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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Survivants - 17/01/35
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Doug McCall

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 4:29
Après le discours de Calvin, Doug qui avait remit son pull, dont le bleu et le rouge était moins éclatant, ne put s'empêcher d'ouvrir la parole, à la fois pour répondre à la nommée Melody, et en réalisant que Clark avait peut-être eu raison de lui faire remarquer qu'il était pas tout seul :

"Je penses que chaque groupe devrait comporter un de ceux qui était sur place hier, de plus pour ceux qui auraient de la place dans leur sac à dos, J'ai pensé prendre un kit de secours et deux doses d'anti-douleur, pour les blessés supposés, j'ai un Talkie mais si on en à plus que deux c'est peut-être pas utile, je pourrait le rendre, j'ai une grenade fumigène, je me suis dit que pour fuir ça serait pratique ! Mon sac est nul, je vous l'accorde mais c'est pas de ma faute si j'ai un karma merdique ! A part mon pote Harvey, y a personne d'aussi looser que moi !"

Il regarda vers ses nouveaux compagnons, un léger sourire gêné aux lêvres, le rouge au front, il se rappela d'un truc qu'il avait oublié et dis :

"J'ai aussi prévu des munitions pour l'arbalète de Matt, je supposes qu'il doit plus rien lui rester ! Je sais bien qu'on se connait pas, j'arrive tout juste ! C'est pas la meilleur façon d'être présentés, mais Harvey et moi on penses et on à toujours pensés qu'il fallait être pas mal atteint pour vouloir agresser un autre humain dans une apocalypse zombi ! Alors, ouais je suis un imbécile heureux content d'être en vie, fier de se rendre utile et satisfait de pouvoir rendre la pareil au type qui l'a tiré d'une sacré merde !Je suis pas mon pote Harvey, je sais garer la tête froide devant une fille, même en soutif ! Au lieu de regretter des actes passés, de chercher querelle aux nouveaux amis, on ferait mieux de former les deux groupes et de garder notre ressentiment, notre colère et notre agressivité pour les salauds d'en face ! J'ai dis ce que j'avais à dire et si ça vous plait pas et bien, c'est dommage pour vous !"

Doug, rouge de son audace et se rendant peut-être compte d'un maximum de virilité pour lui et pour la journée, se rassit au sol, près de son sac ouvert à ceux qui voudraient prendre ces items qu'il avait sélectionnés pour leur utilité.

*Oh, bravo ! Ce discours à peine plagié de "Mort dans la jungle de Venus II", ça fait bien dans la bouche de Sylvester Schwarzennegger jr, mais toi mon vieux tu vas sans doute pas te faire que des copains ! On se demande bien à quoi ça te sert de réfléchir avant de parler si tu fais autant de gaffes qu'Harvey ? J'ai décidé de plus être la princesse en détresse, y faut bien que je m'affirmes, merde ! Matt ne s'encombre pas de se genre de craintes, il dit ce qu'il a à dire et c'est tout ! T'es d'accord c'est bien ! Si t'es pas d'accord, y s'en fout tu fais comme y dit et basta !

Je veux que ce type là m'apprennes à devenir un mec qui n'a plus peur de rien, si je le sauve, il acceptera peut-être de m'écouter une minute avant d'éclater de rire, mais au moins j'aurais pu défendre mon existence au sein du campement. A part mon pull, je suis fringué comme un warrior, mon treillis noir, mes chaussures de rando, mes grosses chaussettes de laine, mes lunettes-miroirs, font peut-être un peu trop et la casquette des bears avec la signature d'Harvey en travers fait un peu trop ado mais bon !


Doug resta morose dans son coin, caché derrière les miroirs de ses lunettes de soleil, il courbait le dos sous les possibles remarques de ses compagnons d'infortune. Si des personnes transbordent des objets de son sac vers leur sac à dos, il leur fera un petit sourire de sympathie, il laissera les autres former les groupes et ceux qui en seront les guides, s'attendant comme bien souvent, à ce qu'il y ait des batailles pour savoir qui ne le prendrait pas avec lui

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 10:30
Seth vient les rejoindre pratiquement aussi sec, la brune esquisse un sourire rapide, elle est contente de le voir arriver, pas uniquement parce que c'est lui mais aussi parce qu'elle ne s'est pas trompée sur lui. Bon il aurait pu s'abstenir de lui ramener un truc à grignoter, elle l'avait déjà fait pendant qu'il dormait même s'il ne pouvait le savoir, il aurait pu penser que malgré les évènements de la nuit, elle ne serait pas restée comme ça. Elle hoche la tête en réponse à sa question, bien sûre qu'elle est prête et pas qu'un peu, elle l'est comme dans la nuit sauf qu'elle est un peu mieux reposée en ce début de journée.

Juste derrière Seth, Brooks arrive, elle ne connait rien de lui hormis son nom, la brune s'étant contentée de rapidement se présenter à lui et aux deux autres le jour de leur arrivée. S'il faut c'est une poule mouillée finie mais Melody ne peut s'empêcher de penser qu'avec le gabarit qu'il a, les zombies ne lui résisteront pas s'il pose ses paluches dessus. Elle l'écoute parler de faire des groupes, pourquoi pas, tant qu'il propose pas de faire des groupes de un, par contre pour traverser la forêt mieux vaut qu'ils restent groupés, ils verront à l'arrivée.

En dernier Elizabeth se joint à eux, là encore Melody ne sait pratiquement rien d'elle, hormis son nom, qu'elle partage une tente avec Ivy, visiblement amie avec puisque 'Liz part prendre la main d'Ivy. Ah et elle sait aussi que 'Liz fait son footing tout les matins soit seule, soit avec James et qu'elle a l'air tout aussi solitaire que Melody. La brune ne pouvant s'empêcher de penser qu'elle espère que la présence d'Elizabeth et d'elle même ne va pas perturber les hommes du groupe, ben oui faut pas se leurrer les deux bombasses du campement qui vont partir ensemble...L'écossaise secoue doucement la tête, ce genre de pensée n'a rien à faire là en cette heure grave si l'on peut dire.

Heureusement Calvin prend la parole ce qui permet à Melody de chasser totalement ses pensées parasites, elle l'écoute attentivement, se contentant de hocher la tête dans un premier temps, elle est on ne peut plus d'accord, il faut y aller. Trouver une piste au besoin ? C'est dans ses cordes ça, surtout que si piste il doit y avoir, elle sera encore fraîche. Hein ? Quoi ? Il vient de dire quoi là ? Non, non, non, il ne peut pas vouloir rester là, ce n'est pas possible, le groupe a besoin d'un homme comme lui ! Ricky piquant une crise de nerf quand Calvin lui confirme qu'il doit rester là, réaction on ne peut plus logique, le plus jeune des Jefferson est mort d’inquiétude pour son grand frère. Mais en même temps le cow-boy n'a pas tord, si Matthew a décidé que son frère ne devait bouger sous aucun prétexte...

Pendant la dispute Calvin-Ricky, Melody se glisse contre Seth et passe ses bras autour de lui, elle n'aime pas du tout ce genre de chose même si là c'était inévitable et puis elle n'aime pas du tout avoir entendu Calvin dire qu'il restait là. Entourer son homme ainsi, ne l'empêche pas de regarder les autres survivants de temps à autres, ni de regarder vers Calvin et Ricky. Melody entrouvre la bouche de surprise en entendant Calvin dire que Matthew ne se remettrait pas de perdre son frère, la brune avait bien pressenti que derrière ses airs de dur à cuire, il ne l'est pas tant que ça mais cela surprend quand même de l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre. Et voilà que Ricky part furieux et en boudant, Calvin en revient au groupe pour continuer son discours.

Wut ? Mais, mais, mais il vient de dire quoi là ? Elle se serre un peu plus contre Seth, elle n'a pas envie de prendre la responsabilité de guider le groupe à travers la forêt. Oui, oui elle peut se repérer sans problèmes et arriver à bon port mais si jamais il arrive un truc à l'un d'eux en cours de route ? Un peu paniquée à cette idée, elle s'oblige à respirer profondément et le plus lentement possible. Elle doit voir ça comme une simple sortie en forêt ou mieux comme si elle travaillait encore dans les Cairngorms et qu'elle devait guider un groupe de touristes à la découverte de la faune sauvage d’Écosse. Sauf qu'au lieu d'observer des biches, des rennes ou des lagopèdes alpins, ils risquent d'observer des zombies...Oui voilà c'est comme ça qu'elle doit voir le truc. Une profonde inspiration prise et un Calvin reparti et elle fait entendre sa voix à son tour pour répondre à Doug en premier.

- Tant que tu te jette pas tête baissée sur des hommes surarmés...


Jenny, Jimmy, Harvey et Matthew n'étant pas là, elle seule peut comprendre pourquoi elle dit ça...peut savoir qu'en fait c'est ce qu'avait fait Harvey quand elle l'a connu avec des hommes du Marchand justement et qu'elle s'en est tiré avec une balle lui ayant traversée l'épaule gauche.
Puis pour le reste du groupe, elle dit.

- Deux groupes pourquoi pas, comme il vient de le dire un talkie dans chaque groupe mais ne soyez pas surpris si au final rien ne se passe comme on pourra le dire ici même, hier soir c'était la seconde fois que je croisais des hommes du Marchand, la première j'en suis revenu l'épaule trouée, ils ne reculeront devant rien, ils sont capables de tout...Demandez à Seth et Ivy comment ils ont fait hier, nous encercler, tirer en l'air pour nous paniquer, faire venir des rôdeurs et nous séparer...Ils nous ont réellement tirés dessus que quand ils ont vus qu'on sortait de l'enceinte des bâtiments...

Non elle ne veut pas leur faire peur mais ils doivent savoir à quoi s'attendre, ils doivent savoir que faire un plan c'est bien mais que rien ne peut se passer comme ils le veulent là maintenant.

- Concernant la forêt, mieux vaut qu'on reste tous ensemble pour la traverser, si on doit se diviser, on le ferra sur place. Ah et surtout pas une parole pendant la traversée, on y a peu de visibilité au loin, on doit pouvoir tout entendre avant de le voir.


Ces paroles terminées et quoi que les autres puissent dire ensuite, elle se détache de Seth, non sans lui adresser un sourire pour lui dire "tout va bien pour moi et tout ira bien" même si ce n'est pas forcément le cas, car même si elle évite de songer aux mêmes pensées que pendant la nuit, elle ne peut être certaine que tout ira bien quand même. Trop d'aléatoires dans l'équation. Melody s'écartant ensuite du groupe pour aller vers l'entrée de la forêt, là elle les attendra pour prendre la tête du groupe et les guider dans la forêt. Dès qu'ils seront en forêt, ils pourront voir qu'elle y est totalement à l'aise, prenant le soin de leur tracer le chemin le plus facile possible pour qu'aucun d'eux ne se prennent les pieds quelque part, restant à l'affut du moindre bruit, prête à les stopper à tout instant.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 14:23
Rien, ou presque. Lui qui espérait tant avoir un indice qui le contraigne à demeurer en place ou à s'en aller vite fait de sa cachette, la situation le frustra un peu. Si il était dans ce merdier, c'était par la faute de ses aptitudes qu'il peinait énormément à retrouver, y compris avec ce sacré fusil qu'il avait bien mal manipulé la veille. Il aurait été un temps ou chaque cartouche du magasin aurait été dédiée à la mort de quelqu'un, mais aujourd'hui, plus que l'ombre de lui-même, onze balles ne signifiait plus que quatre courtes rafales.

En se redressant du sol, toujours assis contre le mur, il se donna le temps de respirer, très longuement, de faire le point sans être trop gêné par sa jambe dont il avait, hélas, oublié à quel point elle pouvait lui faire mal. Il lui fallait un plan, une idée pour ne pas avoir à lever le nez de sa cachette tout en se donnant la possibilité de laisser ses adversaires aller à découvert, que ce soit pour fouiller son coin ou juste se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Et ça, il pouvait le faire, il devait le faire ! Il se trouvait au dernier étage du bâtiment et les fenêtres donnaient directement sur la cour bien que le préau lui en masque une petite partie. C'était une place rêvée pour un tireur embusqué, et il avait de bien meilleures chances depuis son petit coin qu'en errant dans les couloirs à la recherche de la mort. Cependant, un autre problème vint à lui, il imaginait difficilement parvenir à abattre tout le beau monde bien vivant même si ils s'étaient présentés en ligne pour une exécution en règle, certains survivraient, ils sauraient le situer et viendraient le chercher. Il devait aussi fortifier sa cachette, être prêt à accueillir comme il se doit des fous de la gâchette pour en emporter autant que possible avant qu'ils puissent le submerger.

Avec la fatigue, le plan se mit en place doucement dans sa tête. Sa seule faiblesse était qu'il allait se trouver à une fenêtre, clairement exposé si sa première crainte en se réveillant se révélait réelle. Trop occupé par d'éventuelles cibles en contrebas, il ferrait une cible facile, tout au plus pouvait-il compter sur l'inexpérience d'un tel tireur, trop pressé, gaspilleur comme les autres, pour lui donner une chance d'apprendre son existence sans décéder dans la seconde suivante.

Ainsi, légèrement enhardie par l'idée de pouvoir forcer les autres à faire des bêtises en limitant les siennes, il se releva, très doucement, bien appuyé sur sa jambe valide, et il observa la salle de classe. Il lui fallait trouver des projectiles qui seraient suffisamment bruyants en tombant dans la cour, facile, mais également faire l'inventaire des meubles suffisamment léger pour être déplacés et constituer une ligne de défense sans faire résonner de grands raclements dans tout l'étage, plus ardu déjà.

D'une manière très évidente pour un hypothétique spectateur, il comptait bien exciter les geignards qui glandaient dehors pour qu'ils aillent un peu tambouriner les portes de l'école. Si les hommes du Marchands ne sortaient pas pour faire un autre grand nettoyage, leur seule chance de connaitre sa position serait d'avoir vu le projectile chuter, ce qui restait assez vague pour les entendre venir et les laisser exciter les morts trainant à l'intérieur du bâtiment... Dans l'autre cas, non seulement ils n'auraient aucune idée de sa présence mais cette nouvelle situation pourrait suffisamment les stresser pour qu'ils commettent une erreur.

Mais quoi qu'il en soit, il lui fallait déjà un inventaire de ce qui était utile. Un bon plan se doit d'être préparé avec minutie et laisser le moins de place possible à l'improvisation. C'est pour cette raison qu'il profita de l'inventaire des objets utiles à son plan pour guetter ce qui pourrait constituer une arme de fortune si il devait se trouver séparé de ses deux bâton de feux.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 18:22
Il y avait déjà tout un petit monde au panneau quand il arriva mais il n'était pas le dernier. Il découvrit un deuxième géant dans le camps mais plus massif que lui de toute évidence. Cela lui fit étrange de ne pas devoir baisser la tête pour une fois quand il salut quelqu'un. C'est donc avec un léger sourire qu'il lui dit bonjour. Puis vint le tour de Elisabeth, dont il connaissait à peine le nom parce qu'il avait entendu quelqu'un le dire dans une conversation. Il ne s'était jamais vraiment croiser après leurs réveils. Ni hasard, ni volonté. Elle avait été tellement revêche qu'il n'avait pas été chercher plus loin. A voir son isolement c'était peut être même ce qu'elle voulait.

La pseudo dispute entre Calvin et Clark le surpris un peu. Il ne s'y attendait pas mais comprenait les raisons de l'un comme de l'autre aussi se garda t'il d'intervenir. L'un parti et l'autre reprenant un discours de préparation que Seth écouta avec attention, il fronça les sourcils à cette histoire de deux groupes, se rappelant bien que la dernière fois cela s'était fini par deux absents à la pelle. Et puis l'idée de se retrouver une nouvelle fois séparer de Melody le dérangeait un peu  même s'il ne se rebellerait pas contre les ordres.

Voila que le petit jeune qu'il avait croisé à la caravane se lance. Le seul qui à la langue bien pendu on dirait ici. Il faut dire que les autres étaient la depuis plus longtemps pour beaucoup et sans doute étaient ils plus affectés par le non retour de Matthew et Samuel. Non retour car Seth se refusait à parler de disparition ou même d'autre chose. Il espérait qu'ils s'était simplement retrancher en espérant qu'ils reviendraient les chercher ce qu'ils étaient exactement en train de faire. Ils ne pouvaient pas y passer comme ça. Ca serait tellement moche. Pire qu'injuste, destructrice pour le groupe.

Le kit était une bonne idée sauf qu'il ne savait plus vraiment se servir de ce genre de chose, comme tout un tas d'autre truc depuis son réveil. Dieu que cela pouvait être frustrant. Se souvenir de soit faisant des choses qu'on est plus capable de faire maintenant. C'était terrible. Il savait qu'il avait su s'en servir, c'était la base des premiers soins , en tant que pompier volontaire il avait apprit. Mais cela lui paraissait si loin, si inaccessible maintenant. Devant il le prendre ? Probablement que non. Un autre saurait sans doute mieux faire que lui. Il ne dit donc rien.

C'est au tour de Melody qui s'était glisser dans ses bras durant la dispute. Seth avait naturellement posé une main dans son dos la laissant répondre à la proposition de groupes et quand elle parla de la façon dont les hommes du Marchand, du moins c'est ce que l'on pouvait supposer, avait fait la veille au soir, il hocha la tête machinalement approuvant ses propos. Retirant sa main de son dos dans une caresse la laissant lui échapper, il fit jouer les lanières de son sac à dos pour s'assurer qu'il était bien en place et avança pour rejoindre la brune, en attendant de se mettre en marche pour leur destination.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 18:59
Quelque minute après avoir rendu à l'homme son salut. Brooks observa d’un œil silencieux la confrontation entre le jeune homme surchargé par les émotions et le vieil homme qui ne souhaitait que sa sécurité, Brooks commença à douter de la justesse de raisonnement de Matthew. Bien que le fait d’exclure son frère de toute activité hors campement ait pour objectif de le protéger, l’empêcher de faire face à la réalité et de s’y confronter risquait d’enfermer le jeune homme dans une dépendance à autrui et une méconnaissance des dangers actuels. Mais il n’était pas dans la tête des deux hommes, et dès lors que cette situation ne générait pas de problème dans le camp, il préféra garder cette pensée pour lui.
Les gens avait tendance à ne pas aimer qu’on propose son point de vue sur leur vie, chose que Brooks avait du mal à comprendre. Toutes informations étaient bonnes à prendre après tout.

S’en suit une fuite, réaction logique et probablement la meilleur dans ce cas. La dispute aurait pu tourner à en boucle infini entre un Calvin campé sur ses positions et un Clark hors de contrôle. Ricky, c’était Ricky.
Brooks se passa la main sur le visage, un peu stupide. Si l’information n’était pas passée la première fois, c’est qu’elle aurait du mal à passer la deuxième.

Enfin pendant que Doug était dans sa crise de personnalité, le grand barbu resta assis sur son capot et passa en revue les membres du groupe. Doug donc, Seth, Ivy, Elizabeth, Melody et lui-même. Une bonne petite équation telle qu’il les aimait.
Il put voir deux duo, l’un semblait un couple avoué, Seth et Melody. Et l’autre soit une bonne amitié, soit un couple homosexuel, Ivy et Elizabeth. L’avantage était également que ça dispatchée naturellement les trois personnes ayant visité les lieux. Ivy quant à elle semblait particulièrement tendu, n’en sachant pas les causes, Brooks se dit qu’il était judicieux de la garder avec une connaissance. Ça l’emmerdait de voir le petit bout de femme qui l’avait accueilli dans un tel état.
C’était déjà une bonne base pour la question des groupes, il restait donc lui et Doug à positionner. Si Brooks n’en avait à peu près rien à faire d’être avec les uns ou les autres. La réaction de Doug lui fit penser qu’il serait bon de le placer avec une figure un peu paternelle, ou du moins quelqu’un en mesure de lui régler les horloges si c’était nécessaire, Seth semblait de visu avoir la tête de l’emploi. Même si le tempérament de Melody apparemment fort risquait de générer quelques accroches inévitables.

Deux groupes de trois donc. Satisfait de sa solution à l’équation Brooks en profita pour placer un petit mot à Doug lorsqu’il avait fini son monologue qu’il n’avait que partiellement écouté.
«Pas besoin de te justifier, on va tous dans le même sens. Reste attentif c’est tout.» Puis, emboîtant le pas à Melody, pour officialisé personnellement la mission de sauvetage, il continua, bien que l’explication s’avéra plus complexe vu qu’il ne connaissait pas la moitié des noms.  «Pour les groupes, j’avais pensé à Ivy, toi» dit-il en portant son regard vers Elizabeth.  «Désolé, j’ai pas ton nom.  Et moi donc pour faire trois. L’autre groupe logiquement serait composé de Melo. Seth ? C’est ça ? Et de toi.» Indiquant Doug d’un hochement de menton. «Désolé aussi il me manque le tiens.» Puis lançant quelque seconde de battement le temps que tout le monde définisse de la justesse de son idée, il conclua par : «Ça vous semble bon ? Non mais vaut mieux régler ça maintenant plutôt que de le faire à l’arrache quand on aura plus le temps.»
Enfin Brooks restera à côté de Melody aux abords de la forêt et en lui faisant signe qu’il était prêt. Puis la suivra en toute confiance pendant la traverser attentif à tout danger ou d’anomalie.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 19:08
La luminosité s'intensifiait peu à peu, à mesure que les survivants volontaires se rejoignaient à l'entrée du camp auprès de Calvin. Toujours prostrée dans mon apathie du moment, c'est à peine si je jetais un regard aux nouveaux arrivants, le premier d'entre eux étant le jeune Doug à nous rejoindre, Calvin, Melody et moi. Le jeune homme m'interpella avec une plaisanterie qui me laissa totalement de marbre. Je n'étais ni d'humeur à plaisanter, ni même d'humeur à rétorquer quoi que ce soit. Quelques paroles de discussions diverses me parvinrent au fur et à mesure de l'arrivée des survivants, mais je n'y prêtais aucune oreille ni attention, préférant de très loin la discussion que j'entretenais avec moi-même, enfermée dans ma bulle. Les minutes passèrent ainsi, où je me contentais simplement de garder les yeux rivés sur la lame du couteau que j'avais récupéré dans la caravane, faisant tourner celle-ci entre mes doigts, observant parfois le reflet sale qu'elle me renvoyait de moi-même et soutenant mon propre regard non sans ressentir le dégoût et la culpabilité s'accroître. Puis, finalement, je déposais le couteau sur le capot à côté de moi, laissant mes bras ballants, les mains tapotant sur mes cuisses, de la paume ou du poing selon le fil et la teneur de mes pensées, jusqu'à ce qu'un contact ne m'arrache à celles-ci dans un sursaut.

Mes noisettes se posèrent immédiatement sur l'origine de l'intrusion – à savoir la main de quelqu'un d'autre – pour ensuite remonter vers le visage de sa propriétaire. Je découvris alors Liz', affichant un mince sourire qui se voulait rassurant. Je soutins son regard durant une poignée de secondes avant de détourner mes prunelles des siennes, pinçant mes lèvres dans une moue contrit nuancée de tristesse, finalement ponctuée par un très faible sourire forcé, suivi de quelques hochements de tête imperceptibles. Je posais et tapotais très légèrement de ma main libre le dessus de sa main, espérant la rassurer un minimum quant à mon état. Se remettre en question n'était jamais facile, et je devais bien reconnaître que c'était-là une attitude aux antipodes de mon caractère, bien trop habituée par le passé à avoir raison, à m'en sortir la tête haute et à réussir. Constat au goût amer, qu'il était encore plus dur d'avaler tant l'échec se voulant pesant. Mais la prise de parole de Calvin m'arracha à ces pensées avec l'efficacité d'un coup de pied au cul et je reportai toute mon attention sur lui. Je l'écoutais sans l'interrompre, ni émettre le moindre commentaire, arquant parfois un sourcil ou fronçant les deux selon les réactions que ses propos soulevaient en moi. Surprise, culpabilité, pragmatisme, réflexion... Tout un maelström de données et d'hypothèses qui tentaient, autant que faire se peut, de se structurer dans une marche à suivre, une ébauche de plan.

Du moins jusqu'à ce que Ricky, volontaire écarté bien malgré lui de notre petite expédition de sauvetage, ne s'offusque et ne cède à la colère. Je n'eus aucun mal à comprendre ce que pouvait ressentir le jeune homme à cet instant, bien que je n'avais jamais vécu l'expérience de nouer un quelconque lien fraternel en tant que fille unique. Néanmoins, chose assez rare pour être notée, je me plaçais pour une fois du côté de Ricky et partageais sans peine sa détresse de l'instant. Je le regardais partir fulminant, les yeux plissés et le suivant du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse sous le tissu de sa tente, suivi de près par Clark. Puis mon attention se porta à nouveau sur Calvin, achevant d'énoncer ses idées de préparation pour l'expédition. Le cow-boy nous suggéra de faire des groupes, nous confiant à nous autres les “revenus” de prendre les rênes de ces groupes pour les mener jusqu'au campement, nous conseillant d'utiliser les talkies-walkies et la radio de Clark pour nous coordonner pour la suite, sans oublier Fox.

Pour ma part, je me redressais enfin et quittais le capot de la voiture, lâchant enfin la main d'Elizabeth alors que Doug prenait la parole.

“Je reviens,” glissai-je dans un murmure à ma compagne de nuitée, avant de finalement me diriger vers Clark situé à proximité de la tente de Ricky, laissant mes compagnons de routes à leurs discussions. Interpellant le geek d'une simple main posée sur son épaule, je tentai d'attirer son attention avant de prendre la parole.

“Clark ? Dis-moi sur quelle fréquence radio il faut qu'on communique ? Je ne suis pas très à l'aise à l'idée d'émettre des informations sur un canal ouvert.” Je me rapprochais un peu plus de lui, baissant encore le ton. “Et promets-moi de n'utiliser Fox qu'en tout dernier recours, si on ne trouve vraiment rien là-bas..” Quelles que soient ses réponses et les questions qui suivraient, je lui assénerai finalement une petite tape complice sur l'épaule avant de tourner les talons, repartant vers le groupe. Je récupérai mon couteau, resté là où je l'avais laissé et jetai un dernier regard vers le campement avant de traverser la route et rejoindre Melody à la lisière de la forêt, me plaçant dans notre progression aux côtés de Liz' et suivant les pas de notre guide avec assiduité, prenant garde aux endroits où je posais les pieds histoire de ne pas chuter et ralentir le groupe, à nouveau. Les sens aux aguets, l'oreille et le regard tendus et dirigés tout autour de nous, j'essayais de veiller, le mieux que je pouvais, à guetter le moindre son ou mouvement inhabituel ; à l'exception près que presque tous les sons de cette forêt me paraissaient inhabituels, ne sachant pas vraiment – pas du tout même – quel devait être le bruit “normal” d'une forêt.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 21:23
Elizabeth préféra rester à l'écart de la conversation, se contentant d'observer et de réagir, comme chacun des membres présents, par simple déformation faciale face aux différents événements qui intervinrent. Elle avait écouté attentivement le discours de Calvin, assise partiellement sur la voiture à l'image de sa camarade pour se tenir à ses côtés. Mais bien que toute son attention se voulait braquée sur celui qui avait pris place de Matthew dans les mises au point, elle ne pouvait se freiner à dériver ses pensées vers Ivy. Son visage était marqué des sentiments qui passaient en elle, et si elle n'était plus capable de lire les pensées et les sentiments des gens simplement en les observant, il y avait des évidences qu'un simple enfant pouvait affirmer.

Cependant, elle n'estima pas nécessaire de pousser le vice à s'introduire davantage dans ce que la jeune femme gardait pour elle. Elle lui avait fait démonstration, à sa manière, qu'elle était là si cela pouvait la soulager, mais elle lui laisserait sa part d'intimité plutôt que d'insister davantage. Elle savait elle-même à quel point elle était irritée et surtout irritable lorsqu'elle se trouvait dans une situation semblable. Elle ne supportait guère les personnes un tant soit peu trop insistantes qui trouvait toujours le besoin de te faire comprendre qu'elle savait comment il serait préférable que tu réagisses, ou que tu te comportes, et autres conseils tout aussi inutiles qu'insupportables. Il n'y avait rien de pire pour aggraver les situations et faire tourner les frustrations en colère.
C'est dans cette optique qu'Elizabeth ne se permit qu'une seule chose : le geste. Le reste, ce n'était pas à elle de le décider. Ce geste-là était sans doute aussi évocateur de message qu'un long discours d'inepties.

Et puis, la dispute éclata. Quelque part, cela ne la surpris guère. À bien y réfléchir, il n'y avait sans doute rien de pire que de craindre pour sa famille dans des temps ainsi composés, et de vouloir les surprotéger au risque d'ébranler certaines situations... comme celle-ci. Peut-être qu'au final, ce n'était pas plus mal qu'elle soit arrivée ou revenue dans ce monde, sans aucune attache. En tant qu'orpheline, elle n'avait jamais eu la chance d'éprouver ce genre de lien affectif, ayant passé plus de temps en structure qu'en famille d'accueil. Une chance qui se serait changé davantage en malchance à l'heure actuelle. Ni parents, ni frères, soeurs ou cousins, ni mari, ni enfant. Une solitude qu'elle avait par la force des choses apprit à dompter et à apprécier, aussi involontaire que cela est put être dès l'origine.
Non, vraiment, elle n'arrivait pas à se mettre à la place, ni de Ricky, ni de Matthew, et n'aurait pas même su quel avis elle aurait pu bien partager.

Chacun prit la parole à son tour lorsque les consignes furent données. Elle fut très surprise d'apprendre que Calvin n'accompagnerait pas non plus le groupe. Pour Clark, c'était sans doute un peu plus évident. S'il pouvait trouver la moindre excuse pour rester planquer dans sa caravane, il le ferait sans doute. Parce qu'il était précieux, de par ses talents, mais aussi, et du point de vue de la brune, terriblement froussard. Oh, non, elle ne le fustigerait pas pour ça. Après tout, qui ne l'était pas ne serait-ce qu'un peu en ce moment même ? Mais cela sonnait comme une évidence. En revanche, pour Calvin, elle ne comprenait pas pourquoi il laissait cette mission reposer sur des ... "inconnus" ? Après tout, lui et Matthew se connaissait sans doute depuis bien plus longtemps qu'eux, et ils avaient traversé davantage de situations délicates qui leur avaient fait tisser quelque lien. Mais eux ? Pour les plus récents, cela ramenait à, à peine, un mois en arrière.

Toujours silencieuse, elle écouta ceux qui désirait prendre les choses en main. Au moins, il y avait des personnes qui n'avaient pas froid aux yeux, ou qui se sentaient l'âme de leader. Ce n'était pas du tout son cas. Elle, elle était plutôt un genre de suiveuse. Elle faisait ce qu'on lui disait, mais elle ne prenait jamais le risque de donner des ordres ou des idées de plan si on ne lui demandait pas son avis. Après tout, le monde ne pouvait pas se contenter que de leader . Un leader sans suiveur, ça tournerait vite à l'individualisme.

C'est à cet instant que son esprit fit tilt d'ailleurs, lorsque Doug prit la parole. Elle n'avait pas eu le temps de bien l'apercevoir, et le connaitre, lui et son histoire. Il était arrivé l'avant veille, et il y avait des gens biens moins récents que cela dont elle ne connaissait absolument rien. Mais ce jeune homme avait évoqué un nom qui n'avait pas sonné inconnu dans la tête de l'ex-psychologue. Doug et Harvey. Harvey et Doug. Bon sang, et cet abruti qui était parti sans un mot et sans une explication avec deux inconnus alors que le lendemain, son ami de toujours débarquait comme par enchantement dans le campement. Est-ce que quelqu'un avait pris la peine de le lui apprendre ?

Elle se pinça les lèvres en inspectant mieux l'adolescent, oubliant presque ce qui se disait ensuite, n'ayant qu'à peine noté le départ d'Ivy d'ailleurs. Ce n'est que lorsque le grand colosse barbu s'adressa à elle, sans évoquer son nom, mais en l'observant qu'elle reprit pied sur la réalité.

" Ah... Elizabeth. C'est mon nom..." Avait-elle rapidement articulé, un peu gauchement d'ailleurs.

S'ensuivit un simple hochement de tête à la mention des groupes. Elle ferait comme bon leur semblait le plus judicieux en ne manquant pas de préciser.

"J'ai pris une radio..."

Son regard se porta sur le campement. Elle avait espéré que James se joigne à eux, elle se serait sentie sans doute plus à l'aise. Mais elle ne l'avait pas vu depuis la veille. Il devait sans doute dormir encore dans sa tente...
La prénommée Melody prit la tête de la marche, en guide dans la forêt, et toujours silencieusement, elle se redressa de son assise précaire et emboita le pas à ses camarades. La forêt lui donnait toujours de grands frissons, mais en si grand nombre et escorté par une sorte de forestière, cela devrait bien se dérouler, non ?

Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 7 Mai - 23:19

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le passage de la forêt fut plus calme qu’imaginable, par chance. La suite ne présage en revanche, rien de certain.
Heure : Environ 8h00.


Résolution Tour II

Tous (Hors Samuel) :

Calvin était parti, et vous tous, chacun à votre façon, abordiez la suite. Echanges, prises de position et Melody partant en tête du petit cortège vers la forêt, suivi par Ivy qui revenait de la tente de Ricky où elle avait fait part de certaines choses à Clark, voilà le moment venu d'entrer dans les bois.

De par une chance ironique à la situation, ou par la grâce de la volonté divine, ce nouveau passage ne présenta comme la première fois aucune agression quelconque. Cette fois même, pas le moindre rôdeur ne vint s'interposer, ou faire entendre une plainte pour signaler qu'il était bien présent, que la forêt était toujours dangereuse. Un miracle en soi, chose peut être jamais arrivée encore. La prudence tout de même de mise, l'avancée facilitée par le cheminement de la chasseresse brune en tête, il n'y eut pour interpeller les survivants que les chants des oiseaux matinaux et profitant du lever de soleil, des branches furtives les piégeant au détour d'un arbre pour venir titiller leurs visages et les buissons épais qui demandaient un peu de concentration pour ne pas se vautrer entre-deux ou en plein dans les ronces.

Une grosse demi heure, c'est le temps qu'il faudra pour faire la traversée d'un bout à l'autre en ligne droite, ou au plus près de cette idée car tracer tout droit était un véritable challenge dans une forêt. Finalement, ils en sortiront, les bois débouchant sur une route. Et ceux qui n'étaient pas venus la première fois découvriront le complexe et l'installation d'un camp militaire en évidence, droit devant eux de l'autre coté de cette route.

Le campement militaire se découpe dans l'horizon à travers une cage de métal, faite d'un grillage qui court sur tout le périmètre, et ne semble plus tenir convenablement sa fonction principale puisqu'il est éventré de plusieurs parts en grand. A l'origine, il englobe également le bâtiment qui fut jadis celui d'une école. Ce détail a, semble t-il, son importance car il est tout à fait perceptible sur toutes les fenêtres, ou quasiment, puisque l'on retrouve des dessins enfantins scotchés maladroitement, visibles par transparence, égayant de couleurs riantes une façade sale et morose, où se découpe par moments quelques éclaboussures de sang, des impacts de balle.
Voir même, des pans de murs complètement effondrés provoqué par une explosion digne d'un obus de char. Ces couleurs, rouge, jaune, bleu, vert, n'ont alors plus le même impact dans ce chaos sanglant, attisant davantage la douleur de penser que dans l'histoire, des enfants autrefois jouant joyeusement dans cette cour de récréation, aient vu cet attirail de guerre débarquer et la mort les prendre.

Le campement lui, au delà du grillage, comportait une série de tentes militaires dont certaines s'étaient défaites sur le sol tandis que d'autres étaient percées de trous de balles à foison, probablement à l'origine assez grandes pour servir de dortoirs pour plusieurs dizaines de personnes, mais aussi pour assurer un hôpital de fortune, recueillant les blessés, voir même à but de servir de tente de commandement des opérations, ou encore d'armurerie.  

Un hélicoptère couché sur le flanc, les pales brisées par un quelconque événement, résidait en carcasse noir, témoin d'un grand feu qui en avait rongé la ferraille. Des tonnes de détritus jonchaient le sol, dont une immense partie de sacs de couchage qui devaient appartenir à des civils ayant sans doute trouvé refuge auprès de ceux qui s'étaient garantis comme leurs protecteurs venus à leur secours, offrant soin, protection et nourriture. Une lignée, un peu plus loin, de sacs presque semblables qui ne semblent pas vides. Des sacs mortuaires, sans nul doute, qui n'ont pas eu le temps d'être brûlés. Plusieurs ont été éventrés et vidés, deux autres sont déchirés également mais contiennent encore la dépouille de deux rôdeurs, l'un la tête explosée, l'autre devant probablement avoir la sienne creusée puis-qu'il est inerte. Tous les sacs ou presque sont criblés de balles.

C'est dans ce campement le chaos. Il y a des corps, et des corps, en un nombre indéfini à l'oeil nu et de votre distance. Peut être une vingtaine, peut être plus, étalés sur le sol un peu partout de chaque coté des tentes et contre celles tombées. Si nombre sont d'anciens humains adultes, d'autres encore sont d'anciens enfants d'un âge parfois trop jeune, que la mort a happé bien trop tôt d'une des plus horribles façons. Bien malheureusement, il n'est pas vidé pour autant, car une dizaine d'autres créatures de taille adulte sont encore debout et actives, errant de parts et d'autres de ce camp récemment ciblé par un combat vu la quantité d'hémoglobine pourri, de sang coagulé et pâteux qui a été déversé sur des parcelles du sol du camp.

Il n'y a pas le moindre signe de vie saine à l'horizon, les abords de la forêt sont absents de présence de long en large et aucune voix, aucun tir ni aucun cri ne vient briser le calme qui s'est réinstallé sur les lieux.

Vous n'êtes pas repérés et n'êtes pas sortis des couverts des derniers arbres.


Spécial - Ivy : Avant d'avoir rejoint le groupe, Clark qui se trouvait devant la tente où s'était réfugié Ricky, te donna un numéro de fréquence en privé pour rester en contact, non sans avoir eu besoin d'une réflexion sur le sujet car il avouait ne pas y avoir réfléchit, et acquiesça à ta demande vis à vis de Fox, sans rien contredire ni ajouter, trop préoccupé et paumé pour le coup par la situation difficile.

+++

Samuel : Travaillant à un plan, tu observes la salle de classe autour de toi.

Une petite estrade est montée près de la porte et fait face au reste de l'espace de la pièce, où un bureau a été disposé devant un tableau vert à craie, qui voit quelques bouts de craie trôner sur son rebord de fer. Le bureau contient encore des documents en vrac, quelques stylos, craies, un sac de prof renversé à son pied, des caissettes avec des restes d’une boite d'agrafes et une agrafeuse ouverte. Une douzaine de tables sont disposées contre la porte, quelques chaises venant s'ajouter pour former une sorte d'appui, alors que d'autres chaises sont renversées ou laissées là, à divers endroits de la salle. Il y a énormément de papiers au sol, le contenu de tout une armoire et plus encore dispersé sur une bonne partie de la surface de la classe.

En dehors de l'armoire au contenant de cartons, restes de peintures, pinceaux et autres outillages d'art plastique, quelques chevalets dans un coin où l'on dispose les tableaux blancs pour peindre, et les fameux tableaux blancs renversés également de leurs cartons de l'autre coté près des fenêtres. Il y a deux chauffages, opposés sous les fenêtres d'un coté et de l'autre de la classe. Une table est accolée au fond contre le dernier mur, destinée au découpage vue la tonne de magazines et de journaux, dont des morceaux découpés justement, et des peintures inachevées entreposées. Un coupe-papier est niché entre deux journaux en morceaux, la seule chose pouvant ressembler de près ou de loin à un genre d'arme de fortune.

+++

Tour III

Eléments scénaristiques:
 

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 8 Mai - 11:37
La traversée de la forêt se fait sans aucune difficulté, rien ne venant alerter Melody qui se détend au fil des mètres parcourus, se retrouver ainsi dans son élément lui fait l'effet d'un calmant, le meilleur qu'il soit pour les nerfs. Elle y est tellement à l'aise que ses réflexes cherchent à prendre le dessus et qu'elle doit se forcer à garder une allure plus basse qu'à l'ordinaire pour ne pas distancer le groupe et les égarer involontairement, tout comme elle arrive à garder en tête de leur ouvrir une route facile. Ce n'est qu'après une bonne demie heure qu'elle aperçoit enfin l'orée de la forêt, s'arrêtant à la lisière pour garder le couvert des arbres, elle aborde les lieux à peu près sereinement du moins jusqu'à voir la cour de l'école, laissant les autres observer de leur côté, ses yeux parcourent l'enceinte.

Le premier changement qui la frappe est sans nul doute les tentes, la veille, elles étaient toutes debout et intactes, là il n'en reste que trois en place et criblées de balle, signe de la violence du combat qu'il y a eu dans la soirée. Ses mâchoires se crispent à cette vision, comment ne pas imaginer le pire en voyant ça ? Comment ne pas imaginer qu'ils vont découvrir les corps de Samuel et Mathew ? La brune a juste envie de se ruer sans réfléchir pour vérifier la tente dans laquelle se tenait Samuel et Matthew la veille, une de celle qui tient encore debout.

Elle en fait un pas en avant avant de se figer à la vue des corps éparpillés, à part du sang et des bouts de tripes, les corps n'étaient pas là hier soir, il y avait juste plus d'une vingtaine de zombies debout qui voulaient chopper le trio quand ils sont sortis de l'enceinte. Mais ils avaient réussis à sortir de l'enceinte pour les chercher puisque c'est à cause de leur nombre que Melody s'était résolu à retourner au campement, avaient-ils fait demi-tour pour revenir vers ce lieu en entendant de nouveaux coups de feu ? Ce qui expliquerait pourquoi la forêt était si calme...Percutant qu'il y a des corps d'enfants dans le lot, cette vision l'horrifie et la fait reculer dans la forêt les larmes montant à ses yeux.

Melody recule jusqu'à s'appuyer à un arbre, les autres du groupe n'existent plus en cet instant. Elle se met face à l'arbre et pose son front contre l'écorce granuleuse, ses yeux fermés, elle se met à murmurer quelque chose dans une langue qu'aucun d'eux ne pourrait comprendre même en l'approchant. Elle récite une vieille prière en gaélique écossais, une prière qui invite la Déesse Mère a lui donner la force d'affronter ce qu'il y a derrière elle, de lui transmettre le courage et la force nécessaire à travers cet arbre, qui l'invite à défaire temporairement la Trinité pour que le passé ne soit pas lié au présent et au futur afin que tout se termine bien. En tout cas cela a le mérite de calmer la brune suffisamment pour qu'elle finisse par rouvrir les yeux, se décoller de son arbre et que plus rien ne paraisse sur son visage. Elle revient vers les autres et leur murmure :

- La tente près du tank est celle dans laquelle Samuel se tenait et ou Matthew s'est rué après m'avoir renvoyé vers Ivy et Seth. Et on aurait du les attendre sous le préau si tout s'était déroulé normalement...Je veux absolument aller voir cette tente.

Attendre une réponse ? Elle ne le fait pas vraiment là, elle espère juste que Seth lui emboitera le pas, voir Doug aussi s'ils s'en tiennent "aux groupes" émit par Brooks. À cet instant elle s'en fiche de voir le jeune homme venir avec eux, tout comme elle n'a pas l'envie de lui faire un sermon en prévision des conneries qu'il pourrait faire sous prétexte qu'Harvey en aurait fait, ils ne sont peut-être pas semblable les deux après tout. Et puis ça reviendrait à admettre, au plus mauvais moment possible, que Melody a déjà croisé Harvey...

Elle sort son arme et la garde en main prête à s'en servir avant de se déporter sur la gauche en longeant la forêt pour rester à couvert et se rendre à l'aplomb du tank, en vue d'avoir le moins possible de chemin à couvrir entre la forêt et la tente tout en trouvant de quoi s'abriter au besoin. Mais pour le moment elle guette le moindre bruit pouvant venir de la forêt, ses yeux passant de la forêt à la tente ou elle veut aller tout en progressant lentement pour ne pas poser le pied sur quelque chose et faire du bruit. Une fois rendu à l'aplomb du tank, Melody observera les zombies les plus proche d'elle, casqués ou pas casqués ? Tournés vers la forêt, vers la cour ou autre part ? Calmes ou pas calmes ?

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Ven 8 Mai - 14:16
Les forêts, qu’il détestait les forêts. Et plus cela, irait plus il les détesterait. Si c’était l’endroit qui avait marqué l’aberration de sa seconde vie. C’était surtout le symbole de son propre échec face à la folie. Le lieu marquant l’événement qui le faisait avoir plus peur de lui-même qu’autre chose.
Ces idées noires étaient clairement perceptibles, le regard fixé vers rien, l’air renfermé et parfois bougonnant. Inconsciemment il s’était très légèrement écarté du groupe. Et sa main libre faisait mécaniquement le geste de s’ouvrir et de se refermer de temps en temps. Non pas pour s’échauffer mais comme si il cherchait à évacuer quelque chose.
Il traversa l’étendue forestière d’un pas monocorde, se focalisant sur son esprit qu’il tentait de réprimé tel une foule de zombie qu’on bloquait vainement avec une porte et son propre poids, prête à se ruer sur vous dès que vous lâchiez la pression.

Arrivant devant le campement militaire, il se figea et un « Oh merde… » Sortit à peine de sa bouche. S’agenouilla pour que sa carrure reste discrète et commençant à scruter chaque détail du champ de bataille le temps que Melody reprenne ces esprits, indiquant aux autres ce qui pouvait être important au second abord.
Ce capharnaüm dantesque était un redoutable retour à la réalité. Il offrait une de ses visions que seul le plus fou des peintres aurait osé reproduire. Un pot-pourri de guerre, d’innocence, de brutalité et de rage.
Il ferma les yeux un moment, se forçant autant qu’il le pouvait à accepter la scène. A se dire qu’ainsi était les choses maintenant. Cette vue deviendrait probablement son nouveau référentiel de l’absolu démentiel.

De nouveau disponible, il écouta la chef proposait son idée. Il n’y avait rien de fondamentalement idiot dans ce qu’elle disait. Et ce n’était clairement pas le moment pour être contrariant. Brooks avait juste peur que, dans ce carré de toile, elle ne trouve que des cadavres. Il doutait que deux hommes, aussi fort soient-ils puisse survivre une nuit dans une structure si fragile et entouré de mort-vivant. Mais y jeter un d’œil valait le coup, quitte à mettre un terme prématuré à cette mission, pour le pire malheureusement. Validant d'un  hochement de tête, il enchaîna à la suite de la jeune femme.
« Faudrait vérifier que les talkies sont bien dispatché. On doit rester en contact. Je propose de longer la forêt par la droite jusqu’au flanc de l’école. Voir si y a pas une ouverture ou une fenêtre pour zieuter un peu dedans. Et entrer tant qu’à faire. » Revenant vers Melody « On vous tiens au courant si c’est une zone de repli relativement fiable. » Puis de nouveau à tout le petit groupe. « Ça vous va ? Faut pas qu’on traîne, on à deux potos qui vont surement être content de nous voir. Alors on va être cool et pas trop les faire patienter. »

Le ton, à mi-voix, de ses propos n’était ni assuré, ni ordonnateur. Brooks se contentait de proposer ce qui lui semblait être le plus juste afin de faire avancer tout le monde et le plus vite possible. Rien dans ce qu’il disait ne semblait donner un quelconque semblant d’autorité.

Cherchant l’approbation de ceux se décideront à le suivre, Brooks ne partira pas tant que tout le monde ne sera pas d’accord. Il a confiance en son idée, mais sa pseudo-position de chef le fait surtout douter de lui-même. Dès lors si quelqu’un décide de mener la marche à sa place, il la lui cédera volontiers. Autrement il longera l’orée du bois à pas de chat jusqu’au flanc droit de l’école.
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