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Sans autre choix - 25/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 21:28
Interprété par Melody Campbell, Ivy Lockhart, James Everett, Samuel Freeman, Frida Rivero & Elizabeth Evans.

Durant la nuit du 24 Janvier, à une heure fort tardive...

La radio s'était mise à grésiller, faisant déferler les ondes qui s'efforçaient d'outrepasser la réalité tangible pour faire parvenir ce qui se trouvait de l'autre coté. Elle grésillait, insistait, durant une bonne minute, l'antenne rétractée par étourderie gênant ce qui tentait de se faire entendre, ce quelqu'un qui en faisait l'usage au moment présent. Clark, qui s'était endormi sur sa chaise, l'air cadavérique, un début de barbe ayant commencé à pousser, chose exceptionnelle pour un jeune homme à qui il fallait des semaines pour avoir quelque chose de semblable à une petite barbe de trois jours pour d'autres hommes, s'était réveillé en sursaut lorsque les grésillements parvinrent à passer les barrières profondes de son inconscience.

Il regarda brusquement autour de lui, cherchant à comprendre ce qui l'avait ainsi tiré de son sommeil inconfortable et lourd, pour finalement se rendre compte qu'il s'agissait de la radio. Il se redressa comme un diable et sauta sur l'engin à quelques centimètres sur le bureau contre lequel il était accolé, dégageant d'un geste brusque les pièces électroniques en vrac qui l'entouraient.
Il déploya l'antenne, les grésillements gagnant en force, puis la manipula dans un sens ou un autre, se redressant sur sa chaise avec la radio dans les mains pour mieux se concentrer. Lorsqu'il trouva la bonne réception, tout n'était pas encore clair, il percevait des mots, mais ils n'étaient pas cohérents, quand il compris qu'il s'agissait d'un message qui touchait à sa fin. Mais ce message sembla redémarrer, ou peut être était-il différent, quoi qu'il en soit les grésillements s'estompaient enfin, alors il l'entendit : une voix grave, tortueuse, enrouée, dont le ton malin et satisfait glaçait le sang, à l'écoute des mots qu'il prononçait.

« Survivants de Snyder, j'ai un message pour vous. Ecoutez-le bien, mettez-vous à l'abri des mâchoires indiscrètes, et des dangers qui rôdent en cette nuit noire, prêtez-moi votre attention...

Vous avez peur, vous avez faim, vous craignez les monstres qui ne se cachent plus sous vos lits, mais sont exposés tout autour de vous. A vous qui êtes seuls, ne désespérez pas, votre avenir ne s'achèvera pas nécessairement en une mort violente, douloureuse et prématurée. Rejoignez mes campements, laissez mes hommes vous conduire en sécurité, je vous assurerais nourriture, soins et protection, en échange de votre entière et dévouée servitude à ma cause. Servir est votre seul salut, vous offrir ou mourir, votre seul choix, car votre vie n'est déjà plus la vôtre.

A mes collaborateurs, amusez-vous, poursuivez votre oeuvre, des renforts viendront bientôt renforcer vos rangs et l'accomplissement de vôtre tâche sera grassement payé, car je suis un maître généreux.

Aux ressuscités rebelles, le complexe n'était qu'un avant-goût de ce qui vous attend si vous me résistez. Tout ce que vous avez vécu, tout ce que vous avez subit depuis votre retour à cette vie de misère, n'a été qu'un prélude à votre souffrance. Votre chef est désormais mon prisonnier et serviteur, quant à votre amie sans voix aux cheveux blonds, son corps souillé par le traitement de mes subalternes repaît maintenant mes esclaves décérébrés et ô combien affamés.

Je sais où vous vous cachez et je vais venir vous chercher, bientôt. Vous avez déjà perdu. »

***

A la suite, l'opérateur effrayé réveilla Calvin, Ricky, Samuel, Ivy, Melody... tout le monde en réalité. Criant sa peur panique, il fit écouter à tout le monde ce message qui l'avait tiré du calme de l'hôtel en ruines, mettant fin au sommeil général du camp et augmentant le son de la radio au maximum pour leur faire écouter ce message qui se répétait, sans interruption, durant plusieurs minutes.

Un message, qui paralysa les trois compères du groupe initial, les laissant sans voix... et mettant en pièces leur volonté déjà basse suite à la mort de Doug, enterré quelques jours plus tôt après avoir été abattu par Calvin à l'arme à feu en la caravane. Une mort maigre d'explications et d'échanges, présageant que le campement s'était déjà éloigné de l'union solide qui avait rassemblé les survivants quelques semaines plus tôt. C'est dans ce contexte que Lucas et Frida étaient arrivés à leur tour, derniers "ressuscités".

Aucun d'eux ne dormi du reste de la nuit. Cette fois Ricky, pourtant expressif, ne fit pas entendre le moindre son alors qu'il s'était recroquevillé sur le toit d'une voiture du mur, toute énergie l'ayant abandonné. Calvin et Clark, l'émotion passée, ou plus ou moins, s'enfermèrent seuls dans la caravane, s'isolant du reste du groupe sans la moindre explication.

Au petit matin, l'on aura vu le trio discuter à l'écart, s'agitant, Ricky illustrant une gestuelle agressive et nerveuse, mais sans un mot plus haut que l'autre, comme si ils avaient voulu que personne d'autre du camp ne les entendent. On aura pu constater que Clark était livide, ne participant presque pas, opinant régulièrement, tandis que Calvin les mains sur les hanches soupirait et secouait la tête de temps à autre.

Ce n'est qu'au cours de la journée que Calvin, après un silence qui lui était étrange au reste du camp, morose à souhait et les yeux cernés, convia les survivants du camp à venir le retrouver près du lac du périmètre. Son ton laissait entendre que la raison n'avait rien de joyeux.

Quel-qu’ai été votre réaction au message subit, votre activité durant le reste de la nuit et votre pensée sur tout cela, il vous appartient de la décrire et de prendre place dans ce contexte sombre...

Il est 20h et le ciel est nuageux.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 22:14
Réveillé en pleine nuit par un Clark pour le moins paniqué, il ne lui fallut que peu de temps pour, par pure précaution, enfiler pare-balle, prendre son armement et enfiler ses nouvelles chaussures d'ouvrier. Lui qui était fin prêt au combat, l'adrénaline de la surprise masque d'ailleurs momentanément la douleur de sa cuisse qui n'avait pas appréciée d'autre aussi malmenée malgré la fin de la convalescence très proche.

Quel ne fut pas se surprise d'avoir éte levé en sursaut pour écouter un message radio, puis, à l'écoute du message, comprendre pourquoi le pauvre jeune homme avait tenu à partager la nouvelle plutôt que de se ronger les sangs pour les laisser ronfler jusqu'à l'aube. Cependant, à propos du message lui-même, il ne montra pas de grande réaction, verbale ou non. Tout au plus sembla t-il songeur, écoutant à plusieurs reprises le message en méditant, le regard dans le vide, la mâchoire serrée.

Et il resta là un bon moment compte tenu de la faible taille du message pré-enregistré, n'accordant que très peu d'attentions aux autres survivants. Visiblement, cette attente dans la nuit froide lui fut quand même quelques peu ennuyante puisque ceux qui n'auront pas eu envie de se recoucher l'auront bien vu aller et venir à la caravane à trois reprises pour en ressortir à chaque fois avec une cigarette allumée en bouche.

Deux heures plus tard, finalement, il ramena son sac de couchage près du feu, abandonnant sa tente isolée pour dormir au centre du camp. Par ailleurs, il ne l'utilisa que pour adoucir la dureté du sol, s'y allongeant non seulement tout habillé, mais sans avoir quitté son pare-balle, pistolet à la ceinture et fusil dans les bras. Bien sur, il n'aura pas dit le moindre mot à ce sujet, se contentant d'une réponse évasive ou d'une exclamation qui serait suffisamment évocatrice pour terminer rapidement un début de conversation.

Le lendemain, il remis son sac de couchage en place puis, comme cette nuit, passa un peu de temps près du poste de radio pour écouter le message jusqu'à la nausée, jusqu'à être capable de le réciter lui-même, ce qu'il fit d'ailleurs, même si c'était à demi-mots. Le reste de la journée, il circula aux abords du camps, allant de temps à autres emprunter la paire de jumelles à la caravane sans pour autant la monopoliser toute la journée.

Il observa bien ce qu'il passait dans le camp également, mais réprima tout commentaire ou regard évocateur. Entre autre, à nouveau, on put le surprendre à deux occasions en train de fumer, à l'écart des autres mais non en dehors du camp qu'il ne quitta même pas pour aller se rafraichir au lac... Tout du moins, jusqu'à ce que Calvin n'invite les survivants à l'y rejoindre pour une réunion informelle.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 22:23
Déjà qu'elle dort peu ces derniers jours avec tout ce qu'il s'est produit mais en plus Clark se met à gueuler pour réveiller tout le campement. Comme s'ils avaient pas tous besoin des quelques heures pendant lesquels ils peuvent se reposer. Le regard encore embué de sommeil, son cerveau peine à se remettre en route et elle n'a qu'une envie : faire taire Clark. Seulement pour ça, il faut qu'elle sorte de sa tente, ce qu'elle fait avant de vaguement percuter qu'il y a comme un sentiment d'urgence dans la voix de Clark mais elle n'a pas le temps de retourner dans la tente pour se saisir de l'arbalète qu'une voix remplace celle de Clark et la glace sur place.

La brune se rapproche de la caravane pour mieux entendre et à mesure qu'elle écoute le message, un noeud se forme dans son estomac et une boule dans sa gorge. Les mentions de Matthew et Jenny lui font monter les larmes aux yeux tandis qu'elle tremble, les poings fermés, ses ongles lui entrant dans la paume de ses mains. Un maelstrom d'émotions s'empare d'elle, de la peur, de l’inquiétude, de la tristesse, de l'incompréhension entre autres. À vrai dire, à cet instant, elle ne saurait même pas dire si l'un d'eux prend le dessus sur l'autre. Figée sur place, elle ne remarque pas non plus les réactions des autres.

Ce n'est qu'un grand moment plus tard qu'elle sort de son mode statue pour se traîner dans sa tente, laissant aller ses larmes qu'elle retenait à grand peine jusque là. Il lui faut le restant de la nuit pour arriver à se tranquilliser quelque peu avant de pouvoir réfléchir un tant soit peu de manière cohérente. Là, elle ne peut plus faire comme elle aime quand plus rien ne va : se forcer à ne plus penser au problème. C'est ce qu'elle a essayé déjà ces derniers jours sans y parvenir, trop de choses d'un coup, la disparition de Matthew, sa dispute avec Ivy, la mort de Doug et maintenant cela...

Non, elle ne peut pas ranger le message dans une case et ne plus y penser, ce n'est pas possible, c'est ainsi que les autres pourront voir toute la journée qui suit, une Melody plongée dans ses pensées près du feu. Pesant chaque chose d'un côté puis de l'autre, assise devant le feu, l'arbalète récupérée dans la tente sur ses genoux, sauf que l'arme n'a plus la corde cassée. Après son embrouille avec Ivy, elle s'est décidée à trouver comment la réparer pour pouvoir la rendre à Matthew le jour ou...Sauf que ce jour risque de ne pas arriver si...Non, il va revenir, ils vont bien trouver le moyen d'aller le chercher. Enfin cela c'est une des pensées qui l'a traverse tout du long de la journée et qui revient sur le devant de la scène quand Calvin les convie tous près du lac.

Bien qu'elle ne l'avouera jamais, pour une fois Melody a presque envie de s'enfuir loin de Snyder, elle a énormément de mal à se raisonner sur ce coup là. Et pourtant la voilà près du petit lac, l'arbalète sur son épaule, tout comme son sac à dos...sur son dos et ses couteaux dans la poche de sa veste, après tout Calvin va sans doute leur demander de retourner au front pour essayer de récupérer Matthew...

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 22:29
Quand Clarke sortit en trombe pour faire écouter le message au campement, Frida était en train de grignoter un petit quelque chose près du feu, elle qui n'avait rien mangé depuis son arrivée.
Tout le monde se regroupa avec une mine défaite par le choc de l’ultimatum qu'on venait de leur transmettre.
Si Frida fut aussi inquiète que les autres en l'apprenant, le ton insupportable qu'employait l'enfoiré à l'autre bout de la radio lui donnait déjà envie de lui coller une bonne paire de baffes... !

A peine croyait-elle avoir trouvé un coin un peu tranquille que les emmerdes la suivait... c'était décidément un don chez elle... !

« Putain mais pour qui il se prend cette espèce d'enflure.. ?? C'est ce connard de Marchand là... ? » demanda-t-elle une fois la transmission terminée.

Marchand ou pas, c'était pas bon du tout... et cela se confirmait par les têtes de six pieds de long que tiraient les chefs du camp... Ils étaient semblerait- il clairement dans la merde, mais Frida s’agaçait de ne pas savoir pour quelles raisons exactement. Est-ce que ce type était taré à ce point-là... ? En tout cas, c'est ce que Calvin avait eu l'air de vouloir faire comprendre lorsqu'il avait brièvement fait part de son existence, à Lucas et à elle.

La jeune femme, pour une fois, avait un milliard de questions qui lui titillaient la langue. Pourtant, elle se retint de les poser en voyant les airs dépités de ses compagnons.
Et comme tout le monde, elle finit par partir dans son coin, quasiment sans un mot. Chacun avait besoin de réfléchir....

Elle alla s'asseoir dans la voiture, lâchant un long soupir alors qu'une main frottait nerveusement son front.

« Putain... mierda... mierda mierda mierda.... !! » lâcha-t-elle d'un ton frustré tout en frappant sur le volant à chaque fois qu'elle prononçait le vilain mot.

Frida s'enfonça sans délicatesse dans le fauteuil, en soupirant à nouveau.
Elle commençait sincèrement à se demander si elle portait la poisse... ! Cette saloperie de monde n'avait pas fini de lui pourrir la vie... !
Elle passa le reste de la soirée à déprimer, repensant à toutes les choses négatives possibles, histoire d'arranger son moral.... Elle finit même par craquer, laissant échapper des larmes de colère et de désespoir... si seulement Il était là....
La sommeil la gagna malgré ses sombres pensées. Demain n'allait pas être une journée de tout repos....


Le lendemain justement, tout le monde était toujours aussi silencieux. Seuls Clarke, Calvin et Ricky discutaient dans leur coin, et ça n'avait pas l'air joyeux du tout...

Frida ne savait pas quoi faire pour se rendre utile, et n'osait pas non plus demander... Elle passa le plus clair de la journée à cogiter sur la situation, probablement comme les autres... Il y avait forcément une solution, non... ? Ils ne pouvaient pas simplement se jeter dans la gueule du loup, sans option de secours, hein... ?
Elle l'espérait, en tout cas....Après tout, il y avait bien un proverbe bidon qui disait que l'espoir fait vivre... !

Elle se pointa finalement au rendez-vous près du lac, et s'assit tranquillement en attendant l'annonce des patrons... Et quelque chose lui disait que ça n'allait pas être la meilleure de l'année... !

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 22:30
Peur, douleur, incompréhension. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus... Une tension morbide avait gagné le camp dans son ensemble suite à l'écoute du message dont l'auteur ne faisait désormais aucun doute : Le Marchand. Il s'était adressé à nous, directement, nous qualifiant de rebelles là où nous n'étions que de simples survivants égarés et apeurés. Mais il avait lâché un indice de taille, probablement la source du mutisme de Ricky qui contrastait farouchement avec son agitation visible : Le Marchand détenait Matthew. Au moins était-il vivant, ce qui pouvait être une bonne nouvelle en soi, mais il était prisonnier du Marchand, dans un lieu inconnu ; ce qui n'était pas réciproque. Le Marchand connaissait notre position, et il allait rappliquer. C'était une certitude. Moi qui avait enfin réussi à ressentir, pour la première fois au cours de la journée d'hier un peu de joie et d'espoir , la nouvelle était venue démolir cette maigre construction de moral à grands coups de pompes bien placés ; douloureusement bien placés. Le Marchand venait...

Je recensais les derniers événements une nouvelle fois, répétant en boucle des pensées moroses et emplies de sentiments contradictoires. La mort de Doug dans un premier temps, qui avait jeté un voile pesant sur mes épaules, quand bien même je n'avais pu le reconnaître ni l'avouer à quiconque, pas même à Samuel ; notre dispute avec Melody, cette volonté qui était désormais mienne de veiller sur mes compagnons, m'investir dans le camp, pour le campement ; progresser, évoluer, devenir celle que l'on attendait de moi que je devienne... Au final, je n'étais rien d'autre qu'une âme de plus en perdition, car le Marchand venait...

La nuit avait été longue, ou courte, c'était selon. Longue d'intenses réflexions, de tentatives de trouver le sommeil dans un sac de couchage humide, à me tourner et me retourner sur moi-même sans parvenir à fermer l’œil. Des heures passées à arpenter les abords du feu de camps, marcher les bras croisés, les pieds traînant, parfois prostrée dans un mutisme inquiétant et sordide, à leve rles yeux vers le ciel pour contempler les rares étoiles que laissaient filtrer quelques nuages, rêvant d'évasion et d'envolée ; avant de revenir durement les deux pieds lourdement fixés sur Terre, rappelée à la réalité de toute l'horreur de ce monde. Le Marchand venait...

Courte de quelques minutes de sommeil arrachées aux premières lueurs de l'aube, quelques minutes volées à autant de questions paniquées, à un avenir incertain. Le Marchand venait, venait pour nous. J'avais finalement passé de longues heures isolée, loin des autres, de leur crainte et de leur réconfort, de leurs idées, quelles soient lâches ou courageuses. Enfermée, isolée, apeurée, j'étais parti m'asseoir non loin des ruines du motel, le cul posé sur un parpaing effondré, ayant ôté mes lunettes pour affronter de face toute l'incertitude de notre condition, le flou qui nous baignait. Même mon pouvoir d'orientation se révélait totalement inefficace à me montrer la moindre issue, la moindre direction. Le Marchand venait...

Le Soleil avait fini par se lever, poursuivant son ascension dans la voûte céleste, loin pourtant d'éclairer mes idées, ni ma journée. Les heures avaient défilé, plus ou moins rapidement. Des heures sombres et tourmentées, durant lesquelles je refusais d'écouter les appels de mon propre corps à me sustenter, à agir, réagir, bouillir, exploser ou réfléchir. Je haïssais cette condition qui m'entravait, mais ne pouvait réellement me défaire de ces liens qui enserraient mon esprit et ma volonté. Le Marchand venait...

Ce n'est qu'en début d'après-midi que je me décidais enfin à quitter ma torpeur, me rendant à la caravane pour récupérer quelques pièces détachées, une caisse à outils pour finalement repartir m'isoler dans un recoin du camp, loin des autres. Je me perdais non sans une certaine délectation dans mes occupations de bricolage, à démonter et remonter des pièces diverses et variées, sans aucune réelle application utile dans ce campement, juste pour le plaisir, le désir, le besoin de m'occuper l'esprit avec une tâche que je me savais maîtriser. Une tâche familière et rassurante, idéale dans le contexte, qui avait l'avantage de me sortir de cette cogitation malsaine, car le Marchand venait...

Ce n'est que lorsque Calvin nous convoqua enfin aux abords du petit lac que je daignais finalement me mêler au reste des survivants, les yeux rougis et gonflés de fatigue, mon esprit renouant avec l'appréhension et la tension qui avait animé le campement toute cette journée. Je n'avais aucune idée de ce que le cow-boy allait bien pouvoir trouver à nous dire pour nous rassurer, ni quels mots il parviendrait à employer pour nous galvaniser, nous donner la force et la conviction de nous opposer au Marchand ; à moins qu'il ne suggère de se rendre à lui. Une idée impensable que je chassais d'un frisson de dégoût. Jamais il ne ferait ça. Jamais Matthew ne ferait une chose pareille, et nous marchions tous dans ses traces. Qu'importe que le Marchand venait...

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:06
Blessée, tant sur son corps que dans son esprit, Elizabeth était rentré au campement meurtrie. Choisissant à nouveau l'isolement, histoire de faire taire les rumeurs d'une réinsertion sociale surprenante de sa part, elle rejeta même l'offre que James lui fit pour la soigner.
Elle n'avait toujours pas digéré ce qu'il avait fait et il allait un long moment savoir à quel point elle était rancunière. Elle avait baissé ses barrières pour lui, l'avait laissé entrer là où de trop rare personne n'était jamais allé dans son périmètre de proximité, et en échange, il l'avait, à son goût, trahit. Une trahison qu'elle ne laisserait pas impunie et qu'elle comptait bien lui rendre à petit feu. Peut-être qu'à force il se désinteresserait même d'une folle comme elle, ou bien penserait-il, à raison sans doute, que son amitié ne valait sans doute pas expérimenter de telle difficulté.
Toujours était-il qu'elle avait envoyé promener quiconque avait tenté de l'aborder, et qu'elle s'était débrouillé seule pour bander ses plaies.

Tous ces évènements la dépassaient à nouveau. Voilà que le jeune Doug était mort, succombant à la fièvre destructrice et laissant pataud tout ceux qui avaient espérés - elle comprise - qu'il se relève à nouveau, comme ils l'avaient tous fait une fois. Alors c'était cela ? Une seule et unique chance ? Pour quelle raison avaient-ils survécu une fois ? Si le moindre scientifique avait survécu, il pourrait sans doute étudier la maladie, les étudier eux, pour comprendre, savoir, connaitre, faire face et pourquoi pas guérir ? Mais Darwin l'avait écrit, le monde ne laisse pas de place à ceux qui n'ont pas les capacités d'affronter l'apocalypse.
Cela aurait été trop facile...

Seule dans ses pensées, elle avait trouvé refuge dans son ancienne voiture, quitte à vexer Ivy pour faire défaut à sa présence sous la tente pour la nuit. Mais peut-être quelle ne chercherait même pas à savoir pourquoi, ni encore comment, ni où. En cet instant, elle en voulait à tout le monde, qualifiant dans sa colère, la pauvre Ivy de "petite égoïste".

Alors lorsqu'en plein milieu de la nuit, Clark alerta le campement d'un cri effrayé, la brune avait pensé à une attaque massive des morts et que son heure, et celle des autres d'ailleurs venait enfin. Son arme de poing en main, celle qu'elle avait emprunté pour sa dernière sortie, et n'avait pas remis en place, elle s'extirpa de la carcasse rouillée pour venir à la rencontre de la menace se présentant sous la forme d'un message radio.
Son regard courroucé d'avoir été dérangé pour rien envers Clark dévia peu à peu lorsque les mots défilèrent et que finalement, l'annonce les concerna.

Alors, Matthew était vivant ? Vivant mais captif ? Mais bon sang, il était vivant ! Alors que le campement avait imaginé sa disparition définitive.

Puis, ses poils se hérissèrent sur ses bras lorsque fut évoqué les sévices subit par l'adolescente que certains avaient croisé. Les poings serrés, elle avait espéré que quelqu'un réagisse, ordonne de prendre les armes et d'aller porter secours aux prisonniers, aussi déraisonné que cela pouvait être. Mais non, personne, hormis la femme arrivé la veille, qui exprima une certaine colère loin de refléter l'intensité qui montait en Elizabeth.  
Mais sa colère à elle était plus contenue, et montait comme une cocotte vapeur.

Elle avait une centaine de fois au moins émis l'hypothèse à elle-même de partir toute seule s'il fallait pour rendre justice à ce connard et l'émasculer, mais la raison la maintenait toujours en place.
Finalement, lorsqu'on manda une réunion, elle espérait qu'enfin les choses allaient bouger et qu'un plan avait été décidé. Elle espérait qu'ils allaient tous y aller, armes au poing, quitte à y crever...

Evènements

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:12
Ce n'était pas la question de réagir à un message transmis par radio, de s'adonner à une réponse à cette provocation qui avait frappé l'ensemble du groupe, d'une façon ou d'une autre. C'était plutôt l'idée de savoir, de comprendre, ce qui allait advenir de cette communauté.

Près du lac, chaque survivant arrivant pouvait discerner, non sans devoir se rapprocher à cause de la soirée qui commençait, que le trio initial était déjà là. Ils attendaient, silencieux, amers, désolés. Clark était accroupi à proximité de l'eau, une main dans l'autre à observer le sol en se les frottant pensivement, l'air d'être soumis à un stress important. Quant à Ricky, il avait les mains dans les poches et sa casquette couvrait ses yeux, la tête penchée, l'air plus maussade qu'il n'avait jamais pu l'être.

Seul Calvin avait la tête relevée et observait en direction des arrivants, comme un groupe de bêtes se dirigeant vers l'abattoir, un abattoir de leurs espoirs. Le Marchand venait... d'une façon ou d'une autre, quoi qu'il arrive, les choses semblaient décidées à ne pas s'améliorer. Les bras le long du corps, la posture droite, comme si il s'apprêtait à faire un discours, chapeau de cow-boy vissé sur la tête quant bien même il n'y avait aucun soleil agressant ses yeux, il scruta leur venu et attendit que tous ceux qui avaient voulu, pu, souhaité venir, soient présents.

Au final il n'y avait pas autant de personnes que le chef de substitution l'avait espéré, mais ce n'était peut-être pas plus mal, compte-tenu de ce qu'il s'apprêtait à leur annoncer. Il patienta que tout le monde soit rassemblé et prêt à l'écouter, quoi qu'ils puissent attendre, craindre ou espérer, pour leur passer le regard et se décider à prendre la parole.

« Salut les gars, et les filles.

Merci d'être venus, je sais que c'est pas évident vu ce qu'il s'est passé cette nuit et ce qui nous attend. Je dois vous avouer que, peut-être moins que vous, j'ai pas le moral. Normalement ça devrait être le moment où on se ressaisit pour réfléchir à manoeuvrer pour la suite, à trouver un plan pour sortir nos copains de la merde.

Normalement, c'est le moment où il faut établir une stratégie, mais... j'en ai pas. Je ne sais pas quoi vous dire, je ne sais pas ce qu'il faut faire à présent, j'ai pas la moindre idée de comment nous sortir de là. En fait, je vous avouerais que j'en ai sacrément marre. Je ne suis pas Matthew, je ne vais pas faire semblant d'être de roc, je l'suis pas.

Doug est mort, à peine après être arrivé, ça me tue rien que d'y penser, parce que l'on essayait de sauver nos camarades après le désastre du complexe. On a pu aider l'un des nôtres. »


Il opina du chef en regardant Samuel, avant de passer le regard à Melody, puis Ivy, Frida, Samuel et enfin Elizabeth.

« Mais on en a perdu deux en retour. Doug n'était encore qu'un gamin, qui méritait pas ça, surtout pas ça. Davis, Melina, Rani, Scott, Clarrance, Jimmy, Harvey, Wolf, maintenant Doug et... Matthew. Ca fait beaucoup de perte, pour avoir essayé d'aider. On espérait pouvoir rassembler des survivants, former une communauté qui fonctionne, s'entraider, vous soutenir dans ce que vous viviez en retour de votre aide pour nous en sortir et retrouver la hargne de vivre...

Mais ça a foiré, sur toute la ligne. On était pas préparés, on l'a jamais été. Malgré la présence de Matthew qui était le seul à tenir la route, aucun de nous n'était en état de faire face à ce qui nous attendait dehors, et on a payé cher le fait de se convaincre que c'était le cas. Aujourd'hui, on l'est pas davantage. Sans Matthew, on l'est encore moins. »


Il acheva ses derniers mots sur une note terne et lente, avouant toute sa culpabilité et sa perte de confiance, qui avait fini de le démoraliser.

« Je peux rien faire pour vous, je ne peux pas vous guider et je ne veux pas avoir votre mort sur la conscience en continuant à vous faire croire que j'ai la moindre fichue idée d'où on va ou que je sais ce que je fais. Non, je ne suis pas Matthew. Je veux pas enterrer un autre membre du groupe. C'est lui qui a créé cette communauté, qui a fondé ce camp et qui a voulu aider les autres. Nous, on a fait que suivre depuis le début et il nous a sauvé la vie une bonne douzaine de fois depuis que l'on s'est rencontré, à tous les trois, nous autant que son frère. La vérité c'est que l'on était autant paumés que vous ne l'étiez. »

Il tourna la tête vers Ricky, qui redressa un regard abattu vers le cow-boy, sans un mot, bien que son visage en disait long. Puis Calvin revint à eux.

« Sans lui, il n'y a plus de communauté. » Répliqua t-il, faisant tomber sa pensée comme la misère sur le monde.

Clark, lui, n'osa pas relever les yeux, continuant de fixer le sol. Il se contenta de cesser de se frotter les mains rougies aux dernières paroles de Calvin.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:40
Elizabeth avait l'impression d'halluciner. Elle avait son arme au poing et le serrait si fortement que les jointures de ses mains étaient en train de blanchir. Alors c'était ça la petite réunion de campement ? Pour annoncer qu'ils baissaient les bras et laissaient tomber ? Limite n'annonçaient-ils pas que le groupe était dissous, au revoir tout le monde, retournez à vos merdes...

Elle cligna des yeux à plusieurs reprises, interloqué, alors que sa préoccupation précédente était de constater qu'à nouveau, James avait préféré faire le mur, comme la bonne moitié du campement d'ailleurs. Le fait qu'il ai encore baissé les bras et n'ai pas montré davantage d'ardeur à essayer de reconquérir son amitié la mettait plus en colère encore.
Paradoxe définitivement féminin que de repousser ce que l'on espérait plus encore. Son ressentiment reporté sur le trio.
Mais alors, personne n'y trouvait à redire ? Personne ne serait capable de se battre pour ceux qui le méritaient vraiment ? Elle avait trouvé en elle enfin la force de se battre. Elle avait retrouvé sa hargne d'antan et sa poigne, s'était redressé des obstacles franchit. Et c'était cet instant qu'ils avaient choisit pour tout laisser tomber ? Pour abandonner ?

" Oh, oh, oh ... c'est une blague là, j'espère ?! Vous allez abandonner Matthew ? Ricky, putain, tu vas laisser tomber ton frère ?! Il aurait retourné la terre pour toi, et toi tu le plantes ?"

Elle ne trouvait rien d'autre à redire, la rage l'emportant sur sa langue et ses paroles, comme la fameuse cocotte vapeur qui commence à n'émettre qu'un mince sifflement. Un simple chuintement. Non, elle ne pouvait pas imaginer que personne n'avait espéré qu'ils allaient partir à l'assaut avant que les hommes du Marchands ne débarquent, histoire de les prendre à revers et sans doute par surprise.
Alors son regard se posa sur les autres, à la recherche de celui ou celle qui aurait l'audace de mener les hommes à ce combat sans espoir mais relevant d'une véritable justice. Elle espérait qu'il se manifeste, ou alors ... elle trouverait enfin le courage de partir seule tant pis pour le reste du monde, et tant pis pour ses liens sociaux, qui de toute façon, se retrouvaient réduit en miette.

Elle n'était pas une meneuse d'homme, elle n'avait pas le talent orateur spontané, ni les aptitudes sociales nécessaires, mais elle serait prête à suivre quiconque élançait les idées qu'elle gardait encore en elle.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:45
La vie, la mort, les souhaits, les rêves, la réalité. Cette réalité.

Celle-ci était l'une des pires à souhaiter, l'on en rêvait pas, la vie y était douloureuse et la mort régnait en maîtresse plus que jamais absolu, mais il avait décidé de faire avec. Après les soins apportés à Samuel, la satisfaction de voir que cela fonctionnait et qu'il s'en remettait, c'était la découverte de son pouvoir qui l'avait plus que tout secoué, mais d'une certaine façon convaincu. La capacité à guérir comme jamais aucun n'avait pu le faire, ou personne dont on ai jamais parlé. Il avait trouvé un moyen d'être utile et s'était décidé à l'être.

Pourtant il s'était fait petit, il avait fait preuve de discrétion depuis et ne cherchait pas à s'imposer à qui que ce soit, n'échangeait que très simplement et veillait à réfléchir des heures durant, parfois chaque jour pour essayer de trouver en lui l'étincelle qui animait son don, tout en s'efforçant d'y trouver la meilleure façon de s'en servir pour le groupe et la meilleure façon dont il pourrait être lui-même utile au-delà de son pouvoir pour ceux avec qui il vivait maintenant.
Elizabeth lui en voulait, beaucoup, comment ne pas lui en vouloir ? Il s'en voulait toujours lui-même et la comprenait plutôt deux fois qu'une, mais il ne pouvait s'empêcher d'en souffrir. Penser qu'une personne pour qui il éprouvait de l'affection maintenant lui en voulait, voir dans son regard, ou son non-regard, ce sentiment de trahison, était difficile. Mais il l'acceptait et se contentait de ne pas la gêner, elle pas plus qu'Ivy ou les autres.

Durant la journée précédent la nuit fatidique, il avait réfléchit au moyen de construire une infirmerie de fortune ici et d'entreposer du matériel de soin, même, d'aller en chercher à l'extérieur pour pouvoir assurer l'entretien du camp. Quand il avait appris qu'Elizabeth était revenue d'une excursion blessée, il n'écouta que son coeur et malgré leur distance, fila auprès d'elle pour tenter de la soigner, sans avoir pour autant le souhait de parler. Elle refusa cette simple volonté et il tourna les talons sans insister davantage, résigné et un peu plus blessé également.
La nuit en question, il se réveilla d'un sommeil cauchemardesque en sursaut en entendant Clark et sorti en trombe de la tente, les pieds nus, en tee-shirt et jean, découvrant l'animation du camp et rejoignant Clark à son tour, un peu en retrait des autres, pour entendre ce terrible message qui lui glaça le sang également. Matthew était captif, peut-être malmené. Après la perte de Doug, l'espoir de revoir Matthew en vie était la seule chose qui maintenait un brin d'espoir au camp et ce qu'ils apprenaient était une demi-victoire, aussi dur à connaître car aucun d'eux ne pouvait lui venir en l'aide en l'état, ils ne savaient pas où il était, ils ne pouvaient rien faire pour lui, ni confirmer ce qu'ils entendaient de ce message se répétant.

La suite fut plus terrible encore, la connaissance prétendue de leur camp ruina le peu de sentiment de sécurité inspirée par les ruines. La nuit ne serait pas l'occasion d'un mérité repos cette fois. Dans sa tente, James demeura éveillé, certes allongé, mais sans sommeil. Il scruta le toit de sa tente en ressassant tout cela et d'autre choses dans sa tête. Il ne pouvait s'empêcher de penser plus encore à cette jeune femme, Jenny, dont il avait déjà entendu parler et ce qu'elle avait pu subir. Une peine immense l'envahissait, pour elle, pour Matthew, pour Doug. Il ne pouvait s'empêcher d'imaginer qu'un sort équivalent soit réservé à Elizabeth ou Ivy, et cela torturait son esprit plus encore.

Il passa le reste de la nuit entre la tente et l'extérieur, à marcher en solitaire du coté du périmètre et à penser, toujours penser.

Durant la journée, il s'occupa pensivement du feu, de l'eau et de la cuisine, pour le peu d'appétit que tous avaient, simplement pour le fait de s'occuper et apporter l'aide médiocre dont il était capable sur ce coup. De temps à autre, il regardait en direction de la voiture d'Elizabeth, et quand elle en sortie, la regardait elle, espérant que le moment venu, il serait capable de faire ce qu'il n'avait pu auparavant. Il n'était plus question d'un nouvel échec et puisqu'il était mauvais survivant, jusque là peu intéressant en vivant, peut-être qu'il pourrait s'illustrer dans un sacrifice à la mort, pour elle, pour eux. C'était sa façon de se redonner un peu de baume au coeur.

Quand Calvin convia à un rassemblement, il soupira, demeura dans ses pensées un moment et ne vint qu'après tous les autres. La veste sur le dos, ses bottes remises en place, il était arrivé près du groupe, qui malheureusement n'impliquait pas tout le monde, quand Calvin était en plein discours. Mettant les mains dans les poches, venant près de Melody en jetant un regard à tout le monde, s'attardant sur Elizabeth sans chercher à se démarquer des autres, il ne tarda pas à donner toute son attention à Calvin et à son sincère mais si âpre discours, qui dévoilait ce qu'il craignait : l'abandon du trio initial.

Fronçant les sourcils, son visage se minant peu à peu de la tristesse de les voir dans un tel état, de comprendre que leur communauté était en train de s'effondrer, il ne su dire mot à ce moment là, expirant en posant le regard sur le sol, parce qu'au final, il s'y attendait secrètement depuis plus longtemps qu'il ne voulait bien l'admettre.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:47
De nouveau, une boule se forme dans sa gorge alors qu'elle approche du petit là pour y découvrir que Calvin n'est pas tout seul, Clark et Ricky sont là et tirent eux aussi une tête d'enterrement. La main crispée sur la sangle de l'arbalète, elle termine son chemin avant de lancer un bref regard sur les autres présents, Samuel, Ivy, Elizabeth et la dernière arrivée dont elle ne connait même pas encore le nom. Encore et toujours des absents, cela lui fait grincer des dents même si elle se dit qu'elle va devoir en prendre l'habitude, se rappelant des paroles de 'Liz l'autre jour, tous ne sont pas fait pas pour supporter tout ça. Elle non plus et pourtant...Enfin c'est l'absence de Seth qui la ronge le plus et la met plus ou moins en colère. Reportant ses émeraudes sur Calvin lorsqu'il prend la parole.

Et là c'est la stupeur qui la gagne en premier alors que le cow-boy débute son speech et qui ne laisse présager rien de bon. Ainsi il ne sait pas quoi faire, ni quoi dire, il a envie de baisser les bras et en a marre ? Mais il croit quoi, que pour elle, pour eux tous même ce n'est pas la même chose ? Comme s'il n'y avait que lui qui ressentait tout cela...Melody tourne la tête pour regarder Samuel quand Calvin le fait, effectivement, ils ont au moins pu en ramener un des deux.

Petit à petit la colère monte en elle, chose qui ne lui ressemble pas vraiment à l'écoute de ce que raconte le cow-boy et sa main se resserre sur la bandoulière de l'arme, de l'arbalète de Matthew...Quand Calvin cesse de parler, Melody ne peut se taire plus longtemps et au risque de couper la parole à quelqu'un :

- Ah parce que tu crois que nous on est mieux taillé que vous pour tout cela ? Nous on a perdu des mois entiers d'apprentissage de la survie contrairement à vous. Tu crois vraiment que tout ces morts, ça ne nous anéanti pas ? Tu crois vraiment qu'on a envie de perdre encore un seul d'entre nous ? Tu crois que ce message nous ravage pas ? Et pourtant certains d'entre nous sont là présent quand tu le demande. Et je suis sûre que les autres ont pensé comme moi, qu'on allait partir au front, chercher Matthew et Jenny parce que c'est ça une communauté, c'est faire front ensemble et tu oses dire qu'il y en a plus ?

Sérieux, tu y crois vraiment ? Oui on a tous des différences et on a du mal par moment à s'entendre et s'accorder et pourtant on fait tous ce qu'il faut pour que ça roule le plus droit possible et même sans Matthew. La communauté tu l'as alors ouvre les yeux, ressaisit toi et regarde bien.


Melody regarde Ricky d'une manière pesante.

- Et toi, tu es d'accord avec ça ? Tu veux vraiment rester là sans rien faire pour ton frère ? Tu sais celui qui serait prêt à mourir pour toi ou les autres...

Elle n'arrive plus à poursuivre, malgré sa colère montante, les larmes prennent le dessus et viennent déborder sur ses joues, lui coupant plus ou moins la respiration.
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