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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

La tente de Samuel - 17/01/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 12 Juil - 18:46
Son regard allant sans arrêt de sa jambe à James et vice-versa, Samuel demeura autant attentif au fait que sa blessure se soit presque entièrement résorbé qu'au comportement de son chaman qui venait de le guérir par apposition des mains, ce qui ne manquait pas de classe.

Lorsque le sonné daigna ouvrir un œil, puis les deux, l'ex-commercial ne manqua pas de sourire, rassuré à l'idée de pouvoir blaguer sur cette sacré chute à l'avenir et non devoir la garder pour soi à cause de quelque chose d'aussi banal qu'un traumatisme crânien. Mais plus que ça, il aurait quand même trouvé dommage de devoir sortir pour appeler à l'aide par ce que James leur aurait fait un petit coma.

Lorsque le jeune homme se laissa rouler sur le dos, Samuel continua de lui tapoter l'épaule calmement, une sorte de soutien moral du style "Eh ouais, tu t'es mangé un coin de porte de placard, t'es pas verni mais je compatis." ainsi qu'une main déjà bien placée pour aider le "blessé" à se redresser même si il n'aurait sans aucun doute pas eu besoin de son aide.

Ensuite, en l'entendant, Samuel ne put que maintenir son sourire en voyant son positivisme proprement éclater, un irrésistible élan d'espoir, de force, de découverte, le canadien ne pouvait pas garder pour lui toutes les applications que pouvait apporter de tels caractéristiques, une fois convenablement dominées.


"Et comment que c'est vrai ! C'est pas la grâce du Saint Esprit ça, si c'était le cas, j'aurais pris feu. Alors évidemment..."

Il se coupa lui-même pour recourber un peu sa jambe, faisant très doucement travailler ses muscles pour tester la portée des soins et les possibles effets secondaires avant de la reposer aussi doucement, fort loin de désirer ré-ouvrir largement la blessure.

"...Ça fait encore un peu mal, ça doit être en vrac à l'intérieur et je vais surement boiter quelques jours, mais entre ça et passer un mois couché pour cicatriser, je suis drôlement content que tu vois par toi même que tu as de véritables miracles à apporter à autrui, c'est juste complètement fou.

Moi je peux peut-être bousculer les morts par la pensée, mais toi, c'est juste unique, dément. C'est... C'était comment ? J'ai bien sentis quelque chose de mon côté mais c'était trop loin et trop subtile, moi, il faut que j'explose pour que quelque chose se passe, et j'ai encore du mal à être certain que ça vienne de moi."


A cet instant, il serait honnêtement valable de comparer Samuel à un gamin qui vient de découvrir un cadeau aussi inattendu que désiré sous le sapin de Noël. Il voulait en savoir plus, pouvoir analyser cela, le comprendre, même se demander si ils n'étaient pas tous destinés à développer les même facultés de manière totalement aléatoire.

Et pour un peu, vu son excitation, peut-être que James pourrait légitimement se demander si il ne fait pas face à un effet secondaire du pouvoir lui-même, et non seulement de ses effets des plus impressionnants.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mer 15 Juil - 16:48
James était incontestablement perturbé par ce qu'il s'était passé. Ramenant ses mains, il fut pourtant intrigué de voir que Samuel y réagissait de façon beaucoup plus enthousiaste, même si lui-même était d'un coté impressionné et émerveillé de voir ce don que tout médecin rêverait de posséder plus que tout au monde, entre ses mains. Il pouvait guérir, il pouvait intervenir là où personne n'avait - à sa connaissance - pu avant lui et ce malgré l'avancée faramineuse en médecine des trente dernières années.
C'était incroyable oui, en fait, c'était extraordinaire. Il demeurait apeuré par cet inconnu, par les raisons qui l'ont amené à avoir ce... pouvoir, bien que cela ne pouvait qu'être lié à son retour à la vie, c'était évident, les coïncidences ne pouvaient aller aussi loin. Et si dieu était derrière tout ça ? Seul le Tout Puissant pouvait donner la vie et la reprendre. Mais alors, si cet inconnu n'était tout simplement que la divine providence, alors ce serait le signe que le Miséricordieux ne les avaient pas abandonnés à leur sort.

Dans toute cette folie, y aurait-il vraiment de l'espoir ? Pour la première fois depuis son retour, il avait une véritable raison d'y croire.

« Je ne sais pas trop, c'était... bizarre. » Répondit-il. « J'ai sentis comme... une espèce d'énergie, un courant électrique ? Quelque chose dans le genre. C'est difficile à décrire. C'est passé à travers moi, j'ai perçu mes os qui vibraient. Et je me suis comme connecté à toi, j'avais l'impression de voir et penser les cellules - tes cellules, qui forment ton corps, comme si j'étais parmi elles. Je me suis senti... les commander, ramener celles qui étaient mortes à la vie... les régénérer.

Qu'est-ce que je raconte ? C'est complètement dingue dit comme ça. Je dois virer fou. »


Il laissa échapper un sourire amusé, à s'entendre sortir de telles paroles dignes d'un film de science-fiction.

« En tout cas ça a fonctionné, j'aurais tout le temps de devenir cinglé ou d'y réfléchir, faut soigner le... reste ? De ta blessure, pour que tu puisses t'en remettre plus rapidement. »

S'efforçant tant bien que mal d'abandonner ses idées immédiates, même si c'était un véritable effort, il se pencha pour attraper le kit de chirurgie et l'ouvrit sans perdre de temps, examinant le contenu sous les yeux de son camarade. Outils de chirurgie portables, produits, compresses... il y avait diverses choses, toutes utiles, dont il devait s'assurer du bon état.

« Mon nom complet est James Francis Everett, je viens de Fort Worth, du coté de Dallas. A croire que j'ai pas du aller trop loin pour revivre. Et toi ? Je suppose que tu avais toi aussi une vie avant d'arriver ici. »

Il se surprit lui-même à tailler la bavette avec l'homme qui venait d'assister à son miracle, avec qui il n'avait jamais vraiment discuté avant. En fait, il n'avait pas vraiment discuté avec grand monde jusqu'ici, surtout avec Ivy, Elizabeth, Clark et Calvin. Sans doute ce regain de volonté sociale trouvait son origine en une déformation professionnelle, cette manie de discuter avec les patients pour les distraire pendant qu'il travaillait. La preuve que certains réflexes revenaient naturellement, il n'avait pas tout perdu, c'était présent, quelque part dans son esprit. Il allait devoir trouver comment tout ramener à lui, ces soins sur Samuel étaient un bon début.

En tout cas et pour l'heure, ses questions n'étaient pas de simples outils de distraction, mais une vraie demande, après tout Samuel et lui vivaient maintenant au même endroit, il était peut-être temps que cette déformation professionnelle, ou quoi que ce puisse être d'autre, le pousse à s'ouvrir aux autres. Un premier pas pour trouver sa place.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mer 15 Juil - 22:36
On ne peut plus attentif à la réponse de James, Samuel en était presque pendu à ses lèvres, le fixant avec une certaine fascination mêlée de curiosité, ce qui ne l'empêcha pas de faire suivre le sourire du toubib par un léger rire de sa part, amusement généré non pas par la bizarrerie des sensation mais bien par l'idée qu'il devienne fou, le canadien avait déjà sa propre idée sur la folie humaine et le fait que son interlocuteur ressente l’étrangeté de sa propre description était la meilleure preuve de "normalité" qu'il puisse lui donner.

A sa seconde réplique, il n'attendit pas la moindre seconde pour bien se repositionner avant de pencher le buste en arrière pour se reposer sur ses paumes de telle sorte qu'il puisse autant observer le paladin que le reste de sa blessure. En revenant, ce dernier en divulgua un peu plus de son identité, ce qui sembla ravir un Samuel qui ne rechignait jamais à recueillir des informations et prendre le temps de papoter de tout et de rien, de l'important comme de l'inutile.


"Docteur Everett... Ça sonne bien je trouve. Moi c'est Samuel Hortense Noah Freeman, en hommage à mes grands-parents du côté de mon père.

Moi j'habitais à Harlingen, à côté de la frontière mexicaine. Avant l'épidémie, j'étais manager de toutes les filiales d'Impritech pour la zone Mc Allen, San Antonio et Houston, beaucoup de boulot, mais j'en voulais. A la base, je suis canadien, je suis né et j'ai grandit à Toronto.

Moi en revanche j'ai fait un sacré voyage pendant que j'étais mort, si je visualise à peu près où on est grâce aux cartes, ça fait genre cinq cents miles, c'est pour ça que je ne crois pas que les quelques mois de vide que j'ai se soient passés à geindre en marchant au hasard. Surtout que... Enfin, quand je suis "mort", j'étais bien barricadé dans une station service, j'aurais juste du passer des semaines ou des mois à errer la dedans jusqu'à ce qu'un quidam ne vienne me loger une balle."


Et tout cela déclamé avec flegme et optimisme, bien content qu'il était d'être là et de continuer à pouvoir tailler une bavette métaphorique et non littérale avec les vivants, cela ne l'empêcha pas de prendre un faux air renfrogné afin de poursuivre :

"Ha, j'enrage et j'envie celui qui va enfoncer la porte quand même. T'as vu les pétoires que j'ai ici ? J'sais pas si t'as vu, j'ai même put choper une AK à l'école, juste avant qu'on se fassent attaquer. Eh bien ça, ce flingue, ce fusil, c'était du petit lait, j'suis mort avec une carabine d'assaut de l'armée mexicaine, un G36 j'crois, un M4, j'avais mon colt .45 perso et un revolver, un Smith et Wesson. Une armurerie sur jambe gnappée à la cuisse, j'ai gaspillé toute ma bouffe et mes médocs pour surmonter la morsure mais j'ai jamais pensé à sortir pour aller faire la fête aux morts qui allaient sur la côte."

Et ce pauvre Samuel regardant James avec un air de "tu le crois ça ?", visiblement encore enclin à essayer de faire sourire James en lui confiant ses propres bourdes et anecdotes. Même sur quelque chose d'aussi morbide que sa propre mort et sur des faux air de type bien emmerdé, il parvenait très aisément à laisser transparaitre une espèce de cynisme qu'il brandissait avec une pointe d'amusement, comme si quitte à devoir éviter de rire des autres, il était bien parti pour rire de lui-même et d'entrainer les autres à le faire pour se donner un minimum de bon temps.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 4 Aoû - 2:57
Samuel avait quelque chose d'étrange. Il semblait incroyablement positif malgré les évènements, était-ce étrange ? Sans doute après avoir passé une nuit à se demander probablement si il y resterait à nouveau. Après tout ce qu'il s'était passé, il trouvait encore le plaisir de discuter que je n'avais moi-même qu'à peine gardé. Il sait se montrer intéressant et donner du baume au coeur, c'était indéniable, il était loin de l'image prétentieuse et renfrognée que je lui donnais à mes premières impressions, il paraissait en fait sacrément sociable, le comble de se retrouver ainsi à la ramasse en relationnel pour un médecin. Ce qui n'est, à la réflexion, pas si surprenant de la part d'un manager d'une filiale visiblement importante. Je crois que je l'aime bien.

Le médecin avait prit soin de s'équiper de compresses et de désinfectant, afin de nettoyer ce qu'il restait de cette plaie avant cela plus ragoutante et sourit doucement à ce que lui répliqua l'ex-manager.

« Monsieur Freeman... ça manque pas d'élégance et ça me rappelle un vieux film, mais je ne saurais plus te dire quoi. En tout cas tu semblais avoir un boulot important, désolé que tes ambitions n'aient pas touché le bout. J'imagine que l'entreprise a du fermer pour cause d'apocalypse. »

Une touche d'humour, de la part d'un dépressif, c'était un bon pas en avant. A croire que James commençait à se dérider un peu. Il s'avança et appliqua le désinfectant qui n'avait rien de désagréable sur la plaie, en profitant pour l'examiner de plus près avec une mine franchement intriguée. Il se pencha même un peu plus pour observer les contours et la profondeur de ce qui ressemblait vraiment à une certes méchante mais simple coupure.

« C'est dingue, ta chair à l'air comme neuve, comme si il ne s'était rien passé. »

Il scruta avec incrédulité la blessure un instant, puis secoua la tête et s'autorisa un nouveau sourire sans dent visible, tout en allant récupérer ce qu'il fallait en bandage.

« Je ne sais qui ou quoi nous a ramené, mais si tu veux mon avis je ne sais pas si je dois le ou la remercier, ou bien maudire, j'ai l'impression de reprendre tout depuis le début, comme si je ne m'étais pas suffisamment planté dans ma première vie. Je suis mort en voulant aider quelqu'un et en capotant, sur toute la ligne... »

Il soupira ses dernières paroles en enroulant le bandage autour de la jambe de Samuel, retrouvant son air triste et morose. L'ex-manager avait fait des efforts pour le tirer de sa descente morale et James avait essayé de retrouver un peu de joie de vivre, mais c'était peine perdue. Tout était trop sombre autour de lui et ses souvenirs, encore trop douloureux pour espérer faire l'impasse, même le temps d'une plaisanterie. Une fois qu'il eut fini de camoufler la blessure par le tissu blanc cassé, il usa de l'épingle de la trousse pour le maintenir, s'assurant meilleure employée qu'un vulgaire morceau de scotch, puis il se redressa en se tapotant les mains du travail bien fait et alla ramasser ce qu'il avait étalé sur le sol pour les remettre dans la trousse, donnant un regard à Samuel avec confiance.

« Ce sera bon pour vous monsieur Freeman, vous ne partirez sûrement pas aujourd'hui, cette jambe sera guérie dans quelques jours. En tout cas, enfin...  » Il ferma la fermeture-éclair de la trousse en marquant un instant de gêne, puis adressa un nouveau regard de gratitude à l'homme. « Merci, pour ce que tu as dit. Tu fais toujours un bon interlocuteur. »

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 8 Aoû - 0:46
Alors que le toubib s'équipait afin de réaliser des soins plus conventionnels, le canadien ne manqua pas de sourire à sa réplique. Aucun doute que sentir une pointe de légèreté de la part de son interlocuteur ne pouvait que provoquer une telle réaction de son côté, aussi désira t-il rebondir, donner réponse à cette impression de remontée :

"On m'a plus charrié par rapport à un jeu vidéo, j'arrive même plus à me rappeler lequel tiens. Mais... Non, j'ai fait fermer mes agences sous le motif de "chômage technique et formation à la cohésion sociale". J'avais bon espoir qu'on reviennent, que le siège de l'entreprise ait survécu et de ne pas laisser l'opportunité à quiconque de virer quelqu'un... Aussi terrible que ce soit, je pensais que ce n'était qu'une question de temps pour que cela s'arrange."

A peine sa petite anecdote bureaucratique lâchée que le beau barbu se reprit à s'extasier sur l'incroyable puissance de son pouvoir, avant de se laisser de nouveau prendre dans un certain défaitisme relatif à sa mort. Pour sur, il faudrait des mois sinon des années avant que la plupart des survivants ne puisse relativiser à propos de leur décès. Bref, Samuel ne s'en offusqua pas et bien qu'il n'ait pas daigné perdre son sourire, il le réduisit afin de montrer un peu de compassion, de compréhension.

Infatigable, et malgré son état encore faible, le manager revint malgré tout à la charge, toujours avec douceur et calme, le but demeurant évidemment d'instiller les graines de l'espoir chez ce pauvre homme, et non de le contraindre à se fermer et masquer un mal-être bien présent :


"Quel que soit ton idée, bénédiction ou malédiction, dis toi que c'était nécessaire. Dès lors, étant homme de bien, tu n'as qu'une finalité à ces deux alternatives, poursuivre ton œuvre. Rédemption ou canonisation, c'est à ta discrétion, mais chaque vie que tu sauveras remerciera mille fois ce qui t'as ramené parmi nous... Comme moi aujourd'hui."

Son petit soutien terminé, il observa James en train de terminer de bander sa blessure. Pas certain qu'il ait put être totalement réceptif à ses paroles, mais pour avoir une petite idée de l'effet rendu, il lui faudrait attendre au moins plusieurs jours, aussi ne chercha t-il pas à guetter de réaction de la part du médecin. Il n'en demeura pas moins attentif à ses geste et à ses derniers mots. Ainsi, il le salua d'un signe de main chaleureux en lâchant, toujours souriant :

"Je t'en prie, c'est l’œuvre que je poursuis. Et... Comme je ne vais pas bouger, mais même une fois que j'irais mieux, n'hésite pas à venir me voir si tu as besoin parler, de tout et n'importe quoi."

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 10 Aoû - 1:10


Jeu de Camp Achevé

Récompense(s) :
/


Conséquence(s) :

Samuel sera remis de sa blessure sous quelques jours.

Vous avez consommé :

Un Kit de chirurgie basique.


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