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[CFJ, C, EXP] Le sport, c'est la santé – 24/01/35
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Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Ven 24 Juil - 18:36
Alors qu'elle me désigne son talkie-walkie, je passe une main songeuse sur le mien. J'hésite. Est-ce vraiment prudent de laisser Elizabeth seule en arrière ? Je lui jette un regard intense, la jaugeant à nouveau de la tête aux pieds. Deux zombis sont en train de s'approcher. Est-ce qu'on ne devrait pas prendre le temps de s'en occuper ? Quoi ? Mais bien sûr que je m'inquiète de son sort ! J'ai toujours été enclin à penser aux autres avant moi-même. Que voulez-vous, j'ai le cœur sur la main, je n'y peux rien. En plus, c'est elle qui a les clés de la Chevy.

La psychologue semble déterminée, même si loin d'être sereine. On perdrai plus de temps qu'autre chose à discuter. Je hoche donc la tête, et commence à m'éloigner à reculons, toujours hésitant. Le jeune asiatique n'a pas l'air bien plus convaincu, mais a dû en arriver à la même conclusion que moi, car il n'insiste pas plus.

-Pareil pour toi, lui lance Takashi.

Petit à petit, je commence à cerner un peu mieux mes compagnons. Le jeune homme est volontaire, et sûrement intelligent. Courageux. Il en faut une bonne paire pour simuler un trampoline sur la caboche d'un Marcheur jusqu'à ce qu'elle explose. Pas bien bavard pour l'instant par contre. Timide ? Simplement pas enclin à prendre des responsabilités ?

La reine des Neiges, elle, commence à laisser entrevoir une légère fonte. Elle s'est inquiétée de mon état après l'attaque du zombi. D'accord, si je devais devenir un cadavre sur pattes, son propre bien était concerné. Mais maintenant encore, elle s'inquiète de ce qu'on pourrait trouver dans le commerce qu'on va visiter. Elle n'est donc pas aussi insensible qu'elle essaie de le laisser penser.

Bon, tout ça n'est pas forcément juste, mais ce n'est qu'une première impression après quelques heures passées ensemble. Avec un dernier regard vers elle, mais restant muet, je me retourne et suit le jeune homme vers notre cible.

« Wildlife Discovery » est une jeune enseigne de magasins spécialisés dans la chasse et la pêche, mais fournit dans leurs plus grandes surfaces du matériel pour toutes sortes de sports de montagne, forêt... Celui-ci fait partie des petits. Mais qu'importe. Les chasseurs ont eux aussi besoin de tentes. Alors qu'on approche de la vitrine, je fais signe à Takashi de ralentir, et de progresser discrètement. On ne sait pas ce qu'on va y trouver. Autour de nous, le paysage de cauchemar ne fait rien pour s'égayer, et le nombre d'endroits où peuvent se tapir nos nouveaux prédateurs naturels ne fait qu'augmenter. Arrivé près de la vitrine, on s'arrête, et je jette un œil prudent à l'intérieur.

Le verre est brisé, la porte enfoncée. La plupart des rayons semblent à moitié vide. Fait chier ! Quelqu'un a déjà eut la même idée. Pire, trois rôdeurs sont plantés là, immobiles. Un jeune caissier qui avait dû être encore boutonneux avant que son visage ne soit à moitié arraché par les serres déterminées de son meurtrier. Un client rondouillard aux bottes de cuir et au parka imprimé militaire. Et curieusement, une jeune femme aux cheveux couleur blé gorgés de sang. Bien habillée, ses chaussures étaient sans doute à talons aiguille à une époque. Bizarre...

-Ça va pas être facile, je marmonne pour Takashi.

-Il y a peut-être une porte de derrière ? Me suggère-t-il.

Je savais bien qu'il était intelligent ! Je lui fais signe que son idée me plaît, et on contourne silencieusement le bâtiment. On trouve effectivement une entrée du personnel qui nous permettrait de prendre les zombis par derrière. Fermée. Je ressors mon kit de crochetage. Le geste semble cette fois plus naturel et il me faut moins de temps pour venir à bout de la serrure. Puis je tends mon couteau papillon au Rambo en herbe.

-Tu as déjà prouvé que tu t'en débarrasse plus facilement que moi, je chuchote. Je vais repasser devant et attirer leur attention. J'attendrai trente seconde, le temps que tu trouve ton chemin jusque la surface de vente. Une fois que j'aurai leur attention, approche toi d'eux en silence par derrière, et vise le sommet de la nuque, juste à la base du crâne. Tu devrais atteindre directement le cerveau.

Bon, ce n'est pas un plan parfait, mais on fait avec ce qu'on a. Je retourne à l'entrée, et attends. Trente, putain de longues secondes. J'ai toujours été du genre rapide. Les flics ont mit des années à m'attraper. Je n'ai aucune raison d'avoir peur de trois malheureux zombis incapables de courir. Mais putain, j'ai le cœur qui bat aussi fort que si je devais dévaliser Fort Knox elle même ! J'ai l'impression que le simple bruit qu'il fait contre mes côtes suffirait à rameuter tous les bouffeurs de chair du quartier. Je passe une main sur mon talkie. Pas de nouvelles d'Elizabeth pour le moment. Bonne nouvelle, j'imagine. Bref, rien ne sert de temporiser plus longtemps. Avec une grande inspiration, j'entre lentement dans le magasin.

Tournés vers la caisse, ils ne me remarquent pas. Très bien. J'ai le temps de jeter un œil à ce qui m'entoure. Mais les premiers rayons ont été littéralement dévalisés. Il ne reste rien d'utile. Et voilà que le boutonneux me voit enfin. Dans un râle répugnant, il commence à s'approcher, attirant l'attention des autres. Finalement, ils approchent tous les trois dans ma direction. Très bien. Mais que fait mon partenaire ? Aucun signe de lui. Je le jure, si cet enfoiré a prit la tangente... Je me suis peut-être trompé sur lui. Peut-être n'est-il pas aussi courageux que je le pensais.

Je repère la porte menant aux bureaux, et m'en éloigne délibérément. S'il finit par arriver, Takashi ne doit pas être vu. Reculant pour garder mes adversaires bien en vue, j'entre dans un rayon étroit, les obligeant à venir l'un après l'autre. Je manque de trébucher sur un objet au sol. L'enjambant, je me rends compte qu'il s'agit d'un carquois. Dans lequel il reste quatre flèches ! Agile comme le chat sur son arbre, je me penche juste assez pour m'en saisir d'une, tout en restant hors de portée. C'est une banale flèche de bois, à la pointe en acier, à l'ancienne. Cette chaîne a toujours privilégié le coté traditionnel de la chasse. Ce n'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien.

J'approche à pas aussi lents que possible le mur derrière moi. Je vais être obligé de pivoter pour entre dans un autre rayon bientôt, mais cela mettrait la porte par laquelle va arriver mon sauveur dans le champ de vision des mort-vivants. Lorsque je le vois entrer finalement, haletant, et un peu plus sale qu'il ne l'était. C'est pas trop tôt ! Il s'approche en silence des trois macchabées, alors que j'agite ma flèche pour garder leur attention sur moi.

-C'est ça, approche gros tas, je lance plein de panache au bedonnant, premier de la file.

Je continue de cingler l'air de la pointe de ma flèche dans l'espoir qu'il essaiera de l'éviter, mais c'est évidemment en vain. Allez donc faire peur à un truc déjà clamsé ! Il avance droit sur mon arme improvisée, et s'y déchire la bedaine. Il ne semble pas s'en émouvoir. Ses tripes jaillissent de son ventre et s'étalent sur le sol. L'odeur est simplement... Immonde. Je vomirai sûrement, si l'adrénaline ne concentrait pas toute mon attention sur un autre sujet. Le chef de file zombi marche et glisse sur ses propres viscères. Il tombe sur les fesses, bousculant la blonde en arrière, et l'immobilisant un instant. Tout ça au moment où Takashi enfonce le couteau dans la nuque du caissier. Je saisis l'occasion et plante la pointe de ma flèche droit dans l’œil gauche du chasseur. Dans un gargouillement, ils s'effondrent tous les deux.

Entre nous deux, la blonde semble bien décidée à faire avec moi une entorse au régime qu'elle devait suivre. Pataude, elle essaie d'enjamber son semblable définitivement décédé. J'ai le temps de retirer mon arme quand le militaire lui plante mon papillon derrière le crâne. La bestiole reste plantée là, la gueule grande ouverte, à grogner, le regard dans le vide. Sûrement déjà en train de claquer pour de bon, mais pour faire bonne mesure, je lui plante ma flèche dans la gorge vers le haut, direction ce qui lui reste de cervelle. La pointe jaillit au sommet de son crâne, et elle s'effondre finalement.

Il y a un moment de silence, où mon compagnon et moi restons là, à fixer nos victimes, en sueur et essoufflés. Les mains sur les genoux, j'ai le nez juste au dessus des tripes du chasseur. L'odeur me revient alors avec toute sa puissance, et je ne peux pas retenir un haut le cœur. Je crache le vomi accumulé derrière mes incisives, et fait un sourire ironique à mon partenaire.

-J'ai toujours eut un bon odorat.

Je m'essuie d'un revers de manche et me redresse.

-Désolé du retard, me dit le garçon, j'ai dû m'occuper du directeur dans les bureaux.

Je hoche la tête, signifiant que je comprends, essayant toujours de retrouver mon souffle. Je lui fait un signe vers les rayons ravagés.

-Récupérons tout ce qu'on peut ramasser d'utile et entasser dans la bagnole. On a qu'à faire un tas à l'entrée, et on demandera à Elizabeth de venir se garer à coté pour charger.

Je me dirige directement vers le rayon chasse. Le plus utile, c'est là qu'on le trouvera.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 25 Juil - 1:08
Se retrouver seule avait quelque chose de terriblement effrayant, mais comme pour la diversion à l'aéroport, c'était moins terrifiant qu'elle ne l'avait imaginé. La vérité c'était qu'elle se sentait tout aussi mal à l'aise en compagnie d'hommes que de redoutables zombies et qu'en dépit du départ de Liam et Takashi, elle ne se sentait ni plus ni moins à l'aise : son angoisse était tout aussi forte.

Elizabeth expira longuement. Un long souffle chaud et puissant qui glissa hors de ses lèvres tandis que son regard ne cessait de vriller à droite et à gauche à la recherche de menace potentiel. En dépit de la futur compagnie avérée qui se glissait irrémédiablement vers elle, elle bénissait leur lenteur qui lui laissait au moins le temps de s'organiser.
Les deux créatures étaient encore plus en aval de la route et se traînaient. L'un avait le pied de travers et marchait davantage sur l'os de sa cheville, la tête penchée dans un angle plus qu'inquiétant, et le second avait perdu l'une de ses jambes, le forçant à se servir de ses bras pour avancer.
Les deux en un sens ne représentaient pas, à bien y réfléchir, un effroyable danger : dans le pire des cas, elle pourrait les esquiver et s'enfuir à toute vitesse comme elle l'avait fait avec Ivy, le mois passé. Non, le plus inquiétant était qu'ils étaient capable, de leur inhumanité râlant hors de leur gosier, de rameuter leur semblable alentours, comme si leur gémissant grinçant était un véritable cri perçant pour les non-morts alentours. Pour eux pourtant, elle estima qu'elle avait encore un peu de temps.

Au lointain, plus haut dans la rue, quelques silhouettes vagabonder, sans avoir encore perçu ou sentit la proximité de leur présence, animé par la seule force d'un cerveau ravagé qui ne criait que sa sanguinolente faim.
Par sécurité, elle les compta. Cinq... cinq ombres mouvantes dans l'horizon parsemé de détritus en tout genre. A son prochain tour du regard, les cinq devaient encore y être, car si ce n'était pas le cas, sans doute qu'une panique certaine germerait plus encore dans son esprit.

Sans perdre davantage de temps, crochetant la crosse de son arme à pleine main, elle ferma la portière du véhicule, sécurisant ainsi l'intérieur de ce dernier de n'importe quel nuisible qui s'y glisserait sans crier gare, puis franchit les trois pas qui la séparait de la porte de la boutique.

La vitrine était saccagé, et le sol était parsemé d'éclat de verre de la devanture explosée. Parmi les morceaux acérés, un présentoir avait déversé son contenu sur le sol, rependant ainsi dans un chaos étrange, petite peluche en porte clé et autres souvenirs : tee-shirt, stylo bille, assiette brisée et botte en cuir, le tout gravé d'un petit coeur rouge bien kitch qui rappelait que le temps avait un jour était moins brutal, moins sauvage.
Elizabeth n'y prêta qu'une relative attention, et accordant sa vigilance à l'intérieur de la boutique qui était plongé dans une certaine pénombre, en dépit de la matinée, dont le ciel menaçant annonçait désormais une pluie imminente.

Toujours sur le pas de la porte d'entrée défoncée de la station service, elle remonta le mécanisme de sa lampe torche, pris une grand inspiration et braqua le faisceau qui se déploya droit devant elle accolé au canon de son arme qu'elle tenait fermement devant elle.
Les souvenirs de son passé avaient certes été élimé par sa plausible mort et résurrection, mais peu à peu, ses gestes et instinct revenaient à elle. Elle aurait aimé que son instructeur se tienne à cet instant dans son dos, narguant de reproche les mauvaises postures qu'elle pouvait adopter et narguant sa probable défaite pour perturber sa concentration.
Au lieu de cela, seul le silence escortait sa surveillance. Aucune ombre parasite, ni silhouette monstrueuse ne vint la surprendre. L'intérieur, il fallait le dire, était vraiment minuscule et en dehors des souvenirs excentriques tagués "I Love Texas", elle ne repéra que des accessoires de véhicule bien inutile en ces sombres heures.

"Hey..." clama t-elle d'une voix légère, espérant attirer l'attention d'un zombie caché derrière l'unique rayon que composait la pièce, ou de l'arrière boutique, mais aucun écho à son appel ne transperça l'environnement.

Jetant un bref et rapide coup d'oeil en arrière pour évaluer à nouveau la distance des deux créatures, elle pénétra ensuite à l'intérieur assez agilement en contournant les obstacles qui perturberaient ses pas, et vérifia d'un geste rapide et assuré qu'il n'y avait bel et bien rien du tout derrière le rayonnage, et derrière le comptoir.
Elle tomba alors sur un cadavre, dont le crane littéralement explosé, laissait à penser que quelqu'un été déjà passé par là, et avait fait son petit shopping après avoir éradiqué la menace, ce qui, en soit, n'avait rien de rassurant.

L'étagère des sucreries avaient été littéralement vidé de son contenu, et le frigo ne contenait plus que quelques bouteilles vides. Des canettes avaient rendu leur contenu sur le sol, ne laissant au fil du temps, qu'une large tache colorée et séchée sur ce dernier.
En revanche, étalés sur le sol, l'une des étagères avaient vomi tout un tas de paquet de Twinkies. Les goûts du précédant pillard ne devaient pas se porter sur la chose, ce qui laissait à penser que ce dernier avait au moins le luxe de pouvoir sélectionner ce qu'il désirait manger. Chargeant son sac à dos de toutes les friandises, elle finit par porter son dévolu sur les bidons de liquide lave glace stocké dans un coin. Le reste n'avait pas ou peu d'intérêt pour elle en l'instant. Avec ces bidons, elle pourrait les remplir d'essence pour les ramener au campement.
Vidant le contenu de deux d'entre eux dans un pot de terre dont la plante d'intérieur avait rendu l'âme depuis longtemps, laissant rependre son odeur citronné dans toute la boutique, elle regagna l'extérieur d'un pas pressé, espérant que les deux zonards n'aient pas franchit trop de chemin pour lui laisser un peu de temps. Elle remplissait ses deux bidons d'essence lorsqu'un coup de feu assourdissant surgit alors...

Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Sam 25 Juil - 11:20
Comme je le craignais, la plupart des marchandises du magasin ont déjà été raflées. Pas un seul fusil. Plus une balle ne reste. Les riverains connaissaient sans doute le lieu et auront préféré s'armer ici plutôt que de risquer de trouver une armurerie. Fait chier. Je me disais bien qu'un magasin de quartier n'était pas ce qu'il nous fallait. La prochaine fois, je vise la zone commerciale. Elles sont généralement entourées de peu de lieux de vie, et les commerces sont plus grands. Il devrait y avoir plus de restes.

Ici, tout est sans dessus dessous. Certains rayonnages ont été renversés, et se sont effondrés comme des dominos. On doit en relever certains pour pouvoir fouiller l'amas de détritus resté coincé dessous. Pour la plupart, il ne reste que des objets brisés et sans intérêt. Takashi réussit quand même à dénicher quelques sacs de couchages et tapis de sol utilisables. On met également la main sur deux tentes tunnels en bon état une tente classique. Cette dernière nécessitera quelques réparation, et le auvent est troué, mais ça ira bien pour dormir.

On sort également deux arcs de bois avec leurs carquois. Ceux-ci ne sont pas pleins, j'espère que quelqu'un au camp sera capable de tailler des flèches. De toute évidence, les précédents pilleurs se sont concentrés sur les armes à feu, ou les arcs et arbalètes de dernière génération. Pas étonnant. Sous un meuble, je déniche quand même une boite de munition oubliée. Du petit calibre. Et dans le tiroir de la caisse, un trésor ! Un paquet de cigarette, et une boite d’allumettes ! Je n'ai jamais été un gros fumeur, mais je fume depuis quinze ans. Je n'y ai pas songé depuis mon réveil, mais maintenant que je les ai sous le nez, je rêve de m'en griller une. Mais on verra plus tard. Il y a plus urgent.

Pendant que je chérissais ma trouvaille, Takashi a commencé à rassembler des vêtements utilisables. Il ne reste plus grand chose, mais on trouve tout de même quelques polaires qui devraient pouvoir protéger plusieurs personnes du camp du froid. Même si ça manque cruellement de style. Trois ou quatre paires de bottes solides utilisables également. Dans un tout petit coin « montagne », j'espérais trouver des cordes et des mousquetons. Mais plus rien n'est en état d'être utilisé. Ou même réparé. En revanche, je déniche une paire de chaussures de trail, que j'échange immédiatement contre mes baskets de ville. Solides et légères, elle sont une demi pointure trop grandes, mais ça fera l'affaire. On ramasse finalement quelques ponchos imperméables, sous lesquels on déniche une paire de dagues de chasses abandonnées. Elles auraient besoin d'un bon affûtage, mais ça peut toujours être utile.

-Je crois qu'on a tout ce qui est récupérable, m'annonce Takashi.

J'essuie la sueur de mon front d'un revers de la manche. S'activer donne chaud, me^me dans le froid ambiant. Je jette un œil à l'extérieur. Trois zombis, à trois pâtés de maison, s'approchent lentement. Notre butin se trouve amassé près de la vitrine. On devrait avoir le temps de charger avant qu'ils ne soient trop proches.

-Je suis d'accord, je réponds. Je fais signe à Elizabeth de venir nous chercher.

J'attrape mon talkie et essaie de contacter notre psy.

-Elizabeth, c'est Liam. On a ramassé tout ce qu'on pouvait. Tu peux venir nous chercher, qu'on puisse charger la Chev...

Je m'interromps. Au loin, j'ai entendu un son bien plus inquiétant que les râles des zombis. De la musique. Et... un bruit de moteur ? Et merde ! Si des vivants se rapprochent de ce quartier désolé, ça ne peut pas être bon signe.

-Sans vouloir te commander, chef, j'ironise, ce serait pas mal de déguerpir rapidement. Je crois qu'on risque d'avoir de la compagnie un peu plus vive que celle de nos voisins actuels...

Un petit sourire à peine crispé en coin sur les lèvres, j'attends sa réponse. Le bruit de moteur est encore loin, on a le temps. A condition bien sur que la jeune femme aille bien, et nous rejoigne rapidement. Le militaire en devenir et moi restons quelques longues, longues secondes en suspend devant notre moyen de communication.

Takashi Kuribayashi

Anonymous
Invité
Dim 26 Juil - 12:30
Le jeune asiatique resta silencieux un bon petit moment à l’arrière de la voiture et n’attira pas vraiment l’attention sur lui jusqu’à ce que les différents occupants de la voiture ne commencent à planifier un itinéraire d’exploration des ruines. Ici encore, Takashi resta silencieux et se contenta de hocher la tête pur signifier son approbation de ce plan, en rajoutant quand même quelques mots.
- Ca me paraît cohérent, les pompes sont le meilleur endroit pour choper de l’essence car elle y est préservée, contrairement aux réservoirs où elle pourrit en un an. Par contre pour les munitions, je me fais pas trop d’espoir : c’est bien connu que les magasins de sport ont des arsenaux au moins aussi vastes que ceux des armureries, perso c’est là que je fouillerais en priorité pour trouver des munitions, d’autres doivent avoir eu la même idée…
Dit-il un peu dépité par avance. L’heure de la séparation finit par arriver une minute plus tard et alors qu’il ouvrait la porte et que Elizabeth lui souhaitait une bonne chance, Takashi répondit avec un sourire.
- Pareil pour toi.
Après tout ils n’allaient pas faire grand-chose de plus que récupérer un peu de matos et affronter des créatures mangeuses de chair, la routine ! Pas de raison de s’inquiéter, de s’inquiéter outre mesure du moins…

Tak’ accompagna donc Liam dans la rue et tous deux commencèrent à faire le tour du magasin afin de repérer une manière de procéder jusqu’à ce que devant la débauche de violence qui s’étalait sous leurs yeux, l’asiatique finisse par proposer une manière alternative de procéder.

- Il y a peut-être une porte de derrière ?
Ca semblait logique, une porte pour l’entrée du personnel sans compter les issues de secours qui devaient se trouver autours du bâtiment. L’idée d’attirer l’attention de ces bestioles ne convainc pas Takashi mais il ne fit pas de commentaires : après tout Liam était réveillé depuis plus longtemps que lui et devait savoir ce qu’il faisait… Takashi fit donc le tour et pénétra dans le bâtiment pas la salle du personnel, une salle qui n’avait visiblement pas été épargnée par le massacre récent. Dans les doigts d’un cadavre déchiqueté, il put saisir un imposant couteau de combat et le garda à la main pour négocier les différents bouffeurs de chair qui se présenteraient à lui.
Visiblement il suffisait de le demander car à l’instant où il se remettait en route, un imposant bibendum en costume-cravate défoncé lui sauta dessus avec la ferme intention d’en faire son déjeuner. Passé la surprise et l’attaque cardiaque, Takashi lui planta cet imposant couteau dans la tempe et le remua dans tous les sens, jusqu’à ce que la bestiole tombe inerte et morte, alors que sa mâchoire se trouvait à deux centimètres de sa carotide.

Takashi aurait bien prit deux secondes de plus pour se reposer mais des grognements venus du magasin principal attirèrent son attention sur le fait que Liam avait peut-être besoin d’un coup de main. Takashi se tapa alors un sprint pour rejoindre l’entrée et y trouver le voleur en mauvaise posture avec une blonde toute pourrie qui avait certainement dut être ravissante dans son autre vie. La lame de son couteau alla se loger à la base de son crâne et ressortit par la bouche entrouverte de sa victime. Elle resta immobile ainsi jusqu’à ce qu’il retira la lame avec violence, fracturant un peu plus le crâne fracassé de cette dernière et elle s’effondra. Essoufflé, Takashi fit un trait d’humour.

- Désolé du retard, j’ai dû m’occuper du directeur dans le bureau.
Après cela, le grand nettoyage commença... Et par grand nettoyage on entend la récupération de tout ce qui était encore récupérable en ces lieux, ce qui de manière surprenante, fut plutôt important ! Si important en fait qu’ils allaient bien avoir besoin de cette voiture pour bouger le loot !
- Je crois qu’on a ramassé tout ce qui était récupérable…
Constata le jeune asiatique, donnant ainsi la permission à Liam d’appeler Elizabeth de manière implicite. Le deux compères sortirent donc à l'extérieur pour l'attendre quand un coup de feu lointain fit sursauter le jeune homme et augmenter son rythme cardiaque quand il l'identifia...
- C'est pas son arme...
Dit-il à son co-équipier d'un air soudainement inquiet pour Elizabeth.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 28 Juil - 16:04
Elle avait sentit son coeur se saisir d'effroi lorsque le coup de feu fut tiré et dont l'impact raisonnait encore dans sa tête. Instinctivement, elle s'était réfugié derrière la borne de service et avait lâché le pistolet du tuyau d'essence pour protéger son visage de ses mains, comme si ce geste, ridicule et futile, aurait pu lui épargner la vie par ce tir qui avait déjà atteint sa cible.
Ce coup fut donné peu après - voir même qu'une seconde - l'appel radio de Liam qui lui signalait de la possible compagnie différente des zonards qui s'épandait dans la ville. Son sang se glaça : les hommes du marchand ?

Elle était prostré dans sa position défensive et n'écoutait que l'écho de son tambour personnel qui vibrait dans sa poitrine à en jaillir hors de la cage thoracique. Et maintenant ? Que pouvait-elle faire ? Quelle alternative avait-elle ? Et si elle était la cible de ce supposé forçat ? Et si elle n'avait pas choisit le bon angle pour se cacher et qu'en réalité, il avait vu sur elle au point de faire, ainsi posté, une cible de choix ?
Le second coup de feu lui en donna la réponse : aucune blessure n'était à déplorer, et elle ignorait toujours d'où les coups de feu provenait, et où ils avaient atterrit, bien que l'évidence qu'il fut tiré par ses compagnons avaient été immédiatement banni de son esprit. Par pure logique, il s'agissait bien d'un éléments extérieurs dont elle ignorait l'identité ? Un sauveteur ?

Trouvant accalmie dans sa respiration haletante d'adrénaline, elle pencha sa tête légèrement sur le côté pour observer la rue. Plus bas, à l'endroit même où les deux dégénérés qui la rejoignaient petit à petit et dont elle aurait du s'occuper avant de mettre de nouveau le contact pour évacuer la zone, deux morts définitivement gisaient au sol le crâne explosé, mais ni d'un côté ni de l'autre de silhouette se trouvait pour permettre à Elizabeth d'identifier le tireur. C'était une toute autre scène qu'elle constata alors : d'un bout de la rue, et à son opposé, deux hordes se dressaient désormais de part et d'autre, et progressait vers la station service.
Les deux coups de feu ont-ils vraiment attiré si vite toute cette masse de zombie ou bien ... ? Ou bien ils leur ont été envoyé dessus intentionnellement comme à l'école de ce que les autres lui en avaient raconté ?

Elle prit le Talkie en panique :

"La zone n'est plus safe. Les morts rappliquent de toute part et on a un tireur..."

Elle n'aborda pas les phrases d'usage tel quel : planquez-vous, faites attention, ou autre conversation à rallonge du genre. Non, c'était bien suffisant pour laisser supposer du reste.
Ne voulant pas abandonner son butin si précieux, elle poussa les deux bidons d'essence vers la voiture, et tout en restant un maximum tapis au sol, quand bien même cette attitude aurait été ridicule par le constat qu'il s'agissait de l'un des survivants du campement, et amis, mais la prudence valait bien toute situation burlesque. Ouvrant la portière côté passager, elle poussa les deux bidons sur le tapis de sol et finalement se hissa sur le siège pour se pousser jusqu'au côté passager.

Le tireur, qui était resté silencieux depuis sa deuxième cible abattue, fit à nouveau usage de son arme, et l'évidence de son appartenance  s'imposa alors à la jeune femme : inamical.

La balle siffla l'espace d'un bref souffle dans l'air, percuta la vitre passager peu après que la porte fut refermée, la brisant en mille éclats avant de venir se loger dans le boitier de frein à main, entre les deux sièges avant. Si l'impact fut évité, les éclats de verre projetés se figèrent sur le bras et la cuisse droite d'Elizabeth. Qu'il soit issu de la douleur ou de la peur provoqué par le tir, un cri d'effroi s'échappa d'entre ses lèvres.
Sous l'impulsion vive de la précipitation, elle tourna la clé sur le contact et démarra au quart de tour tandis que ses dents se crispaient dans sa mâchoire et que sa fine voix gracile laissa échappait nombreux jurons innommables. Elle espérait avoir rejoins la position de ses deux compagnons avant que le tireur ne l'ai à nouveau aligné.

Liam O'Connor

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 14:01
Au deuxième coup de feu, Takashi et moi-même nous jetons au sol. On trouve chacun l'abri le plus proche derrière les murs du bâtiment, de chaque coté de la vitrine. Bordel ! C'est la dèche. Méchamment. Comment un putain de sniper a-t-il pu se retrouver pile au même endroit que nous ? Comment une petite ballade en ville a pu se transformer en tir aux pigeons ? Avec notre groupe du mauvais coté du fusil. Sans être d'un naturel froussard, je n'ai jamais aimé être confondu avec une proie à plumes. Ou à poils d'ailleurs. Ou à écailles. Bref, il est plus que temps de se faire la belle.

On entend un troisième tir. Rien de notre coté. Elizabeth doit être la cible. Et on ne peut rien faire pour l'aider. Bien que je n'aimerai pas risquer ma peau plus que ce n'est déjà le cas. N'empêche, sans la voiture dont elle a les clés, on n'ira pas bien loin, Rambo Junior et moi. Je me saisis du Talkie Walkie, et prie des divinités auxquelles je ne crois pas pour que la Reine des Neiges me réponde.

-Liz' !

Bon ok, je me permets une petite familiarité. Mais c'est dans l'urgence, et c'est plus court qu'Elizabeth, ou encore Grande Impératrice des Glaces Éternelles.

-Essaie de nous rejoindre derrière Wildlife Discovery ! Il y a une porte pour le personnel. On embarque ce qu'on peut et on t'y retrouve !

La paire de dagues ainsi que deux polaires sont déjà dans mon sac à dos. J'attrape une tente tunnel et un duvet sous les bras, et me dirige vers le fond du magasin, derrière l'aspirant qui est déjà chargé de son propre butin. Un arc en bandoulière, un carquois, la tente classique. Fait chier ! Il y avait de quoi nous tenir plus chaud que ça ! Et moi qui voulait remonter le moral du camp... Enfin, on aura au moins de quoi héberger les nouveaux. Et votre serviteur par la même occasion. Je compte bien profiter de ma petite tente tunnel. La belle étoile, ça va bien cinq minutes.

Alors qu'on s'éloigne vers le fond du commerce, un nouveau coup de feu nous vrille les tympans. Un bruit de verre brisé l'accompagne, et je vois une boite d’appâts posée sur le comptoir s'envoler et rebondir contre le mur du fond. Au coup de feu suivant, on est déjà dans le couloir qui mène à la porte de derrière. De justesse. Des bouts de plâtre volants viennent s'immiscer dans mon champ de vision. Alors qu'on est en vue de notre porte de sortie, j'entends Elizabeth nous répondre.

-J'y suis !

On enfonce littéralement la porte pour se retrouver dehors.

-Ça, c'est un putain de bon timing, je lui souris.
-Faut se grouiller ! Me morigène Takashi.

Il n'a pas tort. On fourre en vrac nos trouvailles dans la Chevy avant de nous y engouffrer nous même. Notre pilote met pied au plancher, et c'est dans un strident crissement de pneus qu'on quitte l'endroit.

-Évitons les grands Axes ! Suggère le jeune asiatique.
-C'est là qu'ils nous attendront, j'approuve. On emmerde la carte et on passe par les départementales, à travers champs. Ils ont sûrement les mêmes infos que nous sur le terrain. Au risque de se pommer, autant ne pas les mener directement sur le camp.
-Ton bras ! M'indique la conductrice.
-Quoi mon...

Je me rends soudain compte qu'un joli morceau de verre brisé s'est fiché dans mon épaule gauche. Le sang a coulé tout du long, jusque la main et la tente que je tenais. Elle était blanche, à la base... Avec l’adrénaline, je n'ai rien senti. Maintenant que je l'ai remarqué, ça commence à picoter.

-Putain !

Pas le choix. Je pince la peau autour de la blessure, et demande à Takashi de retirer le projectile. Trois bons centimètres de souffrance plus tard, j'attrape le sac contenant le duvet que j'ai récupéré. Grâce à mon couteau papillon, j'en déchire une bande, et la noue bien serrée autour de la blessure. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est une blessure superficielle, ça tiendra bien jusqu'à ce que nous soyons en sécurité.

Étant tous tombés d'accords pour éviter les grandes avenues, on quitte rapidement les quartiers d'habitations. On croise peu de zombis, sans doute attirés par les coups de feu et la musique. Mais les carcasses et débris sont toujours aussi nombreux sur le chemin. A un endroit, une maison s'est à moitié écroulée sur la chaussée, et il faut rouler sur le trottoir pour l'éviter. On quitte la ville par l'Ouest, et on roule un bon moment afin d'être certains de ne pas être suivis. Puis on repique au Sud, au petit bonheur la chance, en espérant retrouver notre chemin.

Il nous faut un moment pour trouver un panneau qui indique notre aire de repos. Mais, alors que la nuit est déjà bien avancée, nous finissons par renter au bercail. Je crois que le soupir de soulagement est unanime.


Evènements

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 23:23


Excursion Validée

Récompense(s) :

Vous emportez avec vous :

- Une Tente tunnel ;
- Une Tente classique ;
- Un Arc en bois ;
- Deux Dagues de Chasse ;
- Deux Bidons d'Essence ;
- Deux Rations de nourriture.

Et les objets de confort...


Conséquence(s) :

Takashi a perdu 10 points en stabilité mental.
Takashi, Liam & Elizabeth ont perdu 5 points en moral.


Vous avez consommé :

Un tiers du réservoir d'essence du véhicule. Charge restante 2/3.

Les Scénaristes
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