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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, B, 1] Dos à dos, face à la mort - 22/01/35
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Takashi Kuribayashi

Anonymous
Invité
Sam 16 Mai - 0:09
Conscient qu’il ne pouvait de toute façon rien faire d’autre qu’attendre la réaction de son interlocuteur, Takashi garda les mains levé, les genoux très légèrement branlants malgré qu’il efforçait son esprit à rester le plus calme possible. Se retrouver avec le canon de l’arme quasiment collé à la poitrine les instants d’après fit monter sa tension artérielle (et psychologique) d’un cran mais quand le guguss face à lui commença à mettre le doigt sur une anomalie dans son discours qui n’en était pourtant pas une, Takeshi fronça les sourcils… A cet instant le stress de se retrouver dans une position aussi dangereuse et la méfiance maladive du mec (peut-être justifiée, mais pas pour Tak’) fit froncer les sourcils au jeune homme et il serra les dents, laissant transparaître un certain agaçement.

- Mais je ne sais pas moi… J’ai di piste d’atterrissage parce que ça me semble évident ! On est dans un hangar, ya des pièces et des moteurs d’avions partout ! Ca combiné au fait que vous dites nous avoir retrouvé sur une piste, oui je me dis que mathématiquement, ya quand même peu de chances pour que ce soit d’une piste d’athlétisme dont on parle… Voilà tout… Et ce putain d’accent de merde !

Avait-il ponctué à la fin de sa phrase, en prenant quand même le soin de ne pas parler fort à cause des Z dehors et de la réverbération du son. Plus encore qu’à l’accoutumée, Takashi avait parlé avec un horrible accent Japonais et ce détail l’horripilait au plus haut point… Certainement ce qui le dérangeait le plus dans ce nouveau corps…
Pour la suite, il écouta leur interlocuteur monologuer face à eux et tandis que ce type voulait leur enseigner des choses sur l’absence de respect ou encore l’incohérence de leur histoire, Takashi bouillonnait… Il bouillonnait de se retrouver ainsi dans une situation qu’il ne comprenait pas et face à quelqu’un qui refusait de le croire malgré toute sa bonne foi, c’était quelque chose de profondément injuste et de particulièrement rageant à ses yeux. Néanmoins c’était loin d’être suffisant pour le pousser à faire une bêtise, son esprit rationnel ayant encore largement le contrôle sur ses actions d’autant plus que comme le vieux venait si bien de le rappeler, sans lui ils seraient dans le bide d’un zombie à leur qu’il est… Pour autant, rancunier comme il l’était, Tak’ ne le remercia pas et se contenta donc juste de calmer un peu ses nerfs.

Ce qui le ramena à la réalité fut la question finale… elle le déstabilisa mais Takashi ne mit pas bien longtemps avant de hausser les épaules et accepter de revenir sur sa version des faits.

- Eh bien… oui… J’ai pas été tout à fait franc, mais avant de tomber, j’ai été mordu... Je sais pas comment l’expliquer mais j’en suis sûr…

Un peu calmé, Tak’ ferait un petit geste de la main pour demander s’il pouvait baisser ses bras. Si oui il le ferait, sinon il garderait es mains en l’air.
- Je pense que quelqu’un nous a traîné sur cette piste. Qui et pourquoi, j’en sais rien… Pas plus que je sais comment on a survécu à la morsure…

Takashi pousserait un soupir, soulagé que la situation s’apaise un peu entre eux.
- Enfin que vous nous croyez ou pas n’est pas le plus important… Nous non plus on est pas des brigands, on vous fera pas de coup fourré ne vous inquiétez pas… Et on sait veiller après nos propres fesses.
Takashi s’arrêta là, car pour un peu il dirait à ce type qu’il ne tenait pas maintenant en immense sympathie qu’il lui devait une vie… Il garderait ça sous le coude pour plus tard…

Qazea Sayou

Anonymous
Invité
Sam 16 Mai - 12:50
À chacune de nos répliques, l'homme ne ne décrispait pas d'un pouce, tenant toujours son arme braqué vers nous. Seuls les traits de son visage nous indiquait qu'il nous croyait, tantôt durs et tantôt radoucis, tantôt menaçant et tantôt surpris. Il attendit plusieurs secondes avant de reprendre la parole, toujours méfiant. Se raclant la gorge, il fixa Takashi d'un air suspicieux, son arme toujours pointé vers lui, indiquant qu'il n'avait jamais parlé d'une piste d'atterrissage. Il se braqua ensuite sur moi, préférant toujours fixer Takashi de son fusil à pompe, me demandant d'oublier toutes notions humaines. Qu'il fallait d'abord menacer, puis après discuter. Il répondit enfin à notre question sur notre équipement, disant qu'il n'avait fait que les transporter avec nous. Qu'ils étaient bien alignés à nos côtés. Il réagit ensuite sur ma morsure, trouvant bizarre que j'ai été mordu et pourtant encore en vie. Je comprenais ses doutes. Je n'avais jamais vu non quelqu'un se faire mordre et ne pas devenir un putain de mangeur de cervelles. J'avais bien une hypothèse folle, mais l’appréhension me fit taire.

L'inconnu nous observait à tour de rôle en se taisant pendant de nombreuses minutes, l'air perdu dans ses pensées. A quoi pouvait-il penser? N'entendait-il pas les râles étouffés qui maugréaient derrière l'entrepôt, me faisant frissonner au fil de notre conversation ? Était-il sûr de la solidité de son entrepôt, de son abri de fortune ? Il finit néanmoins par reprendre la parole d'un ton sec, tranchant que nos histoires ne tenaient pas debout. Mais que son instinct le poussait à nous donner une chance, mais qu'il ne souhaitait pas de nos sentiments. Il nous prévint que si on se tenait à carreaux, aucun mal ne nous serra fait. Il acheva en demandant à mon camarade d'infortune si il s'était fait mordre.

Takashi parlait avec un agacement certain, indiquant qu'on se trouvait dans un hangar avec des moteurs d'avions, et que de ce fait, il avait conclu qu'il s'agissait d'une piste atterrissage. Je ne pouvais rien faire, rien justifier. Je trouvais moi même ce détail assez perturbant : ou Takashi mentait, ou il avait un sens de la réflexion peu commun. Puis, Takashi avoua quelque chose qui me donna une entière confiance en lui. Lui aussi avait été mordu, et nous nous sommes trouvés au même endroit, alors que nous ne nous étions jamais vu. Il continua sur sa lancée : il pensait qu'une personne nous avait emmener sur cette piste : et j'en étais convaincu également. Il continua en disant que nous  n'étions pas des brigands et que nous veillerons sur nous mêmes. Je fus surpris tout à coup. Qu'est-ce qui pouvait me dire dire avec certitude que Takashi n'était pas un être mauvais ?

- Je suis d'accord avec l'hypothèse de Takashi. La morsure que j'avais dans le bras n'y est plus, et nous ne nous connaissions pas avant. Et, si nous étions juste tomber, pourquoi nos affaires auraient été totalement alignés ? Pour ma part, je vous jure que je sais me débrouiller et que je ne suis pas un vulgaire pilleur.

Enfin, disons plutôt que si l'occasion se présentait, je n'hésiterai pas pour survivre.

Mickael Devlin

Anonymous
Invité
Dim 17 Mai - 13:18
L'homme écouta vos propos avec attention, ponctuant ceux-ci de quelques hochements de tête en signe d'acquiescement, finissant par baisser la bouche du canon de son fusil vers le sol, ôtant sa main gauche de sur la pompe pour aller tâter les poches pectorales de son blouson. Vous pourrez alors remarquer que sa main gauche ne compte plus que trois doigts, l'annulaire et l'auriculaire semblent manquer à l'appel, un bandage brun et crasseux entourant cette dernière. Votre sauveur, ou assaillant c'est selon, extirpe un paquet de cigarettes froissés de la poche de son blouson et finit par s'en allumer une dans une gestuelle tremblante et mal assurée puis tira une première longue bouffée de tabac sur son bâton nicotiné dans une expression de satisfaction palpable. Visiblement un petit plaisir personnel à savourer. Il finira par tendre le paquet dans votre direction, vous proposant, si vous le souhaitez, de piocher dans les restes de son paquet de clopes pour satisfaire votre propre addiction, si jamais vous étiez un fumeur. Pour finir, il glissera son arme dans son dos, passant le canon de celle-ci dans une boucle de son sac-à-dos avant de faire quelques pas vers vous, vous offrant sa main droite épaisse et calleuse pour vous saluer.

« Je m'appelle Mickael, » finit-il par se présenter d'un ton bourru. Si vous acceptez la poignée de main, vous pourrez aisément ressentir la force et l'assurance de sa poigne, malgré les quelques tremblements qui agitent l'extrémité de ses membres ; mais vous ressentirez surtout votre propre manque d'assurance dans vos mouvements comme si ce corps, pourtant bel et bien le vôtre, ne vous était plus familier.

Soutenant vos regards respectifs durant de longues secondes, comme cherchant à vous jauger, vous pourrez le voir concentré sur l'écoute de l'environnement ambiant, les yeux légèrement plissés, avant qu'il ne finisse par reprendre la parole.

« On dirait que la horde commence à s'éloigner. On pourra bientôt quitter ce refuge... » finit-il par expliquer dans une grimace satisfaite avant de tourner les talons pour s'approcher de la porte d'entrée du hangar à pas mesurés, vous invitant à le suivre d'un geste de la main. Baissant le ton, il continue à vous expliquer la situation.

« Je connais un type, à la tête d'un petit groupe de survivants. Il possède un campement pas très loin d'ici, à un peu moins d'une heure de marche. Un brave mec, à qui faut pas trop marcher sur les pompes non plus, mais il sera susceptible de vous aider. Il est bon dans son domaine, un sacré lascar, mais bien droit dans sa tête. Il pourra vous protéger un minimum. Mieux que moi en tout cas... » Il s'interrompit quelques instants, levant la main droite pour vous ordonner le silence si vous comptiez prendre la parole afin d'écouter à nouveau les bruits et mouvements à l'extérieur du hangar.

« J'en profite pour vous faire un rapide topo de la situation. Nous sommes à Snyder, dans le Texas, une petite ville malgré tout infestée de zombies. Mais surtout, il y a un groupe de pillards très bien armé et organisé qui traque le survivants comme vous et moi pour je-ne-sais trop quelles raisons. Quoi qu'il en soit, rester seuls et isolés n'est pas une solution viable à long terme. Ces mecs finissent toujours par vous débusquer, d'une façon ou d'une autre. C'est pour ça que je vais vous conduire auprès de ce gars, en espérant qu'ils ne se soient pas tous faits zigouiller entre-temps. Il vous aidera à survivre, et vous expliquera comment vous démerder dans ce monde de merde. Peut être qu'il aura aussi plus de réponses à vous apporter que moi. Mais en attendant... »

Mickael entrebâilla la porte du hangar, jetant un regard rapide et discret sur l'extérieur avant de l'ouvrir en grand.

« ...Va falloir vous magner le cul de traverser cet aéroport. Donc vous me collez aux miches, vous me lâchez pas d'une semelle et surtout, ne jouez pas aux marioles. J'aurais aucun scrupule à vous abandonner à votre sort si vous veniez à vous faire becter par un rôdeur, pigé ? Allez go ! » vous lança-t-il avant de quitter le hangar.

En vous élançant à sa suite et en quittant le hangar, la lumière du jour, un matin encore naissant vous éblouira quelques instants tandis que la fraîcheur de l'air vous mordra la peau. Une température bien froide, trop froide d'ailleurs pour coller avec la saison où vous aviez trouvé la mort, ce qui suscitera probablement chez vous l'interrogation de savoir combien de temps c'était-il écoulé entre votre mort et votre résurrection. En jaillissant de l'entrepôt, vous pourrez apercevoir sur votre droite une nuée de rôdeurs, une quarantaine d'individus à la démarche claudicante qui vous tournent le dos et entament la traversée d'une immense bande de bitume noir découpant le sol aux nuances de sable et d'ocre, parsemé de buissons rachitiques et de carcasses de zombies en décomposition, sur lesquelles s'affairent quelques oiseaux charognards. Votre guide vous entraînera à un rythme de course soutenu, sans pour autant être un grand sprint, le long d'une rangée de quelques hangars, laissant entre ceux-ci et vous-même une bonne dizaine de mètres de distance de sécurité, courant droit vers le soleil.

Takashi Kuribayashi

Anonymous
Invité
Lun 18 Mai - 0:36
Takashi serra des fesses pendant tout le temps ou l’inconnu au shotgun continuait à braquer cette arme sur lui et quand finalement il prît la décision de tourner le canon vers le plancher des vaches plutôt que vers la trogne de Takashi, le jeune asiatique laissa retomber ses mains et poussa un long soupir de soulagement.
Takashi fut ensuite très agréablement surpris par le geste généreux de l’inconnu qui lui offrit des cigarettes et alors qu’il levait la main pour refuser poliment (car c’était ses cigarettes après tout, ce genre de truc est cher de nos jours…) mais quand il vit que sa main était encore toute tremblante du fait du stress qu’il avait expériencé quelques secondes plus tôt, il accepta la cigarette avec joie et reconnaissance. Quand le type lui tendit sa main calleuse, le jeune asiatique l’attrapa et la serra en lui rendant son sourire.

- Sacrée manière de faire connaissance mais, enchanté de même. Comme il l’a dit, je m’appelle Takashi.

Laissant à Michael l’occasion de se concentrer sur le bruit émis par la horde, Takashi se concentra sur la cigarette et en aspira une bouffée qu’il savoura… Ou du moins essaya de savourer car aussitôt que la fumée fut dans ses poumons, l’envie de tousser arriva violemment. Il essaya de le faire le plus discrètement possible mais une fois la toux passée, il s’interrogea à voix haute sur son origine.
- Je comprends pas, je suis fumeur pourtant, ça ne devrait pas me…
Apercevant le geste de la main de Michael, Takashi se tut immédiatement et tira plus lentement sur la cigarette afin de la finir. S’ensuivit un assez long laïus de son interlocuteur et quand il eut terminé, Takashi affirma sa compréhension en hochant la tête.
- Ok chef, on fait comme ça… Et au fait… Merci… I mean it.

Tak’ ne virait pas plus dans le mélodrame que ça mais c’était important que ce type sache qu’il appréciait ses efforts pour l’avoir sauvé du mauvais pas dans lequel lui et Qaeza s’étaient trouvés.
Une fois dehors, Takashi eu du mal à courir ses premiers pas à cause de la fumée encore dans ses poumons mais surtout il fut désagréablement surpris par le temps qu’il faisait dehors… Non pas qu’il était spécialement mauvais, mais il ne correspondait juste pas du tout à ce à quoi il s’attendait… Estimant cependant qu’échapper aux cadavres ambulants était plus important que de parler du temps qu’il faisait, le jeune asiatique emboîta le pas assuré de cet homme et le suivit en petite foulée jusqu’à l’endroit où ils devaient aller.

Qazea Sayou

Anonymous
Invité
Lun 18 Mai - 16:04
Je vis l'homme hocher la tête pendant qu'il écoutait avec attention les propos que nous lui tenions. Ce fut avec un soulagement dissimulé que je lui lançai un sourire lorsqu’il baissa le fusil d'assaut vers le sol. J'essayais de ne pas paraître décontenancé, mais Takashi, lui, lâcha carrément un soupir de soulagement. Ah, le soulagement. Ce sentiment si éphémère dans un monde comme celui-ci… Effectivement, le stress reviendra me hanter bien assez tôt. Mon interlocuteur tâta sa poche pectorale gauche. Je pus en profiter pour remarquer quelque chose que je n'avais pas aperçu un peu plus tôt. Sa main gauche ne comptai plus que trois doigts. Je déglutis devant ce spectacle. Il avait dû endurer pas mal de choses. Il réussit à extirper un petit paquet de cigarettes légèrement froissées de sa poche et en alluma une dans un geste tremblant et emplie de doutes. Après en avoir profiter – il était visiblement fumeur – il nous présenta le paquet, que je me dépêchais de refuser poliment tandis que mon camarade acceptait. Nous étions réellement différent.

- Non merci, je n'ai jamais vraiment aimer fumer. Je n'aime pas cette sensation de fumée.

Il avança encore de quelques mètres et tendis sa main à Takashi qu'il serra. Je serrai sa main à mon tour, et il se présenta sous le nom de Mickael. Takashi se présenta une troisième fois sous mon regard amusé. Je refusais, pour ma part, de me répéter. J'étais pas sénile, merde ! Une sensation de force, de confiance et d'assurance m'était transmis par sa poigne, malgré quelques petits tremblements. Il nous informa que l'on pourrait bientôt quitter ce refuge. Il s'approcha de la porte du hangar, nous invitant à le suivre d'une gestuelle. Chuchotant à présent, il nous dit qu'il connaissait un gars à la tête d'un campement pas loin d'ici. Il conclura qu'il nous protégerai mieux que lui. Je baissais la tête et me tus. Je n'avais jamais aimer me lier aux autres. Pourquoi ne resterais-je pas avec Mickael ? Je détournai la tête. Takashi était à présent mon seul allié, et je me devais de le suivre. Il avait l'air, lui, sûr de vouloir aller au campement. Mickael reprit en nous précisant que nous étions dans une ville au Texas, Snyder, et qu'un groupe de pillards traquaient les survivants.

L’interlocuteur ouvrit la porte du hangar légèrement et nous précisa que nous allions devoir courir sans le lâcher d'une seule semelle. C'est sous une petite conclusion sonore que nous nous élancions à sa suite en quittant le hangar. Le matin naissant éblouissait mes yeux, mais ils se réhabituèrent rapidement à la forte lueur du soleil. La seconde chose que je remarquais était le froid. Mais… La chaleur était étouffante lorsque je me suis fais mordre ! Combien de temps avais-je été inconscient ? À ma droite, une quarantaine de rôdeurs marchaient en clopinant, nous tournant le dos. L'odeur âcre de la décomposition me fit soulever mon cœur, mais je refusais de faire du bruit et me tus. Je suivis mon sauveur dans un rythme soutenu. Il me guida jusqu'à une rangée imposante de hangars qui nous dissimulait.

Je refusais de me laisser prendre au dépourvu. Nous avions dépasser la horde qui nous tournai le dos, mais je restais aux affûts, sortant ma baïonnette.

Mickael Devlin

Anonymous
Invité
Lun 18 Mai - 21:42
Mickael vous ouvrait la voie sur le terrain au bitume fissuré et recouvert de sable de l'aéroport avec un très bon rythme, un trop bon rythme même pour vos corps encore trop affaiblis et déboussolés pour suivre sa cadence. Quelles qu'ont pu être votre endurance et votre condition physique juste avant votre mort, la brûlure qui s'invite dans vos poumons, crispe vos jambes et fait naître un point de côté dans vos entrailles vous signifie très clairement que vos aptitudes physiques semblent avoir connu le même retour à la virginité que votre corps remis à neuf. Dépassant le dernier des larges hangars, vous apercevrez sur votre gauche l'imposante et altière silhouette de la tour de contrôle de cet aéroport de fret aux dimensions somme toute modestes, prolongée par la suite de deux autres hangars dont les demi-cylindres métalliques se dressent dans le paysage et étendent leur ombre froide juste à vos pieds.

Et alors que vos corps déjà éprouvés réclament une légère baisse de régime, vote souffle rendu court et irrégulier par votre 'manque' de pratique, Mickael ralentit, puis interrompt sa course en vous dévisageant. Et dans le silence pesant qui vous entoure, vous parvenez très clairement à entendre les râles étouffés d'un nombre incommensurable de zombies filtrant depuis les murs de la tour de contrôle qui vous domine tous trois. Arrêtés à son pied, vous percevez distinctement les grattements des prisonniers putréfiés contre la porte métallique du bâtiment haut-perché, lorsque sans crier gare, votre guide s'effondre sur le sol dans un hurlement, une gerbe de sang jaillissant de son bras gauche et maculant le sol juste derrière lui. Quelques dixièmes de secondes plus tard, c'est le claquement sec et distinctif d'un coup de feu, amoindri par la distance, qui atteint vos tympans.

«  Courez jusqu'au hangar  !!  » hurle l'homme blessé en se relevant, portant sa main droite sur sa plaie avant de reprendre sa course, une nouvelle ogive sifflant non loin de vos oreilles juste après et venant mourir contre la tôle de la tour de contrôle.

Vous pourrez voir Mickael bondir sur ses jambes dans un râle étouffé et se précipiter vers le bâtiment ainsi désigné, le buste légèrement incliné vers l'avant dans un sprint effréné et maladroit vers le refuge en acier zingué. Par ailleurs, les coups des infectés contre les portes de la tour de contrôle redoublent d'intensité, ces derniers se retrouvant soudainement excités par les détonations de l'arme à feu qui se répètent à nouveau deux ou trois fois, vous manquant de peu.

Takashi Kuribayashi

Anonymous
Invité
Lun 18 Mai - 23:50
Alors qu’il courrait comme ça à découvert en plein milieu d’un aéroport, Takashi ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait quand même put rêver mieux comme réveil… Alors certes, la situation dans laquelle il était n’était pas la plus catastrophique imaginable ! Après tout il aurait pu tomber sur un type qu’il l’aurait violé puis égorgé pendant son sommeil ou toute autre sorte de joyeuseté bien gore et particulièrement pénible, mais pour autant devoir replonger dans le feu de l’action et la lutte pour la survie à peine dix minutes après être sorti de son sommeil, c’était quand même hardcore d’une certaine manière.

Alors qu’il regardait les nuages et sentait le froid mordre sa peau au travers de ses vêtements en lambeaux, Takashi commença sérieusement à s’interroger sur la nature du sommeil dont il venait de sortir… Manifestement, cela faisait un sacré moment qu’il pionçait et les saisons avaient défilé… Le fait que ses muscles n’étaient maintenant plus habitués à l’effort et lui tiraillaient le côté de son abdomen ne constituait qu’une preuve supplémentaire de ce fait qui rendait cette situation déjà étrange carrément surnaturelle.
Quoi qu’il se soit passé, Takashi en était sûr, ce n’était pas normal… Il aurait dû mourir, pas réapparaître avec un corps tout neuf… De plus, quand bien même il avait perdu l’habitude de faire des efforts et que son point de côté le faisait maintenant souffrir, il se rappela qu’après des mois de coma, ses muscles n’auraient même pas du être capables de bouger…

Décidément, quelque chose de pas clair s’était passé… Une intervention divine peut-être ? Lui qui n’était pas croyant, c’était peut-être une bonne occasion de s’y mettre…

En tout cas, ici aussi, il le ferait plus tard car un claquement stoppa net sa course et quand il se retourna, il put voir leur bienfaiteur tomber à terre, visiblement touché au bras par un projectile quelconque. Sans réfléchir, Takashi se rua sur lui et essaya de l’aider à se relever.

- Faut pas rester là !
Mickael l’approuva et leur désigna alors le hangar proche. Takashi s’y précipita en courant aussi rapidement qu’il le pu mais en effectuant des zigs-zags de manière à gêner la visée du tireur qui était en train de les aligner…
Avancer comme ça à découvert n’était pas malin, d’aucun auraient même dit que c’était du suicide et qu’un sniper les cueille relevait presque de la sélection naturelle… Néanmoins en voyant les zombies s’agglutiner sur le pied de la tour de contrôle, Takashi ne put réfréner un large sourire à l’idée que la sélection naturelle allait peut-être être à leur avantage aujourd’hui car il faut peut-être être con pour courir à découvert comme ça, mais il fallait l’être encore plus pour tenter un tir depuis une position aussi exposée et sans aucune issue de secours…

Mais était-ce vraiment le cas ? Une fois à l’abri, Takashi risquerait un très rapide coup d’œil pour essayer de voir si une tyrolienne, une échelle ou un grappin pendait d’un des côtés de la tour pour laisser à leurs assaillants un moyen d’échapper aux zombies… Même si intérieurement il espérait que ces gugusses soient suffisament idiots pour ne pas y avoir pensé…

Qazea Sayou

Anonymous
Invité
Mer 20 Mai - 20:44
Mickael était devant nous, nous ouvrant le chemin sur un terrain bitumé recouvert de sable. Il courrait d'un très bon rythme, un trop bon rythme même. J'étais plutôt endurant avant, mais mon corps avait dû se ramollir pendant le temps ou j'étais inconscient. Cette question me refis malheureusement surface et me turlupinais. Depuis combien de temps avais-je été inconscient ?Pendant que le froid mordait ma peau, une intense brûlure faisait souffrir mes poumons, m'indiquant que je commençais à m’essouffler. Des douleurs crispaient mes jambes et un point de côté me faisait haleter. Une fois le dernier hangar dépassé, l'imposante silhouette de la tour de contrôle me fit réfléchir à une stratégie. Mickael commença à ralentir tandis que mon corps n'en pouvait plus. Tout le monde se tut quelques instants. Mon cœur rata un battement et se mit à accélérer rapidement. Les râlements sourds des horribles vampires se faisaient retentir. Regardant vers la tour, une armée de morts-vivants grattaient la porte métallique du bâtiment. Puis tout s'enchaîna si vite que je ne pris pas le temps de réfléchir à ce qui se passait. Notre guide tomba dans son propre sang dans les bruits sourds d'un coup de feu et se releva rapidement en nous demandant de courir jusqu'au hangar.

Il courra lui-même jusqu'au hangar, exécutant un terrible sprint vers le refuge inestimable. Le bruit des coups des infectés étaient plus rapides et plus puissants. Il devaient être excités par les détonations sourdes qui sortaient de l'arme à feu. La course commençait à présent, la première course face aux zombies depuis mon réveil. Je me mis à réfléchir. Le sang… ? Et merde ! Ce n'était pas des morts, mais un vivant que nous tentions de semer ! Je me mis alors à faire la même chose que mon camarade : courir en zigzaguant pour tenter de gêner la visée de notre tireur. Et au pire, il ne pourrait avoir que l'un de nous. D'horribles pensées m'assaillirent. Et si il s'agissait d'un complot ? Et si notre bienfaiteur faisait partit de tout ça depuis le début ? Courir à découvert était le meilleur moyen de se faire avoir, et je refusais de mourir aussi rapidement. Pas alors que je venais de me réveiller. J'accélérais, l'adrénaline coulant dans mes veines.

Mickael Devlin

Anonymous
Invité
Lun 25 Mai - 15:06
Courant comme s'il avait le diable à ses trousses, vous verrez Mickael s'engouffrer dans le hangar qu'il vous avait préalablement désigné, ouvrant la porte de celui-ci d'un grand coup de semelle à la volée, envoyant le battant cogner contre le mur après un demi-tour effectués sur ses gonds dans un résonnement métallique qui se répercuta dans l'immense espace vide. Passant de la lumière du jour vers la pénombre plus marquée du hangar, il faudra quelques secondes à votre vue pour s'adapter à ce nouvel environnement, presque similaire au lieu où vous vous étiez réveillés quelques instants plus tôt. De massives caisses en bois, quelques établis garnis de nombreux outils et autres pièces détachées, avec pour seul élément bien différent du lieu de votre réveil, trônant en plein milieu de l'entrepôt  : un petit avion de tourisme, mono-hélice, pouvant emporter à son bord jusqu'à quatre passagers. Les petites portes d'accès au cockpit sont ouvertes en grand, et les vitres des différentes fenêtres sont toutes explosées, une multitudes de morceaux de verres jonchant les alentours de l'épave. Au pied de celle-ci repose le cadavre dévoré de ce qui devait être une femme. La gorge arrachée, le front et le sommet de son crâne visiblement défoncé par une arme contondante, son abdomen vous offre la vision atroce d'intestins et autres boyaux étirés et étalés, les côtes de sa cage thoracique, arrachées du sternum, se dressant vers le plafond du hangar comme autant de pics osseux escarpés.

En observant le reste du hangar, vous pourrez cependant être soulagés de ne vois aucune présence de non-morts autre que ce cadavre inanimé. De l'extérieur vous parviendront finalement le grincement métallique et le claquement secs de portes qui cèdent, suivi de très près par quelques cris d'effroi et d'urgence. Si vous observiez Mickael à se moment-là, vous pourriez voir son visage grimaçant de douleur se tordre dans un rictus de satisfaction revancharde, avant que la blessure de son bras gauche ne redevienne le centre de son attention. L'homme s'agenouillera non loin du nez de l'avion, profitant d'un rectangle de lumière dessiné sur le sol par une verrière du plafond pour déposer son sac à dos et en sortir ce qui ressemble à une trousse de soin ayant passablement vécue et beaucoup servie. Sortant de celle-ci un petit flacon d'alcool, quelques bandages et un petit nécessaire de suture, il commencera à ôter sa lourde veste de cuir usée, puis relèvera la manche de son pull miteux jusqu'à dévoiler la plaie ayant déchiré ses chairs.

«  Il serait plus prudent d'attendre que ça se calme dehors avant de repartir,  » vous conseillera-t-il dans un grognement douloureux en imbibant une gaze d'alcool pour nettoyer sa blessure.

«  Vous n'êtes pas blessés  ?  » vous demandera-t-il ensuite, une pointe d'inquiétude tout à fait perceptible transparaissant dans sa voix. Quant à savoir s'il s'inquiétait plus pour vous ou pour lui-même, cela sera laissé à votre seul jugement.

Takashi Kuribayashi

Anonymous
Invité
Lun 25 Mai - 18:37
Le sprint que le jeune Takashi se tapa pour le hangar serait certainement entrée dans le Guinness World Records book s’il était encore existant à l’heure actuelle. A vrai dire il n’avait même pas prit gare à si le sniper essayait de l’allumer ou pas, tout ce qu’il savait c’était qu’une fois arrivé à l’entrpôt il n’était toujours pas blessé alors soit ce type n’avait pas put l’atteindre (ce qui prouvait que sa stratégie de zigs-zags était efficace), soit le mec n’avait même pas put sécuriser un seul tir (ce qui prouvait aussi que sa stratégie de zigs-zags était efficace). Une fois rejoint à la porte du hangar par son "guide", Takashi ne prit pas des pincettes pour ouvrir cette dernière et aida le vieil homme à l’ouvrir en grand fracas, en espérant juste qu’il n’y ai pas de zombie à l’intérieur.

Concernant l’absence de zombies, c’était à première vue une bonne pioche pour les fuyards qui se retrouvaient maintenant dans un entrepôt vide de vie… Et c’était le cas même de le dire puisqu’une habitante maintenant déchiquetée gisait sur le sol dans une flaque sang et de tripailles séchées.
Cette vision particulièrement pénible et l’odeur pestilentielle qui se dégageait du cadavre souleva le cœur au jeune Takashi qui eut un mouvement de recul et plaqua sa main sur sa bouche, refreinant une envie de rendre le contenu de son estomac (essentiellement de la bile). En prenant une petite seconde pour se calmer, il parvînt à contenir ses émois et garda ses fluides gastriques à l’intérieur de son corps.

Une fois qu’il eut repris ses esprits, Takashi ferma vite la porte et s’en éloigna au cas où le sniper veuille tenter un tir à travers cette dernière. Une fois l’endroit sécurisé, il commença à s’intéresser à la blessure de Michael et si ce dernier était d’accord, il lui ôterait son manteau pour pouvoir examiner ses plaies. Takashi avait beau être un zob en médecine, il saurait quand même lui verser de l’alcool sur le bras et appliquer un pansement à peu près propre… Mais encore une fois tout cela se fairait à condition qu’il veuille bien se laisser faire…

Dans tous les cas, Takashi s’interromprait en entendant n hurlement venant de dehors et il adopterait le même sourire sadique que Michael.

- Héhé… On dirait que c’est l’heure de l’apéro pour les zombies…
Finalement, le monde avait quand même une sorte de justice aveugle : l’autre taré s’était cru dans dayZ, à tirer à vue sans réfléchir ou même tenter d’aborder ses semblables et au final c’était lui qui serait le mort de la journée.

A la première question de Michael, Takashi acquiesça silencieusement, signifiant ainsi son accord pour attendre ici, et ce en dépit de la morte qui leur offrait la magnifique vue de ses entrailles à l’air… Dégueulasse… A la seconde question, Takashi répondrait de manière verbale.
- Non… Ce fucker n’a touché que vous. Maintenant je pense qu’il ne touchera plus personne en fait…
Une fois ceci dit et comme ils allaient devoir passer du temps dans ce hangar, le jeune Takashi essaya d’explorer les lieux à la recherche d’armes, d’équipements, ou même simplement d’un préfabriqué (ca se fait dans les hangars) où ils pourraient se retrancher et attendre plus confortablement que le temps passe, loin de la vue et de l’odeur de ce cadavre qui ne semblait même plus avoir forme humaine.
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