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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Survivants - 17/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mar 5 Mai - 20:53

En Quête de Survivants





Eléments Scénaristiques:
 

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 5 Mai - 22:00

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le camp s'est réveillé tôt, pour ceux qui ont pu dormir. Calvin demande des volontaires pour aller en mission de sauvetage.  
Heure : Environ 7h17.


Tour I

Tous (Hors Samuel) :

Le jour s'est levé tard sur le camp, en raison de la période d'hiver. Cela fait à peine deux minutes tout au plus que la nuit a progressivement laissé place à un soleil naissant, venu prendre position sur le monde global aux mille secrets et accessoirement, donnant à un petit groupe d'êtres vivants sur cette terre le signal de départ pour préparer une mission incertaine dans le but non pas de faire de la récupération, mais de sauver des congénères.

De ce qui aura été su et dit, cinq membres de la petite communauté auraient prit la route - ou plutôt la forêt - la veille au soir dans le but de visiter un ancien complexe scolaire occupé durant la contamination par un QG militaire, dans le but de combattre la propagation. Abandonné, le site fut découvert par le chef de camp, Matthew Jefferson, qui se mit en tête de pouvoir idéalement y trouver de l'armement afin de protéger la communauté. Avec Melody, Seth, Samuel & Ivy, ils partirent sur les lieux.

Ce n'est que plus tard, en soirée, que Melody & Seth revinrent seuls, dans un état de panique : ils avaient été pris à parti par des hommes armés, alertant les rôdeurs et les prenant en étau. Les choses auraient rapidement dégénéré et Ivy serait partie de son coté, alors que Samuel et Matthew auraient été coincés sur place. Par la suite, Ivy reviendra, mais aucun des deux autres membres ne fera réapparition durant la nuit.

Au matin lorsque les choses furent plus propices à une sortie et à un plan, Calvin, qui avait veillé faute de pouvoir trouver le sommeil ou des réponses à ses interrogations tintées de stress, craignant de ne pas revoir les deux hommes, fit appel à tous les volontaires de le rejoindre à l'entrée du campement, près du panneau du motel et en possession d'une arme au mieux de ce qu'ils pouvaient avoir pour qu'une mission de sauvetage puisse être menée.
Le cow-boy, bien qu'épuisé, fut au garde-à-vous devant le panneau en attente des membres volontaires, droit comme un "I" et le fusil à l'épaule tenu par la bandoulière. Il attendra que tout le monde soit présent, pour les informer de l'évolution de la situation et de l'approche envisagée. Faute de la présence du chef du camp pour prendre les choses en main.

Ricky, équipé de sa batte de baseball en métal et Clark, sans accessoire visible, viendront près de l'entrée pour assister à l'organisation. Une chose est certaine au moins, c'est que si cette mission paraissait pratiquement improvisée et que l'heure était à l'ignorance la plus totale de ce qui allait se passer et de ce qu'ils allaient trouver, ou non, sur place, il n'était pas question d'envisager une autre solution que d'aller chercher leurs alliés.

+++


Samuel : La nuit fut longue, particulièrement longue, au sein de cette salle de classe ravagée et silencieuse, hormis les plaintes que l'on pouvait percevoir vaguement de temps à autres, ne marquant à défaut de la menace qu'une présence avérée dans ce lieu abandonné. Tu es prit d'un sursaut alors que tu te réveilles. De gré ou de force, la fatigue t'aura poussé à t'assoupir, que ce soit depuis quelques minutes à peine, ou depuis plus longtemps.

Cela faisait une heure que Matthew était parti en passant discrètement par une fenêtre pour ne pas défaire la barricade de la porte d'entrée de la classe, et toi, tu es resté là, seul face à ta peine. Ta jambe est douloureuse, la blessure brûle toujours mais moins fort et tu commences malgré elle à t'y habituer sans pouvoir t'en accommoder. Le bandage est rouge de sang, et tu sens qu'au delà du temps passé ici à attendre de savoir si les choses tourneraient encore plus mal ou se calmeraient, tu n'es pas en grande forme. La sueur, coulant le long de ton visage, tentait autant que faire se peut de refroidir ton corps perceptiblement chaud en dépit du froid du bâtiment tout entier, et de l'hiver extérieur. Depuis deux minutes environ, les premières lueurs du soleil ont remplacé la lune et la nuit s'efface sous les coups de la lumière venant imposer son règne.

En bas, les choses sont aussi devenues silencieuses. Si tu regardes, tu ne verras aucune silhouette de ces hommes armés, seulement celles de rôdeurs venus errer dans l'enceinte du camp saccagé, plusieurs tentes étant tombées et les autres trouées à coup de balles de fusils-mitrailleurs, par des hommes dont la finesse avait été le dernier des soucis quand ils se décidèrent à liquider les rôdeurs du coin et prendre place sur les lieux. Un bien mauvais résultat, à tout croire.

Etaient-ils partis ? Et pourquoi Matthew n'était-il pas revenu encore ? Te risquerais-tu à dégager la barricade pour jeter le nez dehors ?  
Toi seul peut savoir ce que tu as en tête à ce moment là, ce qui est sûr, c'est que dans ton état tenter de passer à ton tour par une fenêtre pour longer le rebord serait un exploit impossible à réaliser, déjà qu'en temps normal...

La suite t'appartient.

+++

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 0:09
[Quelques heures auparavant, sur le toit de la caravane]

Ma solitude n'avait guère duré de temps avant que Calvin ne me rejoigne. Toute occupée à scruter les lieux, c'est à peine si je lui avais porté la moindre attention, du moins jusqu'à ce que ses doigts épais ne viennent frôler mes lèvres pour en arracher le bâton de nicotine qu'elles serraient pour le jeter au loin. Je lui jetais alors un regard interrogateur, partagée entre mon envie de lui faire tous les reproches de ce monde et de l'exhorter à s'occuper de son cul ; et mon désir de le remercier pour cet acte que je qualifierais de soutien moral. Il me conseilla de redescendre, d'aller boire et ingurgiter quelque chose, me demanda comment j'allais. Je le dévisageai longuement, le visage toujours aussi clos quant à mes propres pensées, mais pourtant, derrière ce masque impassible que je m'efforçais de tenir, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une profonde empathie quant aux inquiétudes du cow-boy ; inquiétudes que je partageais bien entendu. Ma bouche resta scellée sur les quelconques réponses, même évasives, que j'aurais pu lui donner, puis je m'en retournais à ma contemplation des alentours, ne ressentant sur l'instant ni faim, ni soif, hormis la soif de revanche que je devais prendre sur mes erreurs de la soirée.

Une heure passa, peut-être même plus. Mes espoirs se décevaient d'eux-mêmes à chaque secondes écoulées, si bien que le temps lui-même m'apparaissait intangible, jusqu'à ce que Ricky n'affole tout le camp dans sa panique plus que justifiée et communicative. Calvin dût même abandonner son poste de guetteur le temps de le ramener à la raison, lui passant par la même une brasse dont l'intensité m'étonna. Jamais je n'avais vu l'homme dans un tel état, je ne l'en pensais même pas capable à vrai dire ; et lorsqu'il regagna le toit de la caravane, je trouvais fortement judicieux de ne pas lui traîner dans les pattes plus longtemps et user de sa patience.

Regagnant la proximité du feu de camp, je récupérai l'un des seaux d'eau et un morceau de savon, puis je dirigeai vers le petit lac. Je remplis le seau d'eau puis me déshabillai ensuite lentement, grimaçant en sentant le tissu de ma chemise se décoller de mes plaies poisseuses de sang à moitié coagulé ; ou le tissu rêche de mon vieux jean frotter contre les nombreuses écorchures de mes genoux, avant de rincer mon pantalon et mes pompes à grandes eaux, à plusieurs reprises, jetant les eaux souillées bien plus loin. Et c'est en sous-vêtements que j'entrepris de me laver moi-même par la suite, utilisant ma chemise roulée en boule comme éponge de fortune. Chacune de mes plaies et autres écorchures semblaient se porter témoins de mes propres erreurs et souvenirs de cette soirée, pour les résumer en un seul mot : catastrophique. Pour finir, je rinçais ma chemise, la frottant au savon pour en éliminer le plus gros des tâches, m'évertuant à la tâche alors que le froid me saisissait de toutes parts, s'engouffrant dans mes chairs par l'intermédiaire de ma peau encore humide. Je renfilais ensuite mes vêtements détrempés et à peine essorés pour retourner m'asseoir au plus près du feu de camp, profitant de sa chaleur pour essayer de sécher un minimum ; et de ses flammes pour m'allumer une nouvelle cigarette, loin des paluches de Calvin. Aussi, les genoux ramenés contre ma poitrine, mes bras passés autour, je restais ainsi assise à contempler les flammes jaunâtres qui crépitaient dans la nuit, ignorant les éventuelles questions ou remarques des autres survivants. Je laissais la fumée de la cigarette me monter à la tête, me donner un vertige et un léger sentiment de flottement, mais qui n'allégeait en rien ma honte ou ma culpabilité. Mon estomac se trouvait encore bien trop noué par ce surplus d'émotions pour me donner la moindre envie d'ingurgiter quoi que ce soit, et mes pensées étaient bien trop chargées en idées noires et autres désirs de pouvoir remonter le temps pour réparer mes erreurs pour trouver le sommeil. Aussi, me contentais-je de veiller, assise et imperturbable pour une bonne partie de la nuit.


[17 Janvier 2035, au petit matin]

Je me réveillai en sursaut au petit matin, alors que le soleil commençait à peine à darder cette nouvelle journée de ses rayons dans une totale indifférence à nos préoccupations, par une agitation qui se répandait sur notre campement. La gueule enfarinée, je me découvrais recroquevillée sur moi-même, le corps douloureusement perclus de courbatures, au pied du feu, et je mis de longues minutes à totalement recouvrer mes esprits. Ordonnant peu à peu mes pensées, et soudainement rattrapée par mes souvenirs de la veille, je me voyais bien incapable de dire combien de temps j'avais dormi, ni même à quel moment la fatigue avait pris le dessus sur le fourmillement de mes interrogations. Regardant tout autour de moi, je finis par apercevoir Calvin à l'entrée Nord du campement, se tenant auprès du panneau d'entrée du motel, aussi raide que lui. Je me levais lentement et me dirigeais droit vers la caravane de Clark, récupérant un sac à dos et un couteau en guise de seul équipement, laissant à d'autres le droit de prendre le pied-de-biche que j'avais emprunté la veille. J'estimais le couteau être une arme bien plus “propre” que le démonte-pneu pour venir à bout d'un infecté un peu trop gourmand.

Ainsi équipée, et choppant quelques barres de céréales à l'emballage sanguinolent récupérées la veille que je fourrais au fond du sac, à l'exception d'une que j'ingurgitais bien rapidement en guise de petit-déjeuner, je me mis ensuite en route afin de rejoindre Calvin, le saluant d'un simple hochement de tête appuyé et résolu. Le cow-boy m'expliqua ses intentions, que j'approuvais toujours d'un acquiescement silencieux avant d'aller finalement poser mes miches prisonnières d'un jean encore humide sur le capot du véhicule le plus proche. Il ne me restait plus qu'à attendre d'autres survivants en sa compagnie.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 2:43
Matin du 17 Janvier 2035

Calvin passa la nuit sur sa caravane, il n'en descendit que plus tard, alors que Doug était partit pour s'équiper. Celui-ci vit Ivy qui venait de se réveiller, lui passer devant et ressortir bientôt un couteau à la main, le jeune homme eut un mouvement de recul, l'image lui rappelant des souvenirs encore trop présents. Il laissa passer la jeune femme qui partit vers le panneau du motel et se fit devancer par le dénommé Seth, il le vit ressortir avec un sac et une batte de base ball, ça le fit penser à Harvey et un petit sourire apparut sur son visage.

Quand l'homme fut passé à côté de lui, Doug entra dans la caravane servant de dépôt d'armes et de ressources, il salua Clark qui, supposait-il, était sûrement le responsable du stock. Il jeta un œil aux armes :

"La vache ! vous avez du matos, quand même ! je vais prendre le taser là ! Comme il y a eut attaque de types armés, ça me semble plus efficace, d'autant que je suis pas très doué avec une arme à feu., Je prends le coupe-papier, au contact ça peut faire mal, c'est quand même un couteau, mine de rien ! Je reprends la grenade, un nuage de fumée ça peut être utile pour couvrir notre retraite !"

Il se faisait l'impression d'être dans un jeu télé, la roue de la fortune, genre : "pour 50 dollars je prends le bazooka ! Pour 200 dollars le char d'assaut et le reste de l'argent en roquettes anti-char", il se mit à rire devant cette incongruité même pour un état comme le Texas, il croisa le regard de Clark et s'arrêta net :

"Euh, ouais, bon ! je vais prendre aussi une dizaine de carreaux, c'est pour Matt ! je suppose qu'il a dut réduire son stock perso à plus rien, des Z et des bandits, forcément, il a dut tout utiliser. Je voulais prendre un sac à dos mais y en a pas, tant pis ! Mon sac de courses rose , pour porter tout ça, faudra faire avec ! un couteau suisse, je saurais quoi en faire, un briquet, un talkie-walkie, pour garder le contact avec la base, un kit de secours, et de l'anti-douleur de quoi soulager deux personnes si possible ! Et j'pourrais avoir de quoi manger un peu pour le p'tit dèj' !"

Il se résolut à prendre une barre céréales au papier d'emballage douteux, il sortit dehors après avoir salué le jeune homme blond qui lui semblait bénéficier de toutes ses capacités intellectuelles, lui. Mangeant sa friandise céréalière, il entreprit de ranger son matériel; Le couteau suisse atterrit dans sa poche droite, le briquet dans la gauche, il glissa le coupe-papier dans la poche de cuisse de son pantalon treillis, utilisant celle-ci comme une gaine d'arme, il glissa le pistolet taser dans sa ceinture, dorsalement et remit son pull par-dessus.

Il prit deux des carreaux dont il glissa l'un sous sa manche droite, maintenu en place par un bout de sparadrap prélevé du kit de secours et l'autre sous sa manche gauche, maintenu de la même façon, il fit la grimace car l'objet en bougeant envoyait des vibrations dans son bras droit et excitait les nerfs autour de sa blessure. Il se frappa soudain le front de la main, il sortit le briquet de sa poche et le glissa sous son bandage, il fit de même avec le couteau suisse;

Il jeta un œil dans le sac de courses où restait la grenade fumigène, les doses d'anti-douleur, le kit de secours et les huit carreaux restants. Satisfait de son organisation et pensant être paré à tout. Il laissa sa boîte à outils dans la caravane des ressources, il n'en avait pas l'utilité pour la mission, il se dirigea vers la zone où Calvin et d'autres attendaient tous les volontaires pour porter secours à leur deux compagnons manquants, il ne put cependant faire autrement que de sacrifier aux petites contraintes de la vie et bifurqua vers les toilettes, puis une fois soulagé il rejoignit Texas Ranger, qui était accompagné de Clark, de ...Ricky ? et d'Ivy, ils attendaient les bonnes âmes qui se porteraient volontaires pour une mission désespérée. Même si cela pouvait sembler déplacé, il se présenta aux quatre  personnes avec un grand sourire et quelques mots :

"Bonjour ! Prêts pour la grande mission ! Moi, je ferais de mon mieux, enfin au mieux de mes capacités ! Je crois que j'ai pris tout ce qui serait utile, même un talkie ! Attention, Ivy tu vas rayer la peinture de ma chambre ! Non, j'rigoles c'est la voiture à côté !"

Espérant avoir un peu détendu l'atmosphère, Doug s'assit sur le sol, ôta son pull bleu et rouge et entrepris de frotter le sol avec, de manière à ce que les couleurs soient moins vives et donc moins bien repérables. Comme il ne sera jamais satisfait du résultat il continuera à le faire jusqu'à la formation complète de l'équipe de secours, donc il saluera tout nouvel arrivant tout en frottant son pull sur le sol

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 9:43
Dans la nuit, la brune une fois calmée et ayant dormi quelques heures, alla à la caravane pour déposer les objets qu'elle a pu ramener, c'est là qu'elle remarqua une des armes ramenée par Ivy ou par Seth, un SIG-Sauer P226. Bien sûr elle n'est pas une totale experte des armes à feu et ne connait pas donc pas le vrai nom du flingue mais si elle le remarque c'est qu'il est très proche de l'arme de service qu'elle avait en Écosse ou même de celle de feu son père. Du coup elle le prend en main et le manipule dans tout les sens, s'assurant de son poids et son maniement, être sûre qu'elle puisse s'en servir facilement. Une fois assurée de cela, elle sort son beretta et regarde les deux armes, il n'y a pas à dire le beretta est bien utile mais il est un peu plus limité que le SIG, du coup elle procède à un échange, elle dépose le beretta et embarque le SIG auquel elle rajoute une boite de munition de petit calibre. Son "marché" terminé, elle ressort de la caravane, attrape un truc à grignoter et part s'asseoir en tailleur au pied du panneau du motel pour guetter le moindre mouvement.

Melody restera assise au pied du panneau tout le reste de la nuit, c'est comme ça qu'au petit jour, elle verra arriver Calvin en premier lieu attendant les autres, elle salue le cow-boy d'un signe de tête, après son craquage de la nuit, elle n'a pas vraiment envie de se faire remarquer plus que cela. La brune verra ensuite Ricky et Clark arriver, là aussi elle leur dira bonjour d'un signe de tête, ouvrant la bouche pour parler au plus jeune des Jefferson, elle se stoppe avant même que le moindre son ne sorte, elle voudrait rassurer Ricky pour son frère mais elle n'est pas sûre de trouver les mots, ni même d'y croire suffisamment pour le moment. On parle de Matthew le super-héros de l'apocalypse qui n'est pas rentré, c'est donc que c'est fuckingement sérieux.

Elle voit ensuite Ivy arriver, les traits de Melody se durcissent, elle n'a pas oublié la facilité avec laquelle l'autre jeune femme s'est enfuie des lieux la veille, cette attitude de lâcheté n'est pas prête de passer pour le moment. Certes Melody aussi a fini par partir mais pas avant de longues heures et uniquement parce qu'elle y a été obligé, elle est pas Wonder woman du coup affronter une vingtaine de zombies plus des hommes armés était hors de sa portée. Ou même de celle de Seth.

Ce n'est qu'en voyant débouler le nouvel arrivant, que Melody se décide à se lever, elle vient de finir de démonter et remonter le SIG pour la énième fois, là on peut dire qu'elle est à cent pour cent sûre que l'arme ne s'enrayera pas et qu'il est bien chargé. Elle glisse le flingue dans son dos, entre sa peau et la ceinture de son pantalon, avant de refaire la queue de cheval retenant ses cheveux, terminant en époussetant son pantalon. D'ailleurs elle est habillée comme la veille, son pantalon en toile noire et bien solide, son petit top dont les bretelles sont moins larges que celles de son soutif et par dessus sa grande veste assez chaude pour le temps qu'ils ont, au pied ses chaussures de marche et sur son dos, son grand sac à dos dans lequel elle a rangé la boite de munition et où se trouve la pelote de ficelle. Sait-on jamais si elle doit attacher quelque chose autre que du gibier, plusieurs tours de ficelle sur les poignets de quelqu'un ça peut le faire.

Arquant un sourcil aux paroles du nouveau venu dont elle n'est même pas foutu de dire quand il est arrivé avant de le voir faire son cirque avec son pull et de remarquer son sac de course. Du coup elle se décide à déserrer les mâchoires pour lâcher aussi diplomatiquement que possible :

- Ton bordel avec ton pull c'est bien mais là tu seras entendu de loin.


Et encore elle aurait pu lui sortir un truc du style "ferme ta gueule et laisse ce sac ici", faut dire que même si de nouveau elle ne montre pas ce qu'elle pense, son visage parle pour elle. Elle est pâle, les yeux cernés et l'émeraude de son regard a perdu de son éclat. Certes elle a avalé quelque chose et elle a dormi quelques heures mais elle n'arrive pas à faire taire ses pensées qui reviennent en boucle depuis la veille. Et que du coup, elle n'a pas envie de voir le moindre truc risquer de les faire échouer avant même qu'ils ne partent, déjà qu'elle ne peut pas avoir confiance en Ivy.

Terminant sa phrase, elle tâte la poche droite de sa veste pour s'assurer une nouvelle fois que ses couteaux de lancé y sont bien, chose qui est effectivement le cas, ils ne se sont pas sauvés par magie. Ceci vérifié, elle fait quelques allés et retours devant le panneau, ou elle était assise il y a encore deux minutes, pour se dégourdir les jambes et délier ses muscles autant que faire se peut, tout comme elle prend le temps de s'étirer le dos en attendant de voir si d'autres viennent les rejoindre à leur tour. Seth déjà ça elle en est sûre et cela pour deux raisons, déjà parce qu'il est ainsi, il ne pourra pas ne pas vouloir aller chercher les deux hommes et aussi parce qu'elle ne le voit pas rester au campement et la laisser partir "seule" pour retourner sur les lieux.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 12:46
Aussi étrange que cela puisse paraitre, Samuel ne s'était jamais sentis aussi vivant que cette nuit. Malgré la fatigue, l'angoisse, la douleur, il s'était sentis comme renouer avec le monde d'avant, ou tout du moins, SON monde d'avant, où la civilisation n'est qu'un masque pour nier la barbarie et où le bien côtoie de si près le mal qu'on n'auraient su à qui, de Dieu ou Satan, il fallait demander une aide salvatrice.

Durant la nuit, coincé dans la salle de classe, il avait bien été tenté de parler de tout cela à Matthew. Il se serait bien imaginé avoir une réponse type "c'est un nouveau départ tout ça, le passé ne compte plus vraiment", cependant, l'espoir lui prit quand même de penser pouvoir vraiment survivre à tout ça et le poussa à taire ces choses qui auraient quand même put provoquer de biens étranges réactions, voir de la suspicion à son encontre.

Tout au plus, le besoin de lâcher un peu de lest lui fit murmurer quelques trucs par ci par là, le fait que cela faisait cinq ans qu'il n'avait pas pris la moindre balle, ce qui avait relevé du miracle dans les temps de l’épidémie, autant qu'il s'extasia, toujours discrètement, sur le fait que la balle était passée au travers de la cuisse qui avait été mordue par un affamé voila quelques mois que ça. Samuel "La Cuisse Maudite" Freeman, ce serait drôle quand ils seraient de retour au camp. Il demanderait à ce qu'on lui fabrique une cuissarde et il deviendrait une légende urbaine bidon... C'est comme ça que le jeune homme conserva une once de moral jusqu'à sombrer dans un sommeil à peine reposant, alors que Matthew s'en était allé et que sa présence avait cessé de pouvoir le maintenir éveillé.

A son réveil, il eut l'impression d'entrer dans un nouveau cauchemar des plus loufoques, assis sur une chaise, adossé au radiateur du fond de la salle tout en gardant sa jambe gauche en suspension grâce à son pied posé sur une autre chaise. Le pare-balle lui faisait une impression bizarre à cause de son épaisseur et avait l'art de faire paraitre sa chemise, en dessous, d'autant plus ridicules. Cependant, le reste était là aussi, le beretta coincé dans le pantalon, le fusil d'assaut lové dans ses bras... Il avait l'impression de faire le cauchemar d'un gosse qui s'apprêtait à aller faire un carnage dans son lycée.

Cependant, à peine bougea t-il qu'il se rappela être dans la plus pure réalité, sa cuisse continuant à le faire grincer des dents sans avoir l'air d'aller mieux. Malgré tout, il parvint quand même à poser sa jambe et à se lever pour observer l'extérieur en laissant tout juste dépasser ses yeux du bord de la fenêtre, ce qui était déjà bien trop compte tenu de sa peur qu'un sniper guette la façade un demi-kilomètre plus loin. Le soleil se pointait et maintenant que la lumière se faisait, les fenêtres seraient elles aussi une menace, que de joie !

C'est en voyant les occupants de la cour et les rayons du soleil qu'il réalisa que Matthew aurait du être de retour plus tôt que ça, au moins pour le prévenir qu'il avait un plan. Si il était revenu de lui-même, il aurait défoncé la porte ou brisé une vitre, ce qui n'était pas le cas, aussi pensa t-il légitimement qu'il n'était tout bonnement pas revenu, même pas pour laisser un message pendant qu'il roupillait.

Aussi attentif que possible malgré sa bouche pâteuse et une légère difficulté à bien mettre ses idées en place, il se pencha largement en avant, préférant mettre son dos à l'épreuve plutôt que sa jambe blessée en s'accroupissant, et vint tout en douceur jusqu'à la porte, s'asseyant finalement contre le mur à côté pour y poser l'oreille et se donner une chance de percevoir quelque chose, un murmure, une vibration de coup ou de pas, quelque chose qui lui indiquerait si le couloir représentait un danger.

Puis, si il n'y avait rien, il se laisserait ensuite glisser sur son côté pour poser l'oreille contre le sol glacé, apaisait même légèrement sa légère fièvre grâce à lui tout en cherchant un autre indice de nature similaire à l'étage en dessous.
Si il était bloqué là, si il avait la cuisse trouée, si il se prenait à penser que c'était sa dernière aube, c'était bien par ce qu'il avait été imprudent, trop prévenant alors qu'il aurait du simplement remplir son sac et garder sa pétoire en main... Ce n'était pas le moment de foncer à l'aveuglette, en particulier dans son état.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 14:27
Seth était probablement d'un naturel plus posé que Melody. Si la situation ne lui convenait il savait entendre raison mener par le pragmatisme malgré les émotions qui pouvaient l'assaillir. Il voulait y retourner, il avait même commencer à échafauder un semblant de stratégie mais Calvin les avaient arrêter l'un comme l'autre, les contraignant à prendre un peu de repos et attendre que le jour se lève. Voila un paramètre auquel il n'avait pas pensé, emporté par l'envie d'aller les secourir. C'était sans doute cela qui avait fini de le convaincre.

Il essaya de calmer Melody autant par des paroles que par sa proximité, son affection, voulant qu'elle se détende, voulant la rassurer. La boule de nerf qu'elle était actuellement ne servirait à rien sur le terrain. Elle ferait forcement des conneries et ce n'était pas souhaitable à plus d'un titre. Du repos, du sang froid, le plein d'énergie, voila qui était bien plus propice même si, il fallait l'avouer, plus le temps passait et plus le risque qu'ils n'en ressortent pas grandissait. Mais ça, il n'allait pas leur rappeler. Il fallait préserver l'espoir, la motivation.

Quand Ivy arriva au camps il se senti soulagé. Elle était vivante et apparemment entière et sans blessure notable. Malgré son état de nerfs à elle aussi qui avait prit cher de toute évidence. Elle avait fuit et semblait s'en vouloir ce qui était compréhensible. Sentiment partagé par tous les membres de l'expédition qui était revenu au camps. Il n'osa guère la déranger, mais fit un léger signe de tête à son égard, le genre de signe qui demande "Ca va aller ?". Demander si ça aurait été inutile, cela se voyait que ce n'allait pas.

Ils avaient fini par s'endormir prêt du feu, coller l'un à l'autre, pour reprendre quelques forces mais au matin quand il se réveilla il se rendit compte qu'il était tout seul. Il se redressa vivement cherchant du regard la brune, espérant qu'elle ne soit pas partie seule et se trouva rassurer de la découvrir vers les voitures. Il se leva étirant sa grande carcasse après une nuit difficile et s'approcha d'elle pour prendre de ses nouvelles et lui demander si elle avait avaler quelque chose. Lui ne comptait pas partir le ventre vide et essayerait de la convaincre d'avaler un truc pour qu'elle puisse prendre des forces.

Il rejoindrait alors le coeur du camps pour se débarbouiller un peu le visage à coup d'eau fraiche et se donner un coup de fouet afin de se réveiller pleinement. Il se fit ensuite un petit déjeuner à base de ce qu'il pourrait, ramenant à Melody au besoin. Rencontrant Ivy il lui proposa de lui préparer quelque chose aussi si elle le souhaitait et lui demanderait si elle avait réussit à se reposer un peu. Il se semblait réellement se soucier d'elle montrant par la même qu'il ne lui en voulait pas d'avoir fuit même si elle l'avait laissé derrière sans savoir s'il allait s'en sortir lui même.

Le petit déjeuner prit ou partager selon il vérifie ses affaires. Il vérifie le contenu de la poche intérieure de son bombers et ressorti la capuche de son sweat afin d'être plus à l'aise. Il s'assit face au feu pour refaire comme il faut les lacets de ses chaussures de chantier, qui ressemblait beaucoup à des chaussures de randonnée d'ailleurs. Il se releva et épousseta son pantalon de chantier avant de se diriger vers la réserve de matériel. Il récupéra un sac et un talkie qu'il accrocha à sa ceinture vérifiant qu'il tenait bien avant de regarder les armes. Que pouvait il bien prendre ... La batte lui semblait une bonne idée. Un peu d'allonge et de résistance, et puis il avait trouvé pratique de pouvoir tâter le terrain à distance avec. Son regard se posant sur les armes à feu il hésita un peu. Il s'était bien rendu compte qu'il n'était pas doué avec. Depuis son réveil il avait perdu tant savoir faire, même pour des choses qui lui paraissait si simple avant. Il remarqua alors plusieurs taser. Ca pouvait être intéressant. Pas besoin de compétence particulière. On appuie sur la gâchette et on appuis pour rembobiner les dards. Il ne savait pas si cela servirait à quelque chose contre un zombie mais contre un vivant oui, et au moins il ne le tuerait pas ce qui était plutôt une bonne chose quand on prend en compte l'hypothèse qu'il puisse toucher un de ces camarades. Il glissa l'arme dans son dos entre sa peau et la ceinture de son pantalon.

Sortant de la caravane il croisa un jeune homme, Doug, qu'il n'avait encore jamais vu. Il marqua un temps d'arrêt dénotant sa surprise avant de le saluer d'un signe de tête et d'un cordiale " Salut " avant de rejoindre Melody au panneau. Il lui sourit un peu et lui demanda.

"Prête j'imagine ?"

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 15:07
Il n’avait pas vraiment percuté la situation. Dormant quand Melody et Seth était rentrés. Dormant quand Ivy était rentrée. Il avait été réveillé par une effervescence soudaine du camp, et bien trop matinale à son goût.

Ecoutant le bruissement des discussions, il lui fallut peu de temps pour comprendre que la situation était grave. Si l’expédition de la soirée avait été un échec, c’est surtout la disparition de Matthew qui pouvait avoir de sérieuses conséquences. Il était encore une clé de voute pour tous ceux qui n’avait leurs marques, comme lui entre autre. Et vu l’état des stocks alimentaires, il était inquiet d’un potentiel effet boule de neige à la répercussion désastreuse. Samuel aussi semblait manquer au régiment, si Brooks ne s’était pas attardé sur le personnage, c’est surtout parce qu’il n’avait pas pris le temps d’aller lui parler. Mais, selon lui, le simple fait qu’il soit un membre de la petite communauté suffisait à ce qu’on le ramène de l’enfer.

S’étirant de tout son long, il lâcha un râle de soulagement quand une de ses vertèbres se remit en place dans un claquement sec. L’air frai du petit matin picotant son épiderme, il enfila prestement sa veste en cuir et lassa fermement ses rangers usées par le temps. Ajoutez son vieux jean et le voilà sapé dans son complet lourd mais robuste. Puis il se dirigea vers la caravane de Clark.
En bon dernier, il regarda un moment le peu d’objet restant, il lorgna sur un des bidons d’essence mais se dit que, ne sachant pas jusqu’où ils iraient, il risquait de s’épuiser à le trimbaler.
« Je te prends ça et ça » dit-il en lui montrant le pied de biche et le kit de secours. Il avait bien pensé au fusil à pompe qui trônait sur l’étagère mais n’ayant jamais tiré avec ce genre d’engin, il se contenta d’un outil plus simple, plus polyvalent et derrière lequel il pouvait mettre son poids.  Sortant rapidement de la caravane pour rejoindre l’assemblée, il revint sur ses pas avec une mine de nigaud avoué se rendant compte d’avoir oublié ses clés.
« Hey Clark, on va faire ce qu’on peut te ramener ton frangin. Reçu ? » Lança-t-il, sincère, la tête dépassant juste de l’angle de la porte. Le pauvre devait être dans un état émotionnel déplorable et Brooks se sentit le besoin de l'inciter à ne pas perdre espoir. Dans la foulée il récupéra un sachet individuel de biscuit, sans se cacher de l'intendant au stock, qu'il enfourna dans un de ses vêtements. Et il reprit son chemin originel.

Tout en marchant, il rangea la trousse de secours dans la poche intérieur libre de sa veste, l’autre étant prise par son shoot d’adrénaline. Le pied de biche reposant sur son épaule pour diviser le poids, il salua le petit groupe hétéroclite d’un hochement de tête pas vraiment reveillée.
Chacun ici avait ses motivations, sympathie, responsabilité, rédemption, Brooks en avait à peu près rien à faire pour l’instant. Le fait qu’il soit aussi nombreux le satisfaisait bien suffisamment. C’était ce genre de comportement bienveillant qui le rassurait. L’espèce humaine avait encore la rage au ventre et en redemandait.

« Faudrait qu’on fasse des groupes, suffit que Matt et Sam aient dû bouger et on risque de se retrouver un avec un plus gros périmètre à fouiller. » Dit-il à tout le monde et personne en même temps, alors qu’il s’assaillait sur le capot d’une des voitures.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 21:41
À son nouveau réveil, Elizabeth trouva le couchage à ses côtés vide encore, et seulement les affaires qu'elle avait préparées durant la nuit en entendant le témoignage de Calvin sur ce qui s'était passé. Malgré la première proximité qu'elle avait développée avec la petite brune depuis quelque temps, elle ne trouva le courage d'aller lui parler pendant la longue nuit qui avait suivi son retour, sans doute son dernier essai l'ayant refroidi à ce niveau-là, et elle la laissa à ses pensées en dépit du mal qu'elle se faisait elle-même. Pouvait-elle lui en vouloir ou seulement ne pas la comprendre ? Elle savait bien par quoi elle pouvait passer. Cela la conforta tout de même sur les actes de sa part qui devaient suivre et dont elle s'était déjà convaincu : elle accompagnerait le groupe en dépit du danger avéré. Les dires de Calvin étaient clairs : s'ils n'étaient pas rentré de la nuit, il prendrait un groupe de volontaires pour partir les chercher.

C'était une lutte incessante qui se déroulait dans son esprit, entre les murmures injectés lui disant de baisser les bras, que tous ces soucis n'avaient plus aucune importance et qu'elle ferait bien d'abandonner en se laissant mourir à petit feu car au bout du chemin, ce n'était que la mort qu'elle trouverait, et sa lucidité brutale qui lui faisait se donner des claques et de nombreux coups de pied aux fesses.

Déjà prête, bien que les cheveux en pagaille et la mine affreuse, elle s'extrada de la tente pour constater l'état du camp et sa population active. Le jour commençait à peine à se lever et déjà un petit groupe s'était amoncelé près de Calvin, à l'entrée de la ceinture de véhicule. Elle avait espéré se réveiller en apercevant Matthew et le second homme revenu sain et sauf, mais l'évidence était là : le groupe se réunissait bel et bien pour partir de l'autre côté de la forêt, en quête de survivants.

Attrapant son sac à dos sur une épaule, elle plaça le pistolet qu'elle avait gardé depuis lors à sa ceinture, ainsi qu'une radio qui permettrait sans doute au groupe de rester en contact les uns avec les autres, et également en relation avec le campement. La boîte de munitions, elle la glissa plutôt dans le sac à dos afin de ne pas être encombré outre mesure. C'est ainsi qu'elle referma la tente, sentant le froid la saisir à nouveau la poussant à se frictionner les bras. Elle n'avait pas changé de vêtement depuis bien longtemps, hormis pour les remettre en état après quelques lavages, mais c'était son devenu sempiternel pull trop grand pour elle et pantalon ample qui l'accompagnerait dans cette aventure.

Cheminant jusqu'au panneau du motel, elle capta rapidement la silhouette menue d'Ivy qui attendait patiemment - du moins au premier abord, et de dos - la suite des événements. En ultime geste pour redonner le courage, gardant le silence sur la zone et laissant ceux qui désiraient bavarder le faire, elle glissa simplement sa main dans celle de la brune à lunettes, comme elles le firent une quinzaine de jours auparavant. Si elle portait alors son regard sur elle, elle espérait pouvoir lui communiquer un sourire rassurant, qui en dépit de la situation, signifierait qu'elle l'accompagnerait dans cette épreuve si elle voulait bien d'elle à ses côtés.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 6 Mai - 23:18

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le camp s'est réveillé tôt, pour ceux qui ont pu dormir. Calvin demande des volontaires pour aller en mission de sauvetage.  
Heure : Environ 7h30.


Résolution Tour I

Tous (Hors Samuel) :

Calvin n'avait pas bougé d'un poil, et pourtant le ciel savait qu'il en avait de façon généreuse. Avant Calvin, c'est la caravane de Clark qui fut la cible des survivants alors que le petit génie mettait à disposition les stocks, avec un air morose et n'essayant même pas de faire semblant de sourire, d'avoir l'air d'aller bien ou d'être rassurant. Ça n'allait pas du tout et faire autrement que l'afficher n'aurait été que pure trahison envers ceux qui n'étaient pas là, à l'abri du camp.

Quand Ivy passa, Clark était assis sur sa chaise et attendait. Elle s'équipa et rejoignit Calvin qui acquiesça à son hochement de salutations.

Quand Doug passa, Clark était toujours assis et grimaça un peu à le voir ainsi se "goinfrer", n'hésitant pas à lui dire d'aller doucement sur l'équipement, de ne pas s'encombrer au risque de se désavantager plus qu'autre chose et de penser aux autres volontaires qui avaient aussi besoin de s'équiper. Il n'était pas très aimable en ce jour, mais pouvait on vraiment lui en vouloir ? Et puis, il y avait de la vérité dans ses mots. L'enthousiasme de Doug, qui lançait ses mots en présence d'Ivy et de Calvin, contrastait avec l'air grave et le souffle d'angoisse de ce dernier, ce qui fit tout de même sourire en coin le cow-boy de voir le jeune homme montrer de la bonne volonté, tant bien de sa personne que de son pull. Melody elle, n'hésitera pas à faire une remarque à l'encontre du jeune homme.

Melody, déjà sur place près de Calvin, elle pu saluer Ricky qui arriva à son tour. Clark, prit par l'assaut des stocks, ne vint pas tout de suite. Le jeune Jefferson n'était pas franchement dans son assiette non plus, et se montrant énergique, faisant les cent pas avec sa batte en main qu'il tenait comme un sportif se préparant pour un match intense, on sentait la tension qui l'animait dans son souhait de retrouver son aîné et seule famille restante. Seth viendra prendre des nouvelles de l'état de la brune.

Seth, de son coté, s'affairera auprès de plusieurs membres du camp, avant de prendre un équipement "chez Clark", et rejoindre les autres. Allant prendre nouvelles de l'état de Melody, il pourra constater la présence de Doug frottant son pull sur le sol pour le teinter de marron terre, Ivy installée sur un capot et Ricky continuant de faire les cent pas avec impatience. Calvin continua d'attendre, sans ajouter de mot, ce n'était pas encore le moment.

L'avant-dernier, et donc qui ne fut pas le dernier contrairement à ce qu'il pu à raison en penser, fut Brooks. Allant s'équiper, il revint voir Clark qui s'apprêtait à ranger les stocks, croyant aussi à tort qu'il n'y aurait personne d'autre. Aux mots du grand barbu, Clark ne pu s'empêcher en dépit de son état morose de réprimer un léger sourire amusé et peut être aussi un peu touché. « C'est sympa de ta part, et je veux bien te croire, mais en fait c'est pas moi le frère de Matthew. C'est le jeune avec une batte de baseball et une casquette qui a tourné en rond toute la nuit, Ricky. ». Après quoi, Brooks pu constater en rejoignant le groupe la présence des autres et du jeune homme à casquette et batte, qui tournait toujours en rond et a bien regardé, faute peut être de n'avoir pu le faire avant, ressemblait beaucoup à Matthew. Aux mots de Brooks, Calvin hocha la tête avec approbation.

La dernière fut Elizabeth, qui surpris presque Clark alors qu'il sortait, la saluant. Bien que le moral n'était pas à l'ordre du jour, il fut tout de même un peu gêné et intimidé par la femme qui lui avait tapé dans l'oeil après l'arrivée au camp. Il dégagea ses quelques pensées de son esprit et l'accompagna pour rejoindre les autres, prenant de son coté place près de Ricky qu'il attrapa par le bras pour l'inciter à arrêter de tourner et lui donner quelques mots à voix basse.

« Bon. » Fit entendre Calvin pour marquer l'instant, ajustant sa bandoulière en passant le regard à tout le monde. « Vous savez tous pourquoi on est là. Deux des nôtres ne sont pas revenus, et il va falloir aller les chercher, coûte que coûte. J'avais commencé à imaginer un petit discours, mais franchement je suis pas en forme et j'oserais dire que l'on est un peu tous dans le même cas ou presque, alors je vais vous demander de m'écouter jusqu'au bout. »

Il laissa planer un temps, puis reprit.

« On ne sait pas ce qu'il se passe là-bas, on ne sait pas où ils sont, et comment ils vont. Pourtant, on a pas trop le choix : il faut retourner à ce camp militaire dans le complexe. On les y trouvera peut être, ou dans le pire des cas, on pourra trouver une piste. Je ne pense pas vraiment qu'ils soient ailleurs, à moins d'avoir été... capturés. » Il inspira. « Cela dit je doute qu'ils se soient laissé avoir comme ça. Connaissant Matthew, ce n'est pas le genre à se rendre gentiment, alors il faudra s'attendre au meilleur comme au pire. Ce que l'on va faire, c'est que l'on va se concentrer sur le meilleur.

L'autre problème, c'est que si ces types ont suivi le premier groupe à l'origine, ils savent peut être où est le campement. On ne peut pas tous partir, alors je vais rester, Ricky et Clark aussi. »


« Wow wow... » Lâcha Ricky en faisant un pas vers Calvin. « Comment ça "Ricky" ? »

« Matthew a établi des règles, et même si il n'est pas là, on doit s'y tenir. L'une d'elle, c'est qu'il assume pour deux, toi, tu ne prends pas part à cette mission. »

Ricky fut d'abord outré, puis se mit à rire, d'un rire tinté d'une colère bouillonnante alors qu'il observait le reste du groupe pendant quelques instants.

« Rho mon gars... putain... Mais putain, putain putain PUTAIN !! » Hurla t-il finalement balançant sa main dans l'air. « C'est mon frère qui est peut être coincé là-bas avec ces fumiers ! Mon frère bordel de Merde ! »

« Ca suffit ! » Rugit presque le cow-boy d'une voix si forte et ferme qu'elle couvrit instantanément celle du jeune homme. « Tu veux parler de ton frère ? Penses-y alors ! Qu'est-ce qu'il dirait si il revenait entre-temps et qu'il ne trouvait ni le groupe ni toi au camp hein ? Qu'est-ce qu'il ressentirait si tu étais blessé ou pire là-bas ?! Si ça tourne mal pour toi, il s'en remettrait pas. Il y a des règles, et nous y sommes tous tenus ! Toi autant que les autres. Alors tu restes, et si il faut que je te prenne par la peau du cul pour ça, je le ferais, pour Matt. »

Ricky se mit à tourner sur quelques pas alors que sa colère était rejointe d'une peine dont les larmes qui montaient à ses yeux illustraient bien sa douleur. « Tu fais chier. Vous faites tous chier ! » Beugla t-il, la voix étouffée par sa peine mêlée de colère et balança sa batte au sol qui s'écrasa sur la terre sablée, presque aux pieds de Calvin avant de partir en trombe vers la tente. « Ricky... » l'interpella doucement Clark qui le suivi aussitôt. Calvin, de son coté, n'ajouta rien de plus et se contenta de soupirer en les observant ainsi s'écarter du groupe, face aux autres membres qui avaient du assister à cette nouvelle prise de bec à l'aube de la mission.

« On reprend... » Expira Calvin à voix basse. « La nuit a pas été simple. Quoi qu'il en soit, je resterais veiller sur le camp et ceux qui sont restés, en plus de Ricky et Clark. Clark pourra quand même vous aider à distance en utilisant Fox. Maintenant que l'on a des talkies-walkies et une antenne, vous pourrez nous joindre même depuis le complexe scolaire. Il va falloir s'organiser, Brooks a suggéré de faire des groupes. »

D'un signe de main, il indiqua Brooks à ceux qui ne le connaissaient pas.

« C'est une bonne idée, vous pourrez vous approcher sans vous serrer. Mais pas plus de deux groupes, ce serait trop dangereux au dessus. En arrivant de deux endroits simultanés, vous pourrez réagir si ça se gâte. Melody sait se déplacer en forêt, elle, Seth et Ivy sont les seuls à connaître les lieux, alors on compte sur vous. Dès que vous êtes ok, allez-y. On vous suit à distance. Bonne chance les gars, revenez entiers. »

Le cow-boy s'arrêta finalement, ayant fait entendre ce qu'il avait à dire, ce qu'il pouvait leur dire de mieux ou de tout simplement franc pour après quoi s'éloigner à son tour. Ce n'était pas un meneur dans l'âme, mais en l'absence de Matthew il n'y avait pas d'autre candidat pour rassembler le groupe de survivants ne serait-ce que pour l'ouverture de cette mission incertaine. Tout était aller vite, dans tous les cas et puisqu'il ne venait pas, il passait la main en laissant les volontaires s'organiser entre eux. C'était la seule chose de censée à faire, si ils voulaient tous que ça marche.

+++


Samuel : Tout ce calme, qui contrastait presque entièrement avec les événements survenus quelques heures plus tôt, ne donnait guère loisir à être optimiste. Tout du moins, c'était une façon de voir les choses, d'autres étaient possibles...

Tu t'approches de la porte, devant tirer sur ta jambe blessée qui s'est engourdie et ce n'est pas quelque chose de facile loin de là. Il te faudra quelques secondes pour qu'elle se réveille, la douleur se réveillant à son tour pour lui donner un coup de fouet dont tu te serais tout de même bien passé. En t'installant tant bien que mal contre le mur à quelques centimètres de la porte barricadée, tu tends l'oreille. Au début : rien. Le complexe tout entier te semble de là où tu es silencieux comme une tombe. Après quelques instants, tu perçois cependant un écho, comme une plainte, mais trop lointaine et trop douce pour sembler menaçante, peut être un rôdeur, peut être autre chose, certainement pas présente dans le couloir.

Ceci établi, tu vas réitérer l'acte d'attention sur le sol froid, très froid à vrai dire, te donnant l'impression de te coller à un véritable carrelage de bon matin. Là, plus encore, le silence règne totalement. Est-ce trop bien isolé ? Ou n'y a t-il aucune forme d'existence là-dessous ? A moins que cette ou ces formes ne fassent pas de bruit ? Tout peut être envisagé, il n'y a en revanche pas beaucoup de choix possibles pour le vérifier, si tu veux le faire bien sûr.

+++

Tour II

Eléments scénaristiques:
 
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