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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Survivants - 17/01/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 9 Mai - 15:31
Enfin, seulement la quiétude du rythme cardiaque battant dans les tempes, la fraicheur de chaque goutte de sueur rafraichie par l'air ambiant. C'était aussi ça que Samuel n'avait que rarement gouté, le plaisir de juste pouvoir détendre tout son être après l'avoir gardé tendu plus longtemps qu'il ne l'aurait désiré. A cet instant, même sa jambe lui parut moins douloureuse, comme si la douleur lancinante qui l'avait poursuivis à chaque déplacement, à chaque transport de meuble, l'avait habitué pour finalement le laisser là, sans autre chose qu'un picotement, qu'une gène à peine désagréable.

C'est pour cela que sa pause s'éternisa légèrement. Plus que simplement se reposer, il goutait là un bref instant de plaisir, de calme, de paix intérieure, et il fit durer ce moment autant qu'il le put, jusqu'à ce qu'enfin, la fièvre, la fatigue durable et sa cuisse blessée ne se rappellent à lui avec toute leur vigueur. Il lui fallait agir, maintenant, ou simplement s'allonger et attendre la mort, ou un miracle, et il comptait bien agir, quitte à ce que ce soit la dernière chose qu'il fasse. Samuel Freeman n'était pas parti en geignant ou en croquant le canon de son arme, il avait lutté jusqu'au bout pour résister à sa morsure, aujourd'hui, il était hors de question qu'il se couche pour attendre sa fin !

Fort motivé par son désir de survivre et au moins emporter quelqu'un avec lui en enfer, il se redressa avec précaution de sa chaise et s'adossa au mur plus qu'au radiateur. Le fusil AK-47 tenu dans la main gauche, sa main droite suivis son regard qui était posé sur la poignée de la fenêtre et la fit tourner pour la déverrouiller. De là, que cette dernière s'ouvre vers l'intérieur ou l'extérieur, il prendra évidemment soin de l'ouvrir bien en grand afin de ne pas être gêné mais sans pour autant trop s'exposer dans l'ouverture.

Et une fois ceci-fait, il posera le canon de son arme sur le rebord, s'en servant de support pour balayer, bien lentement, toute la zone de tir et donc y déceler ce qu'il craint le plus, un sniper isolé, et éventuellement un mercenaire qui serait assez suicidaire pour fumer une clope au milieu des morts. A l'aide de cette analyse du terrain, il pourra évidemment déterminer le meilleur endroit ou il pourrait lancer l'agrafeuse pour ramener la petite horde sur la façade de l'école.

Et une fois cet endroit déterminé, si rien ne devait lui sauter aux yeux lors de son balayage visuel, il n'attendrait pas un instant pour lancer ce qu'il n'esperait pas être le dernier plan de sa misérable existence.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Sam 9 Mai - 17:44
Sans repère fiable, Brooks se trouvait correctement discret. Il se rendait bien compte qu’il ne pouvait l’être autant que les deux demoiselles qui l’accompagnait. Mais il tâchait de le faire au mieux, à défaut de bien le faire.  

Au moment de tracer son chemin, il jeta un regard soucieux à l’autre groupe. Doug semblait complètement perdu, si il survivait à ça, il aurait milles leçons à tirer de cette expédition se dit l’homme à la veste de cuir. Le fait que les deux hommes et tirer leurs tazers le faisait également douter. Il n’y connaissait pas plus que le quidam lambda en anatomie mais il doutait que les zombies utilisent leurs réseaux neuronaux  comme des humains classiques.

Cette pensée le fit dévier vers une autre et il se dit qu’il était grand temps de ne plus faire la corrélation entre zombies et humains. Elle distillait du sentimental là où l’on ne pouvait se permettre.  Si l’un était une forme décadente de l’autre, il en était également une entité totalement différente. Une entité qu’il faudrait gérer avec la même froideur qu’était celle de leur existence et de leurs actes.
C’était peut-être là une des clés de l’acceptation de ce monde. Mais une idée naissante prenait beaucoup de temps à s’implanter comme vérité possible. Qui plus ai quand elle était de cet ampleur.  

Soupirant des narines, il reprit son pas qui avait sensiblement ralenti pour retrouver Ivy avec toujours Elizabeth derrière lui. Il se tapit dans les fourrés à côté d’elle. La jeune femme semblait emmêlée dans ses pensées, parlant peu et se contentant de réponse particulièrement courte.
Ayant atteint leur ersatz de poste d’observation, il se retourna et piqua d’un regard légèrement inquiet Elizabeth. « Ça va ? » Se contenta-t-il de lui dire à mi-voix, teintée de gentillesse. Selon lui l’intégrité du groupe tenait surtout d’un accord commun et d’un soutien mutuel. Ne laisser personne isolé, même intérieurement, ils y avaient le campement pour se triturer les méninges.  

Puis il écouta Ivy dérouler son plan qui lui sembla largement juste. Communication, observation, action était un agencement intelligent. La frêle femme grimpait très vite dans son estime. Et le fait qu’elle ait pris les rênes du petit groupe l’arrange au plus haut point. Habituellement il se positionnait en tant que conseiller, tentant d’apposer ses réflexions aux avis préexistants pour les magnifier. Ici, il retrouvait sa place et cela le conforta.
« Okay, au pire on pourra passer par la porte prêt du préau, mais bon il faudra feinter les deux connards à l’entrée et on aura aucune visibilité sur l’intérieur de l’école. Mais il faut qu’on rentrer assez vite. Si Sam et Matt sont des mecs malins, ça devrait être là qu’il se planque. Je te couvre. » Enchaîna-t-il dans le même ton atténué. De plus il n'était pas contre mettre un mur en béton entre lui et les mort-vivants se baladant dans la macabre cour de récréation.

Il avait toujours préférer éviter les zombies plutôt que de les attaquer de front. N’étant pas combattant dans l’âme, il se contentait généralement de s’orienter vers des zones à la dangerosité moindre. Non pas qu’il n’avait jamais eu de confrontation mais leur illogisme malsain le répugnait à un haut degré.
« Ce ne sont plus des humains, plus des humains. » Se répéta-t-il dans un très faible murmure, pour se répéter sa pensée précédente et l’ancrer dans le moment présent. Tel un auto-conditionnement digne de la méthode Coué.  


Assurant sa prise sur son pied de biche, Brooks suit Ivy de prêt en s’assurant bien que Elizabeth est de la partie. Si des morts vivants venaient les menacer, il tenterait une attaque en visant prioritairement les genoux ou la tête si elle est facilement accessible. Enfin si la menace est multiple, il fera attention à ne pas s’attaquer à une cible déjà engagée.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 9 Mai - 21:23
La route traversée, Elizabeth trouva refuge à nouveau derrière son désigné protecteur : le grand Brooks. Ça devenait presque instinctif de le suivre comme son ombre. Elle s'occultait volontairement tout ce qui se passait autour en se gardant à l'abri de cette montagne, son regard se portant parfois sur la jeune femme qui les accompagnait, parfois sur le grand homme, mais jamais davantage autours qu'à ses pieds.
Elle aurait aimé bifurquer vers la forêt, discrètement, sans que personne ne la remarque. Elle s'en voulait d'avoir voulu aller plus vite que la musique et à avoir pensé qu'elle était prête à affronter toute cette misère à nouveau, mais sa volonté fuyait comme un gobelet percé. Seul le respect de sa parole la forçait à continuer dans la même direction que ses camarades.

Le poing resserré sur son arme, plus comme un point de repère que pour prouver quoi que ce soit à quiconque, elle s'arrêta lorsque l'action l'imposait, tandis que le groupe se tenait prêt à traverser à nouveau la route pour rejoindre le grillage troué.

C'est cet instant que choisis Brooks pour la tirer de ses pensées. La voix du grand gaillard qui s'adressait à elle, aussi doux soit-il, la fit tressaillir à nouveau et elle se disait qu'avec toutes les tares psychologiques qu'elle se trainait, son monde à elle était bien plus hostile qu'à n'importe qui a la ronde. Se méfier des hommes avec autant, ou presque, d'importance qu'elle le faisait avec un zombie, cela relevait en n'importe quelle circonstance d'une épreuve surhumaine à chaque fois.
Se rendant compte de la toute relative proximité qu'elle avait inconsciemment mis à suivre bêtement l'homme comme son ombre, elle recula d'un pas, restant le plus accroupi possible.

"Oui... pardon..." trouva-t-elle encore le moyen de s'excuser pour sa propre bêtise dont elle était la seule à comprendre.

Inspirant profondément, revenue à elle, elle leva enfin son regard vers l'obstacle qui lui faisait face, se concentrant sur les trouées uniquement et attestant de leur présence, plongeant le reste dans le flou de sa vision.

"Tu penses qu'ils sont à l'intérieur ? Ca semble être un refuge assez logique, mais et s'il était infesté en réalité ?" Répondit-elle simplement à Ivy.

Elle n'avait aucune assurance dans sa voix, et les mots qu'elle avait prononcés étaient léger, presque inaudible. Mais sur le compte d'une potentielle volonté de discrétion, cela allait au-delà de ce simple dessein et trahissait peut-être son incertitude.
Lorsqu'ils se sentirent chaque prêt à continuer, Elizabeth leur emboîta le pas. Le danger était avéré et il était temps d'arrêter de l'ignorer. Les derniers mots de Brooks l'imprégnèrent comme une formidable révélation évidente, et elle s'y accrocha intérieurement en se répétant les mêmes paroles en boucle dans sa tête.

Le désavantage d'une arme était bien évidemment le bruit, et elle le savait. Et surtout, les dégâts que cela pouvait faire si elle s'engageait à tirer dans une zone où des alliés se trouvaient au corps-à-corps. C'est pourquoi elle resta un pas en arrière, arme braquée, et qu'elle laisserait si des zombies arrivent, le soin aux deux autres de prendre le pas sur le combat. Ce n'était nullement de la lâcheté, mais une simple réflexion de bon sens. Bien évidemment, si l'un d'eux arrivait à un stade où un danger de mort était avéré, elle interviendrait comme elle pourrait en repoussant l'agresseur, ou l'achevant de son arme s'il représentait encore un danger.
En revanche, si aucun dégénéré ne prêtait attention à eux, elle aiderait Ivy à trouver une solution d'entrée dans l'école.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 9 Mai - 23:15

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le camp militaire est calme, si ce n'est les rôdeurs errant.
Heure : Environ 8h10.


Résolution Tour IV


Melody : Tu récupères les éléments donnés par Doug pour débarrasser son sac dans le tiens. Couteau à lancer en main, tu sors de ton domaine de prédilection et tente une approche discrète, mais le zombie que tu vises te repère rapidement car tu es beaucoup moins invisible que tu ne l'aurais voulu dans ce milieu bétonné. Il lève son visage rongé dans ta direction et claque subitement des mâchoires à la perspective d'un petit-déjeuner morbide. Tu patientes derrière le grillage, l'observant agiter sa carcasse et traîner son corps en brandissant les bras vers toi d'un appel s'opposant à toute forme d'attirance, attendant qu'il se bloque dans ce dernier.
C'était sans compter sur Doug et Seth qui se faufilent à leur tour vers le second zombie, devant passer par un trou du grillage proche et en tentant de le contourner à proximité, attirent l'attention de ta proie. Le rôdeur ne pouvant que les constater passer tout près se détourne et oublie jusqu'à ton existence. Tu décides de passer à l'action et lance ton couteau d'une impulsion remontant jusqu'à ton épaule, dans un jet parfait, ou presque. La lame virevolte et siffle, jusqu'à se planter à la base de son crâne, sans atteindre le cerveau pour autant. Le choc, horrible à visualiser de cette lame enfoncée dans cette tête, a de quoi dérouter à nouveau le zombie qui s'apprêtait à attaquer Doug sans qu'il ne s'en soit rendu compte, lui sauvant sans doute la mise.

Plaintif, la créature se voit comme remise à zéro et revenue vers toi reprend sa marche lente bras tendus.

Seth : Tu récupères à ton tour quelques affaires de votre acolyte dans ton sac puis, vous avancez une fois que Melody a prit la tête et un peu de distance pour attirer le zombie qui ne tarde pas à la repérer. Tu escortes Doug, batte en mains et vous vous faufilez à travers le trou proche du grillage dans le but de rejoindre le second zombie, non loin et derrière le premier. Fixé sur ton objectif, tu ne te rends pas compte que le premier rôdeur à coté duquel vous êtes pratiquement passé a été attiré par vous.
Laissant Doug opérer, tu te places non loin, attendant que votre cible commune soit victime du choc électrique pour attaquer. Ce qui ne vient pas malgré le tir presque parfait du jeune homme en plein estomac de la créature, qui entreprend de s'approcher dangereusement de Doug à courte distance pour le saisir. La décharge ne l'interpelle même pas. Tu prends les choses en main et t'interpose, frappant alors avec ta batte d'un coup élancé, profitant que son attention soit dirigée vers le jeune homme. Tu le cognes, non sans ressentir le manque de précision dans ton geste, ce qui a pour effet de le repousser en percutant partiellement sa tête et autant son bras jusqu'à l'épaule dans l'action. La créature est déséquilibrée et éloignée mais ne tombe pas, ne montre aucune douleur et ne va pas tarder à revenir à la charge.

Doug : Vous avancez à votre tour, une fois que Melody a prit la tête et un peu de distance pour attirer le zombie qui ne tarde pas à la repérer. Accompagné de Seth, tu te faufiles à travers le trou proche du grillage et te déplace vers le second zombie qui prend conscience de votre présence, d'une manière ou d'une autre. Fixé sur ton objectif, tu ne te rends pas compte que le premier rôdeur à coté duquel vous êtes pratiquement passé a été attiré par vous. Tu pointes ton taser et tire sur ta cible. La bobine se déroule en un instant, et les fléchettes se plantent magistralement dans le ventre du zombie... sans aucun effet. Ce dernier ne ressent même pas la décharge que lui envoie le pistolet, et entreprend son avancée dans ta direction, s'approchant dangereusement vu le peu de distance qui vous sépare en grognant à répétition. Seth passe alors devant toi et envoie sa batte sur le zombie, le repoussant violemment sans parvenir à lui éclater la tête. La créature est déséquilibré mais ne tombe pas, ne montre aucune douleur et ne va pas tarder à revenir à la charge.

Ivy : Avec tes acolytes, vous vous postez sur la face sud de ce versant de la forêt. Ainsi en vue du grillage, tu constates effectivement la présence de deux rôdeurs : deux femmes, deux anciens civils décharnés et les vêtements déchiquetés, l'une d'elle arborant une affreusement peu plaisante poitrine dont un sein où il ne reste que la moitié mutilé.
Celle-ci avance lentement vers le bâtiment, de profil à vous, alors que l'autre est de dos et fait du sur-place, comme un guetteur incompétent et inattentif, semi-statue de chair pourrie. Vous remarquez que la façade présente quatre fenêtres sur plusieurs étages, rez-de-chaussée compris, ce qui vous permet d'envisager une entrée par ce flanc. Une porte est également disposée à proximité du préau et peut représenter un point d'entrée intéressant, bien que le chemin soit occupé par les deux mortes.

Vous confortant à un plan avec Brooks et Elizabeth, tu avances la première, quant à être à pas de loup, c'est davantage une idée qu'une vrai réussite. Quoi qu'il en soit tu n'as qu'un trou dans le grillage proche du bâtiment : pratiquement droit entre les deux zombies. Tu t'approches et essaies de te faufiler, chose qui n'est pas simple et tu es très légèrement éraflée par un filet de métal cassé qui pend, le grillage bouge quelque peu, heureusement le femme sans-vie ne le remarque pas.

Brooks n'a pas autant de chance, car au moment de passer à ta suite, toi qui te dépêches de t'approcher du mur, tu l'entends très distinctement secouer le grillage par la faute de sa veste se prenant aux filets morcelés de fer et se déchirant à peine, lâchant aussitôt la prise. Cette fois, la secousse audible attire le regard de la femme qui se tourne vers lui, et la seconde ne tarde pas à se réveiller, braquant méticuleusement son visage dans votre direction en mouvant le corps. Elizabeth, la plus agile et discrète d'entre vous se faufile sans un bruit mais c'est déjà trop tard : les deux autres sont repérés et les rôdeurs lâchent leurs grognements avides en avançant vers eux, pris d'un regain soudain d'envie et d'énergie.

Brooks : Avec tes acolytes, vous vous postez sur la face sud de ce versant de la forêt. Ainsi en vue du grillage, tu constates la présence de deux rôdeurs : deux femmes, deux anciens civils décharnés et les vêtements déchiquetés, l'une d'elle arborant une affreusement peu plaisante poitrine dont un sein où il ne reste que la moitié mutilé.

Celle-ci avance lentement vers le bâtiment, de profil à vous, alors que l'autre est de dos et fait du sur-place, comme un guetteur incompétent et inattentif, semi-statue de chair pourrie. Vous remarquez que la façade présente quatre fenêtres sur plusieurs étages, rez-de-chaussée compris, ce qui vous permet d'envisager une entrée par ce flanc. Une porte est également disposée à proximité du préau et peut représenter un point d'entrée intéressant, bien que le chemin soit occupé par les deux mortes. Vous confortant à un plan avec Ivy et Elizabeth, la plus petite des deux avance en tête. Il n'y a qu'un trou dans le grillage proche du bâtiment : pratiquement droit entre les deux zombies. Ivy se faufile, pas si discrètement qu'elle ne l'aurait voulue et s’égratigne quelque peu, secouant très légèrement le grillage qui n'alerte pas les deux créatures.
Cependant, tu n'auras pas autant de chance. Faisant passer ta carrure à travers le grillage, ta veste se prend soudainement aux filets de fer cassés et la déchire à peine, lâchant aussitôt leur prise. Cependant la secousse est concrète et attire le regard de la femme qui se tourne vers toi, et la seconde ne tarde pas à se réveiller, braquant méticuleusement son visage dans votre direction en mouvant le corps. Elizabeth, la plus agile et discrète d'entre vous se faufile sans un bruit mais c'est déjà trop tard : vous êtes tous les deux repérés et les rôdeurs lâchent leurs grognements avides en avançant vers vous, pris d'un regain soudain d'envie et d'énergie.

Elizabeth : Avec tes acolytes, vous vous postez sur la face sud de ce versant de la forêt. Ainsi en vue du grillage, tu constates la présence de deux rôdeurs : deux femmes, deux anciens civils décharnés et les vêtements déchiquetés, l'une d'elle arborant une affreusement peu plaisante poitrine dont un sein où il ne reste que la moitié mutilé.

Celle-ci avance lentement vers le bâtiment, de profil à vous, alors que l'autre est de dos et fait du sur-place, comme un guetteur incompétent et inattentif, semi-statue de chair pourrie. Vous confortant à un plan avec Ivy et Brooks, ton amie avance en tête. Il n'y a qu'un trou dans le grillage proche du bâtiment : pratiquement droit entre les deux zombies. Ivy se faufile, pas si discrètement qu'elle ne l'aurait voulue et s’égratigne quelque peu, secouant très légèrement le grillage qui n'alerte pas les deux créatures.
Brooks n'a pas autant de chance, car au moment de passer devant toi, tu le vois secouer le grillage par la faute de sa veste se prenant aux filets morcelés de fer et se déchirant à peine, lâchant aussitôt leur prise. Cette fois, la secousse audible attire le regard de la femme qui se tourne vers lui, et la seconde ne tarde pas à se réveiller, braquant méticuleusement son visage dans votre direction en mouvant le corps. Etant la plus agile et discrète du groupe, tu passes sans difficulté ni bruit, mais c'est déjà trop tard : vous êtes tous les deux repérés et les rôdeurs lâchent leurs grognements avides en avançant vers vous, pris d'un regain soudain d'envie et d'énergie.

Avant de passer le grillage, tu auras pu remarquer que le versant nord du bâtiment (à ta droite), comporte une succession de quatre fenêtres, fermées à première vue, cependant ton bon coup d'oeil remarque que la plus proche est entrouverte, pour une raison ou une autre. Il y a également la porte près du préau, qui peut servir d'entrée.

+++

Samuel : Ton souffle récupéré, tu te redresses afin d'atteindre la fenêtre. Ta fatigue t'accable et la douleur est toujours présente, mais tu t'en sors qu'avec plus d'efforts qu'à l'accoutumée. Tu ouvres la fenêtre, qui ne se rebelle pas à l'ouverture, et dégage la vitre afin de pouvoir avoir une vue pleine sur la cour, ou plus spécifiquement le camp militaire.

T'aidant du canon de l'arme, non pas pour avoir une meilleur vue puisque aucune lunette ne t'offre un support amélioré, mais pour stabiliser ton observation grâce à un point visuel, tu balaies lentement les lieux, afin d'avoir une idée de l'état général du camp et de ses occupants. Tu constates alors que le campement a bien changé depuis hier au soir où vous étiez arrivé. Certaines tentes sont bel et bien tombées, et un nombre affreux de corps jonchent le sol. Peut être une vingtaine, peut être plus, étalés sur le sol un peu partout de chaque coté des tentes et contre celles tombées. Si nombre sont d'anciens humains adultes, d'autres encore sont d'anciens enfants d'un âge parfois trop jeune, que la mort a happé bien trop tôt d'une des plus horribles façons. Bien malheureusement, il n'est pas vidé pour autant, car une dizaine d'autres créatures de taille adulte sont encore debout et actives, errant de parts et d'autres au milieu de la quantité d'hémoglobine pourri, de sang coagulé et pâteux qui a été déversé sur des parcelles du sol du camp.

Bien vite, les souvenirs du combat reviennent à ta mémoire aussi instinctivement et clairement qu'au moment où tu l'avais vécu, d'un effet positif sur ta hargne ou négatif sur ton moral, quoi qu'il en soit tu en étais sorti et tu te trouvais maintenant à bonne distance. Sur le coup, tu localises chaque rôdeur présent mais rien de plus. Cependant, ton oeil, ayant conservé de sa capacité évoluée à l'observation des détails, distingue des éléments bouger du coté de la forêt face au camp.
Tu constates soudainement, les individus qui tour à tour s'exposent à découvert en tentant d'approcher les zombies près du tank, tu parviens malgré le manque de visibilité à en reconnaître deux à leurs silhouettes : Melody surtout, du premier coup d'oeil, et Seth, ce type également présent au camp que tu auras au moins déjà croisé, souvent avec Melody justement. Sans doute pas le troisième, le jeune homme, trop récent pour que tu l'ai imprégné dans ton esprit, mais en tout cas ils ont l'air d'être ensemble. Tu es témoin de leurs tentatives et de leurs actes.

Ce n'est pas le seul événement inattendu, car le bruit du grillage près du versant nord du bâtiment, sur ta gauche, attire ton attention par la suite, et tu peux alors en te penchant un peu, découvrir ceux qui sont passés par le grillage : Ivy, que tu reconnaîtrais entre mille, Elizabeth, que tu auras aussi au moins croisé plusieurs fois, et Brooks, plus récent mais que tu auras pu croiser pour le visualiser. Tu constates, là encore, leurs tentatives et actes. Voilà qui change la donne, du tout au tout, malgré que la situation ne semble pas sous contrôle pour eux.

+++

Tour V

Eléments scénaristiques:
 

Doug McCall

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 12:09
*Doug le preux, préparait son sort divin de foudre, son compagnon : Seth le fort, tenant sa masse de puissance en mains. Ils allaient chasser les rifters. Ils s'étaient mis d'accord, et une fois leur plan arrêté, ils avaient conclus par un "Alors on farm !" bien virile !*

Doug avança le pistolet-taser tendu, les yeux fixés sur le rôdeur bien concentré guettant Seth du regard.

*Putain ! Là c'est sérieux, mon petit Doug ! J'espères que Melody sait ce qu'elle fait ! T'as qu'à regarder ! Non ! Fais pas ton Harvey ! Un seul objectif après l'autre, pas de sauts d'idées en idées ! Oh, bordel ! le voilà ! Il est un peu trop prêt ! Faut pas l'rater ! Si tu réussit ça ! Oubliez le nouveau qui sait pas ce qu'il fait ! Ce matin, Doug McCall entre dans le clan des héros !

Prenant une inspiratin, le jeune homme retint son souffle et tira, il vit les pointes de métal foncer vers le rôdeur, un tir bien meilleur que ce qu'il aurait cru être capable de réaliser :

*J'le crois pas j'l'ai eu ! En plein dans l'bide ! Prends-toi ça saleté ! Mais...mais...il s'arrête pas ! Il continue d'avancer ! Putain Seth ! vas'y tapes-le vite ! Recharges, Doug ! Recharges !

Doug, tout en tournant la manivelle pour recharger le taser, observa Seth qui vint s'interposer entre lui et le rôdeur, brandir la batte et frapper. il sembla au jeune homme qu'un tel coup porté sur sa tête ou sur celle de n'importe qui, d'ailleurs, aurait provoqué une mort certaine ou du moins une commotion sévère.

*Et c'est un touchdown ! T'as mal, hein ? Mais...c'est pas vrai ! Il est tout juste déséquilibré, mais c'est quoi c't'bordel ? Me dites pas que même IRL j'me fais poutrer ! Et le gros tout mou  est bientôt prêt à nous ressauter à la gorge ! Tu dois faire un truc, Doug !

Le jeune homme regarda vers Seth, vers le rôdeur et soudain, il partit dans son monde intérieur.

*Doug McCall, assassin débutant, savait que leur mission était importante, deux frères de dont un grand maître, on devait les sauver ! Les petits pions tel que lui étaient quantité négligeable, pas un type comme Seth le silencieux, encore moins un guide comme Scottish woodwalker ! Le jeune assassin prit sa décision, il sortit ses lames secrètes, fit le vide dans son esprit et s'élança, visant les yeux du templier, il sauta sur la cible et enfonça ses lames dans les orbites du garde, sentant craquer les os du crâne et de la matière cérébrale couler le long de son visage*

Un spectateur extérieur verra Doug lâcher soudain le pistolet électrique, retrousser les manches de son pull et tirant dessus pour faire ressortir les pointes des carreaux qu'il y dissimulait et les prendre en mains, le même observateur, pourra le voir pointer les mains ainsi armées vers le rôdeur et se jeter sur lui dans une tentative de lui crever les globes oculaires, il remarquera peut-être aussi son absence de vrai conscience dans le regard. Il pourra peut-être entendre un "Le silencieux pousses-toi ! murmuré d'une voix grave

*Il entendit une voix "Doug ! Doug, mon potos ! Tu t'es encore endormis devant l'ordi ! Faut que j'rentres, ma mère viens d'appeler, je dois vite aller au pieu, y a contrôle demain ! Tu connais ma mère, faut pas trop la chercher sur ce plan là ! A plus dans l'bus ! " le jeune homme émergea, un filet de bave au coin des lêvres
"Harvey ? Mon pote, j'ai fais un de ces cauchemars ! Y avait une apoc' zombie et moi j'étais partit te chercher, y avait un camp et un type genre Mad Max qu'aurait eu un fils avec guillaume Tell ! Et le type, y s'fait capturer avec un aut'type, et du coup, les gens du camp y montent une expé de secours et moi j'suis avec eux, tu vois ! Et y a cette meuf tu vois ! Genre bad girl plutôt jolie, limite canon, mais un de ces caractère ! Pas du tout mon type !", encore dans l'entrebaillement de la porte Harvey, sourire aux lêvres mais un air de "j'ai pas tout compris", lui répondit

" Et tu vas m'dire que t'as sauté à la tronche d'un zombie façon Assassin's Creed ? Mon pote, tu rêves ! Réveilles-toi !" et il quitta la chambre de Doug. Ce dernier se leva pour retenir son ami mais il réalisa que sa chambre était dans un désordre, il se serait crut dans un camp militaire abandonné*


Doug sembla revenir de loin*Putain ! Mais je fais quoi, là ?

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 12:26
Melody traverse la bande bétonné pliée en deux, manque de bol le zombie la voit faire mais au moins pas de coup de feu qui résonne dans l'air, pas de balle qui siffle près de sa tête ou qui se loge dans son corps, rien que le silence et le zombie. Ce qui la soulage autant que cela ne la rassure pas, tout est vraiment trop calme. Elle regarde le zombie claquer des dents et approcher d'elle.

~~ C'est ça, va y claque des dents mon gros, je suis pas ton petit déjeuner ~~

Elle l'attend patiemment au grillage et il arrive de son pas traînant, bientôt il sera à sa portée, sauf que c'était sans compter sur les deux hommes qui franchissent le grillage un peu trop près d'elle et donc du zombie. Ce dernier les remarque est d'un coup Melody en devient invisible, patte-traînante préfère faire demi-tour et chercher son repas sur les deux hommes. C'est quand même la première fois qu'on lui fait le coup de devenir invisible ainsi, ce qui bien sûr la fait soupirer, vu qu'elle va devoir faire autrement maintenant. La brune n'attend pas longtemps et lance son couteau dans un magnifique jet sur le zombie, pour voir le dit couteau se ficher dans la nuque du rôdeur.

~~ Fuck ! ~~

Ses aptitudes ne sont pas totalement revenues en fin de compte, la faisant louper de peu le crane du mort vivant, elle sait ce qu'il lui reste à faire quand ils reviendront de leur expédition : passer encore des journées et des journées à la chasse ou alors se fabriquer une cible d'entraînement directement dans le campement. Oui voilà c'est pas con ça, trouver un rondin de bois en forêt et le ramener jusqu'au campement, dessiner une cible dessus et s'entraîner encore et encore ! Mais à quoi bon faire ça ? Est-ce que ça rime encore vraiment à quelque chose de s'entraîner dans un domaine alors qu'ils y passent tous au final...Prolonger sa survie de quelques temps, c'est bien mais de nouveau elle n'est pas certaine d'en avoir envie.

Bien malgré elle, la brune grimace du choc produit par la lame dans la nuque du rôdeur, ce n'est pourtant pas le premier zombie auquel elle s'en prend mais cela lui fait toujours quelque chose. Elle a beau faire abstraction du fait que les zombies étaient humains comme elle avant, si tant est qu'elle l'est encore vraiment vu la résurrection, une infime partie de son cerveau lui envoie une petite décharge de "t'es une meurtrière", enfin cela elle ne l'analyse pas, elle ressent juste une forme de malaise à chaque fois, elle le met sur le compte de ce nouveau monde auquel elle n'est toujours pas habituée même si elle pourrait donner l'impression du contraire. Ce nouveau monde qui la fait se questionner sans cesse....

En tout cas son lancé aura provoqué sur le zombie une sorte de reboot et le voilà qui se tourne à nouveau vers elle alors qu'il se dirigeait droit vers Doug, elle devrait en être soulagée là mais rien ne se passe en elle, elle sait juste qu'elle repart de zéro et doit de nouveau attendre patte-traînante. Embrayer les gestes par automatisme...Elle secoue la tête et se fout un bon coup de pied au cul, c'est un coup à ce qu'elle baisse sa vigilance et qu'il arrive quelque chose et elle ne peut pas se le permettre là, pas alors qu'elle doit absolument retrouver Samuel et Matthew ! Melody sort une seconde lame de son étui, qu'elle prend de nouveau dans sa main gauche, sa main directrice et elle attend que le zombie arrive.

À nouveau elle attend le zombie, se décalant d'un pas ou deux pour s'écarter un peu de la trouée du grillage, pas que l'envie prenne au zombie d'y passer, elle garde le grillage entre eux deux et pour prévenir toute nouvelle distraction du rôdeur, elle lui parle.

- Petit, petit, petit, vient par ici, vient voir Melody, allé vient mon gros.

En même temps que ses paroles, elle fait de petits mouvements pour le garder sur elle. Dès qu'il sera coincé par le grillage, elle cherchera à lui planter sa lame dans la tête pour enfin le tuer, y mettant toute sa force s'il le faut.


Si tout marche correctement, elle récupérera cette lame là puis se glissera de l'autre côté du grillage pour aller récupérer l'autre lame qu'il a dans la nuque. Et si un souci doit arriver, elle reste prête à devoir reculer ou esquiver le zombie, pas se faire chopper.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 12:52
Poussant un très bref soupir de motivation, je m'élançai par la suite en direction de la brèche la plus proche que j'avais pu repérer, guidant mes camarades vers celle-ci, bien qu'elle nous contraignait à passer au plus près des deux infectés situés face à nous. J'avais essayé de rendre ma progression la plus discrète possible, mais mes pieds écrasèrent quelques branches mortes qui craquèrent sous mon poids. Je me figeais quelques instants, braquant mes prunelles sur les non-morts en espérant qu'ils n'y aient pas prêté attention, avant de reprendre ma progression. Passant ma tête et mon buste en premier lieu dans l'ouverture du grillage, je ne sentis qu'au dernier moment l'extrémité d'un fil de fer m'écorcher le bras, puis se prendre dans la manche de ma chemise, créant un accroc sur le tissu avant de la relâcher d'un mouvement sec de tension qui fit trembler la clôture sur ses piquets dans un maigre tintement métallique. *Putain !* m'exclamai-je silencieusement en entendant tout le boucan provoqué par mon inattention.

Visiblement, un bruit qui n'était vacarme qu'à mes oreilles probablement rendues sensibles par la tension qui pesait sur mes épaules, car les morts-vivants ne bronchèrent guère plus à mon passage. Prenant le temps de les observer d'un bref regard, je grimaçais en observant les mutilations et la décomposition de ce qui s'avérait être une femme, à moitié dénudée et la poitrine ravagée par les morsures. Dans une sorte de réflexe idiot, je ne pus m'empêcher de porter ma main gauche à ma propre poitrine, un frisson de dégoût et d'horreur me glaçant l'échine en pensant à l'atrocité que cela devait être de se faire dévorer vivante des parties aussi sensibles. Mon visage arbora une grimace de souffrance par procuration alors que je poursuivais ma progression vers le mur de l'école le plus proche.  Percé de quatre fenêtres qui m'apparaissaient closes sur toute sa façade, je n'eus cependant guère le temps de pousser l'étude des lieux plus en avant que le grillage derrière moi fut pris d'une secousse beaucoup plus intense et violente. Je fis volte-face presque instantanément, découvrant l'immense carrure de Brooks aux prises avec les mêmes appendices métalliques que moi. Reculant de quelques pas, je venais plaquer mon dos contre le mur de l'école et jetai un oeil inquiet vers les deux abominations qui, cette fois, étaient sorties de leur transe erratique.

J'empoignais mon couteau de cuisine à deux mains, ma main gauche venant recouvrir ma main droite serrée sur le manche de l'ustensile, tenant l'arme proche de ma poitrine alors que je basculais ma tête en arrière, le sommet de mon crâne venant percuter la surface dure du mur. M'accrochant au couteau comme un prêtre le ferait à son crucifix, je fermais les yeux durant quelques secondes, me mordant les lèvres et l'intérieur des joues, en proie à un accès de panique et me contraignant à prendre une profonde inspiration.

Je me remémorais la veille, ma longue nuit passée passée à rester prostrée sur le toit de la caravane et auprès du feu, à me cramer quelques bâtons de nicotine, enfermée dans ma bulle et mes pensées. Ces longues heures à ressasser les événements survenus hier soir, à me convaincre de la nécessité et du bien fondé du meurtre que j'avais commis sur le cadavre ambulant. L'échec abominable qu'avait représenté ma fuite face au danger. L'échec... De toutes les choses que je pouvais haïr dans ce bas-monde, la notion d'échec figurait en tête de liste. Pire encore, la répétitivité du même échec parvenait à le détrôner. Des quelques leçons que j'avais réussi à tirer de mes erreurs et les réflexions les accompagnant, il en était une qui dominait les autres, la première de toute, primordiale, la condition sine qua non qui ouvrait le champ des possibles : Tuer était devenu un acte moralement acceptable, et surtout – bel oxymore – un acte de vie dans ce monde complètement mort.

*J'commettrais pas la même erreur. Pas encore... J'ai toujours tout réussi auparavant. J'dois y arriver. Allez Ivy, allez !*

J'ouvrais à nouveau mes paupières, mon visage toujours aussi crispé de ce dégoût et de cette trouille, pour poser mon regard sur Brooks et Elizabeth, puis sur les deux Z progressant vers eux de leur démarche claudicante, avant de revenir sur Elizabeth. Je me remémorais notre excursion désastreuse à l'aéroport, le fait que la jeune femme n'avait pas hésité un seul instant à risquer sa vie pour nous permettre de fouiller ce misérable avion en toute tranquillité, prenant la responsabilité d'assumer les risques. Si elle se trouvait-là aujourd'hui, c'était par ma faute, en raison de ma lâcheté de la veille. J'avais fait le choix de mener notre petit groupe vers cette école, endossé la responsabilité de les mener à bon port ; et putain j'allais m'y tenir.

Jetant un nouveau regard vers les deux rôdeurs, je m'aperçois qu'ils ne m'ont visiblement pas remarqué. Brooks, avec son gabarit, doit très probablement constituer une proie plus appétissante que moi. L'idée m'effleura de profiter de cette absence d'attention pour essayer d'examiner les fenêtres, essayer d'en trouver une ouverte ou jeter un oeil à l'intérieur de l'école, mais je la chassais bien vite pour me concentrer sur les deux rôdeurs. Ces saloperies ne nous lâcheraient pas tant qu'elles seront en vie. C'était d'une imparable logique. Fuir et gagner du temps ne serait d'aucune utilité ici. Le temps ne semblait pas être une dimension physique ayant la moindre incidence sur les cadavres ambulants. Après tout, qu'était donc le temps face à l'éternel repos de leurs consciences disparues ? Juste un moyen de rameuter les autres zombies du camp et nous contraindre à la fuite, une nouvelle fois. Il fallait se charger de ces deux-là tant qu'ils étaient isolés.

Retirant ma main gauche de sur ma main droite, je détachais mon dos du mur et retournais l'arme dans main, de manière à avoir le pouce appuyé sur l'extrémité du manche, la lame pointant vers le sol, puis je me décidais à aller m'occuper de l'infectée la plus éloignée de Brooks, espérant que l'homme se charge de la pus proche de lui.

“Protège Liz' surtout !” lançai-je au colossal barbu avant de finalement quitter mon maigre couvert, m'élançant vers le rôdeur, plaçant mon bras gauche relevé droit devant moi en protection, comme si je brandissais un bouclier invisible entre la créature et moi ; relevant mon poing droit armé à hauteur de ma tête.

Mon idée était de profiter d'un très maigre effet de surprise, probablement rendu inexistant par l'ordre que j'avais lancé à Brooks, pour bousculer le zombie dans un premier temps de mon bras gauche et espérer l'envoyer au sol grâce à l'élan de ma charge, puis je tenterais de planter mon couteau dans son crâne.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 14:04
Arrivant à pas de loup, tel le chasseur urbain en quête d'une bonne approche pour sa proie, Seth se glisse à l'opposé de Doug, dans le dos du zombi qu'il aura prit soin de laisser se faire appâté par le petit doug afin qu'il ne le remarque pas. Il attend le moment fatidique ou le taser sera parti pour pouvoir agir. Les dards fusent et attrape le marcheur en plein dans le ventre ... sans réaction aucune. Merde... Il l'avait imaginer mais il espérait que cela fonctionnerait quand même. La poisse. Peut être l'ampérage trop faible, leur anatomie modifiée ? Merde merde merde ! Foutus marcheurs, voila une approche en douceur qui tombait à l'eau. Peut être que si on les attrapait à la tête .... ?

Tout ceci ne prenait qu'une fraction de seconde dans la tête du technicien. Une analyse réactive à chaud sur ce qu'il venait de voir. Il avait d'ailleurs déjà amorcée sa frappe qui à défaut de sécher le zombie, aura au moins le mérite de le repousser et de le déséquilibrer. C'était pas fantastique mais c'était déjà ça. C'était déjà la seconde fois que cela arrivait. Soit il n'avait pas de chance, soit il ne savait pas s'y prendre, soit il n'était pas assez fort pour fracasser la tête d'un zombie à la batte de baseball. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas le moment de mollir mais de réagir.

Il regarde si Doug va bien pour se rendre compte que ce dernier se croit dans un jeu vidéo ou bien il est vraiment doué en la matière ? On dirait un de ces personnages de la série assassin's creed auquel il avait jouer dans son enfance. Tout ça ne lui disait rien qui vaille. Vraiment rien. C'était clairement un a priori mais de ce qu'il avait pu voir jusque la, Doug ne lui semblait pas très dégourdit. Il s'attendait tellement à ce que se dernier se plante qu'il ne pouvait pas le laisser faire tout seul. Et en même temps à se jeter dessus, il limitait beaucoup d'option que Seth pouvait échafauder si rapidement.

Il commença par se décaler pour trouver un meilleur axe pour attaquer le zombie afin de limiter les risque de frapper Doug en cas d'échec et attendit que se dernier ait attaqué, ou qu'il soit en danger, pour abattre la batte de baseball à la verticale espérant finir de pourfendre le crane du mort vivant une bonne fois pour toute.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 20:11
La vision de la cour n'était franchement pas réjouissante. Évidemment, il avait conscience de la présence de tous ces morts. La veille, il avait failli les rejoindre, que ce soit allongé et dévoré ou debout à déambuler parmi eux et constituer une nouvelle menace pour tout autre être humain. Mais les observer, là, qu'ils geignent ou reposent enfin en paix, cela faisait remonter bien des choses qui dataient autant de la rixe de tout à l'heure que de sa vie d'avant.

Dans un bref moment de faiblesse, il se demanda ou pouvaient se trouver les registres du camp autant que de l'école, un désir fugace de continuer à collecter l'identité des morts, que quelqu'un n'oublie jamais tous ceux qui avaient péris ici comme ceux qui seraient morts plus tard, assez chanceux pour échapper à cette tragédie pour tomber dans la gueule d'une autre.

Et puis tout cela se dissipa. Du mouvement. Presque furtif, il avait failli louper ça, des gens se déplaçaient plus loin, trop coordonnés pour être des zombies vaquant à la recherche de leur morbide festin. Son premier réflexe fut de resserrer la crosse de son arme et de glisser son index derrière le pontet pour le poser sur la gâchette, cependant, trop méticuleux, trop prudent, il pris le temps de guetter ces trois cibles à peine visibles et, fort heureusement, put en reconnaitre deux qui firent sauter son cœur dans sa poitrine.

Interloqué, il se redressa, s'exposant à la fenêtre en oubliant alors la prudence la plus élémentaire. Des gens venaient les aider, lui et Matthew, où qu'il puisse se trouver à cet instant. On ne les avaient pas oubliés, ni considérés perdus, morts ou pire, et le bruit suspect qui remonta subitement ses craintes fut suivis d'une autre explosion d'espoir dans son esprit. Il n'était plus tout seul, prêt à crever pour emporter quiconque viendrait le débusquer, ils étaient de nouveau le groupe, le camp.

Et à présent, plus question de rabattre la horde sur les portes de l'école, ce qui aurait empêchés la divine mission de secours de lui prêter assistance. Non, au lieu de ça, Samuel posa son fusil d'assaut contre le radiateur et pris l'agrafeuse dans sa main gauche. Il se devait de viser juste, d'envoyer fort, précisément, ce pourquoi il lui fallait sa main forte, et il l'envoya, de toute ses forces, en visant l'arrière de la tente médicale où les ennuis avaient commencés, entre cette dernière et la tente à terre.

Ainsi, il espérait bien rameuter les zombies là où leur visibilité serait très réduite et offrirait autant de sécurité que possible au groupe de Ivy puisque, il le voyait bien, celui de Melody avait déjà quelques ennuis, et en combat rapproché, ce qui lui interdisait toute tentative de tir depuis une telle distance et sans lunette à grossissement. Malgré tout, une fois l'objet jeté, il guettera la réaction des morts, quitte à sortir le bras pour donner quelques coups sur le mur avec la paume pour les ramener au pied du bâtiment si il avait échoué.

Entre lui et l'équipe de sauvetage, il avait fait ostensiblement son choix, il préférait s'exposer et prendre des risques pour sa vie que de voir le moindre d'entre eux faire de même dans l'espoir de le sauver, lui et sa cuisse maudite. Quoi qu'il en soit, le fusil de nouveau dans les bras, il surveilla autant les morts que le reste de la façade de l'école. Si un mercenaire émergeait pour arroser la cour, il serait là pour y remédier, définitivement.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 20:29

« Ouais mais bon on n’a pas tellement le choix, faut fouiller partout et surtout là où c’est le plus probable… » Répondit-il à Elizabeth suite à sa remarque précédente.

Puis il avança, suivant Ivy qui, tel une souris, passa la brèche sans trop d’anicroche. En se tassant un peu ça devrait le faire se dit-il. Mais les crochets de fer qui pendaient ici n’était pas de cet avis et avec un plaisir sournois s’agrippèrent à sa veste de cuir. Sans s’en rendre compte, il emmena son poids de l’autre côté et les crochets soudainement libérés firent résonner le grillage contre leurs poteaux d’acier.
Le tintement ne parut pas si assourdissant pour le bonhomme et c’est lorsque il regarda les mort-vivants se tournait vers eux qu’il sut en être  la cause. Deux femmes aussi décharnées l’une que l’autre et qui avaient perdu depuis bel lurette leur intégrité corporelle. Deux simples sacs de chair qui ne cherchaient qu’à rassasier une faim infinie.

« Fait chier... »

Aucun instant à perdre, aucune réflexion à avoir, juste agir. Il regarda un instant en arrière pour voir si Elizabeth suivait le mouvement et si elle avait bien compris de quoi il aller en retourner. Il comptait sur elle et son arme pour finir toutes menaces potentielles.
La protéger et éliminer les deux aberrations revenaient au même pour l’instant, du moins si ils voulaient profiter des fenêtres qu’il avait vu sur la façade. Il était hors de question de tenter d’y grimper si les deux autres femmes mortes les avaient dans le collimateur.  
Sous la direction d’Ivy,  il franchi l’espace entre lui et sa cible avec de larges enjambées, se donnant ainsi un semblant d'élan. Puis lança son bras armé du pied de biche dans un large mouvement horizontal en direction du zombie le plus proche. Ses épaules et son autre bras suivant l’action par le biais d’une torsion de sa colonne vertébrale.
Ne voulant pas savoir si c’était des mères, des maîtresses ou qui que ce soit d’autre, il attaqua rapidement et sans ménagement pour régler ça au plus vite. Il détestait ce qu’il avait à faire. Il ne voulait pas se laisser le temps d’imaginer quoique ce soit à leur sujet. Il devait les déshumaniser. Et si pour cela il fallait les transformer en charpie et bien il en serait ainsi.

N’ayant que très rarement eu l’occasion de se battre, Brooks comptait faucher le premier des deux zombies au niveau des genoux avec un maximum de force afin de s’assurer de sa chute. Puis si cela fonctionne enchaînera la tête, une fois celle-ci plus accessible.
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