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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[CFJ, A, 2] Retour au Secteur A - 10/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 18:03
Melody a tout juste le temps de remettre son haut avant que la voix de Samuel ne se fasse, sans sursauter, elle marque néanmoins un peu de surprise surtout qu'aux paroles qu'il a, elle comprend qu'il a eu le temps de la voir plus ou moins. Le tout est de savoir depuis combien de temps il l'observe, peu de temps, elle suppose sinon elle aurait senti sa présence avant ou encore elle l'aurait aperçu du coin de l'oeil. Elle hausse les épaules en le regardant.

- Si tu le dis, je te fais confiance sur ce coup là.

La brune laissant ainsi sous entendre qu'elle n'a pas de moyen de comparaison puisqu'elle n'a jamais vu Samuel torse nu jusque là. Malgré l'air totalement indifférent qu'elle affiche, intérieurement elle est un peu gênée qu'il l'ait vu comme ça même s'il n'y a pas mort d'homme. Et ce qui fait qu'elle ne montre rien de sa gêne, c'est le fait que l'homme ne la reluque pas comme un gros pervers.

- Je me regardais parce que même mes plus vieilles cicatrices ont disparues, un mystère de plus... Et regarde ce que j'ai trouvé, je vais faire des heureuses au campement !


Elle ramasse la brosse à cheveux et la brandit comme on le ferait pour un trophée, peut-être qu'en tant que mâle il ne pourra pas comprendre qu'elle soit contente pour ça mais pour une fille c'est un sacré truc. Même pour une fille comme elle qui ne joue pas aux princesses que cela soit maintenant ou avant l'apocalypse.

- Et toi tu as trouvé quoi en bas ? Il reste deux pièces à visiter ici.

Avec de la chance, il a trouvé plus de choses qu'elle, enfin là, elle en doute puisqu'il n'a rien dans les mains ou alors il a laissé ses trouvailles en bas et les mettra dans le sac à dos de l'écossaise en  y retournant avant de partir. Et sait-on jamais peut-être qu'il lui dira aussi ce qu'il a trafiqué en bas pour en arriver à fermer la porte comme ça, l'air de rien elle y repense avec la pointe de curiosité qui va avec.

Tout en lui demandant cela, elle va à son sac qu'elle ouvre pour y glisser la brosse à cheveux dont le manche en bois fait un léger "gling" en arrivant sur les boites de conserves s'y trouvant déjà. Refermant son sac, elle récupère son manteau et l'enfile avant de tâter sa poche pour le flingue ; qui risquait pas d'en disparaître pourtant ; et enfin elle remet le sac sur son dos, prête à aller explorer le reste de l'étage, en espérant trouver mieux qu'une brosse même si elle en doute grandement. Cette maison donne vraiment l'air d'avoir été vidée avec soins de tout ce qui peut être utile, bien qu'il leur reste aussi le garage à voir en plus des deux pièces à l'étage. Elle croit de plus en plus à la théorie de Samuel sur la fuite de la maison avec la caravane qui se trouvait avant dans la grange.

Melody laisse le temps à Samuel de lui répondre voir de visiter la chambre et la salle de bain s'il le souhaite, d'ailleurs à tout les coups il a déjà du remarquer les tableaux et les photos ornant les murs et sur lesquels elle n'a que posé son regard un centième de seconde. Mais vu que lui a l'air d'aimer ce genre de chose...Bref, elle lui laisse du temps avant d'aller sur le pas de la porte prête à sortir de la chambre pour aller visiter le reste non sans un regard vers l'escalier par précaution, même si un zombie ne risque pas de monter les rejoindre.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 19:15
Samuel étira ses lèvres en un léger sourire à la réponse de Melody qui fut ensuite suivie d'un plus large sourire encore en la voyant brandir l'objet de toutes les gloires, la sacro-sainte brosse à cheveux qui apaiserait toutes les chevelures du camp. Son sourire redevint plus mesuré lorsqu'elle lui posa son ultime question à laquelle il répondit sans attendre une seconde.

"Quelques trucs, un sac réutilisable d'un magasin, un petit sac à dos, un tournevis, un petit kit de secours et, crois moi ou pas, j'ai découvert une jolie bouteille de bourbon dans la chasse d'eau de la salle de bain."

Il hocha la tête, comme pour si il demandait "quand même, tu trouves pas ça drôle toi ?", mais, non content de juste se contenter de son rapport de fouille et de son geste, il en rajouta une couche alors que le rire recommençait déjà à la guetter, ce qui se lisait ostensiblement sur son visage luttant pour ne pas se laisser à nouveau aller à s'esclaffer comme un idiot.

"Remarque, je me demande quelle tête tirerait la personne qui jetterait un œil à mes propres toilettes, c'est pas commun de trouver un python de six pouces et une trentaine de .357 sous la faïence. C'est con que je l'ai laissé la bas, avec ça, face à une horde, chaque balle peut en étaler trois ou quatre, à l'aise, en plus, ça fait un tel boucan que t'es certain de tous les ramener à toi.

Bref, ce serait bien d'en trouver un si on doit se mettre au nettoyage, avec un bon goulot d'étranglement et beaucoup de cartouches, ça ne devrait pas être si difficile que ça."


Il haussa les épaules puis regarda Melody droit dans les yeux avant de l'inviter à passer devant lui à l'aide d'un élégant mouvement de bras. Il parlait légèrement, trop légèrement, et même lui sembla un peu s'étonner d'avoir parlé de ça. Au fond, il le connaissait bien le problème de ce système, rarement assez de balles et une arrivée continue de morts lorsqu'ils n'arrivent pas dans le dos d'ailleurs.

Quoi qu'il en soit, il se décida enfin à se taire, jetant un œil à la décoration du couloir à défaut d'avoir même seulement mis le pied dans la chambre, et son léger malaise évolua jusqu'à lui coller une boule au ventre en tombant sur des cadres au mur. Cependant, il n'en montra rien, conservant son fin sourire aimable et sympathique. Ça ne valait pas le coup de faire la gueule par ce qu'il l'ouvrait trop et manquait de respect à plein de monde en parlant ainsi, il valait surtout mieux apprendre à parler quand ça valait le coup, quitte à ne commencer que maintenant même si, dans les faits, perdre cette habitude, il l'avait essayé depuis qu'il avait quitté son patelin infesté de geignards.

Ainsi, dans un silence qu'il voulut tranquille, léger, et non lourd de ses vilaines pensées, il attendit que la jeune femme ne se décide pour une des deux chambres restante afin de lui-même se diriger vers l'autre.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 21:58
Samuel aura eu le temps de voir Melody arquer un sourcil et son sourire s'agrandir à la mention de la bouteille d'alcool, il a découvert la cache de l'alcoolique de la maison. Comme quoi les cachettes peuvent être nombreuses, du coup elle se fait la réflexion qu'elle aurait du penser à regarder là elle aussi, ne retrouvant un semblant de sérieux que lorsqu'il enchaîne sur le reste...Ou pas finalement, elle ne peut s'empêcher de montrer clairement de la surprise quand l'homme lui explique ce qu'il cachait lui même dans ses toilettes et de le couper à moitié pour lâcher un :

- Ah quand même !

Elle doit faire un effort pour ne pas en rester bouche bée à l'écoute des armes planquées, sur ce coup là, il impressionne la brune même si elle n'arrive pas à définir si c'est en bien ou en mal ou peut-être bien les deux à la fois. Faut déjà avoir l'idée de planquer des flingues là et la quantité en plus, par contre cela donne l'impression d'un homme un peu dérangé quand même. Elle secoue brièvement la tête pour virer son expression de surprise de son visage avant de légèrement froncer les sourcils en entendant la fin de son monologue, il en revient au fait de descendre des zombies à l'arme à feu. Elle ouvre la bouche pour lui répondre mais s'abstient au final, elle a déjà laissé entendre qu'elle n'aime pas ce genre de choses, pas le nettoyage mais le bruit produit. Alors que pour elle, ils pourraient nettoyer des zombies à l'arme blanche, à l'arc ou à l'arbalète, tout ce qui est silencieux quoi. Surtout qu'avec sa méthode, le bruit en attirera d'autres même si elle est sans doute la plus rapide à mettre en oeuvre.

Passant devant Samuel comme il l'y invite, elle continu à ne pas regarder aux murs ce qui se trouve là mais avance tranquillement dans le couloir. Choisissant la seule chambre qui ne donne pas directement sur la salle de bain avant de s'y engouffrer, non sans lancer un coup d'oeil vers Samuel qui part dans la dernière chambre. Melody commence par observer les lieux dans leur ensemble, une chambre avec deux lits séparés, une armoire intégrée au mur, une commode et un autre petit meuble, la décoration des lieux ne l'aide pas à savoir pour qui était la chambre. Penchant malgré tout pour des enfants enfin des ados, même si aucune décoration à coup de posters n'est faite, sans doute était-ce la chambre des enfants quand ils venaient en vacances chez pépé et mémé. Le tour d'horizon étant fait, elle peut maintenant commencer son exploration des meubles, elle commence par l'armoire qui comme dans l'autre chambre se trouve être vide, enfin là même pas un cintre esseulé.

Elle soupire de déception avant de s'intéresser à la commode, les deux premiers tiroirs se trouvent être vides par contre dans le dernier, elle découvre deux tee-shirts roulés en boule et là elle retient un rire : un tee-shirt Superman et un tee-shirt Batman ! Du coup, elle ne peut pas faire autrement que de les prendre, elle les offrira à Rickyman et SuperHarvey, le duo de super héros du campement. Elle s'empresser d'aller poser son sac à dos sur le lit et d'y enquiller les deux tee-shirts avant d'aller quand même regarder le dernier meuble dans lequel elle ne trouve que du papier blanc, des pubs, quelques documents qu'elle regarde à peine et des stylos. Bon au moins elle ne sera pas totalement bredouille de sa fouille, en tout cas, à part de la bouffe et une brosse à cheveux, on ne peut pas dire qu'elle soit chanceuse aujourd'hui même s'il reste encore le garage.

En retournant dans le couloir après avoir reprit son sac, elle lancera à Samuel un "j'ai fini" si jamais lui même n'a pas terminé sa fouille avant elle et ne se trouve pas déjà dans le couloir.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 27 Avr - 22:44
En ouvrant la porte de la dernière chambre, ce qui choqua le plus Samuel, ce sont les relents de parfum qui en émergèrent, occultant pendant juste un tout petit instant les légères émanation issues du corps en putréfaction qui s'était baladé dans le coin pendant Dieu sait combien de temps. Les effluves étaient vraiment doux et le transportèrent légèrement, si bien qu'il ne fut pas tant étonné de tomber sur un lit double à peine défait. Il avait peut-être été abandonné en urgence, si bien qu'il était resté tel quel jusqu'à ce que le commercial n'ouvre à nouveau la porte.

Cependant, il s'habitua fort vite à l'odeur féminine qui régnait encore dans cette salle, si bien que rapidement, la sensation lui échappa avant de refaire place aux relents, heureusement léger, de décomposition. Et comme ce parfum, ses sensations, ses rêves, ses fantasmes qui lui étaient ré-apparus brièvement, stimulés par quelque chose de familier, d'agréable, s'évanouirent du même coup, le ramenant à la réalité, plus ou moins dure selon les moments.

Quoi qu'il en soit, il se secoua vivement et observa la salle, un lit, deux tables de chevets, une commode, une armoire et...


"Ho merde... C'est quoi cette capsule temporelle ?!"

Avec surprise, Samuel observa les murs, se donnant même la peine d'avancer dans la chambre pour vérifier sur la quatrième parois se trouvait dans le même état, mais oui, au lieu du papier-peint typique qu'on attends dans une chambre d'amis, il était sans aucun doute arrivé dans ce qui avait du être la chambre d'une ado fut une vingtaine d'années, les murs tapissés de posters en tout genre, ils contrastaient terriblement avec les meubles qui eux, avaient finis par retrouver leur sobriété.

Plus attiré par la curiosité que le désir de trouver quelque chose d'utile, le bonhomme ouvrit tout ce qu'il était possible d'ouvrir, exhibant non pas ce qui avait été abandonné il y a seulement quelques semaines ou quelques mois, mais ce qui avait été laissé en arrière il y a de très nombreuses années. Des livres, des cahiers, consoles, jeux, souvenirs divers et variés, toute une ancienne vie d'ado délaissée au profit des responsabilités et des possibilités qu'offre le monde des adultes.

Un peu lent, le nostalgique ne trouva rien de bien concluant, tout ce qui aurait put être utile avait été pris hormis un paquet de clope entamé qui contenait encore un briquet jetable. Une fois ce dernier en main, il jeta un regard circulaire sur l'endroit, les lèvres pincées, pris par la furieuse envie de se jeter dans le lit, inspirer un bon coup et continuer à rêver pendant un instant. Mais en sachant bien quelle image il renverrait à Melody, il se contenta de revenir à l'armoire, rêvassant en tripotant le même style de bordel qui occupait sa chambre jadis.

Lorsque la jeune femme le prévint quelle avait terminée, il sursauta et, dans un état un peu second, ouvrit le paquet et y fourra deux photos choisies un peu hâtivement et surtout d'après leur format qui leur permettait d'entrer aisément sans trop se balader dans la micro-boite en carton.

Son "méfait" accomplis, il ressortis de la chambre, exhibant le paquet de Lucky Strike pendant un bref instant avant de le glisser dans la poche gauche de son pantalon.


"Un paquet entamé avec un briquet, j'aurais bien piqué un poster si seulement on avaient un endroit ou il puisse décorer au camp. Au pire, on pourra toujours repasser ici, il y a de quoi décorer si on aime bien le style ado des années dix. Bref, t'as eu quelque chose toi ?"

L'on notera quand même que malgré ce qu'il venait de faire, il transpirait de chez lui la même sympathie, la même assurance, si bien qu'il aurait fallut être drôlement observateur pour arriver à sentir l'anxiété d'avoir volé en douce, ce qui lui parut même stupide après coup puisqu'il aurait bien put voler une photo de la malle sans risquer de se faire prendre... Mais peut-être qu'il l'avait fait là, presque par réflexe, par ce que c'était plus "spécial".

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 10:30
Melody a fini avant Samuel qui s'empresse de la rejoindre en exhibant un paquet de cigarettes, elle cligne des yeux quelques instants en le regardant avec une sensation d'elle ne sait pas quoi qui la traverse. À tout les coups la voilà repartie un peu trop dans son imagination, c'était toujours comme ça que commençait ses rêveries avant : une fausse sensation qui la traverse et l'instant d'après la voilà parti dans des pays imaginaires. Ça doit être la manière de Samuel pour montrer les clopes qui lui fait ça, cet instant passé, elle lui sourit avant de répondre.

- Tu fume toi ? Moi non, par contre de retour au campement, je te piquerais bien une rasade de Bourbon à défaut de Scotch !

Si avec ça, il ne pige pas qu'elle vient d’Écosse, mais si, la fameuse "guerre" du il n'y a que le scotch de valable, le reste ça le fait pas. Enfin le principal n'est pas là, il est dans le fait qu'elle sort ce genre de détail pour lui signifier que même s'il a le défaut de fumer, elle a celui d'apprécier l'alcool et qu'en soit ce n'est pas grave. Bon en même temps vu ce qu'ils vivent tous, trouvé du réconfort dans l'alcool n'est pas vraiment déplacé et peut même être normal. Elle espère juste que s'il lui dit "oui je fume", il ne soit pas trop accro à la nicotine, non parce que le manque derrière quand il n'y en a plus et violent parait-il.

- Et j'ai juste trouvé deux tee-shirts, un de Superman et un Batman, je les donnerais à Harvey et Ricky. Ah oui, il me semble que tu as déjà trouvé de quoi laisser ton mot mais si je me plante, il y a des feuilles et des stylos dans la chambre.

Comme quoi même si tout à l'heure, elle a dit à Samuel qu'elle trouvait ça inutile, elle y a quand même pensé. Et c'est aussi un signe qu'elle fait attention à certains détails même en donnant l'air de ne pas remarquer ce qu'il se passe autour d'elle pour des choses ne concernant pas la survie. On pourrait résumer cela par le fait qu'elle montre que son humanité est restée intacte malgré ce qu'elle peut montrer d'elle.

Dès que Samuel l'informe de ce qu'il en est pour le papier, elle hoche la tête, l'air de lui dire "bon il n'y a plus qu'à retourner en bas". Chose qu'elle met en application en se mettant en marche dans le couloir, sa main droite posée sur une des bretelles de son sac à dos avant d'entamer la descente de l'escalier. Faisant attention à où elle se pose ses pieds, elle accélère la fin de sa descente quand elle n'aperçoit pas le corps de mémé zombie aux pieds de l'escalier, sa main gauche se portant déjà à sa poche pour en sortir son beretta avant de sauter la dernière marche et de remarquer la trainée de sang au sol. Elle la suit pour découvrir le corps allongé dans le salon avec un drap par dessus et un bout de papier avec un seul mot écrit.

- Oh.

Simple réaction qui peut vouloir tout dire et rien dire à la fois, avant que la brune ne se tourne vers Samuel, un air interrogateur sur le visage de "mais pourquoi tu l'as déplacé ?", encore le drap et le mot elle peut comprendre, cela reste dans la lignée du message qu'il veut laisser mais pourquoi déplacer le corps. D'un coup, une pensée traverse son esprit, celle de la fatigue, même si mémé zombie ne devait pas être lourde, ça reste quand même quelque chose de la bouger ainsi. Ce qui fait qu'elle plisse légèrement les yeux pour observer Samuel voir s'il a des signes de fatigue physique sur le visage ou dans sa posture et qu'il n'avait pas avant.

Son inspection visuelle faite, son attention passe sur les objets qu'il a déposé là dans le but de les emmener, commençant à les trier mentalement voir ce qui devra aller dans son sac et ce qu'il pourra porter. Non pas que tout ne rentre pas dans son grand sac à dos mais parce qu'elle aimerait bien ne pas trop l'alourdir alors qu'ils sont deux et ce uniquement parce qu'elle pense au fait qu'en cas de danger, elle doit être le plus possible libre de ses mouvements, de courir. Avisant les boites pour le chien posées là elles aussi, elle énonce à voix haute sa pensée.

- Dans le garage j'espère qu'on trouvera de quoi faire une gamelle pour laisser la pâtée à notre nouvel ami.

Enfin si les couvercles des boites s'ouvrent encore via les languettes d'ouverture facile ou plutôt si celles-ci ne cassent pas quand ils essaieront, sinon ils devront défoncer les couvercles autrement, à condition qu'ils ne soient pas trompés et que dans la garage, ils trouvent bien un établi avec des outils. L'absence d'établi serait plus que surprenante d'ailleurs, comment imaginer que papy n'en avait pas alors que de toute évidence cela devait être un manuel.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 12:13
A la question de la jeune femme, il eut un petit sourire en coin et secoua la tête afin de signifier la négation. Cependant, cela ne l'empêcha pas de lâcher quelques mots, que ce soit pour commenter sa non-addiction ou celle de son interlocutrice :

"Trop fort pour moi le bourbon, si je devais boire un verre, je m'attaquerais à la tequila que j'avais après être revenu à la vie, mais ensuite, il faudrait m'écouter dire à tous les survivants que je les aiment... En espagnol, puis en français. Et ensuite seulement je serais assez bête pour allumer une cigarette et tousser comme un idiot puisque je n'en ait pas grillé une depuis un peu plus d'un an."

Le jeune homme lâcha alors un doux soupire, le genre qui évoque les bons souvenirs, les moments plaisants qui sont franchement trop loin maintenant. Cependant, il ne se laissa pas aller à une quelconque rêverie et conserva son attention rivée sur son équipière et sa réponse à sa question. Hélas pour cette attention, qu'il nota quand même dans son esprit, il répondit également par un signe négatif de la tête.

"Merci Melody, mais ça va, j'en avais déjà trouvé en bas. On ne peut pas dire que les gens aient très envies d'être littéraire de nos jours."

Et cette question réglée, ils purent descendre l'escalier en toute tranquillité, du moins jusqu'à ce que l'absence du cadavre n'arrive à leurs regards et ne fasse légitimement stresser la chasseuse, juste le temps de voir que le dit cadavre avait seulement été trainé sur quelques mètres. Sans se cacher, il se mordit légèrement la lèvre inférieure en se disant qu'il aurait put, en effet, prévenir celle qui était avec lui d'un tel déplacement. C'est bien ce pourquoi il haussa les épaules avec un air désolé sur le visage lorsqu'elle le regarda elle-même.

"Excuse moi, j'aurais du te prévenir, c'est vrai. C'est juste que j'aime pas trop laisser les cadavres éparpillés mais c'est pas le moment de creuser des tombes, donc voila."

Ce n'était pas de vrais excuses, mais dans le même temps, ce n'était même pas une vrai défense, comme si il se contentait presque de constater ce qui avait été fait, pourquoi cela avait été fait, et laisser l'écossaise décider toute seule si c'était bien vu, dingue, con ou répréhensible. En tout cas, si il avait put présenter des signes de fatigue visible, il aurait fallut l'observer de près tout à l'heure, lorsqu'il venait de monter l'escalier. A présent, il avait retrouvé toute sa fraicheur, toute son énergie, ce qui ne manquerais pas soit d'impressionner la brune, soit de la rendre méfiante.

Finalement, ils s'en retournèrent simplement vers les ressources laissées à côté de l'escalier. De son côté, Samuel demeura sur les premières marches, s'appuyant sur la rambarde pour pouvoir observer ce que Melody faisait sans être dans ses pattes. A nouveau, ce n'est qu'en l'entendant lui souffler quelque chose d'évident qu'il se mit à réagir.


"Attends moi là. En fait, j'ai déjà trouvé quelque chose d'approchant mais je n'avais pas tilté."

Vif et rapide, il sauta les dernières marches et trotta presque pour s'enfuir dans le couloir, esquivant la salle de bain et la buanderie pour quitter le champs de vision de la petite musclée en tournant dans le couloir. Il ne s'arrêta qu'une fois arrivé dans le débarras qu'il avait salement éparpillé. Du côté de la jeune femme, elle pouvait tout au plus entendre quelques fracas avant de le voir reparaitre, deux petites minutes plus tard, un grand saladier/tupperware a moitié peté dans les mains. Une grande fissure permettait visiblement de faire bailler le plastique, ce qui ne le rendait plus tellement hermétique mais en ferrait une bonne gamelle de fortune.

Ou tout du moins, Samuel eut la faiblesse de le penser, la même faiblesse qui lui fit demander :


"Tu penses que ça ira ? Ça doit être plus propre que le sol et capable de tout contenir."

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 14:04
Elle accepte les excuses de Samuel sans montrer de signes visibles de quoi que se soit et pour une fois intérieurement ce n'est pas le souk, elle sait pourquoi il a bouger le corps et il n'y a rien de plus à en dire mais surtout elle ne cherche pas à se demander le pourquoi du comment. Ou à chercher tout court si un tel geste ne cache pas quelque chose, à tout décortiquer millimètre par millimètre. Un simple instant ou la réserve qu'elle a vis à vis de lui n'est pas active, un instant reposant pour elle finalement même si cela n'est pour autant pas remplacé par de la confiance. Cela serait un peu poussé et surtout bien trop rapide et après tout ces choses là ne se commandent pas et viennent naturellement dans un sens comme dans l'autre.

Alors qu'elle s’accroupit près des objets tout en parlant de gamelle, elle voit Samuel réagir prestement en proposant une solution avant de filer à toute vitesse vers les pièces qu'il a visité un peu plus tôt. Melody en reste interloquée de le voir faire, elle se demande bien quel genre de pièce il a bien pu trouver à part une autre salle de bain, ce n'est qu'en entendant du bruit qu'elle se met à bouger à son tour, touchant les objets posés là pour cette fois étudier l'ordre avec lequel elle va les prendre et les mettre dans son sac à dos. En tout cas, il lui montre ainsi qu'il n'est pas du tout fatigué, ce qui est important bien qu'un peu louche sur les bords. Finissant par ôter son sac et l'ouvrir au moment ou Samuel revient avec son trésor dans les mains, elle lève les yeux vers lui pour observer l'objet avant de sourire.

- Oui ça ira très bien !

Regardant ce qu'elle a commencé à faire pour ressortir les deux tee-shirts et se saisir de la bouteille d'alcool, son regard repassant sur Samuel pendant qu'elle enroule la bouteille dans les tissus.

- Par contre, on ne devrait pas tout lui mettre d'un coup, une boite suffira pour le moment, il est en sous nutrition, s'il avale tout ça d'un coup il risque d'être malade, au mieux ça sera diarrhée et compagnie...au pire...retournement d'estomac et mort. Vaudrait mieux qu'on lui laisse qu'une seule boite, on cache les deux autres et on reviendra lui en redonner demain ou après-demain. Qu'en dis-tu ?


En revenant à ce qu'elle fait, elle pose la bouteille enveloppée au sol avant de se saisir du reste, commençant par récupérer la caméra d'une main pour ensuite mettre le tournevis au fond du sac puis le petit sac à dos, le sac de course, ne vérifiant pour aucun des deux l'état dans lequel l'un ou l'autre est. La brune enquille par dessus le kit de secours basique et enfin elle repose la caméra dans le sac et met la bouteille à ses côtés. En procédant ainsi, elle s'assure que les objets les plus fragiles sont sur le dessus. Au sol il ne reste plus que les trois boites de pâtée pour le chien, la fameuse malle et le mot que Samuel a écrit, un instant elle hésite à le lire pour finalement ne pas le faire. Ses rangements terminés, elle se relève et remet le sac sur son dos, Samuel n'a plus qu'à prendre ce qu'il reste pour qu'ils puissent aller à la grange et au garage, ouvrant la bouche pour le lui signifier avant que quelque chose n'arrive à son esprit.

- Oh ! Tout à l'heure tu disais parler français, il y a une vieille chanson qui me revient et qui fait, un truc du style... La brune se met à fredonner pour lancer l'air. Voulez vous coucher avec moi ce soir Enchainant sur les seules paroles en anglais dont elle se souvient. Hey sister,  go sister, soul sister, go sister.

Si l'air est juste, les paroles en français sont une catastrophe avec son accent mais le peu qu'il y a en anglais est agréable à l'oreille. Terminant avec un sourire, alors qu'elle lui demande :

- Tu connais ? Je m'en souviens parce que les paroles m'ont bien faites rire quand je les ai comprise.

En tout cas ça montre à quel point cela peut être le souk dans son esprit alors qu'elle passe clairement d'une pensée à une autre et en moins d'un centième de seconde. Si la plupart du temps elle arrive à maîtriser ce qui lui passe par la tête et n'exprimer que la pensée logique en cours, là on peut dire que c'est complétement foiré.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 15:57
Ses bras entourant le saladier, il regarda Melody faire ses petites affaires durant un instant avant de venir à son côté et mettre un genoux à terre. Une fois le saladier au sol, il put y boite les conserves qui ne leurs étaient pas destinées et en profiter pour plier et ranger le mot dans la malle qui vint par dessus le saladier afin de constituer un paquet facile à prendre dans les bras. Bien sur, à propos de la nourriture à donner au jeune animal, il se contenta d'acquiescer et même si il pourrait admettre n'y avoir pas pensé avant, il demeurait certain qu'il n'aurait pas fait la bêtise de tout vider une fois qu'il aurait eu pleine conscience de la quantité de nourriture que cela représentait.

Il termina son propre bordel peu après que la jeune femme se soit relevée, l'imitant sans trop de difficulté pour, cette fois-ci, l'entendre sortir de très amusantes choses. En tout cas, la large sourire du canadien, sans moquerie, démontra sans conteste qu'il prenait tout cela à la rigolade, et pour cause, cela faisait un temps qu'il n'avait pas eu l'occasion d'entendre ce genre de petites blagounettes qu'il affectionnait pourtant beaucoup grâce à se maitrise de trois langues différentes.

Un petit rire s'échappa d'entre ses lèvres lorsqu'elle lui demanda si il connaissait, lâchant deux mots de bon français accompagnés de son plus pur accent du nord avant d'embrayer ensuite sur son américain habituel :


"Quelle antiquité ! Héhé, oui, évidemment que je connais ça. De toute façon, il y avait toujours quelqu'un pour en sortir une nouvelle version toutes les quelques années. J'ai toujours trouvé fou la manière dont les américains s'amusent avec le français. Si vous pouviez savoir toutes les chansons stupides que les français ont put faire, celle-là, c'est vraiment trois fois rien à côté.

Et non, je ne chanterais rien. Peut-être qu'à l'occasion j'écrirais des paroles en sifflant l'air, ce serait une occasion de faire sourire tout le monde mais je ne sais pas si Matthew partagerait l’allégresse d'entendre les gens chanter et faire du boucan pour rien."


Il adressa un petit sourire en coin à Melody et ré-ajusta ce qu'il transportait avant de sortir avec précaution de la maison, prenant particulièrement soin de s'assurer que personne ne les attendaient dehors, ni aucune autre surprise de quelque sorte que ce soit. Cependant, rien ne semblait vouloir les déranger là dehors.

Une fois écarté du seuil, il se retourna vers la jeune femme et pointa son bric à brac à l'aide de son menton.


"Je vais m'occuper de ça à la grange."

Contre toute attente, il s'épargna la peine de donner l'instruction à l'écossaise d'aller jeter un oeil au garage, il savait pertinemment quelle n'oublierais pas et commençais d'ailleurs à mesurer les désagréments que générait les dits ordres. Ainsi, il s'en retourna vers la bien nommée grange et s'y rendit d'un pas vif pour y pénétrer après quelques difficulté à libérer l'une de ses mains.

Une fois à l'intérieur, il ne tint pas à s'éterniser et retourna vers le monticule de déchets pour y placer la malle ainsi que deux conserves avant de replacer, plus lentement, tout ce qu'il avait éparpillé tout à l'heure pour débusquer les quelques objets cachés. Ce n'est qu'une fois qu'il fut parfaitement assuré que rien ne trahissait la cache qu'il se pencha sur le saladier et ouvrit la troisième conserve de pâtée pour chien, plutôt facilement à dire vrai, pour la vider telle quelle dans le récipient, allant jusqu'à y glisser la main pour en ôter chaque petit bout resté collé au fond.

Sans la moindre gène, il se lécha les doigts recouvert de sauce et de petits morceaux de pâtée avant de se saisir du saladier et aller tout doucement vers la tanière de la bête pour la poser, ce qui fut également étonnamment facile puisque cette dernière semblait avoir quittée les lieux, peut-être partie en chasse ou seulement cachée là ou les deux survivants n'auraient put la trouver.

Deux bonnes choses de faites. La conserve vide dans la main droite, la main gauche libre, il ressortit de la grange, tâchant de bien refermer la porte derrière lui pour empêcher le moindre mort de venir se balader ici. Puis, enfin, il chemina jusqu'au garage en observant le fond de la conserve pendant que son index faisait le voyage entre cette dernière et sa bouche.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 17:08
Melody regarde l'homme embarquer avec lui la malle, les boites et se redresser en riant à moitié devant sa tentative de chant avant qu'il ne lui réponde d'abord en français pour deux mots, enfin elle reconnait aucun des mots mais elle suppose que cela en est et elle en est même certaine vu que c'est le sujet de l'instant. Avant de reprendre leur langue commune ce qui d'ailleurs manque de peu de la faire réagir quand il la met dans le sac des américains alors qu'elle ne l'est pas totalement. Et arrive le moment ou bien sûr elle ouvre la bouche pour lui demander un exemple de chanson, sauf qu'elle n'en a pas le temps puisqu'il le lui refuse avant même qu'elle ne le dise. À croire qu'il a lu dans ses pensées là, toujours est-il qu'à cette négation, il a le droit à un "pffff" de déception suivi d'un haussement d'épaules pour le passage concernant Matthew. Elle n'a aucune idée de ce qu'il pourrait dire devant une telle chose même si elle a envie de croire qu'il ne serait pas contre.

Laissant passer son compagnon d'excursion en premier quand il s'avance pour sortir ou plutôt elle n'a pas d'autres choix que de le laisser faire alors que c'est elle qui a les mains libres là et donc qui peut atteindre son arme facilement si un zombie les guette. Heureusement il n'en est rien et Samuel évite le sermon, fermant la porte de la maison derrière elle, elle hoche la tête aux paroles qu'il a.

- Ok. À tout de suite.


La brune ne se met pas en marche tout de suite après lui, elle reste sur le perron à le regarder avancer, prenant le temps de faire le point sur le peu de chose qu'elle sait de lui, élaborant quelques théories sur qui il peut être vraiment derrière la façade qu'il montre. Au final la balance, oscillant entre méfiance et confiance, reste au point neutre, elle n'a vraiment pas assez d'éléments pour que cela en soit autrement. Elle le suit du regard jusqu'à le voir entrer dans la grange, elle en profite pour s'étirer quelques instants avant d'observer le ciel et la campagne qui l'entoure, savourant cet instant de tranquillité où aucune nuisance sonore et visuelle n'est là pour lui rappeler l'apocalypse. Son espoir, de voir tout cela finir et retrouver une vie normale, revient pendant une seconde ou deux avant de repartir dans un coin de sa tête car finalement l'environnement est trop calme alors qu'elle devrait quand même entendre de ci, de là quelques signes de vie.

Finissant par revenir à la réalité, une moue de résignation pointe sur son visage et elle se met en marche vers le garage d'un pas décidé histoire de remettre son esprit dans le truc et que cette fois l'espoir ne se focalise que sur les futures merveilles qu'elle va découvrir là bas. Comblant rapidement la distance allant de la maison vers le garage, elle toque à la double porte en bois et attend de voir si des grognements se font entendre ou non. Pas de bruits, elle pose la main sur la poignée de porte et la tourne avant de tirer la porte pour l'ouvrir...Douche froide, rien ne se passe, le garage est fermé à clés, c'est bien sa veine ça ! Une espèce de grognement de frustration sort de sa gorge avant qu'elle ne cherche s'il y a un moyen d'ouvrir cette fichue porte sans les clés. Pas d'interstices assez grand pour y glisser un levier et faire sauter la serrure et puis de toute façon elle n'a rien qui puisse faire ça sous la main, pas de jeu dans les portes laissant penser qu'elles puissent être enfoncées. Nouveau grognement de frustration et cette fois elle observe la façade du garage, pas de fenêtre de ce côté là, elle en fait rapidement mais prudemment le tour pour découvrir que les deux seules fenêtres sont trop hautes et trop petites pour qu'elle y passe.

Elle revient sur le devant du garage et s'appuie contre les portes, faisant la gueule, pour prendre le temps de mieux réfléchir, c'est le moment que choisi Samuel pour ressortir de la grange, la boite de pâtée pour le chien dans la main avant de le voir....plonger ses doigts dedans pour bouffer ce qu'il y a à l'intérieur...Non mais elle hallucine là ! Alors que ses mains viennent se poser sur ses hanches, elle lui lance.

- T'es sûr que c'était pour le chien la pâtée...pour chien ?!

Quand il la regardera, il pourra voir un drôle de mélange d'expressions passer sur le visage de la brune, rire, déception, colère, dégout avant qu'elle ne fasse entendre un claquement de langue d'agacement.

- Ah et le garage est fermé à clés...Et bien sûr ya pas de clés...


Au moins Samuel pourra comprendre qu'il n'est pas le responsable de toutes les expressions qu'elle vient d'avoir, que c'est un tout, à lui de faire le tri pour ce qui peut le concerner.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 28 Avr - 17:45
Lorsqu'il arriva auprès de l’écossaise, sa remarque lui fit hausser les sourcils par réflexe mais ne suscita ni surprise, ni gène. Ce n'était surement pas la première fois qu'on le voyait manger un peu n'importe quoi et il espérait bien que ce n'était pas la dernière puisque, il faut bien l'admettre, il suffit de gouter un peu pour s'habituer au gout et surmonter le dégout tout à fait social et infondé. A la limite, la seule question qu'il se posa, comme souvent, c'est de savoir si ce comportement plus survivaliste ne contrastait pas trop avec son attitude bon chic bon genre, costard et morale.

Comme quoi, même lui semblait parfois se perdre dans sa propre psyché construite de bric et de broc avec une cohérence souvent discutable. Cependant, il n'eut pas tellement l'occasion de méditer là-dessus qu'on lui expliqua que le garage était bouclé, ce qui lui fit légèrement froncer les sourcils. Il prit quand même le temps de se lécher les doigts avant de répondre :


"Je n'ai rien trouvé sur le corps de la... Morte. Soit les fuyards l'ont pris avec eux, soit elle est bien cachée dans la maison, soit... C'est bel et bien celui qui se balade dans le jardin arrière qui l'a avec lui."

Il eut le regard dans le vide, juste l'espace d'une seconde pendant laquelle il fut pivoter son poignet droit pour secouer la conserve qui était, pour ainsi dire, vide. Puis il cligna des yeux et fixa de nouveau sa coéquipière.

"Dans la buanderie, ils avaient des balais. Ce n'est pas vraiment une arme de combat mais on arrivera bien à bout de l'un d'eux avant de les casser. En plus, je préfère laisser ça à l'intérieur, là dehors, ce serait trop voyant si quelqu'un tombait dessus. Attends-moi, j'en ai pour deux secondes."

Sans attendre, il se donna cette fois la peine de trotter, entrant dans la maison pour faire son affaire. Il se dirigea tout d'abord dans la cuisine où, au lieu de chercher à cacher la boite de conserve vide de chez vide, il la posa au milieu des déchets de céréales abandonnés, ce qui devrait rapidement faire proliférer la moisissure la dedans et masquer le fait que son ouverture ait été toute récente.

Les placards refermés, il repris tout aussi rapidement pour traverser la maison jusqu'à la buanderie où il pris le temps de saisir chaque balais pour en juger de la robustesse. Cependant, à part le manche en fer, aucun d'eux ne semblait être plus résistant qu'un autre, aussi se contenta t-il de choisir celui dont il put ôter la brosse d'un bon coup de pied histoire d'équilibrer un peu l'arme de fortune... En plus de leur éviter de ressembler au "dynamite duo des ménagère en colère".

Ainsi, les deux manches dans la main gauche, il ressortit de la maison en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Ceci fait, il se présenta à la chasseuse, manche métallique dans la main droite, manche en bois dans la main gauche. Sa position était alors sans équivoque, il laissait clairement le choix de son arme à la jeune femme.
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