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[CFJ, A, 2] Retour au Secteur A - 10/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 0:10
Interprété par Samuel Freeman et Melody Campbell.

Cela fait une bonne semaine maintenant que Melody est rentré de sa toute première excursion, dans la campagne de Snyder, depuis son réveil houleux. Une bonne semaine qu'elle a maintenant pu digérer le plus gros des évènements qui se sont déroulés pendant l'excursion. Mais surtout de nouveau une bonne grosse semaine, qu'elle a passé en étant pratiquement tout le temps en solitaire à chasser dans la plaine ou en forêt. Elle n'a échangé des paroles qu'avec Seth, puisqu'il dort avec elle maintenant, ce qui n'a sans doute pas échappé aux autres mais ça, elle s'en fiche, il lui assure de ne pas se renfermer sur elle même et elle lui assure de dormir au chaud. Les autres échanges verbaux auront été avec Rani ou quelques paroles avec Matthew même si elle aura tout de même salué les autres poliment quand elle se trouvait avec eux.

Ce qui fait qu'en ce 10 janvier, elle a eu envie d'autre chose, de bouger plus qu'elle ne le faisait jusque là. Certains diraient qu'elle bouge déjà pas mal comme ça mais pour elle, habituée aux grands espaces, ce n'est toujours pas assez. Elle se réveille de bonne heure, avant même que le jour ne soit levé, comme un souple félin de maison elle se glisse hors de la voiture pour ne pas réveiller Seth. Faisant attention à ne pas claquer les portières, elle récupère son sac à dos dans lequel se trouve la ficelle, laissant son tee-shirt de rechange sur le siège avant. Elle attrape aussi son beretta et se redresse, frissonnant légèrement par le contraste voiture chaude et air froid, à tout les coups, la température est encore négative. Allant ensuite vers le feu de camp en prenant garde de ne faire aucun bruit, elle prend un peu d'eau pour se désaltérer et s'en passer sur le visage pour finir de se réveiller. Elle ne peut pas partir sans être en pleine possession de ses moyens, naviguer la tête dans le cul -pour être vulgaire- cela ne le fera pas par les temps qui courent. La brune récupère ensuite de quoi se caler l'estomac un minimum et se dirige vers l'entrée du campement qui donne sur la plaine, mastiquant puis avalant son petit déjeuner, elle vérifie son beretta pour être sûre qu'il fonctionne correctement au cas où. Terminant ses préparatifs en glissant le flingue entre sa peau et son pantalon, le gardant contre son ventre et non son dos cette fois-ci à cause de son sac à dos, elle ne voudrait pas qu'il la dérange si elle doit sortir l'arme. Vérifiant ses lacets puis s'attachant les cheveux dans une queue cheval dont quelques mèches rebelles ne restent pas en place, il ne lui reste plus qu'à s'élancer.

Pour une fois son objectif n'est pas la plaine mais le secteur A et le quartier ou ils se tenaient, Rani lui ayant expliqué ce qu'elle y a vu, l'écossaise a envie de retourner voir ce qu'il s'y passe, voir si elle peut récupérer d'autres objets utiles. Oui elle part seule puisque l'indienne lui a bien indiqué que les habitations sont éloignées l'une de l'autre et que donc on peut voir loin ce qui peut arriver et ce même s'il y a quelques zombies. Tout comme oui, elle ne dit à personne où elle va, elle sait pertinemment qu'au moins une personne la voit partir là : Matthew. Pourquoi donc aller réveiller quelqu'un, cela ne serait pas logique...Elle entame la plaine tranquillement pendant que le jour termine de se lever, réchauffant légèrement l'atmosphère le soleil hésite quand même à se pointer franchement pour le moment. Tant qu'il ne pleut pas c'est le principal...En chemin, elle se stoppe une première fois en voyant une piste de lapin fraîche, ôtant son sac de sur son dos, elle en sort un morceau de ficelle qu'elle dispose ensuite de manière à faire un collet, elle le relèvera en rentrant. Remettant son sac en place, elle poursuit sa route allant droit vers l'angle nord-ouest du secteur A, voulant aborder le secteur d'une autre manière cette fois-ci.

Melody est maintenant à mi-chemin quand le vent se lève l'obligeant à changer son arme de place, la calant dans une des poches de sa veste avant de fermer celle-ci, non sans un frisson au passage. Elle perd plusieurs minutes à arranger les choses mais surtout à se décider entre poche ouverte, poche fermée, poche à moitié fermée, elle n'a pas envie de perdre son beretta par inadvertance, tout comme elle n'a pas envie de risquer de galérer si elle doit le sortir et s'en servir. Finalement, elle trouve bien mieux pour le moment, garder sa main gauche dans sa poche pour avancer et ne pas paumer le flingue dans les herbes hautes et comme ça elle aura déjà la main dessus au cas où. Elle va pour repartir quand son attention est attirée ailleurs que sur sa destination...

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 2:23
Ce matin là, terrassé par trop de fatigue accumulée et trop de temps passé à se fatiguer le regard sur du papier gribouillé, le jeune homme avait renoncé malgré lui à veiller jusqu'au petit matin et sombré dans un lourd sommeil agité. Allongé sur son lit de fortune, à deux pas du feu, il gardait contre lui la feuille qui était son ultime occupation alors que le stylo avait fini par lui échapper de la main, gisant donc à son côté, non loin d'un large quignon de pain rassis et quelque peu brulé.

Les mains crispées, suant, les jambes se recourbant avant de retomber, tendues, sur le sol, Samuel avait troqué un sommeil bruyant contre un sommeil inquiétant. Fort heureusement pour lui, pour une fois qu'il ne s'était pas endormi trop tard, il y avait peu de chances que quelqu'un ne le voit ainsi et ne commence à sérieusement se poser des questions à son propos.

Hélas, pour l'heure, l'ex-manager était bien loin de pouvoir se sentir rassuré de cette idée, complètement enfoncés dans des cauchemards qui semblaient avoir le don de le tourmenter cent fois plus facilement que l'horreur et le désespoir du quotidien contre lequel il luttait constamment. Bien sur, quelques périodes de calme lui permirent de se détendre, de trouver un peu de repos, mais il fut trop rapidement tiré d'une énième crise et rejeté des bras de Morphée après avoir paniqué de ne pas trouver ce qu'il cherchait contre ses côtes, sans aucun doute un holster.

Les yeux grands ouverts, il lui fallut de nombreuses secondes avant de se rappeler où il se trouvait, et surtout quand. Cependant, cette idée ne le réconforta pas et, au contraire, eut carrément l'air de le terroriser. Parfaitement éveillé et complètement alerte, il se redressa alors et jeta un oeil au morceau de papier, mi-froissé mi-déchiré, qu'il replia prestement pour le caler dans son pantalon. Il se leva, ramassa le stylo et le morceau de pain. Le premier fut déposé sur un rebord de la caravane, négligemment, et le second trouva le chemin de la bouffe de l'homme qui cheminait alors vers le motel.

A cet instant, son seul désir était de s'écarter un instant du camp lui-même et d'aller se rafraichir au lac avant de pouvoir retourner dormir une ou deux heures de plus mais le destin en voulu autrement. Ce n'est qu'arrivé aux abords du motel qu'il bailla aux corneilles et jeta un œil vers l'est. Quelle ne fut pas sa surprise de voir une silhouette se mouvoir sur l'horizon, à peine visible dans les toutes premières lueurs de ce jour d'hiver.

Placide, Samuel enfourna le dernier morceau de pain dans son gosier et frotta brièvement sa main gauche sur sa chemise avant de tâtonner dans son dos. Ce n'est qu'en posant la main sur son arme qu'il se crispa, se souvenant avec douleur que dormir allongé sur sa pétoire est une idée de merde. Il surmonta quand même ce léger désagrément et extirpa l'arme de son pantalon afin de l'examiner. Ceci fait, il changea d'objectif, renonçant à s'éclabousser le visage pour comprendre qui se trouvait là, tout seul.

Aussi, il se mit en marche d'un large pas bien décidé, l'arme à la main. Il espérait bien combler la distance assez rapidement de telle sorte qu'au moindre problème, un coup de feu aurait tôt fait de faire venir quelqu'un. Hélas pour lui, ignorant qui il était en train de suivre, il eut bien du mal à tenir le rythme puisque les chaussures de ville n'étaient vraiment pas conçues pour le tout-terrain. Malgré tout, il en aurait fallut bien plus pour l'épuiser et bien que sa nuit ait été des plus mauvaises, il ne se laissa pas distancer et regagna même beaucoup de terrain lorsque la silhouette se stoppa.

Aussi prudent que possible, Samuel continua son avancée, profitant du terrain accidenté et de la végétation afin de ne pas être lui-même vu, jusqu'à tomber sur l'objet de cet arrêt inopiné, non sans mal, et de comprendre. Ni un zombie ni un étranger n'aurait laissé ça là et Matthew devait à peine avoir terminé sa veille de nuit au camp. A cet instant, le pauvre type, bien éloigné du camp et sachant qu'il n'avait fait que cavaler après un de ses compagnons d'infortune, se demanda si il valait mieux rentrer ou en profiter pour bouger, casser la routine qui s'était installé ces derniers temps.

L'instant d'après, il se trouvait à cavaler à larges enjambées, insensible à la fraîcheur du matin qu'il combattait par l'effort physique et bien décidé à rattraper la solitaire pour ne pas avoir à attendre une autre pause pour enfin la rejoindre. Bien sur, du même coup, lui qui s'était fait aussi discret qu'il le pouvait, il se retrouva à faire de grands signes à Melody sans arriver à attirer son attention et ce jusqu'à ce quelle ne s'arrête à nouveau et ne le repère enfin.

Soulagé mais toujours prudent, il jugea bon de ralentir légèrement, s'offrant ainsi un léger souffle et l'opportunité de guetter ce qu'il prenait logiquement pour un allié mais qui pouvait être un ennemi dénué de cette logique, jusqu'à se trouver assez proche pour être entendu sans hurler mais ne rien trouver de mieux à faire que d'essuyer la sueur envahissant son visage et exhiber un léger sourire de saine satisfaction.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 12:55
La première chose, à attirer son attention, est le bruit d'une branche sèche qui se casse sous le pied de quelqu'un ou de quelque chose, entrainant un mouvement rotatif de la brune pour mettre son corps dans l'axe du bruit, pendant que dans sa poche ses doigts viennent se positionner sur la sécurité de l'arme, prêts à la faire sauter. Mouvement qu'elle interrompt quand ses yeux verts assimilent la silhouette en vue au bruit entendu juste avant, ce qui ne lui fait pas pour autant relâcher sa concentration, ni écarter ses doigts de son arme. Melody voit l'homme ralentir légèrement alors qu'il se rapproche, elle plisse les yeux comme pour mieux l'observer des pieds à la tête, reconnaissant rapidement un des autres survivants du campement. Elle ne lui a jamais vraiment parlé, à peine un "bonjour" de temps à autres, elle a juste entendu les autres le nommer Samuel, par contre elle l'a déjà vu en pleine nuit entrain de gribouiller sur un morceau de papier lors de ses errances nocturnes quand elle n'arrive pas à dormir. Le pourquoi du comment, elle ne le sait pas, elle s'est déjà demandé pourquoi il fait cela sans pour autant que ça la travaille au point d'aller chercher la réponse à la source. Par contre à cet instant, elle est vraiment intriguée de sa présence ici surtout qu'il donne l'impression de lui avoir cavalé après...Mieux vaut pour lui qu'il ait une bonne raison autre que celle de courir après une belle femme pour en abuser.

Qu'il soit du campement ou non, finalement cela change peu de chose à la méfiance qu'elle ressent en cet instant et qui lui fait garder la main gauche en place sur l'arme. Elle le laisse approcher pour le voir essuyer la sueur sur son visage et avoir un sourire qui semble satisfait et puisqu'il ne prend pas la parole, elle le fait de son mélange d'accent texan et écossais.

- Tu vas chopper froid...Qu'est-ce qu'il se passe ?

Politesse matinale bonjour, je suis en vacances...Droit au but la brune même si son accroche peut surprendre, commencer par lui notifier en sous entendu qu'il devrait faire gaffe à lui pour terminer par la raison de sa venue. En tout cas il ne sentira aucune réelle émotion dans la voix de Melody, à part peut-être une pointe de méfiance et il comprendra le coup de prendre froid au moment ou une bourrasque de vent se ramène sur eux.

- C'est Matthew qui t'envoie ?

Une possibilité plus rassurante que la première à laquelle elle a pensé et qui lui fait prendre conscience d'à quel point ce nouveau monde la change. Avant l'apocalypse, jamais elle n'aurait pensé à mal dans ce genre de circonstances, elle se serait dit qu'il veut venir avec elle, ou si c'était un inconnu qu'il s'est perdu ou comme elle vient d'y penser, le chef envoie peut-être Samuel la chercher pour qu'elle rentre au campement pour X raisons chose qui aurait pu arriver dans son ancien job. Elle se souvient d'une fois ou un pauvre stagiaire avait galopé pendant des kilomètres en côte dans les Cairngorms avant de pouvoir la rattraper pour lui notifier un nouvel ordre du patron, il était arrivé sur elle en nage, essoufflé et épuisé, d'ailleurs il n'avait pas fait long feu dans les parages et n'avait pas terminé son stage.

Melody attend ses réponses en espérant juste qu'il aura la bienséance de ne pas entrer dans le périmètre de sécurité de la brune pour le moment. Surtout que s'il n'est pas bête, il verra bien qu'elle garde une posture sur la réserve, restant prête à reculer à tout instant et même s'il ne le sait pas elle reste prête à sortir son arme.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 13:45
Lorsqu'il fut suffisamment proche pour reconnaitre distinctement Melody, l'homme cessa enfin de trottiner pour reprendre un rythme de marche parfaitement normal, penchant la tête sur son arme à feu pour en remettre la sécurité mais pas la ranger. Étant donné la situation, il savait pertinemment que c'était à lui de montrer les premiers signes de confiance mais pas au point de se mettre inutilement en danger. Au fond, c'est à peine si il connaissait cette femme et même si il en savait suffisamment pour ne pas juger bon de la craindre, il n'était pas assez confiant ou stupide pour lui ouvrir grands les bras.

Évidemment, puisque lui-même n'avait pas trouvé assez bon d'ouvrir le dialogue, il se stoppa à une quinzaine de mètres de la jeune femme, au moment ou cette dernière lui posa les questions les plus pertinentes qui soient. Ainsi, c'est en se frictionnant légèrement le bras gauche et toujours le sourire aux lèvres qu'il répondit, la voix claire et quelques peu enjouée sans paraitre familière :


"Matthew... Si il avait du envoyer quelqu'un te rattraper, il aurait surement put trouver meilleur candidat que moi. Non, à vrai dire, je me suis juste réveillé un peu tôt et je t'ai vu, de loin. Et..."

Dans un geste semi-comique, il haussa les épaules en redressant les avant-bras, style "Qu'est ce que je pouvais faire ?" même si le fait de détourner son avant-bras gauche pour éviter de lever son canon de manière menaçante brisa quelque peu l'effet recherché. Bien conscient de cela, il laissa retomber épaules et bras et poursuivit.

"Je savais que dans la plaine, je ne risquais pas grand chose. Je voulais savoir ce qu'était cette silhouette non loin sans pour autant avoir à déranger le camp tout entier pour rien. C'est seulement en tombant sur ton collet que j'ai compris. De là..."

Finalement, l'air plus assuré que l'instant d'avant, il rangea finalement son arme dans son dos, tout en douceur afin de ne pas trop mettre son coccyx à l'épreuve, ce qui sembla légèrement crisper ses mots.

"Il m'a fallut décider si je te laissais continuer toute seule ou si j'allais venir avec toi. C'est pas un coin pour chasser, donc je suppose que tu vas plus au Sud encore, et ça, tu ne devrais pas le faire toute seule mais le temps de revenir au camp et prévenir, ça aurait été sacrément difficile de t'attraper, donc me voila.

Cette fois, il ouvrit les bras comme un comédien de stand-up se présentant à son public. Le sourire était toujours là et il semblait se crisper à chaque souffle qui parvenait à transpercer le fin tissu qu'il portait sans avoir l'air de trop l'incommoder. Si il était venu pour réaliser quelque chose de mal, aucun doute, c'était sans doute un génie du mal pour arriver à paraitre assez sympathique pour en être presque énervant de gentillesse.

Ainsi, il demeura dans cette position pendant un bref instant, attendant le verdict d'une Melody qu'il s'imaginait bien incommoder avec ses bêtises mais qu'il était quand même fermement décidé à épauler pour cette sortie. Rien que pour s'épargner l'idée que les autres sachent qu'il a laissé la chasseuse en solo et la claque que Matthew lui aurait envoyé pour ça, cela valait bien le coup de cavaler dans le froid et de se confronter à cette forte tête.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 14:54
Elle continu de l'observer, d'épier le moindre mouvement qu'il peut faire, ne loupant aucun geste et encore moins l'arme qu'il a en main et sa manière, à ses yeux, maladroite de bouger avec, sans doute pour ne pas se montrer hostile mais cela donne plutôt un effet comique. Le tout est de savoir s'il sait s'en servir vraiment, parce que finalement c'est à la portée de tout le monde de faire sauter une sécurité et de la remettre, n'importe qui regardant la télé avant l'apocalypse saurait faire. Elle fronce le nez une brève seconde en le regardant mettre l'arme dans son dos, non pas parce qu'il le fait mais parce que sa voix change légèrement en le faisant, comme si cela le gênait. Finalement on pourrait dire qu'elle le regarde comme un prédateur jaugeant sa proie pour y trouver une faiblesse, surtout qu'elle sait très bien que son regard peut peser par moment. Ce qui ne l'aura pas empêchée d'écouter de bout en bout ce qu'il lui aura répondu, ne l'interrompt pas une seule fois, elle prend la parole qu'une fois qu'il a terminé et qu'il se tient les bras ouvert à une quinzaine de mètres d'elle.

- Tu sais il suffit que Matthew t'ait vu éveillé pour te le demander et ne pas réveiller quelqu'un d'autre surtout que du peu qu'il a dit, chacun doit être utile, je ne pense pas qu'il réfléchisse à si il y a meilleur candidat ou pas, surtout que tu n'es pas toubib toi de ce que j'ai entendu dire. Tout comme ne t'en fait pas qu'il sait très bien que c'était moi qui était debout et qui partait en vadrouille, il a l'art et la manière de tout savoir.

Autrement dit pour Melody, Samuel a flippé d'un potentiel inconnu pour rien du tout mais peut-être que l'homme n'a pas réellement remarqué les habitudes matinales de Matthew, qu'il ne sait pas que Matthew fait une ronde du campement avant de partir en chasse et que Melody s'est levée dans ces horaires là.

- Quant à la plaine même si ce n'est pas une des zones de chasse, il y a quelques lapins qui y vivent, cela fait toujours ça en plus quand un se prend dans mes collets. Mais oui aujourd'hui je vais plus loin et je ne risque rien de plus qu'accompagné, j'y suis déjà allé, la zone est résidentielle et il n'y a qu'une dizaine de logements dans le quartier le plus proche de nous. Ce qui fait que les lieux sont éloignés les uns des autres et que l'on peut voir de loin ce qu'il s'y passe, je ne serais pas partie seule dans un secteur plus dense.

Sans le dire vraiment, c'est un moyen pour elle de signifier que la sollicitude de Samuel est sympa mais qu'elle sait ce qu'elle fait malgré tout et même en étant une femme...Car oui elle ne peut s'empêcher d'y voir une pointe de machisme dans les propos de l'homme, toutes les filles ne sont pas que des potentielles princesses en détresse qui ont besoin d'être sauvées par un preux chevalier sur son destrier blanc.

- Si tu veux quand même venir avec moi, tu es le bien venu, deux bras de plus pour porter des objets ça ne se refuse pas. Ni une arme supplémentaire d'ailleurs.

Elle termine sa phrase en esquissant rapidement un sourire, sourire qui est là pour ponctué le fait qu'elle le laisse volontairement venir avec elle. Melody a hésité quelques secondes avant de finir sa phrase et de parler arme, en effet, elle n'avait pas trop envie qu'il sache tout de suite pour son flingue mais finalement c'est un moyen de lui dire deux choses en même temps. La première c'est qu'elle n'est partie désarmée et donc qu'elle n'est pas inconsciente de qu'il se passe, au contraire même surtout avec ce qu'elle a déjà vu et vécu mais cela, il ne le sait pas. Et la seconde pour lui signifier l'air de rien, qu'elle peut se défendre de tout et même de lui si jamais il cache son jeu.

Entamant le mouvement de se tourner pour se mettre sur le côté, l'invitant ainsi à la suivre s'il accepte de venir, tout en étant déjà à moitié dans la bonne position pour redémarrer sa marche jusqu'au secteur A. Si Samuel persiste à venir avec elle, Melody attendra qu'il comble la distance les séparant avant de bouger elle même. Déjà pour pouvoir le regarder plus attentivement marcher, voir s'il a une faiblesse dans le dos comme suggéré juste avant par la voix qu'il a eu en rangeant l'arme mais aussi pour voir si le froid et le vent ne le freine pas de trop. Mais elle attendra aussi pour pouvoir choisir comment elle avancera, c'est à dire qu'une fois à sa hauteur, elle se mettra sur la gauche de Samuel pour avoir son propre côté gauche dégagé et sortir son arme au besoin et sans être gênée. Surtout qu'elle a toujours la main dans sa poche avec ses doigts qui n'ont de cesse que de caresser le métal du beretta.

Samuel Freeman

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Invité
Lun 20 Avr - 15:47
Le sourire aux lèvres et l'air toujours plus amical, le commercial écouta attentivement les répliques de Melody, accompagnant ses hochements de têtes d'un mouvement de bras évoquant ostensiblement le fait qu'il admettait les dires de la jeune femme comme un bon point de vue. Il n'avait jamais réellement discuté ni avec elle ni avec Matthew et, de ce fait, il lui semblait bien pertinent de ne pas avoir toutes les cartes en main pour totalement comprendre la situation.

Cependant, il ne montra aucun signe de soumission, préservant sa droite stature, les pieds bien posés sur le sol, sans déporter son poids sur une jambe ou l'autre. Rien qu'avec cette position, calme, solide et plein d'énergie, il rendait la dernière phrase de Melody quasiment inutile puisqu'il était clair qu'il était venu à cette fin.

Bien sur, cela ne l'empêcha pas d'ouvrir sa grande gueule, au contraire. Ainsi, tout en rejoignant la chasseuse d'un pas décidé, il se laissa un peu aller, le ton toujours aussi léger :


"Même si je m'étais tapé une nuit blanche, je n'aurais pas put refuser une telle opportunité. On a beau avoir de l'occupation au camp, ça ne bouge pas beaucoup, on s'embourbe un peu trop dans une espèce de quotidien. Même avec un boulot comme le mien, je n'ai jamais trop aimé ça, la stabilité, ça va bien pour prendre des vacances, quand on est actifs, il faut de l'action, du mouvement... Surement un peu de drame aussi, ça maintient le corps et l'esprit en place."

Et à ce sujet, maintenant qu'il se trouvait au côté de Melody, celle-ci pouvait observer sa marche, sa posture, sa résistance à l'environnement. Surement trop enjoué et l'esprit distrait, Samuel ne prêta pas tant attention à cela. Comme tout à l'heure, il conservait une stature droite, menton dressé, si bien qu'il se trouvait plus précautionneux dans sa marche afin de ne pas buter sur un obstacle qu'il n'aurait pas vu à ses pieds. Le pas demeurait quand même ample et ne semblait aucunement freiné par une quelconque douleur, tout au plus Samuel semblait-il serrer la mâchoire de temps à autres mais cela pouvait tout aussi bien correspondre à la brise fraiche qui réveillait quelques frissons ça et là sans qu'il ne montre l'envie de se frictionner à nouveau ou de se réchauffer les mains.

Bien sur, le bavard qu'il était n'allait pas juste se contenter de marcher avec Melody pour passer toute la sortie muet comme une tombe, c'est bien pour ça qu'il repris sans trop attendre, cette fois d'un air plus posé mais pas moins sympathique :


"Il n'empêche, même dans un coin tranquille, surtout dans un coin tranquille, il vaut mieux redoubler de vigilance puisque le danger ne se montre pas aussi facilement qu'une horde de geignards. Celui qui m'a croqué, avant... Enfin avant que je ressuscite, je ne sais même pas si ça a été comme ça pour toi aussi, mais il m'a chopé alors que j'avais mis quelques bornes dans la vue à une sacré foule. Bon, je dormais debout et je n'avais déjà plus toute ma tête, mais il n'empêche, ce serait trop bête qu'un de nous se fasse surprendre quand ça ne coute pas grand chose de partir avec quelqu'un.

Non pas que je doute de tes capacités hein ? Moi je ne suis qu'un col blanc, j'imagine qu'il en faut bien plus pour fatiguer et surprendre quelqu'un comme toi ou Matthew."


A ces mots, il regarda franchement Melody, l'air bien sérieux et tout autant respectueux, désirant très visiblement s'assurer que ses paroles ne puissent pas être interprétées de travers. A nouveau, il avait bien conscience de se trouver en compagnie d'une personne qui avait une mentalité bien différente de la sienne en plus d'être quelqu'un qui n'avait, de manière évidente, aucune intention de se laisser marcher sur les pieds ou de rendre les armes, aussi était-il vital de mettre de côté tout orgueil mal placé. De là à tenir le rythme si elle se mettait à lui lancer des piques, rien n'était moins sur... Mais il ne comptait pas du tout démarrer les hostilités, encore moins de manière involontaire.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 17:13
Quoiqu'il en pense ou plutôt quoi qu'en montre sa posture avant qu'il ne la rejoigne, il a tord aux yeux de la brune, l'invitation officielle était nécessaire. Quelque part il est l'étranger qui débarque sur son territoire à elle, qui doit montrer patte blanche, se faire accepter dans les parages au risque de déclencher quelque chose qu'il pourrait regretter, après tout ce n'était pas gagné qu'elle le laisse venir avec elle. Elle aurait pu lui demander de faire demi-tour, de la laisser tranquille et en cas de refus, elle aurait plus qu'insisté et pas forcément gentiment ou alors elle aurait elle même fait demi-tour. Un comportement typiquement animal si on y réfléchit bien, un peu comme si la partie reptilienne du cerveau de la brune s'était activé à la place du reste, en imagé cela donnerait la louve solitaire qui jauge le jeune loup mâle et ses capacités. Mais bien entendu cela peut être plus difficile à comprendre pour Samuel alors que Melody a déjà remarqué qu'ils sont fort différents l'un de l'autre même si elle ne sait pas précisément jusqu’où, c'est plus une intuition qu'autre chose en cet instant.

Se décidant bien vite à la rejoindre, il se remet à parler un peu comme s'il voulait se justifier de sa présence une nouvelle fois. Alors qu'il termine de la rejoindre, elle ne peut s'empêcher cette fois-ci de lui répondre directement.

- Je ne sais pas ce que tu faisais avant tout ça mais pour ma part c'est bien pour ça que je ne reste que très peu au campement, je n'ai pratiquement jamais pu rester en place. Enfin cela vient aussi de mon éducation sans nul doute, j'ai cette habitude là.

Ne disant que peu de chose au final uniquement parce qu'elle n'a pas envie de froisser son vis à vis en faisant une allusion douteuse sur les bureaucrates et leur manie de se penser sportif tout ça parce qu'ils ne restent pas chez eux le week-end. Oui elle évite cela puisque les vêtements de l'homme suggèrent qu'il en était un de bureaucrate, bien qu'en même temps il pouvait être autre chose et n'avoir rien trouvé mieux comme affaires pour se changer. Bien que là encore si elle étudie totalement les quelques signes qu'il montre, elle est sûre de ne pas tomber loin de la vérité, il se montre trop aimable pour être honnête et elle a trop vu faire son défunt mari aussi et sa capacité à mettre tout le monde dans son camp par des sourires, des politesses et tout ce qui va avec.

Tout à son étude de la démarche de Samuel, elle l'écoute reprendre la parole pour en remettre une couche sur les dangers du coin et évoquer la mort qu'il a eu et voilà qu'il a des mots la faisant sourire brièvement de nouveau "col blanc", même si son sourire laisse aussitôt la place à un claquement de langue désapprobateur. Que pense t-il donc ? Que parce qu'on voit que Matthew et elle ont l'habitude d'être dehors, ils n'ont jamais ouvert un livre ? Ils n'ont jamais fait d'études ? Certes elle ne saurait le dire pour Matthew mais pour elle c'est loin d'être le cas au contraire même. Samuel serait-il du genre à juger les gens comme ça sans les connaitre ? Bon certes, elle ne porte pas ses études gravées sur son front, c'est sans doute cela qui l'empêche de lui répondre sèchement et qui lui fait éluder la dernière partie de ses propos.

- J'étais seule et entrain de semer une meute de zombies quand un autre m'est tombé dessus, il a eu le temps de me mordre au cou avant que je ne le tue...mais cela s'est passé en ville, je n'avais pas l'avantage du terrain où on est, un terrain dégagé ou tu vois de loin ce qui approche. Tout comme un autre d'entre nous était en groupe quand ça lui est arrivé. Donc tu vois seul ou accompagné, quand c'est ton heure, ça l'est, tu n'y peux rien.

Elle n'a pas l'intention de céder, oui partir seule est dangereux mais partir en groupe l'est tout autant. À quoi bon flipper d'avance pour ce qui pourrait arriver du moins avec des zombies, vu qu'ils ne sont jamais à l'abri d'autres survivants tel que les hommes du Marchand par exemple.

Maintenant qu'elle l'a bien regardé marcher, elle s'arrête et sort la main de sa poche, joignant ses mains devant elle pour lui montrer qu'elle n'a rien dedans et elle approche de lui. S'il ne lui résiste pas, elle lui abaissera quelque peu la tête, joignant la parole à son geste.

- Tu regarde trop au loin, comme ça tu n'as aucune idée de ce qu'il y a sous tes pieds. Comme je viens de faire est le mieux, tu garde la tête plus ou moins droite mais surtout tu vois mieux le sol devant toi, ton regard balaye le sol pour y voir les éventuels obstacles et tu peux quand même continuer et à voir plus loin et à regarder quelqu'un proche de toi. Regarde moi, je suis plus petite que toi, pas une fois je n'ai levé le nez vers toi pendant qu'on marchait et pourtant je t'ai toujours regardé tout en avançant et en sachant ce qu'il y a devant nous. Oui c'est un coup à prendre mais il n'y a pas que le regard pour cela.

Elle continu en lui expliquant que tout en restant droit s'il le veut, il n'est pas assez souple et dans ses jambes et dans son dos, que dans sa démarche il va contre le relief du sol au lieu de l'épouser. Comme il est un homme, elle compare cela aux amortisseurs des voitures, trop souple ou trop dur et toute la voiture en pâtit. Qu'il doit trouver la bonne position, allant même jusqu'à lui montrer elle même en adoptant plus exagérément la bonne position à avoir, elle pourrait lui montrer sur lui en lui faisant adopter la position mais il doit trouver par lui même le bon point d'appui pour arriver à cette démarche souple qu'elle arbore en permanence. Terminant ses explications sur une pointe d'humour.

- Il ferait moins froid, je te piquerais tes chaussures, croit moi au bout de dix cailloux entrant dans ta voute plantaire, tu trouverais comment avancer sans qu'ils te chatouillent.


Ses explications sont-elles un moyen de lui faire comprendre que sans être un "col blanc", elle a des choses à lui apprendre ? Peut-être bien qui sait.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 18:15
Melody eut alors une remarque sur le fait que solitaire ou groupé, l'humain s'expose toujours à certains risques et, sans montrer la même approbation que précédemment, Samuel daigna acquiescer en se mordant la lèvre inférieure, sans même y penser. Il y avait certaines choses qui ne pouvaient ou ne devaient pas être acceptées mais il aurait eut tort de répliquer, de ne pas faire patte blanche sur un sujet où les différentes opinions se valaient généralement autant les unes que les autres.

Quoi qu'il en soit, la conversation s'étant plus retournée vers le sérieux et la gravité de leur situation, cela le tira de sa distraction et de sa légèreté, assez pour noter avec attention les mouvements de la jeune femme jusqu'à ce quelle ne le surprenne un peu en se rapprochant pour lui donner quelques instructions à propos de sa marche qui, à n'en pas douter, conservait tous les attributs de celle d'un homme de la ville.

Il sembla un peu désapprouver le contact de la survivante mais n'eut aucun mouvement défensif ou agressif, et ce sans aucun doute grâce à l'attitude et aux explications de cette dernière, bien loin d'un sermon auquel il aurait put s'attendre de sa part pour montrer un aspect un tantinet pédagogique, ce à quoi il sembla assez réceptif malgré la difficulté évidente avec laquelle il devait réprimer d'aussi vieilles habitudes.

Malgré sa désapprobation initiale, Samuel se laissa un tantinet aller, assez pour reprendre un fin sourire à l'idée de se retrouver à marcher pied nus dans la campagne, lui qui n'avait quasiment pas retiré ses chaussures depuis son réveil.


"L'idée est originale mais je préfère encore tu me laisses le temps d'imprimer tes instructions et prendre l'habitude de les mettre en pratique. Ensuite, c'est bien par ce que je te suivais que je me retrouve sur un terrain non-goudronné. Attends qu'on arrive sur une route ou dans un bâtiment, tu verras, je suis totalement à l'aise.

Après, c'est surtout des postures qui sont faites pour communiquer avec d'autres êtres humains. Je ne sais pas si cela pourra encore servir de nos jours, mais j'imagine que la bonne manière de se tenir et d'observer son interlocuteur peut encore changer les choses dans le monde ou nous nous trouvons.

Ha... Je suis un dinosaure qui dois s'habituer au règne des autres espèces."


Il poussa un léger soupire, pas très sérieux cela dit. Cependant, un simple regard sur la jeune femme puis sur les rayons du soleil levant le poussa à reprendre un ton plus neutre. Il désirait clairement éviter d'avoir l'air grave ou angoissé mais, au final, il se donnait surtout l'air de poser une question toute banale.

"Tu crois que ce n'était pas notre heure ? J'suis pas vraiment déterministe, je ne crois pas au destin ni vraiment à Dieu mais... C'est quand même dingue ce qu'il se passe, encore plus que cette épidémie. Mais surtout, qu'on se retrouvent tous comme ça un peu au même endroit alors qu'on vient de loin. Je suis mort près de la frontière et j'ignore comment j'ai put arriver jusque là.

Même... Si je m'étais transformé et que j'avais juste erré, il m'aurait fallut bien plus de temps pour arriver jusque dans le coin. C'est un truc de fou, au moins aussi fou que de voir les morts marcher. T'en penses quoi toi ?"


A ces mots, il tourna franchement la tête vers Melody, observant attentivement son visage afin d'y déceler au moins ses sentiments à propos de ces questions quitte à ce quelle ne veuille pas trop en parler. La dernière fois qu'il avait tenté le coup chez le fermier, même en blaguant, réfléchir la dessus n'était pas super bien passé, aussi préférait-il s'assurer de glaner au moins quelques bribes de quelque chose, comprendre pourquoi cela pourrait gêner les autres d'en parler... Peut-être même se demander si il ne serait pas le seul à se questionner par d'autres en sauraient déjà beaucoup plus que lui.

Bref... Il observe Melody par ce qu'il se sent un petit peu paranoïaque quand il en vient à ce sujet de conversation.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 19:34
Samuel la laisse faire et du côté de Melody, il a même l'air de finir par apprécier les explications en tout cas il n'est plus sur la réserve comme au début quand elle l'a brièvement touché. Écoutant tout sagement en essayant d'assimiler les explications qu'elle lui donne, il montre une certaine forme d'appréciation de la pointe d'humour qu'elle a eu. Ce qui ne l'empêche pas de repartir sérieusement dans ses paroles presque aussitôt, elle en vient à se demander si c'est l'apocalypse qui lui fait cela ou s'il a toujours été sérieux ainsi, les deux solutions se tiennent au final qui sait ce qu'il a vécu ou ce qu'il faisait avant tout ça. Melody remet un peu de distance entre lui et elle, sa main gauche regagnant sa poche tranquillement pour y sentir le contact du métal de l'arme, elle se surprend à en être soulagée quelque peu, signe qu'elle que la méfiance est toujours de mise malgré tout. Elle hoche la tête dès ses premières paroles pour lui signifier que oui il doit s'entraîner, attendant qu'il est terminé pour prendre la parole.

- En effet tu dois t'entraîner et je ne doute pas que tu es à l'aise sur le goudron et dans les bâtiments mais même là pense à garder cette démarche souple, cela t'évitera de faire du bruit même sur ce genre de surfaces planes ou on peut se dire que tout ira bien.  Bien sûr que certaines postures sont encore de mises, mais l'une n'empêche pas l'autre, tu verras qu'une fois habitué tu pourras tout à fait te tenir entièrement droit sans pour autant en être raide, en vérité tu n'y feras même plus attention.

Du point de vue de la brune, elle trouve que les gens trop raides ne donnent pas une bonne image d'eux, qu'ils se forcent pour donner le change, que quelqu'un qui a une démarche souple l'a toujours même s'il n'a plus besoin de regarder le sol et que cela lui confère encore plus d'assurance.

Elle termine à peine de parler que Samuel enchaîne sur un sujet jugé encore plus sérieux de ce qu'elle a pu voir par les autres du campement, pourtant ils sont tous dans le même bain, ils devraient tous se poser ce genre de questions. Bon il l'aborde d'une manière particulière et surtout il la regarde avec insistance dans l'attente de sa réponse. Elle prend quelques instants pour y réfléchir avant de se lancer dans sa réponse.

- J'y ai pensé aussi au fait d'errer en tant que zombie mais rien n'est cohérent pour cette version, déjà comme tu dis il nous aurait fallu bien plus de temps pour faire le chemin et pourquoi on se retrouverait tous là ? Cela n'a pas de sens, surtout qu'on voit bien que les zombies n'ont pas d'autre but que bouffer les vivants.
Elle plisse quelque peu le nez en faisant cette allusion. Je ne sais pas pour toi mais de ce que je sais, on s'est tous réveillé au milieu de nul part ou presque, dans un périmètre proche et surtout le plus étrange...les objets disposés près de nous, sans compter que tu crois vraiment qu'on se serait réveillé en ayant la peau aussi propre que si on sortait du bain et sans plus aucune cicatrice ? Je pense plutôt qu'on a été déposé dans les parages par quelqu'un ou quelque chose. La brune lève les yeux vers le ciel au moment ou elle prononce le "quelque chose", parle t-elle d'un dieu quelconque ou d'autre chose de plus fou... Mais va savoir pourquoi, la thèse la plus logique serait qu'on a été guérit mais comment...Et pourquoi relâché dans la nature comme ça quoi...

Elle termine en faisant une légère moue là pour marquer le fait qu'elle a souvent songé aux évènements et qu'elle a beau les tourner et les retourner dans tout les sens, rien n'y fait, elle n'a toujours pas la moindre esquisse de réponse. Sa moue se transforme en léger soupir alors qu'elle hausse les épaules avant de finalement ajouter.

- On le saura bien assez tôt je pense, rien n'arrive sans raison, on trouvera forcément ce qu'il se passe.


La brune se remet à avancer tranquillement, après tout ils peuvent bien discuter tout en marchant surtout qu'il n'y a aucun zombie dans les parages pour le moment, ni aucun signe de quoi que se soit même pas une piste de lapin. À peine quelques mètres plus loin, sa voix se fait de nouveau entendre, puisqu'ils sont sur le sujet résurrection, elle se doit de lui poser une question.

- D'après Matthew on a tous vécu un retour chez les vivants et des bruits qui circulent, certains sont revenus avec un pouvoir. Tu en as un toi ?

Melody n'a pas loupé les étonnant essais d'Harvey pour trouver le sien, Ricky lui a aussi parlé du doc James qui en aurait un. C'est finalement cela le truc le plus étrange dans leur retour : un pouvoir qui apparait du jour au lendemain. Et elle ne peut s'empêcher de se dire que si tout le monde en a un, ce n'est pas une simple guérison miraculeuse qu'ils auront vécus mais qu'ils auront vraiment subit une modification génétique.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 21:20
Tout en gardant l’œil sur Melody, plus attentif que jamais, son interlocuteur se contenta de passer sa main gauche sur sa bouche et son menton, frottant doucement les poils drus de son visage. Quelques part, il éprouvait un énorme soulagement d'entendre une telle théorie hors de sa propre tête, la preuve que tout ce qu'il avait vécu n'avait pas finis par lui tordre l'esprit, qu'il était encore capable d'une pensée cohérente, même si elle lui paraissait farfelue... Même si ce n'est qu'à peine aussi farfelu que l'idée d'être dans un monde peuplé de morts-vivants.

Bien sur, il acquiesça largement aux dires de la jeune femme, lui qui n'aurait pas put mieux la soutenir tant cela rejoignait son propre ressentis. Ce n'est qu'arrivé à une autre question qu'il détourna le regard. Il lui fallut bien une demi-minute pour se décider à parler après s'être un peu frictionné. Sa voix fut hésitante, le ton un peu absent et perdu.


"Eh bien... Je n'en suis pas certain. Depuis que je suis allé avec Wolf chercher Mélina et... Zut, son nom, hem... Tant pis, bref, depuis cette sortie, il m'arrive d'avoir de violentes migraines. Ca arrive, comme ça, sans prévenir à priori, et quand ça va enfin mieux, d'un coup..."

Toujours en train de marcher, Samuel haussa les épaules, mimant comme une sphère d'énergie qu'il resserrerait entre ses deux mains ouvertes.

"Je voit des trucs vraiment bizarres. La première fois, j'étais un peu acculé par des zombies et puis, d'un coup, je les voit comme si... Comme si un type les avaient tous bousculé. Enfin non, pas comme ça, pas exactement en fait. Ils se sont tous écroulés comme si quelqu'un les avaient tirés à lui depuis le même endroit, tous en même temps.

Et... Ben ensuite, j'ai vu des masses d'eau quitter le lac, s'élever un peu puis retomber sans que je me l'explique. C'était peut-être moi, un rapport avec mes migraines mais je n'en sait rien, dans les trois cas, je n'ai rien vraiment contrôlé par moi-même tu vois ?"


L'air un tantinet gêné à présent, il riva son regard autant sur l'horizon que le sol, essayant de s'appliquer pour éviter de se fatiguer inutilement durant la marche. Cependant, il ne put visiblement se retenir de retourner la question à son interlocutrice, trop curieux sur un tel sujet pour se livrer sans en demander autant de la part de la questionneuse.

"Et toi ? Tu as eu des trucs comme ça ? Des migraines un peu comme lors de ton réveil, enfin, si c'était pareil que pour moi et Ivy, surtout Ivy d'ailleurs. Ça fait mal un peu pareil comme si quelque chose se passait dans la tête."

Au passage, l'on notera à quel point l'éloquence du jeune homme semblait avoir baissée à l'instant, comme si il se montrait alors bien moins capable de s'expliquer clairement, de manière réfléchie. Peut-être un signe de stress, à moins qu'il ne soit juste totalement déboussolé par le sujet, ce qui n'aurait absolument rien d'étonnant.

Enfin, même si cette nouvelle question attisait sa curiosité, sa gène le poussa visiblement à éviter le contact visuel avec son interlocutrice. Il ne désirait pas lire sur son visage ce quelle pouvait penser de ce qu'il lui disait, et surtout pour ne pas pouvoir y deceler de l'incrédulité, la même incrédulité qui l'habita en assistant à ces étranges phénomènes."
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