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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Spécial, Z.d.C 1] Perdu dans les bois - 23/01/2035
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Excursions

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Evènements

Anonymous
Invité
Jeu 11 Juin - 19:01
Interprété par Lucas Stewards & Frida Rivero.

La mort, ce concept inéluctable et définitif, que beaucoup de gens ont du mal à appréhender, s'inventant au fil du temps des croyances tournant autour. La mort, cette donnée invariable qui vient cueillir les vivants, les faisant redevenir poussière qu'ils soient de n'importe quelle origine ou classe sociale. La mort aime tout le monde et pourtant un homme va bientôt découvrir que la mort n'a pas voulu de lui.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

Le froid et l'humidité sont les premières choses que tu pourras ressentir en reprenant conscience que cela soit brutalement ou petit à petit. Dès que tu ouvriras les yeux, la pénombre viendra s'y ajouter, te laissant douter du moment de la journée qu'il peut être, soir ou matin ? Réponse qui viendra quand ton ouïe recevra les pépiements des oiseaux qui chantent des louanges en l'honneur de ce nouveau jour et pour peu que tu doute encore, la rosée matinale est déposée partout autour de toi. Tu réalises que tu te trouve allongé dans un sous bois sur un tapis de mousse humide, sur les berges d'un petit ruisseau. Ou peut-être que tu ne pourras le réaliser qu'un peu plus tard quand tu arriveras à composer avec le violent mal de tête qui te vrille le crâne de douleur. D'ailleurs ton corps entier n'est que douleur, à croire que tu es passé sous un rouleau compresseur ou sous les sabots d'un cheval.

Une fois le plus gros de ce choc là passé, tu pourras étudier avec plus de précisions ton environnement, ce qui te confirmera que tu es bien dans une forêt, un large tapis de mousse bien vert t'entoure, un petit ruisseau coule non loin. Le relief est relativement plat, quelques rochers affleurent de ci, de là, des petits bosquet de ronces poussent en tout sens coupant la visibilité alors que tu pourras remarquer que les troncs des arbres poussent bien droit. Si tu essaies de bouger malgré ton mal de tête infernal et que tu approche du ruisseau, tu pourras y voir un poisson mort flotter là sur le dos, au delà du ruisseau rien d'autre que la forêt et si tu étudie n'importe quelle autre direction aucune route, chemin ou sentier ne se trouve là.

Pleins de questions se bousculent peut-être en toi et ce n'est pas terminé, quand tu finiras par réaliser que la température n'est pas du tout adaptée, il fait bien plus froid qu'au moment...de ta mort. Ce nouveau moment d'incompréhension totale te frappe de plein fouet.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.



Éléments scénaristiques :
 

Lucas Stewards

Anonymous
Invité
Sam 20 Juin - 20:09
Un bruit sourd vrille mon crâne, une sorte de vielle à roue qui ne veut pas s'arrêter, un grincement métallique se prolongeant dans les moindres fibres de mon corps. Je vis grincement, je suis grincement. Je m'enfonce en moi, tournant mentalement sur moi-même. Doucement le bruit de calme. Je sens une infinie torpeur me gagner, mon corps se crispe, mon temps, mon espace. Qui suis-je ? Moment de flottement. Je fige.

Je sens une langoureuse fraîcheur m'envahir, se transformant insidieusement en froid glacial. Celui qui fige tes fibres, qui noue ta gorge. Puis l'humidité, si indissociablement liée à ce froid, comme deux amies de longue date qui essayent de me murmurer quelque chose. Je reprends doucement conscience, émerge de cet océan de ténèbres. J'ouvre les yeux. Le noir, encore. Mais ce n'est plus le même. Sa texture est moins dense, plus fragile, plus vivante. J'accélère.

Un flot d'informations me submerge, je me noie dedans. Balloté dans cette mer d'événement, je cherche le rivage. Imperceptiblement la trame des événements se tisse, parcouru de fils bariolés et de tissus déchirés, le fil de chaîne m'enchaîne. Je m'ancre dans l'encre de ma vie. La tenture prend forme le paragraphe est écrit, je crie.

Je me relève brutalement, haletant, la douleur me vrille et je vrille. Je passe de ma position assise à celle de quatre pattes. Un haut le cœur m'emporte, je resserre mon assise, je vomis. Un flot ignoble d'une couleur indéterminé sort de ma bouche. Je suis secoué de spasmes sous la douleur, je pleure. Une fois vidé je m'essuie la bouche et les yeux d'un revers de la main gauche. Je prends conscience de mon geste et regarde doucement ce bras. Mes yeux se posent sur ce long tatouage. Aucune blessure n'est présente, ma peau semble fraîche et pure. La tenture est prête, la mer se calme, je reprends mes esprits, je sais qui je suis. Mais je ne sais pourquoi je suis.

Je relève la tête, le chant des oiseaux vient me souffler la vie aux oreilles. Une odeur immonde vient agresser mes narines et je regarde par réflexe mes vêtements sales. Je regarde autour de moi, essayant d'appréhender mon environnement, quelque chose cloche sans que j'arrive à mettre le doigt dessus. Je fige, j'accélère, c'est cela. La température n'est pas la même qu'avant ma...ma mort. Je fige, longtemps. Où suis-je donc ? J'entends au loin le bruit d'une rivière. Je décide de m'y diriger.

Avant même que je finisse, mon premier pas en direction du bruit, je bute contre un objet métallique. Je vois aligner devant moi un poing américain, une tente et une ration de nourriture que je n'avais jusqu'alors pas remarquées. Je ramasse les objets et me dirige vers le ruisseau afin de pouvoir m'y désaltérer et me mettre un peu d'eau sur le visage. Une fois arrivé je remarque un poisson mort flottant à la surface et je décide de m'abstenir de boire cette eau. Ne sachant où je suis, je prends la décision d'aller au hasard dans la forêt.

Evènements

Anonymous
Invité
Mar 23 Juin - 14:35
Lucas Stewards :

Difficilement remis sur tes jambes, la douleur te vrillant la tête et refusant de partir, tu as néanmoins pu ramasser les objets que tu as trouvé près de toi. Par contre progresser en forêt s’avère bien plus difficile que tu ne l'aurais pensé, le mal de tête ne t'aide pas mais tu as aussi du mal à retrouver tes vieux réflexes de marche, tes jambes te semblent engourdies et le reste de ton corps n'est pas mieux. Un peu comme si tu devais réapprendre à te tenir debout ou comme si tu avais passé de longs mois alité sur un lit d’hôpital dans le coma, bien que tu le saurais si cela avait été le cas. Bien que tu as toujours cette sensation que plus rien ne va en toi, que ce corps n'est plus vraiment le tien.

Ta progression se fait lentement à travers le sous bois où tu dois éviter des rochers, des pierres sortant du sol et quasiment entièrement dissimulée par la mousse bien verte qui recouvre le sol. Enfin là ou il n'y a pas de ronces qui forment des bosquets et dont certaines tiges épineuses s'amusent à courir sur le sol, prêtes à griffer la première chose vivante qui leur passerait à côté. Et pourtant malgré cela, si tu détaille un peu plus les arbres autour de toi, tu pourras constater que leurs troncs sont bien alignés, de là à en conclure que cette forêt a été plantée par la main de l'homme, il n'y a qu'un pas, facilement franchissable. 

Il te faut continuer encore au hasard pour espérer trouver quelconque signe de civilisation ou de ta localisation et ce n'est que bien cent mètres plus tard que tu peux apercevoir entre les arbres ce qui ressemble fort à une cabane en bois. Si tu t'en approche, ton espoir, de trouver un semblant de réponse à ce qui t'arrive, s'évanouit aussi rapidement qu'il est arrivé. De la cabane, il ne reste plus qu'un pan de mur tenant encore debout par l'opération du saint-esprit, un simple coup de vent et ce qui reste debout pourrait s'effondrer totalement. Si tu t'approche encore, tu pourras même voir un vieux bidon en fer rouillé et troué de partout, coupé en deux dans le sens de la hauteur, vautré sur le sol, avant il devait sans doute servir à faire du feu ou quelque chose dans le genre. Toujours est-il que tu ne pourras rien récupéré de l'antique cabane, ni objet, ni quoi que se soit t'indiquant ou tu te trouve.

Que tu t'approche vraiment ou non de la cabane, en regardant autour de toi, tu pourras voir les traces d'un ancien sentier, qui devait souvent servir à voir le sol encore légèrement creusé du passage effectué dessus. Cette infime trace s'enfonce un peu plus loin dans la forêt, à moins que cela ne soit l'inverse et que ça ne te permette de sortir du sous bois plus rapidement. Il est possible que cela soit une aubaine à saisir alors que le jour vient juste de terminer de se lever, que tes vêtements sont toujours humides et que tu as sans doute froid avec la température ambiante. Et tu ne pourras pas compter sur les rayons du soleil pour te réchauffer, il est invisible, caché derrière d'épais nuages qui ne laissent rien présager de bon.


Éléments scénaristiques:
 

=====


Interprété par Frida Rivero

La nuit la plus noire qu'on puisse imaginer, le néant, plus rien qui existe, toutes les religions du monde ont le concept de la mort. Pour la plus grande majorité de la population, la mort est la fin ultime, une tristesse infinie alors que pour une minorité c'est l'occasion de faire la fête. Et pour d'autre la mort n'est que le début de la prochaine étape ou tout du moins ce n'est pas la fin comme tant d'autres ne le pense, sauf qu'en général ceux là sont raillés...Jusqu'à maintenant en tout cas, une personne risque de changer d'avis très bientôt.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufié par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

La première chose qui parvient à tes oreilles est le bruit de la vie autour de toi, des pépiements d'oiseaux, de petits bruissements autour de toi. Dès que tu ouvriras les yeux, tu seras assaillie par diverses informations, le jour est levé mais le soleil ne brille pas, caché derrière des nuages, tu te trouve dans un sous bois, tu es allongée à même le sol sur un tapis de mousse, tu en ressens l'humidité et le froid. Puis arrive les douleurs dans tout ton corps et un violent mal de tête qui te vrille le crane à t'en clouer sur place surtout si tu essayes de bouger tout de suite.

Une fois le plus gros de ce choc là passé, tu pourras étudier avec plus de précisions ton environnement, ce qui te confirmera que tu es bien dans une forêt, un large tapis de mousse bien vert t'entoure. Le relief est relativement plat, quelques rochers affleurent de ci, de là, des petits bosquet de ronces poussent en tout sens coupant la visibilité alors que tu pourras remarquer que les troncs des arbres poussent bien droit. Si tu essaies de bouger tout de suite malgré ton mal de crane, tu pourras distinguer l'esquisse d'un vieux sentier non loin de ta position, impossible de savoir dans quelle direction aller. Impossible aussi pour toi de dire à quel moment de la journée tu te trouve et encore moins à quel endroit.

Les questions se bousculent en toi et cela risque de n'être que le commencement alors que tu arrive à réaliser pleinement qu'il fait bien plus froid qu'au moment...de ta mort. Tes souvenirs de ce moment là resurgissent par à coup comme un mauvais rêve qui se déroule à nouveau devant tes yeux alors que tu es bien vivante. Comment est-ce possible ?

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Ainsi te voilà vivant, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.



Éléments scénaristiques:
 

Lucas Stewards

Anonymous
Invité
Mer 24 Juin - 19:35
Après avoir ramassé les objets posés au sol faisant office désormais d'équipement, je me mis en marche. Le mal de crâne accompagnant ma torpeur ne voulait pas partir, devenu mon seul compagnon de route. J'avançais péniblement, plus seul que jamais, avec mes jambes flageolantes à chacun de mes pas. J'avançais tant bien que mal avec une démarche d'enfant, presque de nourrisson, butant contre les obstacles sur ma route. J'avais du mal à lever les genoux, à stabiliser mes pas dans la même direction, perpendiculaires entre eux. À croire que je venais tout juste de me relever après des mois de convalescence ou qu'un abruti omnipotent avait gribouillé avec son crayon magique mon cône de sustentation. Je ne me reconnais plus dans ce corps, je ne le maîtrise plus comme je l'ai maîtrisé.

J'avance péniblement à travers les broussailles omniprésente et les quelques rochers couverts de mousse parsemant la forêt. Après plusieurs minutes de bataille consternantes mais non moins héroïque à travers cette forêt, je finis par remarquer la disposition des arbres, pour le moins non naturel. À croire que toute cette joyeuse disposition n'était que le fruit de l'homme. Je continue d'avancer au hasard en nourrissant le maigre espoir de voir par miracle la cabane d'un forestier. Après tout ce bois devait bien être entretenu ? Même si je ne trouvais pas âmes qui vivent, je trouverais sans doute de quoi m'abriter pour la nuit et mieux, trouver des vêtements secs. Je frissonne à l'évocation de l'humidité imprégnant mes vêtements et ce froid désagréable côtoyant ma peau.

En continuant d'avancer, je vois au loin un semblant de cabane. En effet, une vieille cabane en bois trônait quelques mètres plus loin. Je cours pour aller voir ce petit miracle de plus près. Arrivé devant mon oasis mon monde s'effondre en même temps que la découverte de cette baraque tout aussi effondrée. Je baisse les bras de dépit et fais le tour plus par résignation que par réel espoir de trouver un objet pouvant être récupéré. Je constate cette masure en ruine, vestige d'un passé bien plus glorieux et je m'affale dos au seul mur encore debout de la maison, regardant un vieux bidon rouillé. Je soupire de résignation et reste quelques minutes les yeux dans le vague avant de reprendre ma route. Je me relève et regardant autour de moi je constate un vieux sentier patiné par le temps. Je décide de m'y engager.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Mer 24 Juin - 21:39
Une profonde obscurité....et un simple bruit. Celui des battements d'un cœur. SON cœur ? Et qui était-elle d'ailleurs ? A ce moment précis, elle n'en savait rien, et n'était pas disposée à y réfléchir.
Le fait est qu'un autre bruit rejoint le premier.... des chants mélodieux, bien qu'un peu trop aigus à ses oreilles... et comme pour les accompagner, des bruissements irréguliers mais reposants.

Et alors qu'elle voulait mettre une image sur ces sons qui avait délicatement troublé son sommeil, un autre s'ajouta, strident, douloureux, souillant tous les autres. Un semblant de lumière apparut dans son champ de vision, mais cela ne fit qu'accentuer la douleur qui vrillait son crâne.
Elle commença à paniquer sans même savoir pourquoi, ce qui accélérera son rythme cardiaque dont les battements cognaient avec violence contre ses tempes. Elle sentit le besoin de se redresser, même si cela n'engendrait que souffrance supplémentaire. Ses muscles semblaient prêts à lâcher au moindre mouvement, et sa vue se bonifiait à chaque seconde, mais au prix d'un effort surhumain pour garder ses paupières ouvertes.

Elle finit par parvenir à s'asseoir, sa tête continuant de jouer les notes les plus désagréables qu'il était possible d'entendre. Elle la prit dans ses mains engourdies, la respiration saccadée par l'effort physique et psychologique qu'exigeaient ces gestes pourtant simples.
Elle se rendit compte que ses lèvres et sa gorge étaient terriblement sèches, alors qu’un  froid glacial la mordait subitement. Elle se mit à trembler de tout son être, ses bras délaissant sa tête pour venir frictionner sa peau mate à la recherche d’un peu de chaleur.
Elle remarqua qu'elle ne portait qu'un simple débardeur orange complètement trempé et sur lequel s'étalaient des taches bordeaux tournant vers le marron au niveau des côtes et apparemment jusque dans le dos, ainsi qu'un vieux jean court et sali par des traces de terre et de plantes. Ses pieds étaient eux protégés par des baskets autrefois blanches usées jusqu’à la moelle.

C’est alors qu’elle commença à se poser des questions…qui était-elle… ? Et où était-elle d’ailleurs ? Elle jeta un regard à son environnement, et se rendit compte qu’elle se trouvait dans une sorte de forêt  plutôt sombre, bien qu’elle sentait que le jour était levé. Elle aperçut alors un ruisseau un peu plus loin, et voulut se ruer dessus pour hydrater sa gorge asséchée. Seulement sa main se prit dans….un harnais… ? Etait-ce le sien… ?
Juste à côté se trouvait une ration de nourriture, ainsi que ce qui semblait être… une grenade ?? Que faisait-t-elle avec une grenade… ?? Plusieurs questions lui vinrent à l’esprit, mais elle préféra les laisser de côté pour aller se désaltérer.
Elle traîna son corps avec difficulté jusqu’au cour d’eau après avoir enfilé le harnais, accroché la grenade à sa taille et glissé la ration dans sa poche. Elle but plusieurs gorgées avec impatience, et se mouilla le visage en espérant calmer un peu son mal de crâne.

Après quelques secondes, elle put finalement observer son reflet dans l’eau qu’elle venait de troubler. Elle détailla son visage, essayant désespérément de se reconnaître… quand des images lui sautèrent brutalement aux yeux : elle, plus jeune, le parfait mélange de ses deux parents qu’elle redécouvrait dans ce flash soudain. Puis tous les souvenirs qui leurs était liés… son enfance….adolescence…. des disputes…. un déménagement…

Elle eut à peine le temps de se remettre cette première vague qu’une autre la submergea alors que ses yeux se posaient sur le tatouage qui ornait son bras : un serpent, qui prenait tout son avant bras : la séance chez le tatoueur… un groupe de jeunes portant ce même serpent à leur bras droit… des escapades dans les rues d’une grande ville en leur compagnie… et aussi des rires, de la violence, des barreaux, et des pleurs…
Tout lui revint en tête… et pourtant, cela n’expliquait pas sa situation actuelle. Mais elle savait à présent qui elle était… Ou qui elle avait été ? Elle sentait qu’il lui manquait une partie importante de sa mémoire… une partie primordiale même…mais quoi… ?
Son regard descendit sur les taches qui se trouvaient sur ses vêtements... Etait-ce du sang ? Cela y ressemblait en tout cas… du sang séché. Mais était-ce le sien ?
Elle frotta légèrement le tissu ensanglanté du pouce, tandis qu’un nom lui vint tout à coup en tête…  « Zac »…

Un flash la frappa alors soudainement : un coup violent…. des corps inertes… des morts vivants…des respirations haletantes… un bruit de verre brisé…. des hurlements….. un ange couvert de sang…. puis une chute…suivi du noir dans lequel elle était plongée quelques minutes plus tôt, et dont elle fut sortie brutalement à nouveau.
Une tristesse sans nom s’immisça immédiatement en elle tandis que des larmes commençaient déjà à brouiller sa vision. Respirer devint presque impossible pour elle,  comme étranglée par le désarroi qui la submergeait.
« Zac…. ? » murmura-t-elle péniblement en cherchant partout autour d’elle. Elle savait au fond d’elle qu’elle ne trouverait personne, mais elle ne pouvait s’en empêcher.

« ZAAAAAAAAAAC !! » hurla-t-elle alors, réalisant finalement la terrible vérité, tandis que son cri laissait place à des sanglots hystériques.
Pourquoi… ? Pourquoi était-elle vivante… ? Elle était pourtant morte, elle aussi ! Elle n’avait pas pu survivre ! Elle examina son corps avec panique, et réalisa qu’aucune plaie ne le recouvrait. Pas une égratignure. Et elle était là, en vie, en sachant parfaitement au fond d’elle que tout ces souvenirs étaient bien vrais.
Mais pourquoi elle… ? Pourquoi pas lui… ? Elle ne méritait pas de vivre ! Son existence était sans importance comparée à la sienne... !
A nouveau, des lames transpercèrent son cœur tant la culpabilité l’envahissait, telle un raz-de-marée.
C’était donc ça sa punition…. ? Retomber dans cet enfer, ce cauchemar, cette boucherie qu’était devenu le monde… sans lui… ? C’était donc CA ??
Sa tristesse laissa place à une colère indescriptible, lui arrachant un nouveau hurlement bestial alors qu’elle tapait frénétiquement des poings sur le sol.
Elle ne méritait pas tel châtiment ! Personne ne méritait tel châtiment !  Mais il semblerait que la vie et la mort aient décidé de s’allier afin de s’amuser un peu et de se jouer d’elle, et de là où elles sont, elles doivent drôlement bien se marrer !
Et bien soit ! Soit, elle vivrait ! Elle vivrait pour Zac ! Elle vivrait à sa place, et cette fois, elle ne commettra plus d’erreur stupide ! Elle emmerde la vie, elle emmerde la mort ! Elle montrera au monde de quoi elle est capable, et on verra qui se marrera !

Elle inspira longuement, calmant un peu les battements de son cœur. Cependant, son regard s’assombrit pour ne laisser place qu’à une lueur meurtrière. Elle observa à nouveau son environnement, tel un prédateur cette fois-ci, et aperçut un sentier. Il n’était pas très net, mais elle décida de le suivre malgré tout, sur ses gardes, et remplie d’émotions qui avaient soif de sang, de vengeance… mais étrangement, de vivre également…

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 27 Juin - 11:21
Lucas, une fois remit sur tes pieds et malgré ton espoir envolé par cette cabane effondrée, tu remarque le vieux sentier et tu t'y engage sans savoir ou il peut bien te mener. D'ailleurs à voir l'état de la cabane et du sentier, tu en viendras peut-être à te demander encore plus ou tu te trouve et quand ? À moins qu'au final la cabane ne soit simplement dans cet état depuis des années, bien avant l'apocalypse zombies. Toujours est-il que cela ne t'empêche pas de t'engager dans le sentier, par contre les nombreuses ronces, se trouvant là, dérangent ta progression et une d'entre elle fini par agripper ton pantalon. Et si tu pourras facilement t'en défaire, ton pantalon ne s'en sortira pas sans un accroc.

Alors que tu arrive à poursuivre ta route et que le sentier fini par se dégager un peu, tu peux le voir partir en ligne droite à travers le sous bois entre deux rangées d'arbres. Mais ce n'est pas vraiment cela qui est marquant à cet instant, alors qu'au loin devant toi tu peux entendre quelqu'un hurler et si tu ne  parviens pas à discerner exactement de quoi il s'agit, tu peux par contre acquérir la certitude que ce hurlement provient d'une femme. Et voilà, tu n'es plus seul dans cette forêt et plusieurs choix s'offre à toi : aller voir de plus près qui est cette personne au risque qu'elle ne soit pas bienveillante ou alors faire demi-tour pour ne pas la croiser. Même si pour le moment tu ne peux ni la voir, ni savoir si elle viendra vers toi ou si tout simplement il y a de la civilisation droit devant toi.


Frida, ton réveil difficile suit la compréhension de ce qu'il t'est arrivé, moment extrêmement douloureux s'il en est et si les douleurs de ton corps et de ton crane s'étaient mises en parenthèses pendant quelques instants, tes hurlements et tes mouvements les réveillent. Tu te décide à prendre le sentier sans savoir ou il te mène et si pour toi le sentier est dégagé de tout obstacle, tu as néanmoins du mal à progresser, plus que ce violent mal de tête, tu as l'impression que ton corps n'est plus vraiment le tien, que tu es une étrangère piégée dans le corps d'une autre. Et pourtant c'est bien ton corps, tu le reconnais sans aucun mal, jusqu'à ce tatouage qui est bien le tien.

Tes premiers mètres sont difficiles au possible et si tu cherche absolument à te maîtriser, tu pourras y parvenir non sans mal et sans que ton mal de crane disparaisse totalement pour autant, tu devras composer avec. Tu arriveras à progresser encore avant d'apercevoir au loin devant toi une vague silhouette, est-ce bien vrai ? Est-ce un tour de ton esprit ? Tu ne peux en avoir aucune certitude, mais sans doute que cela va t'intriguer et te remplir d'espoir de revoir de la civilisation ou de la vie tout court. Mais d'autres questions pourront venir, si tu as vraiment aperçu quelqu'un est-ce que cette personne sera bienveillante ou un de ces bandits ou autre dont tu as peut-être entendu parler avant ta mort ? Que vas-tu faire ?

Frida et Lucas, quoi que vous fassiez, vous devrez maintenant composer avec une nouvelle donnée : le vent vient de se lever. Le soleil toujours caché derrière des nuages, ne pourra pas vous aider alors que vos vêtements sont toujours humides. Et si pour le moment, le vent reste raisonnable, cela augmentera votre sensation de froid et de ne plus être au même moment de l'année qu'à votre mort.

Lucas Stewards

Anonymous
Invité
Mer 1 Juil - 12:09
Avançant le long du sentier, je remarque qu'il part en ligne droite entre deux rangées d'arbres. Cela me dépite légèrement de devoir retourner dans le bois alors que je venais juste d'en sortir et que mes vêtements collants à ma peau commençaient à devenir de plus en plus désagréable. Je décide tout de même de poursuivre ma route espérant trouver un signe de vie. En avançant je continue à scruter les alentours dans l'espoir de voir un élément quelconque pouvant m'indiquer où je suis précisément. Je venais de voir une cabane en ruine et bien que persuadée que c'était dû aux ravages du temps, j'espérais ne pas me trouver dans une zone désertée, car je ne serai absolument pas comment survivre plusieurs jours, seul, dans cette forêt. Ressassant ces pensées noires dans ma tête, je sentais l'espoir me quitter peu à peu. L'avenir était bien sombre. Toutes ces nouvelles sensations, cette impression de repartir à zéro et ma mémoire me faisant défaut, étaient autant de pièges dont je n'arrivais pas à me défaire. Mais je devais continuer, une force plus forte que moi me poussait à avancer. En regardant mon tatouage paraissant plus vif qu'il ne l'avait jamais été je repris doucement contenance. Je dois avancer.

Je ne sais pas depuis combien de temps, je marche, tout se ressemble et le chemin en terre battu que j'arpente reste pour moi le seul indicateur fiable. Je me ressasse inlassablement depuis le début du trajet de ne pas m'écarter de ce chemin, dévier serai synonyme de mort, surtout avec la journée qui commence doucement à décliner. En continuant d'avancer, je me prends une ronce déchirant un pan de mon pantalon, manquant de me faire tomber par la même occasion.
-"Rah cette forêt va me rendre fou ! Pourquoi je n'ai pas atterri sur une plage !".

C'est à ce moment-là que j'entends crier au loin dans le bois. Je ne distingue pas bien d'où vient le cri, mais je décide de courir dans ce qui me semble être sa direction. Ce cri est le signe d'espoir que j'attendais, l'humanité présente mon monde de solitude. J'ai l'impression que le cri vient d'une femme et le fait de pouvoir voir un visage dans cette broussaille me réjouit intérieurement. Je me pose plein de questions sur la présence de cette voix dans cette forêt. Est ce que c'est une simple promeneuse ? Serait une personne comme moi qui s'est réveillé avec un mal de crâne étrange ?
En courant dans la direction du cri, je sens l'air, de plus en plus frais, fouetter mon visage. La femme à crier, elle est donc peut-être pas seule ? C'est à cette question intérieure que je me mis doucement à ralentir mon allure essayant d'être le plus discret possible. Le vent frais fouettant mon visage pendant ma course reste toujours aussi froid alors que je ralentis la cadence.
-"Mais où suis-je donc ?".

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Jeu 2 Juil - 13:26
Bien que requinquée au départ de sa progression dans la forêt, Frida se rendit vite compte qu'elle était loin d'être en condition physiquement pour cette escapade dans les bois...
Son corps, autrefois agile et qu'elle maîtrisait parfaitement ne lui répondait plus : ses jambes flageolantes la lâchaient, l'obligeant à se rattraper au premier arbre qui passait pour ne pas s'écrouler. Son mal de crâne revenait de plus belle pour brouiller sa vue, ne l'aidant pas vraiment à marcher droit, et pour ne rien arranger, le vent commença à se lever, limitant ses mouvements, et tétanisant ses muscles déjà faibles.

Mais malgré tout, elle avançait, comme une acharnée, criant à nouveau toute son incompréhension devant son propre corps devenu étranger, criant toute sa rage, sa détresse, son angoisse face à cette situation cauchemardesque.
Elle tenta d'évincer toutes les mauvaises pensées de son esprit, et les douleurs qui la tiraillaient de toute part pour se focaliser uniquement sur ce sentier qui la mènerait peut-être hors de cette foutue forêt.
Elle ne remarqua même pas que les arbres auxquels elle se raccrochait étaient, étrangement, parfaitement alignés, trop concentrée à gérer son corps qu'elle traînait comme un boulet.

Du moins jusqu'à ce qu'elle entende un bruit. Un bruit étrange dont elle n'était pas l'auteur.... Des bruissements... des bruits de pas !
Si pendant une fraction de seconde, elle fut envahie par le soulagement de ne pas être seule dans cet enfer, elle déchanta rapidement...
Après tout, cela pourrait très bien être un zombie... ? Elle se dit qu'il y avait peu de chance vu l'allure des pas, mais mieux valait se méfier. Après tout, elle ne savait pas depuis combien de temps elle était endormie là, et ces saloperies avaient peut-être eu le temps d'évoluer.

Quoi qu'il en soit, les pas se rapprochaient de sa position, et elle alla instinctivement se planquer derrière un arbre.
C'est alors qu'une pensée lui traversa l'esprit.... Et si c'était Zac... ? Elle était morte elle aussi, et elle avait atterri ici par on ne sait qu'elle miracle...pourquoi pas lui... ? L'espoir la gagna telle une bouffée de chaleur, mais douloureux également. En effet, elle savait parfaitement qu'elle serait d'autant plus dévastée dans le cas où elle se serait trompée....

Mais les pas étaient à présent tout près, bien qu'ils ralentirent pour une raison inconnue, et elle eut finalement sa réponse alors qu'elle sortait discrètement la tête de sa cachette pour voir de qui il s'agissait....
Quel ne fut pas son abattement lorsqu'elle aperçut cet homme à la carrure impressionnante, avec sa barbe de plusieurs semaines et ses dreadlocks en piteux état tombant sur ses épaules.  

Elle plaqua une main sur sa bouche pour retenir ses sanglots, les larmes perlant à nouveau sur ses joues sales et humides.
Qu'est-ce qu'elle pouvait être stupide... qu'est-ce qu'elle espérait ? Elle l'avait vu se faire dévorer, les marcheurs s'attaquant à chaque partie de son corps... rien n'aurait pu le ramener... rien du tout... Alors pourquoi s'infliger une telle douleur en espérant l'impossible... ? Quelle idiote... !

Elle sursauta en entendant l'homme se rapprocher un peu plus, ce qui la sortie de ces terrifiants souvenirs.
Malgré son gabarit, il ne semblait pas spécialement menaçant, et avait l'air en aussi mauvais état qu'elle... Mais elle ne pouvait pas prendre de risque. Elle connaissait le sort que réservaient la plupart des hommes aux femmes qu'ils croisaient, elle y avait même assisté une fois, peu de temps avant qu'elle ne meurt. Et il était hors de question qu'elle subisse le même sort.

« Règle n°1... ne faire confiance à personne... », se murmura-t-elle à elle-même, imperceptiblement.

Elle n'était pas au meilleur de sa forme, mais elle décida qu'il valait mieux prendre la fuite. Elle avait toujours courut vite, plus vite que la plupart des gens en tout cas. Ce tas de muscles, qui était d'ailleurs sur le point de passer juste à côté d'elle, aurait probablement du mal à la poursuivre, vu sa masse...du moins, elle l'espérait.

Elle compta alors jusqu'à trois dans sa tête, avant de s'échapper aussi vite qu'elle le pouvait, tentant autant que possible de suivre le sentier dans sa course effrénée.

Ne t'arrête pas.... ne t'arrête pas.... ne regarde pas en arrière....COURS !

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 3 Juil - 13:50
Il n'avait pas le choix, il se devait d'aller vérifier malgré tout, même s'il y avait très peu de chance que cela soit lui, même si au fil des jours l'espoir faiblissait de le revoir en vie. Les indications étaient pourtant claires et après tout ils ne devaient négliger aucune piste aussi mince soit-elle, c'est ce qui l'a décidé à confier la surveillance à un des autres pour se lancer au petit matin dans les bois. Il avait quand même attendu que la luminosité soit assez forte avant de s'aventurer dans les sous bois, non pas qu'il n'aurait pu retrouver son chemin mais il n'allait pas prendre le risque de se faire coincer par un rôdeur ou autre qu'il ne verrait pas à temps.

Il progresse rapidement à travers le sous bois, n'étant que peu dérangé par les ronces poussant de ci et de là, bénissant le fait qu'il commence à connaître le coin. Il reste néanmoins aux aguets de ce qui l'entoure, ce qui lui permet de reconnaitre rapidement les grognements d'un rôdeur, un peu plus loin sur sa gauche, celui-ci a certainement trouvé quelque chose à se mettre sous les dents pour se faire entendre ainsi. Ce qui va forcément attirer d'autres zombies sous peu, il hésite un instant à approcher pour voir de quoi il en retourne mais se ravise, il est encore loin de l'endroit qu'il doit rejoindre et ne doit pas perdre de temps. Ainsi il se remet en route sans attendre, faisant bien attention à ne toujours pas faire de bruit.

Ce n'est que bien cinq cent mètres après, qu'il se décide à quitter l'espèce de sentier qu'il suit depuis le début alors qu'il vient d'entendre les hurlements d'une femme au loin devant lui. Serrant les mâchoires l'espace de quelques secondes, un des signes de vie ne risque pas d'être ce qu'il voulait, il ne va pas renoncer pour autant, l'autre peut être celui qu'il cherche. Ou alors c'est un de ces mercenaires qui malmène une jeune femme, cela ne serait pas la première fois. Il poursuit son approche silencieuse en se dissimulant derrière un arbre ou un buisson, jusqu'à avoir enfin un visuel sur ce qu'il se passe, il reste à observer la scène qui se déroule devant ses yeux, avançant à mesure que la jeune femme avance. Se stoppant quand elle se stoppe et se cache, de là ou il est, il voit mal l'homme qui surgit d'entre deux arbres mais il peut déjà affirmer que ce n'est pas celui qu'il cherche. Il continu de remonter vers les deux sans que l'un ou l'autre ne puisse savoir qu'il est là.


Lucas
, tu t'élance en courant vers la voix que tu as entendu et si ton corps n'est toujours pas remit du réveil que tu viens de subir, il te répond à peu près, ce qui te permet de suivre le sentier sans trop de difficulté. Et si tu pensais que tout irait bien, dès que tu ralentis la cadence et marche de nouveau, toutes les douleurs de ton corps reviennent ainsi que le mal de tête encore plus violent qu'au réveil, ce qui a de quoi te figer sur place au moins une bonne minute ou deux. Ce qui, entre deux piques de douleur, ne t'empêche pas de discerner devant toi à une trentaine de mètres, la silhouette d'une jeune femme qui se planque en catastrophe derrière un arbre.

Que tu t'approche un peu ou beaucoup de sa position ou que tu essaye simplement de lui adresser la parole, tu la verras s'enfuir en courant, essayant de mettre de la distance entre vous deux. Chose qu'elle aurait peut-être pu faire si d'un coup tu ne la voyais pas se faire stopper en pleine course par un homme sorti de nul part qui lui attrape le bras et la maintient fermement.


Frida, si tu arrive sans aucun souci à te planquer derrière l'arbre, tu le fais un peu trop tard, l'homme a eu le temps de t'apercevoir et sait à peu près ou tu te trouve. Ce qui ne t'empêche pas d'un coup de réaliser que c'est peut-être celui que tu aimerais, nouveau coup cruel du destin alors que tu te risque à essayer de le voir. À voir comme ça, il n'a pas l'air dangereux et aussi perdu que toi mais tu décide de ne prendre aucun risque et de t'enfuir à toutes jambes, sans même attendre de savoir ce qu'il en est.

Dès que tu t'élances, tu peux acquérir la certitude que ce n'était pas l'idée du siècle que faire cela maintenant. En effet ton corps n'est pas remit de ce réveil houleux et tu as énormément de mal à prendre de la vitesse quelque soit l'entraînement à cela ou la forme que tu avais avant, ce n'est plus qu'un souvenir là. Quoi qu'il en soit tu tient debout et au moment ou tu penses peut-être que tu vas t'en sortir, tu te fais stopper en plein élan, quelque chose vient d'attraper fermement ton bras et te maintient sur place. Ou plutôt quelqu'un dès que tu regarderas réellement.


Il a fini par se décider à sortir de sa cachette, soit la jeune femme est poursuivie par cet homme et il ne peut laisser les choses se produire, soit ils sont tout les deux perdus et il ne peut pas les laisser errer ainsi dans le sous bois, tout et n'importe quoi pouvant leur tomber dessus. Sans compter que les hurlement que la femme a poussé ont déjà pu attirer rôdeurs ou mercenaires dans les parages. C'est sur ces pensées qu'il a attrapé la femme par le bras à son passage, il n'est pas un surhomme pour autant et il aurait sans doute échoué si elle avait eu pleine possession de ses moyens mais là ce n'est pas le cas.

Que cela soit par anticipation ou parce que la surprise a agit sur elle, il desserre les lèvres à l'intention de la jeune femme :

« Surtout ne criez pas, vous allez attirer tout les rôdeurs du coin voir pire ! »

Elle ne le remarquera peut-être pas ou pas immédiatement mais dans sa main libre il tient une carabine de chasse qu'il a immédiatement pointé vers l'homme, chose que lui n'aura pas manqué de voir.

Ainsi tenu en respect et avec la posture qu'il arbore nul doute que la carabine déclenchera son feu mortel au moindre mouvement suspect que l'homme pourrait avoir. Aucune fuite possible n'est à envisager dans ces conditions. À nouveau il s'adresse à la jeune femme :

« Est-ce qu'il vous a fait du mal ? »

Il en doute à voir l'allure et l'état de l'homme mais il se devait de poser la question malgré tout.

Lucas Stewards

Anonymous
Invité
Lun 6 Juil - 16:10
Suivant mon instinct, je m'élance vers la zone du bruit sans prendre en compte mon corps encore faible. Pas le temps de faire dans la finesse, je dois absolument savoir ce qui se passe. C'est au moment où je commence à me poser des questions sur ce qui pourrait bien m'attendre que je décide de ralentir. C'est également à ce moment-là qu'une vague de douleur me submerge, me faisant tituber. Je ralentis de plus en plus, je m'arrête, je fige et baisse la tête sous la souffrance. Je ne m'en rends pas vraiment compte de ce qui m'arrive, les nausées reviennent et la désorientation avec.
-"Saleté de douleur, allez ressaisis toi Lucas !".
Ma vue commence à légèrement se brouiller pendant que les douleurs ressentirent à mon réveil revient en même temps qu'un terrible mal de crâne. Je relève doucement la tête et je peux apercevoir ce qui semblerait être une femme, et plus précisément celle qui a crié, se cacher maladroitement derrière un arbre. Je ne suis donc pas seul.  Un nouveau pique de douleur irradie mon corps m'obligeant à baisser la tête une seconde fois. Après quelques secondes supplémentaires j'arrive enfin à articuler difficilement un : "Attennrg...dez je nerg vous... veux paderg... mal".

Après ce semblant de phrase je la vois s'enfuir avant même de savoir si elle m'a réellement entendu. Et si elle pensait que j'étais un de ces cadavres vivants ? Je me maudis en silence. Après cette phrase hachée cela ne me surprendrait pas... Ma vue revient doucement et je vois la femme arrêter net sa course. Je perds mon sang-froid, pensant instinctivement que c'est un zombie attiré par le cri, tout comme moi, qui l'a attrapé. Mon rythme cardiaque augmente et je sens toute la douleur me quitter avec cette montée soudaine d'adrénaline.

Je regarde plus longuement et distingue un homme lui tenant fermement le bras. Il la fixe et remue les lèvres sans que je puisse entendre ce qu'il est en train de lui dire. La femme semble avoir été aussi surprise que moi par son arrivée mais elle ne cris pas et ne cherche pas à se débattre. Puis le regard de l'homme fusille le mien. Je fige. Je n'arrive plus à retrouver mon sang-froid, je n'arrive plus à penser, je vois simplement l'arme braquée sur moi sans que je puisse réagir. J'ai l'impression de ne plus être moi-même. Mes gestes semblent comme être englués dans mon esprit trop lent pour analyser la situation. Je me sens diminuer, vulnérable, comme un enfant, comme une proie. Je plonge mon regard dans celui de l'homme, attendant son verdict.
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