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[CFJ, A, 2] Retour au Secteur A - 10/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 20 Avr - 23:27
La théorie qu'elle expose à Samuel ne trouve aucune réponse verbale mais qui en a besoin en voyant la réaction qu'il a et sa manière d’acquiescer franchement à ce qu'elle lui dit. En cet instant, il y a au moins une chose de positive à ce duo improvisé, elle aura trouvé au moins une personne qui pense comme elle, tout du moins sur une partie, concernant leur évènement commun à tous. Oui bon certains détails changent d'une personne à l'autre, comme le lieu de la mort ou le lieu de réveil mais chaque histoire se ressemble grandement, même si elle ne les connait pas toutes. Ce n'est qu'à la question du pouvoir où l'attitude de l'homme change, en premier lieu il détourne le regard puis sa voix se fait entendre, une voix qui a perdue de son assurance, de sa superbe. Samuel semble perturbé avant même de lui répondre, sensation qui ne fait qu'augmenter à mesure qu'il parle de manière décousue.

Melody continu de l'observer tout le temps qu'il parle et quand enfin il termine, le silence s'installe entre eux, non pas qu'elle soit gênée ou qu'elle ne veuille pas répondre mais plutôt parce qu'elle part dans une réflexion intense pour analyser ce que Samuel lui a dit. Oh bien sûr, elle peut facilement lui répondre pour la partie la concernant mais il y a tout le reste qui nécessite d'être un minimum assimilé. Et surtout qui la renvoie à certaines pensées qu'elle a eu pour elle même et les réactions qu'elle aurait si elle se découvrait un pouvoir. Sa main droite venant jouer avec une mèche de ses cheveux, tandis que son nez se plisse et qu'une moue va et vient sur son visage. Ils marchent ainsi pendant trois ou quatre minutes, le temps qu'elle mette en ordre les faits lui passant par la tête puis sa voix se fait entendre.

- La migraine du réveil je connais oui...Mais non je n'ai pas de pouvoir enfin pas que je sache, ça viendra sans doute vu qu'on a l'air d'être tous logés à la même enseigne. Concernant ce que tu m'as décrit, ça m'a fait penser à ce que je voyais petite dans certains films ou séries, des trucs de sorcière ou de super héros. Enfin j'y connais pas grand chose à tout ça au final, je regardais que pour être avec mon frère mais j'ai jamais rien retenu des histoires, juste je me rappelle d'Iron Man, je trouvais l'acteur mignon.

Elle termine en ayant un bref rire, elle sait très bien que ce qu'elle vient de dire peut être hors propos. Mais elle a prit le parti d'aborder les choses ainsi en les dédramatisant en voyant à quel point Samuel est mal à l'aise, cela le détendra peut-être au moins un peu. Et puis cela lui évite de penser à son propre cas et les réactions qu'elle pourrait avoir si un pouvoir se déclenche en elle. Nul doute qu'elle en sera perturbée elle aussi, ce n'est pas quelque de facile à comprendre et assimiler, sans compter que suivant ce que c'est comme pouvoir cela peut faire peur aussi. Ou qui sait, entraîner l'inverse et réagir en gamin content d'avoir un nouveau jouet, bien que Melody sait très bien que cela ne serait pas son cas.

- Plus sérieusement, as-tu essayé de déclencher ces phénomènes volontairement en y pensant et les voulant ? Et ce malgré la migraine, ce qui d'ailleurs la ferait peut-être passer. Essayer de maitriser les choses pour mieux les cerner, les appréhender et les assimiler, je pense que c'est que je tenterais de faire si cela m'arrive !

Terminant en délaissant ses cheveux de la main droite pour venir faire un signe comme si elle chassait de l'air et ce dans l'intention de lui dire "au final rien est grave". Bien que cela soit vrai, c'est faux en même temps, c'est quelque chose d'important, une donnée qui peut modifier bien des choses et pour laquelle elle comprend totalement que cela soit grave pour celui qui la vit. Preuve qu'elle sait très bien ce qu'il se passe : sa main gauche s'était légèrement crispée sur son beretta pendant qu'elle parlait même si c'est un signe qui n'est pas visible puisqu'elle a la main en poche.

Leur discussion et leur marche les a mené à la frontière entre la plaine et le secteur A, ayant choisi une autre orientation que la dernière fois, la maison qu'elle a visité avec Rani et Seth se trouve à leur gauche et devant à une bonne centaine de mètres, une des autres habitation aux airs de petite ferme avec ses trois bâtiments.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 21 Avr - 11:40
Toujours perturbé par le sujet, Samuel n'en tenta pas moins de retrouver ses moyens en rationalisant un peu plus ses idées avec l'aide de la comparaison faites par Melody. Pour être franc, la chose ne fut pas suffisante pour lui tirer un sourire ou un regard plus tranquille mais elle faisait son effet, à l'intérieur de sa tête. La chose était sans doute un peu ridicule, et pour cause, elle se rapprochait énormément de ce que Harvey devait avoir eu en tête ces derniers temps mais le coup typique de devoir assumer une différence à la manière d'un super-héros de comics avait quand même quelque chose d'apaisant.

Ainsi, c'est l'esprit plus tranquille et à nouveau en pleine possession de ses moyens que le jeune homme répondit à son interlocutrice. Bien sur, il n'en était pas à retrouver un air enjoué, mais la voix était de nouveau claire, sans hésitation, franche et assurée même si, en échange, elle eut sans doute l'air un tantinet monotone :


"A vrai dire, c'est encore trop récent pour avoir put tenter quoi que ce soit. J'ai saisis la corrélation entre ma migraine et ces phénomènes mais la migraine elle-même n'a pas l'air d'être la cause de ceci, seulement un effet secondaire. C'est comme si la tête, trop pleine de ce quelque chose qui me permet d’interagir avec mon environnement, devait soit relâcher la pression, soit exploser.

Évidemment, avec l'habitude, ce doit pouvoir être maitrisé. Pour l'heure, c'est intéressant mais je suis occupé à d'autres choses si bien que je n'ai eu que ces épisodes là qui se sont produits d'une manière quelques peu anarchiques. C'est surement un coup de chance que je ne me soit pas renversé tout seul au milieu de la Horde lors de la mission de récupération."


A peine terminé, il se montra plus attentif aux maisons proches. Enfin, la longue marche était terminée pour le moment et allait laisser place à de la fouille, quelque chose qui plaisait bien plus à Samuel, un peu comme si c'était une sorte de noël du survivant. Bien sur, malgré cette allégresse un peu visible sur son visage tiré par la fatigue, il dégaina doucement son arme pour la conserver dans sa main gauche, sans relever la sécurité.

De là, il regarda franchement Melody. Ils continuaient de marcher mais cela ne l'empêchait pas de se poser des questions.


"Je crois me souvenir... Le coin, "pas trop de zombie", c'est ça ? Mais "pas trop", c'est un ou deux qui se baladaient sur l'horizon ou un ou deux dans chaque maison ? Par ce que bon, on est plutôt limités quand même et contre toute attente, ce n'est pas trop mon truc d'attraper des objets du quotidien pour fracasser des crânes avec.

Entre nous, c'est tellement plus propre avec une arme à feu que je suis trop content d'être revenu en enfer avec celle-ci. Elle n'est pas aussi bien que mon vieux .45 mais je le lui pardonne volontiers. J'espère quand même pouvoir retourner le chercher un jour... Je l'ai caché avant de tomber dans les pommes, mais bon..."


Ben oui, il pose une question mais il s’étend quand même pendant quarante secondes avec ses petites histoires, c'est un bavard, il ne faut pas l'oublier !

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 21 Avr - 13:56
Melody est contente d'elle, la manière dont elle a abordé les choses à l'air de faire son effet, les traits de Samuel se détendent à mesure qu'elle parle et lorsqu'il reprend la parole sa voix revient à la normale. Même si son ton reste neutre, sans grande intonation, mais au moins ses paroles ne sont plus décousues et il montre même qu'il y a réfléchit plus posément qu'il ne le suggérait juste avant, c'est le principal au final. Elle hoche la tête pour lui signifier qu'elle saisit ce qu'il lui explique, son regard émeraude restant tourné vers les bâtiments devant eux, son attention occupée à repérer les lieux.

- Si à l'avenir tu as besoin d'en parler, hésite pas, à défaut d'avoir les bonnes réponses, je sais écouter. Tu as trouvé quoi de plus intéressant ?

Elle lui lance un rapide coup d'oeil en posant sa question, juste assez pour pouvoir voir comme il l’accueille avant d'en revenir aux bâtiments. Ostensiblement Melody ralentit son pas, son regard balayant le sol devant eux, les bâtiments au loin et ainsi de suite alors que sa démarche se fait encore plus féline qu'avant, pouvant donner la sensation que ses pieds ne touchent que peu le sol. Et ce dans l'unique but de la prudence nécessaire, ce qui ne l'empêche pas de répondre à Samuel bien qu'il pourra noter qu'elle est à la limite du murmure.

- On a pu visiter qu'une seule maison, en tout on avait vu cinq zombies, les quatre, qui dérangeaient, sont morts dont deux de ma main. Pour ma part, je préfère user d'arme blanche ou de ce qui me passe sous la main plutôt que de ça.

En disant cela, la brune fait un signe de la main vers l'arme de Samuel, preuve qu'elle a bien remarqué qu'il a sorti la sienne sans même avoir l'air de l'avoir remarqué. De nouveau, elle le regarde brièvement avant de poursuivre ses paroles, ses yeux en revenant au reste du paysage.

- Et tu devrais songer à la même chose, tu n'as pas silencieux sur ton beretta, c'est un coup à rameuter encore plus de zombies ou des survivants indésirables si tu vois de quoi je parle. Mon arme n'est là qu'en cas d'extrême urgence et à choisir j'aimerai bien la troquer contre une arbalète comme Matthew a, puissance et silence quoi demander de mieux...

Certains y voient un gros inconvénient à une arbalète ou même un arc : les carreaux ou flèches qu'il faut ensuite aller récupérer. Certes sauf qu'en plus du bruit, une arme à feu, une fois vide, tu ne peux pas récupérer les balles et avec l'apocalypse, il est quand même plus aisé de fabriquer des carreaux ou flèches que des balles. Sans compter qu'à partir du moment ou tu récupère tes munitions, elles sont infinies...Oui pour Melody c'est le meilleur truc qui soit quand il faut rester silencieux, bon après c'est sûr que si tu n'as pas besoin du silence, c'est une autre question.

Alors qu'ils marchent encore, s'approchant des bâtiments de plus en plus, Melody se stoppe net et vient poser son index sur ses lèvres en signe de demande de silence total. Elle plisse les yeux, pour essayer de mieux voir l'objet de son attention dirigée vers un buisson contre un des bâtiments, le plus éloigné d'eux, elle est presque certaine d'avoir vu bouger quelque chose par là. Réalité ou un tour de son imagination ? Humain, zombie ou simple animal ? Le temps reste en suspend pendant une bonne minute voir deux avant qu'un soupir ne franchisse ses lèvres, tournant son visage vers Samuel, elle esquisse un sourire.

- Désolée, j'ai cru voir quelque chose bouger.


Oui, elle s'excuse et ce parce qu'elle se dit qu'elle a pu foutre la trouille à Samuel en agissant ainsi même s'il devrait comprendre aisément qu'il vaut mieux trop de prudence que pas assez. Surtout en lui ayant fait un mini sermon tout à l'heure sur le fait de partir seule et que ce n'est pas bien.

Maintenant qu'ils sont plus proches, ils peuvent mieux appréhender les bâtiments devant eux et effectivement la maison à des airs de ferme avec sa disposition en U. L'habitation principale, reconnaissable à ses fenêtres, portes et forme générale, au plus loin ce qui devait être une grange avec par derrière, une sorte de petit parc clôturé par une palissade en mauvais état. Et au plus près d'eux, un bâtiment passant pour un garage de prime abord.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 21 Avr - 17:56
Plus tranquille, le jeune homme avançait alors avec bien plus d'aisance, plus détendu également, cela se voyait notamment sur son arme qu'il cramponnait sans crispation. Soit il commençait juste à se sentir mieux, soit le contact du pistolet l'apaisait naturellement. Dans les deux cas, cela l'aide visiblement à demeurer attentif aux remarques de Melody quoi qu'il ait manqué, consciemment ou pas, de répondre à l'une de ses questions. Le doute quant au fait d'avoir esquivé la question ou de l'avoir manqué se trouve être assez flagrant étant donné sa quasi-absence de réaction, tout au juste un regard vers le ciel qui commençait à être très convenablement éclairé.

Cependant, il ne manqua pas de rebondir sur sa remarque à propos de sa pétoire. Cette fois, c'était un terrain où il était assuré de son opinion et de ses choix.


"Chacun ses gouts, mais l'usage d'un silencieux ne nous aiderait pas tellement, quel que soit l'endroit. On a beau dissiper le son, le rendre plus diffus et un peu moins perceptibles, ça porte toujours trop loin, surtout avec celle-là. Ça me fait d'autant plus regretter mon .45, le bang supersonique, c'est ce qu'il y a de pire, que ce soit une question de discrétion ou de santé.

Évidemment, ça ne s'utilise pas à tort et à travers, même avec des vivants, mais cela possède des avantages indéniables. Même un fusil d'assaut se manipule très facilement et permet de faire de jolis cartons entre des mains patientes. Moi aussi j'aime bien l'arbalète de Matthew, mais je l'aime comme j'aimerais bien être dans le clocher d'une cathédrale de la Place Rouge avec un vieux Springfield, juste pour le plaisir du tir, pas pour me balader avec et en faire ma principale ar..."


Il se stoppa aussi sec au signe de Melody, ne cherchant ni à discuter ni à comprendre, il s’exécuta simplement, redressant ses bras afin de pouvoir plus rapidement cibler en cas de danger. Malgré la longue attente, à aucun moment il n'ouvrit la bouche, ne se permettant que quelques regards sur la jeune femme pour s'assurer de ce quelle observait et ainsi pouvoir également guetter ce quelle avait été la première à distinguer.

Et puis, finalement, elle se détendit et s'excusa, faisant également sourire Samuel qui lui fit signe de la main droite, comme si il balayait gentiment ces excuses dont il n'a pas besoin.


"Allons, je préfère encore m'arrêter pour rien qu'avoir une mauvaise surprise. Tant que tu n'hallucines pas à cause d'un SSPT... J'te le souhaite pas d'ailleurs, on a vu des civils devenir complètement cinglés après seulement avoir vu une agression dans la rue, incapable de discerner les vivants des morts, ou bien se prenant carrement pour des morts.

J'ai failli me faire descendre par un gamin comme ça, il était convaincu d'avoir entendu du bruit et il a voulu nous voler une arme pour tirer sur ceux qui dormaient, dont moi pour le coup. Il s'est enfui du coin à la nage."


Le jeune homme soupira par le nez, comme si ce souvenir lui semblait sans teinte, ni joyeux, ni triste. Il cligna rapidement des yeux et observa plus attentivement la maisonnée. Le tout semblait être globalement en bon état, ni renforcé, ni détruit et il était encore trop tôt pour qu'on puisse y observer le moindre délabrement. Cette vision lui attira un joli sourire, cela lui rappelait un petit peu le coin où il s'était réveillé. Il y avait bien eu quelques évènements inquiétants et tristes, mais cela ne pouvait effacer la joie de se sentir aussi vivant, d'avoir un bon repas, de rencontrer des gens civilisés.

Voila tout ce que pouvait lui inspirer une maison en campagne, au fond, peut-être que ce sentiment de sécurité aurait du être réprimé, et quelques part, il le modérait déjà en demeurant prudent et attentif, mais c'était quelques part plus fort que lui. Le coin était joli, il n'y avait aucun danger et la résidence était telle qu'on aurait put y voir des gens s'affairer dedans sans être plus surpris que ça dans ce tableau.

Heureusement, le contexte ne s'effaçait pas, il n'y avait que le vent sifflant, le soleil pâle. La nature était toujours aussi silencieuse, comme si il lui fallait respecter l'idée que le monde soit déjà mort, cette sensation là ne permettrait jamais d'oublier le monde dans lequel ils vivent.


"Je suis d'avis que l'on inspecte tout le coin avant de prendre le temps de fouiller. Mais comme tu pensais y aller seule, tu as peut-être une meilleure idée, ton avis ?"

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 21 Avr - 19:53
Melody a parfaitement remarqué que Samuel a évité sa question mais elle ne s'en formalise pas plus que cela, certes elle aurait voulu savoir par simple curiosité mais il n'y a rien de vital là dedans et elle comprend parfaitement qu'il puisse avoir son jardin secret comme on dit. Tout comme la réplique qu'il a sur les armes n'entraine pas plus de réactions que cela, à peine un haussement d'épaule pour signifier "chacun pense ce qu'il veut". Ils ont deux visions éloignées l'une de l'autre mais là encore pas de quoi en faire un débat sans fin ou les esprits peuvent très vite s'échauffer. Surtout qu'au final, elle est sûre et certaine qu'aucun des deux n'aurait changé d'avis, ce qui fait qu'elle reste persuadée d'avoir visé juste dans ce qu'elle lui a dit. Bien que l'homme a l'air de connaitre mieux qu'elle les armes à feu, ce qui en soit n'est pas difficile puisque le beretta qu'elle a en poche n'est que la deuxième arme à feu qu'elle tient aussi longtemps, la première étant son arme de service. Enfin deux cela est un peu restreindre ce qu'elle a pu faire mais l'idée reste là quand même, elle n'y connait pas grand chose.

À ses excuses, il lui raconte une histoire au lieu de se contenter de sa première phrase, elle arque un sourcil en l'écoutant, n'étant pas sûre de tout bien piger sur ce coup là, parle t-il d'un évènement avant ou après l'apocalypse ? Elle dirait pendant ou après à bien analyser le truc. À cet instant Melody réalise que l'homme parle énormément, une vraie pipelette...Et après on dit des femmes mais les hommes ne sont pas mieux, la brune a déjà constaté qu'ils peuvent être pire même et sans aller bien loin, qu'est-ce que son frère et son mari pouvaient l'être eux aussi. D'ailleurs, elle y pense mais Matthew, son frangin, serait ravi de trouver quelqu'un avec qui échanger sur les armes et tout le reste...S'il était là en ce moment...Cette pensée fait monter une vague de tristesse en elle et elle en déglutit avec un peu de difficulté avant de se passer la main droite sur la figure, voulant chasser cela loin de son esprit, elle ne doit pas y penser comme ça, un jour ou l'autre le frère et la soeur seront réunis, cela ne peut en être autrement !

Ses yeux verts tournés vers Samuel, ce dernier pourra sans aucun doute y lire de la tristesse voir même penser que quelques chose dans ce qu'il a dit ou fait, la fait réagir ainsi. Elle voudrait esquisser un sourire à sa question mais en est incapable pour le moment, oh bien sûr, elle pourrait se forcer et y arriver mais à quoi bon ? Cela sonnerait complétement faux donc...Toujours en murmurant à moitié, elle lui répond.

- En visuel, il n'y a rien du tout, aucun zombie à l'horizon et bien qu'il puisse y en avoir sur l'arrière de la maison ou de l'espèce de grange, cela nous ferait perdre trop de temps d'en faire le tour avant. Mieux vaut qu'on reste prudent et qu'on avance aussi silencieusement que possible et puis s'il y en a dans les bâtiments, on le saura vite. Sans compter que si tu regarde bien, l'orientation du vent nous est favorable, on le prend de face depuis quelques minutes donc notre odeur n'est pas portée en avant.

À son tour de parler d'un ton monocorde, ses yeux n'ayant pas quittés l'homme pour une fois, elle pourra facilement voir sa réaction de nouveau et ce même si elle imprime le mouvement pour qu'ils repartent en avant.

Son regard se reportant devant eux, elle continu à balayer les environs qu'ils soient proches ou plus éloignés, marchant tranquillement tout en écoutant ce que peut lui dire ou non Samuel, bien que pour le moment, ils n'ont pas besoin d'avoir un silence total. Ils leur restaient une bonne cinquantaine de mètres avant de rejoindre la petite route goudronnée qui les mènera ensuite à la cour de la maison, la distance est rapidement comblée. Et si comme il le disait tout à l'heure, Samuel doit être content de retrouver du goudron sous ses pieds, l'attention de Melody part sur autre chose le long de la petite route et lui fait plisser les yeux.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 1:58
Pour le coup, il fut des plus désappointé de se voir rendu un tel visage si bien qu'il resta légèrement bouche bée pendant quelle parlait, comme si il allait être assez bête pour lâcher des excuses ou lui demander si elle allait bien. Mais non, finalement, il se contenta de refermer son clapet et d'attendre quelle donne son avis pour réagir et, évidemment, en pensant bien à s'en aller aussi loin que possible de ce qui a put éveiller ce sentiment chez Melody.

"Moui, effectivement, je ne pensais pas à se contraindre à faire le tour de la maison, de toute façon, si il y a quelque chose à voir, on le verra par les fenêtres une fois à l'intérieur. C'est surtout à l'intérieur, même si on devraient les entendre, il vaut mieux rester ensemble. Je ne suis pas friand du "séparons nous en groupe de un", ça fait très "slasher-movie" et... Je ne sais pas si tu en as bien conscience, mais je suis l'archétype du patron casse-couille et toi de la femme forte survivante.

On est pas égaux là sur les chances de survie, ça sent le sapin et quand un canadien dit que ça sent le sapin, eh bien... Bref, on reste groupés."


Malgré le ton sérieux qu'il s'efforçait de garder pour accentuer le ridicule de sa réflexion, il ne résista pas à l'envie de montrer son sourire à la jeune femme. Pour le coup, il avait l'air de se trouver des plus spirituel, assez pour relâcher son attention et se sentir donner un coup de pied dans un objet, juste avant d'atteindre la route.

Bien sur, un minimum curieux, Samuel se stoppa et laissa sa compagne de route prendre quelques pas d'avance pendant qu'il cherchait ce dans quoi il était rentré. En quelques secondes, il aperçu un bout de caoutchouc dépasser d'une touffe d'herbe et se pencha pour le saisir et le soulever en regardant Melody.


"Les gens jettent n'importe quoi de n... Ha putain."

Serrant les dents pour expulser toute la violence de sa surprise sans se risquer à crier, il eut un vif mouvement de main qui envoya l'objet planer un instant dans les airs avant de rechuter au bord de la route dans un bruit mat, un joli biberon orné de quelques décorations qu'on auraient surement attribué à une petite fille, tout tâché de sang.

Le souffle rapide, à la fois stressé et énervé, le jeune homme pressa le pas pour rejoindre Melody, signifiant son dégout par des gestes rapides et quelques peu désordonnés ainsi que, évidemment, sa plus belle grimace qui n'aurait pas fait peur à la propriétaire supposée de l'objet de ce dégout. Les dents serrées, il agita sa langue dans sa bouche, sifflant quelques mots qui n'avaient plus aucune légèreté mais qui, ironiquement, étaient sans doute plus comiques que sa réflexion d'avant :


"Monde de merde, putain, ça détruit tout... Tout. Vivement la retraite."

Bien sur, dans le lot, tout chamboulé qu'il était, il n'avait même pas vu que la chasseuse guettait un quelque chose. Hélas, dans son état, il faudrait surement le secouer pour qu'il se rappelle que le monde ne s'arrête plus de tourner lorsqu'il a les nerfs en boule.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 12:10
Samuel a beau se vouloir sérieux et sourire, Melody trouve sa réflexion amusante mais elle n'a pas encore totalement digéré ses pensées ce qui fait qu'il ne la verra pas esquisser un sourire ou rire. Il pourra juste voir opérer dans son regard un léger changement, passant de la tristesse à plus de neutralité. Le tout fait qu'elle lui répond entièrement sérieusement.

- Pour la maison avant d'entrer on peut regarder par les fenêtres déjà, tu en as une ou il manque un rideau si tu regarde bien.

Comme quoi elle disait du chef du campement, mais elle aussi à l'art et la manière de remarquer des détails que d'autres ne notent pas tout de suite. Et encore ce n'est rien là.

- Et sinon en ouvrant les portes des bâtiments, tu frappe un peu dessus, s'il y en a dedans, ils vont se réveiller et venir voir le bruit.

Enfin si dans la grange ou dans l'espèce de garage, il n'y a pas un demeuré qui y a parqué des morts vivants comme d'autres parquent du bétail. Cette pensée ne la traverse pas vraiment, malgré l'horreur du monde actuel, elle ne pourrait envisager une telle chose mais par contre pour une raison ou une autre qu'il y en ait un ou deux dedans à cause d'une brèche dans un mur. Ou même tomber sur les anciens propriétaires des lieux transformés en zombies, ce qui s'est déjà vu, tout comme elle a déjà vu des gens coincés dans des voitures et finir en zombies à cause d'une vitre qui cède et qui entraine une morsure, ce genre là quoi.

Melody sent bien que Samuel reste ensuite en retrait pour regarder l'objet dans lequel il a shooté et qui a produit un léger bruit mais elle ne se stoppe pas pour autant, ils peuvent bien avoir quelques mètres d'écart sans que ça dérange. Et puis elle est occupée à observer le bas côté et noter un truc assez intéressant. Ce n'est qu'en l'entendant jurer qu'elle s'arrête et qu'elle se retourne, juste à temps pour voir l'objet retomber au sol, la cible de l'agacement de Samuel se révèle être un vieux biberon. Qui entraîne une drôle de réaction chez l'homme, lui faisant serrer des dents et faire de grands gestes alors qu'il la rejoint, un grand sourire apparaît sur le visage de la brune, faisant ressortir les fossettes de ses joues et quand de nouveau il ouvre la bouche, elle se mord la lèvre inférieure pour ne pas se mettre à rire de la situation. Et dans ses yeux il pourra y lire de la taquinerie alors qu'elle lui réplique.

- Fait gaffe, je vais finir par croire que tu deviens la blonde de tes "slasher-movie" !


Mais si celle qui a un QI de moule asthmatique et comme seul atout, la taille de ses boobs. La blonde qui est censée pouvoir transmettre des émotions à l'écran mais qui donne surtout envie de se moquer d'elle. La blonde qui a un rire à la con, qui hurle à tout va d'une manière ultra aigüe quand elle a peur, qui part en courant seule dans la forêt ou à l'étage et qui termine morte la première surtout si elle est pom-pom girl dans le lycée du coin ou miss de la ville. Enfin pas besoin de détailler cela oralement, Samuel aura sans nul doute saisi la référence puisqu'il l'a lui même amorcée.

Au moins cela a le mérite de l'avoir détendue complétement, elle retrouve son état normal enfin plus ou moins vu qu'elle n'est pas sûre d'être encore normale depuis son réveil et les évènements vécus. Toujours amusée et le rire, qui allait prendre, calmé, elle recouvre plus ou moins son sérieux, d'un signe de tête elle lui montre le bas côté de la route en ajoutant.

- Quant à moi, j'ai trouvé la piste toute fraîche d'un animal, un chien pour être précise, de grande taille à première vue par contre ses empreintes semblent un peu hasardeuse. En tout cas, la piste va vers les bâtiments devant nous, on doit faire attention s'il est toujours dans les parages, il peut se montrer agressif et attaquer s'il est en sous nutrition, suivant ce qu'il a vécu et suivant depuis combien de temps il n'a pas vu d'humains.


Et à bien y songer, l'animal doit toujours être là, l'impression de voir bouger un truc dans le buisson de tout à l'heure n'était sans doute pas une simple impression finalement, le chien doit avoir élu domicile par là ou alors il était déjà le chien de la maison et il se retrouve abandonné. Quoi qu'il en soit, ils doivent arriver à le trouver et le voir avant que cela ne soit l'inverse, Melody hésitant intérieurement entre le chercher sans faire aucun bruit au risque qu'ils lui fassent peur et qu'il attaque. Ou le chercher tout en continuant plus ou moins à parler, qu'il entende du bruit même s'il risque de sauver, chose qu'elle veut éviter puisque dans son esprit, ils doivent aider ce chien d'une manière ou d'une autre. La brune ne pourrait pas dormir après cela si elle a laissé un animal livré à lui même et quelque part cela la rendrait bien plus malade que laisser un être humain se démerder seul...

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 13:37
Les dents serrées, toujours grimaçant, le commercial vit bien qu'au final, c'était plus le vrai malheur qui fait rire et, contre toute attente, il ne sembla pas s'offusquer de ce qu'il prit légitimement pour de la gentille moquerie et se contenta d'essuyer à plusieurs reprises sa main droite, pourtant bien propre, sur sa chemise, comme si il lui fallait nettoyer tout ce qui lui a traversé la tête en voyant cela. En revanche, il ne manqua pas la remarque de Melody et y répliqua, sans méchanceté mais sans la pointe d'humour qui aurait surement du accompagner ses mots :

"J'en ai connu une comme ça, une secrétaire. C'est moche de dire ça, mais je suis content de l'avoir viré avant que tout cela commence, ça m'aurait fait mal d'avoir sa mort à elle sur la conscience."

Il secoua légèrement la tête puis se redressa mieux, signifiant qu'il retrouvait là enfin ses esprits. Grand bien lui en fit puisqu'il ne fallut atteindre qu'un bref instant avant que la chasseuse ne repère quelque chose de nouveau, et un quelque chose de plutôt positif pour Samuel bien qu'il n'en laissa rien transparaitre en calquant l'air sérieux de la jeune femme sur son propre visage.

"Hm... Si il traine par ici, il y a au moins une chance qu'il ait appartenu à l'ancien propriétaire. Si l'endroit n'a pas déjà été pillé, on trouvera sans doute un paquet de croquettes ouvert à l'intérieur. Et si il compte bien garder l'endroit coute que coute, il se dressera de lui-même en travers de notre chemin, il suffira d'aviser sur l'instant."

Malgré l'éventuelle menace, il ne leva pas son arme et vérifia même la sécurité afin de s'assurer de ne pas avoir un geste malheureux sous la surprise. Comme Melody, il n'avait aucune intention de faire du mal à cet être vivant. Il n'en demeura pas moins sur ses gardes, le menton haut et l’œil perçant, il savait pertinemment tout ce qu'un chien pouvait faire et, malgré tout, il était hors de question de risquer une mort aussi stupide et inutile qu'en étant simplement égorgé par un molosse agressif.

"Au moins, on ne va pas droit sur une meute de coyotes. Vu l'état de la faune, je ne prendrais pas le risque de me frotter à ce genre de bêtes, ils doivent énormément proliférer, il faudrait une horde de morts pour arriver à en acculer un et seulement dans une agglomération. Déjà qu'on arrivaient pas à limiter leur multiplication avant l'apocalypse..."

Et encore une fois, il blablatait, c'était plus fort que lui. Et pourtant, il continuait à guetter la maison et ses alentours, il avait l’œil vif et ne se sentait aucunement déconcentré, comme si il parvenait parfaitement à dissocier les deux tâches sans quelle n'aient à entrer en conflit. Évidemment, sa posture demeurait inadaptée, il analysait les environs avec la minutie d'un manager en réunion avec ses laquais et non celle d'un chasseur, mais cela semblait parfaitement convenir malgré la différence de contexte.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 15:16
Les deux sont vraiment décalage dans leurs réactions, elle s'amuse et lui reste sérieux et avant c'était l'inverse lui s'amusait et elle est restée sérieuse mais cela ne les empêche pas d'arriver à communiquer sans heurts ni prise de bec, Samuel prenant bien la boutade que Melody a sortie. Bon par contre, il se veut sérieux là mais il relance plus ou moins l'envie de rire de la brune alors qu'il tombe dans le cliché de la secrétaire même si ce n'est certainement pas le but premier. De justesse elle se retient de lui demander si de base il l'avait engagé pour ses boobs ou s'il l'a viré parce qu'elle n'était pas assez douée dans ses fonctions sous le bureau de Samuel. Là elle sent bien que ça ne passerait pas et que ça serait plus que mal venu alors qu'elle sent comme une pointe de tristesse ou autre dans l'attitude de l'homme. D'autant plus que sa phrase a un double sens, il laisse sous entendre qu'il a la mort de quelqu'un sur la conscience et ça elle ne peut que le comprendre et trop bien même.

Au moins sur le chien, ils sont d'accord tout les deux, Samuel exprimant à voix haute ce qu'elle pensait il y a quelques secondes, il est peut-être de cette maison. Mais cela ils ne le sauront que s'ils arrivent à le voir et s'il se dresse devant eux comme le suggère Samuel, en tout cas Melody remarque que l'homme se tient près à agir même si elle n'apprécie pas du tout qu'il joue de son flingue ne serait-ce qu'en pensée. Enfin elle doit bien admettre que si l'animal se montre trop menaçant, ils devront sans doute en arriver à ça...à lui coller une balle dans le corps, en espérant juste que s'ils en arrivent à ça, Samuel n'ait pas l'idée de ramener le chien mort au campement pour le bouffer. Après tout elle n'arrive pas à cerner le rapport qu'il a avec les animaux dans ses paroles, bien qu'il lui fait clairement comprendre en parlant des coyotes qu'il en a déjà tué, à moins qu'elle ne se trompe dans son interprétation des dires qu'il a.

- Tu sais, un bébé coyote, ça se dresse tout aussi bien qu'un chien mais bon c'est vrai que c'est rare d'en trouver un isolé, malheureusement l'idéal c'est de tomber sur un petit qui tête encore et qui vient de perdre sa mère. M'enfin là on a bien affaire à un chien, les traces des coyotes sont différentes et il se peut très bien qu'il ait trouvé refuge là pour une raison qui nous échappe encore.

Elle termine en haussant les épaules, l'air de dire "de toute façon on verra bien" surtout qu'ils ne sont qu'à une poignée de mètres de l'entrée de la cour de la maison. Avisant un bout de bois à deux mètres devant elle sur le bas côté, elle va pour le ramasser, devant avant tout sortir enfin sa main gauche de sa poche, qu'elle ferme soigneusement pour le moment et éviter que son beretta ne sorte. Se penchant ensuite pour récupérer le bout de bois à deux mains, il n'a pas l'air bien solide mais il devrait suffire à sonner le chien s'il se rue sur elle. La brune attend que l'homme la rejoigne, s'il ne l'a pas déjà fait, pour continuer leur progression, le plus gros de son attention se focalise sur l'espèce de muret en pierre envahit d'herbe qui lui cache visuellement le bas de la porte de la grange. On voit clairement que le muret est un restant de mur comme s'il y avait eu autre chose de construit là fut un temps et que la démolition n'a jamais été finie, en tout cas il offre un joli recoin pour une cachette d'animal.

À mesure qu'ils approchent, le recoin se dévoile et il n'y a rien, par contre le bas de la porte de la grange se dévoile pour montrer un trou dans les planches assez gros pour qu'un animal se glisse dessous et sur le sol il lui semble reconnaitre une fine trainée de sang. S'il ne l'a pas déjà vu, elle montre ce fait à Samuel, fait qui peut avoir plusieurs significations. Soit ce n'est pas du sang et tout va bien, soit cela en est et il reste à déterminer le pourquoi du comment, bien que la thèse du chien qui a fait de la grange sa tanière et y ramène des proies est celle qui vient en premier dans l'esprit de la brune...Tant qu'à l'intérieur ils ne trouvent pas de tête humaine, tout ira bien...Enfin s'ils vont voir ce qu'il y a dedans, d'ailleurs elle attend de voir ce que Samuel en pense.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 22 Avr - 16:38
En voyant Melody hausser les épaules, le jeune homme l'imita pour signifier qu'ils s'accordaient bien sur le sujet. Toujours aussi attentif, il ne manqua aucune miette de la récupération du morceau de bois et, signe de plus qu'il ne comptait pas du tout sur l'idée d'une menace directe, il lâcha la crosse de son arme, la faisant tourner sur son index pour saisir le canon puis la faire pivoter. Bien sur, ce ne serait surement pas aussi bien qu'une planche, même vermoulue, mais celui qui sous-estime les dégâts d'un coup de crosse sur le crâne n'en a assurément jamais ramassé un... Et ça, Samuel avait l'air d'en avoir pleinement conscience vu son assurance.

Alors qu'ils approchaient de plus en plus de la porte et avant que la jeune femme ne lui fasse remarquer quelques indices d'action récente, il pivota doucement sur lui-même, examinant les alentours rapidement afin de s'assurer qu'ils ne soient pas eux-même traqués par quelque chose d'encore trop discret pour être entendu. Cependant, l'horizon et les alentours étaient tout aussi vide que tout à l'heure, aussi retrouva-t-il la bonne direction pour s'arrêter une fois la porte atteinte.

Sur les indications de l’écossaise, il plia les jambes afin de regarder l'ouverture et la trainée de sang d'un peu plus près avant de relever la tête et de hausser les épaules d'un air indécis. Une fois relevé, il se déporta légèrement sur le côté, pensif. Dans sa tête, il essayait bien sur de rassembler les maigres indices qu'ils avaient pour en tirer les meilleures conclusions, hélas, tout revenait à la même hypothèse qu'il leur fallait tester de la manière la plus simple qui soit.

Lentement, il leva le bras droit, le poing serré et l'approcha de la porte. Il mima quelques coups portés avec ses jointures en regardant la jeune femme et attendit son approbation pour s’exécuter et toquer fermement sur la porte en bois avant de se reculer doucement, avec précautions, en tenant son arme prête à cogner quoi qui puisse vouloir les atteindre depuis l'intérieur et patienta un long instant. Durant cette attente, il crispa légèrement sa main sur le canon de son arme et serra les mâchoires.

N'ayant que le silence pour réponse, son corps sembla se détendre mais pas son visage. Le regard était fixe et ne cillait pas, sans doute qu'il n'aurait eut besoin que le grattement d'une souris pour craquer et envoyer la crosse de son arme sur la porte. Mais il n'en fut rien, aussi, il se rapprocha de la dites porte, la main sur la clenche, et la déverrouilla avec une lenteur presque abusive.

Il n'eut alors besoin que d'un dernier regard vers Melody et un signe de tête pour lui annoncer l'ouverture. Celle-ci fut aussi douce que le déverrouillage et traduisait la tension dans laquelle le jeune homme se trouvait en ramenant la porte vers eux. En revanche, étant donné l'évidente facilité avec laquelle lui-même aurait put porter un coup, il décida sans concertation d'enjamber le rebord de l'entrée et de pénétrer en premier avant de s'écarter, dos aux planches, afin de se faire accompagner sans avoir à avancer ou rester dans le chemin.
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