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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Moyens - 16/01/35
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Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 21:26
Je dévisageais mes compagnons de route, l'un après l'autre, d'un mince sourire gêné, peut être un peu plus sincères lorsque mes noisettes se posèrent sur Samuel. Depuis que nous étions revenus de chez Nelson, nous n'avions vraiment jamais pris le temps de réellement discuter de tout cela, de ce qui nous arrivait. Pire, j'avais été assez dure avec l'homme dès le premier jour, quelques heures à peine après que la Mort ait décidé de nous licencier. Puis Matthew prit finalement la parole, lâchant les mots comme à son habitude avec lenteur, dans leur plus pure et froide vérité, sans tourner autour du pot. J'estimais que l'homme aurait cependant pu s'épargner la peine de retourner le couteau dans la plaie encore vive, un couteau à la lame acérée portant le nom de Rani. Aller à l'essentiel, sans détour. Les propos de Matthew étaient percutants et efficaces. *On a trompé la Mort, on a trompé la Mort... On n'a surtout rien demandé de ce côté-là...* maugréai-je dans mes pensées. Que croyait-il ? Que j'éprouvais de la reconnaissance envers ce phénomène ? Certainement pas. Pas vu ce qu'était devenu notre quotidien. Quant à la tromper à nouveau... merde ! Pensait-il que nous étions des putains de matous avec neuf vies ? Pour ma part, je doutais très fortement que l'on ait d'autres cartouches en réserve, et je ne comptais certainement pas le découvrir.

Puis vint le moment de se mettre en route. Notre leader assuma sa fonction en prenant la tête de notre groupe, partant directement à-travers les bois avec la plus grande aisance du monde. Pour ma part, la forêt n'avait jamais vraiment fait partie de mon environnement de confort. Detroit n'était pas réputée pour ses plaines arborées, loin s'en fallait. Une forêt de buildings et de chômeurs qui ne me manquait aucunement. Rapidement, je me sentis perdue. Enfin pas vraiment, je m'orientais avec l'aisance d'un oiseau migrateur par rapport au points cardinaux ; mais à aucun moment je ne serais capable de reconnaître les endroits où nous passions, à moins de le faire quelques dizaines de fois et de peindre quelques troncs en rouge. Je déconnais... Je ne percevais pas la couleur rouge de toute façon. J'avançais du mieux que je le pouvais dans cet environnement qui m'était inhabituel, tâchant de focaliser mon attention sur les membres du groupe qui me précédaient pour ne surtout pas les perdre de vue ; tant et si bien que je faillis me vautrer à plusieurs reprises en ne regardant pas suffisamment où je mettais les pieds. Lorsque les râles d'un infecté sur notre gauche se firent entendre, je ne pus m'empêche de resserrer mon emprise autour du corps de mon pied de biche, le tenant à deux mains et les jointures de mes doigts blanchissant sous la tension qui me gagnait. Et pour cause, je m'accrochais à ce bout de métal sans trop savoir comment l'employer si une de ces saloperies venaient à s'en prendre à moi. S'il s'agissait de démonter un pneu, je ne dirais pas, mais dans l'état actuel de la situation... “Damn it !” Suivant les conseils de Matthew, je me tassais et tâchais de me faire toute petit et discrète au possible, quitte à ralentir un peu mon rythme de marche pour être certaine de ne pas provoquer de catastrophe.

Mais notre discrétion paya, et ce n'est que lorsque nous quittâmes enfin ces bois et que nous arrivâmes en vue du complexe scolaire que je poussais un bref mais intense soupir de soulagement. Et pourtant, les joyeusetés n'avaient même pas débuté. Je détaillais les lieux du regard, forçant sur mes yeux abrités derrière mes verres de lunettes fêlés, à la recherche du moindre signe de vie – ou de non-vie – hostile,  attendant non sans appréhension les instructions de notre leader.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 21:39

En Quête de Moyens

Temps : Le ciel est brumeux, le soleil est couvert et une petite averse nait, fine mais annonçant le début de la soirée.  
Activité : Le camp est calme, très calme aujourd'hui.  
Heure : Environ 18h45.


Tour II

Tous :

Il ne faudra qu'une bonne minute pour vous approcher de ce qui semble, et cela accroche tout de suite aux yeux, un camp militaire.

Le campement militaire se découpe dans l'horizon à travers une cage de métal, faite d'un grillage qui court sur tout le périmètre, et ne semble plus tenir convenablement sa fonction principale puisqu'il est éventré de plusieurs parts en grand. A l'origine, il englobe également le bâtiment qui fut jadis celui d'une école. Ce détail a, semble t-il, son importance car il est tout à fait perceptible sur toutes les fenêtres, ou quasiment, puisque l'on retrouve des dessins enfantins scotchés maladroitement, visibles par transparence, égayant de couleurs riantes une façade sale et morose, où se découpe par moments quelques éclaboussures de sang, des impacts de balle.
Voir même, des pans de murs complètement effondrés provoqué par une explosion digne d'un obus de char. Ces couleurs, rouge, jaune, bleu, vert, n'ont alors plus le même impact dans ce chaos sanglant, attisant davantage la douleur de penser que dans l'histoire, des enfants autrefois jouant joyeusement dans cette cour de récréation, aient vu cet attirail de guerre débarquer et la mort les prendre.

Le campement lui, au delà du grillage, comportait une série de tentes militaires, assez grandes pour servir de dortoirs pour plusieurs dizaines de personnes, mais aussi pour assurer un hôpital de fortune, recueillant les blessés, voir même à but de servir de tente de commandement des opérations, ou encore d'armurerie. Car du matériel, il semblait y en avoir.

Un hélicoptère couché sur le flanc, les pales brisées par un quelconque événement, résidait en carcasse noir, témoin d'un grand feu qui en avait rongé la ferraille. Des tonnes de détritus jonchaient le sol, dont une immense partie de sacs de couchage qui devaient appartenir à des civils ayant sans doute trouvé refuge auprès de ceux qui s'étaient garantis comme leurs protecteurs venus à leur secours, offrant soin, protection et nourriture. Une lignée, un peu plus loin, de sacs presque semblable, ne semble pas vides et même quelques uns semblent agités à l'intérieur. Des sacs mortuaires, sans nul doute, qui n'ont pas eu le temps d'être brûlés. C'est dans ce campement le chaos.

Chaque parcelle de terrain est occupé par quelque chose, un tank au loin, détruit partiellement, attirerait sans doute les regards, et chaque lieu pourrait servir de traquenard involontaire à un quelconque mort qui attendrait patiemment la venue jusque dans sa gueule de sa proie, car au delà de l'aspect matériel, c'est des corps, des morceaux de corps, des marres de sang, et des tas d'entrailles qui couvrent le reste de ce qui aurait pu être visible du bitume, par dessus les dessins de marelle et les délimitations de terrain miniature de baseball...

La vision spectaculaire de ce qui aura été, assurément, un massacre.

Melody : Au premier coup d'oeil, si ce n'est les sacs mortuaires que tu perçois de loin s'agiter assez facilement, puisqu'il n'y a que ça qui bouge dans le décor, aucun rôdeur errant n'attire ton attention. Cela semble calme, en fait, trop calme vu l'état des lieux.

Seth : Tu n'as aucun mal à voir les trous importants dans le grillage, littéralement éventré, et permettant d'accéder facilement au camp lui-même - un peu trop même. Le bâtiment à l'opposé, lui, semble tenir au moins une porte que tu perçois de ta distance, des fois qu'y entrer pourrait vous intéresser.

Samuel : Armé, prêt à faire face à toute menace, tu guettes derrière vous un possible... quelque chose qui pourrait pointer le bout de son nez dans votre dos. Le verdict tombe : rien. Cela aurait pu rester sur juste rien, si ton oeil aiguisé n'avait pas été attiré par quelque chose coté sud (à la gauche du groupe, le complexe droit devant les autres étant coté ouest), au loin et tout juste à l'entrée de la forêt : une silhouette. Si l'idée d'un rôdeur te parvenait de prime abord, naturellement, tu remarques que cette silhouette presque cachée par l'orée forêt, et que tu scrutes à peine, disparaît en moins de deux secondes à l'intérieur. Est-elle partie d'un bond ? Etait-ce bien humain ? Vous a t-elle remarqué, quoi que ce soit ? Impossible de le dire.

Ivy : Tout comme Melody, au premier coup d'oeil, si ce n'est les sacs mortuaires que tu perçois de loin s'agiter assez facilement, puisqu'il n'y a que ça qui bouge dans le décor, aucun rôdeur errant n'attire ton attention. Cela semble calme, en fait, trop calme vu l'état des lieux.

+++

Matthew, demeuré concentré sur l'objectif en vous laissant soin de guetter ou non les alentours, se mit à une réflexion de quelques longs instants, avant de ramener l'arbalète en abaissant la bandoulière pour prendre l'arme en main.

« C'est trop calme... » Dit il lentement. « Ça n'était pas aussi vide l'autre fois. Prenez vos armes et restez sur vos gardes. »

Il marqua une pause, méfiant, puis reprit.

« Il y a du terrain à couvrir, beaucoup de terrain. Samuel et Melody, vous prenez la gauche du camp, essayez de voir ce qu'il reste en faisant le tour, revenez vers le centre si il y a un problème. Seth et Ivy à droite, vous serez plus près du bâtiment. Essayez de vérifier la porte la plus proche. Je ferais en sorte de vous couvrir en arrière et au centre. Essayons de ne pas traîner. »

Laissant au groupe la liberté de se déployer, il attendit en restant là où il se trouve, non sans continuer à scruter les abords du camp et plus loin.


Eléments scénaristiques:
 

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:00
Flegmatique, l'ex-manager demeura aussi naturel que possible lorsqu'il lui sembla percevoir quelque chose. Voir sans être vu n'était pas son fort mais il n'en était pas à son coup d'essai pour donner l'illusion d'un tel sentiment à quelqu'un de malveillant. Aussi, sans se raidir, sans faire de messes basses, de gestes brusques ou autre bêtises, il fit quelques pas vers Matthew afin de l'écouter donner ses instructions avec clarté et, après avoir jeté un regard vers Melody, fit deux autres pas vers leur meneur pour visiblement prendre la parole.

Il le fit d'un ton très égal, neutre et clairement contraint pour qu'une oreille indiscrète ne puisse pas sentir son stress. D'un autre côté, il ponctua ses paroles en désignant Melody, puis Ivy, à l'aide de sa main droite :


"Fais comme si je te posais une question machiste. J'ai vu quelque chose de suspect à gauche, enfin au sud, vivant ou mort, je n'en sait rien, mais ça avait l'air rapide et peu content d'être dans mon champs de vision."

Enfin, dans l'idée de simuler un peu mieux une toute autre remarque qu'un avertissement, il se recula légèrement en haussant les épaules avant de rejoindre la chasseuse pour ne pas qu'ils se mettent en retard. Le temps leur était compté, une menace semblait se profiler, ils n'avaient pas du tout besoin de perdre du temps.

Malgré cette envie de presser les choses, Samuel demeura on ne peut plus prudent, faisant mine de se focaliser sur l'état du camp et des dangers potentiels pour garder un œil sur la zone ou pouvait se trouver ce qu'il n'avait fait qu'entrevoir. Malgré tout, leur chemin autour de camp le poussa finalement à se résigner à l'idée de guetter cette partie sans être immédiatement repéré, ce qui le força à faire ce pourquoi on l'avait envoyé faire le tour, trouver un problème avant qu'ils ne les trouvent.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:03
La brune observe les lieux longuement remarquant en premier les sacs mortuaire avant qu'elle ne regarde le reste de l'endroit, c'est grand, c'est vide et à n'en pas douter il y a eu un vrai massacre ici même au regard du sang, des tripes et de tout ce qui recouvre le sol alors que dans le même temps, elle remarque les dessins des enfants. Son visage se ferme encore plus que quelques instants avant, elle veut absolument cacher ce qu'elle ressent à cette vue, tandis que ses doigts se resserrent sur la main de Seth, le seul qui pourrait comprendre que cela la perturbe. Mais surtout elle remarque LE détail qui ne va pas, c'est bien trop calme pour être honnête surtout avec le discours qu'avait eu Matthew au campement. Elle lâche à voix basse.

- C'est trop calme...

Pile au moment ou Matthew en fait de même avant de confirmer que ça ne devrait pas l'être du tout. Melody prend une profonde inspiration en entendant la suite, Matthew veut l'envoyer avec Samuel du côté gauche et elle doit laisser Seth partir de l'autre côté. Elle n'aime pas cela du tout mais pour autant elle ne remet pas en cause la décision du chef, il doit avoir ses raisons pour faire cela.

Melody hoche la tête pour lui signifier qu'elle a bien compris ce qu'il vient de dire sauf que niveau arme, elle a une idée en tête ! C'est ainsi qu'elle lâche la main de Seth puis qu'elle prend le temps de troquer son beretta contre ses couteaux de lancé, rangeant l'arme à feu dans son dos entre son pantalon et sa peau. Elle prend un couteau dans la main droite et un dans la main gauche et ce parce que justement c'est trop calme, quelque chose peut très bien les guetter et n'attendre qu'un seul bruit pour leur tomber dessus sans compter qu'elle doit partir avec l'addict des armes à feu.

Elle ne peut s'empêcher de dire à Seth d'être prudent de son côté et dès que tout sera bon, elle partira avec Samuel par le côté dont ils ont hérité et qui devrait les faire passer vers l'hélicoptère renversé, tout ses sens restants à l'affut du moindre danger, du moindre bruit, de la moindre silhouette, prête à user de ses couteaux.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:05
Seth fit une petite moue en entendant Matthew annoncer la stratégie. Se faire séparer de Melody ne lui plaisait guère mais il n'avait pas l'intention d'en faire tout un fromage pour autant. Son regard se porta sur Ivy qu'il ne connaissait pour ainsi dire pas et pinça un sourire avec un hochement de tête, presque un salut qui se voulait camarade.

Il regarda la zone que Matthew leur avait indiqué essayant de se faire une idée des lieux, savoir ce qu'il fallait vérifier, ce qu'il pourrait trouvé et ceci fait il regarde Ivy lui demandant

"Prête ? On y va ?"

Il attendrait donc que son binôme soit opérationnel pour se lancer vers la zone qu'ils devaient fouiller arme en main. Sur place il demande à Ivy

"Tu fouilles je couvre ? L'inverse ? On fouilles tous les deux ?"

Il ferait comme la jeune fille validera, fouillant par défaut pour aller plus vite dans leurs fouilles.
D'ailleurs il tâterait du bout de la batte les trucs avant d'y mettre les doigts. Bien sur il regarderait régulièrement vers Ivy pour voir si elle n'avait pas de problème.
Quand ils auraient fini, il irait ensuite à la porte pour voir s'il pouvait l'ouvrir, vérifiant s'il n'y avait pas un système d'alarme
, ça serait con de déclencher une sirène dans un coin calme avec des rôdeurs dans les environs plus ou moins direct.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:09
L'enceinte de ce camp militaire de fortune semblait s'étendre à perte de vue. Le grillage n'était pas sans me rappeler celui de l'aéroport que nous avions brièvement visité avec James et Liz' au premier jour de cette année ; et dans le fil en aiguille me revinrent les souvenirs de ces nuées innombrables de rôdeurs emprisonnés là-bas, attendant patiemment que de stupides êtres de chairs tels que nous ne venions leur offrir ce dernier repas qu'était notre trépas. Je posais mes noisettes sur chaque détail que j'étais capable de discerner, à l'affût du moindre mouvement, bien que mes yeux ne soient pas spécialement exercés à ses tâches de reconnaissance comme pouvaient l'être les prunelles de Matthew. Seuls quelques body-bag remuant sur le sol comme de grotesques lombrics agonisants m'informèrent de la présence d'un contenu pas si mort que ça.

Mais ce furent les propos de Matthew qui mirent le plus à mal ma détermination. Il y avait eu plus d'activité lorsqu'il était venu la première fois. Sous-entendu, plus de rôdeurs. Merde... Était-il possible que nous tombions sur d'autres survivants en ces lieux, aux intentions pas nécessairement aussi innocentes que les nôtres ? Rien que l'idée m'arracha un frisson. Je ne savais déjà pas capable de savoir si j'aurais le cran de buter un infecté, alors j'osais à peine imaginer la léthargie à laquelle je devrais faire face s'il s'agissait d'un être bien vivant et doué de pensée, toute malveillante soit-elle.

Lorsque Matthew nous ordonna de nous mettre en marche, je jetais un regard en direction de mon binôme désigné, Seth, fronçant légèrement les sourcils. Je ne connaissais pas cet homme, et bien que sa stature soit impressionnante, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Puis je remarquais que je ne savais pratiquement rien de ceux qui m'entouraient. A ce stade là, il ne s'agissait même pas d'avoir confiance les uns dans les autres, mais d'avoir la foi. Moi qui n'était pas croyante un brin, ni en Dieu, ni en moi sur ce coup-là ; alors un inconnu qui n'était ni Dieu ni moi... Je soufflais un bon coup, puis cherchais à apercevoir le lieu qui nous nous devions de rejoindre. Je pouvais discerner les portes de l'école dans le fond, entre les tentes à gauche et les sacs mortuaires à droite. On allait devoir passer à côté de ces putains de sacs. Si mon compagnon d'infortune me dévisageait, il aurait pu lire sur mes traits le peu de confiance et de cran qui me saisissaient alors. Je déglutis lentement, essayant d'avaler mon stress, avant de me mettre en route en compagnie de Seth, si celui-ci m'accompagnait.

Je repérais une brèche dans le grillage, la plus proche de moi et m'y engageais lentement, prenant soin de ne pas m'y accrocher. Les mains toujours serrées autour du pied-de-biche, je tenais l'outil transformé en arme improvisée droit devant moi, à hauteur de mon buste. Un oeil observateur aura pu remarquer les tremblements qui agitaient la pointe recourbée de celle-ci. Progressant à pas lents, essayant autant que faire se peut de ne pas poser mes semelles dans un flaque de sang séchée ou une bouillie de tripes étalées sur le bitume de ce qui fut une cour d'école. La vision d'une marelle presque totalement souillée ne fit que renforcer mon malaise faec à cet étalage de fluides et autres déchets organiques.

D'un oeil, je cherchais Seth du regard et me calais sur sa propre progression, voulant malgré tout ne pas paraître pour la fille trouillarde qui ralentit tout le monde en continuant vers notre objectif fixé par Matthew. Je ne pouvais m'empêcher de jeter des regards inquiets tout autour de moi, imaginant qu'un rôdeur se cachait derrière le moindre obstacle qui s'opposait à ma vue pour se jeter sur nous à peine aurions-nous détourné notre attention.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:30

En Quête de Moyens

Temps : Le ciel est brumeux, le soleil est couvert et une petite averse nait, fine mais annonçant le début de la soirée.  
Activité : Le camp militaire est tout aussi calme, ou presque.  
Heure : Environ 18h50.


Résolution du Tour II


Samuel : Écoutant attentivement tes dires, Matthew fait mine de rien et imite même un sourire amusé en regardant Melody, sans aucune raison évidemment. Faisant en sorte de demeurer aussi léger, il répondit de paroles très contrastantes : « Essaies de garder un oeil discret mais ne vous en approchez pas, faites le tour gauche rapidement et entrez dans le camp. Si quelque chose vous tombe dessus quand vous êtes isolés... » Il n'eut pas besoin d'en rajouter, l'idée suffisamment claire en soi.

Samuel & Melody :

Avec Melody, vous longez dès lors le grillage pour faire le tour et passez à proximité des sacs de couchage, tous vides au premier abord, puis vous approchez de l'hélicoptère, qui en dépit des premières impressions, l'est bien moins : un rôdeur est niché à l'intérieur, en position assise et agitant mains et épaules dans le but... lequel ? Aucune idée. Quoi qu'il en soit, ses jambes semblent ne plus fonctionner. Le long du grillage vers l'ouest - ou la gauche - vous constatez qu'il y a éventration également, comme si quelque chose avait pulvérisé cette maigre défense pour attaquer le camp de toute la violence possible. Samuel, tu ne vois plus rien du coté de la forêt, pas la moindre silhouette en vue.

Si vous poursuivez, longeant encore pour vous approcher du bâtiment par l'ouest, vous verrez qu'il y a tout de même de la non-vie sur place : deux rôdeurs, errant près des tentes, de sexe masculin à l'origine et en combinaison militaire complète, protections et casques sur la tête. Vous ne les aviez pas vu avant, cachés par les tentes, et fait partagé, ils ne vous ont pas repéré pour le moment.

Seth & Ivy : Prenant la direction du camp, vous passez le grillage par l'un des énormes trous qui le rendent maintenant si obsolète, et vous aventurez à l'intérieur. Ce calme, au demeurant étrange, est rapidement ponctué par des gémissements étouffés et  pourtant ô combien insistants. Ils viennent des sacs mortuaires qui bougent presque tous mollement, affichant la présence de rôdeurs "contrôlés" à quelques pas de vous.

En dehors de cela, vous pouvez voir au sol, parmi les détritus, un certain nombre de barres de céréales abandonnées à même le sol, plusieurs marquées de traces de sang, et la présence d'une trousse de soin entamée, même éventrée - à croire que c'est systématique - et au contenu étalé sur le sol. Des impacts de balles traces des dessins sans queue ni tête à même le sol, comme si quelqu'un avait tiré par terre au fusil d'assaut dans la panique. Vous avancez avec les tentes à votre gauche, et le bâtiment droit devant vous. Seth avance un peu plus vers la porte, mais en approchant, vous entendez un bruit de fond, comme une plainte qui résonne... venant de ce qui apparaît être, un préau creusé dans le bâtiment et allant jusqu'à une quinzaine de mètres de la porte.

+++

Tour III

De son coté, Matthew avait avancé vers le grillage au centre une fois que les deux équipes s'étaient organisées et avaient abordé le camp, venant passer le grillage en s'efforçant de garder alternativement un oeil sur eux et tout en demeurant en retrait pour avoir une vue d'ensemble. Il ne tarderait pas à ce que la séparation l'empêche de tous les voir quand Samuel et Melody s'éloignent, choisissant de rester attentif à Ivy, Seth, et la forêt derrière eux.


Eléments scénaristiques:
 

Seth Willis

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:51
L'homme était attentif à la jeune fille. Ne la connaissant pas, ne sachant pas comment elle pouvait réagir, il l'étudiait presque pour savoir comment il devrait composer avec elle durant cette expédition. Il remarqua son manque de confiance. Cela se comprenait aisément. Elle était jeune, n'était pas, en apparence du moins une combattante. Instinctivement il se senti responsable d'elle. Elle lui paraissait si jeune ... et pourtant elle ne l'était pas tant que ça. Sans doute son instinct de père qui lui jouait ce tour. sans doute.
Il lui sourit et hocha la tête d'un air confiance pour l'encourager et avança à ses cotés jusqu'à l'école.

Sur place, il regardait le sol avec intérêt. Il ne s'attendait pas à trouvé déjà des choses directement dans la cours et pourtant il y avait déjà des barres de céréales et même une trousse de soin même si elle était éparpillé. Il montra tout ça d'un signe avec la batte de baseball à Ivy pour l'inviter, tout comme il allait le faire, à ramasser tout ça et le fourrer dans son sac à dos. Si elle ne prenait pas la trousse de soin il le ferait lui.

Un long frisson lui parcourra l'échine quand il se rendit compte que les sacs était plein, ça il s'en doutait, à leur positionnement, cela lui rappelait de mauvais souvenir de l'armée, mais surtout qu'ils bougeaient ! A l'intérieur des rôdeurs, une bombe à retardement ambulantes. Le danger si proche lui colla une sueur froide et c'est un peu crispé qu'il fini de ramasser ce qu'il voyait et demanda à  voix basse à Ivy

"Ca va ?"

L'attendant toujours, il ne voulait pas faire deux groupes de un comme dans un mauvais film d'horreur, ils iraient ensuite vers la porte, sauf si elle s'y opposait.

Mais sur place une nouvelle mauvaise surprise les attendaient. Un peu plus loin, un rôdeur probablement en liberté. Hésitant devant le risque substantiel qu'il représente, Seth se décide à longer le mur baisser, doucement, pour aller jeter un oeil en sortant le moins possible de l'angle du mur, jouant la carte de la prudence avant tout. Peut être même aurait il la chance de pouvoir voir ce qu'il y avait dans le préau sans avoir à franchir l'angle d'un coup d'oeil ?

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:54
Rien de trop suspect, rien de bien menaçant, tout cela n'aida finalement pas Samuel à se détendre, sachant pertinemment qu'il pouvait y avoir pire à venir, et surtout, un pire qui lui était totalement inconnu, impossible à prévoir, ce qui rend toute prudence à son encontre quelque peu hasardeuse.

Mais puisqu'il ne pouvait rien y faire, il était bien décidé à calmer ses craintes en étant toujours plus attentifs aux menaces plus directes, présentes, là, près d'eux. C'est ainsi qu'ils passèrent vers l'hélicoptère pour y voir un étrange bestiau, un spécimen de mort sans doute paraplégique qui aurait put tirer un sourire au jeune homme si son cœur ne battait pas la chamade sous toute cette tension.

C'est une fois parvenu à repérer les deux autres zozos qu'il ne rigola plus du tout, délaissant un peu l'observation et l'analyse du terrain pour s'accroupir et s'épargner la joie de voir deux morts s'exciter contre le grillage et mettre fin à toute discrétion pour cette sortie. Bien sur, il s'était imaginé simplement les abattre, mais non seulement la détonation aurait rendu caduque toute discrétion, mais n'aurait en plus apporté que la grande allégresse de voir une balle ricocher au hasard sur un casque, ce qui n'était finalement pas très réjouissant comme idée... En particulier lorsque c'est un ennemi qui porte le dit casque.

Reparti en arrière en faisant confiance à Melody pour choisir la même voie, il retrouva bientôt son rythme de marche normale, debout, guettant les alentours jusqu'à atteindre le grand trou dans le grillage qui allait leur offrir une entrée dans l'enceinte du campement. Aux aguets, le jeune homme se permis une énième observation de l'extérieur du lieu du massacre, et donc un peu la forêt, le temps de laisser la chasseuse passer si elle l'avait suivis, cheminant sur la même voie dès que celle-ci serait parfaitement libre.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 1 Mai - 22:59
“Etant la bigleuse rachitique du groupe, je préfère t'laisser le soin d'nous couvrir,” murmurai-je à Seth en esquissant un sourire que je voulais rendre le plus naturel et sympathique possible, bien que cela dut se résumer à une grimace étrange.

Et alors que nous progressions dans le campement, je ne pouvais m'empêcher de poser des regards à l'inquiétude croissante sur les sacs mortuaires qui s'agitaient en grognant à notre approche. Je ne savais que faire en les observant. D'un côté, j'avais dans l'idée de leur fracasser le crâne pour étouffer leurs grognements de plus en plus distincts afin qu'il ne rameutent pas tous leurs collègues de putréfaction. De l'autre, c'était là prendre le risque de faire du bruit, voire de déchirer un sac et libérer son prisonnier. Je décidais donc d'ignorer les occupants, incapable de toute façon de trouver la force de leur balancer un coup de pied de biche dans la tronche, et à moins que Seth ne s'en charge de lui-même, je ne m'y aventurerais pas. Et en progressant vers les portes de l'école, je sentis mon pied gauche écraser quelques chose qui craqua – croustilla plus exactement – légèrement sous mon pas. Je me figeai, imaginant avoir piétiné un os de mes semblables au milieu de ce charnier à ciel ouvert et affichant une grimace de dégoût, mettant quelques secondes à baisser le nez pour voir ce sur quoi j'avais marché.

Et ce que je pensais être un os se révéla être une barre de céréale, encore emballée à première vue, et couverte de fluides organiques desséchés. En inspectant plus clairement le sol, je me rendis compte qu'un certains nombre de barres agrémentaient le sol, ce que me désigna Seth de sa batte de base-ball par ailleurs, et un peu plus loin, une trousse de soin ouverte au contenu éparpillé. Je signalais à Seth mon intention de m'en charger d'un signal discret puis, ôtant ma main droite de mon arme, je m'emparais de mon sac à dos, m'accroupissant et le glissant entre mes cuisses avant de l'ouvrir, puis ramassai et fourrai rapidement les barres de céréales que je trouvais ainsi que le kit médical traînant, ayant une petite pensée pour James en cet instant. Une fois fait, je remis le sac à mes épaules et repris ma progression vers les portes de l'école. C'est alors que mes tympans vibrèrent sous les râles résonnant de quelques rôdeurs, semblant émerger de l'autre côté d'une des tentes militaires qui me coupait la vue sur ce que je découvrirais quelques instants plus tard être un préau niché dans le bâtiment.

A la question de Seth, je hochais la tête de manière répétée, lâchant une succession de “ouais, ouais” murmurés qui trahissaient bien la trouille qui me bouffait les tripes. Reprenant mon arme entre mes deux mains, je fis quelques pas sur la pointe des pieds, légèrement courbée en avant pour me faire paraître plus discrète, gagnant le pan situé juste à gauche de la porte, et observant Seth allait s'enquérir de ce qu'il pouvait bien y avoir sous le préau, m’accroupissant finalement, un genou à terre.
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