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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

En Quête de Survivants - 17/01/35
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Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 17:58
Elizabeth resta un long moment interdit et immobile face au spectacle macabre, et à l'homme qui semblait atteint d'une souffrance extrême. Sa main agrippait le kit que Brooks lui avait tendu tout en savant pertinemment qu'elle ne saurait rien en faire. Toutes les faibles notions de médecine qu'elle avait apprise à l'école dans la filière générale avaient disparu en même temps que la plupart des choses qui lui avaient pourtant semblé acquises. Et cela, depuis son réveil il y a un mois.
Elle se pinça les lèvres jusqu'à les faire blanchir, avant de sillonner avec prudence dans le couloir derrière Ivy, jusqu'à ce que le grésillement de la radio se fasse enfin entendre et qu'une réponse lui parvienne. Immédiatement, elle se saisit de l'appareil et appuya sur la gâchette pour répondre :

" On a entendu, mais c'est pas nous. Ca vient de l'étage, mais on a un ..."

Pas le temps de finir sa phrase ou de couper la transmission que la fureur de l'autre femme éclata dans tout le couloir, et probablement tout l'étage. Ce n'était pas impossible que Seth, et ceux de l'autre côté de la radio, aient d'ailleurs également entendu la violente voix d'Ivy.
Oubliant sa transmission face à ce qu'elle jugeait inconsidéré et non mesuré, l'ex-psychologue avança précipitamment, en évitant les détritus douteux sur son passage, et ceux plus encombrants qui l'auraient gênée, pour saisir Ivy par le bras et tenter de l'empêcher de commettre plus de dégât.

"Ne fais pas ça ! Comment tu peux être sûr qu'il fait partit des autres ? Et si c'était un pauvre type aussi coincé que nous ici, pris dans le feu ennemi. T'es folle !"

Il y avait quelque chose qui bouillait en elle. Elle ne supportait pas que l'on ne s'en prenne à plus faible qu'autrui, et à plus forte raison si, en l'occurrence, l'homme était incapable de se défendre, déjà aux portes de la mort, sans doute mordu elle ne savait où. Elle ne disait pas qu'elle n'avait jamais cédé elle-même à la colère, et ça serait d'ailleurs un euphémisme, mais pour le coup, elle préférait défendre le pauvre bougre de la folie furieuse qui s'était déclenché.

"Calme toi ! Tu vas attirer tous les rôdeurs alentours sur nous, c'est tout ce que tu gagneras. Prends le temps de réfléchir ! Tu crois qu'il va te dire quoi si tu l'achèves ? Et si tu te rends compte que c'est juste un type normal, un type comme nous, hein ? Regarde le ! Il est plus que mal là !"

Elle essayait tant bien que mal de rationaliser son amie, quitte à la secouer un peu. Sa voix ne portait pas autant bien entendu que celle d'Ivy, même si le mal était déjà fait. Et puis une nouvelle rafale perturba ses pensées. Elle avait la crainte réelle d'aller voir ce qui se passait là-haut, et ça sentait plutôt mauvais... mais si Matthew ou Samuel était concerné, ne se devaient-ils pas de faire quelque chose ? Anxieuse, elle observa autour d'elle, en essayant de maintenir Ivy à distance du bonhomme blessé, si d'aventure un dégénéré s'approchait....

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 19:37
Il sentit sa semelle collait légèrement au sol, comme si il marchait sur un mince filet de boue. Sauf que celle-ci était rouge sombre.
Lentement ses yeux remontèrent à la source. Un cadavre putréfié allongé, baignant dans ses liquides corporels. Son avant-bras gauche était brisé et lacéré, on pouvait voir l’os jaunâtre à travers les lambeaux de peau. Et son visage n’était plus que moitié. Tout la partie droite avait été arrachée et s’était répandu sur le sol derrière lui. Sa mâchoire n’avait plus rien à quoi se raccrocher. Elle pendait dans le sang, dans l’axe opposé au visage.  Brooks fixa longuement cet œil vitreux qui lui faisait face, lui transmettant toute cette froideur que son esprit accepta docilement.

« Comment peux-tu encore saigner… » Dit-il au mort autant qu’a lui-même. Son sang n’aurait-il pas dû coaguler lors de sa première mort ? Dans l’absence de réponse il l'ignora et pris point à point la scène dans sa globalité. Ces deux comparses ayant eux aussi rendu l’âme. Le bordel du mobilier jeté de façon disparate dans une confusion absolu.  
Scène qu’il arpenta, au propre comme au figuré, dans un calme absent. Une peinture du chaos sur une toile de sang. Il se demanda si aucun artiste n’avait jamais été assez fou pour transposer un cadre aussi dantesque et l’affubler du nom d’art.

Comme bruit de fond, il entendait Ivy et Elizabeth aux prises entre elle face à l’homme. Se contentant d’écouter, il tira les conclusions qu’il estima nécessaire. Aucune menace directe, ni Matthew, ni Samuel. Et Elizabeth qui avait, selon lui, fait correctement face à une Ivy à qui les nerfs avaient officiellement lâché. Comme lui précédemment mais d’une façon moins honteuse mais plus dangereuse.

Il s’approcha tranquillement, toujours avec cet air d’absence et une certaine inertie dans ses mouvements. A l’instant il n’était pas ici et présent mais dans son esprit. Farfouillant pour trouver un semblant de solution.
Regardant l’homme allongé à terre, piégé et blessé. Il se dit que Samuel ou Matthew pouvait très bien être dans une situation comparable. Et qu’il ne devait pas perdre la moindre seconde.  Son regard passa sur l’arme posée prêt du malheureux. Où étaient les gars ? Où devait-il cherchait ? Et il n’y avait qu’un indice à cela dont la récurrence lui martelé les oreilles. Le seul autre lieu où il y avait de la vie ici était celui où l’on se battait pour elle. Quelques étages plus hauts.

Revigorer d’une nouvelle assurance, il approcha rapidement des deux jeunes femmes. Posant sa main sur l’épaule d’Ivy qu’Elizabeth tentait de tempérer. Il regarda la petite femme avec un faciès qui se voulait chaleureux et empathique. « Elle a raison Ivy. Et quand bien même c’est un type du marchand, il nous sera plus utile vivant que mort. » son regarda fixa alors  sévèrement l’homme, lourd de sens et de sous-entendu.  Brooks ne croyait pas à ce qu’il disait, il ne voulait pas imaginer ce que l’homme comprendrait de ses dires. L’objectif était simple, lui rajouter une couche de pression pour que les filles obtiennent les réponses qu’elles souhaitaient.

Puis prestement, en se désintéressant totalement de l’homme, il ramassa son arme à feu. Il n’y connaissait rien à ce sujet, incapable de dire le modèle qu’il avait dans les mains, ni comment il fonctionnait dans son entièreté.  Le tenant fermement, il quitta la salle avec le même empressement que précedemment. Les deux femmes déjà dans son dos, il leur souffla sans s’arrêter : « Je vais voir ce qu’il s'passe en haut ! ». Puis il les laissa avec l’individu à la merci de tout. Elles étaient bien suffisantes pour ce qu’il y avait à faire, et lui n’avait rien à y faire.

Il repartit en direction du couloir à la recherche des escaliers qu’il grimpera aussi vite que possible jusqu’un peu avant l’étage ou semblait avoir lieu la confrontation. Dès lors qu’il se pensera audible de la menace, Brooks tâchera de faire preuve d’un maximum de discrétion et de prudence. Mais au préalable de cela, et à l’abri des regards, il s’accordera un court instant pour vérifier le chargement et le fonctionnement de l’arme.

« Fait chier, je vais probablement encore mourir … » soupira-t-il.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 21:40
Doug regardait les deux autres s'activer, ceux qui lui gueulaient dessus, ceux qui tentaient de cacher leur tendresse inquiète sous un masque de froideur feinte. Il regarda Seth quand celui-ci revint le soigner, pas gêner de son attitude ignoble, puis de nouveau, l'abandonner pour s'occuper d'un Z borgne. Et toujours ce mystère qui plane : qui produit les coups de feu ? Ami ou ennemi ?

La radio avait donné une indication de l'endroit où se trouvaient les autres et sans doute que là-bas les choses étaient plus claires, ici c'était le chaos ! Doug un peu trop fatigué, se serait contenter de rester sous une tente et de dormir un peu, mais ses camarades n'en serait sûrement de cet avis. Il pensa aussi au froid de la nuit et se rappela les sacs de couchage éparpillés au sol : il en voulait un, un vert kaki style militaire.

Il regarda ses compagnons et dit :" (chuchote)Bon, on fait quoi ? On rentre dans l'école où on attends d'avoir tués tous les Z de la cour ? Moi j'vous suis, hein ?"

*Putain ! J'ai mal partout ! Fait chaud, non ? Je vais m'asseoir un peu et attendre mes collègues, j'en peux plus de ces conneries ! Je vais devenir un Z moi-aussi ? Mourir encore ? Me réveiller ailleurs encore ? Quelqu'un peu me dire c'est quoi le délire ? On devrait se casser loin de tout ça ! Dommage pour les autres ! On fait quoi contre des flingues ? On a déjà du mal contre des morts désarmés, alors ?

Puis le jeune homme s'accroupira sur le sol attendant ses compagnons, l'air un peu somnolent

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 23:30

En Quête de Survivants

Temps : Il est le petit matin. Le ciel est nuageux, il n'y a pas de vent. Il fait 13°.  
Activité : -.
Heure : Environ 8h27.


Résolution Tour IX


Melody & Seth : Le contact par radio prit par Seth lui offre une réponse quasiment immédiate de la part d'Elizabeth, et d'ailleurs un peu étrange sur le contenu (Voir répliques d'Elizabeth & Ivy). Mais plus important que cela, un danger identifié arrive fatalement, dans son inexorable marche.

Seth, le repas sélectionné par le rôdeur borgne, s'avance alors au contact de ce dernier dans l'espoir de réduire à néant, définitivement, sa non-vie. Avide de chair et de sang frais, la créature s'avance vers lui en gémissant toute sa faim, annonçant la couleur de ce qu'elle compte, sans son unique instinct, faire de ce repas de choix. L'odeur nauséabond de ce corps putréfié parvint finalement aux narines de l'homme à l'instant même où il estime que la distance entre lui et son arme est suffisante pour l'atteindre.
L'élan prit, il envoi l'objet métallique en direction de son visage qui, une fois de plus, ne fait que percuter moyennement la surface crânienne du rôdeur, ne le poussant qu'à prendre un recul déséquilibré vis à vis de lui, sans même entamer sa vigueur, ni son appétit d'ailleurs. Il faudra vraiment un entraînement pour réussir à pouvoir faire mieux de cette arme.

Et alors que ce dernier reprenait de sa robustesse, voir même davantage en accélérant le fatidique moment de son repas bien mérité comme si la frappe l'avait plus enragé encore, les doigts allongés vers Seth, c'est un nouveau lancé de couteau de Melody presque parfaitement maîtrisé, dont la lame percute la boite crânienne de la créature dans un chuintement visqueux, qui achève le trépas de ce mort qui ne voulait pas aller en enfer. Il tombe en arrière et s'écrase au sol, laissant le reste de la cour dans un silence pénible et presque dérangeant au regard des derniers événements.

Vous sentez peu à peu une odeur de brûlé qui se répand sur les lieux.

Doug : Tu assistes au spectacle forcé de tes camarades tandis que ta blessure te lance de plus en plus. Les soins précaires apportés par Seth ne semblent n'être d'aucun secours, voir pire, un gratouillement incessant t'empêche d'accéder à ta blessure, mais peut-être que finalement, cela vaut mieux ? Dans tous les cas, ton malaise grandit, car tu sens que cette blessure, aussi futile qu'elle aurait pu être dans d'autre circonstance, provoque davantage de maux dans ton corps qui ne comprend pas ce qui commence à lui arriver.
Bien entendu, cela ne te laisse pas - encore - complètement incapable du moindre mouvement, de la moindre parole, ou même de la moindre pensée cohérente, mais elle marque assez tes actes comme si une fièvre grippale commençait à gagner du chemin. A croire que l'histoire se répète...

Eléments Scénaristiques:
 

Ivy, Elizabeth & Brooks : L'éclat d'Ivy aurait fait trembler les murs du couloir si sa voix suffisait à cela, tant la colère éclatante résonnait dans le corridor ravagé. L'homme au sol, qui souffrait très visiblement et semblait avoir toujours plus de mal à rester éveillé, fut pourtant surpris et même terrifié de voir la jeune femme s'emporter, faisant la seule chose qu'il était capable de faire alors : attendre et donner l'impression d'être prostré si son énergie ne s'était pas envolée aussi vite que son courage et l'empêchait de pouvoir se cacher le visage de ses mains qu'il ne pouvait plus relever.

Le coup porté par la godasse d'Ivy ne suffit pas à dégager le meuble mais puisque ce n'était pas l'objectif ni l'intérêt, c'était suffisant en soi : le meuble vibra sous le choc en se déplaçant à peine, mais cet à peine suffit à arracher à l'inconnu qui portait toujours le gilet pare-balles un gémissement de douleur atroce. Peut être même aurait il hurlé si il n'était pas abattu par la souffrance, à croire que sous ce meuble, l'état de ses jambes et peut être même de son bassin était si déplorable que le moindre mouvement le faisait grandement souffrir. Elizabeth intervint pour tenter de calmer sa camarade, tandis que Brooks venait ajouter une couche à sa façon, avant de récupérer l'arme et laissant les deux femmes sur place, s'engagea dans le couloir en devant passer au travers de meubles et de chaises dont les positions demandaient un peu de sport pour passer.

« C'était p... ! » Tenta l'inconnu d'hurler alors que lui-même ne supportait plus la douleur et la pression, mais il fut bien vite ravisé par le fait que le moindre mouvement ou effort était cher payé par ses probables meurtrissures. Il tenta de respirer, aussi difficile que ce soit, et reprit d'une voix bien plus peinée, ses yeux rougis laissant sentir qu'il n'avait envie que de pleurer. D'un coup, il faisait plus jeune qu'au premier abord. « J'ai fais que suivre les... les ordres moi. Je voulais... »

Il toussa bruyamment et subitement, se penchant sur l'armoire en raclant si fort sa gorge que l'on aurait cru qu'il cracherait ses intestins. Il tenta de reprendre, cédant à la panique mais sa voix brisée était devenue instable.

« Je voulais pas ça, je voulais juste m'en sortir... il nous avait promis... la fille, on était - on était, on était venu pour... la fille. Et ce type il est s... sortie de nulle part. Il les a tués... il a tué les autres... je l'ai vu... je l'ai vu trancher la gorge de... je voulais PAS ! »

Beugla t-il de toutes ses maigres forces, comme si il était sur le point d'agoniser pour de bon d'une seconde à l'autre.

Spécial - Brooks : T'éloignant avant d'en apprendre plus sur l'homme, tu progressas tant bien que mal dans le couloir avant de voir une embouchure sur ta gauche, à quinze pas des filles. T'engageant puisque le fond du couloir semblait fermé de tout autre accès, tu avances dans ce nouveau corridor beaucoup plus court et sans porte et débouche sur ce qui doit être le hall : un grand espace, de multiples portes présentes sur ta gauche sur le long d'un mur dont une bonne partie est approfondie vers l'intérieur, identifiant le préau qui s'enfonçait sous le bâtiment. Les portes devaient permettre d'y accéder.

Ce grand espace comprend également plus loin devant toi de larges escaliers métalliques et une demi-douzaine de corps traînent de parts et d'autres à une certaine distance de toi. A moitié de la distance qui te sépare des escaliers, tu vois une traînée de sang venant d'une des portes menant au préau et remontant très visiblement les fameux escaliers. A droite, d'autres et vastes murs contenant d'autres portes menant vers d'autres endroits. Te dépêchant de tenter de rejoindre la source des coups de feu, tu t'élances vers les escaliers au pas de course et commence à les grimper, celui-ci se scindant en deux autres escaliers à droite et à gauche.

Cependant bien vite, tu constates qu'il n'y a plus de coups de feu depuis que tu as quitté le couloir, et chaque étage vers lequel tu t'engagerais présentera un couloir restreint donnant sur une double-porte battante, et ainsi vers d'autres espaces, des salles de classe ou d'autre type, peut être d'autres structures. Quatre étages en tout. Sans coup de feu, tu n'es plus guidé, il va te falloir faire un choix somme toute assez... hasardeux ?

+++

Samuel : Tu te débrouilles plus ou moins bien pour imiter l'arme que tu décharges et recharge, même si pour d'obscures raisons ce n'est pas aussi évident, encore moins rapide, que pour ton arme de poing dont tu as pourtant retrouvé la pratique. Interpellant les hommes au dehors, tu patientes, attendant une réponse qui puisse t'aiguiller sur leurs positions, leurs états et bien sûr, leurs intentions. Ta jambe te fait de nouveau très mal et gêne de plus en plus tes déplacements, le besoin de soin se faisant davantage ressentir au risque que cela ne devienne très alarmant.

Mais rien ne vient en réponse. De ce bruit s'éloignant que tu avais perçu plus tôt, ne reste qu'un silence entier. S’évertuent-ils à faire semblant eux-aussi pour te tromper ? Ont-ils disparu comme par magie ? Ont-ils filé en douce ? Ou attendent-ils derrière cette porte que tu fasses l'erreur qui leur donnerait le moyen de t'avoir ? Sont-ils abattus par tes tirs ? Impossible à dire quelque soit le ou les options que tu envisages, et si ces types ne sont pas abattus, si ils ne sont pas blessés et si, encore, ils sont capables d'agir de façon cohérente, leur discrétion doit être alors de niveau d'élite, car tu ne perçois vraiment rien.

Le temps passe, tu continues d'appréhender ce qui pourrait se passer pistolet à la main. Après un temps qui aurait pu paraître un peu trop long, tu perçois un nouveau bruit de fond qui met fin au silence mais ne t'aide pas plus : un claquement, comme de multiples chocs sur une surface métallique et vibrante. C'est assez éloigné, sans doute en bout de couloir. Serait-ce les escaliers métalliques que tu avais grimpé dans la nuit avec Matthew ? Cela y ressemble à l'oreille en tout cas et les vitres brisées laissent résonner le son jusqu'ici, sans autre bruitage pour le freiner.  


+++

Tour X - Dernier Tour

Eléments scénaristiques:
 

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 0:24
Rapidement, tenir la position d'observation devint des plus insupportable à cause de sa cuisse blessé. Cela en vint au point qu'il renonça en seulement quelques secondes à continuer de guetter l'autre côté de la fenêtre brisé pour se rasseoir contre le bureau, jambe gauche bien tendue sur l'estrade afin de la laisser se reposer et peut-être lui donner un peu de répit mais aussi l'arme bien agrippée entre ses doigts.

Un long instant se déroula ensuite, des plus silencieux, tellement qu'il s'en étonna même de ne pas entendre les occupants de la cour geindre à propos du tapage diurne auquel il s'était adonné avec ses deux potes vivants. Cependant, il revint rapidement à la réalité, il n'avait pas eu de réponse et ce qu'il pouvait encore percevoir comme de faibles mouvements s'était stoppé. Évidemment, ils pouvaient s'être tirés avant son laïus, ne pas avoir attendu de lui répondre pour se tirer en glissant sur le sol comme des serpents ou être simplement morts, ce qui l'aurait drôlement étonné.

Comment en être certain ? Samuel se posa cette question durant un autre bien long instant. L'adrénaline, l'excitation, tout ce qui l'avait motivé l'instant d'avant s'évanouissait alors pour ne laisser la place qu'à cette douleur lancinante, symptôme d'une blessure toujours plus pressée de recevoir les soins et de cette lourde fatigue que la préparation de la salle et le bref échange avaient diablement renforcée. Ce changement d'état rendit une réflexion des plus élémentaires aussi difficile à cerner qu'une épineuse équation différentielle pour un malheureux lycéen.

Malgré tout, il y parvint et, avec grande précaution, changea douloureusement de position pour observer à nouveau. Toujours rien, aussi approcha t-il la main des pots de peintures vide laissés sur le bureau, cependant, au moment ou il parvint à se saisir de l'un d'eux, d'autres bruits résonnèrent jusqu'à lui, le poussant par réflexe à se tapir derrière le bureau professoral avant de réaliser que ce possible danger n'était pas aussi proche que cela.

Quelques peu indécis à présent, il jugea finalement que tester les hommes présents quitte à rameuter d'éventuels renforts était plus bénéfique que risquer le fait d'être raté par un allié en attendant un signe ou une erreur de deux types qui s'étaient déjà barrés, dans le couloir ou l'autre monde. Aussi, il se redressa légèrement et pressa ses mots cette fois, ayant fort hâte d'en finir avec cette tentative pour pouvoir reposer sa jambe qui recommençait déjà à le lancer désagréablement.


"Un peu fatigués ? Je n'ai pas d'ananas pleins de vitamines bien explosives mais j'ai eu un cadeau d'un soldat fort affamé hier. Attention, M67 peinturlurée !"

Appuyé sur le bureau à l'aide de son bras gauche, il lança, de sa main droite donc, le pot de peinture vide qui pourrait provoquer une réaction quelconque de ses assaillants, à moins que, même présents, ils n'aient bien sentis la supercherie de la part d'un type qui aurait tout aussi mieux fait d'arroser les vitres en premier pour leur offrir cet hypothétique cadeau explosif avant même qu'ils n'aient le temps de réfléchir convenablement. Quoi qu'il en soit, pour ce lancer, il visa la fenêtre brisée juste à côté de la porte, un peu hâtivement sans doute puisque au lieu de prendre ensuite une position de tir adéquate, il se laissa simplement retomber sur l'estrade pour reprendre sa position assise.

Et au final, c'est amusant puisqu'il était bien possible qu'entendre son petit cul buter sur le sol si brusquement rende l'idée qu'il ait vraiment lancé un explosif dans un pot de peinture un tant soit peu crédible. Mais pour l'heure, il balaya cette idée et se contenta du plaisir de laisser à nouveau reposer sa jambe tout en angoissant légitimement de la suite des opérations, l'arme à la main et l'oreille tendue.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 14:51
De nouveau son compagnon galère et la brune doit tenter de lui venir en aide en lançant une de ses lames sur le zombie, de nouveau à la vue de son lancé réussi et presque parfait, elle ne peut s'empêcher de se demander si ce n'est pas le fait de répéter le mouvement qui la fait réussir ainsi. À moins que cela ne soit une espèce de réaction dans son corps qui la fait se concentrer encore plus pour protéger son homme du danger ? Enfin même si c'est un truc du genre, elle espère ne pas avoir à reproduire cela souvent, non pas que cela la dérange de veiller sur lui mais parce que c'est largement mieux quand même si rien ne l'approche de trop près et cela quoi que se soit bien entendu.

Alors que Melody va pour récupérer son couteau, elle entend la réponse d'Elizabeth mais aussi certaines paroles d'Ivy, ce qui ne rassure pas la chasseresse, loin de là même. De ce qu'elle comprend ils ont trouvés un homme qui ne fait pas partie des leurs, bizarrement cela regonfle l'espoir de la brune concernant le sort de Samuel et de Matthew. Et en même temps cela lui indique qu'il y a de grandes chances que les deux hommes soient dans l'école quelque part, ce qui expliquerait les coups de feu à l'étage même si trop de scénarios peuvent être possible là. Melody fini par récupérer sa lame, peut-être pas sans difficulté vu le lancé qu'elle vient de faire, toujours est-il que juste après, elle approche de Seth pour lui emprunter le talkie quelques secondes, juste le temps de lancer un message à 'Liz.

- 'Liz, c'est Melody, on reste dehors, on essaye de vous garder la sortie de libre, faites attention à vous.

Pour une fois que la brune ne passe pas plusieurs minutes à penser à une façon d'agir, elle vient de prendre une décision spontanée et tant pis son envie d'aller se ruer dans l'école à la recherche des deux hommes. Tout comme finalement, elle garde pour eux la blessure de Doug, pas la peine de faire s'inquiéter les trois autres qui doivent rester concentrer le plus possible. Une odeur de brûlé lui parvient aux narines à cet instant précis, elle ajoute rapidement pour 'Liz.

- Quelque chose brûle dehors, je ne sais pas quoi, faites vite si vous pouvez...

Melody redonne le talkie à Seth avant de chercher du regard d'où peut bien provenir cette odeur de cramé qui se répand dans les parages. Qu'elle repère ou non d'où provient l'odeur de brulé, elle restera près de Seth et Doug, prête à les alerter du moindre danger, on pourrait dire que oui elle monte la garde là. Et c'est ce qu'elle fera de toute façon, restant en retrait prête à agir de sa lame sur le moindre zombie qui approche alors que son esprit n'arrive plus à tout analyser à la fois, trop d'informations, trop de données pour le coup, veiller sur les arrières des deux garçons et sur les siens est la meilleure des choses à faire là.

Brooks Thornton

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 17:57
Traçant son chemin à travers le bâtiment, Brooks ne perdit pas excessivement dans la contemplation des cadavres qui jonchaient le sol. Six plus ou moins, dont un enfant. Jeune garçon qui ne semblait pas avoir passé l’adolescence et dont la peau flétrie par la malédiction qui l’avait frappé le rendait excessivement plus vieux.
Il voulut hurler de rage à cette vision, effacer ce visage de son regard. Mais ce n’était qu’un mort et il s’était, il y a peu, remotivé à a la recherche de vivant. Quand bien même cette image resterait à jamais imprimée en lui.
Pourtant ce jeune garçon ne signifiait pas rien. Il prouvait que ce qui sabotait le travail de la faucheuse ne faisait aucune distinction de classe social, d’âge ou de sexe. Terriblement juste et équitable dans sa sélection darwinienne du survivant.

Il enjamba les corps qui lui barraient la route, restant sur ces gardes au cas l’un d’eux n’avait pas correctement été emporté ad vitam aeternam. Comme ce garçon et lui-même, qui avait fait ce choix de celui qui aurait une seconde chance et pas l’autre.  Et il était persuadé que quelqu’un l’avait fait. Quels avaient été leurs critères de sélection ? Ceux qui les avaient poussés à le choisir, lui, homme passablement malade et finalement peu utile plutôt qu’un jeune garçon qui, s’il survivait, pouvait porter en lui l’espoir d’une humanité renouvelée.

D’un léger secouement il effaça ses noires pensées. Il n’était pas l’heure pour ça, il prévoirait un temps quand il serait au campement pour tenter de démêler au moins un minimum ce marasme, ce n’était pas pour rien qu’il avait pris de quoi stabiliser ses ébauches par écrit. Il prendrait également le temps de réfléchir à la limite de confiance qu’il pourrait avoir avec ces gens. Si il pourrait parler avec eux en toute sincérité de ses travers et du conditionnement qu’il s’était forcé à installer. Que leurs compréhensions et acceptations seraient nécessaires s’il voulait en limiter la dangerosité. Surtout que maintenant tout serait tellement plus facile à ce sujet, dans le bon et mauvais sens du terme.  

Il oublia la discrétion, le métal résonnant de l’escalier qu’il grimpait quatre à quatre était comme jouer de la batterie dans une bibliothèque.  Il se contenta de suivre les maigres indices que lui réservé son environnement, entre les coups de feu et la trace de sang. Il avait peur de ce qu’il trouverait au bout. Il ne se sentait pas la capacité d’annoncer le décès de l’un des deux hommes à ses camarades. Ou encore de pire de les voir entre les deux, mouvant et décrépitant à la fois. Il ne se sentait pas non plus de supporter l’ambiance lourde et nauséabonde que subirait le campement le temps que le deuil soit accepté.

La fusillade avait cessé depuis quelque seconde, ne lui laissant que la trace macabre qu’il suivra docilement. Il ne voulait imaginé l'état de celui ou celle qui s’était vidé suffisamment pour laisser un sillon sur plusieurs étages. Probablement exsangue.  Il ouvrirait les portes à double battant, analysant rapidement ce qu’il y verrait et en continuant de suivre l'indice rouge sombre jusqu'à la source.
Ces déplacements seront méfiant et attentif, prêt à réagir violemment si le besoin s’en fait sentir.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 19:48
* Moi, je crois que je vais pas très bien ! Je sens que ça bouge en moi, mes anticorps sont en ordre de batailles ! J'avais chaud t't'à l'heure ? Pas possible ! J'ai froid, oui ! Je cailles des miches, moi ! Tu m'étonnes, aussi ! On est là en plein courant d'air ! C'est quoi c't'odeur ? Un barbeuk ? Oh, ouais ! Un bon hamburger bien cuit ! Avec la sauce qui coule dessus ! Avec de grosses frites et un max de ketchup !! Et merde ! J'ai faim maintenant !

Doug se leva, le rôdeur tomba à l'endroit qu'il venait de quitter une seconde plus tôt ! Repensant à son expérience précédente il frissonna, de fièvre ou de peur, qui pouvait savoir ? Il vit Melody s'avancer vers lui, croyant les remontrances pour un crime qu'il ignorait, il se ramassa sur lui-même, entrant sa tête dans ses épaules. La jeune femme s'empara de la radio de Seth et prévint Liz' que les trois compères allaient restés dehors afin de s'assurer que la zone était dégagée et qu'il n'y avait aucune mauvaise surprise, elle leur signala aussi un possible début d'incendie.

La jeune femme rendit l'appareil et resta sur place. Doug se dit qu'elle semblait en pleine réflexion, il remarqua qu'ainsi, son attitude lui rappelait celle des vigiles de grands magasins. Trouvant que deux paires d'yeux valaient mieux qu'une, il commença à observer les environs avec attention et minutie, tournant lentement sur lui-même, quitte à éprouver une légère nausée ou un vertige.

*En fait, je crois que quand je s'rais grand, je veux ressembler à cette meuf ! Elle assure grave ! On a l'air un peu pourris comme exemple du sexe fort, Seth et moi ! Un batteur pire qu'Harvey et un grand dadais tout juste bon à servir d'en cas aux zombis ! On serais seuls, moi je serais mort et lui, un peu en sous effectif avec deux Z sur les bras, pardon, trois ! J'ai froid et mon bras me fait mal, bordel ! Quand est-ce qu'on rentre ? J'vais rater mon feuilleton !

Quand il eut fait un tour complet sur lui-même,ayant peut-être remarqué quelque chose, même du coin de l'oeil, il se tourna vers ses deux compagnons et leur adressa la parole :

(chuchote) "Dites, vous avez pas froid, vous ? Si c'était possible, j'aimerais bien qu'on trouve un sac de couchage pour m'envelopper dedans, j'ai besoin de me réchauffer ! D'ailleurs, vu qu'on risque d'avoir du mal à revenir ici une fois rentrés au camp, je penses qu'on devrait prendre un max de trucs pour plus tard, pour la survie, y a pleins de trucs utiles là !

Doug se tut attendant de savoir ce que feraient ses compagnons. Une idée s'imposait dans sa tête, il voulait un sac de couchage, avec ses deux camarades, il savait qu'il n'arriverait à rien, il connaissait les cours d'école, il savait se cacher des grosses brutes qui lui voulaient du mal. Il résolut donc un plan d'action :il suivrait ses camarades, s'arrangeant pour rester en queue de peloton si personne ne l'en empêchait, puis, à la première occasion, il irait se faufiler, seul, entre les tentes, tâchant d'éviter les rôdeurs et tout autre agresseur pour atteindre l'endroit où gisait les affaires des anciens occupants du lieu, et surtout les fameux sac de couchage !

Il espérait juste que son état n'allait pas empirer pendant son expédition solitaire, il se pensait capable d'aller chercher ce qu'il voulait et revenir sans que ses deux camarades ne s'en soit rendu compte. Une fois qu'il aurait son trésor, il se moquait bien de se faire remonter les bretelles, de toutes façons, il avait pas de bretelles ! Cette vanne le fit rire doucement *S'ils le pensaient pas déjà, ils vont vraiment croire que t'es un vrai crétin, qui rigole tout seul ! Surtout que c'est pas le meilleur moment ! Y font quoi, les amoureux ?

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 20:50
Sentant la poigne d'Elizabeth se refermer sur mon bras, je détournais mon attention du blessé pour porter mon regard colérique et humide sur elle, écoutant ses propos, ses théories, quelques secondes avant que ce ne soit la main plus conséquente de Brooks qui ne m'empoigne par l'épaule. Ils cherchèrent bien évidemment à me faire entendre raison. Raison... Un terme, un concept qui n'avait à l'instant strictement ni sens ni portée sur mon humeur du moment. Reculant malgré tout de quelques pas, je me dégageai de l'emprise de la jeune femme d'un geste sec et farouche du bras ; m'apprêtant à lui répondre sur le même ton que toutes ses suppositions n'avaient aucun intérêt. Ce type n'était pas des nôtres, point final. Mais ma réplique mourut sur mes lèvres au moment-même où l'agonisant prit la parole. Et ses propos ne firent qu'accentuer ma colère à son égard, en plus de me donner raison vis-à-vis d'Elizabeth ;  ce dernier point m'arrachant un maigre sourire en coin empli d'arrogance et de dédain destiné à ma partenaire. Je secouais la tête à quelques reprises en reportant mon attention sur le mourant, répondant à ses dires sur un ton méprisant, bien que moins rageur.

“T'as même pas les couilles d'assumer tes actes,” lui lançai-je. “Si tu voulais pas, t'avais qu'à rien faire.”

Je sentis ma colère se muer en une haine viscérale, froide et amère ; et si Liz' n'avait pas été présente, celle-ci m'aurait probablement poussé à mettre fin à ses jours à grands coups de pied de biche dans ma perdition. Mais au lieu de cela, elle me poussa à reporter mes reproches envers la jeune femme tandis que Brooks s'en allait voir ailleurs. Dans un temps normal, j'aurais retenu l'homme, ou lui aurait au moins demandé de nous attendre, qu'il était trop risqué de partir seul alors que des mecs usaient de la gâchette quelque part dans le bâtiment. Au-lieu de ça, je laissais le barbu filait en solo, préférant de très loin pointer un index hargneux et accusateur sur 'Liz.

“Juste un pauvre type hein ? Et c'est moi que tu traites de folle ?” Je secouais la tête à nouveau. “Non ! NON ! Qu'est-ce que tu crois qui se serait passé si toi, ou moi, ou n'importe lequel d'entre nous, s'était retrouvé à sa place ? Et lui à la nôtre ? HEIN !? T'étais pas là hier ! T'as pas vu ces mecs tirer en l'air pour rameuter les zombies à notre cul ! Alors que... Je sais pas moi... Nous aider ? Coopérer ? C'aurait pu être plus simple pour tout le monde.” Je plantais mon index sur le sternum de la jeune femme, faisant un pas vers elle et l'accablant de toujours plus de mon babillage furieux, dans lequel se mêlait désormais ma propre culpabilité.

“C'est facile pour toi d'me faire la morale ! T'as pas eu à t'enfuir toi ! T'as pas eu à vivre c't trouille ! C'pas toi qui a abandonné Matthew et Samuel ! C'pas toi qui les a laissé derrière ! C'est moi ! JUSTE MOI ! Pour fuir c'connard et ses potes ! Matthew compte pour moi ! Samuel compte pour moi ! TOI ! Tu comptes pour moi, comme tous les autres !” Je pointais ensuite mon index gauche vers l'agonisant, suivi de mon regard complètement dément, avant de revenir vers 'Liz

“Lui. C'est personne. Il compte pas. Il est pas des nôtres ! C'pas un pauv' type, c'est une menace ! Pour chacun d'entre nous. OKAY !?” Je pointais à nouveau mon index sous le nez de la jeune femme, refusant d'entendre, voire coupant, ses réponses et ses propos si elle en avait à me faire parvenir.

“J'ai passé la nuit à m'maudir d'avoir été aussi lâche, et j'me suis faite la promesse de n'plus fuir, de n'plus abandonner quelqu'un derrière moi ; et si ce connard doit en crever, alors qu'il CRÈVE !” achevai-je de hurler dans un cri qui déchira ma gorge dans un éraillement rauque. A bout de force et à bout de nerfs – aussi – je me laissais finalement tomber sur le cul, lâchant l'arme contondante sur le sol puis plongeant mon visage entre mes mains, laissant libre cours à mes larmes, bafouillant un : “J'en ai marre. J'en ai putain de marre...” ; mes épaules et mon torse s'agitant de sanglots saccadés.

“J'veux just'... J'veux juste être utile et... et trouver ma place...” finis-je par me morfondre dans un marmonnement reniflant et impuissant, sentant mes nerfs lâcher complètement.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mar 19 Mai - 21:30
Encore une fois la batte de baseball de Seth, enfin plutôt celle du campement mais que Seth empruntait régulièrement, percuta la tête du marcheur sans arrêter celui ci pour autant. Et encore une fois c'est Melody qui venait terminer le boulot. Cela devenait désagréable. Pas qu'elle termine le travail. Pas qu'elle soit plus douée que lui avec une arme. Non ça il était suffisamment 'moderne' pour l'accepter. D'ailleurs c'était au delà de cela. Il était fier d'elle. Fier qu'elle soit forte, qu'elle soit douée avec un couteau de lancé ou un flingue. Non ce qui l'agaçait c'était de ne pas être capable de se débrouiller d'un rodeur tout seul. C'était un vrai problème pour lui car il n'était pas capable de se gérer tout seul et c'était un problème qu'il ne pouvait pas laisser passer. S'il ne pouvait pas assumer sa propre défense il devenait un poids pour le groupe. Déjà que Doug ... Au moins il ne se jetait pas au devant du danger... Mais ... Il fallait qu'il fasse quelque chose...

Il laisse Melody lui piquer la radio et faire son appel aux autres. Il allait le faire de toute façon. Il regarde quand à lui les alentours cherchant d'ou pouvait bien provenir cette odeur de brûler. Cela ne sentait pas bon dans tous les sens du terme. Quelque chose qui crame pouvait mettre en danger le groupe de manière direct, mais aussi de manière indirect en ramenant d'autres marcheurs ou bien les hommes du Marchand. Il ne s'aventurera par contre pas bien loin pour ça, ne voulant pas faire trois groupe de un comme dans les mauvais films d'horreur.

En entendant Doug il sentit un frisson lui parcourir l'échine. Ca non plus c'était pas bon. Peut être était ce que son imagination mais il s'imaginait déjà le voir se transformer en zombi. Instinctivement il raffermi sa prise sur sa batte de baseball en regardant le gamin. Il sentit sa mâchoire se crisper, il pensa à son fils. Et si c'était lui en face de lui en train de se transformer. Que ferait il ? Serait il capable de faire quelque chose ? Rien de moins sur ... Son fils, sa chaire, son sang, sa descendance... Cela devait être une chose horrible ... Il détourna le regard de Doug ui lâchant à sombre

"Regarde sous les tentes et soit prudent en t'en approchant."

S'il n'avait pas trouvé l'origine du feu sans s'éloigner, il ferait comme Doug, chercher dans les tentes du matériel utile, en privilégiant sa sécurité AVANT TOUT.
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