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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] Sous l'arbre moqueur - 27/01/35
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Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mer 26 Aoû - 20:34
Nelson avait pu laisser le jeune Jordan, qui se montrait coopératif et permettait ainsi de mettre en place une situation calme et sous contrôle, une bonne chose pour arriver à une conclusion positive pour eux tous. Restait à observer la réaction de ce deuxième inconnu, dont les premières réponses étaient silencieuses. Le grand fermier redressa son fusil qu'il apposa sur son épaule, plissant les lèvres à l'écoute d'une réponse enfin orale pour aborder un sujet bien plus dérisoire que ses propres préoccupations évoquées, sur ça, il parut encore plus méfiant.
Ce geste, ces mains mises en l'air pour entendre que l'inconnu ne se montrerait pas agressif et sa manière de s'approcher de lui ne furent pas du goût de l'homme, jusqu'à ce que ledit inconnu pose un nom sur sa personne en tendant la main, dans le but vraisemblable de serrer la sienne. A cela le fermier ne réagit pas tout de suite, s'éternisant à fixer profondément le dénommé Steeve dans le blanc des yeux et bien au-delà encore. Son regard se fit pesant, pessimiste, il ne montrait aucun signe d'approbation et ne répondit pas à son salut, preuve étant qu'il n'avait pas envie de croire sur parole ce qu'il lui avait répondu. En fait il ne croyait ni lui ni l'autre jeune homme, c'était une bonne habitude, mais dans ce cas-ci l'attitude du blondinet avait quelque chose de différent qui mettait plus en avant son attention. Ses yeux se posèrent à terme sur la main tendue, qu'il observa un instant avant de revenir à lui, et lui dire ceci d'une voix ne perdant rien de son calme et de sa mesure, malgré qu'elle soit pleine de sous-entendus :

« Rejoins la voiture et mets tes affaires dans le coffre, nous parlerons une fois qu'il y aura des murs pour assurer qu'une de ces choses ne nous tombent pas sur le coin de la figure sans prévenir. N'oublies pas de déposer ton tournevis, simple... précaution. » Appuya t-il son dernier mot.

Ceci fait, il recula de deux pas et tourna les talons, repartant en direction de la voiture sans se presser et non sans jeter un coup d'oeil de coté pour tenter de vérifier que le blondinet se soit affairé à le suivre. Si ce n'était pas le cas, il poursuivrait tout de même pour atteindre l'endroit où Jordan s'était réveillé et ploya les genoux. Proche du sol, il passa son fusil de main et ramassa le couteau avec la droite, constatant par la même que Jordan avait tenu parole. Ceci fait, il gagna la Ford et ouvrit la porte coté conducteur. Zyeutant Steeve, il grimpa en insérant son importante carcasse à l'intérieur de la voiture, ce qui n'omit pas de lui arracher un soupire d'effort tandis qu'il posait son fusil entre ses jambes, debout derrière le volant, de façon à le garder à sa seule portée. Le couteau, lui, passait dans sa main gauche.

« Personne dans mon dos, un siège à coté de moi et un autre derrière lui, je serais bien plus rassuré comme ça. »

La fenêtre ouverte et la voix un peu plus portée avaient permis à Aaron si il avait coopéré, même depuis le coffre ouvert, de l'entendre. Jetant un nouveau coup d'oeil pour voir où en était le blond de cheveux, il se pencha sur sa gauche en grimaçant légèrement sous le mouvement et plongea la main droite dans sa poche pour en ressortir un trousseau de clés, composé d'une bonne dizaine de clés distinctes. Le choix de la plus appropriée ne fut pas difficile et démarrer le véhicule lui demanda une poignée de secondes. Ainsi fait, il attendra que tout le monde se soit installé et que sa demande soit honorée, seulement là, il emploiera la pédale d'accélération - de sa boite automatique, tournant le volant alors que le moteur se mettait à rugir un peu plus.

La Ford sortie tranquillement de la route pour s'engager sur l'étendue d'herbe, en direction certaine du corps de ferme qu'ils avaient pu observer à distance.

« Dites-moi, Jordan et Steeve, d'où venez-vous ? Est-ce que vous savez où vous êtes ? »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Sam 29 Aoû - 23:09
Ma tête tournait. Vertiges, fatigue et nausées m'obligeait à maintenir mon dos contre la voiture.
J'étais pas bien, pas bien du tout. Estomac vide, ou presque, réveil difficile, j'avais l'impression d'avoir la gueule de bois. Oui, je crois que c'est ce que j'avais, une bonne gueule de bois. Sans doute le whiskey qui me restait sur l'estomac.

Nelson était parti parler à l'autre type. Je ne voyais plus trouble, je pouvais apercevoir son état. Pitoyable, comme le mien. Je ne devais pas être le seul à avoir le réveil facile. Il lui manquait une godasse à ce con. Un rire voulu sortir de ma gorge, mais je n'ai pas fait grand chose à par tousser.

Nelson ne lui avait pas beaucoup parlé, comme à moi à vrai dire. Il était parti chercher mon couteau, ma seul arme. J'étais sans défense. Pour être honnête, c'est l'une des choses les plus effrayantes qui puisse arriver. Etre à la merci de tout et n'importe quoi. Mais bon, Nelson ne me voulait pas de mal, et l'autre type était pas en état de faire grand chose. Enfin, c'est ce que j'espérais.

Nelson était revenu. Arme à la main, toujours. Il était rentré dans la voiture, fusil entre les jambes. J'avais entendu quelque chose. Une plainte ? Un soupir ? Malgré sa carrure, il était vieux, et il me l'avait fait savoir. Seulement, il avait son fusil à porté de main. Certes, ce ne serait pas très pratique en voiture, surtout que c'était un canon long, mais ce qu'il m'inquiétais le plus, c'était surtout mon couteau. Il l'avait dans sa main. Et quelle main ! Elles faisaient la taille de ma tête. Vu mon état, le mieux était de coopérer pour l'instant, je ne risquais rien. Enfin, à priori.

« Personne dans mon dos, un siège à coté de moi et un autre derrière lui, je serais bien plus rassuré comme ça. »

Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Aucune confiance. Je m'avançais un peu pour ouvrir la porte avant côté passager. Je m'affallais sur le siège, mes fesses juste posées sur le siège, Nelson était en train de sortir un grand trousseau de clés. Il démarra la voiture rapidement. Nous étions assis, la voiture démarrait. C'était rapide, la voiture roulait bien. Je m'y connaissais pas du tout, mais j'étais sûr que c'était une automatique, pas de vitesses à passer. Le moteur faisait un beau bruit, nous étions en direction de la ferme. On avait quitté la route, on roulait sur l'herbe.

« Dites-moi, Jordan et Steeve, d'où venez-vous ? Est-ce que vous savez où vous êtes ? »

On était arrivé chez lui comme par magie ? Impossible. On avait été déposés là. Mais si lui même ne savait pas, qui le savait ? Non. Il avait dit qu'il allait nous donner des réponses. J'avais été soigné, ça ne faisait aucun doute, ma blessure ne pouvait pas se refermer toute seule comme ça. Impossible.

" Avant j'étais à Los Angeles, je suis arrivé au Texas il y a pas loin d'un an. J'étais aux environs de El Paso quand je me suis endormi. "

Tout cela était vrai. Sans être dans la précision. Peut être que nous étions proches d'El Paso ? Je ne le saurai que plus tard, quand il acceptera de répondre à nos questions.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Ven 4 Sep - 19:14
La voiture poursuivit son chemin jusqu'à la ferme, avalant les nombreux mètres dans le ronronnement de son vieux moteur toujours aussi tenace malgré l'usage et les dégâts du temps. Le fermier gardait la main bien ancrée sur le volant, son regard papillonnant de la route au rétroviseur pour observer Jordan, à Steeve du coin des yeux, au volant même parfois. Il n'avait guère de mal à conduire et le faisait avec détachement, n'ayant de toute façon pas nécessairement besoin de regarder devant lui pour savoir qu'il ne rencontrerait pas d'obstacle.

A l'écoute de la réponse de Jordan, il acquiesça, doucement, plusieurs fois et répondit sur le même ton tranquille dont il avait fait usage :

« Los Angeles, une grande ville. Je n'y suis jamais allé, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais j'ai appris ce qu'il s'y était passé, c'est tragique. J'en suis désolé. Je n'ai pas non plus été à El Paso mais je connais un peu Ciudad Juárez, ma jeunesse m'y a brièvement porté. Il y fait très beau et bon en été, le fleuve de Grande est magnifique. »

Il marqua un temps tandis que la ferme, dont la maisonnée se dessinait sur un étage, paraissait aussi ancienne que douillette de prime abord, à la façon des vieilles maisons de l'ouest américain.

« Je crains en revanche que vous ne retrouviez pas El paso de si-tôt, nous sommes près de Snyder, à l'ouest de Dallas. Ca fait une sacrée trotte et aujourd'hui voyager est loin d'être une partie de plaisir, c'est même tout le contraire. »

Laissant planer l'effet qu'aurai pu faire l'information qu'il venait de délivrer, situant enfin l'endroit où les deux hommes s'étaient éveillés, ils arrivaient à la ferme et le conducteur braqua doucement le volant sur la droite pour faire le tour de la ferme et alla s'arrêter à coté de ce qui semblait être le garage, caractérisé par l'extension évidente du rez-de-chaussée et la porte basculante. Le vieil homme releva le frein à main et fit taire le moteur en retirant les clés.

« Nous y voilà. » Dit-il en se tournant pour voir Jordan de ses yeux, avant de revenir à Aaron, le couteau toujours tenu en main gauche. « Steeve reste ici, tu n'as pas envie de répondre à mes questions, c'est ton droit, comme le mien de ne pas te faire entrer chez moi avant d'avoir mes réponses. L'un des miens va venir à ta rencontre, je te déconseille de tenter de voler la voiture, ou quoi que ce soit d'autre, il est à fleur de peau ces temps-ci et je me passerais bien d'un barouf. »

Tenant le regard à Aaron quelques instants, la méfiance plus que visible et son expression on ne peut plus sérieuse, il se tourna ensuite vers Jordan à qui il laissa voir un léger sourire en coin à teneur amicale.

« Toi tu me suis, prends tes affaires avec toi. »

Après quoi, il ouvrit la portière et sorti de la voiture, attrapant son fusil au passage avant de glisser le couteau dans sa poche en prenant soin de maîtriser son geste pour éviter d'avoir à subir le tranchant de la lame. Refermant la porte derrière lui, le canon du fusil vers le sol, il avança vers l'entrée du garage et poursuivit pour atteindre l'angle de la façade. C'est à ce moment qu'il se tourna et scruta Jordan jusqu'à ce que celui-ci l'ai rejoint.

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Dim 6 Sep - 2:22
On était tout les trois dans la voiture, on continuait d'avancer vers la ferme, pour être tout à fait honnête, je ne me sentais pas du tout confiant. Je savais que si Nelson voulait me tuer, je serai déjà mort, mais être désarmé et face à l'inconnu c'était assez flippant. Franchement, je n'avais aucune raison d'avoir peur, mais c'est pas pour autant que j'étais rassuré. Surtout que le blond ne parlait pas, si j'avais besoin d'aide, je ne suis pas sûr de pouvoir compter sur lui.


« Los Angeles, une grande ville. Je n'y suis jamais allé, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais j'ai appris ce qu'il s'y était passé, c'est tragique. J'en suis désolé. Je n'ai pas non plus été à El Paso mais je connais un peu Ciudad Juárez, ma jeunesse m'y a brièvement porté. Il y fait très beau et bon en été, le fleuve de Grande est magnifique. »

C'est bizarre, mais je me sentais mieux, à vrai dire, ça m'étonnerai qu'un type blablate comme ça de tout et de rien avec vous si c'est pour vous massacrer juste après. J'étais un peu moins stressé, mais toujours sur mes gardes, faut dire ce qui est, je ne savais rien sur la situation. Après tout, une petite discussion ne pouvait pas faire de mal !

" Je comprends. C'est grand, mais j'aimais bien cette ville. C'est tragique oui, mais bon, pour être honnête, je n'ai rien perdu à Los Angeles, peut être mon ancienne maison, mais c'est tout. Je ne suis jamais allé à Ciudad Juàrez, mais j'ai vu le fleuve, c'est vrai qu'il est magnifique. "

Le fleuve avait toujours été un endroit calme et paisible, et il influait sur nous. Je me souviens de la première fois que je l'ai vu. J'ai du rester assis à le regarder, sans bouger pendant une bonne demi-heure. C'était apaisant. Après, y avait pas grand chose qui me calmait, à part les clopes, mais rester assis à observer un paysage aussi magnifique. J'avais vu des photos de l'Islande. C'est là où j'aurai voulu partir. J'aime les beaux endroits. Vraiment. Presque autant que les clopes. J'avais envie de fumer. Vraiment envie de fumer.

On s'approchait de plus en plus de la ferme. On était assez proche pour pouvoir observer la ferme. Un étage, un genre de vieille battisse de campagne, mais ça avait pas l'air en ruine. Et s'il habitait là, c'est que ça devait être habitable. Je suppose.

« Je crains en revanche que vous ne retrouviez pas El paso de si-tôt, nous sommes près de Snyder, à l'ouest de Dallas. Ca fait une sacrée trotte et aujourd'hui voyager est loin d'être une partie de plaisir, c'est même tout le contraire. »


Là, ce qu'il me disait, c'était assez effrayant. On est au milieu du Texas, alors que la dernière fois j'étais à El Paso. Il n'y était jamais allé, mais comment je m'étais retrouvé là ? Sérieusement ? Et comment ma blessure a été soignée ? Je suis resté combien de temps dans le coaltar ? Et si c'était pas Nelson qui m'avait amené ici, c'était qui ? Il n'était pas seul. Le problème c'était que celui qui m'avait amené ici avait vu les autres. Là, j'avais peur. Un frisson. Un seul. Plus le temps d'avoir peur, je devais réfléchir à ce que j'allais dire, à ce que j'allais inventer. Nelson braqua le volant. Merde, c'était la fin du trajet. Peut être que Nelson ne savait rien sur El Paso, mais quelqu'un d'autre ? Je devais mesurer toutes mes paroles. La voiture s'arrêta. Mes oreilles sifflaient. Le stress pur. L'adrénaline. La peur. Tout ça en un instant. Nelson prit les clés de sa voiture.

« Nous y voilà. »

Nous y voilà. Oui. J'appréhendais la suite des événements. Il me regardait, le couteau dans sa main. Puis il se retourna pour voir le blond.

« Steeve reste ici, tu n'as pas envie de répondre à mes questions, c'est ton droit, comme le mien de ne pas te faire entrer chez moi avant d'avoir mes réponses. L'un des miens va venir à ta rencontre, je te déconseille de tenter de voler la voiture, ou quoi que ce soit d'autre, il est à fleur de peau ces temps-ci et je me passerais bien d'un barouf. »


Je serai seul à sortir. Je m'en doutais. Pour être tout à fait honnête, ça puait. Et pas qu'un peu. Adrénaline dans le sang, yeux grands ouverts, j'étais prêt. Et j'avais peur. Peur de tomber encore une fois ? Certainement. Nelson se retourna encore vers moi. Il souriait, enfin, je crois. J'espère juste qu'il ne pouvait pas sentir la peur comme son chien.

« Toi tu me suis, prends tes affaires avec toi. »

Un ordre, pas une demande. Je devais le suivre. Je réfléchissais. Vite. Que faire ? Que se passerait-il ? Comment devrai-je faire pour fuir ? Où aller ? Voler la voiture ? Mais je sais pas conduire. J'étais descendu de la voiture. Je refermais la porte derrière moi, et pris la direction du coffre. J'avais une idée. J'ouvris le coffre dès que j'étais à son niveau. Je mis le sac sur mon épaule gauche uniquement juste après avoir ouvert la poche où j'avais rangé le hamac. Un petit espace juste assez grand pour laisser passer ma main. C'est bon. Je savais quoi faire si la situation dégénérait. Je refermai le coffre. Je passais du côté gauche de la voiture, et je vis Nelson à côté de l'entrée du garage. Toujours le fusil en main. Je m'avançais vers lui.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Mer 9 Sep - 0:49
Nelson attendit que Jordan vienne à ses cotés, puis l'observa fixement quelques instants, avant de porter sa main libre à son épaule en l'empoignant très légèrement.

« Tu viens de te réveiller après avoir subit des choses que je n'imagine pas et te voilà convié dans un endroit que tu ne connais pas, avec un type dont tu ne sais strictement rien. Je comprends dans la mesure du possible ce que tu ressens, ou du moins je m'en fais une idée. Le monde ne tourne plus rond mais la bienveillance du seigneur demeure et il veille sur notre destinée, la preuve étant, combien de chances avais-tu de tomber ici et non ailleurs ? »

Il sourit faiblement et lui fit un clin d'oeil.

« Nombreux sont les hommes avides et les survivants violents, mais ce n'est pas mon cas. Alors ne sois pas inquiété, dès lors que nous restons sur la même longueur d'ondes. »

Après quoi et d'un regard explicite, il le relâcha et se dirigea sereinement vers la porte d'entrée, conservant le fusil contre sa cuisse et le canon vers le sol. Il tourna la poignée de la porte restée vraisemblablement déverrouillée et ouvrit, s'engouffrant à l'intérieur. Une fois entré à son tour, Jordan pourra reconnaître du premier coup d'oeil l'endroit qui faisait office de première pièce : une cuisine.

Blanche et douillette, elle est équipée d'une table au centre, faite de vieux bois avec quelques chaises autour, soigneusement poussées dessous. Sur la droite, il y a des meubles de cuisine qui font les deux angles et s'étalent sur les différents murs, y consacrant toutes sortes d'utilités typiques de cette pièce : évier, broyeur, plans de travail multiples dans ce cas, des portes de placards un peu partout en dessous et sur les petits meubles accrochés aux murs au-dessus, micro-ondes, cuisinière, et même un lave-vaisselle et une machine à laver. Rien de bien extraordinaire, mais avec tout ce qu'il faut, des ustensiles répartis, des serviettes, des torchons, des bocaux, et tout ce que l'on peut imaginer dans une cuisine, le superflu en moins vu la situation extérieure et les risques immédiats puisque la pièce est exposée. Les fenêtres sont barricadées par des planches de bois. Une porte se situe de l'autre coté de la table, en battants.

Au dessus de l'évier, se trouvait une jeune femme qui avait fait volte-face en voyant le fermier puis le jeune homme entrer, tenant en main un chiffon et dans l'autre un couteau de cuisine encore humide. Elle n'était pas très grande, ni très impressionnante, haute d'à peine un mètre cinquante huit pour une cinquantaine de kilos au maximum en poussant l'estimation à l’œil, elle semblait douce et fragile , abordant une magnifique crinière blonde et des yeux bleu clair à faire tomber. Elle portait un débardeur rouge qui relevait assez sa poitrine peu généreuse mais présente, un short en jean lui tombant jusqu'aux genoux et des sandales. En voyant Jordan, elle leva la main droite un instant avant de se rappeler qu'elle tenait un couteau et le posa en hâte sur le plan, agissant avec un manque percutant d'assurance, puis enfin fit un signe de main timide en guise de salut maintenant celle-ci libérée.

« Jordan... » Commença le vieil homme en mettant sa main libre dans une poche. « Voici Pamela, notre maîtresse de maison. Pamela, Jordan, que j'ai trouvé près de la route. Pamela est arrivée ici dans les même circonstances, il y a un moment déjà. »

Il avait énoncé ses mots avec un amusement perceptible, la jeune femme esquissant un doux sourire un peu mal à l'aise en ne regardant Jordan que brièvement, avant de détourner le regard, comme si croiser le sien lui était oppressif.

«B-bonjour. Ra... ra... ravie, de te c-connaître. » Dit-elle non sans peine.

Son bégaiement ne manqua pas de se révéler avec flagrance et sa timidité ne faisait maintenant plus aucun doute. Le fermier, scrutant Jordan du coin de l'oeil, porta ensuite son attention au reste de la pièce, avant de reprendre sans vraiment accorder à l'un ou à l'autre des deux jeunes l'occasion d'un véritable échange.

« Ricky est à l'intérieur ? » Répliquait-il.

«Il est dans s-sa ch-chambre. » Rétorquait Pamela avec moins de mal maintenant qu'elle s'adressait à l'homme.

« Peux-tu aller le chercher s'il te plait Pam ? Dis-lui que nous avons un invité qui patiente dans la voiture et qui aurait besoin d'être... prit en charge. » Conclu le fermier en souriant plus tendrement pour elle.

La blondinette acquiesça sans chercher à poser de question et se tourna vers le meuble sous l'évier pour placer le chiffon sur l'accroche qui lui était destiné, avec application, avant de tourner les talons et passer à coté du bar américain, ne se permettant qu'un regard furtif à Jordan, puis contourna le fermier qui la suivie du regard pour s'engouffrer par l'un des battants de la porte opposée.
Ceci fait, le vieil homme se tourna vers Jordan, le regarda un instant puis fit deux pas vers le bar et posa tranquillement le fusil dessus.

« As-tu toujours faim ? »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Jeu 10 Sep - 16:21
Arrivé au niveau de Nelson, celui-ci posa sa main sur mon épaule après un court instant. Il me serrait l’épaule. Il ne serrait pas fort, mais le fait que ce soit un géant me donnait une impression d’impuissance face à lui. Ce simple geste était un avertissement, une démonstration de force.

« Tu viens de te réveiller après avoir subit des choses que je n'imagine pas et te voilà convié dans un endroit que tu ne connais pas, avec un type dont tu ne sais strictement rien. Je comprends dans la mesure du possible ce que tu ressens, ou du moins je m'en fais une idée. Le monde ne tourne plus rond mais la bienveillance du seigneur demeure et il veille sur notre destinée, la preuve étant, combien de chances avais-tu de tomber ici et non ailleurs ? »

En effet, le monde ne tournait pas rond du tout. Mais ce n’est certainement un dieu inexistant qui allait arranger ça. Certainement pas. Et de plus, est-ce que c’était vraiment une chance d’être ici ? Pas sûr. Ici, j’étais prisonnier. Peut être qu’ailleurs j’aurai pu être libre. Ou mort. Je préfère ne pas le savoir.

« Peu, très peu. En fait, certainement aucune. »

Toujours dire aux gens ce qu’ils veulent entendre tant que ça n’aura aucun impact sur ce qui pourra arriver. Stan avait toujours raison, c’était vérifié.

Ma réponse avait du lui plaire, il me souriait et me fit un clin d’œil. Il enchaina.

« Nombreux sont les hommes avides et les survivants violents, mais ce n'est pas mon cas. Alors ne sois pas inquiété, dès lors que nous restons sur la même longueur d'ondes. »

Oui, c’était une démonstration de force. Chez lui, ses règles. Compréhensible en un sens, et puis, il avait l’air malin ce géant. Il savait ce que j’avais fait ? Non, il m’aurait laissé sur place sinon. S’il était réellement malin, et qu’il savait tout, il m’aurait déjà explosé la tête depuis un bon moment. Je hochais la tête pour lui montrer que oui, j’étais sur la même longueur d’onde avec lui. Je ne voulais pas de problèmes, j’avais déjà des questions sans réponses. J’avais besoin d’aide. A la vue de mon geste, il relâcha la pression qu’il avait mit dans sa poigne pour se retourner ouvrir la porte juste derrière lui. Il avait le fusil pointé vers le bas, et il entra. Je le suivais, c’était une cuisine. Rustique, mais équipée. Des meubles en bois, dignes de la bâtisse, avec le minimum requis. Une table en bois, un évier, un lave-vaisselle, une micro-onde et une cuisinière. Ce qui retenait le plus mon attention c’était les fenêtres. Barricadées. Il y avait aussi une porte de l’autre côté de la table. Un accès au reste de la maison sans doute. Au dessus de l’évier, il y avait une fille. Une blonde. Elle portait un débardeur rouge avec un short en jean. J’avais du lui faire peur, car dès que je suis entré, elle s’était retournée d’un seul coup. Petite et frêle, elle avait un couteau dans la main, qu’elle posa peu de temps après m’avoir vu pour faire un signe de la main en guise de salut.

J’ai toujours adoré les blondes. Je les ai toujours trouvé magnifiques, en fait, je regardais toujours les cheveux d’une fille dans un premier temps, c’est ce qui m’obnubilait chez elles. Les longues chevelures blondes comme celle de cette jeune fille. Le pire, c’était ses yeux. D’un bleu clair de la couleur du ciel, j’aurai plongé dedans si j’avais pu.

« Jordan... Voici Pamela, notre maîtresse de maison. Pamela, Jordan, que j'ai trouvé près de la route. Pamela est arrivée ici dans les mêmes circonstances, il y a un moment déjà. »

Pamela. Un joli nom pour une jolie fille. Elle m’avait souri. Elle avait un sourire à vous faire tomber par terre, vraiment. Elle ne m’avait lancé qu’un regard timide, mais c’était assez pour que je sois victime de son charme. Elle était arrivée dans les mêmes circonstances que moi ? Donc je n’étais pas seul, il y avait certainement eu d’autres personnes, bien plus. Il fallait que je me renseigne, ce serait sans aucun doute la première question que je poserai à Nelson après savoir comment j’étais arrivé là.

«B-bonjour. Ra... ra... ravie, de te c-connaître. »

Elle bégayait, elle était timide, ça ne faisait qu’accentuer son charme. A sa réponse, je souriais et inclinait légèrement la tête vers l’avant. J’allais lui dire que moi aussi, j’étais ravie de la connaître, cependant, Nelson avait prit la parole.

« Ricky est à l'intérieur ? »

Ils étaient donc au moins trois dans cette ferme. Nelson, Pamela et Ricky. Deux hommes, une femme. Ils étaient sans aucun doute plus. Une grande ferme comme ça, et puis, Nelson est malin, il ne se serait pas permis de prendre deux personnes en voiture avec lui s’il n’était pas sûr de sortir vivant de la voiture, de plus, il ne savait pas où était Ricky, et ce n’est certainement pas Pamela qui lui aurait donné un coup de main contre nous deux ou contre les morts. Il y avait forcement plus de monde ici.

«Il est dans s-sa ch-chambre. »

Pamela bégayait moins, ce devait être le fait que je n’étais qu’un inconnu qui l’effrayait, c’est normal en même temps.

« Peux-tu aller le chercher s'il te plait Pam ? Dis-lui que nous avons un invité qui patiente dans la voiture et qui aurait besoin d'être... prit en charge. »

Nelson allait s’occuper de Steeve. Enfin, Ricky allait s’en occupait. Aucun doute, je n’étais en sécurité ici. Je suis sûr qu’ils allaient lui foutre une balle. Je n’étais pas armé, je n’avais plus mon couteau, j’avais les membres raides, je ne pouvais rien faire. C’est une prison, la seule différence, c’est qu’il n’y a pas de barreaux aux fenêtres. J’ai un homme avec un fusil en face de moi, un autre qui va certainement liquider Steeve dans la voiture. Franchement, je stressais tellement que ma vision se troublait, j’avais mal au ventre, en bas de ventre, mes oreilles sifflaient. Il voulait sans doute me poser des questions avant de m’exécuter, il m’avait menti. Il était parti à El Paso, il avait tout vu. Mais comment Pamela aurait pu arriver ici comme moi ? Il y avait un problème. Soit il me mentait, soit je devenais complètement paranoïaque. Je ne pouvais plus fermer ma main gauche, j’avais mal à l’avant bras. Pamela était partie. J’étais seul à présent. Seul avec Nelson. Je ne pouvais plus fermer mes yeux qui fixaient la table. Nelson se tourna vers moi. Il me fixait. Qu’allait-il faire ?

« As-tu toujours faim ? »

Je n’avais pas remarqué, mais il avait déposé son fusil sur le bar juste un peu plus loin. D’un seul coup, j’avais un grand poids qui s’enlevait de dessus mes épaules. J’étais soulagé. Pour le moment seulement. Mais j’avais faim. Très faim. Je lui répondis en le regardant avec un léger sourire :

«  Oui, et pas qu’un peu pour être honnête ! »

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Lun 14 Sep - 0:20
Nelson manoeuvra à ce que sa seconde main rejoigne à son tour la poche de son pantalon, écoutant la réponse de Jordan en laissant échapper un léger rire amusé derrière ses lèvres closes, son sourire certes sans dent lui étirait les contours des yeux rapetissés.

« Oui, tu ne fais pas de cinéma, tu es direct. J'aime assez ce genre de caractère, on ne tourne pas autour du pot et on se parle les yeux dans les yeux. Ce qui fait de toi soit un homme honnête, soit un manipulateur, les autres ne tiennent jamais le regard, à cause du malaise ou du risque.

Alors permet-moi d'être franc à mon tour. »


Il ne cessa de le fixer, ne clignant même pas des yeux, comme s'il avait passé sa vie à fixer autrui si bien qu'il en maîtrisait l'exercice de force, tandis qu'il faisait deux pas vers lui afin d'amoindrir leur distance de sécurité, que cela ait été dans la volonté de le rassurer ou de l'intimider, la réaction de Jordan à cela n'appartenait qu'à lui.

« Je sais que tu ne m'as pas menti jusqu'ici et tu sais que tu n'es pas le premier à te réveiller sur ma propriété. Est-ce que tu continueras à être honnête ? Je ne saurais pas le dire. Mais quoi qu'il arrive, tu as besoin de réponses, ça paraît évident vu les circonstances. Je t'ai dis où tu te trouvais et je t'en dirais plus, autant que j'en sais, mais pas maintenant.
Une fois que Pamela sera revenue, elle va te conduire à une chambre pour que tu puisses te poser, te reposer, elle te montrera la salle de bain et d'ici une demie-heure elle t'apportera un de ses bons plats. Interdiction d'entrer dans les autres chambres ou dans le garage, mais tu pourras profiter du salon, faire un tour en cuisine si besoin, aller te promener autour de la ferme sans trop t'éloigner, c'est dangereux de sortir de nos jours. Tu ne toucheras pas à un seul de ses cheveux blonds et je conserve ton couteau durant ton séjour. Demain, nous parlerons, tu as ma parole et je pourrais avoir pour toi une issue en attendant de savoir ce que tu souhaites faire de ta nouvelle vie, ou ce que tu aurais l'intention de reprendre de la précédente. Quoi que tu ais été, que tu ais fait, ici ça ne compte pas, seulement ce que tu fais et moi, je jouerais mon rôle. »


Son discours achevé, sur un ton on ne peut plus sérieux et d'une expression explicite, il lui accorda un nouveau sourire un peu plus franc, retirant une main de ses poches pour venir frotter sa très épaisse barbe d'un air pensif.

« Tu pourrais tomber sur les deux autres garçons de la maison, Clark & Ricky, n'ais pas peur de ce dernier, il est vif mais pas mauvais. En dehors de Pamela, il y a une autre jeune blonde et une brune, Ana et Dakota, que tu ne toucheras pas non plus. Qu'en dis-tu Jordan, deal ? »

Jordan Getz

Anonymous
Invité
Lun 14 Sep - 4:39
J’avais sans aucun doute donné la bonne réponse vu la réaction de Nelson, il rigolait. Ce rire était certes léger, mais toujours mieux qu’un fusil posé sur ma joue. Il aimait ma franchise. Seulement, pour lui j’étais soit un honnête homme, soit un manipulateur. Il parait que les gens ne parviennent pas à tenir le regard. Malaise ou risque disait-il. Aucune idée, j’avais vu et fait des choses qui dépassaient l’entendement, ce n’était pas un banal regard qui me faisait peur. C’était surtout le géant qui aurait pu m’arracher la tête juste en appuyant sur la détente ou tout simplement en une seule gifle. Je connaissais un mec qui faisait cette taille là, plus de deux mètres, tout en muscle, un véritable colosse, mais il était muet. Il était effrayant au premier abord, mais là c’était pire. Les mots ajoutent une toute autre dimension à l’impact créé par son physique. Sa voix était calme et posée. Je savais que chaque mot devait être mesuré et pesé. Surtout qu’il envoyait quelqu’un « s’occuper » de Steeve.

Il n’avait pas arrêté de me fixer. Son regard était pesant, mais pour être honnête, ce n’était pas un regard dur. Il avait fait deux pas en avant vers moi. Il était plus loin de son fusil certes, mais il était surtout bien plus près de moi. Pour être honnête, ça me faisait plus peur qu’autre chose. Un frisson me parcouru l’échine. Mon sac était légèrement ouvert, il ne fallait pas que je l’oublie, ce serait ma porte de sortie, ma dernière chance si ça tournait mal. Mais non, il avait enchainé sur un long discours. Tant mieux dans un sens.

Il savait que je ne lui avais pas menti, il savait donc que j’avais été à El Paso. Il devait savoir d’autres choses. Il me donnerait des réponses, mais plus tard. Je savais où j’étais, je savais que je n’étais pas le seul à me réveiller ici. Pamela allait revenir pour m’amener à ma chambre. Elle me montrerait la salle de bain. Une salle de bain, pour prendre une douche ! Putain, j’étais tellement sale que j’aurai tué pour pouvoir me laver, surtout s’il y avait de l’eau chaude ici. J’avais des restrictions. Interdiction formelle d’entrer dans les autres chambres et le garage. Logique, il protégeait ses gens et il devait y avoir une voiture dans le garage. Je ne savais même pas conduire. Enfin, je ne savais pas conduire les voitures, j’avais toujours été moto plutôt que voiture. Je pouvais aller dans le salon ou encore dans la cuisine ou encore sortir dehors. Pas trop loin disait-il, c’était dangereux. Mais je n’avais rien vu. Pas de morts, et pas de vivants à par Steeve et les personnes de la ferme.

Je ne devais pas toucher Pamela. Il protégeait ses gens. C’était certainement pour cela qu’il semblait aussi effrayant. Il voulait me faire comprendre que c’était lui le patron, et surtout, que je devais jouer le jeu avec lui. Il était sans aucun doute le chef de la ferme. Il se sentait responsable de tout le monde, enfin, de son monde. La moindre connerie, la moindre chose contre lui ou ses amis, et je sais où finirait ma tête. Enfin, où finirait la balle de son fusil. Il gardait aussi mon couteau. Logique et compréhensible. Si besoin est, il devait y avoir d’autres couteaux dans la cuisine, comme celui de Pamela. J’aurai des réponses. Le lendemain seulement. Il voulait certainement me laisser digérer tout ce qui c’était passé aujourd’hui. J’étais prêt à l’entendre, mais ce n’était pas grave. Je pouvais attendre une journée, et puis, une bonne douche, un bon repas et une bonne nuit ne me feraient pas de mal, bien au contraire. Tiens, il m’expiait de mes péchés ? Tout ce que j’avais fait avant ne comptait pas ? Très bien, je ne crachais pas dessus. Pas du tout même, je n’aurai même pas besoin d’en parler, et c’était tant mieux. Certains secrets sont beaucoup mieux s’ils restent gardés. Je devais faire ma part et il ferait la sienne. Ouais. C’était convenable.

Il avait arrêté de parler. Il me souriait encore, il se grattait la barbe. Sa voix avait changé. Ce qu’il dirait ne devrait pas être oublié. Absolument, je le sentais. A vrai dire, je flippais à cet instant. Il me disait qu’il y avait deux autres garçons dans la ferme. J’avais entendu parler de Ricky juste avant, d’ailleurs, Nelson me précisa qu’il était vif, si ce n’était que ça, ça irait. Y avait un autre garçon, Clark. Et deux femmes en plus, Ana et Dakota. Une blonde et une brune, je ne devais pas les toucher elles non plus. Ça se comprend. On avait un deal.

« Deal. » disais-je en lui tendant ma main droite.

Nelson Wallace

Anonymous
Invité
Dim 20 Sep - 2:06
Le vieil homme posa les yeux sur la main tendue, puis revint soutenir le regard du jeune homme et tendit finalement la main à son tour pour serrer la sienne. Une poigne ferme et franche, ne faisant pas preuve de retenue, non pas pour l'impressionner ou l'intimider, il n'en avait pas besoin, c'était pour ainsi dire sa façon de fermier texan de serrer la main, sans commune mesure.

« Nous sommes d'accord alors. »

Il n'avait plus rien à ajouter de particulier, autre que ce qu'il lui avait déjà dit de façon très directe. Quelques instants après, alors que Nelson lâchait sa main, la porte de la cuisine s'ouvrit à nouveau et vit Pamela la franchir, celle-ci se tenant les mains et les manipulant, appuyant sur ses phalanges, se les frottant, sans vrai but autre que celui de faire quelque chose de celles-ci, sa nature réservée justifiant cet acte.

« Ricky est p-passer par le ga-garage, il a d-dit d-d-d'accord. »

Le fermier se tourna vers elle et lui sourit plus volontiers qu'à Jordan, opinant du chef en guise de remerciement avant de désigner le jeune homme à ses cotés d'un simple geste de main.

« Je vais voir où en est Clark. Veux-tu accompagner notre invité dans la chambre d'ami ? Il aurait bien besoin de repos, de calme et d'un repas chaud pour se remettre de ses... aventures. »

La jeune blondinette passa le regard de l'un à l'autre, puis acquiesça avec un brin de stress en penchant instinctivement et brièvement la tête sur le coté.

« Je redes-scendrais en cuisine une f-fois qu-qu... » Elle marqua un temps, parvenant péniblement à achever le mot qui semblait se coincer dans sa gorge, entrouvrant la bouche en battant des cils. « Qu'il sera installé. V-viens. »

Avait-elle finalement adressé à Jordan, tournant ensuite les talons pour rouvrir la porte menant au salon en jetant un oeil pour vérifier qu'il la suivait effectivement. Nelson lui, avait replacé sa main dans sa poche et attendait patiemment que les deux jeunes sortent de la cuisine en les toisant avec attention.
Une fois la porte passée, Jordan pouvait découvrir le salon, spacieux, avec son vieux et massif piano, le poste-radio sur la gauche et le coin canapé-télévision sur la droite. Le salon donnait respectivement sur deux couloirs de chaque coté et devant eux, sur un escalier conduisant à l'étage. C'est dans cette direction que la jolie blonde se dirigea, jetant des coups d'oeil de coté pour continuer à vérifier qu'elle était suivie de l'invité en question, le devançant pour grimper les marches et rejoindre l'étage, où elle le conduirait à la chambre centrale. Elle ne décrocha pas un mot avant d'y arriver et une fois là, elle l'invitera très péniblement à poser ses affaires et se reposer lui-même, le temps qu'elle revienne avec un modeste mais ô combien savoureux plat composé d'une purée parfaitement assaisonnée de sel, poivre et noix de muscade, et d'un steak haché probablement surgelé à l'origine.

Ainsi fait, elle ne restera pas, laissant Jordan seul à seul avec lui-même dans cette chambre à l'odeur de vieux bois et aux deux lits inoccupés avant son arrivée.


Fin.

Eléments scénaristiques:
 
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