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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, A, EXP] À la découverte du secteur A - 02/01/35
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Seth Willis

Anonymous
Invité
Jeu 16 Avr - 11:47
Seth avait prit un peu les choses en main pour les brusquer, au sens imagé du terme, même s'il n'hésitera pas à le faire au sens littéral si l'inconnu se mettait en travers de ses desiderata de faire avancer les choses. Se mettant en marche et faisant en sorte, en douceur ou non, qu'il le fasse aussi, il lui demanda son nom et lui expliqua ce qu'il adviendrait quand ils arriveraient au camp, parce que de toute évidence, ils voulaient l'emmener au camps, même si en guise de ils on devrait plutôt dire elles voir elle peut être. En tout cas il essayait de mettre de la bonne volonté la ou il n'en avait pas, estimant que la vie d'un homme à l'heure actuelle valait plus qu'une prise de tête mais l'individu persistait à jouer autiste ne répondant ni à sa question direct ni à son annonce concernant le campement. Ce gars commençait vraiment à lui taper sur le système.

Son annonce le laissa aussi intrigué que méfiant. Non en fait cela le laissait plus méfiant que intrigué. Ses jointures blanchirent quand il resserra son étreinte sur l'arme à feu ne sachant pas à quoi s'attendre dedans malgré tout. Du sang et des tripes à minima mais rien ne pouvait vraiment préparer quelqu'un à ça. La réaction de Melody en était une preuve. A peine la vision de cette tête qu'elle ressentit un haut le coeur et rendit son maigre déjeuné sur le sol. C'est peut être ce qui sauva Seth, qui après avoir vu l'horreur au visage déformé, son regard passa sur la brune chassant cette horrible vu dégoutante. Il sentit son coeur se soulever à cause de l'horreur et pressa le canon de son arme entre les omoplates de l'inconnu, un peu pour s'assurer sa présence et un peu comme une menace silencieuse. S'il découvrait que c'était lui qui en était à l'origine ...

Il était évident qu'il n'y avait qu'une seule bonne réponse à cette question et si ce n'était pas le cas la sanction serait évidement violente. L'inconnu avait cumulé assez de faux pas comme ça et on était loin du fashion faux pas de Cristina.

Cette étape passée, il hoche la tête à l'adresse de la brune qui a reprit empire sur elle même et s'enfuit à l'étage. Les instructions étaient simples et communes. Trouver de la bouffe et des choses utiles. Ravalant le haut le coeur qui le reprit à la vision de la tête il pressa un peu l'homme afin qu'il avance. Il était visiblement pas enclin à coopéré au delà du strict minimum alors Seth se campa à faire de même. Arrivés à la cuisine, il commença à fouiller les placards pour trouver quelques réserves de nourriture basique tel que riz et pattes qu'il colla dans les bras du muet afin qu'il serve à quelque chose d'utile à ses yeux.

Il se tourner vers le billot pour regarder les couteaux qui étaient logé dans la fente. Son regard glissa vers l'homme mule qui le suivait et se saisit doucement du couteau le plus long dont il étouffa la lame d'une torchon qui trainait la afin de pouvoir le glisser dans le sac à dos.Voila qui pourrait servir .... Et qu'il espérait ne pas avoir besoin de se servir mais leur expérience du jour commençait à entamer sa vision positive des expéditions. Se rappelant de ce que lui a demandé Melody il fit le tour des tiroirs de la cuisine  pour finir par mettre la main sur une pelote de ficelle à rôtie qu'il glissa dans son sac.

Il fit signe à l'homme d'avancer pour changer de pièce mais les suivantes ne donnèrent rien de bien utile à part une couverture qu'il glissa dans son sac et continua l'exploration essayant de ne pas le traiter trop mal malgré tout. La buanderie lui permit de récupérer un peu de lessive. Il y aurait matière à prendre plus mais il fallait encore le porter et l'exploration n'était pas fini. Il ne savait pas encore quelle merveille pouvait il trouver, ou pas.
Ses pas les menèrent au garage, qu'une porte de service desservait. La voiture avait céder la place au corps faisandé d'un jeune homme dont il manquait une jambe. L'odeur qu'il dégageait éprouvant l'odorat de l'homme qui porta le revers de sa main devant lui comme si cela pouvait l'en prémunir. Cette macabre découverte fait, il se pressa de fouiller dans les étagères dont il était flanqué pour en sortir quelques conserves qu'il stocka comme il pu dans son sac à dos qui prenait du poids.
Son regard balayant les lieux, il repéra une hachette prêt de buches. Il mit alors la sécurité de son arme à feu pour la glisser dans sa poche qu'il ferma afin de s'emparer de la hachette. Continuant de scruter la 'pièce' il vit enfin un sac de couchage qui trônait contre un sac à dos et autres affaires de camping. Il regarda l'homme qui tenait les boites dans ses bras et se retourna vers sa proie du moment. Escaladant l'étagère en prenant appuis sur les bords de la première plaque, il tira le sac faisant tomber deux ou trois autres affaires avec. Il fourra le sac de couchage dans le sac à dos et le prit à la main.

"Mon sac est plein."

Sans un mot de plus il se rendit à la porte d'entrée de la maison lançant à la brune

"Melody on a fini" avant d'ouvrir la porte et faire signe à Rani

"On a trouver pas mal de chose. On décampe dès que Melody a fini."

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 16 Avr - 14:09
Exploration

Tandis que ses comparses s'étaient portés volontaires, ou presque, pour fouiller et sortir ce qu'ils pouvaient de la maison qui avait été habité pendant plus de deux semaines par le nouvel aventurier venu rejoindre le groupe, Rani de son côté avait simplement guetté les alentours, en fidèle sentinelle.

La zone est très éparse, et les maisons se comptent sur les doigts des mains pour chaque Quartier dont elle aura fait la délimitation mentale. Le Quartier 2, où le groupe se trouve, comporte donc dix lieux d'habitation, y compris la maison qu'ils viennent de visiter, chacun séparé d'une bonne centaine de mètres les uns des autres. Pour le Quartier 1 malheureusement, il sera plus compliqué d'en déterminer la composition exacte à moins d'y faire un léger détour.
L'avantage du terrain, c'est qu'il est assez étendu pour observer les environs et déterminer la présence d'hostile assez à l'avance, bien que tous les intérieurs doivent au moins être infestés par ces vermines non-mortes. Un secteur donc plutôt facile, potentiellement peu peuplé, mais aux ressources limitées.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Jeu 16 Avr - 14:49
- Il vaut mieux que tu ne t'éloigne pas trop, de toute façon si des zombies doivent approcher, tu les entendras avant de les voir.
J'acquiesce, acceptant sa réponse, mais je ne peux m'empêcher de marmonner, en regardant "l'autre", qui n'a même pas voulu donner son nom:
"Ouais, enfin, les malades, c'est pas forcément ce qu'il y a de pire à trainer dans le monde..."
Puis ils partent vers la maison. Melody me lance un dernier regard, qui me semble une marque de considération soucieuse et auquel je réponds d'un sourire. J'essaye d'en faire un "t'en fais pas, ça ira bien" silencieux, mais pas sûr que je sois crédible...
Et je me retrouve finalement toute seule. Ils ne sont pas loin, mais je ne les vois plus, donc ils pourraient être au bout du monde que ça ne changerait pas vraiment ma situation. Je regarde de tout coté, nerveuse. Je recule même de quelques pas après un instant, pour prendre du champ. Je me retourne brusquement, lorsque je réalise que je n'ai pas des yeux dans le dos. Rien pour l'instant, bien sûr, c'est quand je ne me retournerai plus que ça arrivera. Ma respiration s'accélère, et je commence à paniquer. Je ne peux pas regarder partout à la fois!

Et puis zut! Ça suffit! Je ne peux pas me défiler, pas alors que GI Jane a déjà une si mauvaise opinion de moi! Tiens, elle m'a dit que çe ne servait à rien de voir d'ailleurs, il suffit d'écouter, qu'elle dit! Alors vas-y, écoute, Rani! Concentre-toi sur autre chose que tes yeux! Enfin, plus facile à dire qu'à faire quand on a qu'une seule idée en tête, hurler à tue tête pour les faire revenir, pour ne plus être seule, abandonnée... Je ne suis vraiment pas faite pour la solitude; heureusement que je n'ai jamais eu à l'être depuis que les rôdeurs sont apparus. J'avais mes amis, ensuite je me suis réveillée avec Calvin pour prendre soin de moi...
Cela m'apaise un peu de penser à lui, de sa tranquille gentillesse, ce qui me permet de me ressaisir un peu. Il faut que je me concentre? Pas de problème, je n'ai qu'à me répéter un mantra de quiétude... Sauf que ce n'est pas si évident, parce que certes, cela m'apaise, en revanche je ne peux pas me concentrer sur ça et sur... Sur quoi d'ailleurs? Je regarde autour de moi, me souvenant que mon rôle est de surveiller, mais je ne peux pas tout reg... Ah, voilà! Autre chose que les yeux! Et d'ailleurs...

Je me suis un peu entraînée, au camp. Si je me concentre sur mon odorat, comme je l'ai fait avec Davis, je dois pouvoir sentir les malades. Évidemment, en sécurité au camp, je ne pouvais sentir que les autres, donc je ne suis pas certaine de reconnaitre leur odeur, menfin tout de même. Je l'ai fait une fois, ça doit donc être possible. Résultat, je me concentre. Cela commence à venir plus facilement qu'au début, même si cela me semble durer des heures. Puis ma vue finit par s'assombrir, comme si une éclipse solaire d'une rapidité foudroyante avait lieu. Conjointement à de la brume, puisque ce n'est pas juste sombre, c'est aussi flou. En revanche, toutes les odeurs m'arrivent au centuple: en me tournant pour commencer mon inspection, je sens les arbres du bosquet, derrière moi, la mousse qui y pousse... Ensuite, une légère odeur de bitume, que je reconnais car l'odeur n'est pas si différente de celle que l'on sent tous lorsqu'il est bien chaud... Et celle du malade tué par Melody. Je sursaute, alors que je m'y étais pourtant préparée, et même si j'en estompe les effets les plus critiques, la panique est tout de même là, et mon cœur bât plus vite. Pourtant, je le sens à peine, plongée que je suis dans les sensations olfactives. Je reviens sur l'odeur du malade: cette légère odeur de putréfaction, que j'ai déjà sentie, je peux la reconnaitre.
Je continue donc mon tour, passant sur les 3 autres cadavres frais et pourtant putréfiés... Et là, je suis saisi, lorsque j'arrive sur l'entrée de la maison. Mais quelle horreur! Dévas de la terre, c'est immonde! C'est tellement plus intense que ce que je ressens sur les malades... Soit le moindre recoin de cette maison est occupé par un malade, soit ce doit être un véritable cadavre que je sens, bien plus pourri qu'un mort qui marche. J'arrive vaguement à distinguer l'odeur de Seth, que je reconnais un peu, celle de Melody, vaguement féminine, plus une poignée d'autres odeurs, trop vagues pour que je les définisse de là où je suis. Je poursuis donc mon inspection nasale... Et sursaute. Au point d'en trébucher et de tomber sur les fesses, me retenant inconsciemment d'une main pour ne pas complètement m'effondrer, et même cela ne peut m'arracher à l'horreur de ce que mon nez vient de m'apprendre! L'odeur des malades, encore, et en provenance d'une direction autre que ceux dont Melody et Seth se sont occupés! Je crois bien qu'ils sont plusieurs, mais impossible d'être sûr avec aussi peu d'expérience de cette sensation.
Affolée, je cherche à m'extraire de force de cette transe. Que ce soit à cause de la panique ou bien parce que ce n'est pas la bonne méthode, je mets plus de temps que lorsque je le faisais tranquillement sur la couchette. Combien exactement, en revanche, je ne saurais le dire, tout comme je ne saurais dire depuis combien de temps Melody, Seth et l'inconnu sont dans la maison, d'ailleurs. Je finis tout de même par recouvrer la vue, et le reste. Ignorant la légère gêne que mon corps emploie pour me signaler que ma main est égratignée, je me relève précipitamment, et commence à avancer, de quelques pas rapides prémisses d'une course, dans la direction d'où m'est venue l'odeur. Le besoin impérieux de savoir, d'être sûre, occultant toute considération de sécurité.
Sauf qu'à ce moment-là, Seth attire mon attention d'un geste et surtout de la voix:
"On a trouvé pas mal de chose. On décampe dès que Melody a fini."
"Euh... D'accord, faites vite, j'ai senti des malades par là-bas!"
Je me réjouis que Seth m'ait interrompu, m'évitant ainsi de me précipiter stupidement vers le danger, tandis que je les regarde sortir et me rejoindre -- le pauvre archer étant chargé comme une mule. Zut! L'arc! J'ai oublié de le prendre! Je jette un regard coupable vers cet outil précieux et, à moins que quelqu'un ne m'en empêche, je vais d'un pas rapide récupérer l'arme abandonnée, aux yeux de tous et en particulier de son propriétaire, malheureusement. Je pense que ce n'était pas ce que souhaitait Seth, malheureusement, c'est trop tard pour faire mieux.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 17 Avr - 18:38
Melody est de retour sur le palier du premier étage quand elle entend la voix de Seth lui indiquant qu'ils ont terminé en bas, belle synchronisation pense t-elle à cet instant. Après tout il y avait combien de pourcentage de chance que cela se passe ainsi ? Très peu quand même. Bien que quelque part c'est facile à expliquer...Pratiquement plus rien en haut et une surface assez réduite comparée au rez de chaussée plus vaste mais où ils sont deux. Enfin, Melody pense avoir une meilleure explication : Seth doit être comme elle et ne pas avoir envie de trainer plus que ça dans cette maison. Surtout que l'air de rien, elle a bien vu que Seth prenait sur lui pour ne pas avoir le même genre de réaction qu'elle. Elle ne sait pas s'il l'entendra ou s'il est déjà dehors mais avant même d'amorcer sa descente, elle lui lance :

- J'arrive Seth, j'ai fini aussi.

De nouveau elle prend une profonde inspiration avant de poser un de ses pieds sur la première marche, résistant à l'envie de dévaler les marches pour être le plus vite possible dehors. En effet, elle se dit qu'il y a le risque qu'elle soit emportée dans son élan et n'arrive pas à se stopper assez vite pour éviter "l'horreur", elle n'a aucune mais aucune envie de reposer les yeux sur la tête qui trône en bas. Surtout qu'elle ne sait toujours pas si c'est la tête d'une humaine ou d'une zombie et qu'elle préfère ne pas savoir, son imagination est bien assez emballée comme ça sans avoir besoin d'en rajouter une couche. Arrivée en bas de l'escalier, elle marche le regard haut et tourné vers les murs, allant moins vite qu'elle ne l'aimerait pour couvrir la distance du pied de l'escalier jusqu'à la porte d'entrée. Se mettant à moitié en apnée pour tenter d'éviter le plus gros de l'odeur qui est revenue à ses narines, elle se sent oppressée et le meuble dont elle se mange l'angle dans la hanche n'aide pas à ce qu'elle aille mieux physiquement et même moralement. Elle n'a pas fait grand chose en cette journée et pourtant elle se sent entièrement vidée de son énergie, lassée par les évènements qui se sont déroulés et pas ceux concernant les zombies.

Enfin l'air frais du dehors lui parvient pleinement pendant qu'elle rejoint les trois autres, la fraîcheur de cette journée de janvier remettant un peu de couleur sur ses joues jusqu'alors trop pâles alors que la bouffée avalée lui redonne un petit coup de boost. Juste ce qu'il faut pour que la brune soit sûre de rentrer au campement sans s'écrouler et ce malgré la marche qu'il reste à faire. Une fois à la hauteur de Seth et Rani, un sourire, timide et fugace, apparaît sur son visage, elle est soulagée d'être sortie de là, soulagée que Rani n'ait rien.

- On rentre ?

Question plus rhétorique qu'autre chose puisque c'est ce qu'ils avaient décidés, mais question qu'elle se devait de prononcer à voix haute, un peu comme si elle voulait se rassurer. Regardant ensuite vers l'inconnu pour voir que Seth a trouvé le moyen de lui faire porter deux-trois trucs alors que lui même a l'air d'avoir trouvé des choses intéressantes. Elle recale le sac, qu'elle a trouvé, sur son épaule, ne prenant toujours pas le temps de voir ce qu'il y a dedans, tendant à Rani la flèche qu'elle avait gardé puisque l'indienne a l'arc en main, au moins tout sera réuni.

- Désolée, je n'ai pas trouvé de brosse à cheveux ou de peigne, la prochaine fois peut-être.

Une fois que Rani aura prit la flèche et que tout sera en ordre, Melody fera comme à l'arrivée et elle ouvrira la marche pour dans un premier temps rejoindre le bosquet puis dans un second reprendre le bon chemin à travers la plaine. Leur pote zombie errant plus loin étant toujours au même endroit mais leur tournant le dos, ils seront tranquilles pour passer plus sereinement qu'à l'aller. Une fois la dernière ligne droite prise pour rentrer au campement, l'écossaise se mettra à la hauteur de l'indienne pour lui demander si elle a pu un peu voir comment est le reste du secteur où ils étaient, histoire d'avoir une base pour la prochaine fois.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 17 Avr - 23:31
A peine avait il lancé l'appel à destination de la brune qu'elle lui répondait. Sa  voix était claire, elle devait être proche. Il sourit un petit peu en l'entendant. Elle allait bien. C'était une chose qui lui plaisait de savoir, cela le rassurait. Il s'inquiétait pour son petit groupe. Il ne connaissait pas encore grand monde au campement, pour ne pas dire personne en dehors de Melody et Rani. Et encore, connaitre était un bien grand mot. Ditons que c'était les personnes qu'il connaissait le mieux. Accusant réception de sa réponse il répondit d'un simple et sobre :

"Ok."

Puis regagna la porte pour rejoindre Rani, savoir si elle allait bien, s'il n'y avait pas d'ennui à l'horizon. Les réponses étaient mitigé, ce qui ne lui plaisait guère, même si la pauvre n'y était pour rien. Il lui tendit le sac à dos qu'il avait récupérer avec le sac de couchage, sans se soucier de ce qui avait dedans. Pas grand chose vu le poids mais si les gens qui habitaient ici était comme lui, ils trouveraient sans doute tout le nécessaire du camping. C'était son père qui lui avait appris à toujours laisser ce qu'il fallait dans son sac pour être sur de ne rien oublier. Il y avait toujours du papier toilette, des allumettes, quelques feuilles de papier journal, un couteau, une couverture de survie et une lampe. Ils verraient bien une fois au camps ce que la chance leur avait réservé pour ce coup la. Enfin il n'était pas mécontent déjà, pour peu que la moitié des rations ne soit pas périmé, ça serait déjà une belle prise.

"Tiens si tu veux bien le porter, je l'ai trouvé dans le garage. J'ai pas vérifier l'état mais au pire on le dépiautera pour prendre des bouts utiles pour réparer les autres."

Il tourne alors la tête vers les escaliers attendant la brune avec d'autant plus d'impatience maintenant que Rani lui a dit qu'il y avait des Marcheurs pas loin. La proposition de la jeune femme fut alors accueillit avec un hochement de tête vigoureux qui en disait long sur sa motivation. Il épaule son sac comme il faut et raffermit sa prise en main sur la hachette avant de se mettre en branle. La direction du campement lui semblait la meilleure chose à faire et de loin. Ils avaient ramasser divers choses, utilitaires ou alimentaires, à part cet inconnu récalcitrant c'était plutôt positif. Avant le départ il regarda l'homme, puis Rani et lui demanda.

"Rani bande lui les yeux s'il te plait"

Une fois fait, par la contrainte s'il le fallait, il avancerait au coté de l'homme, lui mettant une main sur l'épaule pour le guider, sans aucune méchanceté. Il lui servirait de chien d'aveugle jusqu'au campement afin qu'il ne voit pas le chemin et qu'il ne se fasse pas mal sur le trajet, le défendant si jamais il y avait besoin.

Rani Sachdeva

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 11:25
Pendant que mes camarades sortent, une fois l'arc récupéré, j'hésite: ne devrais-je pas jeter un oeil pour savoir exactement où sont les rôdeurs que j'ai senti? Malheureusement, l'inquiétude n'est pas suffisante pour vaincre ma peur, et vu que nous partons de toutes façons, je préfère encore me contenter de l'information que j'ai. S'il y a des malades, je ne veux pas rester dans le coin, point à la ligne.

Puis tout le monde est enfin sorti. Alors que mes yeux ne peuvent pas quitté la direction dont provient l'odeur méphitique, Melody me tend quelque chose, attirant mon attention. Alors que je regarde d'un oeil vide, sans comprendre, la flèche qu'elle semble vouloir me donner, elle m'adresse en plus la parole:
- Désolée, je n'ai pas trouvé de brosse à cheveux ou de peigne, la prochaine fois peut-être.
Deux choses que je comprends pas d'affilée, je ne sais plus où donner de la tête. Je prends donc sans y faire attention la satanée flèche, tandis que je me concentre pour resituer ce qu'elle me dit. Puis, me souvent enfin:
"Hein? Oh, oui, pas grave, on a tenu un mois sans on est plus à ça près."
Puis je comprends enfin la flèche:
"Mais, je sais pas l'utiliser moi, ce serait pas plus logique que e soit plutôt qui prenne les deux?

Joignant le geste à la parole, je tends l'arc, et la flèche donc, à la guerrière. Puis c'est au tour de Seth de vouloir me refiler un truc, me tendant un sac à dos.
"- Tiens si tu veux bien le porter, je l'ai trouvé dans le garage. J'ai pas vérifier l'état mais au pire on le dépiautera pour prendre des bouts utiles pour réparer les autres.
- Oh, oui, bien sûr, pas de problème."
Arrivés avec un seul sac, repartir avec trois me parait une chance irréaliste: le destin va sûrement nous en priver, ou bien il sera inutilisable comme le suggère Seth.

Pendant que je m'en équipe, Seth ajoute:
"Rani bande lui les yeux s'il te plait"
Avec un autre regard dans la direction qui ne cesse de se rappeler à moi, c'est d'une voix incertaine que je propose autre chose:
"Euh, je te rappelle qu'il y a des puants par là bas, on peut pas faire ça plus loin, genre au moins après le bosquet?"
Melody et Seth donnant tous deux leur accord, on avance un peu. Une fois le bosquet pour nous masquer aux yeux d'éventuels passants cadavériques, j'exécute la demande de Seth, du moins, si l'archer se laisse faire. Nerveuse, je prends un vêtement au hasard dans le sac récupéré par Melody. Ce qui s'avère être un petit pull léger, que j'enroule afin d'en faire un bandeau incommode, me servant des manches pour le nouer. Puis nous reprenons la route, Melody me demandant si j'ai pu inspecter les lieux:
"Pas vraiment, j'ai vaguement jeté un oeil mais j'avais pas trop la tête à ça. De toutes façons j'arrive pas à voir spécialement bien, mon... truc ne fonctionne ni avec les yeux ni avec les oreilles, c'est dommage. J'ai vu à peu près où étaient les maisons et les chemins principaux, mais c'est tout. Et encore, j'ai pas réussi à tout voir, par là [j'indique l'autre quartier de la main] j'ai pas bien vu. J'aurais pu essayer de faire mieux mais j'ai préféré renifler pour m'assurer qu'il n'y avait pas de rôdeurs. Heureusement d'ailleurs, vu qu'il y en avait."

Ethan Walker

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 14:36
Le jeune homme barbu n'avait pas prononcé un seul mot durant toute la fouille de la maison; et lorsque, parvenu face à la fille dénommée Rani, il dut se laisser bâillonner les yeux, il fut réduit à n'exprimer plus rien — désarmé dans tous les sens du terme, puisqu'il vit la jeune femme donner à l'autre femme, dénommée Melody, son arc et la seule flèche qui lui restait.
Ses yeux de chats qui rencontrèrent ceux de Ethan ont-ils pu lire combien ils exprimaient une colère résignée ? Auquel cas, se demandait-elle s'il la dirigeait à son encontre ? Les mailles du pull ne laissèrent sûrement aucun moyen à celui-ci de voir sa réaction. Il se mit bientôt à marcher.
Les deux voies féminines de Rani et de Melody, douces comme le fond de l'air qui se réchauffait un peu, lui indiquèrent leur distance. Elles s'élevaient vers le ciel; l'une en longues notes hésitantes, pareilles aux bulles qui sortent du fourneau de ces pipes en plastique pour enfants; l'autre écorchait les mots d'un léger accent, prononçant parfois les r des fins de syllabes — ces r qu'elle spirait par ailleurs, — un peu comme ces gens qui venaient de chez les aborigènes, au sud-ouest de l'Australie. C'est alors qu'il crut sentir s'élever dans l'air le parfum des eaux vaseuses du Diamontina, celle de ses ramifications en rigoles et ruisselets... Il croyait presque toucher ces eaux qu'il croyait avoir atteint lorsque cet irrésistible élan vers la nature (qui tenait à vrai dire presque de la compulsion) fut interrompu, brisé par la présence de Seth sur son dos. Et cette brisure ne se prononçait pas sur le plan de la volonté, mais plutôt sur la paroi de ses paupières, dans une sorte de demi-rêve bercé par les voix aiguës des deux représentantes du beau sexe. Maintenant, tout s'était estompé. 
D'une manière générale, aucun motif, aucune forme, aucune émergence, aucun souvenir n'est assuré; tout est emporté dans une métamorphose invisible, mais jamais en repos. D'un scintillement à un autre, le barbu avait à moitié conscience qu'il délirait, que rien ne pouvait jamais plus le conforter dans la fragile idée qu'il se faisait de lui-même ou de son passé. Avait-il seulement cru en cette idée ? Les hommes croient aux idées, non pas tant parce qui leur arrive d'être véridiques, mais parce qu'ils doivent croire de toute façon. Parce qu'il doivent suturer, à l'aide du fil d'un destin à leur mesure parce que mesuré par eux, les plaies de leur épiderme par lesquels les forces les plus viscérales ne demandent, pour ainsi dire, qu'à fuir à tous les vents. La voie la plus adéquate à cette fin serait sans doute, plutôt que d'accorder plus ou moins mollement sa créance à quelques idées passagères, de chercher les conditions d'un enthousiasme authentique. Mais cette voie n'est jamais si simple à emprunter. Il se peut toujours que la vie d'un homme s'écoule dans tant d'oppressions et de doutes, avec autant d'ombre dans la clarté et si peu de clarté dans l'ombre, et, somme toute, tant d'absurdité et de non sens, que seule une possibilité lointaine d'y mettre un terme soit en mesure de libérer la joie qui l'habite.
On voyait à cet égard que Ethan cheminait dans l'obscurité bien avant que l'on s'avisât de lui bâillonner les yeux; aussi marchait-il calmement, le dos un peu voûté comme à son habitude, sans cependant laisser voir une absence de dignité dans le maintien. Cette dignité n'était pas précisément celle d'un diplomate captif, mais plutôt celle d'un captif qui était sûr de pouvoir s'enfuir quand il le voulait. Etait-ce l'attitude de ses nouveaux petits amis qui lui donnaient cette impression ? Ou bien une confiance démesurée envers ses capacités ? Laissons-lui l'heur de donner foi à n'importe quoi. Pour l'instant, c'était bien tout ce qui lui restait...

FIN DU JEU

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 20:01


Excursion Validée

Récompense(s) :

Ethan a obtenu 25 points d'expérience, a perdu 5 points de Moral & de Stabilité Mentale.
Melody a obtenu 23 points d'expérience & a gagné 7 points de Moral.
Rani a obtenu 20 points d'expérience & a gagné 5 points de Moral.
Seth a obtenu 15 points d'expérience & a gagné 2 points de Moral.

Conséquence(s) :

Ethan a obtenu 2 Rations de nourriture & 1 Ration de nourriture périmée, lors de la fouille de la maison.
Melody a obtenu 1 Grand Sac à dos & à l'intérieur, 4 Rations de nourriture ainsi que des vêtements sales, lors de la fouille de la maison.
Rani a obtenu 1 Petit Sac à dos, donné par Seth. Ce dernier troué, vous fait perdre son contenu durant le voyage du retour, le sac de couchage étant trop léger pour vous en rendre compte. Une menue couture pourra rendre le sac à dos opérationnel de nouveau, sans nécessité de compétence, ni d'items spécifiques.
Seth a obtenu 1 Couteau de cuisine, 1 Ration de nourriture & 1 Ration de nourriture périmée. En revanche, la Hachette cassée est inutilisable, le manche en bois trop fragile. Pour la réparer, le Palier 5 Artisan sera nécessaire.

Vous avez consommé :

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Les Scénaristes
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