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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Sans autre choix - 25/01/35
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James F. Everett

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 22:28
Ricky avait accepté sa demande, ce qui redonna de l'espoir à James et gonfla davantage la compassion envers le jeune homme, regardant sa mine basse et ses mains cachées dans ses poches, comme un adolescent qui avait honte d'avoir volé de l'argent dans le porte-monnaie de sa mère. Continuant de le guider un peu plus loin, à près d'une dizaine de mètres seulement cependant, il tourna le regard vers le groupe, enfin, pour constater qu'Ivy s'était défaite de son arme et que Clark baissait le sien, soupirant de soulagement en sachant qu'Elizabeth n'était plus en danger et espérant que Melody en fasse de même.

Se passant la main sur la barbe en la frottant quelques instants, jetant un regard au sol devant lui pensivement avant de redresser les yeux sur le cadet Jefferson, il posa les mains sur les hanches légèrement et entreprit d'une intonation douce et parfaitement calme, non sans compassion, de lui parler, sans plus détourner les yeux de son vis à vis.

« Ils se sont emballés et t'ont accablé injustement, ils n'auraient pas du agir ainsi, c'était stupide de leur part. » Commença t-il. « Mais ta façon de réagir... c'était mal Ricky, tu as violenté Ivy et tu as proféré des insultes humiliantes, en particulier contre Melody et Seth. Malgré ce qu'ils ont dit ils ne méritaient pas une haine pareille venant de toi. Ça ne te ressemble pas. »

Il s'approcha, réduisant la faible distance qui les séparaient, l'un face à l'autre et posa sa main sur son épaule d'un geste de soutien amical, le fixant toujours avec attention.

« Je me mets à ta place, je comprends ce que tu ressens. Je n'imagine pas à quel point tu souffres en ce moment même, mais je parie qu'à quelques détails près on a vécu la même chose. Tu dois comprendre qu'eux aussi ont vécu l'enfer. Ils ont perdu tout ce qu'ils avaient et ils ont perdu tout le monde. Ils sont morts, de façon terrible et ils sont revenus à la vie sans savoir comment pour apprendre que des mois entiers s'étaient écoulés, qu'ils étaient loin de chez eux et que les choses étaient encore pire qu'avant.

Tu as beaucoup souffert, je n'oserais pas réduire ce que tu as vécu, mais toi tu as encore une chance de revoir ton frère en vie, tout n'est pas fini et tu as des gens qui t'entourent et sont prêts à t'aider à le retrouver. Ils ne peuvent pas en dire autant, ils sont tous traumatisés, même si ils ne l'affichent pas forcément.
Tu sais, j'étais tellement désespéré et effrayé quand je me suis réveillé au milieu de toute cette folie que je me suis convaincu que ce n'était qu'un rêve, que rien de tout ça n'était réel. Mais quand je me suis rendu compte que c'était vrai, quand j'ai compris...»


Il marqua un temps, baissant la tête avec une amertume infinie, avant de revenir à lui la voix et les yeux emplis d'une tristesse et d'une sincérité que rien ne pouvait remettre en question.  

« ... que je ne reverrais jamais les miens, ça m'a brisé le coeur et j'ai cru mourir à nouveau. Alors j'ai baissé les bras, j'ai laissé tomber le groupe au pire moment et je me suis collé un canon dans la bouche avec l'intention de mettre fin à ce cauchemar. Ne sois pas tant en colère contre eux, ils sont aussi perdus que tu l'es, ils souffrent également de l'absence de Matthew, et de la perte de nos amis. Eux au moins ils sont allés là-bas, ils ont essayé. Si tu dois en vouloir à quelqu'un, reproches le moi, qui n'ai rien fait. »

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 22:31
Clark baissa son arme et Elizabeth retrouva son souffle. Finalement, l'homme était plus raisonnable qu'elle ne l'avait estimé et le calme revint aux abords du lac Texan. Baissant la main à son tour, elle observa les différents protagonistes et leur réaction à chacun.
Quelque part, dans le discours de Calvin qui suivit, ce dernier avait raison. Matthew n'étant plus là, le groupe survivait dans une ambiance moins cadré, et il était connu qu'un groupe de personne livré à eux-même  sans dirigeant ne pouvait que tendre vers le chaos. La scène qui venait de se déroulait en était le témoin : ni Calvin ni Clark n'était capable d'assumer le rôle et de reprendre les rênes comme il fallait.

Lorsque son regard s'attarda sur James un peu plus loin, partit en compagnie de Ricky, elle repensa à ses mots précipités et emprunt d'une colère qu'elle n'avait su maitrisé. Lui serait sans doute plus fin psychologue qu'elle ne pouvait l'être en cette heure. C'était étrange à penser mais si proche de la réalité. Elle n'était jamais elle même lorsque ce genre d'affaire venait à lui faire face, tout comme l'affaire qui avait eut raison de son badge.

Elle secoua la tête et garda la mine basse. Les discutions reprenaient, et elle ne doutait pas que les autres personnes présentes allaient s'y sentir concernée voir s'y impliquer, mais il y avait quelqu'un qui avait également besoin de réconfort, au même titre qu'elle-même qui avait besoin d'évacuer la colère emmagasinée en elle par un échange d'avis partagé.
Après tout, elle aurait très bien pu se trouver à sa place si elle avait été prise à partie par le garçon au lieu d'Ivy. Elle aurait sans doute même réagit avec férocité parce que son cœur ne faisait que réclamer une justice qui peinait trop à son gout à venir.

Doucement, laissant les autres à leur conversation sans n'y prêter plus d'attention, elle se déplaça vers son amie et posa une main sur son épaule à défaut de la serrer dans ses bras, ne sachant pas encore comment elle allait réagir au contact. Elle voulait par ce geste lui donner le sentiment qu'elle n'était pas seule et que son dérapage - car son geste pouvait aisément être qualifié ainsi - aurait pu arriver à n'importe qui. Elle n'avait pas à se sentir plus coupable que Ricky ou que Clark, au contraire.

"Quelqu'un doit payer Ivy. Et j'peux te jurer que si j'ai ce Marchand en face de moi, je me battrais comme une forcenée pour lui faire payer."

Elle n'avait pas de leçon de moral à lui donner. C'était aussi inutile que risible. L'hopital qui se foutrait de la charité. Il était temps qu'elle lui montre qu'elle la soutenait et qu'elle partageait ses avis, aussi radicaux ils étaient. Si elle l'observait, elle constaterait sans aucun doute par ses sourcils froncés et son air vindicatif qu'elle ne plaisantait pas et que ce n'était pas des paroles en l'air pour simplement l'apaiser.
Elle ne voulait pas l'apaiser. Elle voulait lui montrer qu'elle n'était pas seule.

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 22:38
Retrouvant presque mes esprits, renouant très lentement avec la raison, je posais mon regard sur Samuel tout d'abord, puis sur Calvin alors qu'il reprenait enfin la parole d'un ton plus calme, maintenant que la situation devenait bien moins tendue et que les protagonistes armés – moi la première – semblaient recouvrer leurs esprits. Le cow-boy ne dérogea pourtant pas à son discours et son idée initiale. Il comptait bien lâcher l'affaire, nous lâcher, livrés à nous-mêmes, tout ça pour rejoindre la ferme de Nelson. Le vieil homme nous avait foutu dehors et conduit à ce campement justement pour ne pas avoir à nous assumer, Samuel, Scott et moi. Pourquoi accepterait-il d'accueillir ces trois-là ? Je ne comprenais pas le raisonnement de Calvin. S'il ne voulait pas assumer la responsabilité de Matthew, qu'il la laisse à d'autres, plus apte, comme Samuel qui venait de le démontrer ; mais pourquoi partir ? Pourquoi nous laisser ? Ça n'avait pas de sens...

Aigrie, amère, toujours gonflée de colère, je secouais la tête à plusieurs reprises, fourrant les mains dans les poches du pantalon de travail qui m'habillait désormais, soupirante, haletante, ayant du mal à trouver de l'air frais et apaisant malgré la fraîcheur hivernale. La tête me tournait tant les idées contradictoires et les questions fusaient dans mon esprit courroucé.  Je jetais de nombreuses œillades en direction de mes différents compagnons, cherchant à trouver chez eux un signe apaisant, un regard rassurant, des concessions ou propositions plus ambivalentes que la simple annonce de Calvin qu'ils comptaient nous laisser nous démerder. Nous étions forts ? Pas tous. Pas moi... Je ne m'estimais pas forte ni même prête à affronter ce monde seule, et pourtant...

Avec mon éclat peu reluisant de colère, une perte de contrôle et de sang-froid totalement hystérique survenu quelques instants plus tôt, je devais bien avouer que je ne me sentais vraiment plus à ma place, nulle part, ni auprès de personne. J'ôtais mes lunettes de ma main gauche et me passais la droite sur les paupières, massant ces dernières comme pour renforcer mon acuité pourtant désastreuse. Mon crâne commençait à me faire un mal de chien, trop de cogitations qui s'agitaient sans pour autant parvenir à se faire entendre, ni à trouver une quelconque forme d'expression au sein de cette réunion. Pire encore, alors que ma colère retombait petit à petit au fil de secondes et minutes s'égrainant, je faisais désormais face à ma véritable nature, celle qui s'affirmait bien au-delà de l'image que j'avais voulu me construire, bien loin de celle que je me persuadais d'être au quotidien.

Je me dégoûtais, sans vergogne. Je posais mes noisettes à la vision floutée sur les paumes de mes mains tremblantes de stupeur et d'effroi, de chaudes larmes venant inonder mes joues, bien plus nombreuses et intenses que celles que m'avaient arrachées ma colère, mon incommensurable rage.

“Putain de merde...” crachai-je dans un murmure, me passant la main droite une nouvelle fois sur le visage, effaçant mes larmes en vain, lavant mon visage de cette eau salée et coupable. Mon tempérament, ma colère, ma nature-même se révélaient totalement incompatibles avec les propos de Calvin, les exigences de ce monde. Mes accès de colère avaient failli mener ces gens à s’entre-tuer, avaient obligé Samuel à prendre des risques inconsidérés, à mettre sa vie en péril pour m'empêcher de commettre l'irréparable. *Ma place n'est pas ici...* finis-je par conclure, mes noisettes observant toujours le creux de mes paumes de mains aux teintes jaune-verdâtres.

Puis lentement, déglutissant bruyamment, je me retournais vers mes compagnons d'infortune, ceux qui m'avaient soutenu en ces instants difficiles, ceux qui m'avaient accompagné. Mon regard se posa tout d'abord sur Elizabeth, celle avec qui j'avais partagé une tente, celle que j'avais déçue, insultée, accablée à tort, puis vers Samuel, un mince sourire triste se dessinant alors que je ressentais pour lui une sincère affection.

Je pris une longue inspiration avant de prendre la parole, la voix encore brisée par la colère et la tristesse.

“Ce sera sans moi ces conneries... J'en suis pas capable... Je n'apporte rien d'autre que d'la discorde ici,” soupirai-je. “J'arrive pas à contrôler mes émotions, ni à y faire face... Je n'suis qu'un poids mort... A peine plus utile qu'un zombie...” finis-je par lâcher, les yeux rivés vers le sol.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 23:03
Melody pousse un long soupir en voyant Clark baisser les bras, elle n'a ainsi plus besoin de tenir la pose plus longtemps et baisse son arbalète à mesure que le jeune homme baisse son arme. Gardant l'arme de jet, toujours chargée, dirigée uniquement vers le sol à ses pieds, changeant de manière de la tenir pour être sûre que le coup ne parte pas. Elle préfère largement ça que ce qui aurait pu se produire. Concentrée sur ce qu'elle faisait, elle n'a pas remarqué le signe d'Ivy dans sa direction, tout ce qu'elle sait c'est que les choses se calment. Maintenant elle peut se permettre de regarder vers les autres et d'étudier leurs mines et voit James entraîner Ricky à l'écart.

Elle reste à écouter ce que Calvin sort maintenant et qui aurait du être des excuses selon elle, son regard émeraude croisant celui du cow-boy avant qu'il ne regarde vers les autres. Genre Ricky a des excuses pour son comportement, le pauvre chéri a perdu sa famille, il n'est pas le seul et loin de là même ce qui au final n'excuse rien. Ah oui comme ça Calvin dit ne pas vouloir les abandonner mais en fait si il va le faire, eh bien il est doué pour arriver à se contredire tout seul en deux phrases d'écart. Melody regardant les autres survivants tour à tour quand elle entend Calvin évoquer le fait que l'un d'eux doit maintenant prendre la tête du groupe, elle les observe pour voir lequel va se ruer dans cette brèche.

Quant à elle, elle se contente d'un :

- Soit, cassez- vous, on retrouvera Matthew sans vous, ce ne sont pas les indices qui manquent pour y arriver.

Elle est complètement lassée de ce début de soirée et n'a plus qu'une envie, que cela se termine, qu'elle puisse faire semblant de s'isoler dans sa tente pour mûrir au mieux ses pensées. Pour autant, elle ne s'en va pas de cette "réunion", pas encore, elle se contente de se laisser choir dans l'herbe, posant l'arbalète à côté d'elle, contre sa cuisse avant de remonter ses genoux vers sa poitrine pour entourer ses jambes de ses bras. Elle ne dira sans doute plus rien mais au moins elle écoutera ce qu'il se passe.

Réfléchissant déjà à ce qui va pouvoir se passer par la suite et ce qu'elle, ce qu'ils pourront faire pour retrouver Matthew et Jenny, passant en revue les maigres choses qu'elle sait sur le Marchand et le coin environnant. Avant de penser que si par hasard le Marchand a dit vrai, ils vont devoir renforcer le campement enfin s'ils restent tous sur place, ce qui a l'air mal barré pour le moment.

Evènements

Anonymous
Invité
Sam 1 Aoû - 23:31
Au discours de Calvin, qui s'attendait à de nouvelles retombées acérées, Clark demeurant à sa place encore perturbé par ce qui venait d'arriver, il reçut un première réaction intelligente en réalité de Samuel.

« Tu as raison, Nelson n'est pas inatteignable, cela dit sa ferme est plus discrète et si on ne peut pas affirmer ce qu'à dit le Marchand, on ne peut pas être sûr que c'est un mensonge. Mais nous aurons besoin de vous, c'est certain, et vous de nous. On pourra s'aider les uns les autres, on est pas obligé de choisir de s'oublier pour autant sous prétexte que l'on s'éloigne un peu, on sera là, on gardera contact, on vous donnera les infos que l'on pourra trouver. On cherchera Matthew.  »

Frida n'avait pas l'intention de faire preuve de la même malléabilité, autant que Melody, et tour à tour, toutes deux rétorquaient avec véhémence, avant que l'une ne s'écarte et que l'autre ne laisse tomber, réduisant à néant les espoirs de Calvin d'être compris de ce qu'il pensait être la meilleure chose à faire, mais c'était de bonne guerre après tout.

Si Elizabeth s'en détachait pour aller soutenir Ivy, celle-ci avait commencé par gronder pour elle-même, avant de laisser entendre qu'elle souhaitait, à son tour, laisser tomber. Son amie brune vint cependant chercher à lui montrer qu'elle n'était pas seule et qu'elle n'avait pas l'intention de l'abandonner, de ses mots partageant ses sentiments et sa colère.

Calvin tourna le regard vers Clark, qui plissa les lèvres et baissa la tête, semblant résigné et d'un certain coté, ne sachant quoi répondre à la réaction des autres qu'il comprenait pleinement. Autant que Calvin. Celui-ci inspira, puis expira longuement, avant de revenir au groupe et acquiescer légèrement, plusieurs fois en signe d'approbation.

« Vous avez le droit de nous en vouloir, après tout je m'en veux moi-même. Mais nous n'avons pas d'autre choix, je dois faire pour le mieux, pour Clark, pour Ricky et pour Matthew. Je sais que vous ne voulez sans doute pas de notre avis, mais ce qui est sûr c'est que si vous partez les uns les autres de vos cotés, vous ne survivrez pas et aucun de vous ne pourra se venger de ce que cet enfoiré de Marchand a déjà fait, et de ce qu'il est peut-être en train de faire en ce moment même. On compte pas partir sur les routes, c'est trop dangereux, on va changer de planque. Nelson est seul lui aussi, a devoir protéger une jeune fille encore plus paumée que nous, il a besoin d'aide lui aussi.

Il faut que l'un de vous prenne les choses en main, y'a pas de groupe qui fonctionne sans leader pour l'organiser. On est prêts à vous laisser la caravane, le semi-remorque et tout ce qui se trouve en stock, vous en aurez besoin. On se contentera de prendre mon fusil, la batte de Ricky et les quelques outils de Clark. Il a déjà son arme, que lui a donné Matthew pour se défendre. Désolé de pas en avoir parlé, mais vous avez un peu vu le style de Matthew, il lui a donné au tout début, il voulait que Clark puisse se protéger si jamais ça se passait mal, en dehors et... en dedans du camp. La radio et l'antenne sont pour vous...

...si on sait à qui remettre les clés. Ce qui est sûr, c'est que celui ou celle qui sera capable de protéger ce camp est ici, parmi vous six. A vous de nous dire.  »


***


De son coté, Ricky avait écouté James, l'air affreusement coupable et n'osant pas soutenir son regard par cette même culpabilité, accompagnée de sa tristesse, qui suivait son explosion colérique.

« Je sais... je sais James. J'ai déconné, j'aurais pas du bousculer Ivy comme ça, je l'aime bien cette file j'ai juste... j'ai pété les plombs, ils étaient tous là à m'agresser et à me dire que j'abandonnais Matthew. J'abandonnerais pas Matthew ! C'est mon frangin...  »

Se laissant progressivement aller, il avait fini par lever les yeux vers le médecin, ses yeux voyant des larmes perler en leurs coins.

« Je veux retrouver mon frère. Je t'en veux pas James. J'en veux pas aux autres, j'en veux même pas à mon frère, je suis juste... en colère, contre ce fils de pute qui les a attaqués, qui n'arrête pas de nous courir après, j'en ai marre. Calvin vous ment pas, on veut pas vous abandonner, on veut juste trouver le moyen de faire mieux, on arrive à rien là...

Faut que tu comprennes.  »

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:02
Lorsque la main d'Elizabeth se posa sur mon épaule, je ne pus m'empêcher de lever vers elle un regard attristé, coupable, et presque implorant. Plus que ses mots ou ses promesses, je me sentais véritablement honteuse de lui faire face à ce moment présent. Mes noisettes se perdirent dans l'azur profond de ses prunelles vengeresses et prometteuses. Lentement, j'envoyais ma main droite venir couvrir la sienne, hochant d'abord la tête dans un acquiescement automatisé, avant de réellement reprendre mes esprits et la secouer pour nier ses propos et ses promesses. Plissant les yeux, chassant les dernières larmes qui les embuaient, je fis un pas vers elle et l'entourait de mes bras dans une étreinte faiblarde et pourtant riche de mon caractère irascible, entaché de perdition.

“J'peux pas Liz'....” bafouillai-je maladroitement. “Tous ces gens, qui s'déchirent pour des conneries...” Je poussais un long soupir las et fatigué. “J'en ai marre... Vraiment marre. J'sais pas quoi faire... Lutter contre le infectés, c'est une chose, mais contre d'autres hommes, contre mes amis, contre moi-même... C'est vraiment trop... J'veux pas vous abandonner, mais... j'me sens déjà plus là... J'l'ai jamais vraiment été, c'est plus moi tout ça... Hurler sur les autres, les menacer d'une arme... J'suis vraiment désolée. Pour tout, pour c'que j't'ai dit à l'école, pour c'que j'ai fait... Ma place n'est plus ici... Ma place ne l'a jamais été... J'suis morte dans le monde d'avant, c'est bien que j'devais y crever, pas y rev'nir.”

Lentement, je relâchais mon étreinte d'autour d'Elizabeth, essuyant une nouvelle fois mon visage souillé de larmes de culpabilité et de désarroi. Je ne me sentais enivrement plus à ma place ici. Mes noisettes se posèrent sur Samuel. De notre long échange, notre expédition sur le secteur A était ressortie une évidence. Cet homme était capable de diriger les autres. Il avait les épaules et le sang-froid pour le faire. Quant à moi, quand bien même mon cœur éprouvait des sentiments affectueux et de plus en plus intenses à son égard, je ne me pouvais me résoudre à demeurer une entrave à son leadership, ni aux responsabilités qu'il allait devoir assumer.

“Calvin a peut-être raison. Peut-être que certains d'entre nous ne sont simplement pas assez forts pour endurer tout ça. Juste bons à attendre la mort, et laisser derrière un amer souvenir, ou rien de plus que la place à d'autres... Plus compétents pour le faire.”

Je secouais la tête, me détachant du contact de la jolie brune pour reculer de quelques pas, mettant une distance entre elle et moi. “J'suis vraiment désolée Liz', je t'apprécie énormément, et ça me fend le cœur de dire ça. Mais ma place n'est pas ici...”

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:14
Frida continuait d'écouter Calvin, qui tentait encore et toujours d'expliquer et justifier son choix.
Mais tout ce qu'elle constata, c'est qu'il ne faisait rien d'autre que de se répéter, et elle ne changeait pas d'avis à son sujet.
Elle ne connaissait pas vraiment le degré des relations entre chacun, mais elle avait clairement compris que Calvin et le fameux Matthew se connaissaient depuis longtemps et étaient des amis très proches. Et rien ne l'empêchait de laisser Ricky et Clark chez le fermier pour venir les accompagner à la rescousse de son prétendu ami. Ses excuses à répétitions commençaient à lui irriter les oreilles, mais elle se retint de lui dire de se la boucler.

La noiraude trouvait qu'il n'y avait même pas lieu à tergiverser, et qu'ils ne faisaient là que perdre du temps.
C'est alors qu'elle se rendit compte que son implication dans cette histoire n'avait pas lieu d'être. Après tout , c'est vrai, qu'est-ce qu'elle en avait à foutre de ces gens ? A son réveil, elle avait pris la ferme décision de ne compter que sur elle-même. Pourquoi irait-elle risquer sa peau pour des personnes dont elle se fichait éperdument ? Et une fois là-bas -s'ils y allaient- serait-elle prête à aider l'un d'entre eux s'il était en difficulté, quitte à être en mauvaise posture elle-même ? Probablement pas. Et d'ailleurs, rien ne lui garantissait qu'il ferait de même pour elle.

Pourtant, elle avait envie de les aider, d'aller sauver ce Matthew si important pour eux, ainsi que l'autre jeune fille qui subissaient probablement des sévices inhumains…
Et même si elle continuait de penser que son retour parmi les vivants était une véritable punition, peut-être était-ce aussi l'occasion de se racheter… pour toutes les choses qu'elles avaient fait subir à certaines personnes -même si la plupart le méritait. Pour toutes les fois où elle n'était pas intervenue lorsque sa mère était battue par son géniteur. Pour la fois où elle avait laisser cette pauvre femme se faire violer par deux types qu'elle aurait aisément pu maîtriser, trouvant la même excuse que Calvin : elle devait protéger quelqu'un, et avait les mains liées.

Et bien cette fois, elle n'avait plus les mains liées. Elle n'avait plus rien à perdre, mis à part la vie. Et était-ce vraiment si terrible châtiment, vu le monde actuel ?
Elle ne voulait pas plus mourir qu'elle ne voulait vivre. Mais puisque sa vie ne servait pas à grand-chose, autant qu'elle se rende utile pour quelqu'un.


Le cow-boy avait énoncé le fait qu'il leur fallait élire un nouveau chef, et elle ne chercha même pas à donner son avis puisqu'elle ne les connaissaient pas. Cependant, le type en costard et le barbu discret étaient ceux qui semblaient avoir le plus de sang-froid, et qui semblaient donc être les plus à même de gérer un groupe.

Mais elle resta couchée, attendant simplement qu'ils se décident enfin à passer à l'action. Ce n'est pas comme si chaque minute comptait, après tout….

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:14
Encore en train de se remettre de toutes ces tensions passées, le jeune homme ne fut pas des plus attentif à ses autres compagnons d'infortune, si ce n'est à Ivy, que les paroles transpercèrent sans qu'il ne cille. Cette soirée avait été longue, trop longue et trop éprouvante malgré son imposante résistance et il espérait bien ne pas avoir à faire face à d'autres tentatives de tirs fratricides, encore moins de désir de se tirer.

Hélas pour Samuel, Calvin ne pouvait être plus clair que cela. Il fallait un chef, et à l'entendre, il en fallait un, maintenant. Comment pourrait-il faire convenablement entendre sa voix si l'un de ces sanguins devaient prendre la moindre décision pour tous ? Quelques part, est-ce qu'il avait seulement le choix ? Ne s'était-il pas comporté ainsi pour se donner toutes les chances de récolter les lauriers ? Les laurier d'un empire au bord de la destruction.

Si il avait put désirer rester un simple pousse-gâchette au service d'un autre, ce soir... Il se serait bien gardé de dire le moindre mot, de laisser les autres décider du destin de cet endroit, de son destin aussi. De l'autre côté, aucun d'entre eux n'était resté silencieux au cours de cette réunion, tous avaient la hargne pour vouloir prendre les choses en main, faire quelque chose. Est ce que un de ceux-là avait simulé son manque de sang-froid ?

Finalement, les bras croisés, son pistolet toujours logé dans sa main droite, tenu par le canon, il prit la parole, tâchant de n'interrompre personne bien que sa réflexion ait toutes les chances d'avoir laissé le temps aux autres de s'exprimer, sans qu'il n'y accordasse suffisamment d'attention pour que cela pèse dans le choix de ses mots :


"Quelqu'un est-il plus qualifié qu'un homme qui a risqué jusqu'à sa vie pour que cette réunion ne se termine pas dans un bain de sang ?"

La formulation était terriblement mauvaise et, venant d'un homme comme lui, il ne faisait aucun doute que cela avait été fait à dessein. Quiconque se sentirait coupable ou échauffé en entendant cette réplique pourrait légitimement douter de ses propres capacités... Mais de là, l'intention de l'ex-manager n'était nullement d'attirer la rancœur de ces gens auxquels il tenait... Puisqu'ils étaient alors tout ce qu'il avait aujourd'hui.

"Chacun de nous pouvons surement être les meilleurs dans nos domaines respectifs, mais à moins que je ne me trompe, bien qu'éloignée de la situation actuelle, mon expérience en tant que manager est ce que nous avons de mieux pour ce qui est de savoir conjuguer les efforts d'un groupe devant effectuer des tâches variées. Avec le temps, nous saurons si un esprit plus brillant que le mien peut réaliser cette tâche avec plus d'efficacité, mais pour l'heure, avec tout mon respect, pour chacun de vous, je pense que c'est à la tête la plus froide de prendre les rennes, au moins jusqu'à ce que tout le monde ne se soit apaisé.

Et ainsi, je pense que nous devrions tous nous reposer avant de valider cette décision, ainsi que d'autres... D'importance..."


A ces mots, nul n'aura put rater son regard se posant sur Ivy avec insistance. Chef ou non, il n'avait pas le pouvoir de garder qui que ce soit captif ici et il n'en avait aucune intention, aussi était-il important de rappeler à tout le monde de tempérer les idées et les choix qui pouvaient leur venir à l'esprit ce soir.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:20
James esquissa un léger sourire, néanmoins honnête, content d'entendre que le jeune Jefferson était dors et déjà prompt à se ressaisir et à retrouver son caractère qui l'illustrait depuis toujours, malgré la dureté et le poids des événements.

« Je te l'ai dit Ricky, je te comprends. Je vous, comprend. Calvin fait ce qu'il pense être le mieux pour vous protéger toi et Clark, l'endroit n'est pas sûr. Si je pouvais revenir en arrière et en faire autant, je n'hésiterais pas. Et peut être qu'elle serait toujours en vie. »

Il avait achevé ses mots sur une note personnelle, évoquant une personne qui lui fut proche sans la citer, car il n'en avait jamais parlé à quiconque ici. Oui, il comprenait Calvin, il comprenait ses raisons, même si il était difficile de les approuver totalement, il y avait du sens en cela. Après tout et bien qu'il voulait que cela eut été différent, le trio initial et lui comme les autres revenus ne se connaissaient pas tant que cela, ils ne se connaissaient qu'à peine en réalité.

James relâcha l'épaule de Ricky et indiqua le groupe d'un geste du menton.

« Maintenant, c'est à toi de les comprendre. Tu veux que je te dise ? Montre leur que tu n'es pas qu'un simple jeune homme à fleur de peau, et que tu ne veux pas les abandonner. Va voir Ivy, fais-toi excuser. Si tu leur pardonnes, ils te pardonneront. Je crois qu'aucun de nous ne veut couper avec qui que ce soit, aucun de nous ne veut le conflit. On est tous attristés et on est tous mal à l'idée que vous partiez. »

Attendant sa réponse, il fera en sorte d'acquérir son approbation définitive afin de le ramener auprès du groupe, le soutenant de nouveau d'un geste amical à l'épaule et mettant une main dans la poche. Il espérait que cela se passe ainsi, que Ricky se remette de sa colère, compréhensive mais nuisible du moment, qui le dévorerait autant qu'elle dévorerait sa relation avec les autres, et quelque part les autres.
Peut-être que si il réussissait ce soir, trouverait-il là la preuve qu'il pouvait en faire davantage. Peut-être même parviendrait-il à s'excuser à son tour auprès d'Elizabeth et à trouver les mots pour lui expliquer à quel point il était désolé et à quel point il tenait à elle. Ils ne se connaissaient tous qu'à peine, James n'avait pas eu la prétention d'avoir été le plus sociable, mais des liens avaient été créés en près de deux mois, c'était indéniable. Il ressentait de l'affection pour Ivy, il ressentait de la camaraderie pour Samuel, pour Ricky, Calvin, Clark... et il ressentait un peu plus que de l'affection pour Elizabeth.

Peut-être que le moment était venu de s'assumer entièrement, lui, ses défauts, ses capacités, et ses attirances.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:27
La tête posée sur ses genoux, Melody soupire de nouveau en voyant les réactions des uns et des autres surtout qu'elle sait que son souhait de rester silencieuse va se briser quasiment après l'avoir prit. Samuel qui se met en avant, ce qui n'est pas fait pour qu'elle lui accorde sa confiance, à vrai dire depuis son réveil sa confiance elle ne l'a accordée qu'à deux personnes : Matthew et Seth. Les deux seuls qui ont su lui prouver qu'elle pouvait le faire par des actes et non pas par de la parlote. Et Calvin qui continue de s'auto contredire toute les minutes, il est pas rendu le cow-boy s'il poursuit ainsi. Ivy qui repart dans ses travers et menace de tout abandonner et là dessus Melody ne peut que la comprendre malgré tout.

Redressant la tête sans pour autant bouger de sa position, elle prend la parole :

- Que tu veuille protéger Clark et Ricky est une chose, que tu dise ne pas pouvoir assumer le rôle de chef en est une autre. Tu as raison Matthew le pouvait lui et facilement parce qu'il est quelqu'un en qui on peut avoir confiance dans ce nouveau monde et il le montrait tout les jours par ses actes et non par des paroles inutiles. C'est pour ça aussi qu'on a pas compris ce que tu disais, on l'a perçu comme un abandon clair et net. Tu nous demande de choisir l'un de nous pour diriger, mais c'est impossible de se décider, aucun de nous n'a les épaules pour cela actuellement, aucun de nous n'aura vraiment la confiance des autres, tu es le seul à l'avoir à peu près actuellement. Regarde tu as voulu nous rassembler et on est venus malgré ce que tu penses de tes capacités.

Tu ne peux pas nous demander cela et simplement partir, il faudra du temps et personnellement personne ici même n'a m'a confiance, je ne suivrais personne pour le moment. Et puis franchement vous avez pas besoin de vous casser si vraiment tu persiste à vouloir laisser le leadership du campement à un autre. Tu as peur du Marchand ? Tu n'es pas le seul. Tu nous dis de ne pas nous disperser ? Mais c'est exactement ce que tu veux faire. Il vaut mieux qu'on reste tous ensemble et qu'on bosse tous pour renforcer le campement, trois paires de bras en moins ne va pas nous aider en tout cas... Sans parler que même si sans vous on arrive à renforcer le campement, ça fait autant de temps en moins pour que certains d'entre nous puissent chercher des indices sur le Marchand...

Parce que oui, je reste persuadée qu'on peut on trouver ne serait-ce qu'en retournant à l'école, ils ont forcément laissés des traces derrière eux et vu le bordel là bas, il y a du avoir des blessés et donc des pistes de sang à remonter...


Un nouveau soupir franchit ses lèvres alors qu'elle s'arrête de parler, se demandant à quoi bon continuer quand elle entend une partie de ce que dit Ivy. Son regard émeraude se déporte sur la petite brunette.

- Ah non ! Tu ne vas pas recommencer avec tes conneries Ivy ! On est tous logés à la même enseigne, alors tu vas bouger ton cul comme hier, tu vas apprendre et tu vas t'en sortir comme nous tous !
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