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En Quête de Moyens - 16/01/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Expéditions

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Seth Willis

Anonymous
Invité
Sam 2 Mai - 23:24
Seth se sent soulagé de voir le zombie voler au sol le crane à moitié fracassé mais sa "joie" n'est que de courte duré en voyant qu'il n'était pas complètement hors course. Ni une ni deux il y va à grand coup de talon pour finir d'écraser son crane, son cerveau même, pour le détruire définitivement assenant plus de coups que nécessaire histoire de se rassurer que la créature était belle et bien hors jeu cette fois ci.

Il s'arrete la respiration rapide, sous la tension, la peur qui l'avait étreint de se retrouver en si grand danger. Il n'a guère le temps de se remettre qu'il entend les zombis du préau se manifester. Il jette un oeil vers Ivy pour s'assurer qu'elle n'avait rien , qu'elle avait réussit à tuer définitivement le marcheur qu'elle avait prit pour cible avant de lacher à voix basse un :

"Merde merde merde quelle galère ! Il faut pas qu'on reste la il faut se replier "

Cherchant Matthew du regard un instant il se détourna de cette option pour regarder du coté du grillage ou ils étaient entrer s'ils pourraient encore s'échaper par la

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 2 Mai - 23:25
Profitant de mon élan, m'agrippant de mes mains moites à mon arme, mes noisettes ne décrochaient pas de l'objectif que je m'étais fixé, à savoir le crâne du rôdeur encore en train d'émerger de son sac à viande. Parvenue à une enjambée de lui, ma respiration se bloqua au moment où les muscles de mes bars, dans une impulsion presque rageuse, débutèrent le mouvement de rotation destiné à pourfendre la boîte crânienne de ma cible. Je fermais les yeux dans un grimace dégoûtée au moment-même où la pointe recourbée du pied de biche percuta le crâne de l'infecté, s'enfonçant dans un craquement dans le crâne de la créature, la violence du choc se répercutant en résonances décroissantes dans mes mans, mes poignets, le long de mes avants-bras puis de mes bras. Presque emportée par mon élan tandis que je m’accrochais au morceau d'acier, ma course fut stoppée nette par le pied de biche restant nichée dans le cadavre maintenant retombée sur sa couche, inerte, me déséquilibrant au passage. C'et alors que je pus apercevoir Seth en train de se démener contre l'autre rôdeur extrait des body-bag, ce dernier ayant visiblement reçu un mauvais coup, mais non létal. Quant à moi, je tentais de retirer mon arme de la bouillie informe dans laquelle elle s'était nichée, bien décidée à ne pas en sortir sans résistance.

Haletante, encore tremblante de l'acte que je venais de commettre et le sang noyé d'adrénaline, je m'accrochais à la barre de fer et posais la semelle de ma godasse sur le visage de la créature, broyant son arête nasale alors que je tirais de toute mes forces sur le pied de biche dans un ahanement d'effort caractéristiques, les dents serrés et le visage s'empourprant de l'intensité de l'effort. *Sors de là saloperie !!* invectivai-je le pied de biche dans une dernière tentative de l'arracher à son socle organique, telle une Excalibur plantée dans un rocher morbide. Finalement, au bout de plusieurs tentatives, je parvenais à récupérer l'objet au sacrifice de précieuses secondes et d'une énergie tout aussi rare et nécessaire, le crâne du rôdeur cédant finalement et me déséquilibrant si bien qu'il me fallut quelques pas en arrière pour me rétablir. Je jetais un regard en direction de Seth pour prendre connaissance de sa situation, mais s'il en avait eu le besoin, je n'aurais pu l'aider car de nouveaux râles dans mon dos attirèrent mon attention et attisèrent ma panique. L'émotion était si forte que je sentais mon cœur au bord de l'implosion. Mon visage était en nage, la sueur me coulait dans les yeux, le peu de vêtements que j'avais, déjà souillés et crasseux, me collaient à la peau ; et faire volte-face n'arrangea rien à ma situation.

“PUTAIN !!!” m'écriai-je en constatant qu'une dizaine de rôdeurs progressaient dans notre direction, bras tendus et mâchoires claquantes dans un concert glauque et effrayant. Que je parvienne à me débarrasser d'un rôdeur relevait d'ores et déjà du miracle, et mes bras continuaient de me le rappeler dans le tambourinement incessant de mon sang contre mes artères ; et la vue de cette nuée d'infectés bien décidés à nous bouffer acheva de me pousser à combattre. Il fallait fuir, échapper à cette horde claudicante. J'avisais le grillage qui constituait l'enceinte de fortune du campement militaire, à la recherche d'une brèche par laquelle foutre le camp. Lorsque j'en trouvais enfin une, je la pointais du doigt en hélant mon compagnon d'infortune.

“SETH !!! PAR ICI !! m'époumonai-je sans considération pour les types armés, commençant dès lors à me diriger vers l'ouverture, espérant simplement que l'homme me suivrait. Sinon, je continuerais seule.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 2 Mai - 23:49

En Quête de Moyens

Temps : Le ciel est brumeux, le soleil est couvert.  
Activité : Le danger es révèle.  
Heure : Environ 19h24.


Résolution du Tour IX


Melody : Tu décides de rejoindre Ivy & Seth, prenant tes armes et te protégeant de la façon la plus instinctivement imaginable à mesure que tu avances. Quelques coups de feu retentissent finalement, appuyant l'oppression de cette présence hostile, mais de ton coté tu n'es la cible d'aucun mal. Rien sous tes pieds ne te surprend et le zombie, si tant est qu'il ai pu se relever, ne te suis pas.

Tu t'extrais de l'étroitesse du couloir entre les tentes et rejoins le lieu où Ivy et Seth se trouvent. Tu vois alors Ivy, la jeune femme qui vous a accompagné, se faufiler à travers la parcelle de grillage juste en face, suivie par Seth. Ils sortent du camp. Rapidement, tu es interpellée par des râles qui viennent d'à gauche. En regardant, tu constates avec horreur qu'une bonne dizaine de rôdeurs ont passé la dernière tente et s'approchent pour la plupart de la direction de Seth et Ivy, alors que deux autres t'ont repéré et on dévié leur trajectoire vers toi, étant alors à sept ou huit mètres, marchant à pas rapide avec la rage de la faim.

De nouveaux coups de feu retentissent, plus proches sur la route.

Seth & Ivy : Ivy, avec effort, parvient à détacher son arme du crâne du rôdeur dans un craquement parfaitement dégueulasse, tandis que Seth use de sa botte acharnée pour tenter de détruire une bonne fois le cerveau du mort. Il du s'y reprendre à plusieurs fois, répandant une sorte de bouillie mélangeant hémoglobine poisseuse à une substance sanguinolente qui imprègne tout aussi bien sa botte. Les coups sonnent du craquement que cela produit, et du visage qui s'écrase sous les coups de Seth, les yeux éclatant au passage à force de cogner. C'est un spectacle perturbant, écœurant et pourtant terriblement réaliste, mais qui ne laisse pas indifférent, en tout cas pas dans vos états.  

Finalement, cela cesse et continuer de frapper n'est plus nécessaire, d'autant plus que les rôdeurs du préau, maintenant dépassant la tente, s'approchent à pas de plus en plus rapides et sont à moins d'une dizaine de mètres de vous. Ivy finie par repérer une fissure dans le grillage éventré, et appel Seth à la suivre, chose aisée puisqu'il en faisait autant et à son tour, détermine ce passage vers lequel la jeune femme s'empresse de se diriger. Seth la suit après quoi, alors que Melody, s'extirpant d'entre les tentes, arrive au même moment dans cet endroit exposé où les rôdeurs s'agglutinent...

Face à vous, de l'autre coté du grillage, une autre parcelle de forêt, suivie d'une route sur la droite, et encore à droite, la forêt d'où vous venez.

De nouveaux coups de feu retentissent, plus proches sur la route.

+++

Tour X

Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 0:17
Finalement elle arrive à progresser sans ennui malgré les coups de feu qui retentissent et qui ne l'aide pas à garder une respiration calme et un rythme cardiaque normal. Et surtout elle arrive à s'extraire du passage entre les tentes en ayant la sensation que tout va aller bien maintenant, sensation de courte durée alors qu'elle voit Ivy franchir le grillage de l'enceinte suivi par Seth. Dans sa tête tout s'effondre à cet instant alors qu'elle les voit fuir et réduire à néant la demande de Matthew d'attendre près du préau, c'était si compliqué que cela de rester ou ils étaient et d'attendre les autres ? C'est si compliqué que cela d'arriver à se retrouver tous réunis afin de pouvoir se casser de là ? Déception, colère, frustration, inquiétude, tout lui passe en tête là. C'est à cet instant précis qu'elle perçoit la source de la fuite des deux autres, une dizaine de zombies leur arrivent dessus. Ah non plus que huit en fait vu que deux d'entre eux viennent vers elle et sont bien trop proches. Et bien sûr il ne manquait plus que les coups de feu qui se font entendre de nouveau.

Malgré tout un fait la frappe d'un seul coup, si ce sont bien des hommes du Marchand avec ce qu'elle a vu d'eux, comment se fait-il que personne ne se retrouve touché par une balle ? À croire qu'ils tirent en l'air et qu'ils ne font cela que pour les faire paniquer et pour qu'ils se retrouvent encerclés par des zombies voir en rameuter d'autres d'ailleurs. Bizarrement la brune n'a aucun mal à croire que ce genre de sadisme soit dans leur corde...

Mais elle n'irait quand même pas parier là dessus malgré tout et s'y baser pour réagir, ce qui fait que malgré la culpabilité qui l'envahit à l'idée de ne pas tenir le plan de Matthew, à l'idée de ne pas trouver le moyen immédiat pour quand même aller vers le préau, Melody se met à courir vers le grillage. Elle essaye d'être la plus rapide possible pour griller les zombies et arriver avant eux au grillage pour pouvoir se faufiler hors de l'enceinte à son tour malgré le fait qu'elle doit arriver à faire attention à ou elle pose ses pieds. Si elle parvient à se faufiler à l'extérieur, elle prendra le temps..ben de reprendre son souffle.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 0:17
Passant le grillage à toute allure, sans réellement faire attention à ce dernier, je sentis quelques morceaux de fils métalliques se prendre dans le tissu de la manche droite de ma chemise, déchirant celle-ci et creusant plusieurs estafilades sanguinolentes sur mes avants-bras ; mais dans l'immédiat, gonflée à bloc par l'épinéphrine qui m'inondait, je m'en carrais royalement. La peur me donnait des ailes en même temps qu'un sacré coup de pied au cul. Je jetais un bref et furtif regard par-dessus mon épaule, apercevant dans mon champ de vision périphérique la stature impressionnante de Seth qui m'avait emboîté le pas ; avant de porter à nouveau mes noisettes droit devant moi. La lisière de la forêt s'offrait à nous, à plusieurs dizaines de mètres de l'enceinte. Plusieurs coups de feu éclatèrent sur ma gauche, ne faisant que renforcer mon désir de foutre le camp loin d'ici. Courant à toute jambes, haletante comme un bœuf, je sentais mes poumons et mes jambes me brûler atrocement, bien trop peu habitués à un effort aussi soutenu sur une période aussi courte ; et sans ma détermination paniquée à rejoindre le couvert de la forêt et mettre entre nos assaillants et moi la plus grande distance possible, j'aurais douté y parvenir.

Je me penchais en avant, me courbant au maximum pour espérer me dissimuler au mieux à la vue de nos agresseurs armés, et tentant de conserver une vitesse de course la plus élevée possible. Il ne fallait qu'un maigre dénivelé de terrain pour interrompre soudainement ma course effrénée vers le couvert des bois qui me paraissait si hospitalier, mon pied droit s'enfonçant dans un trou, une sorte de nid de poule et m'envoyant me vautrer à plat ventre dans l'herbe sèche et la poussière. Le choc fut rude, je sentis ma mâchoire inférieure claquer contre mon maxillaire supérieur alors qu'une nuée de chandelles venaient danser devant mes prunelles. Poussant un hoquet, tant de surprise que de douleur, je me relevais bien malgré dans un grimace de douleur, avant de poursuivre, à un rythme plus réduit et légèrement claudicante, ma progression vers la forêt.

Lorsqu'enfin je l'eus atteinte, je poursuivis ma course sur une bonne centaines de mètres supplémentaires, zigzaguant entre les troncs d'arbres et tâchant au mieux de ne pas me prendre à nouveau les pieds dans un obstacle du terrain, jusqu'à tomber sur le large tronc d'un chêne massif. Je le contournais et décidais de m'arrêter juste derrière, m'appuyant sur celui-ci de ma main libre, véritablement pliée en deux et crachant mes poumons. J'aspirai l'air frais aux odeurs d'humus à grande goulée, crachant par moment, avant de finalement m'adosser contre l'écorce du vieil arbre, laissant retomber mon arme dans la couche de feuilles mortes de l'automne dernier, et me laisser glisser le cul au sol, le front posé sur les avants-bras, les avants-bras calés sur les genoux. Mon visage rougis et détrempé de sueur se crispa dans un grimace douloureuse alors que les larmes vinrent embuer mon regard. Happant l'air très rapidement, frôlant l'hyper ventilation, je me sentais craquer. Je venais de démolir un putain de cadavre à coup de pied de biche.  Je me revoyais piétiner le crâne de cette chose qui fut un individu sans ménagement aucun ; et je m'en sentais terriblement coupable.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 0:26
Et un ! Et deux ! Et on s'en-fuit ! Il n'y aurait pas de trois espérait il. Même si les zombis n'était pas des êtres vivants, leur apparence n'en rendait pas moins l'expérience terriblement éprouvante. Si Seth avait fait l'armée, ce n'était pas le genre sans état d’âme. Il avait beau savoir qu'ils n'étaient plus comme eux, cela le remuer malgré tout. 

Ni une ni deux, la même idée en tête même si la réalisation était différente, les voila parti sans plus attendre pour rejoindre une sortie. Sur leur flanc il eut le malheur de voir la horde de zombie qui s'activaient vers eux ce qui lui donna un coup de fouet d'adrénaline courant aussi vite qu'il le peut pour rejoindre la sortie avec Ivy. 

A peine franchit il se retourna pour voir ce que donnait la situation et il vit Melody , un peu derrière, et c'est tout. Par réflexe , de voir sa compagne en danger, il l'appela 

"Melody !"

Revenant un peu sur ses pas, sans pour autant franchir la grille il mit en joue son fusil en direction des zombis, prêt à tirer dans le tas pour ne pas risquer de toucher melody, dans l'espoir de les détourner d'elle. Mais il attend, espérant surtout qu'elle s'en sorte sans intervention de sa part qui trahirait leur position pour de bon.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 0:49

En Quête de Moyens

Temps : Le ciel est brumeux, le soleil est couvert. Une nouvelle averse, plus forte, commence.   
Activité : Le danger est à son maximum.  
Heure : Environ 19h30.


Résolution du Tour X


Melody & Seth : Melody se met à courir, cherchant à éviter les rôdeurs qui vous poursuivent et y parvient sans vrai difficulté, indubitablement plus rapide. S'approchant du grillage à grande course, elle peut voir Seth qui revient et pointe son fusil vers les créatures en l'appelant, attendant impatiemment qu'elle le rejoigne de l'autre coté.

Elle peut ainsi reprendre son souffle une fois l'ouverture passée, et maintenant que vous êtes tous deux réunis, marquer un temps dans toute cette adrénaline. C'est alors qu'une succession de coups de feu infernaux retentissent, se croisant et se superposant dans tous les sens : cette fois, une fusillade a éclaté et il n'est pas difficile de percevoir que les coups de feu parviennent aussi bien de l'extérieur opposé du camp que depuis le camp lui-même, à peu près là où Samuel et Matthew se trouvaient.

Étaient ils aux prises avec les bandits ? Vous n'avez pas le temps de le vérifier car parmi les coups de feu, certains retentissent avec une intonation bien moins lointaine, et les sifflements hurleurs de balles passent à coté de vous, déchirant dans la mêlée certains liens du grillage : vous êtes la cible des tirs qui proviennent de la route. Votre vision est mauvaise avec la nuit s'installant, les épaisseurs de grillages faisant le tour et une nouvelle averse qui se met à tomber en quelques secondes, plus forte et plus épaisse que la première à votre arrivée, annonçant une bien mauvaise nuit.

De leur coté, les rôdeurs vous ont suivi et sont maintenant à quelques mètres, s'approchant très rapidement du grillage. Parmi eux, deux ou trois enfants-zombies, un vrai tableau morbide. Pire encore, il ne faut pas une longue observation pour constater avec stupeur que leur nombre a au moins doublé, d'autres venants encore du préau, plus que Seth n'en avait aperçu plus tôt. Le danger est plus grand que jamais, et chaque seconde menace de vous coller une balle dans le corps.

Ivy : Tu choisis de fuir, et de protéger ta vie. T'enfonçant dans la forêt, tu cours, cours, aussi loin et aussi vite que tu peux, haletant. Au cours de ta course paniquée et infiniment humaine, tu perçois des coups de feu bien plus virulents, se multipliant et se superposant en échos, trahissant une fusillade qui a cette fois bel et bien éclatée.

Tu cesses ta course et t'installe contre un arbre. Seth ne t'a pas suivi, et hormis les intonations oppressants des coups de feu te parvenant par leur puissance, rien d'autre ne se manifeste, ni rôdeur, ni humain vivant, pas même un bruit d'animal. Tu es maintenant seule, seule avec ta peur et ta peine, devant écouter ces sons déchirants qui ont peut être ôté la vie à certains de tes camarades. Qui pourraient avoir abattu Matthew, Samuel, Melody... même Seth.

+++

Tour XI - Dernier Tour

Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 1:08
Alors qu'elle n'est pas encore au grillage, Melody peut voir Ivy continuer sa course vers la forêt sans même un regard en arrière, un éclair de colère passe dans les prunelles vertes de la brune. Mais entre la course pour arriver de l'autre côté et le fait qu'elle voit Seth et qu'il l'appelle, Melody n'a pas le temps de songer à ce genre de choses, au fait qu'elle foutrait bien une claque à la demoiselle qui fuit. Arrivée saine et sauve de l'autre côté, elle reprend son souffle quelques secondes avant de se ruer dans les bras de Seth, le serrant fort contre elle, bien trop fort pour que cela ne soit que de la joie de le voir. Il y a bien plus de choses qui se cachent derrière cette manière de le serrer contre elle surtout qu'elle évite de le regarder dans les yeux pour le moment.

De toute manière, il n'y a pas le temps pour des questions alors qu'une vraie fusillade éclate autour d'eux, les tirs provenant de l'extérieur et de l'intérieur du campement. Melody lâche dans un souffle alors que son inquiétude ne fait que monter :

- Matthew ! Samuel !

Et si son premier réflexe est de repartir vers le grillage pour aller aider les deux hommes et les ramener avec elle, elle se ravise très rapidement alors qu'elle peut constater que d'autres zombies arrivent tandis qu'une balle siffle non loin d'elle. Elle aurait du y penser ! Ils sont sortis de l'enceinte les sadiques n'ont plus de raisons de tirer en l'air et peuvent les tirer maintenant !

Une pensée d'une fraction de seconde qui laisse la place à une réaction purement primaire dans un instinct de conservation. Elle choppe la main de Seth à la volée et l'entraine derrière elle vers la forêt, il n'y a que là qu'ils pourront s'en sortir entre la nuit qui tombe, la pluie qui se remet à tomber plus forte qu'avant, la pénombre va envahir les sous bois, ils pourront s'y dissimuler et le tout gênera la vision des tireurs. La brune n'en avance pas moins rapidement et à moitié pliée. S'ils arrivent à la forêt sans se prendre une balle, elle ralentira mais ne se stoppera vraiment qu'un peu plus loin avant de se plaquer contre un arbre et d'intimer le silence le plus total à Seth s'il ne le fait pas de lui même.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 1:21
Prostrée dans mon mutisme, mes épaules s'agitant de secousses saccadées à mesure que mes larmes se déversaient sur mes joues en torrents à la saveur saline, je me laissais submerger par ce surplus d'émotions débordantes et contradictoires, au soulagement d'avoir échappé à cet enfer se mêlait la culpabilité d'en être sortie seule. Au dégoût d'avoir souillé mes mains et mon âme en donnant la mort – à une créature qui la méritait de manière définitive certes – s'opposait la satisfaction d'avoir franchi ce cap, sous la contrainte peut être, mais franchi tout de même. La pluie se voulait de plus en plus drue et intense, déposant sur la végétation qui m'entourait un voile terne et grisâtre, éphémère havre de paix aux notes graves et étouffées, l'eau pure se mêlant à mes cheveux, les mouillant, détrempant mes vêtements, inondant mon visage et nettoyant ce dernier des souillures projetées par le crâne du rôdeur que j'avais pulvérisé, libérant dans l'atmosphère des odeurs de bois pourris et de nature indomptée, rendue à l'état sauvage, à notre image.

Si au fil des secondes, les tremblements de mes muscles contraints sous l'effort s'étaient vus remplacés par une crispation, chaude et palpitante, augurant des nombreuses courbatures qui me saisiraient dès le lendemain ; les images traumatisants du cadavre, elles, ne cessaient de tourner en boucle au sein de mon esprit meurtri de s'être confronté à la réalité gore des chairs et du sang coagulé mis à nu. D'un geste las de ma main gauche, je me frottais le visage, effaçant mes larmes noyées dans le ruissellement de l'averse sur les courbes de mes pommettes tandis que de la droite, je récupérai le pied de biche, laissais l'averse emporter dans son omniprésence humide les derniers traces de mon crime. J'avais tué. Peu importe qu'il s'agisse-là d'une créature revenue des enfers – peut-être tout comme moi – ou d'un autre humain douée de conscience, de considération et de sentiments... J'avais tué. Et de par mon acte, je savais pertinemment que je ne serais plus comme avant, jamais. Souillée pour toujours par des promesses de nuits hantées.

Lentement, je me relevais, m'aidant du soutien imperturbable du tronc d'arbre qui me tenait seule compagnie, et je fis quelques pas mal assurés sur l'humus, levant les yeux vers le ciel noircissant. Je pouvais percevoir les premières étoiles luire sur la voûte céleste au-travers des branchages nus de l'hiver. Mais la culpabilité fut la plus forte, et je m'effondrais à nouveau, isolée du monde extérieur car obsédée par mes ressentiments intérieurs. Je tombais à genoux, les mains sur les cuisses, abandonnant à nouveau mon arme de fortune, l'arme du crime. Je tentais de happer de grandes goulées d'air frais alors que l'oppression de ma culpabilité me harassait, pesait sur mes épaules autant que sur ma conscience ; et alors je vomissais, traduction physique de toute ma détresse psychologique. Me retrouvant à quatre pattes, je ne pouvais m’empêcher de retenir la bile amère de jaillir hors de mon estomac pour venir souiller le sol bruni par le feuillage en décomposition, entrecoupé de quelques profondes inspirations au goût amer. Je crachais à de nombreuses reprises, tentant d'évacuer cette amertume de ma bouche sans y parvenir.

Quelques coups de feu lointains résonnèrent dans les bois, faisant s'envoler des piafs de leurs nids douillets préparés pour affronter l'hiver, dans quelques piaillements alertés et effrayés. Peut être avaient-ils perdu l'habitude d'être dérangés par l'homme depuis l'effondrement de notre civilisation ? Je n'en savais rien et m'en cognait royalement. Ces coups de feu, me parvenant en échos portés par la végétation suscitèrent soudainement une immense vague d'inquiétude pour mes compagnons de route que j'avais lâchement abandonnés derrière moi, égoïstement. Durant ma course, j'avais perdu Seth de vue. Peut être avait-il perdu ma trace dans les bois ; peut-être était-il resté en arrière pour aider Matthew, Melody et Samuel. Je l'ignorais. Je n'avais pas cette réponse ; et je ne trouverais jamais la force de faire demi-tour. Demi-tour pour qui ? Pour quoi ? Pour tomber sur ces hommes qui nous avaient assailli sans raison ? Demi-tour pour ne rien trouvé car chacun avait tracé sa route dans les bois ? Un endroit où il était aisé de se perdre ? Non... Je ne pouvais rien pour eux. J'étais une mule voilà tout. Un boulet doué de bras et d'épaule pour charrier le matériel trouvé. Pas une combattante. Je n'avais rien de la survivante aguerrie. Alors, une fois le plus gros du malaise passé, je me redressais lentement, ma cheville droite me faisant souffrir suite à ma chute. Me serais-je fait une entorse, fut-elle bénigne ? Cela ne m'étonnerait guère. Quoi qu'il en soit, je décidais de suivre ma propre route, ne me fiant qu'à mon unique sens de l'orientation fort heureusement rendu infaillible de par mon “don” ; poursuivant vers le Nord-Est tout d'abord pour être certaine de contourner les hommes armés et mettre la plus grande distance entre eux et moi ; puis je bifurquerai vers l'Est à nouveau. Je tomberai forcément sur la route que nous avions emprunté pour aller à l’aéroport avec James et Liz'. Je retrouverais mon chemin. J'étais une véritable boussole, aux prétentions... égoïstes.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 1:23
Alors qu'ils auraient pu se croire presque en sécurité la situation continuait de dégénérer. Melody arrivait à franchir la grille sans peine et quand elle approchait il quitta sa position , cessant de mettre en joug les marcheurs pour lui tendre une main et l'enlacer la serrant contre lui un instant. 

Au moins c'était définitif ils étaient pas les bienvenus dans le coin. Entre les humains qui leur tiraient dessus et les rôdeurs qui voulaient en faire leur casse croûte c'était pas le coin à venir les mains dans les poches.

L'instant de réconfort ne dura pas plus d'une seconde ou deux probablement car les coups de feu les vise maintenant. Melody s'exclame du noms des manquant à la pelle ce qui rappelle cela à Seth qui relève les yeux vers les grillages pour essayer de discerner les deux hommes mais la brune l'attire dans la forêt pour se mettre en sécurité. Il regarde à nouveau vers le grillage, l'espace d'un instant avant de se faire attirer par Melody dès que leurs bras se retrouvent tendu et suis le mouvement s'enfuyant avec elle pour se mettre à l'abris, suivant ses instructions sans se faire prier car il la connait, elle sait se débrouiller.
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