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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

La Caravane - 19/01/2035
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Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Lun 15 Juin - 0:41
Interprété initialement par Doug McCall & Clark Blackcorn.


Tic - tac - tic - tac - tic - tac...

La vieille horloge à piles de la caravane rythmait un silence lourd, triste, apeurant en ces jours sombres. Deux jours étaient passés, depuis le sauvetage difficile à la conclusion cruelle. Deux jours depuis que Melody et Seth avaient rapporté la vérité de ce qu'ils avaient perdu. Deux jours depuis qu'ils savaient que Matthew avait disparu, laissant sa précieuse et symbolique arbalète ensanglantée et cassée à la corde et Doug, ce jeune à peine arrivé qui avait été blessé par ce qu'il y avait de pire à craindre en la matière : un rôdeur.

Le coup avait été dur, trop dur pour le trio initial. Ricky avait eu une véritable crise de rage, puis de larmes avant de s'enfermer dans sa tente et sur lui-même, méprisant et ignorant jusqu'à l'existence de Doug en criant qu'il était déjà mort alors que son frère était peut être en vie quelque part, blessé ou captif. Une réaction violente mais une réaction attendue et d'une certaine façon compréhensible de la part d'un jeune homme impulsif à qui il ne restait qu'un frère en seule famille et en protecteur. Calvin n'avait pas tardé à faire ce qu'il pouvait pour contenir le jeune homme et éviter que les choses ne dérapent totalement, pourtant il avait été le premier choqué et abattu par les nouvelles.
Clark lui, n'avait pratiquement rien exprimé d'autre qu'un visage s'emplâtrant dans son silence et ses yeux illustrant un regard accablé pour quelqu'un qui plus que de mesure se sentait affreusement responsable de tout cela. Il n'en avait pas fait part, pouvait-il seulement avouer les raisons de ce sentiment ? Il ne le pouvait pas, c'était trop dur et trop difficile à assumer. Il ne fit que participer au changement du bandage suivant une nouvelle désinfection au produit, quand bien même et tous le savaient, cela n'avait aucune utilité. Calvin et Clark avaient emmené Doug, qui depuis le départ du camp militaire avait peu à peu commencé à se sentir affaibli et transpirant, pour être à moitié assommé à l'arrivée à leur camp par ce mal inconnu comme si une fièvre s'évertuait à le démolir progressivement.

Une discussion s'en était suivie, Calvin, qui avait d'office reprit les rênes du camp pour sa position de bras-droit de Matthew et d'homme raisonné, suggéra la seule chose à faire malgré que cela lui ai coûté tant ça lui paraissait tragique : isoler Doug du reste du groupe en le gardant dans la caravane, jusqu'au moment fatidique. Quoi faire d'autre ? Melody, Seth et Doug n'auraient pas pu le cacher même si ils l'auraient voulu, ce n'était pas le genre de maladie qui pouvait se cacher, trop fulgurant et trop grave pour passer inaperçu, trop douloureux. Il y avait une amertume qui parcourait le camp d'une façon ou d'une autre. Ricky gardait espoir de revoir son frère mais souffrait trop de son absence pour daigner montrer cet espoir, ou ne serait-ce qu'un signe de bien-être même si il s'était le lendemain sorti de son isoloir. Calvin était là, à faire ce qu'il pouvait, à organiser ce qu'il pouvait organiser avec le peu qu'il leur restait et Clark...
Clark restait au chevet de Doug, qui était allongé sur ce piteux lit de camp qu'ils avaient récupéré et installé pour les besoins, quel-qu’ils soient. Ils n'avaient guère voulu que ce besoin soit celui-ci, installer un homme à l'agonie, mais le destin ne leur avait rien accordé de sa pitié. Pour Clark, c'était une façon de s'isoler à son tour mais c'était surtout une façon de s'occuper de celui qui était entrain de mourir par sa faute. Sans Clark, jamais il n'aurait été blessé et Matthew n'aurait pas disparu. Il n'avait aucun moyen d'aider Matthew car Fox son gadget ne lui donnait rien de concret, aucun moyen d'aider Doug, aucun moyen d'aider Samuel. Alors il restait là, regardant le jeune homme qu'il ne connaissait pas ou à peine, allongé sur ce lit à voir sa température grimper en flèche, sa sueur dégouliner de son front et de son corps, sa blessure passer de simple griffure à une forme noirâtre pourrissante d'heure en heure telle une nécrose.

Doug souffrait, sentant ce poison qu'était l'infection lui dévorer les entrailles, provoquant de terribles spasmes et douleurs qui mettraient au supplice le plus fort des hommes, anéantir son moral et dévorer son énergie pour ne le laisser que comme une loque dont la vie tendait à s'enfuir peu à peu de son corps, illustrant des toux à s'arracher les poumons et du sang être craché de sa bouche régulièrement. Pendant vingt-cinq longues heures, il fut torturé par son mal imparable et invisible qui le tuait à petit feu. Clark et Calvin furent d'abord désolés à l'idée de le voir souffrir aussi longtemps, poussant l'estimation de la... "zombification" au plus lointaines heures connues. Puis, finalement, Doug s'évanouit, en dépit de toute sa volonté qu'il aurait pu déployer et de toute la soif de vivre qu'il aurait pu avoir.
Clark appela discrètement Calvin pour qu'il vienne, angoissé sans savoir quoi faire. La marche de Calvin fut lente, lourde jusqu'à la caravane. Il savait ce qu'il devait faire mais ô combien il ne voulait pas le faire, c'était trop. Même agonisant, même déjà mort, abattre un être humain était un acte qui le répugnait au plus haut point, mais il n'avait pas d'autre choix hormis laisser le pauvre Doug subir la transformation et prendre des risques pour ceux qui étaient encore sains et saufs. Cependant, quand il vint pour se préparer à ce qu'il ne voulait pas faire, Clark à ses cotés, déconseillant aux autres d'être présents, il fut surpris de ce qu'il perçu du jeune homme, sa poitrine, se soulevant et retombant légèrement : il respirait. A cette constatation il vint le regarder de plus près, oubliant les précautions d'usage sous l'impulsion et de toute son existence il ne fut jamais aussi certain d'une chose, c'était que Doug était encore en vie. Évanoui, mais en vie.

Etait-ce un nouveau tour de cette monstruosité de virus ? Avait-il trouvé le moyen de faire durer encore plus longtemps la torture ? Le fait est que Doug n'était pas mort dans les vingt-quatre heures et qu'à présent deux jours étaient passés, du jamais vu pour quiconque au camp. Il ne tarderait pas à refaire surface, toujours fiévreux, toujours souffrant, toujours agonisant, mais pas tout à fait mort. Peut être un dernier moment sur terre pour lui dire adieu. Clark serait toujours là, assis près du lit, dans la caravane, à ses cotés à attendre que la vie et la mort se mettent d'accord sur son cas.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Mar 16 Juin - 0:31
Comment était-il rentré ? Il ne le savait pas, ne le savait plus ! Tout au plus se souvenait-il d'avoir été supporté plus que porté par ses deux comparses, il tenta parfois de soulager leur fardeau, mais c'était peine perdue ! Ses jambes, toutes de coton hémophile, ne voulaient décidément pas le soutenir sans assistance extérieure.

A mesure que le camp se rapprochait de leur position, Doug sentait monter en lui une angoisse sourde, il lui semblait voir des hommes armés les épier et venir resserrer l'étau de leur présence autour de l'agneau sacrificiel qu'il était devenu. Bien sûr, il n'y avait personne ni derrière ni devant, pas avec cette hécatombe qui avait frappée le campement. Il n'y avait plus de Matthew ! Il n'y en aurait plus jamais ou alors en tant que caricature décérébrée avide de chaires humaines palpitantes de vie.

Cette réflexion déclencha un réflexe qu'il espéra inaperçu par ses collègues, à l'idée de la chaire humaine toute fraîche, il venait de saliver ! Il se secoua, prétextant le froid, et se mit à penser à autre chose, de plus beau, de plus gai et pensa à Harvey, mais au lieu d'y puiser du réconfort, il se mit à pleurer, fort et sans retenue, et pour la première fois de son existence, sans honte. Il pleurait sur ce destin ignoble qui avait fait sombrer le monde dans un chaos de films d'horreur.

Sur ce sport imbécile qui lui avait ôté son seul et véritable ami sur cette Terre, qui l'avait donc contraint à partir au secours de son cher Harvey, son frère de sang, de coeur et de ketchup ! Il pleurait sur lui, pauvre génie qui ne savait pas draguer les filles, pauvre gamin perdu dans ses rêves, responsable involontaire de la mort de la fille de ses rêves érotiques et sentimentaux. Sur ses parents qui ne sauront jamais ce qu'il est advenu de leur fils chéri ! Il pleurait sur le fait de mourir il ne savait où, il ne savait quand !

Depuis son réveil chez le vieux à la tulipe, il avait été ballotté sans rien savoir de la situation, Matt et Calvin, s'étant engueulés a propos d'un truc que Doug aurait du savoir, puis il y avait eu l'expédition désastreuse de la nuit de son arrivée, suivie de l'excursion de secours où il crut bon de s'inscrire, pour "faire ses preuves", et bien, elles étaient faites les preuves ! Il restait un pauvre abruti assez idiot pour se lancer sur un zombi affamé et tout juste capable de se faire blessé gravement !

Il pleurait aussi sur ça : L'idée que pour toujours, ces étrangers qu'il avait côtoyé, le verrait comme un idiot, un idiot bien brave, un idiot bien gentil et serviable, mais un idiot quand même ! Qui mourait donc comme il le méritait, comme un idiot seul, vierge et incompris !

Toutes choses ayant une fin, ils parvinrent au campement, il ne tenta pas de soudoyer ses nouveaux deux meilleurs amis, ce n'était pas la peine, Calvin, Clark et même Ricky, accourant aux nouvelles, virent bien que quelque-chose n'allait pas, Calvin, surtout, qui avait déjà eu l'occasion de soigner son bras blessé, on le conduisit dans la caravane où on le laissa seul pour pouvoir mieux parler de son cas. Il ne se rappelles pas tout ce qu'ils se disaient, mais il était question de le mettre en quarantaine pour attendre, la colère de Ricky, par contre il se la rappelle bien ! Il comprenait son état, ses mots violents et méchants qui trahissait une douleur et une peur aussi profonde que Doug pouvait ressentir pour le destin de Harvey et pour le sien propre.

Il lui semblait qu'un drame dont il aurait été l'un des protagoniste, avait été évité, mais ni Clark, ni Calvin qui se relaient à son chevet ne lui en firent part. Il a vite oublié ses petites mesquineries des vivants pour se tourner vers lui et son corps, ce feu intérieur qui le rongent de plus en plus, ces frissons qui le prennent soudains au point de tétaniser ses muscles, cette douleur si intense, que les mots s'effacent pour être indignes d'une quelconque description. A-t-il hurlé à la mort ? A-t-il insulté Dieu, le Diable ou celui qui était là son chevet ? Il ne le sait pas, il croit avoir un moment cessé de souffrir, pour dormir, enfin ! Libéré de tout, un sommeil qu'il ne savait pas être celui fiévreux du malade trop épuisé pour que son corps lutte encore. Il espérait qu'au réveil tout ceci serait une aimable plaisanterie de Will et de sa bande, que Harvey serait là pour lui tenir la main pour sortir des poubelles de la laverie du vestiaires des mecs de l'équipe de base-ball ! Et sa mère serait peut-être présente, elle leur fera des crêpes comme en France, ce sera chouette !

*Ouais ce sera très chouette !

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Jeu 18 Juin - 11:28
Son bas-corps figé sur le siège, Clark regardait ses mains qu'il venait frotter l'une contre l'autre de façon continue, une manière de se rassurer, une démonstration de son stress et de son mal être peut être. Dans tous les cas il ne pouvait s'empêcher de regarder ses propres mains, avec l'impression toujours plus tenace de voir ce que les autres ne pouvaient voir : le sang, celui qu'il avait sur les mains. Le sang de Doug, de Matthew et même de Samuel d'une certaine façon. Le temps passait lentement, si lentement, qu'il cru être resté la moitié d'une éternité sur cette chaise sans rien faire d'autre qu'attendre.

Un bruit effrita sa concentration, venant de l'extérieur de la caravane, comme si l'on déplaçait un meuble. Une image bien ridicule, après tout ils n'avaient pas de meuble, ni de vrai toit, ils vivaient là, dans ce campement désertique sans plus aucun autre but que de patienter que les choses s'arrangent ou se gâtent encore plus. Et même si cela pouvait s'arranger, Doug n'en profiterait pas, à cause de lui, toujours à cause de lui...
Prenant une grande inspiration en se redressant, il vint se frotter le front des deux mains, légèrement tremblant. Son cerveau bouillonnait tellement que cela lui donnait progressivement le tournis, à moins que ce ne soit plutôt le stress qui s'accumulait et le rendait nerveux jusqu'à la douleur. Regardant à ses cotés, il vit la bassine d'eau et le réceptacle en plastique, un rond de petite taille qui devait servir de couvercle pour une quelconque gourde et dont il se servait pour boire. Il se dit en voyant cette eau qu'il avait soif, en fait il se rendait compte qu'il avait terriblement soif. Un coup d'oeil à Doug, il se demanda si il allait se réveiller un jour ou si la mort ne faisait que jouer avec leurs nerfs et leur faire miroiter un espoir idiot, de voir leur jeune ami revenir à la vie en bonne santé.

Clark se saisit du réceptacle en se penchant et sans se redresser, le plongea dans l'eau. Lorsqu'il le ressorti pour le porter à ses lèvres et étancher sa soif, il sursauta au bruit soudain qui parvint de Doug. Un râle ? Une respiration un peu trop intelligible ? Il ne s'en rendit pas vraiment compte et tourna brusquement le regard vers lui, oubliant sa soif. Il sentait son coeur tambouriner dans sa poitrine et imagina tous les scénarios possibles, surtout les pires. Quand la main de Doug se mit, certainement par réflexe, à bouger légèrement les doigts, il ouvrit un peu plus les yeux et pria au plus profond de lui que c'était Doug qui se réveillait, et non son double maléfique.

Lentement, il reposa l'eau sur le coin de table et se pencha quelque peu au dessus de Doug avec autant de prudence que de crainte.

« Doug... ? Doug ? Tu... tu m'entends ? »

Si il était bel et bien encore en vie, il ne devait peut être même pas l'entendre mais tant pis, il n'avait rien trouvé d'autre comme réaction que de lui parler en espérant une réponse. Et ô oui, qu'il l'espérait.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Lun 22 Juin - 19:02
Doug est couché sur un matelas, il est vivant, son corps lutte contre un agresseur invisible, pour éviter la mort, pour ne surtout pas connaitre la non-mort des étranges promeneurs de ce monde de chaos. Doug n'est pas conscient de ce qui se passe autour de lui, enfin, en est-il vraiment ainsi ? Et si les faits étaient autres, et si le jeune homme malchanceux jusqu'ici, avait, dans son malheur, acquit des dons supérieurs : Peut-être ce repos forcé, permettra à son ouïe d'entendre des sons inaudibles autrement ? Ou alors, son toucher est devenu si sensible que le frottement de l'air transmet au malade la présence d'autres individus près de lui ? A moins qu'il n'en fut rien et que déjà le mal Z est pris possession de son âme ?

Et si on pouvait voir l'intérieur des pensées fiévreuses de Doug, qui verrait-on ? *La chambre était en désordre, c'était souvent comme ça quand Harvey trainait ses "potes" de l'équipe pour une session de jeu video. Les "potes" en question, Will en tête, s'intéressaient surtout à la réserve d'alcool du père de Doug, mais comme ça faisait plaisir à Harvey de mêler Doug à sa vie de sportif et de le faire côtoyer des vrais gens, alors Doug prenait son mal en patience et souriait à chaque claque reçue dans le dos.

Mais quand la fête était fini, il n'y avait plus personne pour ranger le bordel fait dans toute la maison. Doug était partit à la cuisine chercher des sacs poubelles, il revint dans la chambre alors qu'Harvey émergeait de tout un tas de fringues diverse. Il avait une tête chiffonnée, mais sourit quand il vit son ami :

"Salut mon potos ! C'te fiesta hier ! Gros Dan à explosé le record de Will, sur Street fighter 18 Alpha Turbo Devil Kick ediition ! Du coup, l'autre ça l'a grave vénère ! Et il s'est barré avec ses potes, l'était pas jouasse !"

"De toutes façons, Will est jamais jouasse avec nous ! Alors, on s'en bats les steacks ! Par contre comme t'es là tu vas m'aider à ranger le boxon avant le retour de Dolorès, j'aurais trop honte de lui laisser ranger notre foutoir !"

Joignant le geste à la parole, il jeta le rouleau de sacs à Harvey et, après s'être battu pour ouvrir celui qu'il avait détaché, il commença à fourrer dedans les cadavres d'une fiesta digne des meilleurs spring breaks du pays ! Il se concentrait tellement dans sa tâche, que ses gestes se firent automatiques et qu'il se perdit bien vite dans ses pensées. C'est Harvey, l'interpellant qui le tira de ses songeries :

« Doug... ? Doug ? Tu... tu m'entends ? »

Un truc lui sembla bizarre et il ne put s'empêcher d'en rire doucement, puis finalement il répondit :


"Oui, je t'entends, Harvey ! Mais t'as fais quoi à ta voix ?"

Pour Doug, ces mots prononcés avec aisance et joie, sonnaient clairs et audibles mais une présence veillant le jeune homme blessé, aurait plutôt entendu un murmure faible suivit d'une espèce de toux dans laquelle on pourrait peut-être reconnaitre un rire sans en être bien certain ! Cette présence pourrait y voir un signe d'espérance d'un destin pour une fois magnanime et compâtissant.

Mais pour Doug, il restait toujours une interrogation, un mystère insoluble, une énigme insondable : Que se passait-il en lui ? Etait-il toujours un humain ? Etait-il déjà un Z ? Qui serait celui qui tiendrait la promesse échangée par Harvey et lui ? Le destin qui avait ramené d'entre les morts une paire de très bons amis, était-il le même qui avait décidé qu'ils ne se retrouveraient jamais pour cause de décès prématuré de l'un des deux ?

Seul le néant avait les réponses, car pour l'heure, Doug ne savait rien faire d'autre que de répondre aux évènements qui se déroulaient autour de lui et en lui, sans pouvoir en avoir conscience pour l'instant ou pour toujours !

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Dim 28 Juin - 0:58
Quand il entendit le murmure et constatait la toux, Clark ne pu s'empêcher d'être soulagé malgré les circonstances. Un rôdeur ne toussait pas, c'était une évidence qui jusque là ne s'était jamais discutée et cela lui arracha un souffle, le jeune homme fermant les yeux quelques instants avant de les rouvrir et tirer tant bien que mal un triste mais volontiers sourire.

« Tu m'as fichu la trouille, j'ai cru que... »

Il n'osa pas en dire plus, c'était tellement prématuré que faire un commentaire de ce genre aurait été parfaitement cruel. Se penchant un peu plus en massant l'épaule de Doug, presque machinalement, il observa ses différentes réactions et attrapa le verre d'eau, après tout Doug aurait peut être soif ? Il s'évertua ensuite à aider le pauvre garçon qui ne devait pas comprendre ce qu'il se passait, à se redresser quelque peu pour lui porter le verre aux lèvres et l'inciter à boire.

« Tiens, bois un peu, doucement. Ça te fera du bien. »

Il se voulait aussi apaisant et attentif que possible. En fait à la réflexion, croire qu'il ne comprenait rien à ce qu'il se passait était dérisoire, quand on sait que ce n'était pas sa... première fois, si l'on pouvait le dire ainsi. Doug était déjà passé de l'autre coté, pour revenir et l'idée qu'il retourne aussi vite à l'envoyeur était vraiment frustrante pour Clark et certainement pour Calvin, sans parler du concerné. Le blondinet aurait aimé que Ricky soit présent, avoir la présence rassurante d'un ami, mais quand on savait ce qu'il devait endurer de voir, ou plutôt ne pas voir son frère revenir, il se sentait bien stupide de penser à lui-même.

Clark devait faire face à cette épreuve seul, jusqu'à nouvel ordre et c'était difficile. Doug allait-il mourir dans ses bras ? Il était effrayé à cette idée. Pour l'heure, il semblait encore en vie, souffrant, agonisant, mais en vie. Il attendrait que Doug ai réagit au verre près de ses lèvres, pour après quoi le reposer sur la table et rallonger le jeune homme. Regardant l'état général de ce dernier d'un regard franchement perdu, ne sachant pas quoi faire d'autre que d'attendre qu'il parle, qu'il lui demande ce dont il a besoin, il se passa la main sur le visage et essuya la sueur de son front en soufflant à nouveau, avant de croiser les doigts et poser les coudes sur les genoux, demeurant penché vers Doug.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Dim 28 Juin - 12:22
La réponse d'Harvey lui sembla assez étrange :« Tu m'as fichu la trouille, j'ai cru que... »

Ce n'était pas Harvey, mais pas un inconnu non plus ! Il lui revint en mémoire un jeune homme qui lui avait fait remarquer qu'il se goinfrait un peu beaucoup avec le matériel commun. Il le sentit s'asseoir à côté de lui, il était sur un lit, encore ! Au moins cette fois-ci il avait plutôt affaire avec un ami ou au moins une présence amicale.

Clark, tel était le nom du jeune homme, lui proposa un truc qu'il reconnut comme étant un verre d'eau,« Tiens, bois un peu, doucement. Ça te fera du bien. » il se rendit compte à cette occasion qu'il mourait de soif, il but ce verre avec avidité, répandant un peu d'eau sur son menton, c'était la meilleure boisson qu'il eut jamais bu ! Clark l'aida du mieux qu'il put, soutenant sa tête, il jeta un oeil au bandage de son bras. Ce qui rappela à Doug qu'il devait se renseigner sur les évènements passés.

Il se laissa reposer sur l'oreiller et prit quelques instants avant de prononcer quelques mots, les yeux toujours fermés, par superstition sans doute !

" Merci ! Pour l'eau ! J'ai été malade, c'est ça ?"_ Il attendit la réponse de Clark puis reprit : "Je me rappelles une école, on y est allé et on a fait des trucs pour sauver des gens ! On a réussit ?

Et moi, dans tout ça ? Je fais quoi ? Je deviens quoi ? Je suis mort ? Deux fois tu crois ? Dire que je sais toujours pas quel jour on est ni pourquoi vous m'aimez pas ! Au moins si j'avais put être avec Harvey, j'aurais fait avec, on a l'habitude ! Là c'est différent ! C'est la première fois que je suis seul pour une rentrée scolaire !

Tu vas te dire que je délire ? Peut-être ! Au fait c'est quoi ton secret ? Comment tu fais pour toujours user de ton cerveau normalement ? Avant j'étais un petit génie de l'ingénierie mécanique et aujourd'hui, je sais à peine marcher et mâcher du chewing-gum en même temps sans tomber !

Si tu veux me parler de tout et de rien, de mes  interrogations, de mes angoisses, des tiennes qui sait ! Je t'écoutes ! Je gardes les yeux fermés mais t'inquiètes je dors pas je t'écoutes ! Tu peux me redonner à boire ? Et à manger aussi ? Merci ! Et pardon d'être un boulet !"


Il se tut, attendant que le jeune homme lui redonne à boire ou non, à manger ou non, lui fasse la conversation on non, il essayait de savourer les choses, il écoutait les bruits dedans et dehors, tentant de les reconnaitre. Il fit de même avec les odeurs, il reconnut assez vite l'odeur de la fièvre et des suées qui l'accompagnait, puis les autres fragrances de l'atmosphère vinrent participer au test de dépistage.

Dans le corps de Doug, des choses changeaient, pour le bien ? C'est ce qu'il espérait. Ou pour le mal ? Ce que tout le monde au camp tenait pour acquit. Doug se sentit abandonné, seul dans un monde de nuit. Les mots de Clark lui parvenaient comme traversant une brume ouatée avec cependant une espèce de réverb' digne des cathédrales du moyen-âge !

Il était persuadé, et peut-être faisait-il erreur, qu'aucun membre du camp n'était venu le voir, même un instant, pour lui dire au revoir ! A peine avait-il l'idée que son bandage avait été fait par le médecin du camp, en cela il se trompait, mais n'en savait rien. Pas de parfum de Melo, pas d'odeur de bois brûlé de Seth, pas non plus d'autres présences odorantes d'autres filles ni d'autres mecs ! Calvin avait été là, mais n'était-ce pas le fait que le lit où Doug était couché était celui du cow-boy ?

Il se sentait triste, il sentait la tristesse (culpabilité ?) de Clark ! Il se dit que le karma s'était vraiment un principe de merde !

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Jeu 2 Juil - 18:18
Clark écouta Doug avant d'acquiescer, poursuivant son attention tout en versant à nouveau de l'eau dans le verre. A manger, c'est ce que voulait aussi Doug, il se leva de sa chaise et prit un instant pour réfléchir, avant d'aller vers le coin où ils stockaient leur nourriture, dépourvus de vrai lieu de conservation, c'était avant tout de la nourriture sèche. Il fouilla un peu parmi leurs possessions avant de prendre du bacon grillé séché et le ramener, ouvrant le paquet en s'asseyant. Le plastique lui fit un peu de résistance mais il en vint à bout et le déchira.

Posant le paquet de bacon ouvert, il marqua un temps, durant lequel il fut très hésitant, plongé dans ses doutes et ses remords, sans dire un mot de ce qui lui trottait vraiment en tête, puis il récupéra le verre et fit boire Doug, l'aidant à nouveau à redresser la tête en le soutenant à la base du cou. Il attendit qu'il boit, puis récupéra un morceau de bacon, l'aidant à le mettre en bouche en le lui posant directement sur les lèvres. Si il avait pu, il l'aurait même aidé à mâcher mais ça, il n'en avait pas vraiment la possibilité. Le laissant finir son morceau, il se décida à lui parler, son ton transparent de sa difficulté à en parler et surtout le fait qu'il n'était vraiment pas à l'aise à le faire.

« Ecoute Doug... ça ne s'est pas... bien passé au complexe. T'as été blessé, par un rôdeur, qui t'a griffé le bras. » Doug pourra à ce moment là plus qu'avant ressentir la présence du bandage, refait puisque le précédent avait été trop sale et couvrant le produit anesthésiant qui avait été appliqué pour soulager la douleur en échange d'un important engourdissement.

« Vous avez retrouvé Samuel, il était blessé par une balle à la cuisse. James, notre médecin s'est occupé de le soigner. C'est pas beau à voir mais il va s'en sortir sans trop de dégâts. Mais...  »

Il marqua une nouvelle hésitation en soupirant, croisant les mains en baissant la tête un moment, avant de revenir à lui, toujours plus désespéré.

« Matthew a disparu, on ne sait pas ce qui lui est arrivé. On espère qu'il reviendra mais ça fait presque deux jours maintenant que vous êtes revenus. On croyait que tu n'allais pas t'en sortir avec... ça, on ne le sait toujours pas. Je suis vraiment désolé Doug, si tu savais à quel point je suis désolé pour tout ça. »

Il prit sa tête dans ses mains, s'arrêtant un temps.

« C'est pas ta faute Doug. » Reprit-il. « Si tu as été mal accueillit, en plus de tout ce qu'il se passe, c'est... si Harvey n'avait pas... »

Il s'arrêta plus longuement, ayant un mal fou à poursuivre.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Ven 3 Juil - 8:55
Clark lui rapporta de l'eau et du bacon séché Il l'aida à boire et lui mit le bout de viande en bouche.  Doug garda le bout de viande sous la laugue, il le garda aussi longtemps que possible, appréciant le goùt du porc grillé, il lui rappelait la maison et les omelettes de son père. Clark continua de lui parler « Ecoute Doug... ça ne s'est pas... bien passé au complexe. T'as été blessé, par un rôdeur, qui t'a griffé le bras. »

*C'est pour ça que ça tiraille sur mon bras et qu'une partie en est engourdie
Clark continuait sa mise à jour des évènements passés, tout autant pour le blessé à ses côtés que pour lui-même et ses tourments intérieurs :

« Vous avez retrouvé Samuel, il était blessé par une balle à la cuisse. James, notre médecin s'est occupé de le soigner. C'est pas beau à voir mais il va s'en sortir sans trop de dégâts. Mais...  »

Là, Clark arrêta de respirer, marquant un arrêt, comme pour annoncer une terrible nouvelle, un évènement si horrible, si incroyable que les fondements de l'Univers en seraient changés à jamais !

« Matthew a disparu, on ne sait pas ce qui lui est arrivé. On espère qu'il reviendra mais ça fait presque deux jours maintenant que vous êtes revenus. On croyait que tu n'allais pas t'en sortir avec... ça, on ne le sait toujours pas. Je suis vraiment désolé Doug, si tu savais à quel point je suis désolé pour tout ça. »

Doug, fut touché de la peine sincère de Clark, il ne comprenait pas comment un autre pouvait porter ses propres fautes, se croire coupables de ses erreurs ? Alors, il fit ce qu'il devait faire :

" Non ! T'as rien à te reprocher ! J'te connais pas depuis longtemps, mais... j'ai vu que tu semblais pas mal doué à ton poste ! Y a qu'un seul boulet ici ! C'est ma faute si ça à merdé las-bas ! Ma faute si je suis blessé comme un crétin ! Ma faute si je sais pas comment me faire apprécier des autres ! Ma faute si je pourrais pas sauver Harvey ! Je suis un boulet, te fais pas de soucis pour moi ! J'en vaut pas la peine !"

Clark ne l'entendait pas ainsi :
« C'est pas ta faute Doug. » Reprit-il. « Si tu as été mal accueillit, en plus de tout ce qu'il se passe, c'est... si Harvey n'avait pas... »

*Y viens de dire quoi,là ? Si Harvey n'avait pas quoi ?

Pour le coup Doug ouvrit les yeux (*tant pis si j'ai des yeux de tueurs !) et attrapa le bras de Clark, sans se soucier de savoir si ça lui ferait faire un bond de dix mètres de peur !

" Pourquoi tu parles d'Harvey ? Tu l'connais ? Mon Harvey ? Le meilleur pote du monde ? Il est là ? Il est prisonnier ? Dis-moi ! Me dis-pas que je vais peut-être crever et que mon pote est pas loin ? Réponds bordel ! Je me rappelles du mois d'Avril
et rien depuis mon réveil ! On est où ? Y se passe quoi ? Je suis déjà mort c'est ça ? Et c'est chez la tulipe que j'ai ressuscité ?

A quoi ça sert hein !? Si c'est pour mourir, combien,quatre jours ? Quatre putains de petits jours après être revenu de la tombe ? En quoi, c'est de ta faute ? C'est toi qui nous ramène d'outre-tombe ? On est quel jour au juste ?"


Il avala son bout de bacon et se mit à tousser, il prit le verre d'eau et vida le fond d'eau pour faire glisser la viande séchée correctement. Cela le calma, et permit à Clark d'agir comme il le voulait et de répondre peut-être à son accusateur ! D'expliquer les choses ou de tout nier en bloc !

A moins, qu'attiré par les cris de Doug, un passant extérieur vienne se mêler à la discussion.

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Mer 8 Juil - 19:50
Clark sursauta quand Doug lui attrapa le bras, rouvrant les yeux en grand alors que le jeune agonisant s'emportait du fait du nom que le blondinet avait évoqué maladroitement.

« Attends, attends Doug...  »

Il avait tenté de lui parler pour le calmer, pas assez fort de crainte d'alerter les autres et la voix de Doug l'avait complètement surplombé, si bien qu'il finit par s'étouffer avec son bacon à force. Clark jeta un regard vers l'extérieur, écoutant afin de savoir si quelqu'un s'approchait. Il en avait peur, oui, que quelqu'un vienne à ce moment là.
Il revint à Doug et entrouvrit les lèvres pour parler, mais pas un son n'en sorti. L'angoisse montait, à mesure qu'il se torturait lui-même l'esprit de ses fautes, de ses craintes, de ses incertitudes. Il était terrifié. Une idée lui vint alors à l'esprit et il plaqua sa main sur sa bouche, comme si il avait assisté à quelque chose d'horrible, et c'était en partie vrai... dans sa tête.

Quand il se décida à parler à Doug, retirant sa main de sa bouche, sa voix se faisait volontairement ou involontairement discrète, ce qui obligerait Doug à tendre l'oreille, un effort considérable étant donné son état.

« On voulait t'en parler... je te le promets, mais on souhaitait attendre... »

Il s'interrompit, marquant un temps où il ne savait si il devait continuer ou non, avant de se relever de sa chaise en croisant les bras sous ses aisselles, comme pour se protéger. Il fit quelques pas dans la caravane, allant et revenant vers Doug, puis finit par redresser les yeux vers lui. Des yeux plus coupables que jamais, des yeux tristes et douloureux à en mourir.

« Matthew l'avait trouvé dans la forêt, avec Melody et Jimmy. On les a accueillis dans le camp, ils sont restés quelques temps. Ca se passait bien au début, puis Jimmy est parti. Matthew a essayé de le retrouver mais il avait disparu. Et Harvey... ça se passait de plus en plus mal, il était pas en phase avec ce qu'il s'passait, il réagissait mal à la disparition de Jimmy... il se rendait pas compte que le monde était devenu dangereux et sérieux. Il prenait toujours tout en dérision...

Il a finit par partir, à son tour malgré avoir essayé de le raisonner, avec Melina et avec Wolf. C'était la veille de ton arrivée. Ils sont... ils sont morts Doug. On a retrouvé leurs corps, on l'a dit à personne...

Je suis tellement désolé Doug, je suis tellement désolé... »


Il finit par craquer, comme tout homme pouvait craquer complètement. Sa voix s'enrailla, ses traits se tordirent de peine et ses yeux se fermèrent d'effroi alors que des larmes jaillissaient de leurs coins, glissant le long de ses joues et achevant leur périple sur sa mâchoire, avant de faire une courte chute jusqu'à ses bras se resserrant contre lui.

« Et ce qu'il t'arrive maintenant... c'est pas ta faute Doug, c'est la mienne. C'est moi... c'est à cause de moi qu'ils ont attaqué les autres, c'est ma faute si vous êtes partis les chercher, si Matthew a disparu, si tu es... et Samuel...

Je voulais pas Doug, je te jure que je voulais pas. Il m'a obligé... le Marchand m'a obligé... il m'aurait tué. »


Il avait levé des yeux coupables vers Doug, ne pouvant stopper ses larmes alors qu'il délivrait la sombre vérité de sa faute. La vérité, de ce qu'il avait fait, à l'insu de Matthew, à l'insu de tous.

Doug McCall

Anonymous
Invité
Mer 8 Juil - 21:04
Lui qui voulait des réponses ! Il les reçut, ses réponses ! En pleine face ! Au creux de l'estomac ! Et pour bien faire les choses Clark assénait le coup de grâce !

Harvey était mort ? Un jour ! Un putain de jour ! 24 petites heures et tout son monde s'écroulait vraiment sans qu'il en fut conscient ! Est-ce qu'Harvey était vivant quand les deux hommes qui étaient venus frapper à la porte de Tulipe ont appris sa présence ? En tout cas tout était clair, Calvin et son air de tristesse devant la jovialité de Doug, Matthew et son envie réprimer de l'envoyer se faire voir !

Et tous les autres, qu'il ne connaissait pas qui ne le connaissait pas non plus, qui jouaient les hypocrites ou les méprisants ! Ces autres pour qui, lui ! Avait risqué sa vie ! Et pas un pour lui dire, pour le traiter avec gentillesse et sympathie, non mais plutôt le juger, le jauger, comme si être ami avec quelqu'un comme Harvey était un crime !

Doug était un gars gentil, sûrement parce que la nature ne lui avait pas donnée une puissante musculature, mais ici et maintenant, il se sentait gagné par une froide colère, et l'autre là qui chialait sa mère ! Il se sentait coupable ? De quoi, bon dieu ? La réponse lui parvint, à voix basse, par des mots que son émetteur gardaient précieusement pour lui-même, le fameux coup de grâce :

« Et ce qu'il t'arrive maintenant... c'est pas ta faute Doug, c'est la mienne. C'est moi... c'est à cause de moi qu'ils ont attaqué les autres, c'est ma faute si vous êtes partis les chercher, si Matthew a disparu, si tu es... et Samuel...

Je voulais pas Doug, je te jure que je voulais pas. Il m'a obligé... le Marchand m'a obligé... il m'aurait tué. »


Et de le regarder les yeux larmoyants, attendant quoi ? Un pardon ? Une condamnation ? Une consolation ou une excuse ? Doug aurait bien hurlé sur Clark, hurlé pour faire venir les autres, mais une petite voix lui fit remarquer qu'il était seul et blessé avec un type qui venait de lui avouer avoir trahi le camp et donc, de fait, être responsable des morts et avanies subies ses derniers temps par ses compagnons d'infortune.

Cette même petite voix lui fit comprendre que mieux valait être diplomate et s'en sortir vivant, plutôt que vengeur et être tué ! Donc Doug fit son plus beau sourire contrit et compatissant et ouvrit la bouche, toujours sur le ton de la confidence tel que l'avait choisit Clark :

"Ouais !? Et c'est qui ce Marchand ? Je te rappelles mon cher, que je suis un bébé venant de naitre, un bébé de bientôt 20 ans mais un bébé quand même ! Si tu m'expliquais un peu qui c'est et pourquoi il t'aurait tué ?"

Il laissa à Clark le soin de s'expliquer ou du moins de lui présenter ce marchand qui semblait l'effrayer au plus haut point ! Puis il reprit :
"Ce que tu as fait c'est grave, c'est sûr ! Mais d'un autre côté, avais-tu une alternative ? Tu devrais en parler à Calvin ! Lui saura quoi faire ! Mais gaffe que Melo ne t'entendes pas elle t'arracherais le cœur de ses propres mains ! Quant à moi ! Je savais les risques que je prenais, le soir où j'ai claqué la porte de ma chambre pour venir sauver mon pote" des larmes perlèrent à ses yeux, il avait mal, un mal tout autant moral que physique, la perte d'Harvey bien qu'encore un peu virtuelle, était désormais une sensation bien réelle, il savait que Clark disait vrai, pour tout ! La vérité dans toute son horrible nudité agressive ! Il ferma les yeux, les rouvrit et regarda Clark droit dans les yeux :

"Je ne parles qu'en mon nom et ne peux te garantir que mon pardon ait une quelconque valeur pour absoudre toutes tes fautes ! Mais moi, Doug McCall je te pardonne pour toutes les fautes que tu penses avoir envers moi ! Je suis revenu d'entre les morts et je comptes bien recommencer une vie meilleure que ce qu'elle a été ! Et merde à ces rôdeurs qui croient vous tuer à coup de griffures !"

*Ouais ! Comme si de belles paroles avaient le don de guérir les maladies ! Enfin ! L'espoir fait vivre !

Sans pouvoir s'en empêcher, il fut soudain pris d'une crise de larmes qu'il n'avaient aucune honte à laisser s'exprimer.
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