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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Survivants - 17/01/35
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 21:20
S'arrêtant aux abords du grillage où le trou, pas si béant que ça, laissait un passage délicat pour y accéder, Elizabeth surveilla les deux dégénérées du coin de l'œil pour s'assurer que la progression se passe sans encombre. Ses dents se crispèrent lorsque l'un des bouts métalliques accrocha le bras de la première à traverser, et son regard inquiet se posa à nouveau sur les deux immondes créatures qui n'avaient pas bougé d'un pouce.

Elle sentait son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Aussi inactif qu'ils étaient, la proximité des deux zombies donnait à la brune de terribles palpitations et des sueurs plus que froides. Mais les secondes restèrent si longtemps en suspens, qu'elle eut mal aux yeux à les fixer ainsi et lorsqu'elle reporta son attention à ce qu'il se passait plus près d'elle, Ivy avait fini de franchir l'obstacle. Dans un grand soulagement, elle esquissa un bref sourire, comme si elle se sentait bête d'avoir paniqué pour rien, ou alors que sa réaction avait été peut-être exagéré. Après tout, les zombies n'avaient peut-être pas si bonne oreille que cela.

Elle relâcha un peu la pression en régulant sa respiration et reprit son inspection du bâtiment proche et c'est alors qu'elle découvrit la fenêtre entrouverte. Se penchant en arrière pour mieux voir la façade, elle annonça à voix très basse, sans quitter sa découverte du regard :

" Là, sur le côté, regardez. Y'a une fenêtre qui est..."

Cling. Le grillage résonna lorsque les accroches sur les vêtements de Brooks cédèrent et frappèrent les poteaux en acier. C'est immédiatement que son attention se porta sur les deux créatures qui avaient finalement décidé de se réanimer en leur direction. Sans perdre un instant, elle passa l'épreuve d'une souplesse féline et rejoignit l'homme qui faisait face au danger.

Aux mots de ce dernier, et quand elle comprit de quoi il en retournait, peu après l'incompréhension de la demande d'Ivy, ses lèvres s'entrouvrirent pour laisser échapper un murmure pressant.

"Attend ..."

Mais trop tard, Brooks s'élançait déjà à l'assaut, pied de biche en main. Les yeux d'Elizabeth s'arrondirent comme des melons, alors qu'elle reculait de deux pas. Cet homme était fou, ou bien alors bien trop téméraire, pour s'élancer ainsi devant des zombies. Lors de sa première et dernière sortie d'ailleurs, elle et ses deux camarades avaient toujours trouvé le moyen de s'enfuir ou de s'échapper, voire de trouver une alternative autre qui ne les obligerait pas à affronter ces monstres de face à face. Le voir agir ainsi la déboussola grandement alors que la fenêtre aurait pu leur offrir une échappatoire.
Et dans sa tétanie, elle vit Ivy la dépasser également, couteau en main, prête à affronter le second dégénéré. Elle se demanda quand est-ce qu'elle avait perdu le fils du courage alors que les autres semblaient s'en être saisi avec poigne et vigueur.
La main droite tremblante sur son arme, elle resta un bref instant figée. Comment pourrait-elle les aider ? Ils étaient sur sa ligne de mire et pour leur porter assistance, il faudrait alors contourner... mais si les deux étaient dans le besoin ? Et si elle devait alors choisir à qui prêter main-forte en dépit de l'autre qui demandait secours ?

Tout cela bousculait dans sa tête à lui en faire perdre la notion du temps, un temps pourtant si précieux.
Elle sentit ses genoux défaillirent tandis que son regard se fixait avec insistance sur Ivy. Certes son choix se portait davantage sur l'affectif, mais peut-être que le grand bonhomme était plus capable de s'en sortir, avec une meilleure allongée que la si frêle jeune femme avec son couteau de cuisine.
Son esprit bouillonnait et elle eut l'impression que le sol se dérobait sous ses jambes. Sans s'en rendre compte à nouveau, elle venait de libérer son potentiel nouvellement acquis rien que par la concentration involontaire de son esprit vers Ivy, et lorsqu'elle ne sentit plus l'ensemble des cellules de son corps bouillir et sa tête bourdonner comme si un millier de mouche avaient envahi son cerveau, elle faiblirait sur place, posant un genou à terre.

Elle ignorait ce qui venait de se produire. C'était comme ce moment figé où elle avait attrapé la main de James. Qu'avait-elle fait ?

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 10 Mai - 23:35

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le camp militaire est calme, si ce n'est les rôdeurs errant.
Heure : Environ 8h12.


Résolution Tour V


Melody : Armée de ta seconde lame, tu retournes derrière le grillage et attire le zombie qui se traine lamentablement vers toi. Tes gesticulations et tes paroles, en dépit du fait qu'il ne les comprennent pas, ont l'effet escompté et bien vite, le vorace s'approche comme un animal intrigué par son maître lui tendant un morceau de viande alléchant, et se retrouve piégé dans le rideau de fer sur lequel il se presse en plaquant ses mains contre. Ses doigts décharnés s'entremêlent dans les losanges de métal, et son visage vient se coller suffisamment près en râlant et tendant la langue pour que tu puisses tenter quelque chose.
Tu as remarqué néanmoins que la stabilité de la protection qui te sépare de lui semble bien précaire, par les différents trous et ouvertures qui ont notamment permis à tes comparses d'entrer à l'intérieur. Sans perdre de temps, tu projettes ta main armée et  enfonce ta lame avec une aisance outrancière dans le crâne de la créature qui cesse immédiatement de s'agiter, la sensation molle de son cerveau parvenant jusqu'à tes muscles. La créature s'alourdit sur le grillage qui fini par ployer de façon surprenante et ce qu'il restait de ce pan s'effondre au même instant pour s'écrouler sur toi, mis à l'épreuve par les quelques mais suffisants assauts du zombie.

Surprise, te voilà repoussée en arrière et tu t'affales au sol, non sans cogner le béton de tes coudes. Le grillage faisant toujours barrage entre le zombie et toi et ce dernier juste au dessus de ton corps, tu as l'occasion de voir son effroyable visage tout près du tien et ses ongles encore accrochés. Heureusement par ailleurs qu'il est mort, définitivement, bien que le destin semble s'acharner à vouloir te mettre face aux restes d'un mort.

Tu n'auras pas de mal à le repousser et t'en extraire, ni à récupérer tes armes. Toi, tu auras peut être eu de la chance, finalement...

Seth : Tu patientes et assiste avec effroi à l'acte désespéré de Doug qui se jette littéralement sur le rôdeur plus grand et plus virulent que lui, ce qui le met bien vite dans une situation des plus dangereuses. Tu essayes d'intervenir et assène ta batte de Baseball à la verticale, le coup percutant la créature si violemment que l'arrière de son crâne se brise littéralement, faisant s'effondrer le zombie sur place qui s'étale misérablement sur le sol. Mais c'est déjà trop tard : dans la mêlée, Doug a vu son pull être déchiré et a été griffé au bras. D'un faible gémissement perçu, tu prends conscience que la créature est encore en vie, et il ne te faudra qu'un dernier coup supplémentaire pour venir à bout du satané cerveau et te débarrasser définitivement de lui. Cet ultime coup que tu portes broie une bonne fois la tête qui éclate et déverse son contenu. Le mal, lui, est de toute façon fait...

Ton arme suinte d'hémoglobine et de cervelle de zombie. Derrière, Melody semble s'être également débarrassé de son gêneur.

Doug : Tu abandonnes ton arme qui tombe au sol et te saisit de deux carreaux en bois, t'élançant contre le mort-vivant dans ta folle tentative de lui crever les yeux. Venant contre le zombie qui est pourtant plus grand et enragé que tu ne l'es, tes pointes se plantent et se brisent dans le visage du zombie sans que tu n'ais atteint le cerveau, et dans la proximité que tu as cherché entre lui et toi, voilà que ses mains épaisses viennent saisir et presser tes bras, ses doigts décharnés cherchant ta peau, et surtout, ses ongles acérés agrippent tes avant-bras. Sa prise sur ton avant-bras droit, plus affirmée, la créature vient y planter ses griffes monstrueuses, déchire ton pull et les enfoncent dans ta chair jusqu'au sang.

La déchirure de ta chair te provoque une immonde douleur et cela aurait pu être plus grave si Seth n'était pas intervenu. La brutalité dont tu es la victime te fait sans doute perdre la notion de ce qu'il se passe, mais le résultat ne laisse place à aucun doute : le zombie est à terre, frappé par Seth, la boite crânienne déformée. Celui-ci vient en rajouter en écrasant sa tête une bonne fois, déversant le contenu poisseux qui s'y nichait. Le mal, lui, est déjà fait...

Le sang de ta chair blessée et contaminée, se met à couler.

Ivy : Les deux femmes s'approchent dangereusement de Brooks et Elizabeth, mâchoire en vue et leurs yeux globuleux offrant une porte vers ce qui devait sans nul doute être l'enfer. Alors que Brooks vient se mettre au niveau de la première femme au sein amputé, pied de biche en main, tu choisis de profiter de l'attention des deux rôdeurs sur lui pour venir attaquer la seconde.

Tu t'élances alors pour venir percuter la femme. Dans ta course, tandis que tu es fixé sur l'effort que tu t'efforces de produire, tu te sens subitement prise d'un regain d'adrénaline supplémentaire, comme si cet élan et ce courage avaient révélés une énergie que tu ne te connaissais pas. Cela te fait l'effet d'un boost d'adrénaline, accélérant ton pas et renforçant ta force de projection quand tu percutes la créature qui prenait tout juste conscience de ton approche.
Le choc est, pour ton corps, plus rude que prévu et tu es toi-même quelque peu repoussée dans l'impact. La créature bascule sur le coté et fait plusieurs pas involontaires et hasardeux avant non pas de s'effondrer au sol, mais ployer le genou. Tu te ressaisis très rapidement, plus que tu ne pourrais le faire au quotidien et repart à la charge en profitant cette fois que la femme sans-vie ai posé le genou à terre, l'autre jambe traînant au sol pour envoyer ton couteau de cuisine dans sa tête. La lame s'enfonce dans son crâne si facilement que ce choc-ci, tu le ressens à peine, avec l'impression d'avoir à faire à un oeuf en chocolat qu'une simple pression suffit à le percer. Le couteau vient déchirer son cerveau et met immédiatement fin à toute forme d'activité cérébrale.

Tu retires l'instant d'après la lame, qui ne reste pas coincée cette fois, et la créature s'effondre sur le sol en laissant s’échapper les fluides gélatineux qui étaient demeurés à l'intérieur. Au terme, ton inexplicable gain d'énergie retombe et tu retrouves tes aptitudes initiales.

A coté, Elizabeth avait été prise de vertiges et était tombée à genoux, ses mains venant chercher le sol comme si un malaise l'avait agressée.

Brooks : Te voilà face aux deux créatures, qui avancent tous deux vers Elizabeth et toi. Au devant et armé, tu emprisonnes fermement le pied de biche avant de t'avancer vers la créature, t'élançant d'une impulsion tandis qu'Ivy charge la seconde pour t'en débarrasser. Ton geste est lourd, tu sens que manier cette arme est loin d'être simple pour toi, si tant est que cela l'ai été un jour. La tête du pied de biche vient percuter la jambe de la créature mais ce n'est pas l'effet escompté qui se produit : la pointe vient s'enfoncer dans sa cuisse et prend prise.
La femme sans-vie, sous le coup, bascule en avant alors qu'elle était déjà si près de toi et tombe à tes jambes, venant saisir ta jambe gauche de ses mains graveleuses sans démontrer la moindre gêne à ton arme plantée dans sa propre cuisse. Tu te retrouves bousculé et assaillit par la créature qui cherche à enfoncer ses mains dans ta chair, seul ton pantalon t'évitant ses ongles mais cela ne saurait tarder. Ceci faisant, elle relâche un gémissement envieux en ouvrant sa mâchoire qu'elle approche dangereusement de ta cuisse. Pire qu'un chien accroché à ta jambe, c'est une cannibale qui espère affirmer sa prise pour s'alimenter de cette chair fraîche que ses sens ont réclamé à la seconde où elle t'a vu.

L'adrénaline monte rapidement et tu te trouves en grand danger. D'un coup, alors que d'instinct tu tentes de reculer, assaillit à la fois par la créature et ce pied de biche qui reste coincé, tu ressens comme une... impulsion.

Elle parcourt ton crâne, relançant ta migraine et donne l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique. Ça ne dure qu'une seconde, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne la comprends. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu constates que le reste de tee-shirt de la femme sans-vie a prit feu, déclenchant une flamme orangée qui prend assez rapidement le tissu et se met à brûler sa chair, sans qu'elle n'en fasse plus attention. La chaleur te parvient et tu te retrouves maintenant, comme si la situation ne suffisait pas, menacé par le feu que tu as l'impression d'avoir... déclenché ? Tu ne l'expliques pas.

Elizabeth : Te voilà face aux deux créatures, qui avancent tous deux vers Brooks et toi. Debout derrière le grand homme qui prend fermement en main son pied de biche avec l'intention de combattre, voyant Ivy tenir son couteau avec l'intention d'en faire autant. Prise par le doute et la crainte du moment qui assaille tes sens, crispée sur ton arme, tu t'efforces de trouver une façon de remédier à cela et aider tes camarades quand tu ressens comme une... impulsion.

Elle parcourt ton crâne, relançant ta migraine et donne l'effet d'un coup de jus après avoir eu l'imprudence de mettre les doigts dans une prise électrique. Ça ne dure qu'une seconde, juste le temps de la ressentir d'instinct, ne l'identifiant pas plus que tu ne la comprends. Sortant de cette secousse neurale pour reprendre ta lucidité immédiate, tu es prise de vertiges et tes jambes perdent leur équilibre et leur force, ployant pour te faire tomber à genoux. Instinctivement, tes mains se portent vers le sol et tu viens prendre prise.

Les vertiges sont soudains et rudes, comme si quelque chose s'était déclenché en toi, mais cela ne dure que quelques instants. Après quoi, ils disparaissent tout aussi brutalement, te laissant ainsi prendre conscience de ce qui t'es arrivé, et de la sensation de t'être... connecté, à Ivy.

+++

Samuel : Ainsi posté sur ta tour d'ivoire, le calme du bâtiment s'était maintenu, jusqu'à ce que tu entendes le bruit caractéristique d'une table que l'on renverse, provenant du couloir. Un temps de silence se réinstalle, et soudain c'est tout un brouhaha qui se perçoit, comme si l'on s'amusait à retourner une pièce entière. Tu sembles entendre une, non deux, voix, qui grondent, mais tu ne distingues pas leurs mots. De prime abord, tu aurais tendance à dire qu'ils ne sont pas loin, peut être dans une classe voisine ?

En tous les cas, les choses s'animent finalement.

+++

Tour VI

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 1:23
Cinq mètres. Je rivais mes noisettes sur la femme décharnée que j'avais en ligne de mire, bandant les muscles de mes bras et inclinant légèrement plus mon buste vers l'avant, comme pour donner plus de puissance à ma charge. Mon souffle était rapide, calé sur le rythme de mes pas. Mon rythme cardiaque s'affolait d'autant plus que je voyais grossir la silhouette de l'infectée à chaque enjambée qui me rapprochait inexorablement de notre confrontation. Pour l'instant trop focalisée sur Brooks et Elizabeth, la créature ne semblât pas m'avoir vu. Je serrais les dents, crispant mon visage dans une moue à la fois résolue et apeurée.

Trois mètres. Mon pied droit écrasa un je-ne-savais-quoi de spongieux sous sa semelle dans un chuintement organique des plus répugnants. Et alors que je soufflai une nouvelle expiration déterminée entre mes dents serrées, je sentis soudainement comme une vague d'énergie s'emparer de moi, se répandant dans chacune de mes fibres musculaires, baignant chacune de mes cellules dans un flot fugace de vitalité. L'air qui envahissait mes poumons me semblait plus vivifiant, mon acuité visuelle plus accrue et concentrée sur ma cible, ma peau et mes sens plus réactifs à leur environnement immédiat. Un regain d'énergie que je semblais puiser je-ne-savais-où, qui sembla même accroître ma réceptivité magnétique. Je pouvais sentir la lame de mon couteau trancher au milieu des lignes du magnétisme terrestre, presque éblouissante sur ma conscience.

Un mètre. J'y étais presque. La créature me remarqua enfin, tournant ses yeux globuleux et ternis, vidés de toute étincelle qui aurait pu receler un sursaut d'humanité, un regard exempt de toute âme ou de quelconques miettes de conscience, sur moi. Je captais ce regard très brièvement, ressentant un profond malaise à ne rien y déceler. Même le plus insignifiant des insectes semblait plus humain que cette créature qui se tenait devant moi, n'offrant à ma vue et à mon esprit qu'un gouffre béant et insondable aux éclats jaunâtre, parcouru de veinules aux nuances d'ocre. Un bref échange, unilatéral, qui acheva de briser en moi cette dernière limite que ma morale pouvait bien m'imposer jusqu'alors. Ces choses n'avaient rien d'humain, rien de vivant. Elles ne ressentaient rien, n'éprouveraient ni douleur, ni peine, ni joie au fait que je les tue ou les épargne. Il ne s'agissait même plus de créatures selon la définition que l'on pouvait se faire de ce terme. Juste une vulgaire chose animée telle un automate par des rouages et des mécaniques biologiques qui nous dépassaient.

Impact. Je fermais les yeux alors que le corps de l'infectée emplissait la totalité de mon champ de vision durant les quelques dixièmes de seconde qui précédaient notre rencontre. Emportée par mon énergie renouvelée, gonflée à bloc, je percutais la chose de plein fouet, mon bras gauche s'écrasant contre sa poitrine dans un premier temps pour qu'ensuite seulement ma mâchoire vienne s'y cogner à son tour. Littéralement repoussée vers l'opposé, je reculai de quelques pas déséquilibrés et mal assurés, lâchant mon couteau et perdant mes lunettes sous l'impact avant de finalement me vautrer moi-même de tout mon long sur mon flanc droit, mon coude, mon avant-bras et mes genoux encaissant le choc contre le bitume du sol et m'arrachant un hoquet de douleur, le souffle court. Mais c'était sans compter sur cette énergie qui m'avait envahi, qui bandait l'ensemble de mes muscles et affûtait mes réflexes. J'avais perdu la netteté de ma vue, mais je localisais malgré tout la présence de mon arme, non loin de mon genou gauche, avec autant de clarté que si j'avais recouvré la vue durant quelques secondes. Je me retournai rapidement sur le cul, ramassai mon arme puis me redressai, poussant sur mes bras, le visage tordu dans un rictus haineux, pour retourner à l'affrontement. Je discernais la silhouette floue de l'infectée avachie, agenouillée et commençant à se redresser à quelques pas devant moi. Poussant un nouveau soupir d'effort, je sentis mon pied gauche riper légèrement sur le sol poisseux avant de retrouver un appui, et réarmant mon bras droit prolongée de son appendice métallique mortel, je l'envoyais droit en direction de la tête de la créature. La lame s'enfonça dans le crâne presque aussi aisément que dans une motte de beurre ramollie, jusqu'au manche dans un bruit de sucion gélatineux et encore plus dégueulasse que ce que j'avais pu imaginer et entendre jusqu'à présent.

D'un geste sec, je retirai le couteau presque instantanément de son réceptacle organique et éphémère dans un dernier soupir d'effort, le laissant retomber au bout de mon bras ballant contre le sommet de ma cuisse droite, mes prunelles ne pouvant se détourner du spectacle de voir ce corps vide de toute âme s'effondrer misérablement à mes pieds, le contenu de sa boîte crânienne commençant à ruisseler dans une bouillie gris-rosâtre et gélatineuse, gluante, le long de ses cheveux filandreux, agglutinés en mèches collantes. Je restais ainsi à observer ce spectacle d'horreur durant de longues secondes, me forçant à imprimer cette vision sur mes rétines, à graver cet acte dans ma mémoire, mon coeur frappant contre ma poitrine et mes poumons cherchant à expirer l'air avalé en quantité, comme s'ils voulaient me forcer à expier l'atrocité de mes actes par mon souffle. La tension, l'énergie, ce surplus de vitalité totalement inexpliqué et insoupçonné me quitta dans les secondes qui suivirent. Je pus ressentir tout le poids et l'intensité de mes efforts soudainement perser sur mes membres. Mes bras, mes jambes, mon estomac et ma conscience. Je secouais la tête en déglutissant avec difficulté, mon visage se décomposant en une grimace mêlée de tristesse et de dégoût.

“R'garde c'que tu m'obliges à faire...” crachai-je au cadavre en l'accablant de mes maux. “R'garde c'que je deviens, p'tain...” achevai-je d'une voix tremblante et éraillée, essuyant du revers de ma main gauche un filet de bave sanguinolent s'échappant du coin de mes lèvres.

Je secouai une dernière fois la tête, le regard embué de larmes, avant de finalement faire volte-face et allai ramasser mes lunettes sur le sol. Rechaussant celles-ci sur mon nez, je portais ensuite mes inquiétudes et ma curiosité vers mes deux compagnons. Je vis Brooks aux prises avec sa propre infectée qui, accrochée à sa cuisse comme un gamin capricieux dans un rayon de jouets, et écarquillais les yeux de surprise en voyant le buste de la créature être la proie de flammes. Non loin, un peu plus sur sa gauche et derrière lui, je vis Elizabeth agenouillée, comme en proie à un malaise. Je sentis mon estomac se nouer, mon visage blêmir et je sentis mon front se barrer d'une ligne de sueurs froides, une immense inquiétude me saisissant soudainement les tripes alors qu'un dilemme s'imposait à moi. Qui aider ? Que faire ? Liz' ne me semblait pas en proie à un danger immédiat au contraire de Brooks, mais d'un autre côté malgré l'absence d'infecté à sa proximité, rien ne me disait que la jeune femme n'était pas tombée sous le coup d'une autre menace. Un des hommes armés d'hier peut être ? Je n'avais pourtant rien entendu qui pourrait le suggérer. Ni cri, ni coup de feu, à moins que dans l'intensité de ma lutte, j'avais pu occulter un tel événement. Mais l'urgence de la situation ne m'offrait en aucun cas le luxe de prendre plus de temps à me décider, aussi décidai-je de porter assistance à Brooks.

Me ruant vers l'homme, je ne manquais pas de repérer le pied-de-biche niché dans la cuisse de la créature. C'était vraiment un putain de problème avec ce truc... Lâchant mon couteau pour le laisser tomber au sol, j'essaierais d'empoigner l'outil à pleines mains et commencerais à tirer dessus, dans l'espoir soit de l'arracher de son carcan de chair décomposée pour ensuite tenter de fracasser le crâne du zombie en profitant de son allonge plus importante quitte à me brûler les mains, soit de tirer sur le membre inférieur de la créature avec le fol espoir de lui faire lâcher prise ; le tout en l'insultant :

“Lâche-le p'tain d'saloperie mais lâche-le !”

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 10:58
Miss Melody, sur une route bétonnée, tenait en sa main une lame.
Maître Zombie, par l'odeur alléché, se presse au grillage...

La brune projette sa main armée vers le crane du rôdeur sans perdre une seconde en voyant que la clôture risque de céder et cette fois elle fait mouche, sa lame s'enfonçant avec une facilité déconcertante dans la tête du zombie. Elle a même l'impression d'avoir enfoncé son couteau dans un gâteau de gelée sauf qu'en guise de gelée, c'est un cerveau. La bestiole, appâtée par ses paroles et ses mouvements, est maintenant morte sauf que cet idiot pèse sur le grillage et d'un coup tout s'accélère, elle n'a pas le temps de reculer qu'elle se prend le grillage et le zombie sur elle, se retrouvant comme la veille sur le dos. Bon elle veut bien avouer qu'elle aime les hommes sur elle mais ce vice ne s'étend tout de même pas aux zombies...

~~ Va aussi falloir réviser tes réflexes ma fille ~~


Melody est furieuse après elle même là, agacée, soulagée que le zombie soit mort, dégoutée aussi de voir sa tête si près d'elle alors que son cerveau se décide à lui envoyer deux décharges de douleur, une pour chacun de ses coudes. Cocktail qui fait qu'elle en a un petit rire nerveux alors que des larmes perlent à ses yeux. Elle se laisse glisser totalement allongée sur le sol, essayant de faire passer ce rire, de refouler ses larmes et de reprendre son souffle en observant le ciel. L'espace d'un instant, elle a envie de juste rester là ne plus bouger, de laisser le destin décider de ce qu'il adviendra d'elle, sans doute qu'un autre zombie viendra la bouffer si elle a de la chance et si elle en a pas cela sera les hommes du Marchand qui la chopperont. Un instant ou elle perd totalement pied de la réalité, pour percevoir des bruits, provenant des deux hommes avec elle un peu plus loin, l'instant d'après.

Son cerveau active le signal rouge, mettant en marche le panneau "/!\ Seth est en danger /!\", l’inquiétude l’inonde tandis que son corps lui injecte une dose d'adrénaline la boostant  d'un seul coup. Cela lui donnant l'envie et la force de s'extraire de sous son grillage et de son zombie, elle se débat contre eux et arrive à les repousser suffisamment pour se glisser hors de ce "piège" de métal et de chairs décomposées. Elle se redresse brutalement pour attraper les deux hommes dans son champs de vision, ils sont debout certes mais quelque chose ne tourne quand même pas rond, posant ses émeraudes sur le zombie, elle récupère rapidement et facilement ses deux lames avant de les essuyer tant bien que mal sur le restant de fringues du rôdeur, remettant la plus courte des deux dans son étui, elle garde l'autre en main.

L'instant d'après elle se rue sur les deux hommes, comprenant ce qu'il se passe en voyant la tête à Doug et les gestes de Seth, le jeune homme s'est blessé...Oui mais comment ? Melody envisage le pire scénario là, comme faire autrement...Et si elle est égoïstement soulagée que Seth aille bien, son inquiétude pour son compagnon se mue en trouille pour le jeune homme et alors qu'elle ne sait pas ce qu'il y a eu :

- 'Tain mais toi aussi faut que tu te jette au devant du danger, vous êtes vraiment que deux petits cons !

Si bien entendu dans sa tête, elle fait référence à Harvey, en résultat cela risque de donner que Seth se sente visé par les paroles de sa belle. Geste idiot s'il en est, Melody porte sa main sur le front de Doug, voir s'il n'a pas déjà de la température, ce qui serait surprenant car même si le zombie l'a vraiment touché, ce n'est quand même pas si rapide. Elle retire sa main avant d'embrayer.

- Faudrait prévenir les autres de ça...

Elle s'appuie contre Seth quelques instants, une sorte de geste de réconfort pour elle comme pour lui, un câlin aussi on pourrait dire. Elle le regarde dans le même temps se rendant compte qu'en très peu de temps elle s'est attachée à l'ex pompier, celui lui faisant aussi peur que cela la rend heureuse. Et comme quoique les deux hommes lui disent, elle n'arrivera pas à faire totalement passer sa peur pour le jeune homme, elle s'écarte de Seth et elle lâche :

- Je vais voir cette foutue tente...

La brune doit s'occuper pour ne pas penser plus à ce qui pourrait arriver au jeune homme et surtout ne pas monter l'inquiétude qu'elle a. Melody s'éloigne d'eux pour commencer à aller vers la tente, faisant gaffe à ou elle met les pieds, si seulement cet abruti de pan de tente pouvait être déjà soulevé ou se soulever tout seul pour qu'elle puisse voir à l'intérieur ce qui s'y trouve. Elle va sans doute devoir franchir de nouveau le monceau de cadavres de zombies logés devant la veille au soir.

Toujours est-il qu'en allant vers la tente, elle se tient prête à battre en retraite vers les deux hommes si un zombie est trop près d'elle, ce qu'elle devrait voir aussitôt alors qu'elle n'a fait qu'un mètre en avant. Et si elle a la voie de libre, elle approchera aussi silencieusement que possible pour déjà écouter ce qu'il y a dans la tente et si elle n'entend aucun bruit, elle soulèvera tout en douceur le pan qui ferme la tente pour regarder à l'intérieur.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 18:06
Tout en regardant l'action dehors, Samuel se prépara convenablement à lancer le lourd objet qui trônait dans sa main gauche. Ses compagnons se battaient vaillamment en bas et, finalement, il ne fallut qu'un bien bref instant pour que ce lancer devienne plus dangereux que bénéfiques, pour lui comme pour les autres, ce qui le fit renoncer à son jet non sans le pousser à guetter la façade qui, fort heureusement, ne révéla aucune menace.

Et puis soudainement, le fin de la quiétude du bâtiment. Aux premier bruit suspect, Samuel sentis l'adrénaline se libérer dans son cerveau, descendre dans ses veines, lui donner le coup de fouet qu'il n'attendait plus tout en mettant son cœur à rude épreuve en cumulant son affaiblissement et l'énergie qui l'habitait. L'esprit un peu embrumé par cette sensation, il attrapa son fusil d'assaut avec sa main droite pour le pointer, de manière hasardeuse, tantôt vers les bruits, tantôt en direction de la porte qu'il ne pouvait plus convenablement observer à cause de son "couvert".

Entendre le boucan non loin avait provoqué en lui une excitation. Prévoir que des gens allaient mourir, c'était morbide, cela n'enchantait pas vraiment, même pour un psychopathe. Ce n'est alors qu'une idée vague, comme ce que l'on se dit lorsqu'on croise un vieux qui se brise les deux jambes en trébuchant sur le trottoir, c'est lointain, impersonnel, c'est impossible de pouvoir convenablement gouter cette mort.

Mais là, elle frappait presque à sa porte. Quelqu'un, quelque chose appelait sa mort et c'était à Samuel qu'allait revenir le droit d'ouvrir la dite porte, emporter ces misérables vies qui se croyaient le droit de lui imposer sa mort, à lui, lui qui était déjà revenu de l'au delà. L'excitation suivait le même chemin que l'adrénaline et perturbait le raisonnement du jeune homme qui, détourné de la cour, traina doucement sa jambe jusqu'au bureau du professeur.

Si ses mains n'avait pas été bien serrées sur son fusil et l'agrafeuse, aucun doute qu'il les auraient vu trembler. Il n'arrivait même plus à se souvenir depuis quand il n'avait pas tué un vrai humain, vivant. La chose avait été rare mais si elle l'avait remplie d'un grand dégout, il y avait aussi trouvé une intense satisfaction. Au fond, avoir une arme en main, c'était comme être un cadre employé par la faucheuse. On passe entre les espaces de travail, on regarde la gueule du client et si son boulot ne plait pas, on le raye de cette grande entreprise qu'est la vie.

Et puis, on fait du favoritisme, on laisse quelques ordures passer, on emporte des quidams pour le bien commun. On finit par s'habituer à côtoyer quelques personnes et on sait que même si elles méritent d'être virées, il faudrait que le coupeur de tête y passe en premier, et c'est souvent comme ça que ça se passe...

Mais aujourd'hui, "Ce sera propre.", c'est ce que se disait l'ex-manager en posant doucement l'agrafeuse près du coupe-papier puis en saisissant les pots contenant de la peinture, même peu, pour les vider autour des quelques meubles restés pour barricader la porte. Évidemment, il y avait moins que ce qu'il aurait voulu, sans doute même que la couche laissée serait totalement insuffisante pour diminuer l'adhérence d'une paire de chaussures, mais c'était son plan, il se devait de le suivre à la lettre.

Après avoir disposé la dites peinture, il prendra quand même soin de rassembler les pots, anciennement ou nouvellement vide, toujours sur le bureau, bien conscient de leur utilité, même minime, en situation de combat. De là, il ne lui restera plus qu'à tendre l'oreille et pointer la porte à l'aide de son arme, difficilement accroupi contre le côté du bureau afin de ne pas s'exposer si la porte barricadée se retrouvait purement et simplement mitraillée par ses opposants.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 21:11
Penser à frapper avec la partie arrondie. Voilà la morale qu’il retiendrait s’il survivait à cette confrontation.
Il n’eut que le temps de faire un pas en arrière après avoir lâcher son arme. Une simple sensation de blocage et un coup d’œil lui avait permis de constater que le pied de biche était profondément enfoncé dans cuisses de la non-morte. De plus le fait d’avoir sur tiré sur la barre de fer avait fait chuter la créature dans sa direction.  Absolument l’inverse de ce qu’il avait escompté.
Tombant vers lui ses quelques réflexes l’obligèrent à se désengager mais là encore la créature s’avéra récalcitrant et attrapa sa jambe. Il se sentit tirer en arrière.

Se retournant d’un coup, d’hors déjà alerte de ce qui se passait. Il vit une main décharnée,  plus flétrie que celle d’une centenaire, fermement crampé à son mollet. Il se sentit paniquer, si ça mort précédente avait au moins eu le mérite de la surprise. Celle-ci, il la voyait venir lentement. Et il avait peur. Tellement peur qu’il sentit un coup de sang lui monter au visage. Comme si son cerveau entrait en ébullition.
Et comme une éruption impromptue il sentit toute cette panique se fixer en un point minuscule sur les vêtements de son agresseur. Un point noircissant dans le dixième de seconde, puis se teinter de braise. Et s’enflammant spontanément. Puis la mince flammèche vint s’étendre de façon strictement irréelle sur l’ensemble des vêtements de la jeune femme.

Assommer par cet embrasement qu’il savait venir de son propre tréfonds, Brooks fut pris d’un mal de crâne fulgurant. Il sentit son équilibre vaciller. Équilibre qui n’était pas aidé par l’insistance de la créature à amener la jambe à sa mâchoire autant que l’inverse. Dans sursaut il s’ancra sur ces deux jambes afin de regagner un minimum de stabilité. S’offrant un éphémère instant analytique avant qu’il ne soit trop tard.

Un coup d’œil et il vit Ivy foncer dans sa direction après avoir exécuté sa cible avec une efficacité morbide. Il n’eut pas le temps de se demander d’où elle avait pu sortir ça .Il n’eut pas le temps non plus de se demander ce que devenait Elizabeth derrière lui.  Il avait autre chose à faire.

Il devait se dégager de cette torche humaine en devenir le plus vite possible.

Avec autant de brutalité que pouvait fournir un instinct de survie, il envoya son pied libre dans le visage de la morte. Espérant que son « 47 fillette » serait assez violent pour la faire lâchez prise, la faire valser ou du moins mettre une bonne couche de cuir entre les dents et sa jambe. Espérant aussi que son futal soit suffisamment solide pour ne pas subir de griffure signant son arrêt de mort.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
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Lun 11 Mai - 21:29
Quel choc. Elle n'en revenait toujours pas. Sa tête tournait comme si on l'avait mise dans un tourniquet et que l'on s'était amusé à le faire entrer en rotation pendant des heures. Les haut-le-coeur s'ensuivaient tandis qu'elle cherchait à reprendre son souffle. C'était si puissant qu'elle se demanda un instant si elle n'avait pas subi un quelconque coup sur la tête et que son cerveau avait été touché.
Un saignement nasal accompagna cet état de fait, mais la brune ne s'en rendit pas immédiatement compte, trop porté sur l'état de sa tête qu'autre chose. Elle avait senti quelque chose de terriblement effrayant. L'espace d'un instant, elle avait visualisé une espèce de passerelle qui l'avait relié à quelque chose, ou plutôt à quelqu'un. Quelqu'un qui, tandis qu'lle reprenait peu à peu ses esprits, semblait continuer le combat dans une ivresse sanglante....

Ou peut-être était-ce simplement le fait que la créature en prise avec Brooks, le grand gaillard qui les escortait jusqu'ici, venait de prendre feu soudainement. Elle était complètement désorientée, si bien qu'elle se demanda si ce n'était pas elle qui avait déclenché tout ça. Mais comment ? Elle n'avait rien de surnaturel. Elle n'était qu'une humaine, comme tous les autres, qui cherchait juste à survivre dans cette apocalypse. Et si ce n'était finalement qu'un rêve . Après tout, il n'y avait que dans les songes que les choses prenaient des tournures abracadabrantesques. Non ? Cela paraissait complètement fou, la plongeant dans une aphasie certaine, et une nouvelle tétanie.
Elle ne savait plus où était la réalité, et si réalité il y avait. S'en était complètement dérangeant. Mais elle ne pouvait rester ainsi en simple spectatrice.

Elle se redressa, doucement, faisant le vide dans son esprit troublé et choqué, en prenant appui de ses bras et de tout ce qui pourrait lui permettre de se soulever en produisant le moins d'efforts possible, mais cela avait l'air de l'ordre de l'impossible. Les choses allaient de mal en pis, et elle craignait que tout ceci n'attire les créatures postées un peu plus loin à gauche.
De sa vision troublée, elle jeta un oeil d'ailleurs à ces zombies-là, et s'ils avaient remarqué leur présence, elle ne tarderait pas à prévenir ses confrères de la menace et les guider vers l'échappatoire qu'elle avait remarquée un peu plus tôt. Si, bien entendu, ils arrivaient à se débarrasser du zombie gêneur et enflammé. Dans tous les cas, elle ne pourrait davantage intervenir dans l'histoire sans blesser l'un d'eux.

Elle passa sa main gauche à son visage, évacuant ce qui la chatouillait sur le bord de ses lèvres sans vraiment, à nouveau, faire attention à l'aspect moite de cette traînée rouge qui avait marqué le sillon naso-labial.
En longeant le grillage, elle avança aussi vite qu'elle le put vers la fenêtre entrouverte. Non inconsciente du danger que cela pouvait représenter, elle jettera un coup d’œil à l'intérieur pour estimer si le passage était sûr et dégagé, le plus discrètement possible. Cela offrirait une solution de repli et surtout de repos au trio qui en vivait une belle....

Doug McCall

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 21:30
*Mais je fais quoi, là, moi ?

Doug se posait cette question mais il n'eut pas le temps de se remettre en cohérence avec le monde réel, que déjà Seth lui lançait un "Putain, mais t'es con !" Le jeune homme allait répondre mais déjà Seth après lui avoir flanqué une tape derrière la tête, le prenait par le col et lui rapprochait la tête de celle du rôdeur, d'où les deux carreaux d'arbalètes, dépassaient des orbites, et dont le crânes étaient un tas de miettes de cervelles et d'esquilles d'os.

"C'est ça que tu veux devenir ?" L'homme se voulait ferme mais pas méchant, plutôt éducationnel dans l'âme. Cette attitude lui en rappela une autre, avant, il avait dix ans peut-être, lui et Harvey jouaient à faire les kakous, comme de bien entendu. Au cours de leurs jeux, Doug perdit l'équilibre et tomba, sur l'étagère de présentation où son père, gardait tout un tas de figurines vintages, le verre de la vitrine lui entailla un peu le visage.

Son père qui pour une fois était à la maison, accourut aux cris d'Harvey, le père de Doug, homme calme et pondéré, devient soudain livide, il se porta au secours de son fils et ausculta son visage, voyant que c'était moins grave qu'il n'y semblait, il prit le visage de son fils dans sa main et l'amena contre une des figurines, celle de Captain Harlock, avec son bandeau sur l'œil et sa joue balafrée. Il connaissait même son nom en français, depuis que sa mère avait été faire une conférence à Paris, là-bas ils l'appelaient Albator, ce jour-là, son père lui a dit : "C'est à ça que tu as envie de ressembler, fiston ? On ne joue pas dans la maison , c'est clair ?  Bon allez, on va à l'hosto ! Tu viens aussi, Harvey et tu te tais ! "

Ses souvenirs remontés à la surface, le stress des événements passés, le choc émotionnel du retour dans ce monde chaotique, finalement ce fut trop pour celui qui n'était plus un ado mais pas encore un adulte, et à son corps défendant, il s'aperçut qu'il pleurait, d'autant plus honteux que Melody s'était ramené et y allait aussi de sa remarque fâchée, contredite par un geste tout maternel d'une main sur son front.

" Je suis désolé ! J'voulais bien faire, je crois que j'ai pensé que je servais à rien ici, je suis un intello premier de la classe depuis que je peut me le rappeler, et tout ce que je sais, aujourd'hui, ça ne sert à rien parce que je sais plus comment on s'en sert pratiquement ! "

Il renifla, passa sa manche droite sur son visage pour s'essuyer et se couvrit donc de sang, il n'avait pas encore réalisé les faits :

" Melody et toi, vous savez vous battre, non ? Vous êtes là depuis longtemps, Matt m'aimes pas, je sais pas pourquoi, et je voulais me conduire en héros pour une fois, enfin je crois, je sais plus ce qui c'est passé, un moment je t'ai vu en danger alors je sais pas j'ai du penser que j'étais sacrifiable ! Mais quoi que j'fasse, ça finit toujours en cata ou dans une benne à ordures ! "

Puis il se rendit compte que Seth semblait inquiet et que ça concernait son bras droit, il crut que sa blessure s'était réouverte, mais Seth regardait le dessus de son bras, Doug remarqua que son pull était déchiré, que son bras saignait et que ça faisait mal, très mal :

" Y m'a mordu ? Y m'a mordu ? Tu vois que ma vie est pourrie ! Putain ! Merde, la fille que j'aimes meurt brûlée vive par ma faute ! Mon pote se fait kidnapper par le coach juste avant une apoc zombi, je m'fais attaquer en venant le chercher, j'me réveilles sur le matelas d'un vieux cinglé et pour finir, je vais devenir un Z en voulant porter secours au chef, qui peut pas m'encadrer ! Tu sais quoi ? vas avec ta chérie, laisses-moi ici, trouvez les deux autres et barrez-vous ! Moi je resterais ici, j'attirerais les rôdeurs et les autres salopards, pour que vous puissiez fuir, merci Seth, de t'être fait du soucis pour un parfait inconnu ! Va, maintenant, je saurais bien assez vite si je suis un Z moi-aussi. Ou peut-être que je deviendrais un super-héros ? Salut mon pote ! Merci pour tout !"

Doug se sentait abattu, vide, cotonneux, le sang perdu, sûrement, la mauvaise santé du jeune homme, qui ayant peu mangé depuis  des jours et qui venait de vomir il y a peu, n'arrangeant certainement pas le tableau. Il sembla près de s'évanouir, puis dans un sursaut :

"Et si un jour tu rencontres un type, un peu foufou, à qui il faut expliquer les choses longtemps et qu'il te dit s'appeler Harvey O'Brian, dis-lui que son pote Doug lui demande pardon, qu'il a essayé de tenir sa promesse, mais qu'une crevette contre un zombi, ça se termine en bouquet !"

Cette dernière pochade, le fit rire doucement, puis il s'évanouit *La princesse à ses vapeurs !

Seth Willis

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 21:35
La vue de Doug qui se jette sur le marcheur lui avait fait se dire qu'il n'était pas prêt à ce genre de chose. quel age avait il ? Il ne le savait pas. Il ne l'avait pas vu avant ce matin en sortant de la caravane. Il ne saurait pas dire puis quand il était au camps. Peu pouvait il supposer. Il ne l'avait pas croisé avant et il ne semblait pas du genre solitaire comme Elisabeth. Il allait lui arriver malheur, on était pas dans un jeu vidéo, il allait forcement lui arriver malheur. L'artisan se plaça de coté pour trouver un angle d'attaque sur le zombi, le jeune homme c'était mit en travers de son chemin et le laissa tenté sa chance, après tout peut être savait il faire ? Ou peut être serait il chanceux ? Mais non ce ne fut ni l'un ni l'autre. La batte de baseball s’abattit sur le crane du zombi qui émit un craquement funeste avant de s'effondrer et pourtant il n'était pas encore réduit au silence. Il finit d'achever la créature avec la détermination du survivant qui sommeillait en lui.

La mort qui marche enfin détruite, il se retourna vers le jeune homme pour regarder ses bras. Il avait été griffé, il n'était pas dupe. Il avait vu le zombi faire, il était juste devant. Lui pourtant si calme et sympathique se sentir bouillir, son instinct paternel refaisant surface comme s'il était face à son fils. Il lui colla une taloche derrière la tête, de quoi lui secouer le cerveau ou peut être lui remettre en place mais rien qui ne fasse mal lâchant par réflexe .

"Putain mais t'es con !"

Il l'attrapa par le col pour le mettre face au zombi au crane explosé, le penchant en avant sur le corps inanimé afin de le faire prendre conscience de ce sur quoi il s'était jeter sans réfléchir , d'après l'idée de Seth en tout cas.

"C'est à ça que tu veux devenir ? T'es pas dans un film gamin, réfléchit un peu avant de foncer dans le tas bon sang !"

Le géant brun 'reposa' alors le gamin droit sur ses deux pieds puis posa son sac à dos puis la batte sur le sol pour fouiller dedans. Il aurait aimé croire que la griffure n'avait pas chercher ses chairs mais il avait vu le sang ça ne pouvait pas être si simple. Faisant attention à ne pas abîmer la seringue d'anti douleur et surtout à ne pas dégoupiller par inadvertance la grenade fumigène, il sorti la trousse de soin la déposant sur le sol et l'ouvrit.

C'est alors que débarqua Melody qui les engueule les traitant de petits cons sans qu'il ne comprennent pourquoi. Il la regarde perplexe, ne comprenant pas la raison de cette engueulade et la regarde lui prendre la température. Quand elle dit qu'il faudra prévenir les autres il hoche un peu la tête.

"Après oui, gardon la discrétion avec nous pour l'instant."

Il lui sourit quand elle prend appuis sur lui, appréciant le contact et l'attention.

"Soit prudente..."

Il se tourne alors vers Doug.

"Montre moi ton bras. Il faut qu'on désinfecte ça tout de suite."

Sans être méchant ou agressif le ton utiliser devait lui indiquer qu'il ne fallait pas repousser l'offre de Seth. Il sorti de la trousse et fouilla dedans pour trouver le désinfectant et les gants, gants qu'il enfile d'ailleurs immédiatement avant de regarder ou en est Doug. Quoi qu'il en soit, si c'est nécessaire il remontera la manche du gamin en faisant attention à pas s'écorcher sur les restes de ces flèches pour voir la blessure. Il commencera par désinfecter puis refera un bandage propre avant de jeter les gants et ranger le reste de la trousse.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 11 Mai - 23:49

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 12°.  
Activité : Le camp militaire n'est plus si calme que ça et les combats ne sont pas terminés.
Heure : Environ 8h15.


Résolution Tour VI


Melody : Tu t'efforces de t'approcher aussi silencieusement que possible en passant au travers des sécrétions et restes éparpillés, jusqu'à arriver au niveau de la tente. Il y avait bien un rôdeur qui se trouvait de l'autre coté de la tente, sur la gauche, mais celui-ci avançait de dos vers la direction opposée. Quand tu t'approches, tu tends l'oreille : pas le moindre bruit n'en provient, seulement un faible râle provenant de la créature avoisinante qui te parvient en fond.

Tu dois à nouveau te placer parmi les cadavres accumulés devant la tente, qui n'ont pas vraiment bougé, seulement été écrasés et malmenés pour X raisons. Tu poses le pied et viens attraper le pan de la tente, un craquement se manifeste soudainement sous ta chaussure et te surprend : tu as mis le talon sur un os probablement, qui a craqué assez intelligiblement. Te figeant par instinct, tu tends l'oreille à nouveau, toujours rien. Tu dégages alors le pan en question et découvres l'intérieur.
La tente est bel et bien criblée de balles, presque de parts en parts et plus que d'autres que tu as aperçu dehors, comme si un siège avait été mené contre celle-ci. Ce qui t'interpelle avant tout est près de l'arrière ; le corps du zombie en protection est affalé sur le dos, et inerte. Tu remarques que son casque a été à moitié retiré. En revanche le corps de l'homme que vous aviez trouvé agonisant a disparu, ne laissant à son emplacement qu'une traînée de sang parcourant la tente jusqu'à l'arrière et peut être l'extérieur.

Seth : Agissant dans la précipitation, tu poses le sac au sol et le fouille brièvement pour en sortir le kit de secours, que tu ouvres. Alors que tu cherches à l'intérieur de quoi désinfecter, Doug qui te parlait comme si c'était votre dernière conversation s'effondre soudainement à coté de toi, son corps percutant violemment le sol et sa tête rebondissant méchamment sur le bitume : il s'est évanoui.

Tu poursuis ton objectif et non sans le stress du moment, déverses un peu du contenu du désinfectant sur la plaie qui apparaît encore plus vilaine qu'au premier abord. Les griffes du rôdeur se sont plantées en profondeur, marquant des traces dont tu devines sous la peau mutilée la chair déchirée. Tout de suite après, tu te saisis du rouleau déjà entamé du bandage et viens passer plusieurs couches sur l'avant-bras du jeune homme qui donne l'impression d'être totalement inerte, emporté dans un noir complet. Enfin, tu déchires le bandage avec les moyens du bord : les dents, et dois t'emparer du sparadrap adapté pour faire tenir les bandes.
L'oeuvre te demandant un peu de temps et accaparant ta concentration, tu ne t'es pas rendu compte que le rôdeur non loin, au delà de l'hélicoptère, a été attiré par vos échanges vifs et votre agitation, et s'était approché progressivement à ton insu. Il est déjà à une dizaine de mètres quand tu entends la plainte harassante et frustrante de ce monstre qui vient exprimer son souhait de ta chair, alors que tu te retrouves dans une situation alarmante.

Il t'appartient ainsi de faire le seul choix qui sera le tien à cet instant où le temps se suspend littéralement face à la créature qui marche et qui brandit ses griffes avec envie : abandonner Doug en appât et d'une certaine façon respecter sa dernière volonté, ou prendre le risque de ta propre vie pour le sauver.

Doug : Tu exprimes ce qui apparaît comme tes derniers souhaits à Seth. T'abandonnant à l'appel du soulagement à cet instant où le stress avait atteint un point de non retour, tu te sens basculer et tomber... sombrant dans l'inconscient avant que ton corps n'atteigne le sol, et n'ai pu t'accabler une dernière fois de chocs douloureux.

Ivy : Tu lâches ton arme et dans le feu de l'action, te jettes sur la créature qui tente de mordre un Brooks s'agitant sous la prise. Attrapant le pied de biche, tu tires de toutes tes forces, ce qui éloigne quelque peu les crocs dangereusement proches de la cuisse de l'homme et l'arme résiste quelques instants avant de finalement lâcher. Tandis que tu avais souhaité pouvoir t'en servir contre la créature, ton effort poussé sous le stress a été surestimé et quand le pied de biche lâche, tu te sens involontairement basculer en arrière : tu perds l'équilibre. Ton fessier le premier percute le sol et tu te retrouves pratiquement allongée.

Pendant ce temps, Brooks profite de ce créneau pour frapper la femme sans-vie qui est repoussée en arrière et lâche prise, sans qu'il n'y ai eu de vrai dégât sur elle autre que le feu qui gagne du terrain et embrase maintenant le tee-shirt. Cela n'a pas d'effet gênant sur elle qui tente de se redresser lentement, sa chair néanmoins rongée par les flammes petit à petit. Ce que vous ne remarquez tous les deux pas tout de suite, c'est que les trois autres rôdeurs de l'autre coté des sacs mortuaires ont été attiré par le feu et l'agitation, et pour les trois hommes dont il est question, ont entamé la marche de mort dans votre direction.
Le premier, plus rapidement interpellé, prend même un peu d'avance et progresse rapidement entre les sacs. C'est Elizabeth, plus attentive à l'environnement immédiat, qui s'en rend compte alors qu'elle est du coté des fenêtres et vous interpelle à son tour pour vous indiquer ces nouveaux ennemis, puis l'accès qu'elle semble avoir trouvé.

Brooks : La créature agrippée à ta cuisse refuse de lâcher malgré que tu te débats pour te défaire d'elle, ne te risquant pas à utiliser tes mains pour t'aider. Ses dents se dévoilent et elle approche sa mâchoire de ta cuisse quand Ivy, s'étant ruée sur vous, vient tirer sur le pied de biche coincé qu'elle prend de ta main. Son geste, à défaut d'extraire tout de suite l'arme tire également sur la femme sans-vie dont les dents sont éloignées de toi et finalement, Ivy parvient à retirer l'arme mais bascule et perd l'équilibre sous la force mise à ce but.
Profitant de ce créneau, tu tentes de projeter ton pied qui vient frapper approximativement la créature au visage, vu votre proximité très gênante. Cela a quand même l'effet de la repousser et elle lâche sa prise sous l'impulsion, allant percuter le sol à son tour en arrière.  Elle s'étale sans qu'il n'y ai eu de vrai dégât sur elle autre que le feu qui gagne du terrain et embrase maintenant le tee-shirt.

Cela n'a pas d'effet gênant sur la créature qui tente de se redresser lentement, sa chair rongée par les flammes petit à petit. Ce que vous ne remarquez tous les deux pas tout de suite, c'est que les trois autres rôdeurs de l'autre coté des sacs mortuaires ont été attiré par le feu et l'agitation et pour les trois hommes dont il est question, ont entamé la marche de mort dans votre direction. Le premier, plus rapidement interpellé, prend même un peu d'avance et progresse rapidement entre les sacs. C'est Elizabeth, plus attentive à l'environnement immédiat, qui s'en rend compte alors qu'elle est du coté des fenêtres et vous interpelle à son tour pour vous indiquer ces nouveaux ennemis.

Elizabeth : Tu choisis de t'éloigner de ton coté et de rejoindre la face nord du bâtiment où se trouvent les fenêtres. T'emmêlant malgré toi sous le stress, dans tes objectifs, tu commences instinctivement par regarder la pièce que présente la première fenêtre entrouverte : un bureau de secrétaire, sans doute, saccagé, bureau retourné et une montagne de documents éparpillés aux quatre coins, sans compter le fauteuil, les tables et autres chaises disposées, sans doute destinées à l'origine aux élèves récupérés, qui sont entassés près de la porte malgré tout ouverte.

La disposition des meubles sans vrai intérêt laisse penser qu'une tentative de barricade a été menée sans réussite. Les armoires n'ont pas bougé en revanche mais sont grandes ouvertes. Tu peux constater sans difficulté que la fenêtre a probablement déjà été forcée, car elle ne fera pas de résistance si tu testes à la tirer pour vérifier. Te reportant à tes camarades qui te reviennent soudainement à l'esprit, tu vois ce qu'il se passe avec leur agresseur, mais tu vois aussi que les trois rôdeurs du fond, les trois hommes décharnés de l'autre coté des sacs mortuaires les ont finalement repéré et ont déjà avancé, le premier plus rapide se faufilant à pas hâtifs entre les sacs.

Tu interpelles tes camarades et leur indique les nouveaux ennemis, puis l'entrée que tu as trouvé.

+++

Samuel : Alerté, tu hisses ta jambe pour te déplacer vers le bureau, celle-ci redoublant de douleur et de lourdeur d'un coup, comme si elle s'était lestée de poids invisibles dans le but de freiner ton plan si bien préparé. Dans le couloir, tu entends de nouveau les voix qui échangent depuis une autre salle, tu ne perçois toujours pas ce qu'elles disent distinctement. Venant poser l'agrafeuse, tu te saisis du premier pot de peinture et contourne le bureau en grimpant sur l'estrade, appelant à un nouvel effort toujours plus difficile de ta part. Ce souffle que tu as repris, chaque pas semble t'en retirer une part de l'énergie retrouvée aussi vite qu'une batterie rechargée avec du matériel de très mauvaise qualité et fuitant en continue des parcelles irrécupérables.

Tu étales le contenu au sol, et dans le couloir, la porte claque soudainement et les voix te paraissent plus claires : tu entends "il" et "là" au milieu de leur parler. De quoi parlent ces hommes ? Tu viens reposer le pot et en récupère un autre dont tu étales le contenu au sol. Une, non deux nouvelles portes s'ouvrent, littéralement à la volée, la deuxième semble vraiment proche. Tu récupères un troisième pot, ta respiration s'accélérant pour t'aider à tenir la manoeuvre. Une porte claque, tu entends alors tout près : « Putain arrêtes de faire claquer ces portes bordel ! Ils vont nous entendre ». L'autre, à la voix plus grave, réplique d'un « qu'ils entendent ces fumiers, j'en ai plus rien à foutre ».

Tu vas récupérer le dernier pot et commences à l'étaler quand tu entends cette fois à quelques pas, coté droit du couloir : « Tout cette merde pour eux, tous ces morts... le boss a déconné sur ce coup-là, qu'est-ce que je vais dire à Mike pour son frangin ? ».

« Surtout tu la fermes. Si tu veux pas que l'on y reste nous aussi, reste concentré. Je suis sûr qu'ils sont pas loin maintenant... »

Tu termines quand les pas plus distincts progressent devant la classe où tu te trouves. T'empressant de revenir sur tes pas, tu viens te hisser à la va-vite sur l'estrade pour aller te mettre à couvert mais le pot de peinture t'échappe, ayant glissé de ta main fatiguée et sous l'élan. Il cogne le sol d'un claquement audible sur le bois et se met à rouler. Tu arrives au bureau quand il va finir sa course par dessus l'estrade pour frapper à nouveau le sol du même claquement caractéristique. Un « chut ! » survient. Les pas sont moins bruts, plus légers à l'oreille et si tu jettes un coup d'oeil, tu pourras voir les silhouettes derrière les fenêtres dont la moitié basse n'est pas transparente. L'un d'eux s'est arrêté au milieu de l'allée de fenêtres, l'autre s'est avancé près de la porte et tu l'entends tourner doucement la poignée, pour se rendre compte que la porte refuse de s'ouvrir.

+++

Tour VII

Eléments scénaristiques:
 
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