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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, Hors-Zone] Un quelque chose de Texan - 19/01/35
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Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Jeu 14 Mai - 2:06
Un certain temps passa, plusieurs minutes durant lesquels tu te retrouvais dans ce salon. Tu auras pu entendre quelques éclats métalliques, des couverts peut être, un tiroir que l'on ouvre et que l'on referme, et la voix du vieil homme, discutant avec quelqu'un dont tu avais encore plus de mal à déterminer la probable personnification : peut être un jeune homme, ou bien est-ce une jeune fille ? Cette voix semblait douce, il s'agissait peut être de la personne qu'avait évoqué le fermier.

Finalement, la porte s'ouvrit à nouveau et ton hôte revint, avec dans chaque main un verre d'eau. Contournant le canapé en t'observant furtivement, il vint s'installer sur le fauteuil d'à coté, d'une unique place, en te conviant d'un signe de tête à t'asseoir sur le canapé.

« Installes-toi. Je pensais que tu aurais profité de mon absence pour filer en douce par un couloir. Peut être que tu disais bien la vérité, ou peut être espères-tu des réponses surtout. En tout cas si je peux te filer un conseil, quand tu es entravé face à un homme armé, évites la menace, ça ne marche pas vraiment et c'est un coup à se faire zigouiller proprement, au figuré.

Tiens, tu dois avoir soif. »
Dit il, posant à terme le verre d'eau sur la table proche, face à la place assise que tu auras peut être prise ou dans tous les cas laissé à ta portée.

« Bon, bon bon... » Ponctuait-il en s'adossant au fauteuil, buvant une gorgée de son propre verre qu'il acheva d'un soupire de tranquillité, reprenant sa curiosité à te scruter tel qu'il savait le faire. « Reprenons notre conversation, dans une ambiance différente. »

Il marqua une pause et se passa la main libre sur la barbe, confortablement adossé, son verre gardé tenu posé sur l'accoudoir.

« Je m'appelle Nelson Wallace, "Liam", et je suis un fermier qui vit sur la 84, à dix kilomètres au nord de Snyder. Retiens bien la ville parce que ça va être important pour la suite. Toi, je t'ai trouvé dans mon champs. J'en ai déjà trouvé d'autres comme toi, un sous un arbre, deux autres à coté de la forêt... Il y a encore un mois de ça il y avait un autre homme attaché au lit où tu étais, et une fille. J'ai été moins aimable avec eux, ils étaient... tombés à un mauvais moment. Aujourd'hui c'est plutôt un bon jour, ça tombe bien du coup. Quoi qu'il en soit, tu es revenu de loin, je ne sais pas comment ni pourquoi si tu comptais poser la question, et nous sommes en Janvier, de l'an 2035. Désolé mon gars. »

A la fin de ses paroles, il pencha très légèrement la tête sur le coté et observa avant tout ta réaction, patientant ce que tu dirais de cela sans doute maintenant que tu avais obtenu tes réponses, ou du moins certaines.

Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Jeu 14 Mai - 18:40
Ça s'agite à coté. Ça discute. Je reconnais le vieux, mais pas la deuxième voix. Elle pourrait être féminine, mais j'entends à peine un son étouffé, donc pas sûr. La fille qu'il a mentionnée plus tôt ? Cette situation est putain de frustrante ! Avant ma dernière sieste, j'étais entraîné. Capable d'entendre parfaitement une conversation dans une pièce voisine. J'aurai pu me libérer en quelques secondes des menottes qui me retenaient, désarmer le géant, l'avoir à ma merci... Des années pour obtenir un corps et un esprit supérieur à la plupart des êtres sur cette terre. En restant modeste... Et tout s'envole parce que je dors un peu trop longtemps ? Je n'aime pas cette histoire. Et je compte bien découvrir comment, et pourquoi je suis encore en vie. Entre temps, je redeviendrai celui que j'étais !

Mon hôte revient dans la pièce avec deux verres d'eau. La soif qui me tenaille depuis mon réveil se rappelle soudain à moi. J'ai la gorge plus sèche qu'un cadavre dans le Sahara. Lorsqu'il s’assoit, je l'imite, et me contrôle tant bien que mal pour ne pas me jeter comme un mort de soif sur mon verre. Même si c'est que je suis. Je reste calme, et pourtant je ne comprends pas comment j'ai pu le finir en deux gorgées. Il ne devait pas être bien plein... Essuyant l'eau dégoulinant de mon menton, j'écoute.

Éviter la menace ? Quelle menace ? Si j'avais été menaçant, je ne me serai pas contenté de quelques sous-entendus. Mais je laisse passer. Déjà, parce que vu mon état de faiblesse, je me rends effectivement compte que s'il avait décidé de me faire la peau, il aurait réussi. Jusqu'à ce que je sois redevenu la moitié de l'homme que j'étais, il faudra peut-être que j'utilise une approche plus subtile dans ce genre de situations...

Pendant qu'il m'explique ma situation, je reste assis accoudé sur l'un des bras du canapé, la tête posé sur la main. Et toujours le sourire aux lèvres. Il m'observe, me jauge, me juge, comme il n'arrête pas de le faire depuis que je me suis réveillé. Et je le lui rends bien. Lorsqu'il termine, je fronce les sourcils, et abandonne mon sourire pour la première fois. Je me penche en avant, pensif, les coudes sur mes genoux, les doigts croisés.

Quatre mois. J'ai dormi quatre mois. Et je me retrouve à des centaines de bornes de l'endroit où je me suis endormi. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé, putain ? Apparemment, il n'est pour rien dans ma... transformation. Alors qui ? Ce rêve me revient en mémoire. Après plusieurs secondes de réflexions, je me radosse au canapé, soupirant, retrouvant la risette espiègle qui fait mon charme. Je mets les chose sen ordre dans ma tête avant de les exprimer.

-J'ai effectivement pensé à me faire la malle, pour être honnête. Un géant qui vous pointe un canon scié sur l'estomac, c'est pas exactement le réveil le plus accueillant après un coma de quatre mois.

Je laisse la nouvelle faire son effet avant de poursuivre.

-C'est du moins ce que je déduis de ce que vous me dites. Mon dernier souvenir remonte à tant que ça. Vous doutez donc que j'ai des tonnes de questions. Mais j'ai remarqué que vous n'aimiez pas les longues conversations, je vais essayer de faire concis.

Je marque une pause, me grattant la barbe, réfléchissant un peu, avant d'enchaîner.

-Je viens de Londres. Qu'en est-il du reste du monde ? Est-ce c'est le même bordel partout ? Est-ce qu'il y a encore des avions, des bateaux qui me permettraient de rentrer ?

Bizarrement, un nœud vient serrer mon estomac lorsque j'aborde ce sujet. J'ai effectivement laissé des amis, de la famille sur place. Même si je suis un solitaire dans l'âme et que je n'ai jamais vraiment apprécié la compagnie, je n'aime pas trop l'idée de les savoir transformés en viande périmée errante.

-Je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité, mais j'aimerai pouvoir rester ici quelques jours avant que vous ne me fichiez à la porte. Histoire de décider ce que je dois faire maintenant. Je pourrais vous aider à vous défendre, vous et l'autre personne dans la cuisine, contre les Marcheurs en échange. Ou travailler d'une façon ou d'une autre.

Je laisse planer un silence avant de formuler ma dernière question.

-Beaucoup d'autres informations me manquent. Je suppose que nous aurons le temps d'y revenir plus tard. Mais à propos des deux autres ? A part le fait que vous les avez trouvés endormis.. avaient-ils d'autres similitudes avec moi ? Et... que leur est-il arrivé ?

Trois personnes retrouvées endormies sur les terres de ce Nelson en un mois ? Ça pourrait être une simple coïncidence. Mais ça reste étrange, vous ne trouvez pas ? J'espère que le vieil homme remarque avec quel détachement je lui demande ce qu'il a fait de mes prédécesseurs. Ainsi que le fait que je le lui demande après avoir requis son hospitalité. Ceci signifiant que quoi qu'il ait fait, comme il l'a sous-entendu, je ne le jugerai pas, et que cela ne changera pas ma décision de rester. Après tout, dans un merdier comme celui dans lequel on vit, on est tous amenés à faire des choses que l'on se pensait incapables de faire. J'en ai fait sans avoir besoin de l'excuse des zombis...

Et puis il pourrait leur avoir arraché les tripes à mains nues que ça ne m'empêcherai pas de dormir. Mais ça me permettrai de cerner un peu ce type qui passe du sourire amical à la menace armé d'un fusil. Comment ça on se ressemble ? Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. J'ai bien plus de classe !

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 18:22
Nelson avait profité d'une nouvelle gorgée le temps que tu accuses les premières réponses qui révélaient à la fois tant de choses et si peu. Son regard glissa sur tes mains lorsque tu vins croiser les doigts, une façon de garder son attention sur tes gestes puisqu'il n'avait toujours pas davantage de vrai raison de se mettre en confiance. Pourtant il ne portait plus son arme et se montrait même détendu pendant que vous échangiez.

A ce que tu dis sur l’accueil au réveil, le vieil homme esquissa un léger sourire amusé, venant à son tour se pencher pour poser le verre d'eau sur la table. Il te laisse néanmoins parler par la suite sans t'interrompre ni relever de réaction faciale. Il se redressa et hocha légèrement la tête à la fin, plusieurs fois avec un air vague.

« Je ne suis pas le mieux placé pour te répondre, ni pour t’accueillir. Non que je sois totalement réfractaire aux gens, même si il y a un peu de ça je ne dis pas mais, pour toi, il vaut mieux que tu rejoignes des personnes qui puissent correspondre à ce que tu es... devenu disons. Il y a un campement, tenu par un homme avec qui, vu ton caractère, tu ne risques pas de vraiment t'entendre, cependant il n'y a pas mieux placé que lui dans la région pour t'aider et surtout t'offrir un endroit ne serait-ce qu'un minimum sécurisé.

Il est bon, très bon dans ce qu'il fait, et ce qu'il fait colle étrangement bien avec le monde d'aujourd'hui. C'est là-bas que tu trouveras d'autres personnes qui sont revenues à la vie, comme toi, au milieu de nulle part, et même ces deux personnes qui se sont réveillées dans cette maison. Ce qui leur est arrivé n'est pas très différent de toi, en tout cas eux sauront plus t'en dire, je mentirais si je disais que j'ai eu le temps de faire leur connaissance ou de connaître leur histoire, ce n'est pas mon rôle. »


Il illustra ses derniers mots en levant les yeux vers l'étage, puis marqua un instant de silence en revenant vers toi.

« Jefferson, Matthew Jefferson, et son frère Ricky. Je vais t'y emmener, avec ce qui se passe en ce moment tu pourras y être certainement plus utile et c'est le meilleur choix, agréable ou non si tu veux survivre. Il n'y a pas que des rôdeurs dehors tu sais, il y a aussi des gens, des hommes, plus rarement des femmes, qui ont choisi de survivre au dépend de leur prochain. Un groupe très bien armé, et dangereusement organisé... si ils te tombaient dessus, ni toi, ni moi, ni personne d'autre ne pourrait plus te venir en aide.

Nous ne nous connaissons pas mais je ne suis pas comme eux, je ne suis pas quelqu'un qui survit au dépend des autres et ma foi veut qu'aider son prochain soit le meilleur moyen de connaître des jours meilleurs. Alors oui, je vais t'y emmener. Maintenant concernant ce que tu souhaites savoir, tu ne vas pas aimer ma réponse, mais je n'en ai pas d'autre pour toi. »


Il prit une longue inspiration et se pencha à son tour, venant croiser les doigts sur ses genoux en installant ses coudes, fixant son regard sur toi sans faire plus de manière qu'une simple mise au calme.

« Je ne sais pas ce qu'il se passe dans le reste du monde, personne ne le sait. Quand tout ça est arrivé, les gens se sont mis à paniquer, tout est devenu... infernal. Des cas se seraient déclaré hors du pays, le nord du Mexique n'a pas tenu le coup, et probablement le Canada non plus, mais tous les réseaux de communications ont été coupé très vite, obstrués. Nous n'avions déjà plus de nouvelle du reste du monde, même du reste du pays, avant que la contamination ai tout ravagé. Mais si tu veux que je te dise, n'ais pas trop d'espoir, il semble que ce soit peine perdu aujourd'hui, je ne crois même pas que tu trouverais le moindre bateau sur la côte si tu avais la grande chance d'arriver jusque là-bas seul. »

Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 22:04
Donc je peux faire une croix sur l'Angleterre. Fait chier. Comprenez moi bien, les States c'est sympa. Pour les vacances. Mais les américains manquent totalement de notre classe so british. Dont je suis l'un des plus éminents exemples. Mais tant pis, j'imagine qu'il faudra faire avec pour le moment. Vous me trouvez froid ? Je dirai plutôt pragmatique. A quoi bon m’apitoyer ? La situation ne s'adaptera pas à moi. C'est donc à moi de m'adapter à elle. Il n'y a qu'ainsi qu'on survit dans ce monde. Et peut-être que mes origines anglaises sont pour quelque chose dans la retenue de mes émotions en publique...

Bref, écoutant Nelson, je ne me départis jamais de mon sourire amusé, si attirant. Il me propose de rejoindre un camp, peuplé de personnes qui comme moi, se sont réveillées en pleine nature sans savoir pourquoi... Plus que deux, si je lis bien entre les lignes. C'est de plus en plus étrange. Les rêves me reviennent en tête à nouveau. De quoi ça parlait déjà ? Sodome ? Des passages de la bible ? Il faudra que je me trouve une bibliothèque. Je suis quelqu'un de cultivé, mais les religions ne m'ont jamais intéressées plus que ça. Peut-être parce que mes lectures s'orientaient plus sur les almanachs répertoriant les œuvres d'art et leur équivalent en Livres Sterling ? Ou qu'elles sont toutes un tissu de mythes sans queue ni tête ? Enfin, ça aurait pu être utile aujourd'hui... Bref. Je réponds au vieux après avoir de nouveau fait le tri dans mes pensées.

-Autant pour l’Angleterre alors. Dommage, une petite croisière m'aurait bien plu. Histoire de décompresser un peu.

Je jette un regard mutin à mon interlocuteur.

-Mais si le camp des frères Jefferson ça doit être, je reprends, alors ça m'ira très bien. Je ne suis pas difficile.

Machinalement je gratte la barbe mal rasée sur ma joue.

-Si je comprends bien, ce Matthew a un caractère difficile ? Mais je ne m'en fais pas trop. Une fois qu'on me connaît, je suis une personne tout à fait charmante. Tout le monde m'apprécie !

Je n'insiste pas, par modestie. Si je vois toujours juste, Matthew et Ricky dirigent un camp... de réfugiés ? Je ne sais pas encore comment appeler ça, on verra bien sur place. Et ils sont... ou en tous cas, Matthew est très bon dans ce qu'il fait. Ça colle dans une ère où on croise des zombis à trucider à chaque coin de rue. En plus de tueurs, d'après ce que dit Nelson. J'imagine donc que Mathew est du genre à savoir se protéger. Mais pourquoi accepte-t-il de s'encombrer de comateux à peine sortis du coltard ? Ça va à l'encontre de l'instinct de survie, de s'attacher des boulets aux chevilles... Mais je ne vais pas m'en plaindre.

-Merci de votre hospitalité, Nelson. Je crois que je peux m'estimer heureux que vous ne fassiez pas partie des méchants. Même avec l'épisode du fusil.

Nouveau sourire charmant. Mais pourquoi est-ce que je continue de le souligner ? Ça va de soi.

-Je comprends que vous ne me vouliez pas dans vos pattes. Mais sachez que si je peux vous rendre la pareille un jour, je le ferai.

Et oui, je suis un homme d'honneur. Je sais bien que vous en doutiez, ne niez pas ! Bon, j'irai pas risquer ma peau pour celle du vieillard. C'est vrai quoi, il est déjà en bout de course, alors que je suis dans la fleur de l'âge ! Mais je n'aime pas avoir de dettes...

-Donc, ce camp... Où est-il ? Je demande en me redressant et m'étirant. Et quand part-on ?

Je termine avec un sourire où l'on sent toute mon excitation pour cette nouvelle aventure. La vie ne risque plus d'être ennuyeuse de si tôt !

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Sam 23 Mai - 1:15
Nelson resta passablement de marbre, laissant son regard glisser contre le mur d'en face en venant s'appuyer contre l'accoudoir du fauteuil, il se contenta de hocher quelque peu la tête quand tu le remerciais. Revenant à toi, il récupéra d'une main son verre d'eau et au moment où tu achevas tes mots pour te redresser debout, il le terminait d'une traite et soupirait bruyamment.
Reposant le récipient, il s'appuya au fauteuil pour pouvoir se redresser de même et vint fourrer ses mains dans ses poches en te toisant, s'autorisant un raclement de gorge. En fait il paraissait assez intrigué par ce qu'il avait face à lui.

« C'est surprenant, tu parais bien serein et presque indifférent à ce qu'il t'est arrivé, à ton retour à la vie et au fait que tu es prêt à me suivre jusqu'à ce campement sans être plus inquiet, sans autre question. Est-ce que tu serais trop confiant, ou trop inconscient ? A moins que tu ne sois juste... hm non, j'en ai pas l'impression. »

Il n'avait pas employé de ton critique, il donnait plutôt l'impression d'exprimer une constatation telle qu'il la ressentait avec toute l'honnêteté du monde, si ce n'est un terme dont il s'était finalement gardé d'en parler. C'est à ce moment là que la porte battante de la cuisine s'ouvrit, laissant entrer une jeune femme. Elle n'était pas très grande, ni très impressionnante, haute d'à peine un mètre cinquante huit pour une cinquantaine de kilos au maximum en poussant l'estimation à l'oeil. Elle paraissait frêle, même fragile et sa timidité était frappante, tout comme sa chevelure blonde et longue descendant jusqu'au bas du dos en queue de cheval. En guise de vêtements, un débardeur rouge, laissant voir les attaches de son soutien-gorge dépassant du tissu aux épaules et un jean bleu clair somme toute classique. Elle n'avait d'ailleurs pas de chaussures aux pieds, mais des chaussettes blanches propres, chose presque exceptionnelle aujourd'hui.

Une fois entrée, elle te regarde un instant puis te fuit, visiblement gênée et vraiment timide, se concentrant sur le vieil homme à qui elle s'adresse.

« J-j'ai finis l-la préparat-tion. » Dit-elle, bégayant fortement de sa petite voix très douce. « Est-ce qu-que j'ajou-joute un c-c-couvert ? »

Le vieil homme lui adressa un léger sourire que l'on pouvait discerner sans difficulté très affectueux, lui répondant aussitôt, non sans te jeter un regard furtif pour observer ton comportement en sa présence.

« Pas de couvert, nous allons bientôt partir. Prépares plutôt un sachet si il nous en reste s'il te plait, et mets-y donc une bonne part pour notre ami, je suis sûr qu'il doit avoir très faim. Il pourra manger durant le trajet ou au campement une fois sur place. Julienne de légumes et rumsteck, avec un peu de crème. Pamela ici présente est un véritable cordon bleu, ça devrait te plaire. » Dit-il en te regardant plus directement, cherchant ton approbation, avant d'ajouter à l'attention de la jeune femme. « N'oublies pas de mettre une fourchette en plastique, il doit nous en rester quelque-unes. »

La dénommée Pamela acquiesça silencieusement et s'autorisa à te regarder à nouveau en tissant un sourire certes toujours timide mais amical, avant de tourner les talons et reprendre le chemin de la cuisine. Nelson la regarda faire chemin inverse avant de reporter son attention vers toi.

« J'avais un véritable stock de fourchettes en plastique fut un temps, faites pour les visites. Je n'avais que quelques fourchettes en dur. Mais comme je n'ai jamais eu beaucoup de visites, elles ont traînées, à peine servies. Elles doivent dater d'une bonne quinzaine d'années, à croire que les vieux bougres comme moi ont tendance à conserver les vieilles babioles. J'ai bien fait cela dit, vu que j'ai eu plus de visites en quelques mois qu'en vingt ans. Le stock est presque épuisé.

C'est étrange non ? Il aura fallut la fin du monde pour que des gens viennent chez moi se servir de mes vieilles fourchettes en plastique. La vie a un sens de la plaisanterie bien à elle. Sinon, ma voiture a encore de l'essence, c'est l'avantage de ne pas sortir souvent d'ici. Mais avant que je ne t'emmène, j'aimerais savoir quelque chose. Que comptes-tu faire de cette... nouvelle vie ? A court ou long terme. »

Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Dim 31 Mai - 16:15
Mon dieu, mon dieu... Mais que c'est bête, un paysan. Non, il est très gentil, Nelson, on est d'accord. Mais il ne voit vraiment pas plus loin que le bout de son nez. Intentionnellement, je n'entre pas dans son jeu lorsqu'il insinue que je suis un idiot. Je fais une fois de plus montre de mon grand sens de l'humour et de l'ironie.

-A moins que je ne sois quoi ? Brave ? Particulièrement intelligent et réfléchi ? Évidemment ! Merci de le souligner. Mais la modestie m'interdit d'en faire étalage moi-même.

Nouveau sourire plaisantin avant d'ajouter :

-A moins que mon calme ne vous laisse penser que je sois stupide ?

Je laisse planer un silence tout à fait dramatique qui fait son petit effet.

-Je vous laisse juge. De mon point de vue, j'ai deux options : le camp dont vous m'avez parlé, ou aller affronter seul les Marcheurs. Ce n'est pas que je sois ravi d'aller coller aux basques de personnes que je ne connais pas, mais au moins, elles n'essaieront pas de me bouffer. Enfin, à priori. Si vous avez dit vrai.

Je lève les yeux, grattant à nouveau mon menton, réfléchissant à une façon simple d'expliquer mon manque d'émotions extérieures. Je finis par reposer les yeux sur mon hôte.

-Disons simplement que j'ai choisi de vous faire confiance. Je jugerai sur le moment si j'ai été stupide ou non.

C'est alors que la jeune femme entre. Une petite blonde, plutôt mignonne. A moins que ce ne soit les quatre mois de coma qui me rendront toute femme attractive pendant un moment. A vérifier lorsque je croiserai d'autres membres du sexe opposé. La jeune femme, Pamela d'après le vieux, affiche une timidité maladive, et ose à peine me regarder. Je peux la comprendre. Une aura aussi brillante que la mienne peut brûler la rétine des plus faibles. Nelson semble particulièrement paternaliste avec la blonde, je me garde bien d'avoir un comportement inapproprié. Ce n'est pas le moment de me le mettre à nouveau à dos. Je trouve sa timidité charmante. Lorsqu'elle part après avoir reçu les instructions de Nelson, je m'autorise à lui sourire.

-Merci beaucoup Pamela. Je suis sûr que ce sera délicieux, j'ajoute en réponse au commentaire du géant sur ses dons culinaires.

J'essaie d'y mettre autant de douceur que possible afin, j'espère, de la mettre un peu plus à l'aise. Je n'y suis pas habitué, du coup, je ne suis pas bien certain du résultat. Sentant l'odeur du plat flotter jusque nous lorsqu'elle quitte la pièce, je reviens vers Nelson.

-Je pourrais manger tous les chevaux de l'hippodrome d'Ascot !

Bon, là, Wallace perd un peu la boule et commence à me parler de ses fourchettes en plastique. Ça doit être l'âge qui le fait radoter. En lisant entre les lignes, je comprends tout de même qu'il a été seul longtemps. Je ne suis pas bien sûr de si ça lui plaisait ou non, en revanche. Je l'écoute poliment, jusqu'à sa dernière question. Qu'est-ce que je vais faire de ma nouvelle vie.

Sur le moment, je reste coi. Jusqu'à ce qu'il me le demande, je crois que je pensais encore trouver un moyen de retrouver ma vie d'avant. C'est peut-être à ce moment là que j'ai finalement réalisé qu'"avant" ne reviendra plus jamais. Mon sourire s'efface, laissant place à une expression d'intense réflexion. Les sourcils légèrement froncés, je regarde le mur en face de moi. Les pensées se bousculent, les idées,  les conséquences de cette épiphanie. Que vais-je faire maintenant ? Je crois que pour le moment, je n'en sais pas assez sur ce qu'est devenu le monde pour en décider. Mon sourire revient dans un soupir lorsque je reviens à Nelson. Les doigts croisés, les coudes sur les genoux, je prends mon temps pour répondre.

-J'avoue que vous m'avez collé sur celle-là. Pour le moment, je n'en ai pas la plus foutue de petite idée. Depuis que je me suis réveillé, je ne pense qu'à l'instant suivant. Les jours prochains au plus. Survivre dans l'immédiat.

Machinalement, je gratte à nouveau ma barbe de trois jours.

-La seule réponse honnête que je puisse formuler pour le moment, ce serait : survivre. Éviter de me faire avoir une deuxième fois.

C'est vrai quoi, la première, c'était déjà bien assez indigne de moi.

-Lorsque j'en saurai plus sur le monde tel qu'il est devenu, lorsque j'aurai plus d'éléments... Je pourrai y repenser. Pour le moment, j'en sais trop peu pour prendre une décision aussi importante.

Je lui souris à nouveau. Je n'ai pas de réponse plus satisfaisante. Pas même pour moi. Plus pour moi-même que pour mon hôte, j'ajoute en marmonnant :

-J'aimerai quand même bien comprendre ce qui m'est... nous est arrivé, je me corrige en repensant aux Dormeurs dont Nelson m'a parlé.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Sam 13 Juin - 19:51
Le vieil homme ramena ses mains et vint masser son poignet droit, t'écoutant avant d'opiner du chef très simplement.

« Survivre au jour le jour... ce n'est pas une mauvaise idée. Si tu veux un bon conseil - et même si tu ne le veux pas, fais attention à ceux que tu fréquentes, que ce soit dans le camp où je t'emmène ou ailleurs. Il y a bien des façons de mourir, et il peut arriver bien d'autres choses que la mort. Je ne connais pas vraiment tous ceux qui sont là-bas, pour une bonne part pas du tout et même si j'ai confiance en Calvin, Matthew, Clark et Ricky - le groupe de départ, je me méfierais des autres. »

Il te scruta de façon explicite, sans appuyer particulièrement ses mots mais prenant le temps de les faire entendre pour être bien compris. Après quoi, il t'indiqua la porte battante de la cuisine d'un vague geste de main.

« Prends tes affaires et partons, il y a un peu de route à faire. »

Te laissant t'organiser, il avancera le premier vers la porte et la poussera, la tenant jusqu'à ce que tu le rejoignes. Tu entreras ainsi dans la fameuse cuisine. Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous. Sur la gauche, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver.

Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Tu peux remarquer la première chose qui soit vraiment agréable depuis ton réveil : une bonne odeur venant des feux à gaz près de l'évier. Pamela est d'ailleurs à coté, de dos et semble s'occuper avec une casserole, une poêle et un rond d'eau. Tu distingues d'ailleurs le bruit d'un sac plastique que l'on manipule provenant d'elle.
Tu n'auras guère le temps de t'attarder que le fermier t'invite à le suivre, se rendant à la porte d'entrée juste en face, de l'autre coté de la table. Là encore, il ouvrira et la retiendra, te laissant le soin de fermer derrière vous. Vous vous retrouverez à ce moment dans une vaste étendue d'herbe, donnant sur la droite vers une grange typique dont les portes semblent bien fermées, droit devant toi, l'herbe domine jusqu'à un arbre solitaire que tu constates à proximité de ce qui doit être une clôture, donnant sur un autre champs et à gauche, une forêt plus au loin mais surtout une voiture qui est garée à un mètre du mur.

[Spécial, Hors-Zone] Un quelque chose de Texan - 19/01/35 - Page 2 Ford1510
Le véhicule à l'origine.

Une Ford F-150 grise qui semble avoir du vécu, globalement en assez bon état et probablement en mesure de rouler, en dépit de sa peinture abîmée qu'un oeil connaisseur verrait déjà au moins une fois refaite, son pare-choc qui a du connaître une confrontation au bas mot, ses pneus plus tout neufs et la porte avant coté passager à la taule quelque peu pliée vers l'intérieur.

« Ton carrosse jeune fille. » Dit le vieux en se tournant vers toi avec un semi-sourire plaisantin, donnant un coup de menton vers la voiture pour la désigner, même si ce n'est pas utile.

Il ira prendre place coté conducteur et se chargera de récupérer les clés dans sa poche pour mettre le véhicule en marche. Pamela viendra en petites foulées depuis la maison un peu après que vous ayez prit place, pour te tendre le sachet plastique promis où la nourriture a été disposée sans emballage ni protection, mais avec tout de même une fourchette en plastique plantée dans le steak. Si autrefois cela paraissait expéditif comme cadeau, aujourd'hui, c'était un geste vraiment très généreux.

Le fermier ne tardera pas à démarrer, et après un au-revoir de Pamela d'un salut de la main sincère, traversera le champs d'herbe vers l'arbre solitaire, découvrant une route qui se dissimulait avant la clôture.


Fin.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 23 Juin - 13:40


Excursion Validée



Conséquence(s) :

Liam est arrivé au campement des Frères Jefferson le 19 Janvier.

Vous avez consommé :

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