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En Quête de Survivants - 17/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 11:30
Melody avait entendu le début de l'élan oral de Doug, ce qui ne l'a pas empêché de continuer à s'éloigner des deux hommes, elle ne risquait pas de se stopper et de revenir essayer de trouver des mots rassurants pour le gamin paumé. Déjà parce que ce n'est ni l'endroit, ni le moment et surtout parce que là, à part s'énerver, elle ne pourrait rien faire d'autres. S'énerver, une manière pour elle de dissimuler l'inquiétude qu'elle ressent surtout qu'elle a entendu le "Y m'a mordu" en s'écartant. Bien que d'un côté ça donnera l'occasion à certains de vérifier leur théorie : Maintenant qu'on est revenu une fois, est-ce qu'on ne pourra plus mourir ? Est-ce qu'on reviendra à chaque fois ?...Sauf que la brune n'est pas pressée de le savoir...

C'est sans doute pour ça qu'arrivée à la tente, elle n'est pas assez discrète à son gout et qu'elle marche sur ce qui ressemble à un os ou alors c'est la faute à pas de chance. Figée en entendant le bruit, elle ne pense plus qu'à ce qui pourrait arriver si elle a fait trop de bruit surtout qu'il y a un zombie non loin de la tente, il peut très bien avoir entendu et faire demi-tour. Risque mit de côté alors qu'elle soulève le pan de la tente et qu'elle peut maintenant en voir l'intérieur, les sourcils froncés d'angoisse, ses yeux explorent la tente pour constater en premier lieu que tout est bien parti de là, la veille. Elle remarque ensuite un des zombies en protection mort et dont le casque est à moitié ôté puis enfin la trainée de sang allant de la position de l'inconnu de la veille à l'arrière de la tente voir peut-être plus loin dehors. Mais surtout ce que Melody remarque et qui la soulage un peu, c'est l'absence totale d'autres corps, ni de Samuel, ni de Matthew, elle est partagée entre la joie et l'inquiétude. Certes ils ne sont pas là mais cela ne veut pas dire qu'ils sont en vie, mais cela ne veut pas non plus dire qu'ils sont quelque part blessés ou pire.

Elle ne sait plus sur quel pied danser avec ce maelstrom d'émotions en elle et si dans un premier temps elle a envie de s'élancer sur la piste de la trainée de sang, dans un second temps elle se ravise, cela serait partir encore plus loin de Seth et de Doug, seule et sans savoir à quoi s'attendre.  L'homme n'a pas pu se traîner seul hors de la tente dans son état, soit il est devenu un zombie et là oui il a pu sortir de la tente seul, soit quelqu'un l'a traîné, Matthew ou Samuel ? Pour l'interroger avant qu'il ne meurt peut-être...Soit le quelqu'un en question est un des hommes du Marchand et là aller voir reviendrait à courir droit dans la gueule du loup...Ils doivent sauver Samuel et Matthew pas disparaitre eux aussi, déjà que Doug s'est fait chopper ! Elle prend une profonde inspiration, relâche le pan de la tente avant de faire demi-tour pour rejoindre les deux hommes.

Et qu'est-ce qu'elle voit alors ? Un zombie qui approche dangereusement de son homme tandis que Doug est affalé sur le sol visiblement sans connaissance. Son sang ne fait qu'un tour et elle accélère le mouvement pour rejoindre les deux hommes, analysant la situation dans le même temps, elle a envie d'aider Seth avec son zombie mais en même temps avec Doug inconscient ils ne pourraient pas battre en retraite si besoin est. Doug ? Seth ? Doug ? Seth ? Son compagnon est grand, costaud et de là ou elle est, elle a un angle trop réduit pour viser le zombie, c'est un coup à ce que Seth se prenne la lame à la place du rôdeur. Sa décision est prise. Arrivée sur l'adolescent inconscient, elle le pousse doucement du pied en le mettant au niveau des côtes du jeune homme.

- Doug, réveille toi maintenant !

Elle recommencera autant de fois que nécessaire, cherchant quoi dire d'autre pour le secouer.

- Allé Doug ya une pompom girl pour toi là, debout !


Pourquoi elle ne s'agenouille pas pour le secouer autrement ? Par simple prudence ayant pour cause deux raisons...La première étant, et si Doug n'est pas inconscient mais pire et si le jeune homme y est passé et s'il revient en zombie. Raisonner et se dire que c'est trop rapide pour que ça arrive ? Melody y songera après surtout que dans le feu de l'action elle ne pense pas à vérifier s'il respire encore...La seconde raison étant qu'en restant debout, elle peut se déplacer rapidement, chose qu'elle fait en même temps qu'elle tente de réveiller Doug.

La brune reste autour de l'adolescent, à tourner plus ou moins en rond autour de lui, son regard passant de Doug à Seth et son zombie mais aussi à ce qui les entoure, elle n'a pas envie de se faire surprendre par d'autres zombies en approche. Dans sa tête, elle envisage plusieurs solutions : Faire un bond en arrière si Doug se réveille autrement qu'en humain ou se charger d'un potentiel autre zombie en approche sur lequel elle lancera la lame qu'elle a en main, prenant le temps de le viser pour faire mouche cette fois ci ou aider Seth s'il est en difficulté, elle trouvera l'angle adéquat pour lancer sa lame sur ce zombie toujours en espérant faire mouche. Et si plusieurs choses se présentent en même temps, elle devra faire un choix et ce choix sera d'aider Seth à tout prix..

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 19:29
Agrippant le pied de biche de mes deux mains désormais libres, je tirais sur le corps de celui-ci comme une forcenée, injuriant la créature d'une belle bordée de noms d'oiseaux et faisant basculer mon poids vers l'arrière pour renforcer la puissance de mes efforts. Et pour lâcher, la saloperie lâcha. Cette saloperie de démonte-pneu lâcha... S'arrachant soudainement de la cuisse du zombie, sans prévenir ni céder un minimum pour annoncer son intention de se déloger des chairs du cadavre, je me sentis partir en arrière, sous l'effet de mon propre poids et de la rupture de force. Déséquilibrée, je fis quelques pas en arrière pour tenter de me rétablir mais emportée par mon élan, j'allais embrasser le bitume de mon derche, mon buste basculant à son tour et l'arrière de mon crâne venant durement heurté la surface de la cour dans un choc sourd. Par ailleurs, l'outil m'avait échappé des mains pour finir sa course sur le sol à son tour, cognant et glissant sur quelques mètres dans un vacarme métallique.

Arborant une grimace de douleur, je portais ma main gauche derrière mon crâne, me massant le lieu d'impact qui présenterait, à n'en pas douter, une belle bosse dans les heures à venir. Je pus même sentir, sous les mèches rêches et grasses de mes cheveux, la texture poisseuse du sang coller à l'extrémité de mes phalanges là où mon cuir chevelu s'était vu gratifié d'une petite plaie piquante. Regardant ma main dans un grognement excédé, je constatais et confirmais le saignement de ces quelques traces brunes et humides qui ternissaient la coloration sable de ma peau, lâchant un énième juron entre mes lèvres serrées.

“ 'Culé...” crachai-je avec véhémence en commençant à me relever avant de porter mon regard en direction de Brooks, rappelée à l'ordre du jour par la peur panique de le voir être mordu, voire pire, par l'infectée. Je pus observer les flammes dévorer de manière plus importante le tissu des restes du haut de corps de la créature, mais aussi le barbu tenter de se libérer de son emprise à grands coups de savate. Je cherchais le pied de biche du regard et allais ensuite le ramasser pour retourner au contact et espérer achever cette merde, mais c'était sans compter l'interpellation d'Elizabeth, quelque part sur ma gauche, et les informations qu'elle nous transmit.

Fronçant les sourcils durant quelques de dixièmes de seconde d'incompréhension, je dévissais finalement mon regard dans la direction qu'elle nous indiqua, découvrant les trois rôdeurs originellement plus éloignés de notre position se ramener vers nous, l'homme en tête visiblement un peu plus rapide que ses congénères à nous rejoindre. Subissant une véritable décharge électrique le long de ma colonne vertébrale alors que le danger s'annonçait désormais très clairement, je m'élançai sans perdre une seconde en direction de 'Liz, jetant un regard vers Brooks au passage afin de m'assurer qu'il me suivrait bien, l’exhortant à mon tour de se magner le cul si ce n'était pas déjà fait.

“Brooks !! Vers l'école !” lui criai-je, et tant pis pour la discrétion, en désignant Li'z d'un index pointé, avant de rejoindre la jeune femme. Parvenue à sa hauteur, je pus enfin constater de ma vision des couleurs défaillante, une traînée de sang coulant sur ses lèvres depuis son nez. Cette observation souleva chez moi une multitudes de questions et d'interrogations. Comment était-ce arrivé ? A quel moment avait-elle pris un coup ? Qui avait bien pu le lui porter ? Allait-elle seulement bien ? Des interrogations que je chassais en jetant un oeil par la fenêtre qu'elle nous désignait, entrouverte, pouvant apercevoir à l'intérieur de la pièce qui s'offrait à ma vue un empilement disparate de mobilier de bureau devant une porte ouverte, sortes de vestiges d'une barricade de fortune n'ayant pas tenu son rôle.

Posant une main sur l'épaule d'Elizabeth, je lui adressais un furtif sourire qui ne parvenait cependant pas à dissimuler mes craintes ni l'urgence qui n'empoignait les tripes et cognait contre mon esprit.

“Vas-y entre !” l'inviterai-je d'un ton sec, presque plus proche de l'ordre que du conseil ou de l'invitation, mais malgré tout dénué de toute méchanceté ou férocité, puis j'entrerais dans la pièce à mon tour en escaladant puis enjambant le cadre de celle-ci, laissant passer Brooks devant moi s'il m'avait suivi malgré tout. A peine serais-je entrée dans la petite pièce que je déchirerais un morceau de manche de ma chemise, agrandissant l'un de ses nombreux accrocs dans le tissu, pour ensuite tendre le morceau d'étoffe à la jeune femme.

“Pour ton nez... Ça va ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?” lui demanderai-je ensuite, les traits grimés d'une inquiétude sincère à son égard.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 19:35
Il s’en était fallu de peu pour que sa cuisse ne serve d’encas au cadavre enflammé. Avec l’aide d’Ivy et d’un coup de botte bien placé, il réussit à se dépêtrer de l’étau des mains griffues.
Dans la seconde qui suivit il fit un pas en arrière pour mettre un peu d’espace entre lui et la morte. Il ne voulait pas retentait l’expérience  d’une mort prématuré.

Son esprit se calma, comme une douche froide après un passage dans un sauna. Un court instant de répit. Puis il s’en suivi une grande inspiration, les yeux clos, en penchant sa tête en arrière ainsi qu'une expiration tout aussi forte. Laissant échapper l’angoisse et la peur qui l’avaient subitement tenaillé dans ce souffle libérateur. L’effet fut immédiat et la pression eu tôt fait de redescendre.

Brooks ne cherchait pas là à atteindre la plénitude au cœur du champ de bataille, juste de recouvrir un semblant de stabilité émotionnel.

L’acte fut bref mais salvateur. Et d’un regard circulaire il regarda d’un air neuf le résultat de leurs actions passées. Le zombie qu’avait précédemment attaqué Ivy était officiellement mort et cette dernière était le cul par terre avec le pied de biche dans les mains.  La femme qu’il venait d’enflammer quant à elle tenait malheureusement à sa non-vie et, toujours carbonisant, commençait à se relever.
Pire encore trois autres morts un peu plus loin semblaient s’être activé au bruit de leur échauffourée. Il put les repérer rapidement suite à l’indication d’Elizabeth. Gémissant lamentablement il venait cahin-caha vers eux. Brooks se demanda si c’était une activité pulmonaire qui permettaient ce cri ou si c’était encore une cause saugrenue hors de sa compréhension. Tout comme le fait d’avoir spontanément générer du feu, scène qui resterait à jamais graver dans sa mémoire.
De surcroît, la timide jeune femme semblait avoir trouvé un moyen détourné d’entrer dans l’école.  

C’était un chaos fait de râle agonisant, d’imprécation à la volé et de flamme imprévu. Brooks avait l’impression que son esprit lui avait échappé pour peindre son environnement dans un brut anarchique. Étrangement la complexité de la situation le faisait sentir bien. Comme si un vent nouveau soufflé. Cela était probablement imputable au shoot d’adrénaline que son corps avait sécréter pour lui sauver la vie mais également à sa propension à apprécier l’entropie dans ce qu’elle avait de plus vivant.

Un sourire inopiné et un tantinet malsain, il se retourna subitement vers Ivy pour tenter de l’aider à se relever en l’agripper par le creux de l’épaule. « Ça devient merdique,  faut bouger. » Tant pis il laisserait là sa torche humaine se consumer sans lui.
Puis enjoignant le geste à la parole et rejoignit, en marche forcée, Elizabeth prêt de la façade nord du bâtiment. Il prit cependant le temps de bifurquer et ramasser le couteau qu’avait précédemment Ivy.

Enfin proche de la fenêtre il lance à Elizabeth : « Bien joué, faut prévenir les autres qu’on entre. » Il restera en retrait afin d’aider les jeunes femmes à entrer dans le bâtiment en leur faisant la courte échelle si nécessaire. Et entrera à son tour si il avait le temps.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 20:30
Le souffle court, Samuel se fit grande violence pour se maitriser et demeurer en place malgré la douleur et sa grande difficulté à prendre de grandes inspirations dont tout son corps avait besoin pour se préparer à l'effort. Il avait commis une erreur, ho ça oui, il se demandait encore comment ce pot avait put lui échapper ainsi mais, au fond, il savait pertinemment qu'il devait tout à sa jambe et au manque de sommeil.

Les dents serrées à s'en faire sauter les molaires, ses yeux dépassaient à peine du bureau derrière il se terrait comme un Vietcong dans sa jungle, son "fidèle" fusil AK-47 dans les bras, il vibrait à l'idée de faire payer à ces chiens tout ce qu'il avait enduré depuis la veille. La peur, l'angoisse, le désespoir et la souffrance, toutes ces idées qui le rendait dingue, qui le faisait saliver rien qu'à l'idée d'avoir l'occasion de prendre des vies sans la moindre culpabilité.

Et l'un de ces deux présumés salauds lui offrit la plus belle opportunité de ce jour en se tenant juste là, exposé visuellement par la grâce des fenêtres. Pouvaient-elles être pare-balles pour qu'ils soient assez cons pour se balader devant sans précautions ? Aucune chance qu'ils le soient au point d'avoir oubliés qu'ils étaient armés, et pourtant, en les entendant, c'est bien l'impression que cela donnait. C'en arriva au point que Samuel se surpris à esquisser un léger sourire, mauvais, moqueur, carnassier, il succombait lentement à ses plus mauvaises pulsions.

Ainsi, entendant à peine la clenche de la porte tourner puis celle-ci buter contre les meubles constituant le reste de barricade qu'il avait laissé, il leva son fusil par dessus le bureau, le tenant très convenablement, précautionneusement, dirigé vers la silhouette visible à travers cette saleté de fenêtre qui aurait aussi bien put le rendre visible si il s'était tenu debout au milieu de la classe avec le soleil dans le dos. Évidemment, malgré son empressement certain, il se sera préalablement assuré que l'arme se trouve configurée au coup par coup afin de ne pas avoir de mauvaise surprise.

La crosse contre l'épaule, la jambe droite pliée au sol et positionnée à l’équerre pour assurer autant que possible son équilibre lors du tir, il posa son œil gauche dans la mire de son fusil, alignant la hausse et le guidon sur la tête supposée de la silhouette et, bloquant sa respiration autant pour se stabiliser que pour contenir son excitation qui atteignait des sommets, il glissa son index sous le pontet et pressa la gâchette avec rapidité et souplesse, laissant le mécanisme faire son œuvre. Intérieurement, la seule pensée qui lui vint en entendant la détonation fut de se dire qu'avoir laissé la fenêtre ouverte, acte involontaire pourtant, le sauverait peut-être de la surdité en plus de donner l'alerte à l'équipe de sauvetage.

Puis, sans attendre, il relâcha la gâchette de son arme à feu, reprenant aussi vite que possible sa position initiale pour tirer un second coup si sa cible venait à réchapper de ce tir sans prendre soin de se coucher au sol pour prendre le temps de remercier son destin. Si cette dernière avait disparue, sauve ou non, il demeurerait quand même en place des fois que l'autre ne commette une erreur, tout du moins, jusqu'à une possible réplique qui le contraindrait à baisser la tête et attendre une nouvelle opportunité, position depuis laquelle il fera fort attention à tout objet qui pourrait être jeté du couloir, comme une grenade par exemple.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 20:53
Seth se laisse emporter, son âme de père prenant le relais instinctivement sur le comportement de Doug quand la situation est sécurisé, le pensait il du moins à cet instant la, l'engueulant et le mettant devant ce qu'il pourrait advenir s'il continuait à faire n'importe quoi. Réaction typique du parent protecteur qui ne souhaite finalement que le bien de son enfant même s'il lui gueule dessus c'est plus part peur que par énervement. Alors qu'il le relâche Doug s'excuse, s'explique. Il voulait bien faire. Heureusement qu'il voulait bien faire. Il manquerait plus qu'il se soit mit en danger volontairement aussi bêtement qu'inutilement. Heureusement qu'ils étaient sensés être discret parce que la c'était pas gagné.

Malgré tout, à l'idée de Seth, l'urgent c'était de désinfecté la blessure dans l'espoir que le zombi ne le contamine pas. C'était peut être con ou inutile mais c'était ce qui lui semblait le plus important la tout de suite. Il s'employa donc à sortir de quoi faire pendant que Doug continuait son show de drama queen. Bon c'était mesquin. C'était pas une drama queen, c'était juste un gamin, largué et effrayé. Melody les laisse pour aller voir la tente et Seth s'occupe de la blessure sauf que son patient du moment fait tilt et s'effondre façon mélodramatique lui demandant de l'abandonner la pour jouer les appâts à marcheurs.

Le nez dans la trousse il se retourne vivant en entendant le bruit du corps qui s'effondre. Etait ce le début de la fin ? La peur qui le faisait tilter ? Une surcharge nerveuse ? Il ne sait pas mais c'était pas spécialement rassurant. Il se concentra sur la blessure a désinfecter. Il fallait faire quelque chose pour ça et vite. S'il pouvait le sauver ...  La blessure est moche, aucun doute sur le fait que le marcheur l'ait griffé. Est ce que c'était suffisant ? Il ne savait pas. Peut être que Clark ou Calvin pourrait le dire. Pour l'heure il désinfectait la plaie sans lésiner sur le produit avant de faire la bandage mais les mort vivant n'avait pas décidé de lui foutre la paix.

Il pivote un peu pour se rendre compte que la créature approche. Il a le temps de réagir mais il fallait faire un choix. Le mort vivant ou Doug. A vrai dire le choix était vite fait. S'il continuait à tenté de bander Doug, Le zombi lui tomberait dessus et il aurait pas l'air malin d'avoir deux potentiels infectés au lieu d'un. Il laissa le sparadrap en plan et ramassa la batte de baseball pour se redresser. C'est sans doute à peu près a ce moment la, peut être un peu avant, que Melody arriva , essayant de réveiller Doug. Seth quand à lui recula un peu pour que l'appât soit entre lui et la créature et quand il serait à porté de batte il frappera son crane.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Mar 12 Mai - 22:51
*Doug était au calme, son réveil Star Wars, sonna la marchz de l'empire mais il l'ignora, il ferait une grasse mat' et merde aux contrôles de maths ! Dtoutes façons, comme d'hab' il aura le temps de faire le sien et celui d'Harvey, et comme d'hab', la ^prof, lui mettra un A+ et un D pour Harvey ! La justice scolaire dans toute sa splendeur !

"Doug, réveilles-toi maintenant !". Sa mère venait le réveiller, elle connaissait bien son fils ! Elle s'approcha de lui et commença de le secouer doucement :

" Huu ! M'man ! Je dors-là ! J'veux pas aller à l'école ! J'suis malade ! Et puis y a des types qui veulent ma peau ! Tiens regardes ! ", il montra son bras à sa mère, l'infirmière de l'école avait fait un bandage, réhaussé de sparadraps, nounours bleus, il lui montra aussi son côté droit : un joli bleu s'étalait sur son torse : " Y mon cogné à coups de pieds, t'aurais vu ça ! Leur chef me reprochait d'avoir voler sa tulipe ou j'sais pas quoi ! Au final j'ai eu droit à un coup de couteau au bras ! Et en m'enfuyant, grâce à Harvey ! Je me suis straffé le même bras sur un morceau du grillage de la cour ! Tu crois que je vais attraper des trucs genre tétanos ou j'sais pas me changer en mutant ? "

Sa mère sourit :
" Je me demandes comment mon fils aussi intelligent peut être un tel rêveur ? Allez ! Debout ! Harvey va t'attendres et tu vas rater le bus ! ", elle l'embrassa et quitta sa chambre.

Plus tard, Doug retrouva le lycée et Harvey, celui-ci, tout excité, ne cessait de dire qu'il avait une surprise, que Kim, avait tout arrangé. Depuis que ces deux-là sortait ensemble, son copain faisait tout pour que Doug soit pas le seul célibataire, mais tous ces rendez-vous arrangé, ça se terminait toujours en eau de boudin : Kimberley avait une notion spéciale des filles faites pour Doug, cette fois-ci, il suivit Harvey sur le terrain de sport et son grillage protecteur, au milieu du terrain, se tenait Kimberley et une autre fille, une brunette habillée comme Poison Ivy avec un arc en bandoulière. L'inconnue ouvrit la bouche et dis :
"Allez, Doug ! Y a une pompom girl pour toi, là ! Debout ! "*

*Putain ! C'est quoi c'délire ? Ayeuuh ! Putain ! Mes côtes ! C'est que ça fait mal tout ça ! Et mon bras qui me fait un mal de chien ! J'me rappelles ! Mais arrêtez de me taper !"

Le jeune homme tendit la main et retint le pied de la jeune femme, il ouvrit les yeux et vit la brune qui tentait de le réveiller tout en guettant une chose qui semblait l'inquiéter :

(chuchote)"C'est bon, j'suis réveillé ! Pas frais, mais réveillé ! Vu mon état, je serais plus utile en faisant ce que je sais faire le mieux ! Échapper aux connards dans les rues de la ville, où me cacher dans le parking du Lycée ! je pourrais me faufiler entre les tentes et attirer les Z plus loin de vous tous ! Et y a aussi la grenade fumigène, ça peut attirer les Z ! Ou alors je vous suis, Seth et toi comme le brave boulet que je suis !"

Après s'être relevé avec difficulté et récupérer le pistolet-taser, si Melody et Seth sont d'accord avec sa suggestion première, il ira se déplacer en courbant le dos vers un pan du grillage éloigné et le secouera pour attirer les rôdeurs. Sinon, il suivra les instructions données et tentera de les suivre au mieux !

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mer 13 Mai - 16:49
La main posée sur le rebord de la fenêtre, comme si elle ne souhaitait en aucun cas perdre ce point de repère, cette échappatoire qu'elle proposait alors à ses deux congénères, elle garda le regard braqué sur eux, insistant sur le fait qu'il était sans doute nécessaire, voire primordial, qu'ils se décident à venir jusqu'à elle.
Ivy fut la première à arriver à ses côtés, et elle fut plus que soulagée de voir que Brooks avait suivi de près. Avant qu'ils ne parviennent jusqu'à elle, elle s'assura une dernière fois que la pièce était bel et bien vide de danger potentiel pour ne pas offrir une voie plus dangereuse de ce qu'ils venaient de quitter.

Elle espérait ne pas tomber sur l'un de ces enfants qui avaient jadis occupé l'école, revenu d'entre les morts, car elle savait pertinemment qu'elle ne saurait pas y faire face en dépit de tout le bon sens qui l'avait conduite à se dire que cet être-là n'avait plus rien d'humain. Car si une guérison était bel et bien possible, alors elle ferait partie de ceux qui auraient supprimé une nouvelle chance à des gamins. Elle préféra ne pas y penser et se concentrer sur les faits, et pour l'heure, leur survie était importante.

La jeune femme lui commanda de passer la première, et sans s'indigner, ni même avoir l'air de s'en plaindre, elle obtempéra. Après tout, si un danger subsistait bel et bien, elle en serait ainsi la première avertie, et la première à subir son erreur. Souplement, après avoir rangé son arme dans sa poche de pantalon - et heureusement que la taille de ce dernier le permettait - tentant d'ignorer son  mal de crâne qui cessait tout de même petit à petit, elle se hissa sur le rebord de la force de ses bras, poussa les vitres vers l'intérieur, et se laissa glisser à l'intérieur, s'écartant immédiatement sur le côté pour laisser assez de place à ce qu'on la rejoigne.

" Tu as raison", murmura t-elle en réponse à Brooks.

Se saisissant de la radio à sa ceinture, elle haussa un sourcil interrogateur vers Ivy tandis qu'elle évoquait son nez, la poussant à un nouveau geste de sa main à ce dernier, avant de saisir le morceau de tissu tendu et de le presser contre ses lèvres.

"J'en sais rien... il s'est passé une chose... très étrange dehors... je ne sais pas vraiment quoi... c'est complètement absurde. J'ai eu soudainement un mal de crâne effroyable et un espèce de vertige..."

Comment mettre des mots sur ce qu'elle avait du mal à définir ? Soupirant, abandonnant la tentative, elle observa Brooks les rejoindre avant d'utiliser la radio sur la fréquence qu'ils avaient déterminé.

"Melody ? Seth ? Doug ? Ici Elizabeth. On est entrée dans l'école par une fenêtre. L'extérieur était un peu trop garni de ces dégénérés, on a dû se replier."

Maintenant qu'ils étaient à l'intérieur, il n'y avait plus qu'à suivre un nouveau plan... celui de voir si Matthew et Samuel avaient bel et bien trouvé refuge ici. Quelque part, elle se sentait davantage en sécurité dans l'intérieur d'une bâtisse, même si cela n'avait rien de raisonnable, car elle se doutait que le danger pouvait surgir de n'importe où.
La réalité, c'est qu'elle avait juste l'impression, à chaque fois qu'elle changeait de décors, et l'espoir aussi, que le nouvel endroit serait plus sécuritaire que celui qu'elle venait de quitter. A tort.

S'ils ne l'avaient pas fait, Elizabeth irait fermer la fenêtre après leur passage respectif puis la porte, attendant la suite des décisions.

Evènements

Anonymous
Invité
Mer 13 Mai - 23:36

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 13°.  
Activité : Le camp militaire s'est animé, et des coups de feu laissent entrer un vent de menace supplémentaire sur le camp.
Heure : Environ 8h18.


Résolution Tour VII


Melody : Sous tes agissements, certes peu délicats, mais visiblement efficaces, Doug se réveille avec toute la difficulté du monde, vaseux à souhait, et se met à parler. Si tu as une certitude, c'est qu'il ne s'est pas transformé en rôdeur, du moins, pas encore.
Tu observes les environs par prudence. Derrière, le mort près de la tente que tu avais vu plus tôt partir, mais qui t'avait repéré à ton approche audible jusqu'à la tente, continue sa lancée dans ta direction malgré la légère distance que tu as pris en rejoignant Doug et Seth. Et de l'autre côté, celui qui a jeté son dévolu sur Seth. Un Seth qui laisse d'ailleurs le jeune homme faire office d'appât en reculant près de toi vers l'arrière le temps que la créature se rapproche et soit à portée de sa batte, et donc quasiment au contact de Doug pour agir.

Sa frappe en dépit de son élan n'a rien d'exceptionnelle et encore une fois, le coup percute le mort sans l'achever dans l'immédiat, ce qui met Doug et potentiellement Seth en difficulté. Par la situation et tes choix tu es forcée d'intervenir. Tu fais deux pas en arrière par prudence et lances ton couteau à très courte portée alors que les doigts griffus se tendaient avidement vers ton compagnon. La lame se plante dans son crâne, perforant par la même occasion la cervelle du cadavre qui s'écroule sur l'adolescent. Peut-être que tes précédents essais t'ont servi d'expérience, en tout cas, cette fois-ci tu atteins bel et bien ton but, ce qui supprime l'un des deux potentiels danger.

Juste après, la radio se met à grésiller si tu l'as laissé en veille dans l'une des poches de ton sac à dos, tout comme celle de Seth et tu reçois un message d'Elizabeth. Parallèlement quelques coups de feu surviennent, puis un court silence, avant d'être suivi par une véritable rafale tout aussi stridente. La résonance de la cour de récréation ne vous permet par d'estimer le lieu exact du boucan, mais cela provient de l'école dans tous les cas.

Seth : Sous les coups de pied, certes légers, mais persistants de Melody, Doug finit par se réveiller. Bel et bien encore vivant, il se met d'ailleurs à parler. Tu recules alors pour te servir de Doug comme appât, un adolescent qui émerge et  porte toute la peine du monde à effectuer le moindre mouvement. Lorsque le rôdeur est quasiment sur lui, tu lances ton coup de batte mal assuré qui percute la créature, mais ne la tue pas, sa boite crânienne plus solide craquant sinistrement sous ton assaut sans atteindre le cerveau. C'est la lame de Melody, lancée à quelques pas pour venir à votre assistance, qui l'achève en se plantant directement dans le crâne fissuré et perfore le cerveau nettement. Dans sa mort, définitive, le rôdeur s'écroule sur Doug qui avait à peine eut le temps de récupérer son taser, le clouant au sol sous sa carcasse.

Juste après, ta radio se met à grésiller si tu l'as laissé en veille, peut être celle de Melody aussi depuis son sac et tu reçois un message d'Elizabeth. Parallèlement quelques coups de feu surviennent, puis un court silence, avant d'être suivi par une véritable rafale tout aussi stridente. La résonance de la cour de récréation ne vous permet par d'estimer le lieu exact du boucan, mais cela provient de l'école dans tous les cas.

Doug : Évanoui sans doute sous le coup de la douleur, puis revenu à toi d'une manière peu agréable, à coups de pied certes légers, mais persistants, tu reprends conscience avec un mal de crâne lancinant et toute la difficulté du monde à trouver tes repères. Qui tu es tout d'abord, puis où tu es, et finalement à remettre en ordre la situation.
Ton bras est, malgré le bandage qui semble être apparu comme par magie entre ton black out et ton retour, toujours très douloureux. Une douleur d'ailleurs assez difficilement supportable car ta plaie se met à brûler par dessus le marché maintenant. Tu retrouves tout de même le taser abandonné au sol et t'en empare fébrilement, les fléchettes de l'arme demeurées plantées dans le rôdeur abattu, il faudra rembobiner.

Tu constates à ce moment là que Seth recule et semble se servir de toi comme d'un appât au zombie qui se rapproche de vous, surtout de toi, au delà même du raisonnable. Les actions suivantes s’enchaînent à une vitesse que tu ne parviens pas à maîtriser dans ton état trop peu remis, voyant la créature recevoir un coup de batte, puis un couteau qui se fige dans son crâne brusquement, pour qu'elle ne s'écroule finalement sur toi, te clouant à nouveau au sol.
La radio de Seth se met à grésiller, et peut-être celle de Melody aussi, faisant entendre un message d'Elizabeth. Parallèlement quelques coups de feu surviennent, puis un court silence, avant d'être suivi par une véritable rafale tout aussi stridente. La résonance de la cour de récréation ne vous permet par d'estimer le lieu exact du boucan, mais cela provient de l'école dans tous les cas.

Ivy, Elizabeth & Brooks : Ivy et Brooks rejoignent Elizabeth à la première fenêtre maintenant ouverte, alors que les trois autres rôdeurs se sont avancés, mais ils ne sont pas les seuls : outre la femme enflammée qui s'est finalement redressée et avance à son tour au devant du trio, c'est un cinquième rôdeur qui a repéré votre animation depuis l'autre coté du campement avant que vous ne disparaissiez dans l'angle du bâtiment. Il s'est avancé, chose que vous ne savez pas forcément.

Une fois à la fenêtre, Elizabeth sera entrée en première, un peu aidée par Brooks car elle paraît plus gracile et agile dans ses mouvements, alors qu'Ivy aura davantage besoin de l'aide du grand homme pour grimper à la fenêtre et entrer à l'intérieur. Brooks aura pu, durant ce laps de temps, voir les trois créatures conduites par la torche non-humaine qui ne cesse maintenant de brûler davantage, son visage devenant toujours plus noir et ses yeux toujours plus globuleux. Enfin, tandis que la menace n'était plus si loin que ça, il pu à son tour se hisser non sans efforts et parviendra à se mettre à l'abri - du moins pour cet instant, dans cette pièce abandonnée.
Elizabeth ne perdra pas de temps à venir fermer la fenêtre à la suite de l'homme et vous pouvez ainsi prendre le temps de souffler une minute, échangeant et prenant contact avec l'autre groupe que vous aviez perdu de vue depuis presque le début. Tout en pouvant constater l'état déplorable des lieux : un bureau de secrétaire, sans doute, saccagé, bureau retourné et une montagne de documents éparpillés aux quatre coins, sans compter le fauteuil, les tables et autres chaises disposées, sans doute destinées à l'origine aux élèves récupérés, qui sont entassés près de la porte malgré tout ouverte.

La disposition des meubles sans vrai intérêt laisse penser qu'une tentative de barricade a été menée sans réussite. Les armoires n'ont pas bougé en revanche mais sont grandes ouvertes. Les rôdeurs ne sont pas encore arrivés jusqu'aux fenêtres, et ce calme renouvelé vous donnera, après quelques instants supplémentaires de silence, l'occasion de percevoir un léger bruit venant de l'opposé, hors du bureau et de la porte ouverte...

Ça commence par des sons que vous n'identifiez pas, puis une sorte de râle, différent de celui des montres qui vous ont attaqué, et cela se termine par des mots que vous ne pouvez distinguer qu'en offrant toute votre attention :

« Ici... par ici... s'il vous plait... »

La voix transparaît enrouée et souffrante. Sa destination ne doit pas être loin de cette porte, mais vous ne savez pas ce que vous trouverez en la dépassant. Un bruit beaucoup plus violent survient à la suite et brise l'ambiance pesante qui s'était installée. Vous ne le comprenez pas non plus sur le coup, jusqu'à ce que ce même bruit se répétant beaucoup plus avec un écho plus brutal encore ne vous permette de mieux discerner son origine : une rafale de coups de feu, provenant de très en haut dans le bâtiment.

+++

Samuel : Tu prends position, ayant vérifié l'arme qui ne peut tirer qu'en automatique, il te faudra faire avec, d'autant plus que la précision n'est pas son domaine. Tandis que tu te prépares à passer à l'acte, tu peux voir que l'homme retente la poignée, plus doucement, sans succès encore. Bloquant ta respiration, tu suspends le temps dans la foulée et finalement, le coup - ou plutôt la mini-rafale part : tu as l'impression alors qu'une enclume est venue te percuter l'épaule pour te la déboîter, tant le recul de cette arme dont tu n'as plus l'habitude pour X raisons et la fatigue jouent en ta défaveur dans le choc. Tu es déstabilisé par l'action et les balles frappent la vitre de la porte qui se perce en un éclat strident.

Tu te mets à couvert, percevant un « Putain ! » apeuré très distinct coté porte, sans pouvoir confirmer le fait de l'avoir touché ou non, mais même si c'était le cas il n'était pas abattu. Un temps de silence se réinstalle et quand tu tentes de venir te repositionner pour tirer un second coup, tu es devancé par une rafale qui fait éclater un odieux vacarme et explose littéralement une fenêtre en arrosant l'intérieur de la classe : tables, chaises et chevalets sont troués de parts en parts pour au moins cinq de ces objets différents et les balles viennent poursuivre leur propulsion jusqu'au mur qui est troué à son tour dans toute la violence imaginable sur une longueur qui part d'une fenêtre éloignée, et rapproche les impacts jusqu'à proximité du bureau.

Tu t'étais remis à couvert durant l'assaut, qui ne met heureusement pas le bureau à l'épreuve. Le temps de d'abord réfléchir, de rester à ta place ou d'aller aussitôt jeter un oeil, tu verras une seule des deux silhouettes, celle qui était à mi-couloir de la classe, longer le reste du couloir en direction de la porte au pas de course, apparaissant de fenêtre en fenêtre.

+++

Tour VIII

Eléments scénaristiques:
 

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 14 Mai - 15:55
Quelques instants après être entrée dans le petit bureau, je laissais Elizabeth contacter les membres de l'autre groupe pour les informer de notre propre situation, laissant mes prunelles naviguer entre la jeune femme et Brooks alors que je pouvais sentir toute la tension et le stress des derniers instants commencer à reprendre le dessus maintenant que je profitais de quelques instants de répit. Les mains tremblantes, le souffle court , de la sueur collée sur le front, mon coeur qui battait encore la chamade alors que mon esprit s'était vu contraint au silence par l'urgence de la situation. Je parcourais le petit bureau de long en large, naviguant entre les feuilles de papiers répandues sur le sol et le mobilier renversé, les bras croisés sur ma poitrine, mes mains frictionnant mes biceps alors que toute l'horreur de mes actes me revenaient droit dans la gueule.

“Oh putain putain putain putain putain...” n'avais-je de cesse de ressasser, dans un murmure presque inaudible en faisant les pas, avant de finalement redresser l'un des fauteuils renversé sur le sol pour m'asseoir dessus, les jambes tremblantes et tressaillantes de secousses involontaires. Je me frottais le visage de ma main gauche, massant mes paupières de mes doigts glissés derrière mes verres alors que la nausée me saisissait les tripes à nouveau.

~ Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Qu'est-ce que je fous là ? Je viens juste de prendre une vie, encore une vie, même si je n'ai rien vu de vivant dans le regard de cette créature. Pas la moindre étincelle, la moindre flamme de quelque chose d'humain ou d'animal... Avons-nous été les mêmes choses avant de revenir ? Non. Il n'y a rien dans ces carcasses putréfiées. Rien à chercher. Rien à trouver. Rien à sauver. C'est à se demander s'il reste quelque chose pour nous là-dehors. Peut être. Probablement. Il y a Samuel, et Matthew, et les autres. Ils ont besoin d'aide. Tuer ces choses était un mal nécessaire, un mal qu'il te faudra réaliser à nouveau ma vieille. Putain... Pourquoi les choses ne peuvent-elles pas être simples ? Je déteste cet endroit. Je déteste ce monde. Et je déteste ce que je suis obligée de faire. Tu parles de perspectives d'avenirs... Tuer pour bouffer. Tuer pour avoir un toit. Tuer pour exister. Jusqu'où va-t-il falloir que j'aille pour simplement espérer survivre un jour de plus ? Devenir une de ces choses à mon tour, dénuée de sens moral ? D'empathie ? De conscience ? Devenir froide, acariâtre et renfermée sur moi-même comme Matthew, blasée des horreurs du monde et du quotidien ? Damn... On peut faire mieux... J'en suis sûre. JE peux faire mieux. Je le sais. Faut pas que je baisse les bras. Faut pas que j'abandonne... Je ne peux pas échouer. L'échec, c'est pour les autres. Je vais réussir. Je DOIS réussir. ~

Je frottais mes yeux embués et rougis de larmes durant de longues secondes, reniflant presque trop bruyamment avant de finalement m'enfoncer plus profondément dans le dossier du fauteuil, serrant le pied de biche poisseux dans ma main droite et le ramenant sur mes cuisses, le visage toujours plus fermé alors que mes pensées intérieures continuaient de divaguer, ignorant les présences de Liz' et de Brooks, du moins jusqu'à ce qu'un râle parvienne à briser mon isolement mental. Levant mes noisettes en direction de la porte ouverte, je fronçais légèrement les sourcils en tendant l'oreille avec attention. Un autre rôdeur ? Encore ? Ces saloperies ne nous laisseraient-elles donc aucun répit ? Je me redressais de sur le fauteuil, faisant quelques pas en direction de la porte ouverte, enjambant les pieds d'une table renversée avec précaution, levant le pied de biche de mes deux mains à hauteur de mon visage, les mâchoires serrées, la tension m'envahissant à nouveau, figeant mes muscles et ma respiration dans l'attente d'un mouvement, d'une menace quelconque. Mais le râle ne semblait pas progresser vers nous, ni même être celui d'un rôdeur à bien l'entendre. Et lorsque quelques mots parvinrent à mes tympans, prononcés d'une voix faible et enrouée, appelant à l'aide, je sortais du bureau sans prendre de précaution, soudainement poussée par le sentiment d'avoir retrouvé l'un de nos compagnons, agissant dans la négligence et l'urgence de l'imaginer blessé et agonisant.

Tournant mon visage vers l'origine de la voix, bien moins alerte dans ma posture en ayant laissé retomber mon bras armé, je pris la parole d'une voix tremblante, partagée entre le soulagement, la crainte et l'hésitation.

“Sam !? Matthew !?”

Je fis un pas supplémentaire, hésitante, en direction de la voix, lorsqu'une série de détonations sourdes éclata quelque part au-dessus de ma tête. Résonances étouffées par plusieurs épaisseurs de murs mais qui m'obligèrent à m'accroupir, mon visage blêmissant et mon cœur sautant dans ma poitrine.*Putain !*

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Jeu 14 Mai - 19:22
Sitôt la fenêtre refermée Brooks se laissa glisser le long du mur de la salle. Cherchant un peu de semblant de repos. Ces nerfs était à vif et ses tempes était secouer par un influx sanguin. Il se sentit vertigineux et incapable de se calmer.
Ces yeux passaient tour à tour sur chaque éléments de la pièce sans s’y attardait moins d’une demi-seconde. Les tables, secrétaires, papiers, Ivy, Elizabeth tout y passa sans le moindre oublie. Il cherchait, sans en prendre conscience, un quelque chose qui serait en mesure de satisfaire le masse d’information que son cerveau s’était apprêté à recevoir. Comme s’il avait ouvert grand sa gueule pour digérer les évènements de l’instant puis se retrouvait soudainement privée de ce qu’on lui avait promis.

D’un geste vif s’étira du long pour attraper un paquet de feuille et un stylo, puis les fit revenir à lui du bout des doigts dans un geste bien plus lent. Il regarda ce dernier et la publicité sans intérêt pour une obscure entreprise qui n’existait plus et enfourna le tout dans une de ces poches intérieures. Ça lui avait manqué de ne plus avoir un bout de papier pour gribouiller ces notes à la volée ou étayer ses pensées. Une sorte d’exutoire mémoriel pour ne rien perdre et concrétisé ce qui sortait de son esprit.

Ivy avait fini faire les cents pas et une fois assise elle sembla plongée en prise avec son propre conscient. Et cette soudaine immobilité le fit brutalement revenir sur terre. Brooks aurait bien aimé l’aider, lui parler, mais il n’arrive même pas à réfléchir. Il la regarda longuement, luttant contre elle-même, et sentit particulièrement lâche de ne pas pouvoir lui proposer le moindre réconfort.  

« Ouais putain… Je te le fais pas dire… » Répondit-il alors au mot de dépit de la jeune femme, la voix fatiguée.  

Puis il se retourna vers Elizabeth, il se sentait injuste envers elle. Ne l’ayant pas vraiment prise en considération alors qu’elle n’avait en aucun cas besoin de faire ses preuves. Elle venait très largement de les faire. La tête baissé, il prononça quelque mot à son intention. Dans l’espoir de corriger une faute qu’il pensait avoir commise.

« Merci, Liz… Sans toi je serais probablement mort. » Puis sans même sans rendre compte, il parla à ses deux alliées et sa voix se fit de plus en plus fragile au fur et à mesure qu’il parlait. Et que l’ascenseur émotionnel redescendait. « En fait vous m’avez toutes les deux sauvez la vie… Et, je suis désolé... j’ai rien… rien à vous proposer…  Je sais pas me battre, je sais pas être utile… Je suis qu’un putain de clochard cramé et un peu félé…  Et je… »

Entendant soudainement une voix qui fit réagir Ivy comme une flèche, il releva soudainement la tête, coupant court à son monologue. Un regard attentif aurait pu remarquer que ses yeux étaient humides et son regard perdu. Il se passa la main sur le visage, à croire que l’époque ne vous laissait pas le temps de vous apitoyer sur votre sort.

Se levant péniblement, il rejoignit sa comparse, sortant au préalable le kit médical qu’il avait sur lui. Même si ces capacités de médecin se limiteraient probablement au simple pansement. Une prévention tout de même utile au vue du sentiment de souffrance qu’avait émis ces maigres paroles.

Puis son rythme s’accéléra à l’audition des premiers coups de feu. Tout allait de mal en pire. De nouvelles menaces potentielles, bien mieux armées et intelligentes.  Des hommes du fameux Marchand probablement. Ils en avaient parlé pendant le débrief. Il se sentait las de toute cette connerie humaine. Il n’espérait juste pas qu'un des leurs soit pris dans la fusillade.

Si le lieu d’où vient la voix semble sécurisé, il passera son kit de secours à quiconque serait plus à même de l’utiliser que lui. Se sachant foncièrement inutile dans ce genre de situation. Dans le cas où l’on s’occupera de la personne, il commencera à fureter très discrètement dans l’école pour trouver n’importe quel matériel, militaire ou non, susceptible de l’aider contre cette nouvelle menace.  
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