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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

L'avenir se joue autour du feu - 26/01/35
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Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 10 Aoû - 13:36
Interprété par Melody Campbell, Frida Rivero, James Everett, Samuel Freeman, Elizabeth Evans, Ivy Lockhart et Seth Willis.


La veille avec le fiasco de la réunion voulue par Calvin, la mort du cow-boy par un tir de sniper parfaitement maîtrisé, son enterrement de nuit quelques heures après auquel elle a assisté de plus ou moins loin, les questionnements, les larmes versées, le départ en pleine nuit de Clark et Ricky avec la petite chevy spark, la solitude trop pesante, de nouvelles larmes versées. Tout lui revient en bloc en mémoire alors qu'elle émerge des quelques heures de sommeil qu'elle a miraculeusement réussi à faire.

La tête en vrac, elle part au bord du petit lac malgré le danger qu'il pourrait y avoir encore, cette peur ne va juste pas être possible à vivre au quotidien, ils vont devoir faire quelque chose. La brune fait un brin de toilette au bord de l'eau plus par nécessité et réflexe que par envie avant que ses yeux ne se posent sur la tombe fraîche de Calvin, une boule se forme dans sa gorge. Elle se redresse et approche de la tombe, faisant alors ce qu'elle n'a pas fait la veille, elle se recueille et dans un murmure elle entame une prière traditionnelle gaélique. Non pas qu'elle soit vraiment croyante voir même pas du tout mais parce qu'en Écosse même un non croyant accompagne un défunt par cela en signe de respect.

La dernière volonté du cow-boy lui revient en mémoire, elle regarde vers le campement puis la tombe puis de nouveau le campement. Elle soupire. Elle aurait bien voulu attendre encore mais il faut battre le fer tant qu'il est chaud dit-on.

- On va le faire promis.

Elle se relève, observant les alentours par précaution même si cela ne sert à rien en cas de tireur embusqué puis la brune repart vers le campement. Bien réveillée cette fois, elle remarque, entre deux nuages, que le soleil est déjà assez haut dans le ciel, jaugeant que la matinée doit en être à sa moitié, elle peut donc le faire.

Remettant son arbalète en place sur son épaule comme un geste pour se donner du courage, elle entreprend de faire le tour du campement voir du périmètre s'il le faut. L'un après l'autre, chaque survivant verra Melody l'aborder et lui dire ceci :

- On doit respecter la dernière volonté de Calvin, en plus du fait que la nécessité nous y oblige, on doit décider de notre avenir tous ensemble. Rendez-vous autour du feu de camp d'ici une heure maximum.

Sa tournée terminée, la belle brune rejoint elle même le centre du campement et se pose, dans un nouveau soupir, assise sur un rondin près du feu de camp qui crépite doucement. Elle observe la tranquillité de flammes et des braises qui loin de toutes ces considérations vivent leur petite vie en paix. Contemplation qui laisse le temps aux autres d'arriver, enfin normalement, mais il n'y a pas de raisons qu'ils ne viennent pas, ils sont raisonnables malgré tout. Et ils doivent bien savoir que les quelques mots qu'elle leur a dit sont de la pure logique et vérité et qu'ils n'ont pas vraiment le choix s'ils veulent que leur petit monde arrête de s'émietter à chaque jour qui passe.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Lun 10 Aoû - 15:13
Frida venait d'apprendre le départ de Clark et Ricky en plein milieu de la nuit, et après la courte et peu reposante nuit qu'elle avait passé, les yeux bouffis par la fatigue et ses pleurs de la veille, cette nouvelle avait achevé de la rendre d'humeur exécrable pour la journée... !

Elle alla se réchauffer au coin du feu après avoir récupérer son petit-déjeuner, son épuisement ne l'aidant pas à supporter le froid de ce matin d'hiver. Heureusement, elle avait pu échanger ses fringues en décomposition contre des vêtements propres et plus adaptés à la saison : un t-shirt à manches longues gris, un gilet à capuche bleu marine, et un pantalon en jean.

Pendant qu'elle grignotait sa barre de céréales, elle ne pouvait s'empêcher de s'indigner devant le départ lâche et précipité des deux hommes. Ils auraient bien pu écrire dans leur lettre qu'ils pouvaient tous aller se faire foutre que cela aurait été du pareil au même pour elle.

Elle comprenait qu'ils veuillent se mettre en sécurité pour aider Calvin à tenir sa promesse. Mais Calvin était mort, et plus rien ne les empêchait de rester pour continuer le travail qu'avait fait Matthew jusqu'à présent pour faire survivre ce campement et ses occupants.
Et puis merde quoi, Matthew était l'ami de Clark, et le frère de Ricky ! Qui ne rêverait pas de pouvoir venger une personne aussi proche de soi et à qui on aurait fait du tord... ?
Comment pouvait-il fuir, alors que des personnes qui n'ont aucun lien avec Matthew -ou du moins pas autant qu'eux deux- étaient prêtes à partir à son secours, au péril de leur vie ?
Si elle les revoyait, elle leur mettrait probablement un poing dans la gueule à chacun !

Mais les pensées de la noiraude furent interrompues par l'annonce de Lara Croft, qui donnait rendez-vous à tous les survivants auprès du feu pour discuter de ce qu'ils allaient bien pouvoir de venir avec toutes ces merdes qui s'enchaînaient.
Et ça tombait bien, parce que le coin du feu, elle y était, et elle décida de ne pas bouger en attendant que les autres s'y regroupent également.

En attendant, elle continuait de ronchonner dans sa barbe, voyant les têtes arriver les unes après les autres.

« J'espère que personne n'a ramené d'arme, parce que si ça part en couilles comme la dernière fois, ça va sérieusement m'gonfler.... » lâcha-t-elle sur un ton retranscrivant parfaitement son état d'esprit actuel une fois que la plupart des gens étaient là.

Et cette « menace » cachée n'était pas faite en l'air : le premier qui foutait le bordel ou n'était pas foutu de parler normalement, elle allait se le faire !

Elle était définitivement de très, très mauvaise humeur.....

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 11 Aoû - 2:50
La journée suivant le fiasco de la veille, la tristesse de tout le groupe et le départ des derniers membres du groupe initiale, fut paradoxalement calme, simple, morose. James, levé aux aurores, fit le tour du camp, plusieurs fois pour vérifier que rien ne les surprendraient. Il n'était peut-être pas le seul mais ne chercha pas particulièrement de compagnie. Il cogita, encore et encore, demeura un temps auprès du feu, se nettoya au lac et lava ses affaires avec ce qu'il avait sous la main, soit de l'eau et une vieille brosse trouvée il y a peu parmi le fourre-tout de la caravane.

Ils s'étaient manqués avec Melody quand elle était revenue du lac la première fois et faillit bondir quand il tourna la tête en ressentant une présence dans son dos tandis qu'il frottait son tee-shirt, lui-même fatalement torse nu puisqu'il faisait son semblant de lessive. Encore heureux qu'il ai gardé à ce moment son pantalon et ne faisait que commencer. James lâcha la brosse et porta la main à l'arme dans son dos en se redressant, son Beretta M21 que Melody avait sûrement aperçue. Cependant en prenant conscience de l'identité de l'être humain s'approchant, il cessa son geste avant de sortir l'arme et s'entendit soupirer.
Probablement que la paranoïa le prenait mais après ce qui s'était passé, c'était légitime. N'ayant pas le coeur à sourire, il n'en fit rien aussi rare que ce soit de sa part, toujours habitué à ne serait-ce qu'un léger sourire en coin en guise de signe amical, lui le dépressif de service. Il écouta ce que la chasseresse avait à lui dire et acquiesça, jetant un regard à la tombe non loin d'eux en répliquant d'une voix au ton toujours endeuillé mais compréhensif du procédé, soutenant l'initiative de Melody.

« On a pas d'autre choix, bon ou mauvais. Compte sur moi, j'y serais. »

Simple, direct, mais quoi de plus approprié. Il n'y avait rien à ajouter, il n'avait pas envie d'épiloguer sur la fin révoltante et dramatique de leur ami, ni sur la nature de sa dernière volonté dont il avait été le premier à comprendre et soutenir tout de celle-ci. Oui, il avait l'art de soutenir, ce qui ne suffirait plus pourtant. Il acheva sa lessive après le départ de la chasseresse durant la demi-heure qui suivie, patientant le plus longtemps possible que ses affaires sèches et finalement, il remit sur lui son jean encore humide, de même que son tee-shirt. Ce n'était pas spécialement agréable mais il n'allait pas faire le douillet pour si peu alors que bien plus important l'attendait.
Et puis, ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait dans ce genre d'urgence. Il se rendit donc au feu de camp, n'omettant pas d'observer ceux qui étaient venus et si Elizabeth était présente, espérant que ce soit le cas. Il ne lui avait pas parlé depuis, il savait qu'il devait le faire, en tête à tête de préférence, mais certainement pas maintenant. Plus tard assurément, il serait dans tous les cas heureux de la voir. Il prit place à coté de Frida le cul sur une moitié d'un morceau de tronc d'arbre récupéré en guise de chaise, en opinant du chef à l'attention de la métisse brune, une façon de la saluer puisqu'elle était sa voisine comme d'affirmer sa volonté d'être ici et de participer à cette réunion importante.

Il posa les coudes sur les genoux et croisa les doigts, penché en avant, ne manquant pas à la remarque, ou plutôt la menace de Frida, dont il se serait probablement passé sans pour autant la blâmer. Vu ce qui s'était passé hier au soir, c'était légitime, bien qu'actuellement non-pertinent.

« Vu ce que l'on a subit hier et notre situation critique, c'est plutôt l'occasion ou jamais d'avoir nos armes sous la main. J'ai la mienne. Il va falloir que l'on prenne tous sur nous, je crois que de toute façon on est pas en état de se disputer, aucun de nous ne le veut. C'est la dernière chose à faire... »

Il avait rétorqué en toute franchise, le ton calme et la voix adoucie par la tristesse qui l'habitait toujours aussi intensément depuis le drame qui ne lui semblait non pas éloigné de nombreuses heures, mais de bien moins.

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 11 Aoû - 14:40
Ce matin là, ne dormant pourtant que d'un œil après la garde qu'il avait à priori effectué seul et bien que secoué de ses habituelles terreurs nocturnes, il eut certaine difficulté à émerger lorsque Melody, plus sérieuse que jamais, le réveilla pour le convier autour de feu de camp. La brune aura sans aucun doute noté son mutisme mais put le mettre sur le compte de l'avalanche de facteur stressant et fatiguant de ces derniers jours.

Disposant quand même d'un peu de temps, il se rallongea sur son sac de couchage et se laisse émerger lentement, laissant ainsi à son corps encore quelques très longs instants de répit et la possibillité pour son esprit embrumé de remettre en place tant de choses qu'il aurait voulu dire à la réunion de la veille, et aussi les choses qui n'étaient plus d'actualité à cause de l'évènement qui l'avait écourtée.

Lorsque, finalement, il se leva, il se contenta de remettre en place ses armes et se rapprocher du feu de camp dont il était très proche. Pas de nourriture, pas même un passage au lac pour nettoyer son visage, sa chemise, son gilet pare-balle. L'homme demeurait dans un état second, comme si il s'était rapproché d'un comportement plus standard, plus réservé. Plus de sourire, le regard à peine brillant et ses lèvres parfaitement soudées pour l'instant.

Là, il y observa ceux qui étaient déjà présents et ceux qui allaient arriver, observateur, calculateur, Samuel n'avait de cesse de continuer sa réflexion interne, n'étant finalement ramené à la réalité que par la réplique de leur petite énervée, suivie par celle du toubib-chaman. Doucement, il se frotta les yeux et répliqua à son tour, la voix bien diminuée par rapport à la veille bien quelle ait conservée son aspect impératif :


"James à raison. Hier n'était qu'une malheureuse erreur, une succession de ratés où nous sommes tous fautifs de nous êtres échauffés au point d'en arriver là. Nous ne saurions en arriver là, même si nos avis divergeaient totalement sur nos plans pour la suite des évènements.

Nous trouverons bien le temps pour des entrainements au contrôle des émotions, cela nous assurera que plus personne ne soit tenté d'en arriver à cette extrémité."


Il fit silence bien rapidement, croisant les bras avant de les décroiser aussi sec pour se gratter le visage, irrité par le sang séché et son bref moment de sommeil qu'il a passé avec la face surement trop près de la terre et la poussière. Pour le coup, il paraissait sérieusement négligé, et ce au pire moment que ce soit, ce qui ne manquait pas d'ironie. Hélas pour lui, il semblait à mille lieux d'en avoir quelque chose à faire et demeurait bien déterminé à faire entendre sa voix, même en renvoyant une image aussi contrastée, enfoncé dans un certain laisser aller tout en conservant cette posture raide, droite, résolu et même surement un peu hautaine sur les bords.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 11 Aoû - 16:34
Amorphe.

Elle avait passé la soirée et la nuit hébétée, éveillée dans le confort sommaire de sa simple tente qu'elle partageait depuis de nombreux jours maintenant avec Ivy. Si aucun mot n'était sortie de ses lèvres résolument closes, son regard avait témoigné pour elle la profondeur de sa tristesse et du choc émotionnel subit. Pourtant, elle n'avait pas pleuré, ni hurlé, ni grondé Dieu de son odieuse infamie. Elle avait plutôt cloué sa peine dans le silence, et c'était réfugiée, égale à elle-même, dans la solitude.

Clark et Ricky ne furent pas les seuls à déserter le camp cette nuit là, mais ne l'apprit que des rumeurs qui montèrent alors dès 'aube au sein des membres du campement. Elle ne s'attendit pourtant pas à la visite de la belle brune. Melody avait surgit en s'annonçant à elle d'une voix qui sonnait triste et fade pour Elizabeth. En l'heure, toutes les voix, et toutes les intonations, qu'importe leur véritable sentiment, lui paraissait triste et fade.
Elle accueillit le simple discours d'invitation d'un hochement de tête laconique, retournant à la contemplation du fond de sa toile, perdue dans ses pensées noirs au dessein d'une vengeance certaine.

Elle n'avait pas vraiment envie de se présenter à cette réunion. Elle n'avait pas encore le coeur aux grandes décisions alors que la veille, elle avait brusqué les autres à se décider au contraire. Elle savait pourtant qu'elle s'y forcerait, bien qu'il ne soit pas certain que sa voix ne se fasse bien entendre, ni même percevoir. Elle se contenterait de lever la main si un vote était requis, ou d'écouter les argumentaires de chacun. L'énergie lui manquait.

L'heure passa dans un silence complet. Elle avait attendu que quelques éclats de voix trahissent les premiers regroupement pour émerger hors de son trou, les cheveux en bataille, et le contours des yeux rouges attestant son état de fatigue avancé.
Si le groupe se scindait, elle craignait de devoir se séparer de ceux avec qui elle avait déjà noué quelques liens. Ivy, et James, en dépit de la distance qui s'était forgé entre eux deux. Au moins, si cela se passait, cela couperait définitivement le semblant de fils tissé.

Retrouvant refuge dans la chaleur auprès du feu crépitant, elle s'installa seule à même le sol, emmitouflé dans son large pull, les bras rentrés à l'intérieur pour garder un maximum de chaleur. San regard pour quiconque, rivée sur la danse des flammes, elle attendit que l'un d'entre eux daigne enfin prendre la parole et exprimer le plan, le point de vue, ou qu'importe la chose qu'ils auraient à dire, pour qu'elle se contente de jouer son rôle en participant de sa présence, de son vote, en dehors des premiers mots échangés qui n'inspiraient que de paroles inutiles.

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mer 12 Aoû - 0:28
Le grand gaillard se pointa au rendez vous comme tout le monde. Il n'avait pas l'air bien frais, comme d'autre d'ailleurs, et arborait une balafre sur le flanc du front qu'il avait nettoyé de toute évidence. Il n'avait pas trop montrer le bout de son nez et n'était d'ailleurs carrément pas la lors du tragique événement de la veille, tout comme à leur réunion dont ils semblaient tous parler, du moins ceux qui desserrait les dents. Il constata d'ailleurs un peu comme lors de la dernière excursion qu'il y avait de nouvelles personnes qu'il ne connaissait pas autour du feu.  Il salua donc poliment d'un maigre et fatigué "Bonjour" la noiraude tout comme les autres qui suivrait sans doute sous peu.

Il portait comme toujours son bombers noir sur un sweat à capuche qui dépassait dans son dos, un pantalon de travail et une paire de chaussure costaude mais dont un lacet avait été remplacé par une ficelle qu'il avait d’ailleurs doubler pour s'assurer d'un minimum de solidité. Il s'était dit qu'il faudrait qu'il prenne le temps de la tresser mais il y avait d'autre choses à l'esprit. Un peu trop d'ailleurs. Il se cala à même le sol la ou il trouvait de la place sans se soucier du confort ou de qui était à coté de lui faisant malgré tout attention à ne pas empiéter sur l'espace vital d'une personne n'était ni en état ni d'humeur à engendrer des discussions de territoire inutiles.

Son regard passait des uns aux autres pour les écouter se demandant ce qu'il avait bien pu se passer pour qu'il soit tous à crans et cela ne semblait pas être à cause du décès de cowboy ou du départ de ses deux compères. Il y avait eu une dispute, violente, mais à quel propos ? Pourquoi en étaient ils venus aux mains ? Ce n'était que supposition bien sur mais il ne se sentait pas trop de poser la question, ne voulant pas raviver les braises de la discorde.

Le sujet du rendez vous était connu de tous. Il n'avait cependant pas vraiment prit le temps de réfléchir. L'avenir du camps, le rôle du chef, le lieu ou ils s’établiraient. Il y avait beaucoup à faire et avec toujours aussi peu de moyen et une partie du matériel et de la connaissance en moins maintenant que les fondateurs du camps étaient partis. Il resta muré dans son silence son regard posé sur le feu, son esprit vagabondant au gré des crépitements du feu.

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Jeu 13 Aoû - 13:49
Melody les regarde tous l'un après l'autre, Frida d'abord et sa remarque mal venue mais néanmoins compréhensible, la métisse vient tout juste d'arriver parmi eux et nul doute qu'elle doit être encore plus paumée que les autres survivants. Et on ne peut pas dire qu'avec la situation actuelle, elle a eu le droit à un accueil normal, cela serait plutôt le contraire. James ensuite qui fait remarquer à Frida qu'elle se trompe d'une manière carrément diplomate, Melody arque un sourcil, le toubib de service, discret et qu'elle ne connait qu'à peine, se montre sous un jour autre que le silencieux de service. Enfin si on excepte Elizabeth qui ne dit jamais grand chose non plus comme là alors qu'elle donne l'impression d'être la plus perdue d'entre eux. Seth qui décoche à peine un bonjour et uniquement tourné vers Frida, ce qui a le don de faire grincer des dents sa compagne qui lui en veut déjà bien assez comme ça.

Et le dernier présent, Samuel qui ajoute son petit grain de sel à la remarque de James mais qui, au moins aux yeux de Melody, tape à côté de la plaque mais en beauté. Il est utopique que de penser que plus jamais l'un d'entre eux ne pétera un câble et qu'ils s'entendront à merveille par la suite. Surtout que si on y regarde bien, cela fait un mois, un mois et demi pas plus qu'ils sont tous ensemble dans ce campement, tous avec des caractères diamétralement opposés et même si là ils sont tous abattus par les événements de la veille aucun d'eux ne réagit de la même manière. Non ce dont leur groupe a vraiment besoin c'est d'apprendre à se connaître les uns, les autres, c'était déjà vrai avant la disparition de Matthew, ça l'est encore plus maintenant qu'ils doivent se gérer entièrement eux mêmes.

Pour leur réunion, Ivy manque à l'appel mais nul doute que la petite brune viendra un peu plus tard, elle a du trouver un truc qui l'a accaparée de trop. Enfin c'est que pense la demie écossaise après l'avoir vu faire avec l'arbalète l'autre jour. Mais pas le temps de l'attendre alors que les autres sont là et, au moins temporairement, ouverts à la discussion et plus ou moins concentrés. Et puisque Melody les a tous réunis et pour ne pas continuer dans les banalités plus longtemps, elle n'a d'autres choix que d'entamer "les hostilités" par ce qu'elle considère comme le plus important.

- Comme on l'a vu hier soir ou plutôt comme on en a fait les frais, le Marchand ne bluffait pas dans son message et pour une raison qui m'échappe, il en a après nous. Sans doute parce qu'on lui tient tête à notre manière ou tout simplement parce qu'on a connu les frères Jefferson. Bref, il ne bluffait pas et même si je reste sûre qu'on a les moyens de lui faire payer ce qu'il a fait, une vendetta n'est pas la solution pour le moment et ce même si je suis une des premières à vouloir lui voler dans les plumes pour sauver Matthew et Jenny.

Il sait où nous trouver, il l'a démontré hier soir...Il peut attendre et nous tirer un par un comme des lapins dès qu'on sortira de l'enceinte du campement. Et là, si on y regarde bien, la trouille on l'a déjà, surtout qu'il aurait pu atteindre n'importe qui montant la garde sur la caravane mais non, il a attendu qu'on soit près de notre seul point d'eau. D'une des deux seules choses avec la nourriture dont on ne peut se passer. Est-ce qu'on peut décemment tout les jours se demander si on va mourir en allant boire ? Non ! Est-ce qu'on peut décemment demander à au moins l'un d'entre nous de risquer sa vie pour ramener de l'eau aux autres ? Non ! Est-ce qu'on va le laisser faire et avoir peur en permanence ? Non ! On doit réagir et riposter !

Et pour le moment, le meilleur moyen de le faire est de changer de campement, trouver un lieu plus apte à assurer notre protection ou on pourra être moins sur les nerfs en permanence. D'ailleurs, j'ai déjà quelques idées pour qu'on bouge mais d'abord vous en dites quoi ? Prêts à bouger de là ?


Bien entendu à mesure qu'elle a parlé, elle les a tous regardés l'un après l'autre pour voir leurs réactions qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Elle espère juste qu'ils auront tous bien appréhendés ce qu'elle leur a dit là. Mais surtout elle se demande qui sera ou non d'accord avec elle.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Jeu 13 Aoû - 15:09
Frida avait regardé tour à tour les deux hommes qui lui avaient répondu d'un air nonchalant.

« Ouai, si vous l'dites. Peu importe, tant que personne braque son flingue ou autre connerie sur un autre, ça m'va. » avait-elle répondu sur un ton qui allait bien avec son regard.

Finalement, ils étaient à peu près tous là, mise à part celle aux allures de gamine. Le dernier à ce pointer fut un homme qu'elle n'avait pas encore eut l'occasion de croiser, et qui pour une raison qu'elle ignorait, avait une allure de flic.
Il lui adressa un bonjour auquel elle répondit d'un léger mouvement de main.

Une fois tous installés et prêts à écouter, Lara Croft débuta la réunion avec un certain entrain, tentant probablement de motiver les troupes – ce qui allait être compliqué vu la morosité qui se dégageait du groupe, notamment de chez la brune qui s'était installée sans décrocher le moindre mot.

L'organisatrice exposa son point de vue, et la noiraude essaya de l'écouter le plus attentivement possible.
Elle ne put s'empêcher d'afficher une moue frustrée lorsque celle-ci annonça qu'une vendetta n'était pas envisageable. Elle avait tellement envie de défoncer ces types qui avait mis fin aux jours de son sauveur, et qui avait détruit l'illusion de cocon protecteur qu'elle s'était faite du campement, et ce pour la ramener à la triste réalité.
Cependant, elle savait pertinemment qu'elle avait raison, et ne protesta pas. Ce n'était pas le moment de tous aller se tuer sur un coup de tête, ils devaient se préparer, et frapper lorsqu'ils auraient la tête froide.

Et si elle était totalement d'accord avec l'idée de changer de campement, cela n'allait pas être simple pour autant.

« Changer de campement, okay, j'suis d'accord. Mais tu l'as dit toi-même, ils peuvent nous canarder à tout moment si ça se trouve, et j'pense pas qui nous laisseront filer comme ça ! Et même si c'était le cas, ils feront au moins en sorte de nous suivre pour savoir le lieu de déménagement, et ce sera la même merde… ! »

C'est vrai après tout, il y avait de très grandes chances pour qu'ils soient surveillés. Et à moins de cramer toute la forêt, ils n'avaient aucun moyen de savoir où se trouvaient les « espions » du Marchand.

« Quoi qu'il en soit, faut qu'on reste groupés. Honnêtement, si j'pouvais me tirer d'là et éviter d'foutre les pieds dans vos emmerdes ça m'arrangerait. Mais j'sais parfaitement qu'j'ai pas une chance de survivre seule dans c'monde de barges, et plus on sera nombreux, plus nos chances augmenteront. Et surtout, ça fera plus de bras pour mettre une putain de raclé à ces pendejos qui vous mettent la misère ! » avait-elle lâcher en cognant son poing contre sa paume de main.

Waw, elle avait rarement débiter autant de mots à la minute… Mais après tout, qu'elle soit nouvelle ou non, elle aussi faisait partie du groupe maintenant, et elle avait son mot à dire ! Elle espérait juste que les autres survivants iraient à peu près dans son sens, et qu'ils seraient assez intelligents pour mettre leur différends de côté, si différends il y avait.
Après tout, elle ne savait absolument rien d'eux et des liens qui les unissaient...

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Jeu 13 Aoû - 23:15
Précédemment


J'étais finalement restée de longues, très longues minutes prostrée et haletante, la gorge en feu, serrant toujours le tissu humide contre ma poitrine, le visage inondé de larmes enragées. Hurler à pleins poumons, extérioriser la colère et l'impuissance qui m'habitait n'avait rien arrangé à mon cas, hormis que je me sentais vidée physiquement. La douleur, sourde et oppressante, ne s'était en rien calmée, nouant toujours mon ventre, enserrant mon coeur d'une étreinte brûlante et étouffante. J'avais l'impression de manquer d'air, écrasée sous le poids des remords, de l'angoisse et du chagrin. Lorsque je sortis finalement de mon apathie, je me rhabillai rapidement, frissonnant en sentant le tissu détrempé de la veste me coller à la peau, puis décidai de m'activer quelque peu, me mettant en quête d'une tâche à faire pour m'occuper l'esprit. Je ramassais le seau et le ramener finalement vers la caravane, croisant Melody sur le chemin. La jeune femme me parla des dernières volontés de Calvin, ceux à quoi je lui répondis d'un simple hochement de tête, me trouvant en réalité bien plus déphasée et perdue dans mes pensées que je ne le laissais paraître. J'avais regagné la caravane et déposé le seau et le savon, y récupérant la caisse à outils que j'avais empruntée quelques jours plus tôt.


Après quoi, je marchais vers le périmètre du campement, en direction de l'aire de stockage de nos véhicules, mes noisettes s'étant portées sur la cabine du camion-porteur resté en rade depuis plus d'un mois maintenant. Grimpant à bord de la cabine, je déverrouillais celle-ci afin de pouvoir la faire basculer vers l'avant, dévoilant le coeur de la machine. Il ne me fallut guère de temps pour remarquer les traces d'huile coagulée autour de nombreux organes et autres pièces mécaniques, me révélant que le moteur en lui-même avait sacrément morflé lors de sa dernière virée. Peut-être même était-il complètement foutu. En attendant, et dans l'espoir de pouvoir approfondir mon diagnostic, je m'attelais à démonter les pièces les plus accessibles pour ensuite en vérifier l'état global. La courroie de distribution s'avéra déjà être bonne à remplacer, le radiateur avait visiblement bien morflé lui-aussi et le vase d'expansion vide était nappé d'une légère couche noirâtre d'huile moteur. Je n'osais même pas regarder plus en avant sur le bloc moteur, me mordant déjà l'intérieur des joues rien qu'en constatant les dommages subis par le véhicule.


Les mains dans le cambouis, le nez dans la ferraille, j'avais pu laisser derrière moi mes pensées les plus sombres pour les focaliser sur une tâche qui se voulait rassurante, au moins un truc que je maîtrisais, le démontage du moteur du camion me ramenant dans des souvenirs plus joyeux, des anecdotes de jeunesse issues des longues heures passées dans le garage de mon paternel ; mais semblait aussi faire resurgir chez moi quelques connaissances et automatismes que je pensais avoir perdu à mon réveil d'entre les morts. Finalement, la situation n'était pas complètement désespérée, juste catastrophique. Et...


“Oh putain !!” m'exclamai-je en relevant le nez d'au-dessus des entrelacs de durite, portant soudainement mon regard en direction de la caravane et du campement. J'avais complètement zappé le rendez-vous donné par Melody. Je ne savais même pas depuis combien de temps je trifouillais cet engin. Je rangeais les outils à la va-vite dans la caisse puis essuyais mes mains couvertes de cambouis sur mon pantalon de travail avant de me précipiter vers le centre du campement.


En arrivant, je pus constater que mes compagnons d'infortune se trouvaient d'ores et déjà réunis autour du feu, Melody ayant visiblement pris la parole. J'avais bien dû louper la moitié de son discours, puisque lorsque j'arrivais enfin à leur hauteur, je pus discerner ses derniers mots, qui énonçaient l'idée de quitter notre emplacement actuel pour aller s'installer ailleurs.


Je tentais de me glisser plus ou moins discrètement au milieu des autres, les saluant brièvement d'un simple et muet geste de la main droite, les dévisageant tour-à-tour, adressant en dernier lieu une petite moue désolée à Melody pour être arrivée en retard, afin de ne pas couper la parole à Frida, approuvant certaines de ses idées d'un simple hochement de tête. Néanmoins, je ne pouvais m'empêcher de ressentir un certain malaise à l'idée de quitter le campement, quitter notre nid certes inconfortable et découvert, pour partir vers l'inconnu et l'incertitude. Je me passai la main sur le front, dégageant les mèches de cheveux qui s'y collaient et le gratifiant d'une belle trace noirâtre avant de finalement prendre la parole à mon tour, bien que j'avais loupé le début de la discussion.

"J'suis d'accord pour partir aussi, mais elle a raison…” Je désignai l’afro-américaine d’un geste du menton. “...on peut pas simplement plier bagages comme ça, sans savoir si on nous observe pas. Il faudrait la jouer plus malin, partir petit-à-petit, trouver un endroit d’abord, puis laisser penser à d’éventuels observateurs qu’on a disparu, qu’on s’est fait avoir en excursion, quelque chose comme ça…” suggérai-je de ma voix éraillée, finalement bien peu imposante.

James F. Everett

Anonymous
Invité
Ven 14 Aoû - 22:11
Le regroupement s'était finalement fait rapidement, pour compter six d'entre eux. Cela semblait un bon nombre au premier coup d'oeil, mais finalement, il en manquait tout de même pas mal. La rouquine, pour commencer, qui n'avait jamais prit la peine de les côtoyer, Brooks, qui ne cherchait pas à donner ni prendre de nouvelles plus que de commune mesure, l'asiatique dont il ne connaissait même pas le nom, le type aux dreadlocks qui était arrivé avec Frida, aussi invisible et le vantard qui avait mis Elizabeth en danger - tout du moins préférait-il le voir ainsi - qu'il n'avait d'ailleurs pas vu depuis ce matin. Et Ivy, où était-elle ? Avait-elle décidé de ne pas venir ? Au final, six ne représentait que la moitié de ce qu'il restait au campement. Six, sur tous ceux qui étaient passés ici. La survie recommençait à peine qu'ils tombaient déjà comme des mouches.

Samuel avait soutenu ses propos et semblait remit de sa crise, ce qui était déjà un bon point pour la suite des événements. Il se souvint que ce dernier avait fait part de sa volonté de prendre en main leur devenir, ce qui restait à discussion, surtout avec tout ce qui s'était passé, mais au moins il y en avait déjà un qui se pensait de taille. Le serait-il ? Un grand homme a dit : fais semblant et un jour, tu n'auras plus besoin de faire semblant. Faire semblant d'être aux commandes, d'être chef, ce n'était pas pour James. L'unique médecin du camp - à sa connaissance - avait davantage la position d'un conseiller. Il n'avait pas fait des merveilles depuis qu'il était là, mais sa volonté nouvelle de s'investir et de se reprendre lui-même en main pourrait lui permettre de trouver un rôle à sa mesure, quelqu'un qui puisse être présent pour observer, peser, agir avec retenue et il fallait bien l'avouer, sermonner.
Ça, c'est s'il ne sombre pas lui-même dans la colère qui bouillonne plus que jamais depuis hier soir. Elizabeth vint par la suite. Elle semblait dans un état désastreux et la culpabilité de James gagna en intensité soudaine, à tel point qu'il sentit son coeur se nouer. La voir ainsi le ravageait de peine intérieurement, bien qu'il s'efforçait de demeurer calme dans sa posture penchée, mains croisées, son regard la suivant et s'attardant longuement sur elle, transparaissait de la tristesse qui le submergeait. Il aurait dû aller la voir plus tôt, mais il avait un mal fou à se décider. Non pas par indifférence ou rejet de la jeune femme, mais parce qu'il ne savait vraiment pas comment s'y prendre. Il se faisait l'effet d'un asocial qui sortait enfin de son appartement lui servant de tanière après un an d'hibernation. Qu'allait-il pouvoir lui dire ? Il n'en savait strictement rien.

Ce n'était pourtant pas le moment, en tout cas pas pour un tête à tête, peut-être qu'en s'impliquant dans cette discussion, il pourrait lui montrer qu'il s'était ressaisi et n'avait plus l'intention de disparaître. Seth vint, puis Melody commença. Le Marchand ne bluffait pas, c'était une réalité et plus qu'un accord, sa pensée était beaucoup plus fataliste que celle de Melody : une vendetta n'était pas seulement une solution inadaptée, elle était totalement inexistante. Ils n'avaient ni les moyens, ni la force, la cohésion et encore moins le nombre pour affronter un monstre pareil et son armée de bandits en quête de proies. C'était à peine s'ils parvenaient à ne pas se faire tous tuer du premier coup, que pourraient-ils bien faire, même dans un autre contexte et sans se chamailler ? L'unité ne suffira pas, James le savait pertinemment, ils étaient bien trop éloignés de la perspective d'une quelconque riposte, ce serait du suicide à coup sûr.
La véritable idée de Melody vint et le médecin dû admettre qu'elle n'était pas mauvaise. Ils étaient sous oppression, le moindre instant promettait de les massacrer et ils étaient peut-être déjà observés. Rester les tueraient psychologiquement avant même qu'ils ne soient abattus. Intrigué, il avait scruté Melody tout du long. Elle semblait avoir de la hargne à revendre, et s'il ne pouvait pas dire encore qu'elle en avait l'étoffe, elle paraissait elle aussi sans le dire, vouloir prendre le taureau par les cornes ou le groupe par la main. Frida avança des arguments plus que recevables, qui plus est elle était honnête : elle préférerait être ailleurs. Pouvait-on lui en vouloir ? Elle ne les connaissaient pas et revenait de la mort pour être amenée dans ce camp et assister à un assassinat, avec maintenant une épée de Damoclès extrêmement lourde.

Finalement, Ivy apparu et James fut soulagé en la regardant du coin des yeux jusqu'à ce qu'elle prenne place afin de mieux la voir. Aussitôt arrivée, aussitôt impliquée. C'était signe que malgré sa propre neurasthénie, l'espoir ne s'était pas totalement envolé et certains en avait gardé un peu. Trop peu, mais c'était toujours mieux que rien.

« On est tous d'accords pour dire que partir est dangereux, mais rester l'est encore plus. » Fit-il entendre calmement, posant les yeux sur le sol en commençant avant de lever le regard et le passer à chacun. « Il aurait pu tous nous abattre. Je n'ai pas encore retrouvé toutes mes facultés, mais je me souviens de ce qu'est un tir et ce qui a tué Calvin n'était pas approximatif et encore moins hasardeux. Le tir était précis, mortel, celui qui a tiré savait où et sur qui il tirait. Il a tué Calvin, lui, pas un autre, pourquoi ? Il aurait pu abattre n'importe lequel d'entre nous, mais il l'a choisi lui. »

Il avait relâché ses mains et s'était redressé, secouant légèrement la tête tandis qu'il semblait frustré de ne pas tout comprendre, de ne pas tout à fait savoir ce que leur ennemi avait en tête et de quelle façon l'anticiper. Pourtant, il tentait d'y penser, aussi douloureux que ce soit de remettre le drame en lumière, y penser pouvait être une question de survie.

« Matthew n'était pas le plus aimable et autant le dire, il ne nous a pas prit avec des pincettes malgré notre situation. Il était direct, brutal et intransigeant. Mais c'était ce dont on avait besoin, d'être mis devant la réalité pour que l'on se secoue immédiatement, de ne pas attendre et réfléchir à peser cette seconde chance, ça ne nous a pas empêché et moi le premier de piétiner. Calvin l'a dit hier, c'est lui qui a fondé ce camp et nous a ramassé, pour nous donner une chance. Je ne sais pas pourquoi, si c'était par bonté qu'il cachait très bien ou pour une autre raison, en tout cas, il nous a sûrement sauvé. Ils, nous ont sûrement sauvé. » Insista t-il, pour leur rappeler que ceux qui étaient partis cette nuit n'étaient pas des ingrats indifférents, mais des gens qui avaient fait leur maximum pour eux, en dépit de leur propre devenir.

« Il nous a prit Matthew, notre pilier, le plus fort d'entre nous et maintenant il nous prend Calvin, en touchant Ricky et Clark du même et unique coup. Il veut quelque chose de nous, pas d'eux, de nous. Pas nous tuer, il l'aurait déjà fait autrement, ça aurait été facile, au complexe et autant ici. On est encore plus faibles qu'on ne l'était, il veut quelque chose de nous et son message était clair, il sait parfaitement à qui il a affaire et c'est à nous directement qu'il s'est adressé.

Que l'on reste ici ou que l'on parte, demeurer groupés ou en nous séparant pour collaborer, quoi que l'on fasse, ce que l'on doit avant tout définir, c'est pourquoi ? Pourquoi allons-nous décider ce que nous allons décider et qu'est-ce que l'on va faire une fois que l'on aura déclaré la guerre à ce type ? Parce qu'il ne nous laisse pas le choix. Et ne parlons pas de nous venger ou de leur casser les dents, ça ne fonctionne pas aussi simplement et on en est tous conscients, même bien armés et en pleine possession de nos moyens, on ne va pas affronter un petit gang en mal de trophées, il nous faudra encore plus que ces choses pour nous en sortir. »
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