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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Centre du campement, près du feu - 18/01/2035
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Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 20 Juil - 16:19
Je sentis ma bouche s'entrouvrir légèrement, trahissant l'étonnement qui venait de me saisir alors que Melody fut prise d'un fou rire. Je pus reconnaître le genre de rire incontrôlable, gênant, plus issu de la nervosité ou du relâchement que d'une quelconque source consciente de réaction à un humour qui, si cela avait été le cas, m'aurait totalement échappé. Son fou rire avait quelque chose de désarmant. Inopiné, inconvenant, énervant même ; mais avant tout désarmant. *Mais qu'est-ce qu'elle me fait la Melody là ?* m'étonnai-je en silence alors que je sentais la chaleur de ma colère irradier sur mon visage, brasier alimenté par sa réaction totalement en décalage par rapport à mes propres sentiments et ressentiments. Néanmoins, lorsqu'elle parvint à retrouver une certaine contenance, elle répondit à mes attaques et interrogations d'un ton bien plus calme et posé, ce qui ne fit que renforcer encore plus ce décalage et mon malaise.

Et au-delà du malaise, ce furent ses arguments qui m'atteignirent le plus. Contrairement à ce que j'avais pu m'imaginer en voyant Melody comme une fille débrouillarde et courageuse, mais profondément stupide, uniquement guidée par une pseudo-bonne conscience qui n'avait d'expression légitime qu'au-travers de “et si...”, “y'a qu'à...” et autres “faut qu'on...” Sauf que non. Merde, je détestais cette situation. Je n'avais pas agi avec la raison mais bien avec le cœur et les tripes ; et dans ma fuite, je n'avais pas considéré le quart des dangers que Melody venait de mettre en lumière. C'était si évident pourtant... Enfin, toutes mes cogitations silencieuses n'occultaient pas une autre vérité toute subjective : je ne pouvais m'être plantée à ce point-là. C'était inconcevable. J'étais certaine d'avoir fait le bon choix. La preuve, je m'en étais sortie alors que ce monde semblait bien peu enclin à laisser passer de telles erreurs sans aucune sanction derrière.

Instinctivement, je me reculais de quelques pas en dévisageant la brune toujours assise alors que cette dernière semblait désormais tourner ses reproches vers Elizabeth. Suite à sa question, je portai mes noisettes vers la jeune femme dont je partageais la tente durant quelques secondes, mon visage se grimant d'une expression interloquée, presque choquée, les joues toujours empourprées de colère ; une colère qui n'allait certainement pas décroître si Melody avait choisi de régler ses comptes avec tout le campement. De nouveau mon attention se porta à nouveau vers la chasseuse et j'aurais très probablement cédé à une nouvelle pulsion de colère si Liz' n'était pas sortie de son habituel mutisme, attirant mon regard une nouvelle fois comme si je suivais un match de tennis.

Et les réponses d'Elizabeth me surprirent. Déjà, je constatais qu'elle avait plus parlé en ce seul instant que depuis notre arrivée au camp. Ensuite, moi qui pensait que Liz' était  du genre à être perdue dans ses pensées et coupée du monde, elle me surprenait soudainement par la rationalité de ses arguments. Putain mais j'étais la seule ici à me laisser déborder et emporter par mes sentiments !?  

Déboussolée et désarmée, à court d'arguments ou d'idées, mais pas vraiment de colère ni de rancœur, j'avais dans l'instant présent pour seule envie de tourner les talons et partir m'isoler dans un coin, à digérer ma colère dans un écrin de solitude bienvenue. Mais si l'envie se voulait forte, mon orgueil se voulait, lui, bien plus prédominant encore. Remontée comme je l'étais, quitter la conversation, refuser de pousser plus loin cet affrontement verbal reviendrait à fuir, une fois de plus ; reviendrait aussi à donner raison à Melody – quand bien même je savais au plus profond de moi qu'elle avait effectivement raison ; concession que je refusais de lui faire aussi tôt, alors que la blessure de ses propos se voulait encore vive et lancinante. Alors je pris sur moi de ne pas me défiler une nouvelle fois, serrant mes poings tremblants de colère et de rage jusqu'à faire blanchir les jointures de mes phalanges. Je ressentais cette même fureur faire violence en moi, j'avais du mal à la contrôler, devant me résoudre à repenser aux propos d'Elizabeth, d'hier et d'aujourd'hui, pour ne pas succomber à nouveau à cette violente exaltation d'une rage libérée ; exaltation éphémère qui n'aurait fait que renforcer ma culpabilité et mon isolement a posteriori ; quand bien même mon envie de coller mon poing dans les dents de la jolie brune se voulait enivrante.

Et la question de savoir d'où pouvait bien me venir cette tendance à l'emportement et au recours à la violence ; moi qui avait toujours eu une sainte horreur de celle-ci, la condamnant et l'avilissant dans un monde où déjà la raison et le bon sens faisaient majoritairement défauts ? Peut-être était-ce l'attaque, injuste, de Melody contre Elizabeth ? Ou ses attaques à mon égard ? Ou encore, plus simplement ce sentiment d'injustice global qui me plaçait, nous plaçait presque tous bien en-deçà des facultés de la jeune femme à survivre, à évoluer dans ce monde, à nous dominer ? Putain j'en savais rien... Tout ce temps passé à cogiter et ressasser ces conneries pour n'en arriver qu'à toujours plus de confusion... Finalement, je me rendais bien compte que de Melody, Elizabeth ou n'importe qui d'autre dans le campement, cette colère n'avait pour autre source originelle que moi-même. Je détestais cette situation d'impuissance et de confusion, j'exécrais de me sentir faible et désarmée, je haïssais le fait de ne pas être en tête, ne pas être la major de cette promo de survivants ressuscités... Putain !

Sans vraiment m'en rendre compte, je m'étais mise à faire les cents pas devant le feu de camp, ma trajectoire sinuant entre le timon de la caravane et la position de Seth et Melody. M'arrêtant soudainement en reprenant mes esprits, j'affichais une expression de surprise qui atténua quelque peu ma colère, me surprenant même à ressentir ma respiration presque haletante emplir mes poumons d'un air frais, et pourtant très lourd. Je me mordis les lèvres, puis retirai mes lunettes de ma main gauche avant de me masser les paupières puis le front de mon autre main, portant finalement mon regard vers la silhouette de Melody, la pointant de mon bras gauche d'un geste presque accusateur.

“Okay...” finis-je par lâcher au terme d'une longue inspiration ; ma voix ayant retrouvé un volume presque normal, bien qu'encore agitée de quelques trémolos de colère. “J'ai eu la trouille, j'ai paniqué c'est vrai... Mais...” Je déglutis bruyamment pour tenter de faire passer la boule qui me serrait à nouveau la gorge, tandis que je sentais des larmes de colère me monter aux yeux.

“Mais j'peux te jurer que c'est bien la dernière fois...” lui promis-je d'un ton hargneux, lâchant cette dernière phrase entre mes dents serrées. “C'est Liz' qu'a raison ; et c'est c'que je reproche à Matthew, et c'est ce que t'es en train de faire aussi... Tu peux pas juste balancer des accusations et désigner des responsables ou des coupables sans rien faire derrière.” J'essuyais mes yeux d'un revers de ma main droite alors que ma colère débordait en perles salées de mes prunelles.

“J'suis désolée de m'être barrée, j'suis sincèrement désolée de tout c'qu'est arrivé ensuite. J'crève d'inquiétude pour Matthew, pour Samuel et pour Doug ; comme nous tous, mais j'veux pas rester faible. J'veux qu'ces mecs payent. J'veux qu'ce connard de Marchand paye pour c'qu'il nous a fait,” continuai-je d'un ton rageur.

“Reste à savoir si t'es prête à m'aider, à m'apprendre tes trucs pour te défendre, pour chasser ou pour trouver ton ch'min en forêt parce que détrompes-toi, j'ai aucune putain d'idée de comment on s'oriente en forêt...”

Je déglutis à nouveau en tournant mon regard vers le compagnon de Melody. “Désolée d't'avoir planté Seth ; et qu'tu doives assister à ça...”

Je lançai un regard silencieux vers Elizabeth sur le toit de la caravane, secouant lentement la tête mais préférant garder mes excuses à son égard lorsque nous serions plus en retrait, et surtout lorsque j'aurais enfin retrouvé une raison bien moins baignée de colère et rancœur.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 21 Juil - 12:23
Pour une fois, elle n'écoute pas les bruits extérieurs au périmètre de la discussion, concentrée autant que faire se peut sur Ivy et ses réactions, elle est prête à riposter physiquement si la colère de la petite brune dépasse les paroles. Si bien qu'elle n'entend pas son compagnon approcher et qu'elle sursaute lorsque Seth lui pose la main sur l'épaule, entraînant une réaction instinctive mais néanmoins bien plus lente qu'à l'ordinaire. Ce qui empêche le pire au final alors qu'elle tourne quelque peu son buste, ses mains parées à se servir de l'arbalète comme d'une batte de base ball, levant le nez vers "l'agresseur" pour y découvrir Seth. Peut-être qu'il ne se rendra pas compte qu'il aurait pu se faire assommer là alors que Melody pousse un soupir de soulagement en se maudissant intérieurement. Le faisant pour deux raisons la première étant qu'elle aurait du l'entendre approcher malgré tout et la seconde parce que bien sûr en une fraction de seconde elle a pensé qu'un zombie avait pu arriver jusque là...alors que 'Liz monte la garde et que donc ça ne pouvait pas se produire. Enfin normalement.

Laissant son compagnon s'asseoir près d'elle, son attention se reporte aussitôt sur Elizabeth alors qu'elle prend la parole, l'écoutant de bout en bout sans l'interrompre alors que son regard émeraude passe de 'Liz à Ivy pendant ce temps là et que d'un simple mouvement elle vient s'appuyer contre Seth. Lâchant à moitié l'arbalète, posée sur ses genoux, une de ses mains vient se glisser dans une des mains de Seth, entremêlant leurs doigts. Ce simple contact lui faisant un bien fou alors qu'elle reste silencieuse, pesant intérieurement le pour et le contre de ce qu'elle peut ou non répondre à 'Liz. À l'entendre, Melody a l'impression qu'il la prenne tous pour une sorte de J.I Jane de la forêt alors que c'est loin d'être le cas, elle aussi a ses faiblesses et pas qu'une même si elle analyse bien les faits. Impression confirmée alors qu'Ivy la pointe du doigt et reprend la parole, plus que les demies excuses d'Ivy ou la promesse qu'elle fait, c'est la demande d'aide qui lui fait cela.

Melody serre la main de Seth dans la sienne avant d'inspirer et d'expirer profondément, elle n'a plus vraiment le choix, pourtant elle aurait bien continué à les laisser croire ce qu'ils veulent d'elle mais...

- Parce que vous croyez vraiment que je suis adaptée à ce monde ? Je ne l'étais déjà pas pour le monde d'avant alors pour celui-ci encore moins, il n'y pas une seule heure de la journée ou je n'ai pas envie de tout plaquer. Alors oui dans la forêt je suis comme un poisson dans l'eau mais avant si je partais des journées entières seule en forêt c'est justement pour ne pas avoir à faire avec des êtres humains, leurs réactions et leurs sentiments à fleur de peau en permanence alors que pour travailler avec des animaux j'aurais pu le faire n'importe ou sur cette terre. Je dois composer avec les événements, avec les horreurs que les êtres humains font même maintenant, je dois composer avec vous tous et vos sentiments bien perceptibles, la solitude est ma meilleure arme contre tout ça et je ne peux plus l'avoir donc non je ne suis pas adaptée ou forgée à ce monde.

Quant à devenir l'égale de Matthew c'est impossible...Déjà lui saurait comment réparer cette arbalète, moi je saurais à peine la charger et tirer avec et encore uniquement parce que je l'ai vu faire pendant nos sorties de chasse. D'ailleurs avant l'apocalypse et même avant mon réveil, je n'avais jamais tiré un seul coup de feu ou autre, j'avais la théorie et de la pratique en stand de tir et donc encore moins blessé ou tuer quelque chose ou quelqu'un. Même les animaux que je vous rapporte ou qu'on vous rapportait, ça me brise le coeur à chaque fois de devoir les achever. Les traquer ? Oui je sais faire mais avant je les traquais pour les soigner, les prendre en photo ou les compter. Et si j'arrive à me repérer dans le coin c'est uniquement grâce à Matthew qui m'a montré les points communs et les différences d'avec ma forêt écossaise...

Bref vous aider pourquoi pas si vous voulez mais ne pensez pas être au top avec moi alors que j'ai encore du mal à viser juste et que je n'arrive plus à traquer correctement en forêt. Matthew lui saurait mieux que moi vous montrer tout ça...


À mesure qu'elle a parlé, elle est allé de plus en plus vite comme si un trop plein d'émotions menaçait de déborder et qu'elle voulait finir avant de ne plus être en mesure de le faire. Et c'est tout à fait le cas en fait, Seth l'ayant déjà vu faire plusieurs fois, il pourra le comprendre aisément surtout qu'en parlant son accent écossais a prit le dessus sur le texan, manquant de peu de lui faire hacher ses mots. Si bien qu'elle ajoute à l'intention d'Elizabeth quelque chose qui aurait du sonner avec plus de colère qu'il n'y en a dans sa voix.

- Par contre, Elizabeth, je t'interdis de me prêter des propos ou des attentions que je n'ai JAMAIS eu ou même pensé. JAMAIS tu ne me verras penser que quelqu'un ne vaut rien ou est inutile que cela soit avant ou maintenant ! Ce n'est pas parce que j'échange avec Ivy de cette manière ou parce que je t'ai posé une question que je vous considère comme des moins que rien ou autres conneries de ce style !

D'ailleurs Seth pourra confirmer ce que Melody vient de dire alors qu'il a assisté à l'échange entre sa brune et Rani lors de leur sortie, échange dans lequel Melody a voulu remonter le moral à l'indienne en lui disant que tout le monde a sa place ici même et que tout le monde est utile et complémentaire. Quoi qu'elle n'avait pas vraiment développé le truc et avait enveloppé l'idée générale en une seule phrase ciblée sur les capacités de la jeune femme.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Jeu 23 Juil - 12:00
La réaction un peu vive de la brune le fit se stopper l'espace d'un instant, surprise lui aussi de la voir surprise. Il n'avait pas l'habitude qu'elle ait ce genre de réaction face à lui car il ne l'avait jamais surprise jusque la. L'étonnement passé, il lui offrit un léger sourire. Le genre de petite moue simple et complice qui montrait qu'il se sentait tout bonnement à l'aise dans leur relation, bien inconscient qu'il avait faillit se prendre un salle coup de crosse de l'arbalète qu'il n'avait même pas remarqué, son attention occupée par les trois femmes se demandant ce qu'il se passait pour que Ivy lève la voix ainsi.

Il n'y avait pas besoin d'être la depuis longtemps pour se rendre compte de la tension qui régnait autour du feu de camps. Ivy faisait les cents pas, Melody avec ce rire nerveux qui leur répondait sans grande sympathie. Autre source d'étonnement pour lui, voir Elizabeth  aligner plus de trois mots d'affilés. Il ne percuta pas tout de suite mais quand l'information atteignit son cerveau, il la regarda silencieusement avec un clignement d'yeux quelques instants. Mais son attention est reprise par Ivy qui s'excuse auprès de l'avoir lâché l'autre soir après leur sortie de la cours. Il hésita un instant avant de hocher légèrement la tête pour lui dire qu'il ne lui en voulait pas mais la litanie a laquelle il était encore étranger continuait et pour l'heure il se gardait bien d'intervenir se laissant le temps de comprendre de quoi il retournait.

Sentant la main de Melody se serrer sur la sienne il se rapprocha légèrement, un petit dandinement pour se rapprocher collant son épaule contre la sienne, présence qui se voulait apaisante malgré la situation. Sa main quitta son épaule pour se glisser autour de sa taille l'invitant à venir vraiment contre lui.  Il avait envie de prendre la parole, d'essayer de calmer les choses mais il ne savait pas quoi leur dire, ne sachant pas d’où était parti le problème. Il n'avait envie de vexer personne, simplement de faire retomber la tension et étrangement , ou pas, il ne pensait pas qu'un simple plaisanterie les dériderait. Il opta donc pour un silence attentif malgré sa légère crispation tout en imaginant divers scénario sur les conséquences d'une dissension notable au sein de leur petit campement. Il n'était pas difficile d'en faire ébauche après la disparition sans crier gare d'un petit groupe de trois il n'y a pas si longtemps que cela. Son regard se glissa sur la brune, les imaginant quelques secondes quitter le camps à leur tour pour vagabonder vers d'autres horizon...

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Lun 3 Aoû - 0:39
Son regard dériva encore vers le lointain, bien que cette fois-ci, son intention ne se prenait plus dans la prudence et la surveillance des environs, mais se soumettait à une vive réflexion qui la faisait se perdre dans un vague infini.
Comment avaient-ils seulement pu survivre avec les capacités digne de ceux d'un enfant, ne se rappelant ni des gestes, ni de l'instinct, pour accomplir des tâches qui autrefois leur serait parut sinécure. La providence ? Est-ce que quelqu'un, Dieu ou autre, veillait sur eux et leur donnait la juste chance nécessaire pour continuer, pour avancer ? Jusqu'où seraient-ils capables d'aller, eux, le nouvel espoir de l'humanité, des humains mutants...

Elle se pinça les lèvres, écoutant Ivy puis Melody dans leur réaction face à son petit discours qu'elle n'avait - il fallait le dire - pas l'habitude de faire.
Qu'importait les mots de Melody, elle savait qu'elle était capable de bien plus que ce qu'elle s'estimait elle-même. Avec l'expérience et l'amertume lié aux différents événements qui contaminaient le monde d'aujourd'hui, la belle forestière serait indéniablement capable à l'égal de celui qui fut leur étoile dans l'obscurité. Elle en avait le profil, le caractère, et il ne lui manquait plus que ce petit savoir faire pour que tout se mette en place.
Elle saurait guider et montrer l'exemple, même si aucun mot ne franchiraient ses lèvres.

Elle ne put se contenter d'ajouter qu'un simple :

"Ça viendra avec le temps. Malheureusement."

Jamais dans sa vie d'avant, elle n'aurait souhaité à quelqu'un qu'il apprenne à tuer, à chasser, à souffrir en silence. Mais ce n'était pas la première fois qu'elle constatait que toutes les bases acquises dans le monde dans lequel ils étaient nés, étaient à supprimer de leur mémoire, car obsolète.
Non, le monde n'acceptait plus les faibles. Le monde ne permettait plus le bonheur. Le monde ne consentait plus au plaisir. La seule chose qui concédait à la survie était l'espoir.  Celui qu'un jour, ils parviennent à reprendre leur vie en main, après avoir lutté et prouvé qu'ils y avaient leur place.

Elle les laissa à leur règlement de compte, retombant dans un mutisme absolu, fidèle aux rumeurs qui courrait à son égard. La solitaire espérait. Elle espérait trouver sa place, elle espérait changer, elle espérait dépasser ses limites. Mais surtout et plus que tout, elle espérait voir au lointain, une silhouette amical franchir la ligne d'horizon, et arriver l'air penaud, prêt à supporter les débordements d'émotions tant positifs que négatifs, jusque pour prouver à chacun qu'il ne fallait jamais cesser d'espérer.

Hélas, le soleil continuait sa lente et irrémédiable ascension dans le ciel, amorçant un nouveau jour de cruauté. Combien de mort aujourd'hui ? Combien de larmes versés et combien de cri déchiré ?

Là, sous ses pieds, un enfant agonisait. Il abandonnait ses espoirs, il abandonnait ses rêves, il cédait à la fatalité d'un monde injuste, cruel et sans pitié.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 3 Aoû - 23:28
Et alors que j'écoutais Melody nous faire part de ses sentiments, ses propres doutes, ses propres faiblesses ; à mesure que les mots sortaient de sa bouche, je devais bien avouer que je me sentais de plus en plus minable de l'avoir jugée si promptement, et surtout si mal. Je me passais la main droite sur le front, puis dans ma tignasse, lâchant un profond soupir tout en levant les yeux vers le ciel. *Mais qu'est-ce que j'ai encore été ouvrir ma grande gueule moi...* me rabrouai-je en fermant les yeux et en me mordant la lèvre inférieure d'une certaine colère qui n'était non plus dirigée vers Melody, mais contre moi-même, bien que pour un oeil extérieur, cela revenait parfaitement au même.

Je hochais doucement la tête, perdue dans mes réflexions, digérant les aveux de la jolie brune, ressentant aussi une légère pointe d'orgueil poindre alors que je découvrais finalement que Melody avait profité d'apparence tout à fait trompeuses. A dessein ? J'en doutais à l'entente de ses aveux. Et la franchise que je percevais chez elle ne faisait que renforcer ce doute chez moi. Non... Melody était finalement toute aussi perdue que nous, contrainte de subir et d'encaisser les exigences de notre communauté, ses différences, ses aléas, ses caractères. Elizabeth, Melody, moi-même...

Nous voilà toutes trois à nous confronter alors que nous avions au moins un point commun, notre envie, voire notre nécessité de solitude et d'isolement vis-à-vis des autres. Point de vue collaboration, je nous estimais soudainement franchement mal barrée pour nous entendre, mais néanmoins la chasseuse issue des terres d'Ecosse avait-elle réussi à me tendre une perche, très certainement involontaire puisque je ne m'étais jamais vraiment épanchée sur mes propres connaissances et aptitudes jusqu'à présent, à l'exception de Scott et Samuel qui savaient ce que je faisais avant que tout ce merdier ne se déclare ; mais il était enfin temps pour moi de me mettre en avant, contribuer à apporter ma pierre à l'édifice autrement qu'en jouant les mules juste bonne à charrier un sac-à-dos.

Avec précaution, levant légèrement mes mains devant moi en m'avançant vers Melody et Seth, en signe d'apaisement, je finis par désigner l'arbalète de Matthew de mon index gauche, rehaussé d'un petit geste du menton.

“J'peux le faire... J'peux réparer l'arbalète, t'expliquer comment faire si jamais la corde cassait à nouveau et que j'sois plus là...” finis-je par lâcher, non sans un très léger sourire que je voulais plus sympathique et apaisé que quelques instants auparavant. Dans le même temps, je tendais ma main droite vers la jeune femme, souhaitant lui emprunter l'arme de trait pour l'examiner plus attentivement. “J'sais qu'c'est que des mots, mais j'te promets que j'vais pas m'enfuir avec...” tentai-je de plaisanter, sentant ma colère se dissiper quelque peu face à la curiosité que suscitait chez moi l'arbalète.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Mar 4 Aoû - 13:09
Sans y prêter réellement attention Melody vient se blottir contre Seth, bien plus qu'un simple passe temps pour les deux, n'importe qui pourrait sentir qu'il y a une réelle alchimie entre ces deux là. Ou plutôt la belle brune semble avoir trouvé en Seth un point d'ancrage dans ce nouveau monde et ce quelque ait été son passé, ce qui est le cas à vrai dire. Seule chose qu'elle ne montre pas c'est l'affection grandissante qu'elle a pour lui, après tout les occasions d'avoir ce genre de discussions dignes de l'ancien monde ne se sont pas encore présentées. Toujours est-il que Melody s'appui contre lui tout en observant attentivement Ivy et Elizabeth tour à tour pour guetter leur réaction tout en leur parlant et même après, tout comme quelque part elle guette la réaction que pourrait avoir son compagnon.

Elle plisse les yeux quelques secondes en entendant la brève réponse d'Elizabeth, ne sachant pas sur le coup comment le prendre, en bien ou en mal et surtout quelle partie de ses paroles entraînent cette réponse. Tout comme les première réactions d'Ivy la laisse pensive, est-ce que miss lunette vient enfin de comprendre que l'air de rien elles se ressemblent au travers de leurs différences de prime abord ? Mais cela a t-il vraiment de l'importance à l'heure actuelle ? Non, tout ce qui compte c'est que la brune ait réussi à leur faire comprendre ce que elle vit et que c'est loin d'être aussi facile pour elle qu'il n'y paraît ou qu'elle ne le laisse paraître. Bien qu'à peine terminé de parler, Melody s'en veut d'avoir livré ce genre de détails sur elle même, ce style de "petits secrets" qui pourraient lui porter préjudice à l'avenir et dont on pourrait s'en servir contre elle.

Si bien que lorsque Ivy approche d'elle et de Seth, Melody se tend encore plus qu'elle ne l'était et ce malgré le geste d'apaisement qu'Ivy met en avant. Son regard émeraude se reportant sur l'arbalète posée en travers de ses genoux quand la petite brune en parle, Melody regardant surtout la corde cassée, c'est vrai qu'elle ne sait pas comment la réparer. Tout comme c'est vrai qu'elle n'a même pas encore prit le temps de voir si elle pourrait finir par trouver comment faire, elle s'est juste contentée de nettoyer l'arme et d'en ôter les traces de sang. En même temps pourquoi aurait-elle essayé de la réparer alors qu'au travers de son fatalisme, elle s'attend à voir Matthew revenir d'une seconde à l'autre, qu'il puisse retrouver son arme et lui saura comment faire avec. Sans compter que ce n'était pas la priorité que de faire cela même si ça aurait pu l'occuper et lui éviter de ressasser les mêmes choses en boucle depuis la veille.

Des choses du style l'accident de Doug, ce qui lui fait redresser la tête et regarde vers la pore de la caravane dans laquelle le gamin se débat avec la grande faucheuse. Elle se pince les lèvres avant de reporter son regard sur Ivy et sa main tendue. Qu'est-ce qu'elle risque à la laisser regarder l'arbalète de plus près ? Pas grand chose et une pensée la traverse : au moins quand Matthew reviendra il retrouvera son arme prête à retourner sur son épaule. La demie écossaise pousse un soupir avant de libérer sa main de celle de Seth pour se saisir de l'arbalète à deux mains avant de la tendre à Ivy, laissant échapper un :

- Gaffe, elle est lourde.

La brune se rend compte que cela lui fait mal au coeur de lâcher l'arme ne serait-ce que quelques minutes alors qu'elle ne l'a pas quitté une seconde depuis qu'elle l'a trouvé dans la cours de l'école. C'est con à dire mais en l'ayant elle avait un peu l'impression que Matthew était toujours là avec eux.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mer 5 Aoû - 12:20
La situation restait encore tendue quelques instants. Son regard passait de l'une à l'autre suivant les quelques paroles mais surtout les regards entre elles. L'image d'un western lui traversa l'esprit, imaginant une fraction de seconde les jeunes femmes dans la grand rue d'une ville post apocalyptique, le vent balayant quelques sacs de grande surface les corps décharnés jonchant la route comme quelques carcasses de voitures depuis longtemps abandonnées. Un stetson sur la tête, Melody regarde la petite brune l'arbalète en main, ses doigts se promenant sur la gâchette. Ivy lâche sa roulée qui tombe sur le bitume, les braises se dispersant sous l'impact et dégaine un drapeau blanc, proposant de réparer l'arme de Matthew.

Ce n'était pas gagné et peut être que cela ne durerait pas mais la hache de guerre semblait enterrer pour l'instant. Il n'avait pas su saisir tous les tenant de la conversation mais il comprenait les craintes de chacune. Ce nouveau monde n'avait rien d'une partie de plaisir. Le moindre faux pas pouvait vous coûter la vie directement. Le mouvement de tête de Melody vers la caravane le prouvait d'ailleurs. Le pauvre Doug était quelque part entre la vie et la mort. Son état l'inquiétait mais il n'avait pas réussi à trouver le courage de franchir le seuil de la caravane pour le voir agoniser. Doug était le seul responsable de son état mais il s'en voulait de ne pas avoir pu faire quoi que ce soit pour le soigner, le sauver....

Melody accepte de céder l'arbalète à son opposante des minutes dernières, sans doute à contre coeur de s'en séparer. Il n'avait pu que constater à quel point elle était attachée à Matthew ce qui lui était d'ailleurs relativement désagréable, se sentant un peu en porte à faux. Sans doute n'était ce que du fait de leur attrait commun pour ce qui touche à la nature, la chasse, ce genre de chose mais cela lui laissait malgré tout une certaine amertume.

Il n'en affiche rien de perceptible cependant et quand Melody cède l'arme à Ivy il lui dépose un bisou sur les cheveux, geste tendre, avant de regarder la petite brune, découvrant ses talents manuels. Il lui fait un léger sourire hochant la tête à son attention.

"Merci."

Difficile de faire plus court et pourtant cela voulait déjà dire beaucoup. Merci pour l'aide, merci pour Matthew, merci d'avoir fait un pas vers la paix et un pour faire plaisir à Melody. Peut être interprétait il un peu trop le geste, cela devait être son coté positif. Une fois que l'arbalète fétiche avait quitté les mains de Melody il passa son bras autour d'elle pour lui offrir une place plus proche de lui, contre son torse.

Ils avaient tous beaucoup à apprendre. De leur nouvelle vie, de leurs camarades de camps, la non pas par affinité mais par hasard. Apprendre à se débrouiller aussi, tous ayant perdu leur savoir faire depuis leur réveil. L'image de lui même essayant de soigner la blessure de Doug sans succès lui revint à l'esprit lui faisant froncer les sourcils. Oui, il y avait vraiment beaucoup à apprendre s'ils voulaient survivre, ensemble ou non.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 8 Aoû - 0:15
Que rajouter de plus ?

Les deux femmes en contrebas venait de trouver un terrain d'entente, faisant la paix tacitement par cette proposition des plus inattendue, et l'acceptation de la belle chasseresse. Un regard bienveillant se posa sur Ivy, celle qu'elle considérait et n'avait cessé d'estimer comme une amie, en dépit des accros récent qui les avaient opposé. C'était étrange de penser qu'il avait fallu une apocalypse pour lui permettre de souder quelques liens et de commencer à se réconcilier avec le genre humain, qu'il avait fallut attendre l'horreur pour qu'elle accepte de voir et reconnaitre que du bon pouvait émaner d'un homme face à l'adversité.
Après tout, elle connaissait déjà les vices, mais avait préféré être aveugle aux vertus.

Dans cette discutions, elle s'était tenue à l'écart du conflit volontairement, se détachant et ignorant les piques lancé à son encontre pour pousser les deux autres femmes à se réconcilier dans un premier temps.

Elle savait que propres différents qu'elle avait avec elles étaient bien mineurs, voir une simple couche de surface, ou une excuse afin de libérer un certain épuisement, ou une colère contenue. C'est pourquoi elle se contenta de laisser les deux femmes à leur excuses mutuelles, aussi discrète que sous-entendu, et retourna à sa surveillance.
Le soleil s'était déjà levé un peu plus à l'horizon, annonçant une journée qui pourrait apporter son lot d'espoir comme de souffrance, et bien vite la fatigue germait enfin au point de la faire vaciller du regard. Calvin n'allait surement pas tarder à venir prendre le relais sur le poste de sentinelle, et elle lui rendrait bien sagement son fusil, ses jumelles et tous les accessoires qui était prévu à cet effet et qui appartenait au cow-boy.

Dans un dernier tour d'horizon, appréciant le vide immense des vastes plaines qui s'étendait loin devant son regard, la quiétude qui régné en cet instant, et la paix intérieur qu'elle ressentait par la certitude d'avoir eu les bons mots au bon moment, amorçant un retour paisible dans cette froide journée d'hiver, elle braqua ses prunelles sur le trio près du feu.

Elle se doutait bien qu'ils n'étaient pas au bout de leur peine et que bien des dangers, bien des épreuves étaient encore à surmonter. Mais en l'instant, elle voulait juste s'éclipser avec cette image en tête, celle d'un potentiel groupe soudé prêt à affronter un monde hostile et sauvage.

Le relais assuré, elle prendrait congé en silence vers le lac. Elle avait toute une nuit d'éveillée à éponger avant de partir trouver un sommeil qu'elle espérait enfin réparateur. Si seulement James n'était pas partit...

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 8 Aoû - 19:01
Je n'avais pas manqué de remarquer que Melody s'était légèrement raidie à ma demande, portant un regard vers l'arbalète et révélant, confortant même, que derrière ses émeraudes résolues se dissimulait une touchante fragilité. Il m'était assez aisé de comprendre l'attachement qu'elle pouvait ressentir vis-à-vis de l'arme de Matthew, sachant que Melody était certainement celle qui avait passé le plus de temps avec notre chef de campement depuis nos arrivées respectives. Je tendis donc mes deux mains pour récupérer l'arbalète avec beaucoup de précautions après avoir entendue la mise en garde de sa porteuse. Et en effet, l'arme de trait pesait son poids, bien qu'à y réfléchir un peu, elle me semblait bien moins lourde que son envergure ne le laissait supposer. Je mis ça sur le compte des matériaux composites qui la constituait avant de finalement reculer de quelques pas, répondant au "merci" de Seth d'un mince sourire accompagné d'un clin d’œil complice.

"Pas de quoi..." répondis-je simplement en allant m'asseoir un peu plus loin, posant mon cul à même le sol, croisant mes jambes en tailleur. Je laissais volontairement un peu d'air au couple – et en prenait aussi un peu pour moi – avant de porter mes yeux sur le toit de la caravane et la silhouette d'Elizabeth, qui demeurait désormais silencieuse, toujours à son poste de guetteuse. Je ne pus empêcher un soupir triste de franchir mes lèvres, puis je reportai mon attention à l'étude de l'engin que je venais de poser en-travers de mes cuisses.

Prenant la corde cassée entre mes doigts, j'en joignais les deux extrémités à l'endroit de la cassure pour en évaluer approximativement la longueur totale, puis en abandonnait une moitié pour me focaliser pleinement sur l'autre. De mes noisettes, je remontais son fil jusqu'à son point d'attache, situé à l'arrière d'une poulie. Une petite goupille à la tête écrasée, semblable à une bite d'amarrage miniature comme on pouvait en trouver sur n'importe quel quai portuaire. La corde se trouvait enroulée autour, avant de retracer son parcours théorique le long de l'encoche de la came qui venait s'ajouter à la poulie. Cédant à ma curiosité, je ne pus m'empêcher d'observer le système de démultiplication et le câblage de celui-ci qui se croisait au milieu de l'arbre de l'arbalète, traversant celui-ci par une ouverture faite dans la structure-même de l'arme pour relier le second système de cames, symétriquement opposé.

Lentement, je penchais légèrement la tête sur ma droite, plissant le nez dans une mimique de concentration intriguée, observant la manivelle placée à l'arrière de la crosse, que je commençais à faire tourner. Pour un regard extérieur, je devais sûrement passer pour une gamine en train de s'amuser et découvrir le dernier jouet à la mode. Le mécanisme ne m'offrait strictement aucune résistance et semblait tourner dans le vide, faisant malgré tout remonter un petit étrier le long de l'arbre, étrier que j'imaginais servir à tendre la corde. De là, je pouvais en déduire que le système de démultiplication et de poulies ne servaient pas à augmenter la puissance de l'arme, mais bel et bien à diminuer la force nécessaire à l'utilisateur pour tendre la corde et encocher le carreau.

"C'est sacrément bien foutu ces engins..." m'étonnai-je dans un murmure amusé, avant de réellement commencer à défaire la corde cassée de ses deux attaches de poulies, puis de la jeter au sol, maintenant qu'elle était inutile. Le problème se posant désormais étant de pouvoir trouver une corde de substitution en attendant de réussir à trouver une véritable corde d'arbalète lors d'une de nos sorties.

Mes noisettes se posèrent tout d'abord sur les restes de la corde au sol, puis commencèrent à explorer les alentours jusqu'à se poser sur le couple, et plus particulièrement Seth. Un mince sourire jovial illumina mon visage durant quelques secondes, puis je me relevais enfin, manipulant l'arme avec toujours autant de précautions. Lentement, je m'approchais de Melody et Seth.

"Ya rien de compliqué en fait..." commençai-je à expliquer à Melody en lui rendant la précieuse arme. "Sauf qu'il va nous falloir une nouvelle corde," précisai-je en tournant mon regard vers Seth.

"Un lacet par exemple... Un gros lacet, épais et résistant, comme ceux des chaussures de montagnes, ou des chaussures de sécurité devrait faire l'affaire le temps d'en trouver une vraie..." J'arquais un sourcil interrogateur à l'attention de l'homme, une mimique de fausse innocence étirant mes lèvres en un sourire entendu.

Si l'homme acceptait de sacrifier un de ces lacets, j'expliquerai et montrerai alors à sa compagne comment remettre la corde en place, puis les laisserais ensuite entre eux, bien tranquillement en allant vaquer à d'autres occupations.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 9 Aoû - 14:13
Laissant Ivy récupérer l'arme avec ses deux mains, Melody n'en reste pas moins tendue et ce malgré le baiser sur ses cheveux de la part d'un Seth qui la "choque" à moitié intérieurement. Mais pourquoi il dit merci à Ivy ? Merci pour s'occuper elle de l'arme qu'IL aurait pu réparer lui même ? Ou merci pour autre chose qui la dépasse sur ce coup là ? Non mais il a bien entendu l'engueulade qu'elles viennent d'avoir et non content de ne pas s'en mêler voilà qu'il remercie Ivy... Alors qu'au final malgré le fait que Melody soit indépendante, elle aurait bien aimé qu'il prenne sa défense, la défense de sa compagne ! Et voilà que d'un coup la belle brune s'imagine qu'il y a une raison pas très claire à ce remerciement et si Seth avait aussi des vues sur Ivy ?...Et ce malgré le fait qu'il a une des deux plus belles femmes du campement entre les bras, mais cela ne la percute pas pour le moment. Non à la place une bouffée de jalousie l'envahit purement et simplement et elle en serre les dents pour ne rien laisser paraître alors que c'est SON mâle à elle et à elle seule...jalousie et possessivité quand tu nous tiens...

Sur ces pensées sans aucune rationalité, la demie écossaise a la subite envie de reprendre l'arbalète ce qui est bien entendu trop tard alors qu'Ivy s'est déjà légèrement écartée pour étudier la corde de l'arme et son fonctionnement de plus près. Melody la regarde faire quelques instants avant de reporter son attention sur Seth qui au lieu de se prendre une avoinée, pour les pensées qu'elle se provoque seule, se retrouve bien vite avec une Melody assise à cheval sur lui à l'embrasser avec une certaine envie qui s'en dégage. Baiser qu'elle lui donne histoire de rappeler à Seth que c'est avec elle qu'il est, que c'est elle qu'il a tout les soirs dans la tente...Ne cherchez pas de logique là dedans et Seth ne comprendra pas non plus ce qui lui vaut ce baiser. Un jour peut-être qu'il le saura...

L'homme n'a que peu de temps pour réagir que la belle bouge de nouveau pour se remettre assise contre lui et sans un seul mot bien sûr. Et alors qu'elle se fiche bien d'avoir été vue, Melody regarde légèrement autour d'eux pour voir si d'autres ne sont pas loin, finissant par regarder vers le toit de la caravane et vers 'Liz que Calvin n'a pas encore relevé de ses fonctions de guetteuse. Reportant au final ses prunelles vertes sur Ivy alors que celle-ci se redresse pour venir les voir et lui expliquer ce qu'il en est, récupérant la précieuse arbalète dans le même temps avant de hocher la tête à l'explication. Melody guette la réponse de Seth se contentant de penser au fait que s'il accepte ce n'est pas pour autant qu'il paumera sa chaussure après, elle lui passera un morceau de la pelote de ficelle qui lui sert pour ses collets en remplacement du lacet.

Et bien qu'elle reste sceptique quant à cet échange corde > lacet, Melody laisse faire les choses, si Seth accepte, elle écoutera les explications d'Ivy avant de la laisser s'éloigner et d'aller récupérer la corde cassée laissée au sol. Et si Seth refuse, elle ira de toute manière récupérer la corde cassée et tentera de la bidouiller par elle même au pire. De toute manière, elle trouvera un moyen d'avoir l'arbalète de nouveau en état de fonctionner correctement que cela soit tout de suite ou plus tard et cela ne l'empêchera pas de partir vaquer à d'autres occupations ou réflexions.
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