Haut de page
Bas de page



 

Sans autre choix - 25/01/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Jefferson :: Périmètre

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 13:47
Un dérapage, ça n'aurait du être que cela mais ça avait été plus loin et même Calvin resta scotché, lui qui n'avait jamais vu Ricky se mettre en rage à ce point, il semblait péter complètement les plombs et surtout, il craignait la réaction des autres qu'il ne connaissait pas aussi bien qu'il ne connaissait le jeune homme. A raison.

Le premier à réagir fut James, qui bondit pour s'interposer en levant une main et en interpellant Ricky sur son comportement disproportionné. Alors qu'il demeurait rouge de rage en fixant Ivy, la vue de la silhouette du médecin le sorti de sa transe et il l'observa lever la main, relâchant sa respiration et tirant une forte bouffée d'air en changeant de regard, partagé entre sa colère toujours présente et la prise de conscience de ce qu'il venait de faire.

L'intervention de Frida en revanche, ne vint pas calmer les ardeurs, au contraire et c'était compréhensible - de sa fenêtre, elle n'acceptait pas son geste plus que fautif. Se précipitant à la suite de James, elle vint à ses cotés et s'avança davantage pour bousculer quelque peu Ricky en lui tenant une menace bien sentie. Clark, invisible jusque là, restait en retrait et croisait les bras sous les aisselles avec une mine décomposée, il ne savait pas quoi faire dans cette situation et se sentait oppressé par l'ambiance virulente qui s'illustrait sous ses yeux.

Ce ne fut pas le cas de Calvin, qui bien que sentant déjà l’énervement lui monter à la tête d'avoir vu Ricky se faire violemment prendre à parti avant de lui même se montrer agressif, vit ses traits s'étirer et se durcir à la vue d'une quasi-inconnue, à peine arrivée parmi eux, qui proférait déjà des menaces à l'encontre de son protégé. Chose qu'il n'entendait pas ainsi. Il s'approcha brusquement à son tour et se mit devant Frida, l’extrémité de son chapeau frôlant le front de la jeune femme tandis qu'il s'était penché vers elle.

« Touches-le et je t'encastre dans les ruines. » Lâcha t-il froidement.

Plus que jamais, tout foutait le camp. Calvin, pourtant si bienveillant et mesuré à l'habitude, prenait à son tour la mouche. L'angoisse et le mal être de voir la situation pourrir pour le groupe avait déjà entamé son amabilité et son positivisme, la façon dont il avait accueilli Frida et Lucas dans la forêt, plus sèche qu'à son habitude, fut un signe avant-coureur de ce à quoi il était également la proie : un ras-le-bol général, un poids de tristesse et de stress sur ses épaules.

Melody ne fit aucun geste brusque mais ne se retenue pas de répliquer, venant aider Ivy à se redresser, de même qu'Elizabeth qui était venue près d'elle et toutes deux aidèrent la victime de l'élan de rage de Ricky à retrouver son équilibre, elle qui se redressait violemment avec l'appuie de ses comparses.

Samuel, qui eut l'instinct d'aller s'interposer pour faire barrage, avait été prit de court par l'élan colérique des uns des autres, qui opposait maintenant les ressuscités, entourant Ivy, face à Calvin et à Ricky. La tension était palpable, les distances de sécurité avaient sauté et la situation menaçait de devenir concrètement violente d'un instant à l'autre. Il n'eut d'autre choix, pour faire barrage, que de se servir de ses mains qu'il tendait pour écarter Calvin et Frida, le cow-boy ne l'empêchant pas de le faire se reculer. Prit en étau entre les deux groupes qui demeuraient pourtant à courte proximité, il s'efforça de faire entendre sa voix par dessus celle des autres afin de faire entendre son plaidoyer en faveur de la réflexion et de la prise de conscience, celle que cette déchirure qui avait lieu n'avait de faveur qu'à leur véritable adversaire : le Marchand.

Et pourtant, avaient-ils tous été unis même avant cela ? Difficile de l'affirmer. L'ex-manager exposa sa vérité et Elizabeth la première ne tarda pas à réagir positivement, l'incitant à faire part de son plan, ou de ce qu'il pensait pouvoir être mieux pour eux. Par ailleurs Melody avait également une chose de plus à dire, ce qui attira l'oeil de Calvin qui mis fin à son regard féroce réservé à Frida pour scruter la chasseresse d'une pensée lui traversant l'esprit, avant de secouer la tête.

« Vous n'avez rien compris ! » Rétorquait-il avec indignation. « Il n'a jamais été question d'abandonner Matthew, je vous rappelle que nous étions avec lui bien avant votre arrivée. Ricky est son frère, vous n'aviez pas le droit de le prendre à parti comme vous l'avez fait et encore moins de l'accuser de conneries pareilles. On s'est tous emballé, alors on va se calmer et reprendre ok ? On va pas vous lâcher, mais le fait est que - »

C'était sans compter sur l'esprit le plus échauffé d'entre eux : Ivy.

Samuel avait du garder l'oeil de part et d'autre, sur tous, encerclé, il ne l'avait pas vu, quand la jeune femme de petite taille passa dans son dos alors que Calvin leur parlait à tous et, profitant de l'attention portée les uns aux autres, tira l'arme de poing de l'ex-manager en s'écartant, brandissant l'arme vers Ricky.

« JAMAIS PLUS TU NE POSES LA MAIN SUR MOI, PETITE MERDE !! »

Calvin, coupé dans son élan, découvrit avec horreur l'arme pointée sur Ricky, ce dernier reculant d'un pas en levant les mains, sa colère retombant face à la froideur qui le nouait en voyant le canon qui menaçait de projeter la mort sur lui. Tout s'arrêta pendant un instant et le geste d'Ivy paralysa l'élan qui avait prit le groupe, alors qu'aucun si ce n'est Samuel et Ivy elle-même ne pouvait être certain que la sécurité était toujours en place...

Ils étaient tous dans le champs de vision d'Ivy, qui avait abandonné tout sang-froid au profit de sa profonde colère, tous : sauf un. Clark, resté en arrière, vit l'arme être sortie, relâchant ses bras alors que sa respiration s'emballait et comme tous, constatait qu'Ivy semblait décidée à abattre Ricky. Que ce fut vrai ou non, la situation à fleur de peau et le chaos du moment le laissait entendre ainsi. Le discret et silencieux blondinet paniqua alors et mis les mains dans son dos, sous son veston pour tirer un revolver qu'il dissimulait. Un Colt Commando... qui n'était jamais apparu dans les stocks, qu'aucun des membres du groupe, en dehors peut-être du groupe initial, n'avait vu jusqu'ici. Une arme qu'il s'était gardé de faire connaître, quelque soit sa provenance, dans les mains de l'opérateur qui n'en avait pas une fois tenue à la vue des autres.

Les mains tremblantes, le regard apeuré et en proie au ressentiment, il brandit le revolver en armant le chien, visant celle-la même qui tenait en joug son ami.

« Pose... pose ton arme ! » Dit-il avec un manque flagrant d'assurance.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 14:33
Devant la réponse de Calvin et au milieu du bordel ambiant qui devient trop lourd pour elle, Melody croise les bras pour toiser le cow-boy, chose qui pourrait être amusante de voir un petit bout de femme comme elle, faire ça à un homme largement plus grand. Sauf que la situation ne s'y prête pas du tout.

- Tu te fous de nous ? Tu as dis il y a même pas 5 minutes que tu renonçais...

Tout comme Calvin, Melody ne peut finir sa phrase alors qu'emportée par sa colère, Ivy vient de commettre l’impensable en piquant son arme à Samuel. De nouveau la stupeur gagne la demie écossaise, non elle n'oserait quand même pas faire cela, elle secoue la tête en signe de désapprobation totale. N'ayant pas vu grand chose de la scène, Melody espère juste que l'autre brune n'a pas encore ôté la sécurité de l'arme sinon l'issue pourrait être fatale pour n'importe lequel d'entre eux, après tout Ivy a avoué ne pas être douée avec une arme and co l'autre jour...

Ce qui devait être une simple réunion, vient de tourner définitivement au chaos et à la démesure et dire qu'elle pensait que Calvin voulait les voir pour qu'ils ripostent tous, qu'ils mettent un plan sur pieds le plus vite possible pour sortir Jenny et Matthew de là avant qu'il ne soit trop tard pour eux. Encore fallait-il que le Marchand ait dit vrai...Elle a passé la journée à réfléchir au message et cela ne la frappe que maintenant et si cet enfoiré mentait ? Et si son message n'était destiné qu'à leur faire peur et arriver à ce qu'ils se déchirent tous sans avoir à rien faire ? Dans le bordel ambiant, elle n'avait pas prêté attention aux dernières paroles de Samuel mais il lui semble qu'il a émit un truc là dessus, elle ouvre la bouche pour parler quand Clark s'en mêle à son tour en pointant une arme sur Ivy. Sauf que là, Melody peut acquérir la certitude que leur geek de service est prêt à tirer lui.

Profitant du bordel ambiant, Melody se recule des autres pour s'écarter des lignes de tirs des deux, même si une balle perdue est vite arrivée. S'assurant de n'avoir personne dans son dos au cas où l'un des autres veuillent lui aussi sortir une arme, la brune réagit de la seule manière qui s'impose à elle. Même si elle n'est pas vraiment amie avec Ivy, elle ne peut pas laisser Clark faire et puisque, pour elle, Calvin a voulu que deux clans se forment là...D'un geste vif elle ôte l'arbalète de sur son épaule, elle vient en poser la tête sur le sol puis son pied dessus pour avoir assez d'appui et de force pour tirer la corde de l'arbalète. Glissant un carreau en place, elle arme ainsi l'arbalète réparée avant de s'en saisir à deux mains.

Visant maintenant Clark avec l'arme de jet, elle lui lance d'une voix bien moins ferme qu'elle ne le voudrait :

- Non toi tu pose ton arme !

Bordel, elle ne se reconnait plus en faisant cela, elle mettre en joug un homme bien vivant autrement que pour se défendre comme lorsqu'elle avait tiré dans la forêt face aux hommes du Marchand qui voulaient la violer. Et pourtant ce n'est pas le moment de songer à ce genre de choses alors que le situation pourrait encore s'envenimer, bien qu'elle soit sûre que d'un côté comme de l'autre quelqu'un essaye de calmer le jeu enfin normalement...

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 15:26
A dire vrai, devoir tenir les deux groupes d'une manière aussi serrée commença à lui procurer un certain stress, les survivants s'échauffaient, se provoquaient, se menaçaient, la situation était extrêmement critique et personne ne semblait vouloir se maitriser plus qu'en se contentant de regards et menaces/insultes verbales. Ce groupe valait-il seulement la peine d'être sauvé ? Il n'aurait put le comparer avec le sien, des gens qu'il avait connu pendant des années, des familles interconnectées par de nombreuses amitiés, mais il pouvait comparer son état à celui d'avant sa mort... Et il se sentait sous une forte pression, une pression qu'il aurait aisément put soutenir auparavant, mais qui commençait à l'écraser ce soir.

Sa meilleure ouverture fut la question d'Elizabeth. Hélas pour lui, il ne put immédiatement prendre la parole, cependant, lorsque le silence sembla revenir, il prit la parole, arborant un ton de nouveau calme et moins impérieux :


"Notre carte à jouer, c'est la guérilla rurale, notre capacité à..."

Avant même de comprendre pourquoi, il se sentit devenir livide, coupé net dans le début de son explication qu'il avait pourtant préparé, arrangé, minutieusement décidée pour pouvoir être rendue aussi claire que possible au moment où il devrait l'expliquer devant toute l'assemblée. C'était bien dommage...

De fait, la seconde d'après, il compris que son arme de poing avait quitté son emplacement initial et se trouvait entre les mains de celle qui hurlait, la pauvre Ivy. En revanche, quelle ne fut pas sa surprise de voir le technicien dégainer une véritable petite pièce de collection pour la pointer à son tour sur la frêle jeune femme dans un étrange braquage à la mexicaine. Sachant pertinemment que le moindre geste brusque risquait de provoquer l'étincelle fatale de ce baril de poudre, lui qui était droit, bras tendu de chaque côté, s'avança doucement devant Ivy, lui tournant le dos et se retrouvant de fait avec deux armes directement pointées sur lui, dont une à bout touchant... La sienne...

Lentement, son bras droit s'abaissa et il tourna sa main, paume vers le ciel, tout comme sa main gauche, dans l'idée bien ferme de pouvoir stopper quiconque essayerait de faire glisser la sangle de son fusil le long de son bras... Et tout ça en parlant, la voix claire pour que tout le monde l'entende, tout en prenant son temps pour ne surprendre ou apeurer personne.


"Ivy, remets moi immédiatement cette arme en la tenant par le canon ou rends moi paraplégique, là, maintenant. Clark, le genre de bijou que tu tiens entre tes mains ne devrait pas sortir de sa retraite en de telles circonstances, garde le en main si tu y tiens, mais ne cible personne sous la panique.

Nous réunissons ici assez de savoir pour transformer cet endroit en forteresse. Les hommes du Marchand le craignent peut-être, alors nous allons faire ce qu'il faut pour qu'ils nous craignent plus encore. Blessez, tuez la moindre personne ici, ce sont deux bras, deux yeux, deux oreilles de moins pour tenir cet endroit... Et je ne parle même pas de vos cerveaux... Je combine les talents des vivants, pas des morts."


Ainsi, il demeura en place, focalisant son attention sur Ivy des fois que cette dernière n'ait l'idée saugrenue de se déporter sur le côté au lieu de rester à l'abri du corps du Canadien et lui remettre le pistolet en main et lui-même suivre son mouvement tant qu'il ne sentira pas le contact froid de l'arme à feu au creux de sa paume.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 16:44
Je sentais le sang battre contre mes tempes en écho à mon rythme cardiaque affolé par la rage qui m'habitait et m'aveuglait. Tendue au bout de ma main droite, je pouvais voir la culasse de l'arme que j'avais dérobée à Samuel trembler, son oeil vide de cyclope d'acier fixant le cadet Jefferson. Devant mes yeux, je pus voir la stupeur de Ricky, sa colère retombant soudainement alors qu'il se reculait légèrement, bras levés, suscitant chez moi deux sentiments diamétralement opposés ; un conflit qui allait exiger de moi de trancher raisonnablement. La raison. La pensée Cartésienne que je me targuais tant d'afficher et d'assumer avant de mourir, avant que l'apocalypse ne m'oblige à affronter toutes ces palettes d'émotions terrifiantes qui, libérées de leurs carcans sociétal et normalisé, s'exprimaient avec d'autant plus d'intensité.

Tout d'abord, mon orgueil flamboyait, se nourrissant du brasier de ma colère pour consumer ma raison et ma retenue. Mon index droit ne se résumait plus désormais à une simple extrémité digitale de trois phalanges, simple terminaison de ma main ; mais devenait bel et bien une véritable épée de Damoclès pesant sur le destin de Ricky. Une puissance folle et grisante, un infime échantillon de Jugement Divin, le droit de décider si Ricky pouvait vivre ou mourir. Il était bon de se sentir à nouveau dominante et supérieure durant une poignée de secondes. Je me serais presque délectée de ce sentiment, abreuvant mon arrogance dans le cour sinueux du Styx en y maintenant Ricky sur les berges.

Mais la peur et le dégoût venaient contrebalancer ce sentiment de puissance. Dégoût de moi-même, de la faiblesse de mon esprit, certes malmené par la violence physique du frangin de Matthew, à ne pas pouvoir raisonner, à céder sous l'impulsion de ma colère immodérée. La peur qui retenait mon index de presser la queue de détente. La peur et le dégoût qui temporisaient mes ardeurs colériques et orgueilleuses, car je valais bien mieux que ça. Depuis notre dispute avec Melody, j'avais commencé à remonter la pente, à me remettre en question, à tout faire pour valoir mieux que ça. J'avais vraiment voulu trouver ma place dans ce campement, en être une composante intégrée et utile à hauteur de mes capacités. Et ces trois trouducs venaient de tout démolir, aveugles et faibles qu'ils étaient d'être restés planqués alors que nous prenions des risques à leur place, à l'extérieur, au nom de l'unité du groupe, de la survie de chacun.

Mais la voix de Clark, l'ordre qu'il m'intima de son ton mal assuré m'arracha au déchirement de mes pensées pour me concentrer vers lui. Je n'avais pas besoin de lâcher Ricky des yeux pour ressentir le métal présent dans ses mains, savoir qu'il me menaçait d'une arme. Je n'avais pas non plus besoin de le regarder en face pour déceler ou non une quelconque résolution de sa part à ouvrir le feu. Si je n'abdiquais pas, si je ne revenais pas à la raison dans les plus brefs délais, le Marchand nous aurait vaincu sans même avoir eu besoin de se déplacer.

Je pris une longue inspiration, serrant les mâchoires, posant toujours sur Ricky un regard intensément brûlant de colère, l'arme toujours pointée dans sa direction, mes larmes traçant des sillons clairs dans la crasse qui agrémentait mes joues. Je fermais lentement les paupières, me mordant les lèvres en reprenant une autre inspiration, pour découvrir en les rouvrant le corps de Samuel dressé devant moi, coupant la ligne de tir entre Ricky et moi, m'ordonnant de lui rendre son arme ou de le flinguer. Au choix... Tu parlais d'un choix...

“Pousse-toi d'là putain !” rageai-je presque en pressant le canon de son arme contre sa personne, avant de me rendre pleinement compte de la stupidité de ma demande. Quelque part, je me sentis trahie par l'intervention de Samuel, interférant et forçant ma propre décision. Il savait que jamais je ne pourrais lui tirer dessus. A nouveau, je pris une longue inspiration, avant de finalement relâcher la tension presque douloureuse qui tendait mon bras. Ricky et moi partagions la même colère ; et en y succombant, celle-ci nous avait poussé à agir les uns contre les autres, encore. Et quand bien même je ressentais un certain soulagement à la laisser sortir, je ne pouvais renchérir à la violence impétueuse du jeune homme par une violence plus grande encore. Je lui en voulais, à lui, à Calvin, à Clark, à Samuel même, de me forcer la main ; mais je devais capituler pour ne pas aggraver la situation.

“Putain...” soufflai-je dans un soupir douloureux, la voix éraillée, en me raisonnant finalement, le regard toujours embué de larmes et l'esprit embourbé dans un écrin cotonneux de ressentiments amers. Lentement, je baissais mon bras armé le long de ma cuisse, ramenant ma main gauche sur le canon de l'arme pour la tendre ensuite en direction de Samuel, déposant le Beretta emprunté au creux de sa main droite non sans une certaine lenteur, à la fois soulagée de me débarrasser de cet objet de mort, et frustrée de ne plus en avoir la rassurante - et grisante - possession. Mes noisettes se posèrent sur la nuque de Samuel qui me tournait toujours le dos, puis je baissais la tête en me mordant la lèvre inférieure.

"Désolée..." lui glissai-je d'un ton faiblard, la voix toujours brisée par la colère, sachant pertinemment que je venais de trahir une partie de la confiance qu'il avait pu mettre en moi en le prenant ainsi à revers. Je tournais la tête vers mes compagnons ressuscités, remarquant la posture agressive de Melody qui, arbalète à la main, avait eu le cran de prendre ma défense contre Clark. D'un simple hochement de tête, je lui adressais une certaine reconnaissance, alors qu'au vu de nos derniers échanges et notre relation plus que houleuse, elle aurait très bien pu choisir de me mettre en joue, moi. J'adressais le même signe de reconnaissance à tous les autres survivants, pour peu qu'ils puissent le voir, Liz' en premier lieu, puis James, et enfin Frida, dernière arrivée qui, bien que ne me connaissant ni d'Eve, ni d'Adam, avait eu le courage de prendre ma défense, sur des principes de solidarité féminine certes, mais sur des principes quand même...

Néanmoins, rendre le pistolet ne m'avait en rien fait déposer les armes de ma rancune contre Ricky et le reste du trio qui souhaitait nous abandonner. Ces trois-là n'obtiendraient aucun pardon ni aucune excuse de ma part. Ils venaient très clairement de briser quelque chose, et je comptais bien leur faire prendre toute la mesure du poids des gravats qu'ils laisseraient derrière eux.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 20:53
C'était un geste des plus stupides et dans la situation, des plus surprenant qui aurait pu mal tourné. Dans son incapacité à faire face physiquement à la menace qui n'était en soit qu'un comportement tout à fait adolescent, Ivy avait répondu avec la seule force qui lui permettait de prendre le dessus : elle avait prit le pouvoir qui lui donnait instantanément le droit de vie ou de mort en l'incarnation d'une arme à feu.
Il n'y avait aucune gloire à obtenir le respect en imposant un tel geste. Même la plus frêle des femmes pouvaient faire plier un colosse cet objet entre les mains.

Elle se souvenait des séances au stand de tir de Quantico, casque sur les oreilles, lunettes de protection sur les oreilles, et le canon de son arme braqué droit devant elle face à une silhouette découpé dans du papier et fixé à une planche de bois sur un rail. "Ne pointez jamais une arme sur une cible que vous ne désirez pas abattre."
Les accidents étaient si vite arriver. Même pour déconner, même le temps d'un transfert d'une cible à une autre, si la course du canon passait par une personne, ce dernier devait absolument pointer vers le sol ou vers le ciel. C'était la règle, sécurité ou pas.

Elle ne se trouvait plus près d'Ivy lorsqu'elle braqua Ricky. La jeune brune c'était relevé et avait rejoint Samuel sous l'inattention de tous. La situation semblait être descendu et tous laissait croire que la situation dégénérait pour rien.
Elle ne se trouvait plus près d'Ivy, et elle ne pu réagir rapidement. Sous l'impulsion de l'instinct, elle aurait sans douté tenté de désarmer la jeune femme, quand bien même ses reflexes n'auraient été accompagné des bons gestes qui tardaient toujours davantage à revenir. Et pour le coup, elle trouva que c'était plutôt une bonne chose car cela aurait sans doute empiré encore plus la situation.

Non, au lieu de cela, elle se contenta d'observer Ivy avec stupeur et de braquer son regard déstabilisé sur Clark qui renchérissait. Si elle savait qu'Ivy serait capable de raison pour l'avoir démontré plus d'une fois en dépit de son caractère, les tremblements des mains du génie du campement attestait plutôt de son instabilité, et augmentait de surcroit sa dangerosité.
S'éloignant de quelques pas prudent de la scène, elle espérait qu'aucun geste irréparable ne soit commis ce soir, bien que le clivage dans le groupe était désormais irrémédiable, le geste de Melody renforçant cet état de fait.

"Clark, Clark écoute-moi." Tenta t-elle alors de le raisonner tandis que Samuel s'occupait de sa camarade.

"Personne ne va tirer sur personne, d'accord ? On va tout reprendre de zéro et repartir sur des bases saines de conversation, et tu n'as aucune raison logique de tirer. Ta vie n'est pas menacé, ni celle de ton compagnon.
Si tu poses ton arme maintenant, ce petit accrochage sera très vite oublié, par tout le monde."


Elle approchait d'une voix douce vers Clark en tendant la main paume ouverte vers le sol, le geste se voulant apaisant.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 21:10
Pourquoi ? Le geste d'Ivy avait été la flamme animée par Ricky et il avait fallu qu'elle l'exprime en se servant d'une arme, l'outil de mort qui avait fait tant de ravages de par le monde et avec lequel un nombre incalculable d'accidents avait eu lieu. Samuel semblait tenter de calmer, à sa façon étrange mais arrêtée, la débandade, contrairement à Melody qui se retrouvait à terme avec une arme en main à son tour pour sur-surenchérir sur Ivy et Clark. Il était au milieu de tout cela et surtout, Elizabeth l'était, pire encore elle avait choisi de se faire voix de même vers le plus instable du moment, celui dont les mains tremblaient et qui n'avait, il en était convaincu, guère envie d'aller jusqu'au bout de sa mise en demeure. Pourtant cela pouvait arriver.

Dans cette ambiance explosive, il ne pouvait qu'être là, à attendre d'être potentiellement prit entre deux feux, à défaut de pouvoir s'ajouter à ses comparses dans la tentative de calmer la situation, au risque d'ajouter plutôt une pression supplémentaire sur les épaules de ses camarades. Il porta son attention non pas à la dernière personne armée, mais à l'un des éléments inflammables de cette situation périlleuse : le jeune Jefferson. Comment ne pouvait-il pas comprendre les raisons qui l'avaient poussé à être aussi violent ? Avec le recul et à bien y réfléchir, il avait perdu sa soeur, dans d'horribles circonstances qu'il ne pouvait même pas imaginer et maintenant c'était son frère qui était d'après leur ennemi, une proie de tourments. Même si ce n'était pas vrai, un mensonge du Marchand ne laisserait d'option qu'une mort violente pour l'aîné, qui seule expliquerait son absence. A ce stade, Ricky n'avait à dire vrai plus grand chose à perdre, au risque de dire rien du tout.

Il ne parviendrait pas à désamorcer la situation, il n'était pas en position ni en mesure de le faire, mais il pouvait par contre agir en ce sens en retirant une épine du pied à ses camarades en éloignant Ricky, pour le bien de ce dernier autant que pour les autres. Se dégageant de la ligne de tir de Melody, aussi dur que cela soit de tourner le dos aux autres et d'ignorer ce qu'il advenait de cette folie collective, il prit un pas décidé vers Ricky afin de faire la seule chose qu'il était en mesure d'accomplir, le regard dur n'attendait aucun refus de sa part, ou plutôt son sérieux absolu attendait que le jeune homme se laisse soutenir en silence et sans protester.

Il irait prendre Ricky par l'épaule sans un regard derrière lui, pour l'emmener à l'écart le long du lac, dans le but de lui parler hors de la zone enflammée.

« Viens Ricky, s'il te plait. » Lui disait-il à ton mesuré, afin qu'il soit le seul à l'entendre.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 21:21
La réplique menaçante de Calvin déplut très fortement à la jeune femme, qui lui adressa un regard méprisant, pas effrayé le moins du monde.

« Ah ouai, c'est vrai ?? Et qu'est-ce tu vas faire sans ton joujou de la dernière fois, hein ?? Vas-y essaye, on va voir qui sera encastré dans tes putains de ruines, viejo bastardo ! » rétorqua-t-elle avec une allure et un ton digne des plus grandes kaïra des cités.

Non mais pour qui il se prenait ce con ! Lui aussi se mettait à menacer une femme ? Cela dit, ça expliquait pas mal de choses ! Et bien que Frida n'était pas la réincarnation de la féminité, elle en restait une femme malgré tout. Mais soit ! Si le cow-boy de mes deux cherchait la bagarre, il l'aurait !

Ils restèrent un moment à se regarder en chiens de faïence, jusqu'à ce que son adversaire prenne la parole… parole qui fut rapidement interrompue par le geste imprévisible d'Ivy qui fit pâlir Calvin sur place.
L'ancienne plombière se retourna pour connaître l'origine de cette soudaine panique, et eut un léger sursaut en apercevant l'arme pointée sur Ricky et donc quasiment sur elle également.
Elle leva instinctivement les bras, tout en s'éloignant un tant soit peu de la trajectoire du potentiel tir à venir.

« Bordel de chiotte…. » laissa-t-elle échapper dans un murmure.

C'est alors que Clark qui s'était fait tout petit jusqu'à présent, décida lui aussi de jouer aux cons et pointa son arme sortie d'on ne sait trop où sur la jeune femme en pleine crise.

Frida se dit que cette histoire partait vraiment en cacahuètes… ! Elle qui croyait être une vraie nerveuse… ces gens-là étaient carrément tendus comme des strings.. !
Heureusement, le précédent propriétaire du beretta intervint pour calmer le jeu, mais c'est à ce moment que l'autre femme décida de sortir son arbalète.
« Putain mais vous êtes tous complètement givrés ou quoi… ?? »

Est-ce que ces conneries allaient vraiment finir en bain de sang… ?? Frida pensa que oui pendant un instant… mais il semblerait que les paroles du type en costard aient raisonné la « gamine » qui abandonna l'arme, bien qu'elle ne paraissait pas calmée pour autant.

Malgré tout, Frida se sentit quelque peu soulagée, et espérait que la suite n'allait pas plus s'envenimer…

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 21:51
La tension atteignait son paroxysme en une menace double de drame. D'un coté, Ivy qui menaçait Ricky et de l'autre, Clark qui menaçait en retour Ivy, lui affirmant le fait d'avoir son arme chargée et libre de faire feu, quand bien même il aurait voulu être partout ailleurs sauf ici à ce moment là. Quant à Calvin et Frida, la confrontation n'était pas prête de s'achever, du moins si Samuel n'avait pas entreprit de s'interposer concrètement et ironiquement, si Ivy n'avait pas refroidi tout le monde l'arme à la main.

Alors que tout à chacun était accaparé par la véritable menace d'armes en joug et d'individus en colère, Melody, une fois ses paroles lancées contre Calvin, avait reculé presque furtivement et profitait de la stature de Samuel, la cachant du trio initial, pour se saisir de son arbalète et progressivement, l'armer...

Samuel, dans un but contraire, posa à Ivy un ultimatum très clair : laisser tomber ou accomplir l'irréparable, contre lui, et à Clark l'intima de ne pas faire la bêtise même à laquelle il était pressenti. Une fois encore son discours appela à l'unité, faisait état de leur aptitudes et du gain que leur collaboration pourrait apporter, à leur survie avant tout et contre le Marchand. Cette fois il espérait bien que tout à chacun se montre raisonné, ce qui n'avait pas été le cas jusqu'ici en dépit de ses premières tentatives, qui ne tombèrent pas totalement dans l'oreille de sourds.

Un acte qui eu l'effet escompté car Ivy, n'omettant pas de faire entendre son amertume et sa rancoeur, finie par abdiquer, remettant à Samuel sa propre arme. Calvin sembla soulagé de voir que Samuel était parvenu à apaiser en partie le danger, il n'intervint pas cependant pour le moment, tandis qu'Elizabeth allait à son tour vers Clark pour l'inciter à cesser le tir - pour ainsi dire, et baisser son arme en usant d'arguments d'un calme et d'une logique absolue, ce qui saisit l'attention de Clark déjà accaparée avant elle par Samuel.

Entre-temps pourtant, Melody qui s'était faite à son tour discrète durant quelques instants, menaçait aussi subitement Clark. Si l'ensemble des voix cherchant son calme l'avaient déjà poussé à calmer son stress intense, la vue du carreau pointé sur lui ne fit qu'accélérer sa réédition. Il baissa les mains et les sépara, les ramenant le long du corps, sans pour autant ranger l'arme mais sans menacer personne maintenant. Il ne semblait pas faire preuve de prudence ou de méfiance, en fait, il semblait n'avoir attendu que cela pour lui-même mettre fin à son élan dangereux.

Parmi toutes les paroles de raison, celles lancées par Frida avaient eu la bonne mesure d'être directes et franches, car en effet, les actions et réactions n'étaient pas loin des mots employés. En cet instant de retombée des tensions, James en profita pour s'éloigner et convier Ricky à le suivre, sans ordre ni menace, mais pour une fois depuis que le jeune homme avait été prit à parti, avec demande et apaisement.

Déjà refroidi, maintenant se sentant un peu coupable quand bien même sa colère était toujours présente, Ricky se laissa faire et remis les mains dans ses poches en baissant la tête, suivant James plus loin le long du lac. Calvin, qui avait opiné du chef furtivement vers Ricky pour le pousser à accepter la demande du médecin, profita à son tour de la cessation des hostilités pour s'adresser à eux, retrouvant le ton calme de ses débuts :

« Ce qu'il vient de se passer est la preuve de ce que je vous avais avancé, je ne peux pas être le responsable que Matthew a été. Nous ne sommes pas prêts. C'est ce que j'ai dit. » Il porta le regard vers Melody. « Mais je n'ai jamais dit vouloir vous abandonner, Ricky non plus, comprenez-le, il a perdu ceux qu'il aimait. Et comprenez-moi : j'ai fais une promesse à Matthew, celle de protéger son frère et de protéger Clark, coûte que coûte, au péril de ma propre vie comme il mettait la sienne en danger pour nous, pour vous.  »

Il marqua un temps et les regardait tour à tour.

« Mais ce qu'il vient de se passer est la preuve que vous êtes forts et que vous pouvez faire en sorte d'être prêts par vous même, je le sais, je m'en suis rendu compte, même si vous pensez que nous n'avons pas foi en vous. Ce n'est pas vous que j'ai remis en cause, ni le fait de chercher à aider Matthew, si tant est que ce message ne soit pas un tissu de mensonges. Mais si je ne peux pas être votre chef, ni votre protecteur, car ça aussi je m'en suis rendu compte, je peux être le leur. Notre stratégie actuelle, notre campement actuel, nous devons accepter le fait qu'il n'ai pas fonctionné, mais cela ne veut pas dire qu'il faut tout laisser tomber et se séparer individuellement, attendre de mourir les uns après les autres, car c'est ce qu'il arrivera si chacun part de son coté, mais nous devons trouver un autre moyen d'avancer, d'agir, de survivre.

La vie de Clark et Ricky doivent être mes priorités, je suis désolé mais c'est le cas. Je vous le répète, j'ai fais une promesse. Il y a une ferme non loin d'ici, Ivy et Samuel l'ont déjà visité, occupée par un ami du nom de Nelson Wallace, un fermier et un croyant en qui nous pouvons avoir confiance et vous aussi. J'ai l'intention d'emmener Ricky et Clark là-bas, afin de les mettre en sécurité tant que nous sommes pas sûrs que ce camp soit sécurisé.
Ce qui veut dire qu'un autre doit prendre en main ce camp, mais pas moi, ni Ricky ni Clark, ni qui que ce soit d'extérieur, mais l'un de vous, car vous avez tous vécu la même chose, vous vous comprenez, vous êtes tous sujets à des choses qui nous dépassent, comme James, j'en doute pas une seconde. Vous êtes différents, réagissez différemment, c'est une force. Depuis la ferme, on pourra garder le contact, on pourra s'entraider, coordonner nos actions pour aider Matthew si il est encore en vie, et Jennifer aussi. On sera plus efficace si on réparti nos forces et sans que je n'usurpe un statut qui n'est pas fait pour moi. »


Calvin avait eu un plaidoyer à avancer, à développer ce qu'il avait si maladroitement amené au départ de cette réunion. Restait à savoir comment allaient l'entendre le reste du groupe, bien qu'il semblait, cela se voyait à son visage, décidé.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 22:20
En sentant finalement l'arme se poser dans sa main, le regard rivé sur Clark, le canadien soupira doucement et referma les doigts sur le pistolet avec la même douceur avant de ramener le bras contre son buste. De l'autre côté, son bras gauche revint contre la sangle de son fusil et lui permis de la saisir, ce n'était pas le moment de récupérer une arme pour perdre l'autre...

Malgré son cœur battant la chamade, il demeura aussi calme que possible jusqu'à ce que Clarke, par l'action conjugué de lui-même, Elizabeth et Melody, n’abaisse son arme, sans la ranger, comme il le lui avait proposé. Là, à cet instant, il soupira bien plus ostensiblement, exprimant un très grand soulagement.

Pendant une seconde, il se laissa aller, inatenttif, et épongea son front suant avec la manche de sa chemise, la droite, il put y voir que la sécurité du beretta était demeurée en place, ce qui lui enleva enfin toute tension... Hélas, pour en avoir de nouvelles germer avec le discours de Calvin.

Les choses étaient claires, c'était à eux de prendre les commandes maintenant... Et il fallait quelqu'un à la tête de tout ça. Samuel y avait déjà pensé mais, à dire vrai, il semblait avoir espéré s'avancer doucement, se rendre peu à peu indispensable, et surtout pas devoir se trouver à la barre du navire face à une flotte de combat.

Malgré tout, il prit la parole, d'une voix plus que calme, fatiguée même :


"Monsieur Wallace est quelqu'un de bien, mais même lui ne sera surement plus très longtemps à l'abri du Marchand, si seulement il l'est vraiment. Je ne peux pas admettre que l'idée de vous voir quitter le camp m'enchante mais... Il vaut mieux un au revoir qu'un adieu. Malgré tout, je ne sais pas si il serait bien prudent de prendre la route vers un refuge maintenant que ce type a son attention braquée sur nous."

Finalement, puisque les choses s'était, semble t-il, apaisée, il s'écarta sur le côté, demeurant entre les deux groupes, mais pas interposés entre eux, de sorte que les dialogues à venir soient définitivement plus aisés qu'avec un canadien au milieu du passage.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 22:23
Le départ de Ricky en compagnie de l'homme barbu et particulièrement discret depuis le début de cette réunion avait au moins eu pour effet d'apaiser les tensions.

Lucky Luke profita du calme retrouvé pour s'expliquer plus explicitement, et tout le monde l'écouta avec attention, bien que redoutant un peu ce qu'il allait dire.

Et Frida ne put s'empêcher de pouffer de rire lorsqu'il eut terminé.

« Okay, alors en gros, tu nous balances qu'il n'est pas question de l'abandonner, mais tu te tires tranquillement dans une ferme avec les deux autres ? Que t'aies pas les épaules d'un chef, dac', mais là t'es clairement en train d'insinuer que c'est à nous de nous démerder pour aller le sauver et gérer le campement ! J'viens d'arriver, et j'sais pas c'qu'en pense les autres, mais j'trouve ça un peu facile ! »

C'est vrai quoi ! C'était facile d'utiliser le « ON », pour ensuite diviser le groupe et se tailler tranquillement de son côté pour éviter les problèmes !

Cependant, elle comprenait que l'homme veuille tenir à tout prix sa promesse. Et bien qu'elle trouvait sa conclusion un peu lâche, elle lui souhaitait de parvenir à remplir cet engagement, chose qu'elle n'avait pas su faire avant sa mort… tout en le jalousant quelque peu d'avoir encore les moyens de le faire.

« Raa et puis merde ! Z'avez qu'à vous arranger entre vous… J'crois que j'ai pas vraiment mon mot à dire de toute façon. » dit-elle avant de s'éloigner un peu et de se coucher , mains derrière la tête, non sans garder une oreille attentive à leur discussion.

De toute façon, quoi qu'ils décident, elle suivrait le mouvement. Mais elle ne doutait pas que les survivants partiraient à la recherche de leurs amis, avec ou sans Calvin, Ricky et Clark.
Page 3 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: