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[Spécial, A, 2] Sous les rayons du soleil - 16/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Dim 3 Mai - 14:56
Interprété par Nathan Leyol.

Tu avais pensé, dans tes derniers instants, avoir atteint le bout du chemin, une route s'achevant dans la douleur et l'agonie préalables à un repos éternel. Mais comme tous les repos que tu as pu connaître auparavant, celui se voit peuplé de rêves insondables et étranges, lourds de sens qui pourtant t'échappent. Ces voix incantatoires se mélangent et torturent ton esprit qui n’appelait pourtant qu'à être oublié, alors que ton corps tout entier te semble être assailli d'innombrables lames acérées et glaciales, frappant jusqu'à la moelle même de tes os. Ton crâne te semble bien trop étroit pour contenir la masse d'informations que l'on t'offre à digérer, et menace d'exploser sous la pression d'une migraine violente.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

La première chose que tu percevras sera la dureté du béton nu sous ton dos, celui-ci se trouvant recouvert d'une fine couche de sable et de poussière où s’amoncellent ça-et-là quelques détritus sans intérêt. Baigné de pénombre, il faudra à tes yeux de longues minutes pour s'habituer à l'obscurité qui t'entoure, à peine percée par la présence d'une petit lucarne laissant filtrer un mince rai de lumière. En détaillant ton environnement, tu pourras distinguer trois murs de ciment, aux surfaces nues, monotones et rugueuses, sur lesquelles sont disposées en rangées parallèles quelques étagères en bois, vraisemblablement des planches de récupération. Quelques bidons en plastique vides de tout contenu y reposent, droits ou renversés, ainsi que de nombreux chiffons souillés de cambouis.

Quelques toiles d'araignées brunies de poussière, et donc abandonnées de leurs tisseuses s'étirent sous la charpente de cette pièce, tendues tels des voiles de tentures, à peine frémissantes de quelques courants d'air. Tu pourras également apercevoir l'encadrement d'une porte métallique ornée de cette petit lucarne qui laisse filtrer la lumière du jour se découper dans le quatrième mur. La pièce, ne devant pas mesurer plus de quinze mètres carrés t'apparaît comme devant être un atelier ou un abri de stockage fait pour le jardinage, comme peuvent en témoigner les quelques sac de terreau éventrés qui traînent, entassés dans un coin de la pièce. Autour de toi, l'atmosphère se veut sèche, lourde et étouffante. La poussière qui règne en ces lieux te prend à la gorge et rend ta bouche plus pâteuse encore.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.



Éléments scénaristiques:
 

Nathan Leyol

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 15:46
*Mal... Punaise, ce que mon dos me fait mal... Et ma tête... Bordel, aucun n'alcool ne m'avait mis dans cet état depuis... Depuis... Roh mais j'en sais rien, fous-moi la paix. Hein ? Mais je sais pas pourquoi tu penses, enfin je pense, ah mais taisez-vous je comprend rien et vous pensez trop pour que ca aille mieux, cette migraine... Arretes de dire migraine... Foutue tête de foutue corps au foutu dos, j'en ai marre... Mais pourquoi j'ai mal au dos, et à la tête, pourquoi j'ai mal... Pourquoi j'ai mal ? Non... J'ai mal !!! Punaise, j'ai mal ! Une bonne chose, je crois... Si j'ai mal c'est que... Bon soit, je suis en enfer et ça va, c'est pas si terrible, mais je n'y crois pas, donc peut-être que j'y suis pas. Non ça doit pas être l'enfer, donc je suis ailleurs. Et j'ai mal... C'est que je suis conscient d'avoir mal, et que mon crâne me fais bien savoir... J'ai donc un corps et j'en souffre, mais je dois donc être... Vivant ! Mais pourquoi ne le serais-je pas ? Aurais-je été mort ? Plus jamais je ne boirais ! Ce sale goût en bouche, pfff, bon je me suis pas torché à la bière, c'est trop sec, ni au vin, c'est pas si acide, c'est juste... Bah c'est dégueu, pâteux, sec...*

Nathan, allongé sur le dos dans une pièce ressemblant en une sorte de débarras, commence à jouer de la langue contre son palais, il déglutit. Continuant ainsi pensant plusieurs minutes, il finit par ravoir assez de salive pour déglutir normalement. Son système digestif lui fait mal lui aussi, trop sec, trop faim, mais il ne s'en rend pas compte. Déjà il reprend à penser.

*Bordel, j'ai soif. Je suis vivant, j'ai mal et j'ai soif... Chienne de vie... Foutez-moi la paix avec votre alcool, je veux de l'eau... Juste de l'eau. Hum, c'est bon de l'eau. Pas de la gazeuse ! C'est dégueu... Mais pourquoi je suis vulgaire... Bordel de merde, je suis vivant et vulgaire, faites chier. Oui, vous qui êtes là ou pas, je vous emmerde. Donnez-moi de l'eau et fermez-là. Ahhh, ma foutu tête, pourquoi ça tappe encore et encore... Encore des ouvriers qui doivent bricoler quelque part... Qu'ils me donnent à boire plutot que de m'embrummer la cervelle à coup de poussières de bétons. Du béton, j'ai le goût du béton en bouche. Et de la poussière... Ils vont m'intoxiquer ces ouvriers... Je vais aller les voir. Allez !!! ... Ah bah non, je peux pas... Pourquoi je peux pas me lever ? Peut-être que je rêve ? Mais c'est stupide de rêver d'avoir mal... Et j'ai mal et je suis pas stupide. Je crois. Bon allez coco, un petit effort, déjà ouvre un oeil... Ah bordel, cette lumière !!! Ferme les yeux abrutis... Punaise quel con... Bats des paupières ca va mieux lubrifier tes yeux. Bah je sais oui, je suis pas con !*

N'attend bats des paupières et déjà ses pupilles se mettent à nouveau à voir. Ouvrant l’œil droit plus longuement que le gauche, il papillonne des yeux longuement afin de bien nettoyer tous les parasites qui s'étaient agglutinés sous ses paupières. Ça y est, les yeux sont ouverts et ne font plus mal. Les faisant virer de gauche à droite et de haut en bas, Nathan distingue les poutres de bois au plafond. Ses yeux gagnants en précisions, il s'aperçoit que ce qu'il prenait pour des étoffes suspendues n'étaient qu'en fin de compte des toiles d'araignées encrassées qui remuaient avec douceur entre chaque pilier de bois. A gauche, il semble y avoir  une étagère, du bordel en masse avec bidons et bacs empoussiérés dont personne ne s'est occupé depuis belle-lurette... A droite, il y a un paquet, pas très loin de sa main apparemment.

*Oh ! Ma main ! Putain, je vois ma main ! Je ne suis pas mort et je ne rêve pas ! Mais qu'est-ce que...*

Nathan fais bouger ses doigts. Ils fonctionnent, mais sont un peu douloureux. La machine doit se remettre en route. Progresseivement, Nathan fais le bilan de son corps. Sa tête lui fais moins mal, mais son corps reste une pelote d'aiguilles et son dos une planche raide. Retrouvant la mobilité de chacun de ses muscles, il bascule son corps sur le flanc droit. Toussant à cause de la poussière qu'il respire, il fait remonter son bras puis pose sa main à plat. Forçant sur le coude et les abdos, il finit par se redresser et se retrouver à genoux au milieu de cette pièce de "réveil".

*Bon, cet endroit n'est pas connu. D'ailleurs je ne connais plus vraiment de grand chose...*

Nathan prend le temps de bien regarder autour de lui son environnement, laissant ses yeux faire le travail. Puis, renniflant, il semble distinguer une odeur pestilentielle. Maintenant qu'il vient de le remarquer, il s'aperçoit que ça sent "la mort" dans cet endroit. Les yeux en quête d'un cadavre de rat abandonné dans un coin, il finit par se rendre compte que cette odeur ne venait pas de ce lieu, mais bien de lui. S'offusquant de sentir aussi mauvais, il cherche quelpart de quoi se vêtir avec quelques frusques moins odorantes, hélas sans résultat. Se relevant, il tangue un peu mais réussit à retrouver son équilibre. Commencant son travail d'investigation, il s'emparre des objets posés prêt de lui. Un paquet en toile plastique semble être une tente. A côté, un lance-appât. En le voyant, Nathan se rappelle que son père en avait utilisé un, lors d'une partie de pêche sur un fleuve, il ne savait plus trop où. Ca y est, la mémoire commence à refaire surface petit à petit et par flash, mais rien de bien concret. Encore en tête des images et sons confus, Nathan décide de déjà mettre en ordre ses prédispositions avant de se lancer en quête de son histoire. Son mal de crâne semblait pas si loin que ça dés qu'il se mettait à songer aux questions qui le tannaient.
Ramassant la fronde et la tente, il finit par se dégouter sa meilleure ennemie, une bouteille de rhum. Se disant que rien de mieux pour traiter le mal par le mal, il se ravisse et décide de la garder de côté, de toute façon, sa bouche enkylosé ne saurait apprécié ce souvenir encore trop présent.


- Mais, qu'est-ce que je suis en train de foutre ?!

Nathan réalise soudain. Il est seul, dans une sorte de débarras, chez il-ne-savait-qui, et commençait déjà à piller les lieux. Certes, habitués à se débrouiller, ce n'était pas une raison pour voler le bien d'autrui. Tout d'un coup et sans prévenir, Nathan se retourne brusquement et épie chaque recoin de la pièce.

*Ouf, pas de caméra... Juste cette lucarne à la porte... *

- Ohé ! C'est bon, je suis réveillé, je vous remercie pour votre hospitalité, mais c'est bon, je m'en vais ! Euh... Vous m'entendez ? Je suis désolé de vous avoir effrayé, mais je ne pense pas que ce soit une bonne raison pour me séquestrer plus longtemps, je peux m'en aller là... Allô ? Vous avez appellez la police ? Non ? Non bah tant mieux, ils se seraient dérangés pour rien, puis de toute façon je vais partir... Il y a quelqu'un au moins ? Pourquoi vous m'avez enfermé ? Regardez, je repose tous les objets ! ... Vous voulez quoi ? Répondez... REPONDEZ !!! Allô... Houston, nous avons un problème ! S.O.S !

Nathan s'emparre de la fronde à nouveau et cherche de coin l'armer. Les bidons et le tas de frattas ne permettant rien d'exploitable, il leva les yeux au ciel, ou du moins au plafond. tendant la main, il la plonge dans une toile d'araignée et commence à la récolter. Peut-être qu'en la malaxant bien, il pourrait en faire une maigre boulette...

- Bon, bah je vous remercie, maintenant je sors !

Nathan ramasse la tente et la bouteille. Il se colle à la porte. Nathan frappe quelques coups dans l'attente d'une réponse.

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 8 Mai - 21:36
La chaleur étouffante et le calme le plus absolu. De tes paroles adressées à l'inconnu, ce sont là les seules réponses qui te seront retournées. Et dans cette digne lignée silencieuse, tes coups contre la porte dont le contact du métal bien plus frais que l'atmosphère pourra te paraître rafraîchissant restent eux-aussi sans aucune réponse. Pas le moindre mouvement n'est perceptible à l'extérieur, pas le moindre chuchotis hormis celui du vent s'immisçant sous les tuiles de la charpente. Si d'aventure, poussé par ta curiosité ou ton désir de prendre l'air, tu ouvrais cette porte pour sortir de cette pièce qui n'a manifestement rien de plus à t'offrir, tu pourras observer droit devant toi un jardin s'étendre. Visiblement privatif, le manque d'entretien de celui-ci l'a rendu à son état sauvage, où de grande herbes folles et jaunies s'étendent sur une vingtaine de mètres, ponctuées ça et là de quelques plantes vivaces et autres mauvaises herbes.

Sur ta gauche, tu pourras apercevoir un haut mur bétonné clôturant l'ensemble, coupant à ta vue toute vision de l'horizon proche comme lointain. La peinture blanche, virant le blanc cassé, t'obligera à détourner le regard de par son éclat, réverbérant les rayons du soleil déjà bien haut dans le ciel. La température à l'extérieur ne doit cependant pas dépasser les quinze degrés, bien loin de celle, plus contenue et étouffante qui t'accueillit à ton réveil quelques instants plus tôt.

Sur ta droite enfin se dresse une maison de banlieue, isolée et imposante dans cet océan de verdure jaunie. Construite sur un étage, sa façade lambrissée révèle les assauts des intempéries et du manque d'entretien que la demeure a subi. Quelques plantes grimpantes commencent à envahir le mur de la maison qui te fait face, une large et haute fenêtre pouvant offrir à ta curiosité une vue sur l'intérieur de celle-ci. Tu pourras par ailleurs apercevoir, logée non loin de l'angle de la maison, un véhicule de type pick-up à la peinture anciennement rutilante encastré dans le mur, un morceau de la clôture bétonnée effondré juste derrière lui et offrant ainsi une ouverture sur la route bordant la propriété. Offrant à ta vue son côté passager, tu pourras observer à l'intérieur de celui-ci la présence d'un zombie sur le siège conducteur du pick-up, gesticulant dans des râles alanguis et grattant à la vitre de sa portière de ses doigts décharnés, visiblement retenu prisonnier de l'habitacle par la ceinture de sécurité encore bouclée.

L'infecté ne semble pas encore t'avoir remarqué, probablement trop concentré sur son obsédante envie de quitter sa prison de métal, à moins que quelque chose d'autre n'attire son attention de l'autre côté du véhicule.

Nathan Leyol

Anonymous
Invité
Sam 9 Mai - 1:38
Les coups se firent bruyant lorsque Nathan frappa à la porte, avant de finalement se rendre compte que celle-ci était ouverte. Seule la clenche l'avait retenue prisonnier de son débarras-salle de réveil. Nathan, n'a même pas le temps d’entrebâiller la porte qu'il la referme aussi sec. La lumière trop vive à l'extérieur en comparaison à la pénombre de son abris, il décida de jouer de patience et de laisser ses sens s'acclimater à l'en-dehors. Se protégeant les yeux derrière la porte, il laisse entrer dans la pièce des rayes de lumière du jour qui souligne l'état poussiéreux du sol. La tente sur le dos, maintenue par une sangle, la fronde à la ceinture et la bouteille de rhum à la main, il avança dans la lumière dans l'encadrement de la porte. Déjà le soleil lui réchauffait les jambes, alors que son visage restait encore à l'ombre. Le vent vint lui souffler sa douceur, une brise fraîche qui détonnait avec la sécheresse de la pièce. Sortant enfin la tête dehors, Nathan jeta un œil à gauche puis se ravisa pour re-rentrer dans la pièce. L'éclat d'un mur blanc sur lequel se reflétait le soleil lui brûlait la rétine. Il ne savait combien de temps il devrait prendre pour voir de nouveau convenablement, mais en prenant seulement le temps d'y songer il constata que ses yeux s'adaptaient tout de même assez rapidement. Sortant pour regarder à gauche, un bâtiment se présentait. Entre son abri et l'autre bâtiment, un jardin verdoyant, ou plutôt sauvage.

*Problème de tondeuse ou de courage apparemment...*

Sortant de ce qui se révéla être un cabanon de jardin, il entra dans la friche en direction de la maison. Cette jolie maison, ou tout du moins, jlie à une époque, semblait avoir été laissé à l'abandon tout comme le jardin-savane de la propriété. Un peu plus loin, une voiture de campagne était crashé dans un mur. Nathan ne s'inquiéta pas plus que ça de l'état du véhicule, celui-ci devait être là depuis un bon moment, et le propriétaire devait être partie à en juger la place du conducteur vide. En outre, quelque chose semblait remuer à l'intérieur de l'autre côté. Mais pour le moment, mieux valait pour l'homme de partir le plus discrètement possible. Sa tête encore un peu embrouillée, il ne savait toujours pas où il se trouvait, ni pourquoi. Il semblait que quelque chose d'important s'était passé, mais quant à savoir quoi, il n'en savait rien. La maison avait une fenêtre accessible. Décidant d'aller voir s'il y avait du monde dans la bâtisse pour savoir si la fuite rapide ou un départ discret serait préférable, Nathan s'approcha de la fenêtre et jeta un œil rapide.

*Bon, plan A, je me casse de là, plan B, je le fais le plus discrètement possible, pas envie qu'on me prenne pour un cambrioleur, je ne fais qu'emprunter du matériel laissé à l'abandon après tout... Puis, s'ils veulent tout récupérer bah... On s'arrangera après tout...*

La voiture remua un peu contre le coin de mur. Apparemment la place du passager était remuant. Nathan décida qu'il irait voir ce qu'il s'y passe après son analyse de la maison depuis la fenêtre.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 19:40
En jetant un oeil par la verrière qui s'offre à toi, tu pourras tout d'abord t'apercevoir que de longs rideaux brunâtres masque à ta vue une grande partie des carreaux et de l'intérieur de la demeure, un simple ajour te permettant cependant de visualiser une bonne partie de la pièce, à la condition de s'approcher suffisamment. Par cette mince ouverture dans le tissu, tu pourras apercevoir ce qui te semble être un salon tout ce qu'il y a de plus conventionnel dans son aménagement, à cette exception près que le mobilier se trouve être recouvert d'une bonne couche de poussière, et renversé, comme si un cambriolage ou une rixe avaient eu lieu dans celui-ci.

En face de toi, tu pourras remarquer un sofa de trois place, au tissu beige-crème, sur lequel dénotent quelques traînées rouge-brunâtre. Un petit meuble télé en bois, imitation Wengé, y fait face, l'écran plat trônant initialement sur celui-ci se trouvant renversé juste au pied du petit meuble, face contre terre et très clairement fêlé. Un tapis à poil long microfibres, de la même teinte que le sofa sous lequel il est glissé, offre un contraste agréable et bien agencé entre les tons sombres des lames de parquet et sa teinte naturelle. Mais ce n'est pas tant le bon goût du choix des couleurs, qui pourront subjectivement te déplaire par ailleurs, qui attirera ton attention dans un premier temps, mais la paire de jambes allongée sur le présent tapis, inerte. De ta position, tu ne pourras voir ces jambes au-delà des genoux, la position des pieds t'indiquant par ailleurs que le ou la propriétaire de ces membres inférieures se trouvent être étalée face contre terre. Vêtues d'un pantalon de jogging noir aux trois bandes blanches d'une marque de vêtement tout à fait reconnaissable, pour peu que tu la connaisses, tu remarqueras qu'un morceau de tissu, ainsi que de mollet semble manquer à la jambe gauche, offrant une cassure dans le relief légèrement arrondi auquel tu pourrais normalement t'attendre en observant un corps allongé.

Par delà le sofa, tu pourras deviner la présence de quelques chaises, dont les sommets des dossiers dépassent du canapé, et très probablement la présence d'une table de salon, derrière encore laquelle se trouve une bibliothèque largement garnie de livres aux couleurs et épaisseurs variées, mais dont les titres te sont invisibles depuis ton point de vue. A gauche de la bibliothèque, tu devineras la présence d'un couloir ou d'un hall semblant desservir les autres pièces de la maison, sans pour autant t'offrir la moindre information sur la dispositions de ces dernières. Au terme de ce premier examen oculaire et auditif, l'habitation te semblera inoccupée, à l'exception de cet individu au genre inconnu allongé sur le tapis entre le sofa et le meuble télé.

S'offre à toi les possibilités de poursuivre tes investigations à propos de cette demeure et des faits ayant pu ou s'y déroulant, par une autre façade ou par une entrée quelconque ; à moins que tu ne préfères investiguer sur le pick-up qui remue toujours légèrement sur ses amortisseurs en raison des mouvements de son occupant. En dernière option, tu peux aussi tout à fait quitter les lieux et chercher une aide ou des indices quelconque sur ta position et la manière dont tu as pu arriver-là.

Nathan Leyol

Anonymous
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Lun 11 Mai - 14:49
Nathan observe la pièce depuis la fenêtre. Cette maison plutôt jolie pour les personnes aimant le confort de la vie, semblait être plus du tout entretenu, voir inoccupée depuis un long moment d'après l'accumulation de poussière sur les meubles. D'ailleurs parmi ceux-ci, certains avaient été renversés ou été dans un piteux état. Nathan se fit remarquer que cette maison avait du être cambriolée et abandonnée depuis un moment, pourtant, l'homme arrive à distinguer la forme d'une paire de jambe d'un être humain, reposant sur le sol, le corps devant être face contre terre selon la disposition des talons pointés vers le haut. Nathan commence à tisser une histoire potentielle.

*Bordel, cette personne ne doit pas aller bien du tout, elle est même peut-etre morte... Oh et puis tant pis, faut que je l'aide, si la police vient je dirais que c'était pour tenter de la sauver, mais je peux pas partir sans rien faire*

Nathan contourne les murs de la maison à la recherche d'une porte. C'est en passant à côté du véhicule qu’il fut soudain frappée d'une autre vision. Dans le pick-up encastré, une créature de cauchemars se dandine pour tenter de se libérer. Ayant un mouvement de recul par la surprise, puis un mouvement d'avant par réflexe pour aider l'étrange chose, Nathan reçoit soudainement comme un flash-back. Cette créature sanguinolente, elle était similaire à celle d'un rêve étrange.

- Vous avez besoin d'aide ? Vous m'entendez ?

Nathan se rapproche de la voiture, ne sachant quoi faire, la chose bouge beaucoup, Nathan se fait remarquer qu'elle doit énormément souffrir pour saigner aussi abondamment et bouger ainsi, mais une intuition l'empêche de s'en approcher plus.

*Comment peut-on survivre en perdant autant de sang ? Et pourquoi cette personne ne réclame pas d'aide ? Faut que j'appelle les flics en moins de deux...*

- Ne vous en faites pas, je vais revenir avec des secours, arrêtez de remuer vous allez vous faire du mal, je vais chercher de l'aide !

Nathan se remet en chasse de la porte de la maison pour tenter d'y entrer et trouver un téléphone. Apparemment, il n'y avait personne d'autre dans les parages. Nathan contourna le mur où la voiture était venue s'encastrer. Il allait bien finir par trouver cette porte...

Evènements

Anonymous
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Mar 12 Mai - 17:56
En affichant de ta personne à proximité du pick-up et en adressant la parole à l'infecté qu'il renferme, tu ne feras que renforcer l'agitation et la hargne qui l'animent. Glapissant de sa voix rauque et lugubre, s'acharnant un peu plus sur la vitre côté conducteur, faisant désormais grincer le pick-up encastré sur ses amortisseurs dans des stridulations bien plus audibles aux alentours. Tirant tel un forcené sur la ceinture de sécurité le retenant prisonnier, tu pourras voir si tu t'y attardes, la langue de nylon pénétrer et trancher la chair de son épaule gauche, dévoilant le blanc osseux de sa clavicule sous le lambeau de peau ainsi décollé. Et pourtant, l'individu ou la créature ne semble manifester aucune douleur inhérente à sa blessure. Ses globes oculaires gonflés et avides de chair te fixeront cependant avec avidité, désirant ton corps et ta chair.

En contournant le pick-up, tu pourras remarquer deux accès, en plus de la brèche provoquée dans le mur par l'avant du véhicule utilitaire. Sur ta gauche, un portail noir en fer forgé à double battant, ponctué de quelques traces de rouille, se trouve être légèrement entrouvert et t'offre une vue directe sur la route qu'il borde. Tu pourras ainsi apercevoir, de l'autre côté de celle-ci, l'extrémité d'une autre clôture, de type palissade en bois, et l'angle d'une autre maison d'une taille équivalente à celle où tu trouves actuellement.

Sur ta droite, une volée de trois marches en bois blanc encadrée de deux rambardes à balustre mène sur le perron du domicile. Une massive porte en bois brut, dans les tons chêne foncé marque le pas et l'entrée principale de la demeure. Cette dernière se trouve par ailleurs être fermée  ; mais une pression sur la poignée de celle-ci t'informera cependant qu'elle n'est pas verrouillée.

Si tu te décidais à en franchir le seuil et à pénétrer dans l'habitation, tu entrerais dans un petit hall, aux murs revêtus de lambris blanc sur leur moitié inférieure, puis surmonté ensuite d'une tapisserie à motifs floraux, oscillant entre les tons jaune sable et violet lavande. Un escalier droit prend naissance dans ce petit hall pour mener vers l'étage supérieur, la porte d'un placard ou un vestibule de rangement se découpant sous la rampe d'escaliers. Sur ta droite, tu reconnaîtras le salon que tu avais pu apercevoir par la verrière, sous un autre angle, n'observant de ton nouveau point de vue que les deux pieds chaussés d'escarpins dépassant d'un angle du sofa.

Sur ta gauche se trouve une porte close, sur laquelle pendouille de travers une inscription résumant en un seul mot toute la fonction de la pièce qu'elle dessert  : CUISINE. Partant du « E » de cuisine et descendant le long du panneau lisse de la porte, tu remarqueras une traînée brunâtre aisément identifiable comme l'empreinte d'une main humaine ensanglantée, de taille adulte.

Enfin en face de toi, au départ de l'escalier, se découpe une dernière porte, close et sans indication d'aucune sorte quant à la pièce qui se trouve derrière. Tu pourras par ailleurs sentir le plancher sous tes semelles comme être recouvert d'une substance poisseuse et collante. D'un premier coup d’œil général, tu n'apercevras pour l'instant aucun téléphone, mural, fixe ou portable d'aucune sorte dans le décor qui t'entoure.

Mais alors que tu prenais le temps de mûrement réfléchir ta décision, encore déboussolé par ton récent réveil et cet environnement inconnu qui ne te ramenait à aucun souvenir, un craquement net de verre fendu, puis se brisant aura fini par te surprendre dans tes pensées. Ton regard attiré vers la source du bruit t'apprendras que la vitre qui te séparait de l'occupant décharné du pick-up venait de céder, et que celui-ci, tendant son bras gauche osseux, à la peau brunie et desséchée par la chaleur de l'habitacle, dans ta direction. Malgré un réflexe de recul, la créature que tu prenais pour un humain en détresse t'agrippa le poignet droit, enfonçant ses doigts aux ongles crasseux et cassants dans tes chairs. La fulgurance de la douleur et le stress provoqué feront s'inonder ton système sanguin d'épinéphrine t'offrant la force suffisante pour te libérer de l'emprise du zombie, alors que sous ton crâne, renforçant ta migraine, tes derniers souvenirs liés à l'épidémie qui plongea le monde dans le chaos te revenaient en séries d'images chaotiques et de cris d'effroi.

Et c'est dans une clarté presque aussi pur que ce matinal ciel d'hiver que s'imposa à toi le souvenir de ton premier décès, provoqué par une autre de ces créatures, en un autre lieu, un autre temps. Mais sous ton regard effaré et prostré, tu pourras contempler le liquide carmin s'échapper de la plaie sur ton poignet, annonciateur d'un funeste destin à l'arrière-goût de déjà-vu. Toute cette situation fut-elle un rêve issu des derniers instants de ton trépas, ou bien une blague de très mauvais goût de la mort elle-même? Un questionnement qui te hanterait au cours des dernières heures qu'il te resterait encore à vivre, à nouveau, vers l'inéluctable.

Fin.
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