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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, Z.d.C 2] Bienvenue dans l'inconnu - 15/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 3 Avr - 10:03
Interprété par Doug McCall.

Cela aurait dû être l’instant de ta mort, l’instant où tu rejoins, selon les croyances, paradis ou enfer, proches ou retour à la terre, voire même le néant, pourquoi pas. Certains folklores prêtent aussi crédibilité à une possible réincarnation, mais à ton réveil, ce n’est pas dans le corps d’un nouveau-né, ni celui d’un oisillon, ou même d’une chenille que tu reprends conscience. Une chose est certaine, c’est que cette reprise de conscience se passe dans la douleur. Tes membres, tes muscles, et même tes os, et surtout, ta tête qui te lance comme si une multitude d’aiguillons avaient percé ton crâne et s’insinuaient sans que tu ne puisses rien y faire, dans ton cerveau et autres systèmes nerveux.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

C’est dans le froid saisissant de ton environnement que tu émerges enfin, les dernières images incompréhensibles qui avaient nappé ton esprit pendant ta mort, encore bien vivaces. Ce que tu ressens après cela, c’est une forte impression d’immobilité, et pour cause, tes mains sont attachées par une solide corde dans ton dos, tout comme tes chevilles, et pire encore, sans pour autant être nu, tu es en sous-vêtement. Si céder à la panique serait une réaction bien compréhensible en l’état, les douleurs de ton crâne se rappelleront alors volontiers à toi et te cloueront sur place. De quoi te laisser le temps d’observer ton environnement de tes yeux trop longtemps laissés clos avant de tenter de réagir.

Tu te trouves face à un mur en rondin de bois et il ne te faudra pas attendre bien longtemps pour conclure que tu te trouves dans une espèce de grande cabane. Tu es couché sur un lit privé de draps, mais rien qu’à l’odeur du matelas et les traces marron qui le recouvrent, tu peux conclure qu’il est loin d’être de toute première fraîcheur, et tu n’es pas au bout de tes surprises.
Les murs ne portent que deux fenêtres en tout et pour tout, toutes deux barricadées par d’épaisses planches de bois qui ne laissent filtrer que de mince filet de lumière, ce qui te permet de conclure qu’il fait jour. Le sol est jonché de déchets en tout genre, allant des boites de conserves vides où rampent les cafards et autres détritivores, aux branchages et bouts de bois, en passant par du linge entassé, un vieux pneu de 4x4 et même des bidons d’essence vides et autre contenants en plastique. Il y a même ce qui ressemble à un petit coin cuisine, dont l’émail de l’évier est tâché de nombreuses traces sombres et parfois rougeâtres si bien qu’il semble impensable qu’il ait pu un jour être blanc ; à côté, quelques meubles où est entassée de la vaisselle dans le même état.

Tu jurerais alors ne pas être seul dans ce lieu, mais de ta position inconfortable, il te faudra sans doute quelques contorsions pour arriver à inspecter l’intégralité de l’endroit où tu te trouves car tu n’as pas tout vu, et de cette fameuse présence qui en est presque gênante.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme. Plus loin au pied du lit, tes vêtements que tu reconnais être les tiens avant ta mort et qui sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, sont entassés négligemment, en plus de deux ou trois objets dont tu n’as pour le moment pas accès. Ainsi te voilà vivant, ta peau totalement propre. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparue si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.

Éléments scénaristiques:
 

Doug McCall

Anonymous
Invité
Ven 3 Avr - 11:40
Quelque part sur Terre en 2035

Le noir et le calme, et soudain en un même élan, surgissent bruits, odeurs, flash de lumière traversant sans remords, ses paupières lourdes et un peu gonflées, ses oreilles délicates et son nez sensible. sa peau le fait souffrir comme si on l'avait étrillée avec des orties, ses jambes semblent encore lourdes du poids de tout un tas de fourmis lancées à l'assaut de ses pieds fragiles, et ses bras qui...qui sont paralysés !? Non ! Pas ça ! Ses doigts remuent, ses poignets le font souffrir comme si quelqu'un les avaient cisaillés, donc il n'est pas paralysé, il est ... entravé ! Par qui ? Pourquoi ? Où est-il ? QUI est-il ?

Finalement il finit par oser ouvrir les yeux, la pénombre le blesse un peu, ses yeux habitués à rester fermés, manifestent avec douleur leur désaccord d'être ouverts de manière aussi intempestive, il est couché sur un, comment on dit déjà ? Un madeleine ? Non, un matelas, oui c'est ça, un matelas, qui pue, qui gratte, sur lequel  un tas d'objets incongrus, traîne négligemment.

Face à un mur de bois, son esprit commence à reprendre la mesure des choses, il est attaché, sur un lit, il a mal mais un regard rapide sur son corps, lui permet de voir qu'il ne présente aucune blessure, pas la moindre saleté, et d'ailleurs pas de vêtements non plus !

*Doug aime pas être tout nu ! Doug à froid ! J'ai... froid, moi Doug ! A poil dans un lit inconnu, je ne sais où ! On m'a attaché ! Pourquoi ? C'est Harvey, qui se retrouve à poil les mains attachées dans le dos en plein hiver ! C'est peut-être moi harvey ? Mais qu'est-ce que j'ai fait hier ? Je bois ? Possible ! Non ! Je crois que Harvey ou Doug, selon mon identité, ne boit pas mais que Harvey et Doug sont réels et que l'un des deux parfois cède à l'abus de boissons et que ça ne plait pas à celui qui n'y cède pas !

Il se tortilla sur lui-même, pour pouvoir mieux apprécier la pièce où il se trouvait. Une sorte de cabane ou de chalet, dont le sol était jonché de divers artefacts, mécaniques, artificiels ou biologiques, immondices en décomposition avancée, liquides douteux volatiles,  autant de sources odorantes de la présence de la décrépitude.

Il remarqua aussi des vêtements familiers, les siens avant...avant l'avion, l'accident, l'errance et l'attaque ! L'attaque et ... la mort ? Non, impossible ! Et pourtant, pourtant, il savait, il sentait au fond de lui qu'il ne pouvait qu'être mort. Les morsures sur ses bras, son mollet arraché...*Attends, attends ! Mon mollet !? Il est là mon mollet ! Mes deux mollets ! Sans traces, pas même une rougeur suspecte ! D'ailleurs, j'ai pas une seule blessures, mes cicatrices d'enfance, dues à mes sorties avec , avec Harvey ! Oui, moi c'est Doug, Doug et Harvey ! Harvey et Doug ! Le yin et le yang ! L'alpha et l'oméga ! Les deux inséparables ! Il se rappelait maintenant ! Il était partit pour secourir son meilleur ami, et il semblait devoir se résoudre à l'échec ! Non ! Jamais de la vie ! Je dois me battre et sortir d'ici !

Il commença à frotter ses liens contre le montant du lit, il avisa un sac rose, qui jurait dans cette antre de la saleté et de l'abandon. La couleur du sac lui rappela un autre objet incongru, venu du fond de sa vie antérieure : un vélo de fille, pas rose, fuschia, nuance ! Avec un autocollant d'un boys band stupide. Il cessa de se faire mal à frotter des liens qui ne s'en faisait pas un drame pour se rapprocher de ce sac et de son contenu, car une envie soudaine s'était emparée de lui, ce sac devait être à lui avec tout ce qui était dedans

Il se tortilla, se tordit, se tendit *Le corps svelte et sans tâche de Doug le barbare, exerça une force immuable qui eue raison de ses liens de cuir épais et c'est avec souplesse qu'il sauta sur ses pieds face au coffre qui lui cachait ses trésors*
il tomba lourdement sur le plancher, ses côtes se rappelèrent à son bon souvenir et une des bestioles vivant du tas de saletés pourrissantes, lui tomba dans la bouche, il recracha, se retint de vomir une bile qui peinait pourtant à venir et se figea, il en était sûr, il avait entendu du bruit .*Et merde !

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 5 Avr - 0:06
Tu pouvais percevoir le froid de ton retour à la vie passant quelque peu, une faible chaleur émanant maintenant d'un fond de la pièce. Chaleur qui était peut être déjà présente, mais que ton réveil douloureux n'avait pas clairement identifié jusqu'ici. Alors que tu te débats avec toi même, t'effondrant sur le sol poussiéreux et jonché de toutes sortes de choses opposées à la définition de la valeur, tu peux de ce fait mieux observer ce qui apparaît être une maison de forêt, qui ressemblait davantage à une cabane en réalité.

La porte, verrouillée, te protégeait de ce qui pouvait se trouver à l'extérieur, dans les terres du monde infernal qui avait élu domicile sur terre. En revanche, ce n'était pas ce qui se trouvait dehors qui pourrait t'inquiéter. Ce fameux coin visible découvre l'origine de la chaleur : un autre bidon de ferraille, rond et large en comparaison des ex-contenants d'essence, abritait un feu dont la lumière se répercutait sur le plafond et formait un cercle concentrique, juste assez pour que tu distingues la silhouette assise qui se montrait statufiée devant le feu.

Un homme, probablement vu sa carrure qui bien qu'elle s'avérait frêle, avait le dessin étrange d'un dos recourbé et passablement difforme, une bosse l'ornant comme une couronne sur la tête d'un élu illégitime. Son visage, majoritairement caché par la lumière désavantageuse à tes yeux et le port d'un bonnet, laissait néanmoins se scruter des traits étirés, épais et traîtres d'un âge relativement avancé. Les mains de la silhouette s'ouvrirent près du feu, dévoilant au delà des gants coupés au niveau de la première phalange, des doigts crochus et crispés.

L'homme qui partageait ce lieu, pour une raison ou une autre, ne réagit pas à ta retombée en catastrophe sur le sol, qu'il ne t'ai pas entendu ou qu'il ai fait plutôt mine de ne pas t'entendre.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Lun 6 Avr - 11:15
Sur le sol, les mains attachées dans le dos, il réalisa que tout dans cette cabane était en bois, avec l'oreille collée au sol, il pouvait entendre les bruits de l'extérieure, ses campements de scouts lui permirent de reconnaître des cris animaux propres aux faunes forestières, il réalisa aussi, que l'air froid était beaucoup plus lourd que l'air chaud. Il se rappela soudain que les vermines du sol n'étaient pas les seules créatures vivantes de l'endroit. Qu'avec lui, il y avait quelqu'un ou quelque chose, un ou une psychopathe qui l'avait laissé en slip et qui l'avait attaché sur un lit, l'avait laissé là inconscient et l'observait, l'observait peut-être encore en ce moment ?

Retenant son souffle, se mouvant par des gestes courts et aussi rapides que lui permettaient ses muscles endoloris par un temps indéfini d'inactivité. Il se permit de jeter un œil sur le décor qu'il avait maintenant le loisir de voir sous un autre angle. Il vit un endroit plus éloigné, où une sorte de brasero fournissait une lumière mouvante. Il se dégageait aussi une onde de chaleur dont les derniers souffles venaient s'étioler au-dessus de son lit de torture.

Il y vit une sorte de lieu de vie, un abri sommaire et spartiate, et une ombre, gigantesque, grotesque et difforme : un troll surgit des pires cauchemars de son enfance ! L'homme, car comment douter qu'il en fut autrement vu son ampleur et sa taille, se tenait courbé au-dessus du foyer, il agitait des bras frêles dont les mains se terminaient en serres crochues, dignes de celles de Freddy Krueger. Cette agitation était un motif d'inquiétude pour Doug, il se doutait d'en être à l'origine, il craignait les conséquences de sa présence en ces lieux.

* Bon, restons calme ! Je suis toujours attaché mais encore en vie, ce qui est en soit aussi bien une bonne qu'une mauvaise nouvelle ! Que ferait Harvey en de telles circonstances ? Des conneries qui compliqueraient les choses, mais aussi qui pourraient surprendre l'adversaire, comme cette fois où il avait embrouillé le vigile du cinéma du centre-ville pour nous faire entrer en douce à l'avant-première de "Task-force Zombi Alpha II", un truc réservé à des VIP sous invit', ça aurait marché si Harvey avait su quand stopper les machines et se taire avant de dire le mot de trop ! Pour une fois dans ta vie Doug, fais ton Harvey et fais-le bien !

Il se tourna sur le dos et tenta de faire face au brasero et à sa terrible ombre humanoïde :

"Euh ? ... Excusez- moi ! " un peu de poussière entra dans sa gorge et ses narines ce qui le fit tousser un moment, et pleurer de douleur, apparemment cet exercice respiratoire déplaisait encore plus à ses poumons que de respirer "Bonjour ! Ou Bonsoir ? J'ai oublié ma montre dans mon autre pantalon alors je ne suis pas sûr du moment de la journée ! Surtout que vos fenêtres sont barricadées. Enfin, je me présentes, Doug, Doug McCall ! Et vous c'est comment ?"

Il tenta un semblant de sourire, vers l'ombre, essaya de donner à son regard un air démuni propre à attendrir un Hannibal Lecter affamé. Il parla de nouveau, afin d'alléger une tension qu'il sentait explosive :

"Vous savez, loin de moi l'idée de jouer les coach en diététique, surtout dans l'état où je suis, mais si vous envisagez de me manger, sachez que bien que certains ethnologues tiennent pour acquit que le cannibalisme est une marque de sophistication chez les sociétés qui le pratique. Nos sociétés modernes le range au rang des preuves de déchéance de l'humain qui y cèderait. Et puis regardez-moi ! Tout en os et sans muscles, pas de gras, c'est filandreux tout ça ! Je suis définitivement à classer parmi les aliments indigestes !

Pour ce point là c'est fait, ah oui ! Si au lieu de me boulotter vous aviez en tête l'idée de me faire subir les derniers outrages, sachez que bien que n'étant pas féru des amours entre hommes, je ne marquerait pas la moindre réaction, vous n'aurez ni le plaisir de ma souffrance ni la chance de voir un quelconque plaisir ! Alors vous feriez mieux d'abandonner cette idée grotesque.

Si c'est plutôt de torture qu'il s'agit, alors, comme je suis plutôt douillet vous aurez vos hurlements de douleur, mais je vous garantie que je ferais mon possible pour décéder d'une crise cardiaque le plus tôt possible ! Enfin, si ce n'est rien de tout ça, alors, détachez-moi ! Rendez-moi mes fringues et laissez-moi partir ! Ou si vous manquez de compagnie, je peux faire un ami plus que potable, après tout c'est pour sauver mon meilleur ami Harvey, que je suis ici ! Harvey O'Brian ! Si vous le rencontrez un jour, demandez lui de vous parler de Doug, vous verrez !"


Il se tut, à court d'idées d'abord et surtout car il avait une soif de pendu *Harvey serait fier de moi, je te l'ai bien embrouillé le streuhmon ! J'espères que c'est un affectueux, j'en ai marre de ces cordes sur mes poignets !

Prostré dans la poussière, tremblant de froid, de peur et de fatigue musculaire, il ferma les yeux, attendant le coup de grâce qui le ramènerait vers le rêve.

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 9 Avr - 0:46
Les doigts crochus se rétractèrent et il vint cacher ses mains de nouveau, hors de la lumière. Tout du long du monologue de Doug, il n'y eu aucun mot prononcé, aucune tentative de le stopper ni réaction visible. Le jeune homme ainsi à terre ne voyait que peu de choses de l'emplacement où il se trouvait, mais il pourrait aisément scruter la silhouette dont la position du visage pouvait être déduite comme tourné vers lui.

Il y eu un mouvement de l'ombre cachée dans le noir, le crissement multiple d'une boite de conserve ou autre canette qui était pliée entre quelques doigts et le sifflement d'une langue rieuse sur laquelle l'air passait pour émettre ce son inquiétant. L'homme se mit à faire claquer ses dents, comme un animal et pencha la tête en demeurant observateur du jeune homme à la manière d'un chat curieux. Une affreuse sournoiserie émanait de lui.

« Qu'est-ce que c'est ma tulipe ? Kss kss ksss.... » Fit entendre la voix, qui à l'instar de son apparence, était déformée d'une intonation désagréable, et aigu, tel un gobelin. « Il parle le petit garçon, tout petit garçon... il a peur, mais de quoi a t-il peur ma tulipe ? Hm ? Quoi ?! Il aurait peur de nous ?! »

L'homme se redressa d'un bond sur ses genoux et reprit l'instant d'après des manières plus lentes, de quoi donner la sensation d'un détraqué quelconque, qui venait se cacher derrière le bidon enflammé. Son visage devenait plus perceptible au dessus des intenses flammes dont la lumière forte mais rejetée sans manière laissait voir autant qu'elle était trouée de morceaux d'ombres énigmatiques.
Le visage de l'homme, pour ce qui pouvait être visible et décrit, ne cherchait pas l'équilibre visuel d'avec le reste de son apparence : un nez long et fin, une laideur certaine accentuée par les traits étirés et pourtant affaissés d'un individu dont la jeunesse n'était déjà plus qu'un lointain souvenir, sa bouche encastrée péniblement entre une épaisse barbe grise et une moustache assortie et affreusement longue, l'ensemble couvert d'une crasse incrustée. Mais ce qui attirait l'attention plus que tout autre chose, c'était le néant offert par l'orbite d'un de ses yeux, qui n'avait pas besoin d'une lumière bien claire pour faire comprendre que le contenant n'était plus pour une raison ou une autre. Laid, borgne et bossu, un portrait si archétype qu'on le croirait tout droit sorti d'un conte de peur pour enfant.

« Hi hi, hihihi ! Il a peur qu'on le mange, mais oui mais oui ! Il fait dans son pantalon à l'idée que nos mains déchirent sa chair, car c'est comme ça maintenant non ? Hein ? C'est comme CA ! Les gens déchirent la peau pour aller fouiller les organes des petits garçons et des petites filles qui ont été vilaines, très très vilaines. C'est toute une méthode, la récolte des organes, on ne fait pas ça n'importe comment.

Il faut prendre les intestins, puis le foie et le coeur... faut pas oublier le coeur ! C'est le meilleur morceau ma tulipe. Et lui ? Il a été vilain le petit garçon ? Dis-moi, Vite ! Je veux savoir...  »


Le vieil homme se mit à agiter les mains pour illustrer ses mots, mimant la fouille et les formes d'objets ou d'organes entre elles, la curiosité de son crâne pratiquement sans cheveux, n'y restant que quelques mèches désorganisées qui peinaient à trouver leur foyer à d'improbables emplacements.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Ven 10 Avr - 7:56
Pendant un temps, il n'y eu rien, pas un mot, pas un souffle puis cela bougea ou plutôt, s'agita, près du brasero. Cela parla d'une voix grinçante et caquetante. Un monologue incohérent que Doug ne compris pas tout de suite, puis il se rendit compte que l'homme, s'il soliloquait, s'adressait quand même à lui. Il ouvrit les yeux et regarda vers la zone d'ombre et de lumière, vers cette caricature de monstres de contes de fées qui semblait bien réel au jeune homme gisant sur un sol poussiéreux, les mains attachées dans le dos.

*Eh merde ! De tous les survivants trainant dans les environs, il a fallu que je tombe sur celui qui n'a plus le courant au grenier ! De quoi y parle ? Des tulipes ? Qu'est-ce qu'il veut faire de tulipes ? Attends ! Y s'fait un trip Gollum ! Dans le bouquin, Sméagol parle à l'anneau qu'il appelle "mon trésor" ou un truc comme ça, j'sais plus, mais c'est aussi une autre personnalité qui est désignée comme ça !

On peut donc se dire que "ma tulipe" c'est un autre imaginaire et aussi un objet. Sûrement pas un anneau d'invisibilité, ce serait trop cool ! Et cette situation est tout sauf cool ! Et l'autre qui continue ses divagations, putain ! Son œil ! Il lui manque un œil ! C'est pas vrai ! Je suis dans un film d'horreur ou quoi ? Et encore, un film avec un directeur de casting à la masse, là normalement, c'est une jolie meuf à gros seins qui se retrouve coincée avec le psychopathe, juste avant que le beau mec à gros bras vienne défoncer la tronche du streuhmon !

Moi, j'ai l'impression de jouer le rôle de la victime qui se fait massacrer de la pire des façons, celle du début du film, pour bien faire flipper le spectateur ! Doug, Doug, Doug, calmes-toi ! T'as fait une promesse, et tant que tu ne l'a pas tenu, tu ne peux pas mourir ! L'univers ne peux pas le permettre ! Attends ! Y t'causes là ! Il s'adresse sûrement à tulipe mais c'est à toi que ça s'adresse quand même ! Qu'est-ce qu'il veut savoir ? Est-ce que j'ai été vilain ? Et quoi ? Il m'arrache les tripes et le cœur, si je réponds mal ? Y s'passe quoi, si je réponds bien, la liberté ?


Doug se tortilla, ses mains étaient gonflées à force d'être gênées par les entraves, et il en souffrait, mais, il n'écouta pas son corps. Serrant les dents, il se releva et s'adossa au lit, du moins autant que lui permettait ses entraves. Il regarda vers l'homme et, après une inspiration profonde qui le fit tousser, il fit un sourire aussi radieux qu'il le pouvait en de telles circonstances et parla :

"Si j'ai été vilain ? Ma foi, je ne suis pas un saint mais, non, je n'ai pas été vilain ! J'étais scout, j'ai présidé divers club scientifique et on me classe parmi les premiers de la classe, d'ailleurs c'est souvent moi, le premier ! Mon meilleur ami, Harvey, dis que je suis un génie, il a raison, j'ai fait des tests ! Mais j'aimes pas quand on dit ça, après les gens vous regarde plus comme un humain, vous devenez une curiosité, un monstre de foire ! Je me suis fait taper par des brutes et on m'a humilié y a pas deux jours, avant que je prennes l'avion ! Mais malgré tout, je reste un gentil garçon, un peu naïf, un peu rêveur, un abonné aux râteaux avec les filles ! Un pauv' type en bref !

Oui, j'ai peur ! Je ne sais pas où je suis, je ne sais pas qui vous êtes ! J'ai mal aux mains, j'ai mal aux bras, j'ai mal aux jambes, au dos, au ventre, à la tête, bref partout ! J'ai soif, j'ai faim, maintenant, j'ai même envie de pisser ! Je me demandes bien quoi ? Vu comme j'ai soif ! Alors, je ne sais pas si vous trouverez que je suis vilain ou pas, si vous allez m'éventrer ou non, mais moi je vous dis que j'en ai marre ! Détachez-moi, bordel ! Ou alors tuez-moi ! Mais arrêtez votre jeu cruel ! Je suis pas de taille, en cet instant, à supporter les humiliations d'une autre grosse brute !"


Il ferma les yeux, laissant sa tête reposer sur le matelas douteux, il lui vint à l'esprit, qu'ainsi il offrait sa gorge et sa carotide au travail d'un couteau de boucher ou aux griffes d'un vieil ermite des bois, un peu détraqué. Mais il était tellement fatigué, qu'il n'en fit rien, il restait éveillé par un effort surhumain, car il guettait les actes du borgne à la tulipe. Il pensa à sa vie avant, à Harvey, aux occasions manquées, à la loose de mourir seul encore puceau, à ses parents qu'il ne verrait plus, une grosse larme coula sur sa joue droite;

*Super, et chiâleuse en plus ! Je serais le réalisateur, j'aurais déjà dis coupé ! Le roi des loosers c'est moi, les mecs !

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 11 Avr - 22:01
L'homme difforme demeura derrière la lumière et écouta avec attention la réponse de Doug, au début, puis rapidement une grimace de déception déforma davantage son visage. Par la suite, il ne pu réprimer un grognement lourd et enroué qui vint à Doug comme réaction.

« Qu'est-ce que ça ? Une réponse ? C'est... c'est une RÉPONSE ?! Nous n'avons pas compris non non ! Pourquoi est-ce qu'il dit tout ça ? Il parle trop ! OUI il parle trop ma tulipe ! On ne comprend pas ! On ne sait pas ce qu'il dit ! » Hurla t-il d'un coup.

Il sorti brusquement de la lumière et se plongea dans l'obscurité de l'autre bord de la pièce, qu'il traversait en toute hâte à la façon dont sa silhouette se mouvait. Arrivant au niveau d'un recoin, il se pencha, donnant de son dos bossu au jeune homme en cachant ce qu'il y faisait.

« Pardon ma tulipe, pardon pardon ! Je ne voulais pas m'énerver... c'est lui, il veut nous embrouiller. Il veut nous faire croire des choses fausses, c'est un menteur... » Demeurant de dos, il s'accroupit, visiblement intéressé par autre chose que le second être vivant de cette pièce. « Il veut qu'on le torture, il veut qu'on le mange, et maintenant il nous demande de le tuer. Qu'allons-nous faire ma tulipe ? Est-il fou ? »

Il y eu un moment de silence, puis il redressa la tête avec surprise.

« Quoi ? Mais... c'est ce que tu veux ? C'est ce que tu veux ma tulipe ? » Un rire ignoble ramena les glaires du fond de sa gorge qui y mirent fin, le gênant perceptiblement du fait du bruit qu'il émit avant de les cracher sur le sol tout près. « Il veut qu'on le tue, alors il faut le tuer. Oui, oui oui oui... je vais le faire ma tulipe, ne te fâche pas, s'il te plait... »

La silhouette se redressa debout, lentement, comme si il avait eu une révélation qui mettait fin au stress et à sa nervosité. Son visage se tourna progressivement vers le jeune homme dans le noir, et il répéta avec engouement.

« OUUUI ! IL FAUT LE TUER ! »

Il se mit à courir avec hâte vers le bidon de feu et fouilla parmi les détritus en nombre au sol, qui se perdaient les uns dans les autres, avant de saisir un objet particulier qu'il ramena devant lui tel un graal : un couteau de petite taille, tel que l'on en trouve en cuisine dans la fonction de couvert pour les repas.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Jeu 16 Avr - 23:27
Il entendit l'homme à la tulipe, marmonner dans son coin, puis il haussa le ton. Malgré lui, Doug rouvrit les yeux et observa les actions du type un peu dérangé qui partageait son espace. Il le vit s'agiter répondant à sa tulipe, il sortit dans l'ombre, et finit par se retrouver près du jeune homme entravé, lui tournant ostensiblement le dos et s'adressant à tulipe.

L'échange qui s'opéra entre l'ermite et tulipe prit une tournure qui déplut grandement au jeune homme. Doug, sentit revenir en lui un regain d'envie de vivre et de combattre.

* Je parles trop ? Je mens ? Il ose me traiter de fou, c'est l'hôpital qui se fout de La Charité ! De quoi qui causent lui et tulipe ? De me tuer ! Bien sûr ! Puisque je l'ai demandé ! Bon, s'agirait de se libérer puisque l'autre allumé est hors des compréhensions qui sont celles d'un humain lambda.

*Jetant un œil vers le vieillard qui était repartit vers sa zone de vie et qui semblait chercher une chose dont sa vie dépendait, Doug, commença de ramper vers le sac qui lui avait fait de l'œil quand il gisait sur un matelas crasseux, quand il fut assez près, il jeta un regard dans le sac et vit un joli trésor, composé d'une boîte à outils et d'un objet que des dizaines de parties de Call of Honour VI, lui permirent d'identifier comme étant une grenade, mais il faisait trop sombre pour identifier son type.

Comme ses mains étaient engourdies par une circulation contrariée, que c'était Harvey le champion de base-ball et que de toutes les façons, Doug se sentait plutôt réticent de faire exploser un engin militaire dans la baraque où il se trouvait aussi; il opta pour la boîte à outils.

Il se pencha dans l'ouverture du sac et approcha son visage de la poignée du boitier en plastique. Avec sa langue il souleva la barre transversale puis mordit dedans, il retira sa tête doucement, le coffret à outils se balançant légèrement. Il se tourna vers le lit et posa la boîte au sol, un peu trop sèchement, cela fit du bruit, léger, sûrement, mais Doug crut que le tonnerre venait de gronder.

Il regarda vers le brasero, l'homme à la tulipe continuait sa recherche, il se tourna dos contre la boîte et commença à tâter pour l'ouvrir, au bout d'un moment, il parvint à débloquer le mécanisme de fermeture. Il passa ses mains et tenta d'identifier les outils présents, à la recherche d'un instrument pour couper ses liens. Il trouva ce qui semblait être une lame de scie égoïne, il s'en empara et commença à s'escrimer sur ses liens, qui, cette fois, trouvèrent leur maître.

Quand le dernier lien tomba, au lieu du soulagement légitime qu'il se sentait en droit d'escompter, c'est la douleur qui se présenta : tout un flot de sang, impatient de reprendre un circuit qu'on l'avait empêché de prendre. Il ne pu retenir un cri de douleur, par chance, l'ermite aussi poussa un cri, de victoire celui-là : il avait trouvé ce qu'il cherchait, un couteau, un banal couteau de table, arrondit et ridicule*


*Je le crois pas ! Même l'arme de ma mort est la preuve de la loose : un couteau de table, y veut m'éventrer avec un objet conçut pour que les gens ne se blessent pas ! Je risque de douiller avant de clamser ! Au moins, l'expression "mourir dans d'atroces douleurs" prendra tout son sens. Mais il est temps de mettre le hola, j'en ai marre de parler dans le vide ! Y a un marteau dans la boîte, je le prends et on va voir si je veux vraiment mourir !

Il dissimula le marteau derrière son dos, faisant semblant d'être toujours entravé puis il s'adressa au vieux géant en tentant de prendre un ton colérique :

" C'est bon les conneries, maintenant ! J'ai jamais dit que je voulais crever ! Et encore moins qu'on me tue ! J'ai dis que j'avais peur ! Je sais pas qui vous êtes et vu ce que je sais de vous, maintenant, ça aide pas !" il s'arrêta un instant pour souffler puis reprit

"J'ai dis que j'avais faim, que j'avais soif ! Que j'aimerais bien que vous me détachiez ! Que si vous n'étiez ni un psychopathe cannibale ni un serial killer sodomite, j'apprécierais votre aide pour manger, boire et être libres de mes gestes. Mais j'ai dis aussi, que si vous n'aviez rien à foutre de m'aider, alors j'apprécierais que vous fassiez votre besogne le plus vite possible et que vous arrêtiez de jouer avec mes nerfs ! Elle l'a captée ça, tulipe ? Je veux vivre, bordel ! Et je penses que, même si dehors c'est la fin du monde, on peu espérer de l'aide de son prochain !"

Se préparant à une réaction violente de l'autre, il assura sa prise sur son arme improvisée, c'était pile le genre de moment où il appréciait à sa juste valeur de n'avoir jamais eu les mains moites.

"Bon, maintenant, il est gentil, il ramasse son couteau et y vient me libérer ! Faut que j'ailles pisser !"

*Bon, si y veut me faire ma fête, je lui pêtes le crâne, si, par contre, il se calme et revient à de meilleures dispositions, je lui dirais que c'est pas la peine que je me suis démerdé tout seul et qu'on devrait repartir de zéro, je suis plutôt doué de mes mains, enfin, je crois que je l'ai été, putain ! J'ai oublié ce que je sais faire ! Putain de karma de merde !

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 19 Avr - 2:22
Le vieil homme, trop obnubilé par ses propres dérives, avait omis jusqu'à ton existence et ne fit pas attention à tes tentatives pour récupérer le contenu du sac à dos, plus précisément de la boite à outils, tes efforts pour l'ouvrir et te libérer ensuite. La tâche ne fut pas simple. Alors que tu t’évertuais à te libérer, l'homme s'était tourné vers toi subitement et te scrutait, soucieux de te voir ainsi t'agiter.

« Qu'est-ce que tu fais immonde petit cafard ? »

Le couteau bien serré par le manche de sa main frêle, il avança doucement, menaçant mais prudent, vers toi. Tu finis effectivement par défaire tes liens, non sans peine mais n'a pas foncièrement le temps de fouiller la boîte pour sélectionner l'outil en mesure de servir d'arme, aussi peu efficace que cela sera dans tous les cas pour ces objets de facture particulière destinés à un autre usage que la violence physique, et tu prends la première chose que tu ressens sous la main sans pouvoir vérifier.
Si tu ne t'en étais pas rendu compte sur le moment, lâchant tes nerfs verbalement contre le vieillard bossu et sujet à l'adrénaline, ainsi qu'aux difficultés de ton réveil, sans compter la douleur crânienne... la découpe difficile et approximative des liens fut un exercice plus éreintant que tu ne le pensais, car tu sentais à présent une sensation chaude et liquide le long de ton bras gauche : dans tes gestes, tu as accidentellement effectué un mouvement de lame à même ta peau et ouvert ton avant-bras d'une méchante plaie qui a manqué de sectionner l'artère à proximité. Par ailleurs, la chaleur de ce qui est vraisemblablement ton sang laisse place à la gêne d'une peau tranchée et d'une chair à vif, amenant bien vite la sensation de brûlure qui ne fera qu'accroître pour instaurer une douleur à la mesure de la blessure.

« Quoi ?... C'est... c'est à nous qu'il parle comme ça ?...

C'est à NOUS QUE CET IMMONDE CAFARD PARLE COMME CA ?! »


Il accourt presque d'un bond vers toi et s'arrête pratiquement à ta hauteur, agitant le couteau dans ta direction qu'il serrait si fort qu'il en garderait la marque sur sa propre peau, passant d'un air fou à un air littéralement fou de rage.

« Tu crois pouvoir me parler comme CA ?! A MOI ET MA TULIPE ?! Espèce de sale cafard ! Je vais t'ouvrir le ventre et te faire manger tes int- »

Il s'était mis à hurler et semblait fin prêt à te sauter à la gorge, ce qui aurait sans doute donné lieu à un bain de sang, de l'un ou de l'autre et peut être même des deux, lui vieux et bossu, mal armé, et toi affaiblit, blessé... et mal armé. Une boucherie probable, un carnage dramatique, ou un meurtre rapide, qui sait ce qui aurait pu se passer, si il n'y avait pas eu cette interruption.
Un bruit avait retenti depuis la porte d'entrée, sur ta droite. On frappait à la porte.

« Il y a quelqu'un là-dedans ? On vous a entendu crier. Nous ne sommes pas hostiles. » Lançait une voix bien masculine, assez grave et claire, à l'intonation pesée qui tendait plus à inspirer la sympathie que la méfiance de prime abord.

Le vieil homme, prit de peur, leva les yeux vers la porte et se tue, se laissant à grimacer des dents en se retrouvant soudainement prit de court, ne sachant quoi faire.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Sam 25 Avr - 2:30
Alors que Doug se pensait au pire de l'enfer, le vieil ermite lui prouva que le pire n'était jamais sûr. Il croyait s'être débrouillé comme un chef, ou plutôt comme un de ces personnages des films d'actions et de certaines séries télé, mais il réalisa bien vite qu'il s'était perdu dans ses délires mentaux :

*Oh putain ! Il a pas aimé mon initiative, et vu comme il a l'air furax, 1- il se doute que je magouille un truc et 2 - Y a rien à faire, quoi que je dise, il comprends tout de travers ! Le voilà qui fonce vers moi avec son couteau de table, vite ! coupe -moi tes liens, bordel ! Doug ! Vite ou t'es mort ! Aïeueuh !

Le vieil homme le regarda dans les yeux, fulminant et éructant sa colère. Menaçant de mettre en pratique l'autopsie de son jeune prisonnier sans attendre son décès effectif.Celui-ci pendant ce temps, s'activait à couper ses liens, puis, à tâtons, s'empara d'un outil qui, il l'espérait, lui servirait d'arme utile.

Il réalisa que ses mains se couvraient d'un liquide chaud et épais, qui coulait lentement mais que le temps passant faisait se tarir. La douleur de ses mains, de nouveau libres, lui sembla terrible et en cacha une autre qui prenait naissance et grandeur à mesure que l'autre s'atténuait et se faisait sourde.

La nouvelle douleur était plus sauvage, plus agressive, à tel point que lorsqu'elle se lança à l'assaut de ses nerfs, Doug souffrait trop pour bien suivre les divagations de son geôlier qui agitait son arme et ses mains devant un pauvre être qui se mordait les lèvres pour ne pas hurler, contenant difficilement de grosses larmes de souffrance, qui coulèrent mollement sur des joues creuses et salies.

*Merde mon bras ! C'est quoi ce binz !? J'ai dû me couper en voulant faire trop vite, ou c'est ça ou je suis soudain devenu moite du bras gauche. Le liquide que je sens couler le long de mon bras, la douleur qui monte, enfle et commence à m'arracher des larmes, tout ça c'est pas bon signe ! Je suis pas sûr de mes souvenirs mais je ne crois pas avoir fait médecine.

Par contre, je crois me rappeler qu'une artère voit le sang sortir par à-coups jusqu'à la mort du type qui en a une tranchée, alos que le sang veineux coule lentement jusqu'à se tarir en se coagulant, on peut en mourir mais les sujets en bonne santé et soignés à temps n'en meurent pas, on se coupent tous les jours, non ?

Ouais, tu peux te rassurer comme tu veux mon petit Doug ! Vu ton karma de merde et comment cette histoire a commencée, tu vas crever mon pote ! Soit vidé de ton sang, soit éventré et bouffer par le fou qui te gueule dessus, te crachant sa colère et sa rage en même temps que son haleine chargée et ses miasmes contaminés de bactéries antédiluviennes. Qu'il gueule autant qu'il peut et qu'il le veut.

J'ai mal ! Putain ! Je dois me mordre les lèvres pour ne pas lui gueuler ma maladresse à la tronche. Et vas- y que je grogne, que je vocifère, que je menace, que je cogne la porte, que ...la porte ? On a frappé à la porte ou je rêve ? Non, je rêves pas, le vieux aussi l'a entendu et d'où je suis, je vois bien que ça lui plait pas, qu'il a ... peur ? Le karma c'est quand même bien foutu, non ?


Doug, bien que souffrant le martyr, souriait de voir son tortionnaire montrer les sentiments que lui-même avait éprouvé depuis son réveil, il allait ajouté une phrase bien sentie quand soudain un autre bruit incongru se fit entendre :

"Il y a quelqu'un là-dedans ? On vous a entendu crier. On est pas hostiles."

*Pour le coup, y se tape sa petite flippette le gars à la tulipe ! Des gens ! Il reste des gens dehors ! Le monde n'a pas sombré ! Je vais être sauvé ! Il faut que je fasses un truc avant que "tulipe" dise à son pote de me trucider et de massacrer les visiteurs en leur tendant une embuscade !

Doug se cala calmement contre le matelas, inspira profondément puis lança :

" Aidez-moi ! Je suis retenu prisonnier par un homme qui veut m'éventrer ! Il est armé d'un couteau ! Vite je suis blessé !"

*Bon, maintenant comme on dit "che sera, sera" !
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