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Sans autre choix - 25/01/35
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Frida Rivero

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:52
Waw... ce petit discours ressemblait fortement à la réincarnation même du désespoir absolu.
Même Frida ne put s'empêcher de ressentir un petit pincement au cœur à l'énonciation des si nombreux décès qui avaient touchés les survivants.
Cependant, elle n'avait pas connu ces personnes, et c'était peut-être bien mieux comme ça. A vrai dire, elle n'avait aucunement l'intention de s'attacher à un quelconque personne ici-présente. Perdre quelqu'un de cher détruisait bien plus que ce monde sans pitié dans lequel ils avaient réatterris.

Quoi qu'il en soit,  elle comprit qu'ils n'étaient pas aussi en sûreté que Calvin ne l'avait insinué... et elle ne savait pas du tout comment réagir à cette situation qui leur tombait dessus. Après tout, rien ne la rattacher à ce campement, elle venait à peine d'y arriver.... Mais elle savait pertinemment qu'elle ne tiendrait pas deux secondes à l'extérieur. Même eux, qui semblaient pour certains être là depuis un moment, périssaient les uns après les autres.

De plus, d'après l'annonce de ce « Marchand », cette bande de givrés du boulon avait probablement fait endurer mille et un calvaires aux deux prisonniers... Et bien qu'elle ne les connaisse pas non plus le moins du monde, elle avait un désir incongru de défoncer ces salauds....

Non. En réalité, ce n'était pas pour venger les deux détenus qu'elle voulait cette bataille. Elle avait juste un besoin incommensurable de refouler toute sa fureur par la violence, comme elle l'avait toujours fait.
Elle n'arrivait pas à tout garder en elle, elle devait évacuer toutes les émotions négatives qui l'étouffaient. Seul Zac était en mesure de la calmer... Elle était devenue une toute autre personne grâce à lui... Mais il n'était plus là, et elle était redevenue instantanément l'adolescente stupide et agressive qu'elle avait été autrefois.

Le souvenir de son petit protégé lui noua douloureusement la gorge. Elle crispa la mâchoire et serra ses mains croisées devant elle pour contenir l'insupportable douleur que cela lui procurait.
Quant Calvin termina son déprimante tirade, elle leva la tête avec détermination.

« Bordel, on va quand même pas se mettre en rond autour du feu à pleurer nos morts et à regretter le temps passé en attendant de se faire péter le cul par ces hijos de puta, si ? On n'a pas trente six milles solutions non ? C'est soit on devient les toutous de ce malade mental, soit on riposte. Et perso, il est pas question que je serve de viande à ces sales porcs d'enfoirés !  Ils sont nombreux ? On sait quoi d'eux au juste ? » questionna la portoricaine qui devenait de plus en plus agacée par l'abattement général.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Ven 31 Juil - 23:53
Calme, stoïque, Samuel avait attentivement observé le trio qui faisait face au groupe de rescucité, puis écouté tout aussi attentivement un Calvin au bout du rouleau qui exhibait là une renonciation toute logique. Il n'avait visiblement pas envie de prendre la responsabilité de mener quoi que ce soit, et au fond, Samuel le comprenait puisque lui-même avait tenté, au cours des dernières heures, de se mettre à la place du triumvirat et de réfléchir à la suite.

Et il s'était rendu à l'évidence que peu de solutions étaient bien reluisantes, ils étaient clairement exposés, cependant, il restait encore un moyen de se motiver, de se dresser, d'affronter l'épreuve, même si cela devait leur être fatal...

Ainsi, la voix aussi calme et sérieuse que possible, il prit la parole lorsque Calvin lança finalement le pavé dans la marre, bien sur, il aura volontiers laissé un autre survivant éclater si tel devait être le cas car il était hors de question qu'il ait à couper la parole à qui que ce soit ou hausser le ton pour se faire entendre :


"Et donc on s'allongent dans la terre et on attends pendant que certains s'enfuient. C'est comme ça que ça se passe lorsqu'il n'y a pas de communauté, chacun fait à sa guise, on redevient tous des vagabonds solitaires qui ne font confiance à personne jusqu'à se faire croquer.

Je connais ça...

Et ce type, le Marchand, il connait ça aussi, mais il n'est pas Sun Tzu pour autant. Il s'en donnerait volontiers l'air mais ce n'est rien de plus qu'un dictateur gonflé d'orgueil, tout dérangé et amoral qu'il puisse être. Rien qu'un boucher qui s'amuse à faire tinter ses couteaux pour faire courir le bétail dans l'abattoir."


Il fit une très brève pause, haussant les épaules tout en jetant un regard circulaire sur toute l'assemblée.

"Franchement, ce type nous appellent "Survivants", sans nommer le moindre d'entre nous, ni qui que ce soit d'autres. Son prétendu avant-gout, c'était une embuscade bidon sur un endroit où il avaient perdus un homme, l'homme à qui appartenait ceci et ceci !"

De sa main gauche, il leva son fusil pendant que son poing droit frappait doucement son pare-balle, puis il reprit.

"Avec ça, blessé, délirant, fiévreux, j'ai tenu tête à deux de ses pitoyables racailles, deux types qui croyaient tomber sur moi ET Matthew. Quel niveau d'organisation pensez vous que ces crétins ont ? Ho oui, il s'agirait d'une belle stratégie pour se faire sous-estimer, mais qui désire être sous-estimé pour ensuite demander une reddition inconditionnelle ?

Oui ! Les monstres ne sont plus sous nos lits, ils nous menacent actuellement par les ondes. J'ai passé l'âge d'avoir peur des monstres..."


Déterminé, il remis son fusil d'assaut dans son dos et croisa les bras. Clairement, lui n'avait aucune intention de quitter cet endroit ou abandonner quiconque, ni laisser qui que ce soit baisser les bras sous son nez.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 0:01
Le regard sombre, inquiet et curieux, j'avais posé mes noisettes sur le trio de non-ressuscités qui nous avait accueilli dans un premier, puis regroupé ici en ce jour bien lourd et funeste. Je regardais autour de moi quels étaient les survivants à s'être présentés à l'appel de Calvin. Nous n'étions pas nombreux, à peine la moitié de ce que nous comptions d'effectifs ; et je me dis que les les autres devaient être soit trop assommés, soit trop inconscients de la réalité pour venir nous rejoindre. Les bras croisés, le visage fermé, je laissais Calvin, chef intérimaire de notre campement prendre la parole et dérouler les faits. Ses craintes et ses doutes, je les partageais. Ses premiers mots, l'énonciation de tous les camarades que nous avions perdus, son aveu de ne pas être capable de nous offrir une nouvelle ligne de conduite, un nouvel objectif à atteindre, je les comprenais, les partageais, les ressentais tout autant que lui, peut être tout autant que nous tous... Cette souffrance empathique que nous partagions suite à la perte de tous ces rescapés de la Mort elle-même...

Mais putain... Il était sérieux là ? Il baissait les bras ? ILS baissaient les bras ? Toute une nuit et une journée à palabrer pour n'en arriver qu'à ce simple constat qu'ils ne pouvaient pas nous aider, qu'ils ne voulaient plus nous aider ? Je restais littéralement bouche-bée, effarée. Décroisant mes bras, je passais mes mains sur mon visage dans un premier temps, puis les posais derrière mon crâne, levant les yeux vers la voûte céleste en me mordant les lèvres alors que je sentais une colère fulminante bouillir et hurler au plus profond de mes entrailles. Je pris une longue inspiration, fermant mes paupières, prenant une autre longue inspiration tout en serrant mes poings d'une rage indicible que je ne me pouvais de laisser surgir au grand jour.

Je regardais mes compagnons de campement présents avant de nouveau reporter mes noisettes sur Calvin, secouant de nouveau la tête à plusieurs reprises tandis que ma respiration comme mon rythme cardiaques s'affolaient. Non... Ça ne pouvait pas se finir ainsi. Qui étaient-ils pour oser décider d'abandonner ainsi l'homme qui les avait menés, sauvés, guidés par ces temps d'apocalypse ?

Relevant la tête, mâchoires crispées et visage fermé au possible, je posais sur chacun des trois hommes un regard accusateur brûlant de colère, cédant finalement à cet accès de colère qui me dévorait littéralement.

“Alors quoi ? C'est tout ?” commençai-je par demander au cow-boy, le seul qui avait au moins eu les couilles de prendre la parole, et recevrait de ce fait le déchaînement de ma furie.

“Matthew n'est plus là alors on abandonne ?” déclarai-je d'un ton véhément qui résumait bien là le constat de la situation. “On l'abandonne, c'est ça !? On le laisse vivre l'enfer entre les mains d'ce malade !? JUSTE POUR UN PUTAIN DE MESSAGE !?” Je hurlai de ma voix rauque, éraillée par la colère qui m'habitait, avant de poser mon regard sur Ricky. Je fis quelques pas dans la direction du cadet Jefferson.

“Toi qui étais si pressé d'aller le sauver l'autre jour, j'peux savoir où sont passées tes couilles soudainement !? Matthew s'est sacrifié pour toi, pour nous tous !! On peut pas juste baisser les bras et foutre ça sur le dos de la fatalité ! Le Marchand a beau être un monstre, un enculé de salopard, ça reste qu'un putain d'homme, faillible et mortel !!”

J'essuyais les larmes de rage qui avaient roulées le long de mon visage d'un revers de manche, en secouant la tête de nouveau, mon ton trahissant très clairement mon dégoût.

“J'arrive pas à croire c'que j'entends... J'arrive pas à croire que vous soyez si ingrats...”

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 0:36
Ils s'y étaient attendus et malgré tout, c'était dur de l'entendre. Chacun leur tour, tous n'escomptaient pas laisser passer la pilule et répliquaient, de la manière la plus humaine qui soit. Seul James s'était tenu pour le moment, mais son soupire en disait pourtant long lui aussi.

Cela avait commencé par Melody, répondant à la fois de façon mesurée, constructive, tout en laissant libre cours à ce qui s'avérait être, raisonnablement de la colère. Calvin l'observa, la mine désolée de l'entendre et pourtant ne pouvant qu'approuver ce qui était une vérité, mais ce fut l'attaque sur Ricky qui fit réagir ce dernier, jetant un regard noir à la femme bouillonnant en réalité tout autant malgré qu'il ai essayé de le cacher. Il ne dit rien, mais en son intérieur il vivait mal ces mots, à dire vrai il sorti ses mains de ses poches et serra les poings en la regardant avec une colère transparente, mais il se retenu de répondre.

Ensuite ce fut à Frida d'exprimer sa colère du moment, non sans évoquer ses propres questions. A celle-ci, Calvin, qui avait jeté un regard plein d'appréhension sur Ricky, revint à elle et lui répondit :

« On sait pas grand chose d'eux, si ce n'est qu'ils sont effectivement nombreux, sur-armés et prêts à tout pour capturer, parfois tuer et pire encore tous les survivants qu'ils rencontrent, quand ils ne les enrôlent pas. Le Marchand n'est pas un type à prendre à la légère, il a ramassé de nombreux survivants déjà, ceux que l'on a croisé le craignent tout autant que nous et ses hommes pourchassent Matthew et Ricky depuis Leveland. Ils n'abandonneront pas facilement. »

Après avoir répondu, il laissa à son tour échapper un soupire et un bref silence qui fut suivi par la prise de la parole de Samuel, bien décidé à secouer les troupes à sa façon et poser le cadre. Sa conviction et ses mots ne laissèrent pas le groupe indifférent, Clark leva les yeux pour la première fois depuis qu'ils étaient là, observant Samuel, tout comme Calvin. De tous il semblait celui qui était prêt à tourner la situation vers l'avant, aucun des trois ne pouvaient lui donner tort et malgré toute la colère qui montait en lui, Ricky l'écouta de même...

Jusqu'à l'intervention d'Elizabeth, qui n'avait pas l'intention de laisser passer aussi facilement et à son tour accabla Ricky d'abandonner son frère. Le jeune homme ouvrit un peu plus les yeux et serra la mâchoire si fort qu'on eu l'impression qu'il s'apprêtait à exploser, ce à quoi Calvin réagit aussitôt en levant la main.

« Ricky... »

C'était sans compter sur Ivy, qui aussi atteinte qu'eux-tous, décida qu'elle avait aussi son mot à dire. Enchaînant aussitôt après Elizabeth, criant sa détresse, ce qui mis Calvin plus mal à l'aise qu'il ne l'était encore, faisant même sursauter Clark qui s'était brièvement perdu dans ses pensées. Puis elle s'approcha de Ricky et l'opérateur radar, resté accroupi, passa un regard plein de crainte à Ricky, Calvin faisant un pas, mais s'arrêtant, espérant que ce rapprochement oppressif n'ébranle pas la fragilité d'un jeune homme et d'une jeune femme, qui tous deux voyaient la colère les immerger... à ceci près que Ricky s'efforçait toujours plus difficilement de contenir sa rage.

Puis, rajoutant à l'accablement, à l'abandon de son frère, à l'accusation de lâcheté, les choses dérapèrent...

Ricky vit rouge, ses yeux s’écarquillèrent et sa peau même fonça, alors qu'il laissait à son tour sa haine se déchaîner :

« Va te faire foutre salope ! » Gronda t-il subitement. « Je t'emmerde ok ?! JE T'EMMERDE ! Toi, toi et toi aussi, je vous emmerde TOUS ! »

Il avait désigné d'un index rageur Ivy, Elizabeth puis Melody, avant de tous les prendre à parti.

«C'est vous qui étiez là-bas bande d'enfoirés ! C'est à cause de vous que mon frangin est pas revenu, parce que vous étiez pas foutus de vous défendre seuls ! Vous vous êtes barrés en courant comme une bande de lavettes en laissant ma dernière famille avec tous ces connards ! Il se serait jamais fait avoir si vous n'aviez pas été là ! Matthew s'est jamais fait avoir ! Vous avez fait que nous foutre dans la merde depuis que vous êtes là ! »

Revenant à Ivy.

« Jamais je l'abandonnerais ! Qu'est-ce que tu ouvres ta gueule poufiasse, t'as eu des couilles quand tu t'es pointée seule comme une merde traînée dans la boue ?! Tu l'as lâché comme cette pétasse de Melody bonne qu'à donner son cul à ce tocard de Seth et à chialer ! VA TE  FAIRE FOUTRE !! » Rugit-il.

Il avait littéralement hurlé et avait brusquement avancé sur Ivy en la repoussant violemment en arrière, l'envoyant au sol de toutes ses forces.

« RICKY ! » Lança Calvin, stupéfait, tandis que Clark se redressait, effrayé.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:05
Ça n'avait aucun sens, tout était allé très vite et bon dieu, il ne comprenait que difficilement où ça avait pu déraper à ce point...

La réaction de Melody était compréhensive, celle de Frida d'autant plus et Samuel en particulier semblait présenter une capacité à raisonner avec conviction. Il avait un charisme, c'était indéniable et ses paroles avaient du sens. C'était surtout la réaction d'Elizabeth qui l'avait interpellé. Il ne l'avait jamais vu réagir aussi vivement. La jeune femme distante, discrète et touchante avait laissé place à de la colère, qu'il avait déjà entrevue durant les derniers jours, mais cette fois des mots durs avaient franchi ses lèvres si douces. C'était perturbant.

Le clou du spectacle demeurant pourtant Ivy, qui avait franchi la zone de sécurité de Ricky et déclenché une réponse violente, très violente, bien trop violente. Il avait explosé après avoir accumulé une haine qu'il n’imaginait pas de lui. Aussi compréhensif qu'il pouvait être vis à vis des émotions de Ricky, celui-ci était allé trop loin, dans ses mots et pire encore dans ses gestes, ce qui fit réagir James qui avait pourtant tenté de rester calme jusqu'ici.

« Mais qu'est-ce qu'il te prend bon-sang ? » S'entendit-il gronder à son tour.

Son sang d'ailleurs, n'avait fait qu'un tour qu'il avança à la hâte, bondissant de quelques pas pour se rapprocher d'Ivy et se mettre entre elle et celui qui déconnait à plein tube. Il espérait que les choses ne dérapent pas davantage, mais il ne comptait pas à laisser le jeune homme fauter à nouveau. Il avait laissé des situations arriver, il était resté sans agir plus de fois qu'il ne l'aurait voulu ou qu'il n'aurait du depuis qu'il était revenu à la vie, hors de question de croiser les bras pendant que les choses dégénéraient cette fois, restait à savoir si les autres allaient se mesurer et éviter que le feu n'embrase leur petit groupe, ou si la flamme de Ricky allait libérer celle que d'autres d'entre eux avaient en eux.

La colère, il la ressentait, de voir la violence avec laquelle il avait jeté au sol Ivy, de voir son geste de rage et ses mots de haine, disproportionnés. Il leva une main vers le jeune homme, pour ce que cela pourrait avoir d'utile, espérant par ce simple acte instinctif d'appeler à un raisonnement. Mais il savait pertinemment qu'il y avait le risque, à vouloir calmer un feu à mains nues, de s'y brûler.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:10
A la réponse de Calvin, Frida hocha la tête avant de se frotter le menton pour réfléchir. S'ils étaient aussi nombreux et aussi bien armés qu'il le disait, ça risquait de compliqué les choses... Mais le manque évident d'organisation dont il faisait preuve d'après le type à la mitraillette leur laissait une chance... ! Il suffisait d'être plus malins qu'eux... mais réfléchir et mettre au point des stratégies, c'était pas vraiment son fort... !

Sa réflexion fut rapidement troublée par les reproches à répétitions que se prenaient les trois hommes à la figure, notamment Ricky, qui était apparemment le frère de l'ancien chef Matthew.
La première ne l'avait déjà pas ménagé, mais les deux autres le descendirent littéralement plus bas que terre... ! Particulièrement la dernière qui avait carrément des airs de gamine bien qu'elle devait paraître beaucoup plus jeune que son âge.
Lorsque le jeune homme répliqua, et bien que ce ne soit vraiment pas le moment de plaisanter, Frida n'avait pas pu s'empêcher d'afficher un léger rictus amusée devant les remarques cinglantes qu'ils s'envoyaient. Les engueulades, ça l'avait toujours amusé, et après tout ils ne faisaient que se défouler, ce qui ne leur ferait pas de mal vu la tension qui régnait.

Cependant, la dispute s'envenima, et Frida se releva précipitamment lorsque Ricky poussa violemment la jeune femme à l'allure de gamine au sol.

« Hé, hé !! Tu la pousses pas comme ça, c'est clair ?? C'est pas comme ça qu'on traite les meufs, cabrón ! » lui lança-t-elle en s'approchant pour s'interposer tout en le repoussant légèrement au niveau de l'épaule, un air mauvais sur le visage.

S'il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas, c'est les types qui s'en prenaient aux femmes ! D'autant plus que la victime était de loin la plus frêle et la plus fragile du groupe. Et même si sa réponse virulente était probablement légitime, son geste était carrément de trop, et elle ne pouvait pas laisser passer ça. Elle avait déjà assisté bien trop de fois à ce genre de scène, et elle voulait que ça s'arrête !

« Tu lèves la main encore une fois sur une femme, et j'te garantie que tu perdras vraiment tes couilles... »

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:20
Des plus attentifs à chaque réplique et plus encore à la contre-attaque verbale, il s'était un peu avancé dès qu'il avait entendu Ricky prononcer les premières grossièretés de son côté de la ligne. Erreur de base de scinder le groupe en deux côtés pour susciter fatalement le reproche, se tenir en cercle aurait été bien plus judicieux... Mais il était trop tard pour ça.

Le gamin éclatait complètement, aux yeux de Samuel, la chose lui paraissait logique même si il ne l'avait pas souhaité le moins du monde. Quelques part, il se sentit même un peu emmerdé de ne pas être la cible de ses attaques, empêchant le canadien de focaliser l'attention du déchainé contre sa personne sachant qu'il était parfaitement apte à subir une tempête d'insulte sans sourciller.

Malgré tout le calme qu'il pouvait déployer, une expression nette quoi que furtive de colère viscérale traversa son visage lorsqu'il observa Ivy perdre l'équilibre par la faute du plus énervé d'entre eux. Malgré le fait qu'il se soit un peu avancé, il ne put que voir la jeune femme chuter au sol. Cependant, extrêmement réactif car bien préparé à ce genre d'altercation, il s'avança derechef en jetant un oeil des deux côtés du groupe, prêt à lever un bras ou un autre, voir les deux, pour stopper quiconque se laisserait gagner par la rage en élevant lui-même la voix :


"Ne bougez pas ! Pas un seul pas !"

Que quelqu'un l'ait contraint à devoir ordonner de rester statique ou non, il tourna la tête vers Ricky, gardant le même ton directif, semblable à un patron ou un prof qui exercerait toute son autorité. Il n'avait pas besoin de hurler, ni d'être agressif, juste de couper la chique à tout le monde et montrer qu'il ne fallait pas essayer de lui couper la parole... Car cela ne l'arrêterait pas.

"Ricky ! Si tu veux être considéré comme un homme, conduis toi comme un homme et maitrise toi !"

Il retourna la tête vers les ressuscités, bien conscient qu'il ne devait surtout pas donner l'impression de tenter de mener un groupe contre un autre, mais bien de s'interposer entre les deux, les contraindre, tous, à devoir passer par lui avant d'atteindre les autres.

"Nous n'avons rien à perdre car nous avons déjà tout perdu il y a quelques mois, pas eux !"

Enfin, son visage revint en parfait alignement avec son corps, lui permettant de guetter plus ou moins les deux côtés par sa vision périphérique. Le temps lui manquerait sans aucun doute pour essayer d'apaiser ce coup de sang, mais si il le put, il ne manquerait pas de s'exprimer, à tous.

"Qui menace ce camp ? Qui a attaqué l'école ? Qui nous met à l'épreuve ? Qui a intérêt à nous diviser ? Que personne ici ne se trompe d'ennemi ! Nul ici n'a retourné d'arme contre un autre, pensez vous que le moment soit judicieux pour s'y risquer ? Et pour quoi ? Pour une question de courage, d'honneur ? Devons nous tous être des héros jusqu'à la mort pour trouver grâce aux yeux des autres ?! Non !"

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:24
Tout le monde s'y mettait d'une manière ou d'une autre et au final tout va dans la même direction : sans se concerter ils veulent tous la même chose, aller chercher Matthew. Au moins cela montre bien ce que Melody vient de dire, la communauté et bel et bien existante, il n'y a aucune raison de baisser les bras maintenant. Et la nouvelle venue qui fait réagir Calvin et le force à leur en dire plus sur le Marchand, ainsi un des "chefs" lui confirme ce qu'elle soupçonnait sans avoir aucune preuve, ils en savent bien plus long qu'ils ne veulent en dire. Elle écoute ce que Samuel réplique, apprenant certains détails de ce qu'il s'est passé dans l'école et elle en arrive à la même conclusion que lui, il y a moyen de faire quelque chose contre ces hommes. À condition de tous se mettre ensemble pour faire front et c'est bien là le souci surtout si le trio baisse les bras.

Mais voilà qu'Elizabeth craque et se met à siffler de colère avant qu'Ivy ne prenne le relais ce qui fait sortir Ricky de ses gonds et le voilà qui incendie et insulte tout le monde en rajoutant une couche sur la culpabilité toujours aussi vive dans l'esprit de Melody. Il balance le même genre de reproches qu'elle peut se faire à elle même ou aux autres jusqu'au moment ou il pousse Ivy et entraîne une réaction contraire à celle qu'elle aurait pu avoir. C'est d'une voix ou une colère glacée sonne qu'elle répond :

- C'est surtout vous qui avez ramené ce connard dans le coin et VOUS nous avez entraîné dans vos conneries et en plus tu oses t'en prendre à une fille et tu veux nous faire la morale à nous ?

Dans le même temps si personne ne l'a fait avant elle, Melody approchera d'Ivy pour l'aider à se redresser et dans tout les cas, Melody finira planter devant Calvin.

- Toi aussi tu penses la même chose de nous ? Tu veux vraiment rien faire pour Matthew ?

Attendant la réponse du cow-boy le regard rivé sur l'homme tandis qu'une envie de foutre des claques au trio monte en elle, partagée avec l'envie de prendre ses affaires et de se casser du campement. Tenter sa chance seule, enfin seule, tout dépend de si Seth veut bouger ou non, bien qu'avant elle aurait un autre genre d'explications avec lui mais cela est une autre histoire. Mais là plus les secondes passent moins elle supporte cette proximité avec autant d'être humains bouillonnant de sentiments en tout genre et qui sont arrivés à la faire sortir de ses gonds.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:26
Prévisible et pourtant tout aussi surprenant. Le ton était monté brusquement et avait atteint assez rapidement son apothéose lorsque Ricky craqua à son tour. Il y avait quelque chose de choquant dans cette scène, tellement émouvant et énervant à la fois.
La fureur qui avait brûlé dans l'âtre c'était un peu apaisé, comme si ce brutal affrontement avait apaisé certaines frénésies en aspirant de leur énergie pour mieux se galvaniser. S'écartant par instinct du conflit, elle se dirigea alors vers Ivy, cherchant davantage à protéger sa camarade d'une colère plus démesurer que cela, s'abaissant à son niveau si elle ne cherchait pas trop immédiatement à se relever.
Quelque part, elle avait participé à la raillerie et se sentait de ce fait impliqué par le geste brusque subie par sa comparse. Pourtant, au fond d'elle, elle parvenait à le comprendre.

Pourtant, la colère ne désemplissait pas, elle comprenait simplement qu'elle ne l'avait pas dirigé sciemment et avait débordé du mauvais côté. Elle avait toujours cette rage dans son ventre, et une scène, des images, qui tournaient sans cesse dans sa tête et cognait si fort que cela lui en donnait la nausée.
Elle ne pouvait pas se calmer pour autant, car au delà de ce lac, ce campement, une jeune fille subissait de terrible et insoutenable sévices. L'apocalypse n'avait pas eut raison d'elle. Il y avait des milliards de danger dehors et il fallait qu'elle affronte et succombe à cela.

C'est à cet instant qu'elle remarqua la présence de James, comme s'il avait entendu ses reproches muettes et s'était furtivement glissé dans la communauté au moment où elle ne présentait plus d'attention à cela. Quelque part, elle fut soulagé. Sans vraiment s'en rendre compte, face à la situation, elle voyait la présence de l'homme comme quelque chose de rassurant, sans doute lié au fait qu'elle retrouvait là le trio initial qui avait affronté une horde de zombie - ou plutôt avait fuit face - et que cela l'apaiser.
Son orgueil féminin la poussa pourtant à continuer à l'ignorer. Pas question de s'avouer vaincue par une simple présence, une simple aura, ou un simple regard, aussi séduisant soit-il.

Une certaine tempérance renfloua son courroux en surface, et son visage redevint aussi inexpressif qu'accoutumé.
Elle attendit près de Ivy que chacun ai réagit à leur manière et surtout que Samuel puisse l'entendre pour lui dire alors :

"Que proposes-tu concrètement ? Moi, je suis prête. Tu dis qu'on prenne nos armes et qu'on y aille, je te suis. On a sans doute une carte à jouer et on ne peut plus continuer à subir. Alors... on t'écoute..."

Elle l'observait avec attention et espérait une réponse, un élan.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 1:35
Les mots que Ricky prononça à mon égard, à notre égard à tous – toutes d'ailleurs – entrèrent très aisément en résonnance avec ma propre fureur. Autant je pouvais comprendre, du moins, j'aurais pu comprendre, à tête reposée dans un tout autre contexte, la détresse du jeune homme, la souffrance suscitée par les mots que je lui avais envoyé en pleine gueule sans aucune vergogne ; autant dans mon état psychologique, toujours en proie à cette hargne sans nom et sans mesure, il pouvait bien aller se faire foutre le Ricky.

Bien évidemment, je n'étais absolument pas taillée pour encaisser sa violence physique, plus petite, plus frêle aussi que lui ; et lorsque je me retrouvais le cul sur le sol, mon coccyx me rappelant à la réalité de la situation, de ma condition, ma colère ne s'en trouva paradoxalement que décuplée. Les mains posées dans le sable encore humide des averses de la veille, je sentis mes doigts se crisper et s'enfoncer dans celui-ci alors que je posais un regard réellement haineux sur le cadet Jefferson. De quel droit cet espèce de petit trou du cul osait-il nous accuser, Melody, Samuel, Seth et moi, de n'avoir pas su nous défendre face aux hommes du Marchand alors que lui-même n'avait jamais pu foutre les pieds hors du camp ?

Poussant sur mes bras, je me redressais presque violemment, blessée non pas tant physiquement que psychologiquement, cédant à une résurgence extrêmement violente d emon orgueil, ma fierté s'embrasant soudainement alors que l'agression de ricky me ramenait presque instantanément à mes souvenirs de lycée, où j'avais subi les outrages et autres violences “normales” de mes camarades, ravivant, chez moi autant de haine que de souffrance.  Deux sentiments qui se retrouvaient désormais personnifiés là, devant mes yeux, en la personne de Ricky Jefferson.

Debout, haletante de rage, je fixais d'un regard noir mon agresseur durant quelques secondes avant de finalement dévier la tête, tournant légèrement les talons et commençant à m'éloigner du trio de non-ressucités qui nous abandonnait et des autres survivants, jusqu'à passer dans le dos de Samuel. Le dos de Samuel... Et sa chemise. Sa ceinture. L'arme de poing qui s'y trouvait glissée, que je pouvais percevoir sans même la voir, la promesse d'une puissance vengeresse, d'un désir revanchard à prendre contre tous ceux qui m'avaient fait du mal, contre tous ceux qui incarnaient la domination brute des plus forts contre les plus faibles.

Je craignais les armes, je les redoutais, ignorais comment m'en servir ; mais en cet instant totalement démentiel, où le monde qui nous entourait semblait s'effondrer une nouvelle fois, j'y voyais là une bénédiction. J'entendais l'appel stridant de ce morceau de métal luisant, comme un appel à la vengeance, à la justice froide, sourde et aveugle, un cri de détresse nommé Talion.

Rendue immobile, les poings serrés et l'esprit souillé par toute cette violence, je sentais mes muscles trembler sous les contractions spasmodiques de la colère qui les parcourait. Et je finissais par craquer, une nouvelle fois, la poussée de Ricky et ma chute m'ayant propulsé en réalité bien au fond d'un gouffre dont j'avais commencé à entamer la remontée à bras le corps.

“Fils de pute !” soufflai-je rageusement entre mes dents serrées avant d'envoyer ma main en direction de l'arme de poing de Samuel. Lorsque je la tiendrais – et si le Canadien n'empêchait pas mon geste d'une quelconque manière – je la braquerai sans aucune hésitation vers le plus jeune des frères Jefferson, non pas pour l'abattre, je ne savais même pas comment ôter la sécurité de ce machin ; mais pour bien le confronter à la réelle violence de notre monde, de la mort qui nous côtoyait, nous avait ranimé et qui pouvait à tout moment nous emporter. Plus jamais aucun être humain ne me ferait violence. Jamais...

“JAMAIS PLUS TU NE POSES LA MAIN SUR MOI, PETITE MERDE !!” hurlai-je soudainement à l'encontre de Ricky, le menaçant très clairement.
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