Haut de page
Bas de page


Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

Sans autre choix - 25/01/35
 :: Memorial :: Hopeless Life : First Season :: Camp Jefferson :: Périmètre

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 0:37
Elle partagea son étreinte avec un soupir apaisé et une délivrance certaine de la contenance qu'elle s'était forcé d'avoir afin de ne pas la brusquer. Mais finalement, il semblait que son amie avait également besoin de cette embrassade comme si ce monde pourri ne laissait pas assez de place aux liens sociaux et les précipitait trop souvent dans leur propre déchéance.

Elle se sentait un peu plus légère, et bien que ses pensées étaient toujours dirigés vers cette jeune adolescente captive au main d'un forçat plus dégénéré que les morts eux-mêmes, elle se laissa porter par les préoccupations de l'instant qui faisait appel, non pas à ses envies de vengeance, mais à son calme et sa tempérance.

Elle l'écouta, la fixant du regard, la laissant finir en la soutenant tout de même de ses gestes affectifs. Elle était si concentré sur ses mots et ses paroles qu'elle oublia même de laisser trainer une oreille distraite à ce qu'il se disait à côté, et qui jouait en l'instant un moment clé de leur devenir.
Elle se pinça les lèvres, toujours calme et contenu, refoulant à nouveau l'ardeur qui animait ses yeux, et ses instincts méconnus de la plupart des personnes qu'elle avait jusqu'ici croisé.

"Merde Ivy, j'crois pas que quiconque ici n'a sa place ici. Franchement, j'suis la première à me dire que j'aurais mieux fait de crever la bouche ouverte. J'ai même pas été capable de survivre seule à ce calvaire plus de quelques jours. J'suis un cas psychologiquement instable soumis à des crises de panique incontrôlable qui ont déjà couté la vie à un homme.
Si ta place n'est pas ici, la mienne est à des kilomètres plus loin encore. Le truc, c'est que le monde, il est plus ce qu'on a connu et qu'on n'doit plus continuer à être ce qu'on était avant.
Aussi fou que ça peut paraitre, moi, j'veux continuer à vivre parce que, merde, mourir ça fait quand même vachement mal, et on sait tous de quoi je parle, mais parce que je me suis découvert parmi vous et qu'il est hors de question que j'abandonne maintenant, presque prête à ne pas regretter ma vie d'avant."


Elle pose ses mains sur les épaules de la jeune femme à lunette, non pas pour la secouer, mais pour laisser un contact entre elle, une sorte de connexion pour qu'elle ressente plus que ses mots.

"Il n'y a que face à l'horreur que l'homme est capable de sa plus grande noblesse. Est-ce qu'on aurait vraiment été capable de se regrouper et d'affronter un danger avant ? Non, on aurait sans doute tourné le dos par crainte de voir nos habitudes chamboulés.
Mais bon... je n'attendais pas moins d'une myope que de ne pas arriver à voir de quoi elle est vraiment capable. Moi, je le sais et j't'interdis de me contredire, alors, rien à faire, mais j'te colle au train."


Elle se pinça les lèvres. Elle se demande si sa touche d'humour finale n'allait pas flotter comme un bide de mauvais sketch mal placé, mais tant pis.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 1:08
Si la discussion s'apaisait, les mots demeurèrent pleins de rancoeur, car au final, rien ne s'était arrangé.

Ivy souffrait, indéniablement, de sa situation. Enlaçant Elizabeth en lui confiant, non sans se faire entendre des autres, ce qui lui restait noué au coeur.

Frida, elle, se retrouvait plus que jamais au milieu d'un conflit qui ne l'atteignait pas, car au final sa récente arrivée l'avait plongé dans l'arène de difficulté et de souffrance que cette communauté, pas si différente des autres d'une certaine façon, vivait. Sa place, difficile à trouver en si peu de temps et bien qu'elle restait allongée, attendant que les habitués trouvent une issue à leurs incertitudes, ses interventions de la soirée avaient au moins eu pour effet de la faire entendre et connaître, d'annoter qu'elle était maintenant là, bien vivante elle aussi, et décidé à trouver le moyen de vivre à nouveau.

Elizabeth était bien décidée à refuser l'abandon d'Ivy et à lui démontrer qu'elle n'avait désormais plus le choix : elle n'était plus seule, quoi qu'il arriverait, elle serait là, avec elle, pour elle. Un lien comme aucun autre venait de naître, une amitié véritable qui ne demandait qu'à s'accomplir dans le soutien face à l'horreur, la mort et la condition de mortel.

Au final ce fut à Samuel d'imposer son évidence et de prendre parole face à l'attente de Calvin : il se sentait le mieux placé pour mener le groupe vers un avenir plus fort et plus solide. A son tour, il refusait tout autant l'abandon d'Ivy et comptait bien le lui faire comprendre, à sa façon subtile. Pour l'heure pourtant, le choix n'était pas encore à faire.

Melody, seul rempart face à la montée en puissance de l'ex-manager, comptait bien de son coté faire entendre qu'elle ne le suivrait pas quoi qu'il arrive. Nul n'avait sa confiance, nul ne serait son guide. Elle ajouta sa réflexion d'une franchise absolue à Ivy, finalement chacun à sa manière, par la douceur de l'une, la subtilité de l'autre ou la brutalité de la dernière, tous attendaient à ce qu'elle n'abandonne pas.

Il en fut de même pour Ricky, soutenu par James, qui le convia à rejoindre les autres et faire le premier pas en réponse à ses actions disproportionnées. Le cadet Jefferson répondit très légèrement, tristement, mais répondit, au doux sourire du médecin, une semi-victoire pour mener son acolyte vers un nouvel espoir.

Ils revenaient vers eux, Ricky près de James, quand c'est arrivé...

Ni Clark, ni Calvin, absorbés par le regain de force général, n'y réagit...

Aucun n'aurait pu le faire...

Un coup de feu était parti, déchirant le silence de cette soirée d'hiver.

Hurlant dans la vallée de cette plaine sans vie en dehors du groupe.

Elle brisa le cocon protecteur des survivants du motel.

Le sifflement se rapproche l'espace d'un instant, fusant d'une rapidité féroce.

Une vague de sang jaillit et aspergea Samuel, le plus proche, agressant son visage et ses vêtements de sa gauche.

Clark sursauta, Ricky se figea brusquement et Calvin... se retrouva paralysé, tandis qu'une tâche écarlate apparu de là où le sang avait jaillit, s'étendant sur sa chemise et tombant de sa poitrine jusqu'à sa ceinture, se déversant sur son jean bleuâtre.

Son souffle s'étrangla, il ouvrit les yeux, de surprise et de stupeur et sous le choc, baissa lentement le regard sur son torse s'humidifiant à l'affolement, venant poser une main fatale sur le trou de son vêtement d'où il marqua sa peau et ses doigts de la trace épaisse du sang, le sien.

Et dans un gémissement d'agonie s'échappant de ses lèvres, il s'effondra en avant, son visage percutant le sol et son chapeau s'échappant de son crâne, le sable de la plaine et sa poussière recouvrant son visage déformé par la stupeur.

Aucun n'aurait pu le prédire, tous furent surpris.

Seuls Samuel, Ivy et Elizabeth, purent percevoir que le tir faisait écho depuis l'ouest, se répercutant d'où se trouvait la route, et plus loin encore, la forêt. Un coup à distance, une arme à feu meurtrière. Une cause perdue.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 2:22
Samuel ne sut à quel moment il émergea de son absence. En train d'observer Ivy, tiraillé entre la déception qu'il éprouvait quelle lui ait volé son arme et la crainte de la voir s'en aller, il s'était trop reposé, il avait baissé sa garde. Lorsqu'il revint enfin à la réalité, sa main passa sur son visage, frappé de stupeur, le regard fixe. Au contact de cette chaleur étrangère, sa tête tourna presque mécaniquement sur sa gauche pour voir Calvin chuter au sol, le visage transpercé de cette même surprise.

A cette vue, sans même s'en rendre compte, son visage se déchira et sa bouche s'ouvrit tout en grand, il semblait hurler sans que le moindre son n’émerge de sa gorge. L'espace d'une seconde, il demeura parfaitement paralysé, son esprit tentant de reprendre le contrôle, il savait ce qu'il avait à faire, il savait ce qu'il s'était passé.

Et une seconde plus tard, malgré le fait qu'il ne soit plus tout à fait lui-même, il se rua sur le corps de Calvin, le pistolet à la main gauche et la main droite agrippant son épaule pour le retourner sans ménagement. Il ignorait si il y avait encore quelque chose à faire, et alors que son cerveau était parfaitement focalisé sur ce qu'il refusait de voir autrement qu'un blessé, il agrippa un bras de Calvin et prononça à haute voix :


"Walter !"

Incapable d'émerger de son hallucination post-traumatique, il se redressa, serrant le bras du cow-boy avec l'objectif évident de le tirer de là. A cet instant, il hurla à la première figure masculine qu'il aperçut :

"Will, aide moi ! Dans l'école, dans l'école !"

Complètement inconscient de l'image qu'il put renvoyer à cet instant, trempé de sang, tirant sur le bras d'un homme qui semblait avoir été touché à un point si vital que James n'aurait peut-être pas la capacité d'y faire quoi que ce soit, il s'était mis à baragouiner de l'espagnol d'une manière passablement incompréhensible. Sa voix semblait désaccordée, hoquetante, comme si il sanglotait, mais le reste de son visage demeurait complètement fermé si ce n'est une pointe de stupeur résiduelle de l'instant d'avant. Ceux qui auront la "chance" de l'entendre et de maitriser la langue y décèleront peut-être l'Ave Maria, répété, encore et encore, sans discontinuer, sans s'arrêter.

Quoi qu'il en soit, si un autre tir résonnait, il pourrait avoir le malheur de pousser les gens environnants au sol ou essayer vainement de protéger Calvin en présentant autant que possible son dos à la zone de tir supposée. De même, qu'il soit aidé ou pas, il fera l'impossible pour tirer Calvin jusqu'à se trouver sous le couvert du motel en ruine... C'est seulement à cet instant qu'il reprendra ses esprits et cessera de prier comme un damné. Hormis si il devait être lui-même touché par un tir, il ne lui viendra pas à l'idée de répliquer.

Tout au plus cherchera t-il à s'assurer que personne n'ait été laissé en arrière et, le cas échéant, que James soit en train d'examiner Calvin. Dans le cas contraire, hélas, il ne trouvera rien de mieux à faire que s'agiter et exposer de très importants signes de stress.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 12:32
Melody attendait une réponse à son monologue mais pas vraiment de ce genre là, le coup de feu la fait sursauter et rentrer la tête dans les épaules avec la fâcheuse impression que son crane vient de se mettre à résonner. Son coeur s'affole et sa respiration se saccade, le temps de percuter de ce qu'il se passe bien que cela ne soit pas totalement le cas. Les yeux déjà fixés sur Calvin, elle voit l'impact sur lui et l'auréole de sang s'élargir sur sa chemise avant de le voir s'effondrer, les yeux écarquillés, elle doit s'y reprendre à plusieurs fois pour que sa voix se fasse entendre.

- Faut qu'on dégage maintenant !

L'instinct de survie prenant le pas sur le reste, elle trouve la force de se redresser et d'attraper son arbalète et si son premier réflexe est de chercher la direction du coup, elle se ravise bien vite, cela serait s'exposer de trop face à ce tireur dieu sait ou. Elle observe les autres et surtout Samuel qui semble péter totalement un plomb et il veut avoir sa confiance pour les diriger ?...Petite réflexion furtive qui n'a rien à faire là mais trop tard c'est fait. Elle secoue la tête et trouve la force de tonner :

- Au campement et vite, n'avancez pas en étant droit, pliez vous au maximum pour être près du sol le plus possible !

Prenant le pas pour leur montrer comment faire, ce qui ne l'empêche pas de regarder derrière elle si les autres suivent et réagissent. Si ce n'est pas le cas, elle reviendra en arrière pour secouer les retardataires et les pousser dans la bonne direction, laissant néanmoins Samuel ramer tout seul avec le corps de Calvin pour lequel elle juge qu'ils ne peuvent rien faire pour lui là.

Oh bien sûr que elle aussi ça la secoue et pas qu'un peu, l'air de rien et malgré l'air neutre qu'elle affiche son corps tremble et si elle arrête de bouger, elle sait qu'elle va s'écrouler. Mais surtout elle doit garder l'action pour éviter d'avoir mille pensées en tête, pour éviter d'essayer d'analyser vraiment les faits même si l'un d'eux s'impose à elle : le Marchand ne bluffait pas et il sait ou trouver le campement. Ce qui a de quoi faire froid dans le dos encore plus et tétaniser n'importe qui. Mais oui il ne faut pas y penser de trop là et aller se mettre à peu près à l'abri tant qu'ils le peuvent encore, après tout d'autres tirs peuvent suivre celui là et n'importe qui pourrait y passer...

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 13:15
La remarque d'Elizabeth à propos de ma vision défaillante ne put que m'arracher un très bref sourire, le comique ne se dégageant pas tant de ses propos que du contexte dans lequel elle avait lâché ça. Dodelinant de la tête, ne trouvant même pas les mots pour répliquer, pour essayer de la convaincre qu'elle se trompait, qu'elle ne devrait même pas perdre de temps à essayer de me faire changer d'avis, et pour cause : la jolie brune venait de me piéger à mon propre jeu. Si ma volonté de tout plaquer était grande, je n'avais cependant aucunement l'intention d'entraîner qui que ce soit avec moi dans ma chute.

J'ignorais si les mains de Liz' posées sur mes épaules avaient plutôt tendance à se faire écrasantes ou allégeantes de culpabilité. Après tout, j'avais braqué un flingue sur un con de môme putain... Néanmoins, je finis par hocher doucement la tête à ses propos, levant mes noisettes rougies sur son visage. La remarque cinglante de Melody me revenait aussi à l'esprit. Se bouger le cul... Apprendre... Qu'est-ce que j'avais bien pu apprendre jusqu'à présent, hormis la douleur, la souffrance, l'horreur ; et même que le mort n'était pas une foutue enfin en soi, qu'il n'y avait très clairement pas de paix Au-Delà de cette limite.

Je me passais une main derrière le crâne, ébouriffant ma tignasse sèche et crasseuse à plusieurs reprises en fermant les paupières, me mordant les lèvres dans une grimace de contrainte, secouant très légèrement la tête.

“T'es au courant qu'ça va être un putain de calvaire d'me supporter ?” finis-je par soupirer au bout de longues secondes, d'un ton las mais résonnant d'un humour sarcastique malgré tout alors que je rouvrais les yeux pour soutenir le regard d'Elizabeth, avant de tourner mes prunelles vers Samuel.

De ce que j'avais discerné de ses propos, le Canadien semblait vouloir prendre les choses en mains, assurer le leadership à la place de Calvin. Je poussais un bref soupir, une nouvelle fois. Je le savais capable d'assumer ce rôle, avais une certaine confiance en lui et ses capacités ; mais je doutais de moi. De nous... Entre Melody qui n'accepterait la domination de personne, moi qui jetais l'éponge tous les deux putains de jours, et toutes les nouvelles têtes que nous n'avions guère eu le temps de côtoyer jusqu'à présent. La tâche allait être ardue. Immensément ardue.

Mais même au terme de mes réflexions, mon idée de partir prévalait toujours sur ma volonté de rester. Ce n'est que lorsque, surgissant de nulle part, inexplicable et implacable, j'avais vu une traînée ocre de sang éclabousser le visage de Samuel que je devins livide, une détonation puissante retentissant juste après. Par pur réflexe, mes mains avaient agrippé les avants-bras de Liz' et je tâchais de l'entraîner dans ma chute alors que je me jetais vers le sol.

Pour ma part, le choc fut rude, le contact avec la terre me coupant le souffle en venant me sécher le diaphragme. Je vis Calvin s'effondrer, face contre terre, sa chemise s'auréolant d'une tâche sombre, et Samuel se précipiter vers lui pour l'aider en hurlant des... Conneries ? Mais à qui parlait-il putain ? Quoi qu'il en soit, il était très clairement en train d'exposer son cul à un nouveau tir pour tenter de ramener le cow-boy à couvert, et le tout alors que sa guibolle devait continuer de le faire souffrir.

N'écoutant que mon cœur et ma stupidité, je me ramassai sur moi-même, forçant sur mes genoux pour me redresser en position semi-verticale, le buste plié et me diriger vers Samuel d'un pas rapide, la respiration haletante, mon cœur menaçant de jaillir hors de ma poitrine sous les effets de l'adrénaline.

Parvenue à hauteur du cow-boy agonisant, je saisis son autre bras de mes deux mains et commençai à le traîner sur le sol, jetant un regard affolé vers le Canadien tout en continuant de tirer, foutrement pressée de me mettre à l'abri derrière les ruines du motel et d'échapper à un potentiel déluge d'acier et de mort.

“JAAAMES !!” m'entendis-je hurler à pleins poumons, espérant attirer l'attention du médecin pour qu'il se magne de venir porter secours au blessé. “Mais où ils sont passés tous les p'tains d’Apollon du campement ?” grognai-je en continuant de tirer comme une forcenée sur le bras de Calvin.

Quoi qu'il en était, et en serait dans les minutes ou les heures à venir, l'attaque contre Calvin, dont j'attribuais la responsabilité directe au Marchand venait de très clairement me faire changer d'avis. Ce fils de pute allait payer très chèrement pour tout ce qu'il nous avait fait, et tout ce qu'il pourrait projetter de faire. Là où ce taré avait choisi de jouer la carte de la peur psychologique, provoquant une scission parmi nous qui m'avait jeté tout au fond de mon gouffre en ce début de soirée, voici que par son attaque directe, il venait de me balancer une échelle de corde, que je ne comptais pas lâcher pour me sortir de ce merdier.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 13:45
Frida, toujours vautrée, écoutait Ivy se faire à la fois réconforter et remonter les bretelles par Elizabeth et Samuel. Elle observait également Ricky et le barbu qui discutaient un peu plus loin. On dirait que l'homme avait réussi à le calmer un peu, et c'était une bonne chose.

En tout cas, entre la "gamine" à fleur de peau, et le gamin ultra impulsif, ça promettait...! Cependant, Frida ne put s'empêcher de se dire que le jeune adulte s'en était pris plein la tête injustement.
Mais malgré tout, son geste agressif avait été bien trop déplacé, et c'est d'ailleurs pour ce seul fait qu'elle était intervenue contre lui.
Cela ne l'empêcha pas de le regretter quelque peu... Après tout, elle aurait probablement réagi avec la même agressivité quelques années en arrière. Peut-être même aujourd'hui encore, à vrai dire.

De son côté, la femme à l'arbalète continuait d'incendier Calvin, de manière assez légitime sur certains points d'ailleurs.
Malheureusement, son interlocuteur n'eut même pas la possibilité de répondre....

Tout arriva à une vitesse folle, et très lentement à la fois... Tout le monde sursauta, et Frida n'échappa pas à la règle, se redressant vivement tout en reculant légèrement tandis que le sang giclait sur le type en costard.
Tout le monde resta pendant un instant sous le choc, sans pouvoir débiter le moindre mot, ni effectuer le moindre geste. Pas même le cow-boy, qui était la victime de ce tir arrivé de nulle part.

Finalement, James Bond et Lara Croft furent les premiers à réagir, l'un tentant vainement de sauver le pauvre Calvin qui était indéniablement foutu....l'autre tâchant de mettre tout le monde en sûreté en les incitant à la suivre.
C'est d'ailleurs ce que fit la noiraude, non sans jeter un dernier regard vers le cow-boy qui lui avait sauver la vie... Elle pinça les lèvres, retenant des larmes de panique et de tristesse alors que plus aucun signe de vie ne semblait se lire sur le visage de son sauveur.
Par la même occasion, elle n'eut pas de problème à entendre et comprendre la prière de celui qui le maintenait… Finalement, il n'avait pas tant de sang-froid que cela, le James Bond…. Mais qui en aurait avec un mort dans les bras et du sang partout sur soi… ?

La portoricaine reporta son attention sur Lara Croft, prenant la même posture. Elle n'avait aucune envie de crever ici, et surtout pas de la main de ces salopards !

« Putain mais ils sont où… ?? C'est un putain de sniper qui a fait ça… ?? » demanda-t-elle à celle qu'elle suivait, ou peut-être à elle-même, elle ne savait plus.

Cachée derrière ce qu'elle trouvait, elle regarda le groupe partir en vrille face à la panique, la gamine se mettant à accompagner James Bond dans son action suicidaire…

Ils étaient peut-être encerclés… Ils étaient peut-être déjà foutus… Mais la seule chose dont elle avait envie, c'était de pouvoir buter au moins l'un de ces enculés avant de crever...

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 16:58
Son visage se fendit d'une grimace semblant à un demi-sourire lorsque la réponse d'Ivy lui parvient. Elle doutait que quiconque soit plus difficile à supporter qu'elle-même, et à bien y réfléchir, c'était davantage une punition qu'elle lui infligeait qu'une réelle preuve d'amitié, non ? Chacun avait son propre caractère et celui de la brune n'était pas à piquer des vers, et pour preuve, nombreux étaient ceux qui préférait ne pas l'approcher plutôt que de se risquer à ses côtés.
Quel duo explosif.

A l'heure actuelle, elle ne savait même plus de quoi serait fait les jours, voir les heures qui allaient suivre. C'était bien beau de parler, c'était bien beau de promettre une amitié inséparable, mais la suite allait les mener où ? Elles allaient retourner dans leur tente sagement, et continuer comme avant, à faire ce qu'elles pouvaient pour se rendre utile, retourner dans la jungle qu'était l'extérieur du campement ? Elles allaient plier bagage, embarquer tente et vivre et partir comme l'annonçait Calvin, elles aussi, dans leur coin, histoire de faire réellement ce qu'elle voulait, quitte à galérer ?
La vérité, c'est qu'elle espérait que quelque chose se produise. Que l'un d'eux, maintenant, immédiatement, réagisse et affirme qu'il sera capable de reprendre tout cela en main. Qu'il sera capable de dire ce qu'il faut faire, quels sont les objectifs, quels sont les priorités, et qui serait plus à même de faire une chose plutôt qu'une autre.
Elle rêve de se laisser porter par la vague d'une étrange dictature qui la guiderait dans ce monde où elle était complètement perdue, à l'instar des mots de sa camarade : pas à sa place.

Mais l'événement qui vint tout chambouler était loin de celui espérer.
Le bruit résonna comme un éclaire déchirant le ciel. Une détonation assourdissante qui annonçait un brutale trépas. Son sang se glaça instantanément et elle ne sut si la suite avait duré quelques secondes à peine ou bien de très longues, trop longues minutes.
Ce bruit, elle l'avait entendu la veille, lors de sa sortie avec deux autres membres du groupe, quand au moment de plier bagage, elle avait été la cible d'un tireur embusqué. Et lorsque les bras d'Ivy se crispèrent et l'agrippèrent pour se ruer au sol, elle crut un instant que c'était son amie qui avait été la proie de ce lâche assaut.
Dos à la véritable victime, elle n'avait pu voir ce qu'il s'était produit ensuite. Affalée au sol, elle avait immédiatement cherché la blessure, dans un état de panique grandissant, sur le corps de son amie. Mais sa réaction et son attitude qui suivirent n'avaient pas besoin de fournir plus d'explication sur la vérité.

Clouée au sol, trop choquée pour avoir une réaction cohérente, elle observa Ivy ramper vers Samuel, dont le visage dégoulinait d'un sang qui n'était pas le siens. Trempé par le fluide écarlate de celui qui lui faisait face, ce dernier avait chu privé de son souffle de vie.
Le sang se répandait déjà sur la roche et la poussière, tandis que le légendaire chapeau du cow-boy gisait en symbole sur le carmin morbide.

Toujours à terre, les ongles crispés sur le sol, le temps se remis à s'écouler normalement, et même donnait l'impression d'avoir accéléré son glas. Rampant à la suite d'Ivy, dans la terre et le sang, elle fit de son corps le barrage nécessaire pour qu'aucun tir ne vienne achever une victime qui aurait peut-être survécu.
Le temps que Samuel et sa camarade ne s'atèle à la tâche de le relever, elle porta son regard sur les environs, porté par le son qui résonnait encore lourdement à ses oreilles, et indiquait la position du meurtrier, vers la forêt qui bordait le campement.

Suivant le mouvement amorcé par le groupe, et portée par la voie de Melody annonçant la marche à suivre, elle gronda à son tour :

"Il faut aller derrière le motel en ruine ! Le tireur est dans les bois !"

Les murs, bien qu'effondrait, leur offrirait l'abris nécessaire pour ne pas subir de nouvelle attaque. Tassé sur ses jambes, elle escorta le convoi aussi qu'elle le pouvait, le regard porté vers James et l'espoir qu'il ai suivit le mouvement et ne soit pas blessé.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 17:38
Une déchirure dans le silence et le calme sécuritaire s'envole, les conflits disparaissent et la rancoeur s'oublie, face au présage de mort.

Le coup de feu avait figé James à son tour, se sentant l'espace d'un instant visé par l'acier meurtrier, avant de voir de ses yeux vu le sang gicler sur Samuel, en provenance du pauvre Calvin. Stupéfié, il regarda le cow-boy et sa surprise, son ultime geste d'une main amenée au torse, avant de s'écrouler dans un gémissement qui fendait le coeur du médecin.
Alors la panique, logique et inévitable, s'empara du groupe. Prit d'un instinct qu'il pensait disparu, il se jeta de coté en emportant Ricky avec lui dans la foulée, afin de se mettre au sol dans l'espoir que la constitution de la plaine les protègent de l'assassin qui les avaient pris pour cible, comme une lionne ciblait un troupeau de proies sans défense.

« Reste à terre ! » Lançait-il à Ricky, espérant de son ton haussé attirer son attention quelque soit le choc qui les avaient foudroyé tous les deux. « Rampe vers le camp, ne te relèves surtout pas ! On s'occupe de Calvin et Clark, aller ! »

Ricky devait l'écouter à nouveau et veiller sur sa vie, car ses pensées allèrent vers d'autres que le jeune homme et lui-même. Le cow-boy gisait au sol, entouré d'Ivy et Samuel qui s'efforçaient de le tirer hors de la zone de danger. Elizabeth, c'est vers elle que ses pensées allèrent naturellement, croisant son regard, elle qui avait eu la même pensée, tandis qu'elle partait vers le motel après avoir désigné la direction du tireur. Resté au sol, il jeta un regard vers la route, devançant la forêt, puis chercha des yeux le dernier du trio : Clark. Deux choix s'offraient à lui.

Soit Clark avait eu la bonne intelligence de se mettre à terre et de chercher à se sortir de ce pétrin, alors il pourrait suivre finalement Ricky et se mettre à l'abri à son tour, rampant sur le sol poussiéreux et ensablé.

Soit Clark demeurait en danger faute du choc, et alors il n'écouterait que sa volonté et prendrait le risque inconsidéré de se redresser pour courir vers lui et le rejoindre au plus vite, afin de l'inciter à se mettre à couvert et l'emmener ramper avec lui, avec toujours sable et poussière, vers les ruines du motel.

Dans tous les cas, il veillerait une fois éloigné du périmètre à rejoindre Calvin dans un état catastrophique, en espérant de tout son coeur que ce n'était pas encore fini et qu'il pourrait, quelque soit la manière, l'examiner, le soigner, se servir de son don, bref : le sauver.

Evènements

Anonymous
Invité
Dim 2 Aoû - 23:58
Panique, stress, surprise, les muscles s'activant les uns les autres et surtout, l'instinct de survie criant son règne.

Tout était allé au chaos, Ivy et Samuel s'étaient rués sur un Calvin à l'agonie, immobile, après que la jeune femme ait veillé au prompt départ d'Elizabeth vers les ruines, cette dernière s'exécutant non sans crainte pour ses camarades. Quant à Samuel, le choc, évidemment traumatisant pour n'importe qui en l'état, le perturba, l'emportant là où lui seul trouvait cohérence à sa réaction. Peut-être un souvenir qui refaisait inconsciemment surface en ce moment horrifique.

Sans pouvoir se cacher près du lac au milieu de la plaine, Frida, pour trouver le refuge qu'elle souhaitait du s'orienter vers les ruines. James se mit de même à terre, poussant Ricky, qui était frappé par l'horreur et la respiration haletante, ne réalisant pas ce qu'il venait de se passer, à se mettre à l'abri.

Le médecin constatait que Clark était resté sur place, figé en regardant le chapeau de Calvin à la bordure ensanglantée et la marque de ce même sang sur le sol sablé, le choc l'ayant déconnecté de la réalité. Il fonça pour l'aider en dépit des risques, tandis que Melody, prenant les choses en main, veilla à ce que chacun se mette à l'abri, aidant Ricky qui peinait à avancer, complètement perdu et suivie de près par James qui portait presque Clark derrière elle.

Il n'y eu aucun coup de feu supplémentaire, la plaine retrouvant son calme froid, si ce n'était le groupe qui se retrouvait agité par cette soudaine agression. De leur coté, Ivy et Samuel ayant trouvé le refuge des ruines, retournèrent Calvin pour constater son état : le visage recouvert de poussière, le buste couvert de sang et sa chemise spongieuse par la quantité qui s'était déversée très rapidement, il scrutait de ses yeux grands ouverts et déformés par la douleur, ses deux vis à vis, ne parvenant presque plus à bouger et s'efforçant pourtant de s'agiter comme il peinait à le pouvoir.

« Je... suis désolé...  » tentait-il de dire d'une voix gravissime et déchirée, souffrante en plaquant une main tremblante et baignant dans le sang sur la bras d'Ivy. « Pa... pardon... j'ai pas... j'ai pas réu....  »

Toussant soudainement, du sang jaillissant de sa bouche et coulant sur ses lèvres alors qu'il s'étouffait, un dernier souffle rauque, intense et meurtri s'en extirpa avant que sa tête ne s'affaisse sur le sol et que sa main ne glisse pour tomber à son tour, s'immobilisant sous le regard impuissant de ses camarades, ses yeux demeurés ouverts, sans vie, d'un ultime regard suppliant et douloureux.... à quoi James n'y pourra rien, en dépit de son don.

Calvin Hill, le cow-boy sympa, était mort en cette soirée d'hiver et de tragédie, après une dispute dont il emportait un pénible regret.

***

Il n'y aura eu aucune autre attaque et le groupe pourra constater que le camp est indemne, rien n'y sera venu si ce n'est les autres survivants qui auront fatalement perçu le coup de feu. Calvin aura été, ce soir, la seule victime et la sentinelle du Far West défunte, les ressuscités de Snyder se retrouveront définitivement seuls, face à ce monde infernal...

Fin.

Evènements

Anonymous
Invité
Lun 3 Aoû - 0:14


Jeu Spécial Achevé

Récompense(s) :

L'ensemble des participants obtiennent 30 points d'expérience.


Conséquence(s) :

Ivy, Elizabeth, James, Frida & Melody ont perdu 10 points en moral.
Samuel a perdu 20 points en moral.
Ivy a perdu 5 points en stabilité mentale.


Vous avez consommé :
/


Cheminement :

Le campement et son périmètre auront retrouvés un calme olympien, avec par chance, aucune visite des morts qui marchent. Durant le reste de la nuit, nul autre agresseur ne se sera manifesté.
Un récit quotidien illustrera dès demain les conséquences et la suite de cet évènement, cependant, il vous appartient, à la suite de ce récit, de faire part de votre propre vécu et de toute tentative que vous souhaiteriez amener, lié à ce qui a eu lieu et qui obtiendra réponse des scénaristes.


Les Scénaristes
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: