peu à l'image de ce qu'avait fait Seth avec le coupe papier de Rani mais celui ci l'avait fait à la flèche. Sa dernière flèche qu'il venait par la même occasion de briser. Une perte sèche qui lui était douloureux de voir. C'était quelque chose de rare vu comme Matthew jalousais son arbalète et qui plus est quelque chose qu'il désirait avoir et quelque chose qui était en train de lui passer sous le nez. Et cela le mettait un peu plus en rogne. Une arme à distance silencieuse dans cet apocalypse de marcheur assoiffé de sang était un plus indéniable. Avoir quelqu'un qui sait s'en servir était encore mieux. La il avait les deux probablement mais ni l'un ni l'autre n'allait dans le sens qui plairait à Seth pour l'instant.

Ils avancent tout deux vers l'homme, n'ayant pas encore franchit la distance qui les sépare, quand la brune lui pose la question de leur expédition et surtout de l'homme en question. Le regard dur de Seth tout comme la tension palpable de sa main sur la crosse de son arme en dit long sur son avis sur la question. Il la verbalise malgré tout, et heureusement d'ailleurs. Il lui répond donc à voix basse pour que seule elle puisse entendre ce qu'il avait à dire.

" Avec lui ? Je le laisserais bien la moi. Il est complètement instable ce gars."

Il soupire un peu. Il sait que son avis est dur et assez inhumain mais il ne fallait pas oublier qu'il les avait tenu en joug il n'y a pas si longtemps que cela, après qu'ils aient clairement cherché à l'aider. Son regard quitte l'homme un instant avant de revenir à lui, puis à elle.

" Si on l'emmène on lui bande les yeux. Pas question qu'il connaisse le chemin du campement tant qu'on est pas sur de ce qu'il à dans le crane. "

Ils avancent encore et Melody s'adresse à l'homme après que Rani l'ait fait, se demandant d'ou venant ce sang ce qui était bien compréhensible. L'inconnu c'était quand à lui dédouané de leur vouloir du mal, d'après ses paroles en tout cas car Seth sentait bien qu'il y avait autre chose même s'il n'arrivait pas à mettre le doigt sur quoi et cela le travaillait d'autant plus qu'il n'avait déjà pas confiance en l'homme alors sentir qu'il leur cachait quelque chose en plus cela devenait vraiment désagréable et renforçait son envie de le laisser la.

Son regard se porte ensuite sur Rani, la source première d'inquiétude étant traité dans son ordre mental, la détaillant du regard cherchant une trace de blessure ou de problème potentiel même si pour le coup, c'était avant tout la santé de quelqu'un qu'il appréciait qui lui importait avant la source d'ennui potentiel. Il attendra un peu s'il voit Rani approcher pour qu'elle entende puis leur dira à voix basse .

"J'ai aucune confiance en ce gars. Qu'on l'embarque ou non avec nous, on se quitte plus tant qu'il est la , j'aurais même tendance à vouloir le fouiller qu'il nous fasse pas un coup de calcaire comme tout à l'heure. On fouille cette baraque ensemble ? J'ai eu assez de sensation forte pour quelques heures ..."

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mar 31 Mar - 15:27
L'inconnu commence sincèrement à... me faire flipper. Je ne trouve pas d'autres termes. Il met si longtemps à réagir, j'ai l'impression qu'il passe des années à regarder son propre sang couler... Et quand il lève enfin la tête, c'est pour me fixer, sans dire un mot. De frayeur, je recule d'un pas, puis de deux... Jetant un coup d'oeil à Seth et Melody dans l'espoir d'un secours, je constate qu'ils sont encore trop loin. Ou à tout le moins trop loin à mon goût, et trop lents à mon goût, aussi... Pour irrationnel que cela puisse être, je les veux à mes côtés, instantanément, et tant qu'à faire, frais, dispo et capables de tenir tête à une horde.

Heureusement, l'archer reporte son attention sur eux, justement. Et finis même par montrer enfin une attitude civilisée. Son ton étrange ne me rassure pas, mais au moins, on s'éloigne du mutisme, et c'est un net progrès. Mais Melody ne semble pas trouver cela suffisant. Et repose ma question, insistante, et à juste titre: la réponse est, après tout, essentielle au plus haut point. Ne pas y répondre pourrait s'interpréter comme une réponse en soi, motivée par la peur de l'exécution. C'est bien comme cela qu'ils faisaient dans les films, non? J'en serai personnellement parfaitement incapable. Melody, quant à elle, je ne parierai rien.

En tous cas elle me fait signe, en l'occurrence. Signe discret, pour me dire d'approcher, sous-entendant ainsi des craintes vis à vis du barbu. Ce qui, vu mon état d'esprit du moment, manque de me couper les jambes. Cela ressemble un peu trop à "viens vite à nos côtés, éloigne-toi du dangereux psychopathe". Cela me fait donc reculer d'un pas supplémentaire, avant d'obéir. Avec une extrême prudence: priant pour qu'il ne reporte pas son attention sur moi, je reste à la distance acquise, qui doit affleurer maintenant les 5 mètres, le contournant en arc de cercle par petits pas obliques, aussi doux que possibles, et sans mouvements brusques. En tous cas, c'est mon intention de départ, mais à mi chemin, je perds mon aplomb relatif, pressant le pas, je finis le trajet en petite foulée, en faisant un écart qui de par ma vitesse est encore plus remarquable.

Si d'aventure Ethan n'interrompt pas ma course d'une manière ou d'une autre, j'aurai tout loisir de répondre aux remarques de Melody et Seth. En commençant par la première à m'avoir parlé, et répondant bien entendu d'un murmure identique:
"C'est que... Nous avons vraiment besoin de nourriture et de fournitures. Mais... OK, il faudra juste revenir du coup, on est probablement pas à une journée près."
Puis, me tournant vers Ethan, je ne réponds pas à ses réserves vis à vis de cet ours à forme humaine, ma peur étant suffisamment évidente pour que je n'aie pas à l'exprimer. Je réagis donc plutôt au plan:
"Je ne pense pas qu'il soit prudent de ne laisser personne en surveillance. Il faut que quelqu'un reste dehors pour prévenir ceux à l'intérieur si des ennuis se pointent. Vous ne pensez pas pouvoir le gérer à deux contre un, s'il va avec vous dans la maison? Surtout que je n'apporte pas grand chose de plus, il se rendrait à peine compte si je le giflais."

Ethan Walker

Anonymous
Invité
Ven 3 Avr - 20:35
« Autre chose. »

Ethan n'avait rien répondu d'autre à l'interrogation des yeux d'émeraude, dont l'éclat prenait peu à peu une teinte sombre qui tranchait d'autant plus avec la première image qu'il en avait retenu dans l'action. Tous l'avaient tour à tour observé avec le même oeil, l'oeil unanime que seul pouvait engendrer une histoire commune. La douleur de la colonne vertébrale le reprenait; elle montait en de lents crépitements, noyant peu à peu ses cervicales sous une colonne de feu. Pendant ce temps, la jeune femme brune s'était déplacée à pas de chat, le contournant comme s'il était un pestiféré. Il avait baissé les bras, et regardait avec un oeil plissé de douleur les trois autres tenir un long conciliabule.
Il les observait ainsi, donc, ces gens qui allaient bientôt décider de son destin. On n'entendait plus qu'eux; le vent, les secrètes agitations de la nature environnante, tout était retourné dans la terre, refoulé aux plus profondes strates du silence. Ils étaient cependant à une distance suffisamment entretenue pour que le sauvage n'entendit rien de ce qui se disait. Un vague murmure s'élevait puis retombait, emportant avec lui une suite de syllabes incompréhensibles. On peut se demander, probablement avec notre héros, comment cette manie de se retirer pour délibérer propre aux tribunaux peut-elle encore subsister lorsque la loi du plus fort peut désormais prévaloir; l'ennemi désarmé, c'eut été en toute confiance que les vainqueurs deviseraient librement, en face du vaincu désarmé, du sort qu'ils lui réservent. Mais plus que par un certain manque de confiance, c'était sans doute pour lui montrer indirectement combien il n'était pas des leurs qu'ils procédaient ainsi. Plus cruel que le chuchotement était cette manière humaine, trop humaine, de rappeler Ethan à sa solitude inhumaine. Son dos se courba légèrement, comme s'il était accablé d'un poids qu'il avait de plus en plus de mal à supporter…
De temps à autre, ils jetaient au vilain petit canard des coups d'oeil furtifs. Il détourna les yeux, fixant tour à tour ses pieds, leurs pieds, le couple de corbeaux qui s'envolaient au loin, l'horizon incolore et sans ombres de la route qui ne menait nulle part, et d'autres détails qui empêchait que l'on se fasse happer par la totalité de la scène. Car il paraissait effectivement harcelé par les signes : il s'impatientait, renfilait, faisait des moues noyées sous son abondante barbe… Sa bouche s'entrouvrit à un moment, comme s'il s'apprêtait à parler, mais l'effet resta en travers de sa gorge. Petit couac accompagné  du mauvais oeil appréciateur, évaluant son comportement du fin fond de souvenirs fragmentaires. Echo d'un autre temps: car, et on le voyait, il était aussi là planté comme un imbécile. Comme un imbécile. Et il mit du temps à émerger des crispations de la mâchoire, ce sourire que Ethan avait pourtant pris la peine de retenir. Il flotta un moment sur ces lèvres avant de disparaître, et en un autre lieu et une autre place se vit remplacé par une douleur mnésique, au creux de son épaule.
Il y porta la main soudain la main dessus. Le vilain petit canard avait maintenant une tête de chien battu.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 4 Avr - 14:27
Melody était d'accord avec Seth, il a l'air complétement instable mais pour le coup de le laisser là, décidément, elle en était pas fan du tout. Elle a ouvert la bouche pour lui répondre mais s'est retenue de répliquer, à quoi bon d'ailleurs ? Ce n'était pas comme si Seth avait refusé clair et net et puis de toute manière ils étaient déjà trop près pour qu'elle réplique. Sans compter qu'une nouvelle fois, elle a eu l'impression d'être la seule à penser qu'il pouvait y avoir du bon dans cet homme malgré tout ou plutôt qu'il avait gardé un côté humain quelque part bien enfoui. Un jour il faudra qu'elle arrête d'appliquer ce genre de concept à l'humanité, même si l'être humain est un mammifère et donc un animal, il n'est pas un animal au sens propre du terme et donc contrairement aux animaux l'être humain est vraiment capable d'être mauvais gratuitement.

Finalement l'inconnu se décide à répondre après une nouvelle question, ce n'était quand même pas si compliqué que cela de le dire même si au lieu de son "autre chose", il aurait pu expliquer comment. Bien que si on prend le temps d'analyser les choses, il est aisé de comprendre qu'il s'est blessé avec la flèche brisée. Ce qui est plus délicat à cerner c'est comment elle s'est brisée, une flèche c'est solide en principe, ça ne se brise pas comme ça, soit elle était déjà usée, soit il l'a retirée du zombie avec un angle non adapté et en tirant trop fort et elle n'a pas résisté. Melody observe la flèche qu'elle tient en main en pensant à ça pour constater que celle-ci est en parfait état, ce qui lui laisse penser que l'inconnu a mal retiré l'autre flèche. La chose la plus importante à retenir c'est qu'il ne s'est ni fait mordre, ni griffer et cela la rassure et la soulage parce que sinon, elle ne sait pas comment elle aurait réagit devant une telle nouvelle, enfin si elle le sait à moitié, tout comme elle sait ce qu'ils auraient du faire ensuite et cela elle n'en aurait jamais été capable. Et dire que lorsqu'elle regardait ces vieilles séries des années 2010 tout avait l'air si simple lors de ce genre de cas, les héros ne se posaient peu ou pas de questions et agissaient comme s'ils avaient fait ça toute leur vie. C'est là qu'on voit les fucking différences entre la fiction et la réalité...Bien que l'on puisse dire qu'une part de ces fictions et devenue vraie qui aurait pu imaginer qu'il y aurait vraiment une apocalypse zombies. Quoi que là dessus, elle a bien une théorie...

L'arrivée de Rani, près de Seth et elle même, la fait sortir de ces pensées et elle peut ainsi lui expliquer ce qu'elle pense et ce qu'elle a déjà dit à Seth. Ce dernier renouvelle son manque de confiance envers l'inconnu, chose qu'elle ne peut qu'approuver, après tout elle aussi n'a aucune confiance en lui chose que Rani partage elle aussi, il suffit de voir l'air qu'elle a pour s'en rendre compte, Rani en a carrément peur elle. Ce qu'elle dit ensuite n'est pas con, que l'un d'eux reste dehors pour guetter ce qu'il se passe, en effet il peut y avoir d'autres zombies qui arrivent pendant qu'ils sont dans la maison et ils pourraient se retrouver encerclés et bloqués en moins de deux. Melody hoche la tête avant de prendre la parole toujours à voix basse.

- Seth, je ne pense pas qu'il ait autre chose sur lui que son arc, il suffit qu'il le laisse au sol avant de nous suivre dans la maison. Il aurait eu une autre arme, il l'aurait déjà sortie surtout une arme à feu et pour une arme blanche, il suffit qu'on ne s'approche pas trop près de lui. Rani si tu te sens de monter la garde va y mais surtout fait bien attention à toi et hurle si tu as un problème, d'accord ?!


Oui Melody a une pointe d’inquiétude dans la voix, après tout c'est logique dans une telle situation même si dans ses paroles, quelque part elle ne laisse le choix à personne. Ils pourront facilement comprendre que son attitude est due à la situation électrique et qu'elle souhaite que cela passe et le mieux possible pour tout le monde.

Elle reporte enfin son attention sur l'inconnu qu'elle n'a pas regardé une seule fois pendant leur court échange et elle s'adresse à lui d'une voix tout ce qu'il y a de plus normale, si on fait abstraction de son mélange d'accent "texano-écossais".

- Venez avec nous, on va rapidement fouiller cette maison voir ce qu'on peut en tirer et après on vous emmènera avec nous, on a un campement, vous pourrez y faire soigner votre main et vous reposer un peu.


Pour le ramener il sera toujours temps après la fouille de décider si oui ou non, ils lui bandent les yeux. Bien que pour Melody cela serait inutile après tout ils étaient à découvert en traversant la plaine, il a peut-être déjà pu observer d'où ils venaient et puis même s'ils se méfient de lui, elle n'a pas trop envie de rajouter une couche de méfiance par dessus. Et puis suivant comment il accueille les faits, peut-être qu'il voudra bien les aider à embarquer plus de choses, après tout il a un sac à dos lui aussi. Oui elle a toujours cet espoir en l'être humain qui fait qu'il aura peut-être un sursaut d'humanité lui faisant dire qu'il doit se serrer les coudes avec eux malgré tout...

En tout cas Melody se tient déjà prête à aller dans la maison, voir ce qu'ils peuvent y trouver, si tout se passe comme elle l'espère. Du coup dès que les autres feront le moindre mouvement, elle ira vers la porte d'entrée de la maison.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 7 Avr - 14:42
La situation était tendue. L'inconnu les séparait, passivement, encore de Rani. Seth et Melody échangeaient à voix basse, preuve de la sensibilité du contenu de la discussion. Ils échafaudaient le plan de la suite ou du moins en débattaient même s'ils étaient relativement sur la même longueur d'onde. Il n'en restait pas moins que cette expédition qui leur semblait, pas sans risque, mais relativement simple s'était transformé en quelque chose de merdique et pas comme ils auraient pu s'y attendre. Seth se rappela, comme régulièrement, de son grand père qui lui disait "Dans la vie il n'y a pas les gentils et les méchants. Il y a eux et nous." Son souci à l'heure actuel c'était qu'il ne savait pas encore de quel coté ranger l'inconnu, ce qui lui était plutôt inconfortable. Il avait envie de le mettre dans la case "eux" vu son comportement mais son humanité, accouplé à Melody, le retenait de refermer le tiroir de son étiquette.

Elle était définitivement trop gentille pour son humeur du moment. Elle voulait le laisser en vie, bon ça d'accord, mais aussi l'emmener avec eux pour la fouille et pour le camps et cela lui plaisait tout de suite moins. Il n'y avait cependant pas cent cinquante alternatives. Le tuer était pour l'instant exclu, pour l'instant. Il ne fallait pas qu'il s'amuse à leur refaire un coup comme tout à l'heure, les pointant de son arc bandé, sous peine de voir cette option réintégré au panel des choix envisageable. Le laisser la, cela aurait peut être bien été le choix de Seth s'il avait été seul mais ce n'était pas le cas. Il ne restait donc que l'emmener avec eux, même si cela ne lui convenait pas vraiment, loin de la. Pas plus que laisser Rani seule en bas à la surveillance. Il avait peur pour elle. Que ferait elle si elle se faisait surprendre ? C'était son idée, Melody avait l'air de l'appuyer alors il se rangeait à cet avis, regardant Rani à la demande de validation de la texano-écossaise, histoire de s'assurer qu'elle prenait la mission même s'il ne voyait pas de raison qu'elle refuse l'ayant proposé d'elle même. Il glissera alors un simple mot, amical et avec une certaine sollicitude.

"Soit prudente...."

La brune invita l'inconnu à venir avec eux pour qu'il se lance enfin dans l'exploration de cette maison qui pourrait regorger la suite de leur survie dans ce monde. Seth le fixait, une tension de nervosité inondait encore ses muscles. Ce gars ne lui plaisait pas. Sourcils froncés, sa mâchoire tendue parfois. Voila un quatre par trois qu'il était difficile de manquer. Profitant que l'homme n'avait pas encore bouger vers eux il sorti le coupe papier de la poche de son pantalon et le tendit à Rani, manche vers elle.

"Je te rend ça. Tu peux pas rester seule sans défense même si tu fais le guet. Je trouverais bien un couteau dans la cousine. Récupère son arc une fois dedans."

La fixant un instant il ajouta

"Il y a un truc que tu as absolument besoin de récupérer si on tombe dessus ? Même un truc perso ... "

Si elle se dévouait pour rester à faire le guet il fallait bien compenser cela part un peu d'attention à son égard. Une fois sa réponse donné, il s'assure que la sécurité de son arme était retiré, se tenant aussi prêt que possible à agir, même s'il n'avait pas envie que  cela arrive. Il s'adressa alors haut et fort à l'homme.

"C'est quoi ton nom ?"

Il se mit alors en marche vers la maison, et une fois la réponse obtenue, ou non, il fit un léger signe du bout du canon de l'homme vers la maison.

"Laisse ton arc la et entre la dedans, on a assez perdu de temps. On est venu pour récupérer de la nourriture et de quoi survivre on est pas la pour faire un pique-nique. La demoiselle a généreusement opté pour te ramener avec nous pour te donner des soins alors puisque tu va faire le chemin avec nous tu va porter aussi. On a pas loisir de se passer de main d'oeuvre. "

Contournant l'homme pour venir dans son dos, il le poussera, sans méchanceté, pour qu'il se mette en branle si ce dernier ne le faisait pas de lui même.

"Moi c'est Seth et je te préviens je suis un enfant de coeur par rapport au boss du camp alors il va falloir te montrer un peu plus civilisé et stable que ça si tu veux pas mal finir. Si tu montre de la bonne volonté tu aura de quoi manger et un minimum de sécurité. J'espère que ça te donne de quoi réfléchir."

De gré ou de force, il emmène l'homme à l'intérieur, laissant le soin à Melody de leur emboiter le pas alors qu'il sent l'adrénaline de l'inconnu lui parcourir l'échine. Qu'allait il trouver ? La maison serait elle sure ? A peine le seuil franchit, son regard balayait les yeux, cherchant une source de danger dans un premier temps, avant de chercher les sources de ressource potentiel à commencer par la cuisine vers laquelle il incite l'homme à se diriger dans l'espoir de trouver de quoi manger.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Mar 7 Avr - 17:05
Rani si tu te sens de monter la garde va y mais surtout fait bien attention à toi et hurle si tu as un problème, d'accord ?!

La réponse de Melody me fait sourire, malgré la situation, et me fait oublier un peu les craintes que j'ai à l'égard de l'homme prostré à quelques pas de nous:
"Oh, oui, ne t'en fais pas, hurler, je saurai faire."
Puis je regarde autour de moi. Dois-je à nouveau grimper à l'arbre? Si je fais cela, je ne pourrai pas les prévenir rapidement. Si je reste à coté de la maison, je verrais en revanche les ennuis arriver de moins loin.
"Tu crois que je devrais faire une ronde?"
Ensuite, je me pelotonne dans mes propres bras, comme si j'avais froid, réalisant que je me suis proposée pour rester seule, désarmée, face à l’hostilité du nouveau monde. Super idée ma fille. Je hoche donc la tête mais fixe un regard vague sur Seth lorsqu'il me dit d'être prudente. Même si j'accompagne le tout d'un sourire, il est incertain, et je me sens ainsi obligée d'ajouter:
"Oui oui, ne vous en faites pas, je ferai attention, vous savez bien que c'est pas mon truc de me mettre en danger de toutes façons."

Et là, Seth me rend le coupe papier. Béni soit-il! Je laisse échapper alors un soupir de soulagement, si intense et convaincu qu'il est à la limite du sanglot:
"Ah, oui, merci!"
Je m'y agrippe, faisant blanchir mes articulations, avant de remarquer le sang. Le sang, et peut-être autre chose. Je n'enregistre du coup qu'à moitié l'histoire de l'arc, mais note ensuite:
"Je suis heureuse de te l'avoir prêté en tous cas, on dirait qu'il t'a été utile."
Et là, il réussit à nouveau à capter mon attention:
"Il y a un truc que tu as absolument besoin de récupérer si on tombe dessus ? Même un truc perso ... "
"Hein? Euh... Ben, c'est pas vraiment perso, j'ai juste pensé qu'il y aurait sûrement un peigne ou une brosse. C'est con mais je pense qu'on serait tous contents de pouvoir se coiffer un minimum, là ça frise le ridicule on va finir par être obligé de se tondre. Ce serait bien qu'on puisse se passer une brosse, et ceux qui feront les chochottes pour pas mélanger leurs cheveux auront qu'à continuer sans."

Le coupe-papier dans la main, un objectif clair en tête, je suis un peu moins tendue. Enfin, jusqu'à ce que Seth commence à rudoyer l'inconnu. Bon, comme il le dit lui-même, ce n'est rien par rapport à ce que ferait Matthew à sa place, mais je ne peux m'empêcher de me crisper: est-ce que ça ne risque pas de dégénérer?
Ce qui me rappelle tout soudain à mes devoirs: j'ai failli à ma tâche. Personne ne surveille plus rien. Si notre archer avait eu des copains, ils auraient eu tout loisir de nous prendre par surprise. Inquiète, j'observe donc les alentours. Comme je le craignais, je ne vois plus très loin, mais c'est mieux que rien. Attentive en haut comme au sol, je ne vois rien d'inquiétant. Ce qui ne me rassure qu'à moitié, surtout avec mes camarades qui partent dans la maison: il est tellement facile de se cacher... Ou d'être simplement caché, par la maison par exemple, qui peut toujours receler dans son arrière cours une horde de mordeurs prêts à en découdre, même si avec le temps qui passe, et nos conciliabules bruyants, la probabilité devient de plus en plus réduite.

Ethan Walker

Anonymous
Invité
Sam 11 Avr - 21:10
Les orteils de Ethan purent sentir que la terre, de ce côté-là de la propriété, était beaucoup moins humide. Le proche bitume devait avoir absorbé la chaleur du trafic du temps jadis. L'idée qu'on ne reverrait plus un seul véhicule à l'horizon ne s'était jusqu'à maintenant jamais représenté à son esprit avec une telle netteté; ainsi son regard fixait-il obstinément l'horizon, et son oreille épiait-elle des bribes de conversation. Mais le phénomène de tout à l'heure ne s'était pas reproduit; seuls parvenaient à lui des lambeaux de phrases déchiquetés par la distance. Sa colonne vertébrale s'en formalisa; elle rappela sa conscience à la douleur dont elle était la pointe de l'épine. Métaphoriquement, on pouvait dire de cette dernière qu'elle était aussi aiguisée que ce coupe-papier que l'homme au pistolet passa à la femme aux yeux de chats. Il tenta d'apaiser ce désagrément en jouant des épaules — son visage jouant simultanément de la grimace… mais rien ne lui permettait d'échapper à ce petit tourment.


C'est alors que l'homme s'adressa à lui, après avoir parlé à la femme à la peau sombre. Sa voix lui vrilla les tympans, discordante et infuse, ramassée en une question qui lui sembla être un ordre.


"C'est quoi ton nom ?"


Son nom ? Ethan fronça les sourcils. Il semblait s'être confronté à quelques difficultés. Ce n'était pourtant pas compliqué, il s'appelait Ethan — cela coulait de la bouche, pour ainsi dire, chez tout un chacun.  Pourquoi donc cette hésitation à répondre ? Hésite-t-il seulement à répondre ? Refusait-il de répondre parce que l'homme au pistolet n'y mettait pas les formes ? Ceux qui l'ont fréquenté, ne serait-ce que pendant cinq minutes, savaient intuitivement qu'il n'était pas du genre à se soucier des formes. On pouvait même dire que c'était une des rares choses qui lui sont restées du passé: cette impolitesse, ce manque de courtoisie et de formalités qu'il portait comme un nuage, une impression qui l'entourait sans jamais vraiment le concerner. Mais si on ne pouvait trancher avec certitude au sujet de cette question, on pouvait tout du moins présumer du problème, qui n'est au fond pas si nouveau. Le monde moderne est plein de mots et de noms qui ont perdu leur sens. S'ils parvenaient à survivre, ils survivaient aux différents prétextes; raison pour laquelle, au reste, il en demeurait une grande quantité.  Un beau jour, des grands hommes qui ont depuis sombré dans l'oubli les créèrent pour nommer d'autres grands hommes; ces hommes mourant à leur tour, il fallait alors continuer de les utiliser pour les perpétuer. Certes, beaucoup d'entre eux finirent usés jusqu'à la trame. Mais dans le silence de ce monde nouveau, et à proprement parler inédit, ou bien les mots et les noms trouvaient leur subsistance dans la bouche des survivants, ou bien ils disparaissaient dans la nature. Ethan fixa stupidement les yeux de l'homme; pour un peu, on aurait cru qu'il lui renvoyait la question…


C'est alors que la femme, non loin derrière l'homme, se mit alors à parler. Elle sembla à Ethan s'exprimer simplement, et avec un accent qui paraissait lui être familier. On ne pouvait en être tout à fait sûr, mais la tension qui sourdait de la physionomie de Ethan diminua de façon non négligeable. A la mention du campement, le barbu fit une drôle de tête. Ses sourcils étaient quelque part suspendu entre le filet de l'étonnement et la proie de l'évidence, oscillant entre le "Est-ce bien sûr ?" de la nescience et le "Mais c'est bien sûr !" de la reconnaissance. Un voile sérieux de tristesse revint cependant couvrir cette brève illumination.


L'homme, quant à lui, sembla être mu par quelque impérieuse nécessité qui ne lui laissait pas le luxe d'attendre de sa part des réponses, ni même une quelconque réaction. Il montra la maison, et parla à son tour d'y entrer. Ethan vit alors le canon accusateur du droit qu'avait pour lui le possesseur du pistolet. A l'encontre de la prudence qui commandait de garder plutôt un oeil sur l'arme que sur le visage de l'ennemi, Ethan fixait avec une obstination frisant l'insolence les yeux de cet inconnu qui l'était désormais un peu moins.


"Moi c'est Seth, et je te préviens, je suis un enfant de choeur par rapport au boss du camp... alors il va falloir te montrer un peu plus civilisé et stable que ça si tu veux pas mal finir. Si tu montres de la bonne volonté, tu auras de quoi manger et un minimum de sécurité. J'espère que ça te donne de quoi réfléchir." 


Si cela lui donnait de quoi réfléchir ? Voyons-le plutôt donner à voir quelques crispations de mépris autour de ses lèvres. Le marché semblait pourtant honnête, au vu de la posture dans laquelle il se trouvait. Pourquoi alors manifester une telle animosité ? Ce n'était pas tout à fait de l'animosité qu'il portait envers ce Seth. Qu'était-ce, alors ? Probablement une impression qui découlait d'une certaine disproportion entre le comportement "civilisé" que Seth disait vouloir voir en Ethan et son comportement à lui. La menace en elle-même se passait de mots, puisqu'elle suffisait à convaincre le barbu d'obtempérer et à avancer vers la maison qu'il avait le sentiment d'avoir quitté il y a longtemps. 


Le barbu, Seth et la femme brune marchèrent pendant un temps qui parut à la sensibilité désordonnée du premier être une éternité. Et l'éternité, c'était les pas de ses pieds nus s'imprimant sur le gazon touffu et verdâtre, retrouvant peu à peu l'humidité qu'ils avaient connus; c'était l'assèchement de bouche, tandis que de la mauvaise sueur coulait sur sa nuque, le long de ses jambes, — jusque dans l'entrejambe serré par le pantalon de velours trop étroit… Bref, on aurait dit que quelque chose dans sa physionomie annonçait la venue d'un moment décisif; arrivé devant le perron de la porte, il en posa l'énigme:


« Ce que vous allez voir là-dedans risque de pas trop vous plaire… »


Tout à l'heure encore, c'était lui qui jugeait les autres du bout de sa lorgnette. Leur donner son appui pouvait avoir été, en quelque sorte, une sentence qu'il avait prononcé à leur endroit. Mais rien ne contredisait l'idée qu'il ait, en son fort intérieur, déjà opté pour leur perte dans un futur proche ou lointain. Quelle sera leur sentence ?

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 12 Avr - 12:53
Melody esquisse un sourire en entendant la réponse de Rani, il est vrai qu'en tant que femme, les hurlements elle doit savoir faire. Sans pour autant tomber dans les clichés, c'est une chose que toute femme sait faire pour une raison ou un autre voir pour certaines sans aucune raison. Sourire qui s'efface aussitôt à la proposition d'une ronde, elle remue la tête de manière négative avant d'ajouter à son signe de tête.

- Il vaut mieux que tu ne t'éloigne pas trop, de toute façon si des zombies doivent approcher, tu les entendras avant de les voir.

Logique comme réflexion, après tout il est facile de remarquer que lorsque les zombies sont en mouvements, ils grognent hors l'ouïe peut percevoir des choses avant même que la vue s'en mêle. S'effaçant ensuite pour laisser Seth rendre son coupe papier à l'indienne, elle se tourne vers la maison en se demandant ce qu'ils vont bien pouvoir y trouver, écoutant d'une oreille distraite jusqu'à entendre Rani parler d'une brosse à cheveux. Par réflexe, Melody porte sa main sur la mèche de cheveux qui s'est échappé de sa queue de cheval, c'est vrai qu'ils auraient bien besoin d'être réellement démêlés et encore elle n'a pas trop à se plaindre ses longs cheveux bruns étant plus ou moins ondulés, ils peuvent se contenter d'un démêlage avec les doigts sans qu'elle ressemble à un épouvantail. Et puis honnêtement, comme elle est là actuellement ne la dérange pas des masses, elle trouve même que cela lui rajoute un peu plus, un petit côté sauvage qui lui va à merveille.

Pour le moment il est temps de bouger, elle secoue la tête une fraction de seconde pour se sortir de ses pensées capillaires. Captant le regard de l'inconnu alors qu'elle amorce le premier pas vers la maison, elle se demande depuis combien de temps il erre dehors ainsi mais là encore pas le temps de penser plus longtemps à ce style de considération alors que Seth enchaîne sur ce qu'elle a dit et que les deux hommes se mettent en branle. La brune les laisse passer devant et en profite pour lancer un coup d'oeil vers Rani l'air de lui redire "fait attention à toi".

Arrivé sur le perron de la maison, elle arque un sourcil en entendant la phrase de l'inconnu, qui au passage n'a pas donné son nom, elle sent monter en elle une nouvelle poussée d'inquiétude alors que cela venait juste de redescendre légèrement. Pas le choix pourtant, ils doivent aller voir la maison et ramener autre chose que l'inconnu au campement, du coup l'envie de faire demi-tour aussi sec ne la tenaille qu'une seconde ou deux. Elle prend une profonde inspiration et souffle longuement avant de s'engouffrer dans la maison, ne faisant pas attention si elle passe ou non devant les deux hommes tellement elle est fixée sur ce qu'il y a dedans. Et ce qu'il y a dedans, la chose sur laquelle ses prunelles émeraudes se posent n'est autre qu'une tête humaine, vision qui arrive en même temps que l'odeur pestilentielle envahit ses narines. Incapable de dire si c'est une personne qui était vivante ou si c'est un zombie et pour cause, elle détourne aussitôt le regard alors qu'un haut le coeur la prend, elle cherche à résister à cette envie plus que mal venue...Peine perdue alors que d'un mouvement, elle se plie en deux et que le peu qu'elle a avalé avant de partir se retrouve maintenant sur le sol. Elle s'appuie à ce qui lui passe sous les mains, ses doigts se crispant sur le couteau de lancer d'un côté et sur la flèche de l'autre, son corps tremblant de ce qui vient de se passer.

Melody ne saurait dire s'il s'est passé quelques secondes, une minute ou plusieurs minutes quand elle arrive à se maitriser et à se redresser totalement pour ensuite se tourner vers Seth. Son teint bien plus pâle qu'à l'ordinaire, limite blanc là, fait ressortir encore plus le vert de ses yeux dans lesquels aucune expression ou aucun sentiment n'est visible. Seth l'ayant déjà vu faire plusieurs fois, il pourra aisément comprendre que de nouveau, elle affiche ce masque de neutralité totale, même si en elle trône plus que du bordel et que tout se mélange et s'entrechoque. Même le son de sa voix est neutre, enfin presque, son accent écossais prend le dessus, lui faisant presque hacher ses mots qui sortent d'une traite.

- On perd pas de temps, on regarde rapidement ce qu'on peut trouver, on ressort et on rentre. Je te laisse le bas, je vais voir l'étage, je serais de retour dans cinq-dix minutes maximum, ça te va ? Ah et si tu pouvais me trouver de la cordelette ou une rouleau de ficelle de cuisine, embarque le moi, j'en aurais besoin.

Il est impossible pour elle de faire autrement de toute façon au risque de craquer complétement et bien plus qu'un peu plus tôt quand Seth l'a réconfortée. De nouveau elle montre une incroyable force de caractère qu'elle soit réelle ou illusoire, chose qu'elle même ne saurait dire depuis que son monde ne tourne plus rond et surtout depuis ses dernières semaines, depuis son réveil. Si bien qu'elle n'attend pas vraiment la réponse de Seth et se dirige vers l'escalier menant vers l'étage en prenant le soin de garder son regard loin du sol et de se qui s'y trouve au risque de flancher avant même de monter la première marche.

Grimpant l'escalier quatre à quatre en évitant de s'appuyer aux murs rougit de sang, elle commence son inspection de l'étage par une chambre où règne un bordel monstre sur le sol et où les meubles ont disparus. De ce qu'elle peut apercevoir sur le sol, il devait s'agir d'une chambre parentale qu'elle délaisse très vite. Vient ensuite une autre chambre, celle d'une adolescente à en croire les posters des groupes et acteurs à la mode avant l'apocalypse et aux couleurs très girly même si là encore rien est en ordre, les tiroirs de la commode ouverts, la penderie ou il ne reste qu'un cintre ou deux, des papiers jonchant le sol. Melody passe à la suite pour découvrir les vestiges d'un grand dressing ou d'un débarras voir les deux en y regardant de plus près, de prime abord, elle ne voit rien d'intéressant jusqu'à voir ses yeux se poser sur un sac à dos qui semble à moitié remplit et qui dépasse de fringues qu'elle délaisse : jupes courtes, robes, des choses d'un autre temps . Elle attrape le sac et cale une des bretelles sur son épaule, ne prenant pas le temps de voir ce qui se trouve à l'intérieur, ni si le sac est encore totalement solide. Ressortant de la pièce, elle entre dans la dernière pièce qui était la salle de bain, ouvrant rapidement tiroir et portes pour voir qu'il ne reste plus rien de récupérable. Elle n'a plus qu'à retourner vite fait en bas et elle du moins sera prête à rentrer.
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