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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Au coin du feu - 02/01/2035
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Jefferson :: Vie de camp

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 24 Mar - 3:18
Interprété par Samuel Freeman & Melina Adams.

01h45


Cela semblait un peu amusant, mais jamais cet endroit n'offrait un silence complet. Entre le feu sans cesse ravivé, les déplacements et les bruits naturels du corps, l'endroit inspirait perpétuellement la vie, même lorsqu'elle se trouvait plongée dans la léthargie du sommeil. Ça et là, de temps à autres, les moins endormis pouvaient entendre un ronflement, un mouvement, une buche qui craque, quelqu'un qui tousse ou chuchote.

Parfaitement éveillé, Samuel se trouvait là, devant le feu, occupant l'espace encore laissé vacant de toute tente. Cela faisait une demi-heure qu'il tendait l'oreille et essayait de deviner de qui venait tel bruit nocturne. En temps normal, une telle chose l'aurait surement fait arborer une large sourire avec un rien d'espièglerie, mais ce soir, il ressemblait juste à un insomniaque cherchant à tuer le temps.

D'un autre côté, il ne montrait pas un air maussade, ni triste ou énervé, il se contentait de compter les moutons à sa façon et de s'occuper du feu qui n'avait pas besoin d'autant d'attention mais qui ne s'en portait que mieux. Intérieurement, le jeune homme pensait à ces quelques derniers jours et ne pouvait s'empêcher de les comparer à ceux des trente deux autres années de sa vie. Il lui avait fallut un certain temps, mais la période des fêtes et le début de sa trente-troisième année avait finit d'achever sa résistance, c'était à son tour de prendre la réalité en plein visage, de laisser la vague le déborder un bon coup pour ne plus avoir à la fuir.

Et pourtant, il restait parfaitement digne, dédiant ce combat intérieur au seul champ de bataille qu'il estima valable, son for intérieur. Pas une larme, pas d'apitoiement, pas de sur-compensation non plus, ce n'était pas lui, ça n'avait pas été lui avant sa résurrection et ce n'était pas même un peu "lui" bien avant l'épidémie. A contrario, il ignorait si il devait remercier ou maudire cette maladroite réflexion à propos de l'alcool.

Aurait-il été dangereux ? Gênant ? Chiant ? Il y avait des années qu'il ne s'était pas pris une bonne cuite et l'idée le taraudait. D'un côté, ses démons vantant les mérites du relâchement, de l'oubli, de quelques petites heures de libération, de l'autre, sa droiture, sa volonté, et même un peu ses peurs et ses craintes. Vaillamment, il arrivait à se convaincre qu'être un modèle afin de participer au maintien de l'espoir, de l'optimisme et de la bonne marche du camp était bien ce qui le poussait à ne pas aller faucher la bouteille... Mais la vérité était quand même là, faible, discrète, endurante.

Tout à ses pensées ponctuée par l'écoute des bruits ambiants, il perçus des pas venant à lui. Étrangement, il voua tant de sa conscience à tenter de deviner qui venait le rejoindre dans sa veille qu'il lui fallut de nombreuses secondes avant de lever le nez et quitter le feu du regard pour le poser sur son invitée nocturne et arborer un faible sourire en murmurant :


"Salut Melina."

Melina Adams

Anonymous
Invité
Mer 25 Mar - 4:34
Un coyote émit son hurlement sec à l'attention de ses congénères. Melina se réveilla en sursaut à ce bruit, appuyée sur ses coudes, prête à bondir sur la quelconque menace à venir. Silencieuse, elle resta quelques secondes à écouter les sons autour d'elle, s'attendant à tout moment à un gémissement de zombie. Le camp avait beau être hyper protégé, on ne pouvait jamais prévoir quand un zombie trop curieux réussirait à se faufiler jusqu'à eux. La jeune femme se laissa retomber sur son dos, essayant de retourner dans les bras confortables de Morphée.

Entre son sauvetage voilà 15 jours et aujourd'hui, elle avait pu reprendre au maximum ses capacités de combat et d'endurance. Par contre, elle n'avait que très peu socialisé, se focalisant sur sa convalescence et après, son entraînement. Elle avait trouvé un tronc d'arbre sur lequel elle pouvait s'entraîner - celui que Ricky et Calvin avait ramener de la foret pour elle, comme de vrais gentlemen-, maintenant nu de son écorce grâce à ses attaques. Comme elle s'était souvent sentit regarder bizarrement alors qu'elle allait dans son petit coin reclus du camp, pendant peut-être qu'elle allait rejoindre quelqu'un... Pour tuer dans l'œuf les rumeurs, elle avait proposé aux autres de les former au Muay Thai. Évidemment, vu sa stature peu imposante, au début ils ne la croyaient pas, mais après l'avoir vu s'acharner sur son arbre, ils avaient rapidement changé d'avis.

Melina n'arrivait désormais plus à se rendormir, ses pensées trop agitées pour fermer tranquillement les yeux et flotter sur son nuage de sommeil. Elle s'extirpa de dessous la couverture qui la protégeait, promena sa main à tâtons près de la « porte » de sa petite tente tunnel, trouva enfin la fermeture éclair et l'ouvrit. Comme à leur habitude, ses cheveux n'étaient qu'un amas de nœuds, semblables à un nid d'oiseau. Elle passa une main dans ses cheveux de jais tout en se relevant, devant sa tente. Le feu de camp brûlait tranquillement...Avec quelqu'un assis devant, ne faisant aucun bruit. La jeune femme s'étira, son corps s'allongeant de quelques millimètres à cette action. Elle s'approcha à petits pas de félin, ne voulant pas réveiller qui que ce soit, se doutant qu'il devait être tard. La jeune thaïlandaise était à présent devant le feu, la personne assise à côté était nulle autre que Samuel, celui qui l'avait sauvée de l'effroyable échelle prédatrice. Grelottant quelque peu, elle entendit Samuel la saluer après quelques secondes en levant les yeux vers elle.

"Hey." Lui répondit alors la jeune femme en allant s'installer à côté de lui, les bras bien serrés contre elle.

L'homme était installé sur une bache, avec probablement plusieurs buches en dessous; pas très confortables, mais mieux que le sol. Melina s'installa près de lui, presque collée, d'une part pour avoir un peu de sa chaleur, de l'autre car elle appréciait sa compagnie. Tourna sa tête échevelée vers Samuel, elle lui dit d'un ton tout en douceur :

"Il se fait tard, tu n'arrives pas à dormir ?" Elle prit une petite pause tout en scrutant le visage de l'homme. "Ça va ? Tu as l'air... Pensif."

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 25 Mar - 13:25
Émergeant à peine des méandres de son esprit, l'ex-manager demeura ainsi, le visage levé, son sourire en coin figé, jusqu'à ce qu'il ne sente la jeune femme se poser sur son côté. Totalement alerte, il rabaissa son visage et jeta un regard furtif vers le feu avant de le retourner vers Melina et ses questions.

Et ces questions ne lui étaient pas étrangère puisqu'il avait lui-même l'art de montrer ostensiblement l'attention qu'il apportait à d'autres, cependant, il n'avait que rarement eut l'occasion de lâcher ça en pleine nuit et à peine plus celle de la poser à quelqu'un qui avait vraiment l'air d'avoir un problème.

Quoi qu'il en soit, il ne relâcha pas ses lèvres. Son regard semblait fatigués, ses traits suffisamment tirés pour lui faire paraitre plus quarante ans que trente, mais rien que ce sourire suffisant à adoucir le visage qu'il laissait voir. Sans quitter Melina du regard, il lui répondit doucement, toujours dans un murmure bien contrôlé :


"Je suis juste un peu nostalgique. Je suppose que c'est notre lot à tous pendant une période comme celle-ci. Mon dernier Noël était avec mes employés et l'année dernière, à cette heure-ci, j'étais dans un bar avec des amis, à Tijuana."

Son sourire eut l'occasion de s'élargir, brièvement, assez pour révéler ses dents, puis il soupira, plus nostalgique que jamais.

"Je me demande si je reverrais la côte ouest un jour. Ça et toutes ces choses qui me manquent, depuis quelques jours, cela tourne indéfiniment dans ma tête et m'empêche de bien dormir."

Doucement, il se frotta les mains, comme si il pouvait avoir besoin de les réchauffer alors que le feu aurait quasiment put les rendre moites. Il ne laissa pas s'écouler plus d'une seconde et demie avant de rebondir sur tout cela et retourner la question à la bridée :

"Et toi ? Qu'est ce que tu fais debout à cette heure là, t'es tombée de ton sac de couchage ?"

La blague était nulle, mais elle sembla lui faire du bien à lui-même, assez pour retrouver un vrai large sourire, plus sincère, plus joyeux, plus vivant. Sans doute que la seule idée d'avoir quelqu'un avec qui partager une conversation sous les étoiles suffisait déjà à lui faire se sentir mieux, un peu plus raccroché à la réalité et moins perdu dans ses souvenirs.

Melina Adams

Anonymous
Invité
Mer 25 Mar - 23:33
La chaleur du feu commençait maintenant à se faire ressentir, ainsi que la chaleur corporelle de Samuel. Une petite brise agita les branches tout autour d'eux, un groupe de criquets se mêlant à la chorale, le feu ajoutant ses petits craquements apaisants à cela. La brise agita la chevelure de Melina alors que Samuel jetait un regard sur le feu puis, reportait son attention sur elle. Il laissa tout de même planer quelques secondes avant de répondre :

"Je suis juste un peu nostalgique. Je suppose que c'est notre lot à tous pendant une période comme celle-ci. Mon dernier Noël était avec mes employés et l'année dernière, à cette heure-ci, j'étais dans un bar avec des amis, à Tijuana."

À cette réplique, l'homme afficha un grand sourire sur son visage, mais alors que Melina voulait lui poser plus que question sur son ancienne vie, il continua dans un soupir en disant :

"Je me demande si je reverrais la côte ouest un jour. Ça et toutes ces choses qui me manquent, depuis quelques jours, cela tourne indéfiniment dans ma tête et m'empêche de bien dormir."

Il se frotta les mains qui, pourtant, ne semblait pas froides du tout grâce au divin feu devant eux. Encore une fois, il ne lui laissa pas le temps de répondre en la questionnant sur le fait qu'elle soit elle aussi debout à cette heure et si elle était tombée de son sac de couchage. La demoiselle allongea ses jambes puis plaça ses mains de chaque côté de son corps tout en riant doucement a la petite blague de Samuel. Elle lâcha un petit soupir puis lui dit dans un murmure :

"Nah...c'est le coyote qui m'a réveillé...et j'avais trop d'idées en tête pour me rendormir alors..."

Elle baissa la tête puis regarda ses Converses, tapant le bout de ses chaussures l'un contre l'autre. La jeune femme fit une petite moue en haussant une épaule.

"Mon dernier Noël, je l'ai passé avec mes élèves... enfin, le 23 Décembre. Une fois par année, on allait manger dans notre resto thaïlandais préféré, tous ensemble. Le proprio nous faisait un petit passe-droit et nous laissait venir manger meme si il devait être fermés cette date-là. Ah...ce qu'ils me manquent ces p'tits merdeux..."

Une boule se forma dans la gorge de la jeune femme; biensur, ses parents adoptifs lui manquaient, mais ses élèves...Ses élèves étaient comme ses frères et sœurs...elle en prenait soin, même si elle était dure avec eux, même si elle avait cassé quelques os à ses plus vieux disciples. Ils étaient tous revenus 2 jours plus tard, pour la prochaine séance. La Thaïlandaise avala sa salive et se racla la gorge discrètement pour enlever cette boule d'émotion plus que gênante. Un silence s'installa quelques minutes, seulement troublé par les sons de la nuit et leurs respirations. La jeune femme leva une main et la posa sur l'épaule de Samuel la plus proche d'elle, sa petite main frictionnant un instant le muscle sous la chemise de l'homme. Un léger sourire de compréhension s'afficha sur les lèvres de la demoiselle alors qu'elle lui dit :

"Je sais que c'est difficile de voir le bon côté des choses dans notre situation...mais tu ne dois pas perdre espoir. Ne gruge pas ton énergie à penser "Et si je ne revoyais jamais les endroits qui m'ont marqué?" Pense plus à quand tu pourras revoir ses endroits. Il ne peut pas y avoir éternellement des zombies...plus on en tuera, moins il y en aura...Je sais que ça peut paraitre stupide comme raisonnement...mais je préfère être optimiste et...Essayer de profiter de la vie malgré tout."Elle lui administra une claque sur l'épaule. Rien d'agressif, simplement pour exprimer son dernier point. "C'est pourquoi je t'invite officiellement à être mon apprenti! Aller, ça va être fun! Jvais pouvoir te tabasser un peu et tu pourras essayer de me frapper si t'en es capable!!"

Melina rit de bon cœur sans trop élever la voix pour ne réveiller personne. La jeune femme tourna son corps de face à Samuel, sa jambe gauche pliée et sa jambe droite toujours au sol. Elle posa ses mains sur son mollet gauche puis, d'un ton jovial dit à l'homme :

"Alors! Petit quizz! T'es prêt? Hmmm. 1 : Couleur préféré?
2 : Plat préféré?
3 : Chat ou chien?
4 : Chaud ou froid?
5 : Le boudin; degueux ou super degueux?
Et 6, la plus importante de toute!"
Melina leva un doigt devant elle tout en pinçant ses lèvres comiquement. "Quelle femme te plaît au camp??"

La jeune femme rigola un instant en voyant la tête que lui faisant Samuel; il ne devait définitivement pas s'attendre à ce genre de questions. Elle lui fit un sourire amusé en attendant ses réponses.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 26 Mar - 1:05
Son sourire, il l'avait gardé jusqu'à ce que Melina ne termine de répondre à sa question, et le silence qui s'ensuivit lui fut plus que salutaire pour prendre le temps de détourner le regard et laisser ses lèvres s'affaisser. Dans le tas, à moins qu'il ne soit un sociopathe prêt à larmoyer sur la perte de la cuisine thaï, il ne faisait aucun doute que penser à des enfants lui était pénible. Comme à son réveil, il n'avait pas désiré cacher son histoire durant les dernières semaines du monde d'avant, et si il était bien une chose qui lui restait atrocement douloureux à revivre, c'était bien le fait d'avoir vu de trop jeunes personnes périr sans être parvenu à leur offrir la protection qu'il leur avait promis.

Ce n'étaient pas des inconnus, ni même de simple connaissance. Si il avait encore la chance de pouvoir espérer que les choses se soient mieux déroulées au Canada, il avait quand même vu disparaitre sa clique, sa petite famille qu'il gouvernait avec attention et équité.

Fort heureusement, avant qu'il ne s'enfonce trop dans ces souvenirs douloureux, la main de la bridée se posa sur son épaule pour lui prodiguer un sympathique geste de réconfort, élégamment accompagné de quelques paroles qui lui parurent quelques peu ironiques. Ainsi, lorsque l'incarnation de l'optimisme devait commencer à muter en un réaliste terne, il y aurait quand même quelqu'un pour prêcher le même idéal et le ramener dans la bonne voie.

Ainsi, quoi que, en toute logique, le raisonnement de Melina lui semble un tantinet bancal, cela lui fit suffisamment chaud au cœur pour qu'il esquisse un sourire. Sourire qui fut accompagné d'un haussement de sourcil presque burlesque lorsque la main douce et apaisante lui fouetta doucement l'épaule, cependant, il n'abandonna pas ses lèvres étirées, visiblement enjoué par la proposition de la jeune femme, même si c'était par ce qu'il ne se voyait pas capable de seulement étourdir une jeune femme à la force de ses poings.

Le comportement de la petite bridée ne fit qu'augmenter son amusement tant cela lui rappelait une époque si lointaine que la fin du monde ne pouvait en obscurcir la nostalgie. Aussi, se laissant entrainer par la seule volonté de plonger à pieds joints dans un échange plus juvénile, plus léger, il se tourna lui-même pour faire bien face à Melina, ce qui eut également le bénéfice de rendre leur échange encore plus discret et plus intimiste.


"Alors... Hum... Le beige, c'est doux, c'est sobre, c'est pour ça que j'ai toujours mon vieux pantalon en tissu. J'adore le Pozole, tu n'as pas idée à quel point j'aime la cuisine du Sud, infiniment plus gouteuse que la cuisine d'ici et bien plus épicée que les petits plats que j'avais chez papa maman.

Sinon... Chien, évidemment. Ni chaud, ni froid... Le boudin, c'est juste super dégueu, j'ai rien contre la cuisine française mais ça me rappelle toujours que ceux qui sont capables du meilleurs sont capable du pire, enfin, sauf les Anglais évidemment."


Afin d'exprimer son dégout vis à vis de la gastronomie de sa Majesté, il ouvrit la bouche et fit mine d'y enfoncer son index en gargouillant aussi bas que possible. Le tout n'en était que plus ridicule mais, bien lancé, il ne se souciait plus tellement de l'image qu'il renvoyait. Il se sentait l'esprit libre et il aurait de bien nombreuses heures pour se morfondre et reprendre son sérieux.

Son petit manège terminé, il jeta un coup d’œil aux alentours, comme si il craignait d'être vu ou entendu, mais comme il n'y avait rien, il retourna la tête vers Melina, murmurant toujours plus bas :


"A dire vrai, je pense que c'est un peu cliché, mais Ivy me plait bien. Elle a une manière d'être, c'est vraiment spécial, et puis je me suis réveillé avec elle. Tu sais, tu te dis que c'est une petite jeune femme fragile, et puis ensuite, elle te surprends, sans même chercher à prouver quelque chose.

Mais... On a pas encore tellement le temps ou le confort pour vraiment penser à ce genre de choses. M'enfin, voila, j'aime bien tout le monde ici, mais elle, elle a quelque chose en plus."


Un léger soupire suivit, impossible à réellement définir, ni rêveur, ni dépité, nostalgique ou exaspéré. Mais ne désirant pas être le seul à se dévoiler, il repris rapidement le parole en pointant du doigt la jeune femme.

"A toi maintenant. Alors... Ton chiffre favori, ta boisson préférée... Eh... Whisky ou Vodka, Star Wars IX : génial ou super génial, sable ou neige et... Bah y'a pas de raison que je soit le seul à parler de qui occupe mes rêves, c'est qui celui que tu veux emmener dans ta tente pour jouer au "Uno" ?"

En pseudo-position de force, il se redressa légèrement et croisa les bras, le visage éclairé d'un large sourire, l’œil pétillant. C'était comme retourner dans la cours de récréation et maintenant qu'il y était, il n'avait pas envie de faire les choses à moitié.

Melina Adams

Anonymous
Invité
Jeu 26 Mar - 10:40
De voir quelqu’un sourire et devenir amusé par ses actions lui donna une merveilleuse sensation de bien-être. Melina se sentait bien en présence de cet homme qu’elle ne connaissait que depuis 15 jours. Pendant ses 15 jours, elle avait su de lui qu’il était la plupart du temps très ordonné, un peu pas mal autoritaire. De le voir si enjoué par rapport aux questions enfantines de la thaïlandaise lui faisait découvrir une autre facette de l’homme d’affaire. Il se plaça même exactement comme la jeune femme; ils avaient à présent l’air de deux enfants à un pyjama party se racontant leurs aventures pittoresques. Il répondu avec entrain amuser à ses questions. La jeune femme rigola tel une enfant quand Samuel fit mine de se faire vomir en parlant du boudin. Il exagéra ses traits et gestes, tel que tous faisait en imitant ce geste, ce qui fit encore plus rire la jeune femme, au risque de la faire rire encore plus fort. Samuel n’avait toujours pas répondu à sa dernière question donc Melina allait lui répondre mais il regarda alors aux alentours avant de lui dire :

"A dire vrai, je pense que c'est un peu cliché, mais Ivy me plait bien. Elle a une manière d'être, c'est vraiment spécial, et puis je me suis réveillé avec elle. Tu sais, tu te dis que c'est une petite jeune femme fragile, et puis ensuite, elle te surprends, sans même chercher à prouver quelque chose.

Mais... On a pas encore tellement le temps ou le confort pour vraiment penser à ce genre de choses. M'enfin, voila, j'aime bien tout le monde ici, mais elle, elle a quelque chose en plus."


La jeune femme apposa une main sur son propre sternum tout en penchant sa tête vers la droite puis lui répliqua :

"Awww...trop mignon!"

Melina laissa retomber sa main sur sa jambe, écoutant les questions que Samuel lui posait. Quand il eut fini, elle lui répondit :

"Hmmmm...7! Boisson favorite, la vodka a la guimauve c'est la vie mec! Star Wars IX!? Plus que super génial, c'est hyper genial! Surtout la scène avec Boba Zulu dans le bar! Un ptit clin d'œil a Han Solo quoi! Sable ou neige, hmmmmmmm......nei...nah sable! J'ai jamais vraiment vu de vrai neige comme au Canada alors..."La demoiselle se gratouilla le crane en réfléchissant à la dernière question. "Heh...pour être honnête, je crois pas être la seule, mais...Wolf...serait un bon plan...mais, lui ça serait plus pour une partie de jambes en l'air! Sinon...je n'ai pas vraiment eu le béguin pour un des hommes...je me suis plus focusée sur mon entrainement."

Les joues de la demoiselle se rosirent mais avec un peu de chance, Samuel prendrait ce changement de couleur pour l'action benefique du feu de camp. Les yeux de la jeune femme roulèrent vers le ciel, sa petite bouche affichant une moue de concentration.

"Bon! D'autres questions pour toi! Van gogh ou Picasso? PS6 ou XBOXTHREE? Hmmm...ton opinion a propos de la saga Final Fantasy? Tes trois principales qualités? Et dernière question....roulement de tambouuuuur...Raconte-moi un petit fragment de ton enfance!"

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 26 Mar - 15:27
Les bras barrant son buste, le jeune homme écouta attentivement les réponses de sa jeune amie. Son amusement eu un pic lorsqu'elle lui parla de Wolf, ce qui ne sembla pas le surprendre et lui fit émettre une douce exclamation qui manqua de peu de muter en un rire franc qui aurait put réveiller tout le monde lorsque la bronzée se mit à rougir. Au lieu de cela, il se contenta de sourire à en avoir mal aux zygomatiques, à sourire comme il n'avait pas souris depuis qu'il s'était réveillé menotté chez le fermier.

Malgré cela, il fit mine de reprendre son sérieux, seul son regard trahissant le fait que son esprit continuait à gambader sans la moindre lourdeur. Il écouta les questions avant de lever la tête et passer le dos de sa main gauche contre son cou, grattant sa barbe de quelques jours en faisant mine de réfléchir jusqu'à ce qu'enfin, il ne rabaissa la tête et prenne la parole :


"Alors, je dirais Picasso, mais c'est juste par ce que je trouvais ça plus joli la dernière fois que j'ai vu une toile, genre avant l'université tu vois ? Ensuite, je vais te faire un groupé. Cela fait des lustres que je n'ai pas touché à un jeu vidéo, mais j'ai toujours préféré être sur PC, les consoles c'était plutôt bon pour la cellule familiale et les pigeons. Du même coup, je n'ai jamais trop tripoté de JRPG. Surtout Final Fantasy, trop de chemins tout tracés et un système de progression de perso qui me mettait toujours en rogne. Quitte à s’imprégner d'une histoire dans ce style, on avaient déjà cents fois mieux en romans ou même en films."

De sa main droite, il signifia aisément ce qu'il avait énoncé, à savoir qu'il trouvait cette série vraiment bof. Cela lui donna également le temps de bien réfléchir sa réponse suivante, laquelle suivit sans attendre.

"Maintenant, je dirais ma prestance, ma capacité à raisonner et... Bah tu sais, ma capacité à faire du bang bang dans les têtes de geignards.

Et ça tombe bien par ce que ça embranche au poil avec ce que je vais te raconter. Quand j'ai eu douze ans, j'ai eu l'occasion de passer deux semaines chez un de mes grands cousin, le fils du... Attends, que je me trompe pas. Voila, le fils du frère de ma mère. C'était déjà un adulte lui, et c'était un homme de la campagne, plus proche de la nature. Moi, à côté de ça, je n'étais qu'un petit morveux de la ville, un enfant gâté toujours plongé dans les bouquins.

Bref, donc quand je suis venu chez lui, et sans qu'ils prévienne mes parents, il m'a entrainé... Un peu de force d'ailleurs quand j'y repense... M'enfin, il m'a emmené à la chasse quoi. C'était la première fois que j'me baladais dans la nature sans être sur une piste de ski.

Le premier jour, on a rien put voir, j'étais chiant, j'arrêtais pas de parler et de me plaindre. J'étais vraiment un petit con à cette époque, mais après une bonne nuit à l'extérieur, à pouvoir profiter de ce qui m'entourait au lieu de m'en plaindre, ça a commencé à aller bien mieux d'un coup. Et là, on est tombé sur un faisant, complètement paumé, tout seul.

Alors... Évidemment, en principe j'avais pas le droit de participer, juste regarder, mais c'est moi qui ait réclamé. J'avais déjà eu l'occasion un peu avant de tenir le fusil et même de faire mes premiers tirs sur des troncs ou des branches, mais là, c'était vraiment différent."


Tout en racontant sa petite histoire, les mains du jeune homme se mirent à trembler légèrement et, sans même réellement y prêter attention, il croisa à nouveau les bras et coinça ses mains sous ses aisselles.

"Ce n'était pas une grosse bête, ni quelque chose de très mignon. C'était juste un bête oiseau et c'est la première chose que j'ai tué, moi même, avec un fusil. C'était vraiment un grand moment pour moi, tu sais, genre l'instant où le garçon devient un homme, tout ça. Et de là, tous les ans jusqu'à ce que je vienne m'installer ici, j'arrivais toujours à imposer mon envie de vacance chez le cousin Francis.

Les photos... Elles doivent toujours être chez moi. Au Sud, tout au Sud de l'état, à Harlingen. Ce serait drôle si on pouvaient y retourner un jour."


A nouveau, il mettait le pied dans la zone dangereuse, celle qui risquait de le ramener à la dure réalité, et pourtant, il conservait le sourire, il paraissait plutôt rêveur, plutôt optimiste, comme si l'idée de faire plusieurs centaines de bornes dans ce monde sans foi ni loi n'était qu'une question "d'y penser". Sur ce coup là, il paraissait réellement se sentir bien mieux.

Mais évidemment, tout enjoué qu'il était, il n'escomptait pas laisser l'occasion à Mélina d'esquiver ses propres questions.


"Et maintenant, si tu me racontais un peu comment tu as put devenir une telle femme dans ce coin ? Les mentalités ont bien avancées mais une petite asiatique au Texas, c'est pas commun quand même. Rien que moi, faut voir ce que ça a été quand je me suis installé ici, mon épicier latino m'a appelé "La Baguette" pendant des mois par ce que j'avais, par mégarde, glissé du français dans mon espagnol."

Melina Adams

Anonymous
Invité
Sam 28 Mar - 0:45
Après tant de jours sans avoir de conversation avec un humain, sans pouvoir connaitre un peu plus quelqu’un, en n’étant accompagnée que de zombies pouvait rendre quelqu’un fou. Quoi que devenu presque dépressive durant ses jours sans ses parents, Melina avait tout de même gardé espoir de revoir un humain avant de mourir aux mains des morts-vivants. La jeune femme se sentait carrément flotter alors que Samuel se confiait de plus en plus à elle. Ses questions, de primes abords stupides et immatures, avait pour but de détendre Samuel. La jeune femme avait bien remarqué qu’il n’était pas que pensif, mais aussi beaucoup trop nostalgique. La nostalgie pouvait être aussi dommageable que la solitude pour le jeune homme. La demoiselle fut un peu déçue en entendant Samuel lui dire qu’il n’était pas vraiment un joueur de RPG. Elle-même bonne gameuse, elle avait imaginé l’homme être un bon joueur. Il mit son opinion sur la saga Final Fantasy, trouvant qu’il était trop forcé à suivre un chemin pré-fait. Personnellement, Melina trouvait qu’à partir du Final 18, tout avait deconner et le jeu en était devenu répétitif. Samuel continua sa réponse en parlant de la première fois où il avait tué un animal avec un fusil. Un peu morbide au gout de la jeune femme mais si il souhaitait partager ce souvenir avec elle, elle en était ravie. Vint alors la contre question de Samuel :

"Et maintenant, si tu me racontais un peu comment tu as put devenir une telle femme dans ce coin ? Les mentalités ont bien avancées mais une petite asiatique au Texas, c'est pas commun quand même. Rien que moi, faut voir ce que ça a été quand je me suis installé ici, mon épicier latino m'a appelé "La Baguette" pendant des mois par ce que j'avais, par mégarde, glissé du français dans mon espagnol."

La jeune femme rit à la dernière phrase de l’homme puis s’installa confortablement en indien devant lui. Appuyant ses mains sur ses petits pieds pressés semelle contre semelle, elle lui répondit :

"Bon alors, retour en arrière alors que je vivais encore à Bangkok. Je suis fille unique…avec 5 frères! Alors déjà là, tu peux te douter que je n’ai pas eu une enfance tranquille! Le sport de rue était très populaire, et tu te doutes que c’est le Muay Thai. Une journée, mes frères, Aat, Chaow, Kamon, Mongkut et Runai m’ont trainé dans un combat de rue. Oh mec, l’un des meilleurs étaient là et ma passion du Muay Thai à commencer là. J’ai été adoptée l’année de mes six ans. Jusqu’à mes 16 ans, j’ai appris de moi-même parce que mes parents vivaient reclus de la ville, près de Longview. Après cela, j’ai déménagé à Dallas pour pouvoir m’entrainer dans un vrai Dojo. T’inquiète, avant même d’avoir été intimidée dans cette grande ville, je savais comment gérer ça. Même en Thaïlande, je me faisais intimidée pour ma petite taille. J’ai commencé quelques études pour être professeure…enfin."

Elle finit sa phrase en un petit soupir en regardant vers le feu de camp, le sourire aux lèvres. Melina fixa un petit instant les flammes, se remémorisant à contre cœur ses années avec ses frères, se demandant si eux étaient toujours vivants. Elle n’avait jamais repris contact avec eux depuis son adoption et elle en avait honte. La jeune femme se tourna vers Samuel, le regarda avec ses yeux asymétriques  puis lui dit :

"J’ai eu un bon moment avec toi Samuel, ça m’a fait du bien de rire un peu. Tu as une agréable conversation tu sais? Et...j'aimerais qu'on se refasse ça un de ses quatre. Par contre, je vais devoir aller essayer de dormir. Harvey et Wolf m’ont invités à une excursion." La jeune femme fit un sourire chaleureux à Samuel. "Oh! Tu veux te joindre à nous?"

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 29 Mar - 16:05
Les bras toujours croisés et les mains coincées sous ses épaules, le grand enfant écouta, avec une certaine fascination dans le regard, ce que Melina pouvait lui conter de son histoire. Au fond de lui, il semblait déceler certains clichés dans cette dernière, comme si on lui racontait le contenu ou simplement le synopsis d'un film. Cependant, bien loin de le faire douter de la version de Melina, cela lui fit penser à quel point tout ce que les gens faisaient, tout ce qu'ils vivaient, tout ce qu'ils entreprenaient pouvait être plus ou moins prévisibles ou "déjà vu".

Et même sa propre existence... Cliché sur cliché qu'il avait déjà vu dans tant de films, tant de séries et de romans. Loin de le démoraliser, l'idée l'amusa et exacerba ses vieux fantasmes de gosses. N'était-ce pas le meilleur contexte pour être un grand héros ? Pour vivre de trépidantes aventures qu'il n'avait jusque là que vu ou lu ?

Les pensées se baladèrent paisiblement dans son esprit sans pour autant détourner son attention de la petite bridée qui soupira, nostalgie à son tour. Il en profita pour débloquer ses mains et passer celle de gauche sur l'épaule droite de la jeune femme. Posée là, il caressa la dites épaules du seul mouvement de son pouce en se voulant aussi rassurant et réconfortant quelle l'avait elle-même été il y a quelques instants. Ce n'est que lorsqu'elle reposa son regard sur lui qu'il daigna la laisser tranquille et l'écouter.

A dire vrai, le compliment lui amena un fort large sourire qui put s'adoucir lorsque son amie lui expliqua pourquoi elle devait le quitter. Lorsqu'elle lui posa son ultime question, il la rejeta avec douceur d'un signe de main tout en répondant de sa voix murmurante :


"C'est gentil, mais non merci, je préfère rester aider au camp pour le moment, le temps d'être certain d'avoir toute ma tête. Je n'aime pas trop jouer avec la chance, mais merci quand même, c'est gentil."

Sans réellement prévenir mais sans non plus avoir l'air de prendre la jeune femme par surprise, il reposa sa main sur son épaule et se pencha en avant pour déposer une bise sur sa joue.

"Passe une bonne nuit Melina et fais attention à toi hein ?"

Il se redressa ensuite et, toujours souriant, toujours aussi agréable, caressa légèrement l'épaule de la petite avant de la tapoter. Ceci fait, il se détourna d'elle et se releva sans trop de difficulté avant de s'étirer longuement. Il allait lui falloir dormir à présent, et c'est vrai que pour cette nuit, le confort allait lui manquer, lui qui dormait toujours à même le sol malgré tout le temps passé ici, comme si l'idée de partager une tente lui déplaisait autant que celle de vivre dans une voiture ruinée.

Ce soir, cependant, il y pensa, mais pas trop longtemps quand même. Ainsi, il pensa évidemment à adresser un dernier signe de main à Melina lorsqu'elle alla elle-même se cacher sous sa toile et s'installa à son emplacement habituel, à distance raisonnable du feu, pour enfin essayer de gouter un repos bien mérité.

Melina Adams

Anonymous
Invité
Lun 30 Mar - 0:06
"C'est gentil, mais non merci, je préfère rester aider au camp pour le moment, le temps d'être certain d'avoir toute ma tête. Je n'aime pas trop jouer avec la chance, mais merci quand même, c'est gentil." Avait répondu Samuel à la précédente question de Melina.

Avec la dernière excursion que l’homme avait eu pour venir la sauvée elle et Gale, elle n’avait pas vraiment été surprise de la réponse négative de celui-ci. Après tout, il avait quand même dû sauver sa peau en vitesse cette journée-là. Il ne devait pas souhaiter de sitôt retourner devant une horde de zombie affamés. La jeune femme lui avait fait un sourire compréhensif accompagné d’un léger haussement d’épaule. Après sa propre réponse à sa question – comment était-elle devenue si forte? – il l’avait tout de suite réconforté en lui caressant l’épaule droite. Il ne l’avait pas lâché jusqu’à ce qu’elle repose ses yeux sur lui.

C’est alors que Samuel reposa sa main sur l’épaule de Melina – que la jeune femme recouvrit de la propre main – et sans qu’elle ne s’y attente, lui fit une bise sur la joue. La demoiselle plaqua une main sur la joue devenue rosée par ce contact inattendu mais pour le moins agréable et regarda Samuel avec des petits yeux gênés. Il poursuivit en lui disant :

"Passe une bonne nuit Melina et fais attention à toi hein ?"

Ce à quoi la jeune thaïlandaise s’empressa de lui répondre :

"Oh je vais bien m’occupée de moi-même, comme une grande! Au fait, si tu n’arrives pas à dormir comme ce soir un de ces jours…ne te gêne pas pour venir me voir dans ma tente, ça me fera plaisir de discuter encore avec toi!"

L’homme se releva, avec sa main toujours sur l’épaule de la demoiselle, continuant de caresser sa peau à nue pour finalement la lui tapoter légèrement. Il finit par s’éloigner en faisant un petit signe d’aurevoir à Melina, auquel elle s’empressa de répondre de la même manière. Elle retourna vers sa tente, se disant qu’elle pourrait maintenant bien dormir après une belle conversation telle que celle-ci. L'apaisement laissa le stress des derniers jours s'envoler, la faisant se sentir légère comme une plume. Elle ne pensait pas que Samuel irait de son grain de sel quand elle avait fait son petit questionnaire. Elle avait plutôt pensé qu'il lui répondrait et redeviendrait sérieux après coup. Melina soupira en ouvrant l'ouverture de sa tente, regardant une dernière fois Samuel pour le voir aller s'installer auprès du feu. Elle fut presque tentée de lui proposer de venir avec elle dans sa tente mais la jeune femme se dit qu'elle allait avoir l'air déplacée, voir dévergondée de proposer a un homme de venir dormir avec elle. Melina n'avait aucune intention sexuel - du moins pas pour l'instant - mais elle ne souhaitait pas donner de fausses idées aux autres survivants.


[FIN DU JEU]
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