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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

L'avenir se joue autour du feu - 26/01/35
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Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Sam 15 Aoû - 3:43
Frida avait acceptée bon gré mal gré l'idée que les armes étaient plus que jamais un mal nécessaire et, intérieurement, Samuel espérait bien que le temps leur permettraient à tous d'apprendre à s'en servir en toute responsabilité avec un parfait contrôle. Ils pouvaient avoir cet avantage, celui d'être une micro-armée disciplinée et instruite là où les hommes du Marchand n'étaient que des redneck avec de gros canons.

Le sortant de ces considération, deux nouveaux arrivants parvinrent au feu, quasiment muets. Il se contenta de les observer, à leur tour, comme si il désirait analyser leur état, physique et mental, mais demeura assez ancré dans la réalité pour adresser un bref signe de main à Seth qui s'était donné la peine de saluer le groupe.

Le discours de Melody suivit peu après. Fort, éclairé et mesuré, il ne manquait qu'à connaitre les détails du plan personnel de la jeune femme pour pouvoir en juger en profondeur, cependant, que ce soit par réflexe ou par approbation consciente, les autres purent le voir hocher de la tête à plusieurs reprises durant son temps de parole sans pour autant émettre le moindre commentaire sonore, pas même une exclamation.

Ses seuls mouvements furent un bref regard vers une Ivy qui n'aurait su aussi facilement tromper sa vigilance ainsi qu'un mouvement de main pour la saluer, bien différent de celui adressé à Seth. Moins franc, moins vif aussi, et c'est sans aucun doute pour éviter que quiconque ne s'amuse à essayer de lire quelque chose à travers sa carapace fendue d'optimiste qu'il reporta prestement son attention sur Melody afin d'écouter la fin de son discours.

La première à répondre fut Frida, exhibant son attitude de sanguine à qui pouvait la voir ou l'entendre. Elle n'avait pas vraiment de solution mais au moins, elle savait convenablement enfoncer des portes ouvertes. Aux yeux de Samuel, elle semblait bien avoir à pencher entre l'individualisme et le collectivisme, comme si garder son indépendance était tout autant une question de survie que d'avoir quelqu'un pour la couvrir. Malgré un léger amusement qui lui fit tiquer les coin des lèvres, il prit soin de se préserver de tout jugement sur la porto-ricaine, une personne ne désirant pas assumer les problèmes de la collectivité tout en désirant être protégée par ce même collectif, cela sentait mauvais... Mais il lui fallait attendre de la voir en temps normal, lorsque la paix et le calme, même tous relatifs, pouvaient régner sur le groupe.

Ensuite, la petite intello se décida à prendre la parole, une réplique censée, mais une réplique avec des problèmes et non de vrais solutions. James, derechef, sembla vouloir enchainer sur une certaine analyse de leur séjour passé ici, les aléas, les points positifs, négatifs et, finalement, leur situation actuelle qui était, à n'en pas douter, particulièrement critique.

Il termina sur d'étranges questions d'ordre à priori idéologique, cependant, Samuel parut légèrement étonné que de telles questions se posent. Si certains avaient eu l'occasion de l'observer à cet instant, il n'aurait pas manqué ce sourcil levé sur un regard suffisamment éloquent pour n'exprimer que la surprise et non un quelconque mépris à l'égard de ces questionnements.

La majorité du groupe semblait obnubilée par la fin, non le moyen, et c'est bien pour ça qu'il fallait que, parmi eux, les leaders émergent, avec des moyens que les survivants pourraient exploiter pour obtenir la finalité désirée. C'était une lourde responsabilité... Et un lourd danger à faire peser sur sa propre tête, jugé par tous, menacé par les contestataires, le Marchand, les zombies. Il aurait fallut être Jésus en personne descendu du ciel pour prendre le flambeau sans crainte.

Malgré cela, le jeune Samuel s'exprima après s'être éclairci la gorge avec un petit peu de discrétion :


"Pourquoi nous sommes ici à discuter, je pense que chacun en est bien conscient. Nous nous apprêtons à décider de ce qui nous offrira la meilleure opportunité de survivre, tous. Cependant, aucune guerre n'a été déclarée, le Marchand n'est pas un chef de guerre, c'est un terroriste, j'attends le jour où il nous démontrera qu'il peut être plus que des mots dans une radio, plus qu'un tir isolé, plus qu'une embuscade ratée... Ce jour là, ce sera la guerre et, je l'espère, nous nous serons bien préparés, loin de sa surveillance.

Effectivement, à présent que nous sommes certains qu'il connait notre position, partir n'est plus seulement stratégique, c'est vital. De là, nos options sont restreintes. Nous allons à la périphérie de Snyder et devrons faire avec les zombies d'un côté, le Marchand de l'autre, dans le centre-ville, oublié par le Marchand mais emprisonné par les hordes qui peuplent l'endroit, ou alors, nous pouvons partir à l'Ouest, vers le secteur A et forcer le Marchand à, sinon révéler d'autres de ses prétendus camps, faire sortir ses hommes de la forêt, là où nous les tirerons comme des lapins dans la plaine.

L'avantage d'un voyage vers l'Ouest est que, même si le relief peut être traitre..."


A ces mots, il porta le regard vers Melody, elle autant que lui avaient faillis en faire les frais et il ne risquait pas de l'oublier de sitôt.

"Aucun éclaireur ne peut y rester invisible... A moins de ne rien voir lui non plus, et pour peu que le Marchand n'ait qu'un camp, un tel éclaireur doit largement nous contourner afin de se placer là, à la merci des zombies errants, c'est une position moisie pour un sniper. C'est notre meilleure chance pour nous en aller, quel que soit notre destination finale, on ne s'exposent pas trop et on forcent les poursuivants à se dévoiler."

Il décroisa finalement les bras et commença enfin à les agiter, rythmant son propos du mieux qu'il put afin de pouvoir exposer autant de possibilité qu'il lui fut permis, des possibilités universelles, celles sur lesquelles ils pourraient tous aisément tomber d'accord, la chose était vitale avant de seulement penser à parler d'un plan plus complexe auquel certaines personnes s'opposeraient forcément, au moins par principe.

"De là, j'ai à présent la faiblesse de penser que nous diviser ne peut que nous être bénéfique. Plus nous semblons affaiblis et moins nous sommes une menace aux yeux de l'autre cinglé. De plus, en voyageant séparés, nous augmentons tous nos chances de survie, la sauvegarde du matériel, et surtout, nous pouvons simuler une séparation violente, laisser croire qu'au moins un groupe est prêt à rejoindre le malade... L'idée est de ne pas dévoiler lequel et que tout porte à croire que nous partons tous pour éviter une bataille rangée.

Malgré tout, de telles idées réclament votre ressenti. Je me suis battu contre des concurrents économiques, dans des guerres à la stratégie millimétrée. Le Marchand nous entraine dans un conflit sanglant et agit selon un schéma plus que chaotique, pour ne pas dire carrément contradictoire et laissant apparaitre de nombreuses failles si voyantes que l'on est en droit de se demander si il possède assez d'hommes pour nous coincer dans chacun d'entre elles, ou si il est bel et bien un tyran sans cervelle."


Il soupira légèrement, se gratta à nouveau le visage en accumulant sous ses ongles peaux mortes et sang séché avant de finalement souffler quelques mots, en particulier à l'adresse de Melody :

"Ensuite, j'ai bien des idées sur la suite, l'après-déménagement, mais j'ai assez parlé pour le moment, excusez moi, poursuivez et... J'espère pouvoir rejoindre mes idées aux tiennes, ainsi qu'à chacun d'entre vous."

Sur cette dernière réplique, il sembla quelques peu soucieux, comme si il craignait vraiment de devoir faire face à un mur. Son éternel optimisme ainsi émoussé, il semblait retrouver une pointe d'humanité, perdre de son aura et retrouver un peu de son statut d'être humain, sujet au moins aux plus infimes aléas de l'esprit cherchant à gêner sa propre réussite.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Sam 15 Aoû - 18:31
Elizabeth se pinça les lèvres, si les réflexions et le débat qui venait de se lancer étaient sages et réfléchis, les pensées étaient, à son sens, bien trop impliqué pour en avoir une vision lucide. Elle avait passé une longue nuit blanche à réfléchir à tous les scénarios possibles, et elle sentait que la solution était bien plus évidente qu'ils n'y pensaient.
Si la logique d'un acte nous dépassait, ce n'était rarement car cet acte même en était dépourvu, comme le pensait Samuel, mais bien parce que toutes les informations n'étaient pas en notre possession. Le Marchand suivait sa propre logique, et cela n'avait rien de chaotique. Le déconsidérer était une bien trop grande erreur. C'était ce qu'on lui avait toujours appris, aussi loin que remontent ses souvenirs à l'agence : la logique est une chose bien trop suggestive pour être considérée unilatérale.

Il y avait une logique, droite, réelle, véritable. Mais elle préféra se taire, et cela pour plusieurs raisons : car ce n'était pas le moment d'en débattre, et parce que ses propres pensées n'étaient pas encore assez claires pour y poser des affirmations construites.

Assise au sol, les jambes en tailleurs, elle se contenta d'observer les différents protagonistes. Bien avant l'intervention de Samuel, c'était la noiraude qui avait exposé son avis en réponse au discours de Melody, puis Ivy qui les avait rejoint, un peu en retard, la joue marquée par une trace de cambouis qu'elle n'avait sans doute pas relevée mais que qu'elle trouva tout de même moyen de lui signaler par un léger geste de la main, discret, mais souriant.

La réunion au bord du lac avait été éprouvante, pour tout le monde, mais bien avant le malheur, Elizabeth avait pu renouer avec son amie en lui affirmant qu'elle ne la lâcherait pas d'une semelle. Elle n'avait pas changé d'idée, essayant de nouer avec elle une complicité réelle, comblée de valeur véritable que l'amitié impliquait.
Elle approuva ses mots d'ailleurs par un ostensible hochement de tête, les doigts fouillant le sol à la recherche d'un caillou avec lequel jouer, laissant s'exprimer ainsi sa nervosité plutôt que de se ronger les ongles.

La réflexion de James apporta une pierre supplémentaire à l'édifice de sa propre réflexion. En effet, à bien y penser, Calvin n'avait pas été visé au hasard, c'était bel et bien lui que le Marchand avait prévu de supprimer. Pas Ricky, le jeune freluquet qui devait sans aucun doute servir de moyen de pression auprès d'un Matthew captif, ni Clark, qui ne devait représenter aucune menace... mais bien Calvin, le plus à même de garder des liens soudés entre les survivants. Voilà une pensée juste, une véritable pensée que malheureusement, Samuel ne capta pas de la même manière qu'elle.

Cela confirma réellement que ce n'était pas un débat sur "pourquoi" qui les intéressait, mais bien des actes à poser sur la table. Maintenant, rapidement, ils devaient agir. Ils se questionneraient ensuite, une fois qu'ils seraient tous plus en sécurité que dans ce campement qui devenait de plus en plus hostile et insécuritaire.

Si Samuel, comme elle l'avait pensé, prenait le pas pour poser ses idées, il n'était pas certain que tout le monde irait dans son sens et accepte qu'il dirige les opérations.

Aussi ne prit-elle la parole que pour suggérer une idée simple et ne pas rebondir ses les pensées de James. Peut-être qu'il le prendrait même comme du désintérêt alors qu'au contraire, sa réflexion avait été bien utile à sa propre matière grise.

"Et l'aéroport ? Certes, il y aura pas mal de ménage à faire, mais c'est dans un vaste terrain qui nous offre une vue dégagée, y'a des grands hangars et surtout une tour de contrôle qui nous donnerait un poste observatoire sans égal, sans oublier une zone déjà clôturée..."

Seth Willis

Anonymous
Invité
Dim 16 Aoû - 19:54
Finalement Seth était le dernier. Il s'attendait à voir d'autres personnes car il avait vu quelques nouvelles têtes parfois au campement. A peine croisé, un signe de tête, rien de plus, mais il s'attendait à les voir ce soir vu la teneur de la discussion, cela concernait tout le monde après tout. Cela l'étonnait mais il ne pipait toujours pas mot, un peu en dehors du monde, terré dans un quasi mutisme dont il était le seul à connaitre la teneur. Ce soir contrairement à souvent ces temps ci il était sorti des ombres pour venir rejoindre les autres, participer à la discussion, à leur avenir.

Les idées s'établissent, les propositions se forment. Tout le monde est réactif et participe. Certaines idées lui plaisent, d'autres pas. Oui, non, que faire. Il fut surpris par la muette qui, s'il ne doutait pas qu'elle ne soit pas stupide, ne s'attendaient pas à lui voir un tel sens pratique. Il  avait entendu quelques personnes faire démonstrations d'intelligence pratique mais rarement de sens pratique. Il pencha légèrement la tête la regardant avec plus d'attention, la regardant comme s'il la regardait pour la première fois, redécouvrant son visage au gré des flammes dansantes. Il haussa un sourcil et passa une main sur sa nuque se redressant par la même occasion et prit enfin la parole.

"Perso le secteur A j'y crois pas. Finalement c'est le même genre de topographie qu'on a ici. Ici aussi on pensait qu'on les verrait arriver avec la distance de terrain découvert. On a vu ce que ça a donné. "

Il fait une pause mouillant ses lèvres sèches d'un léger passage de langue. Il regarda Samuel pour voir sa réaction, étant le détenteur de cette proposition qu'il rejetait ouvertement.  Il n'avait rien contre lui. Son avis était motivé uniquement par une profonde conviction, mais il voulait voir sa réaction pour savoir s'il ne le prenait pas mal. Il passa un doigt sur l'extrémité de son sourcil dans un léger grattement avant de reprendre pour l'ensemble de l'assistance.

"Personnellement j'avais songé au secteur D. Un secteur industriel. Cela veut dire des entrepôts, des hangars, probablement des grillages et peut être même un peu de sécurité genre caméra, portes costaudes etc ... En plus c'est proche du secteur F qui est une zone commerciale. On pourrait sans doute trouver pas mal de ressource avec tout ça."

Il passe son index sur l'arrête de son nez que le démange puis sur l'arrière de son crane baissant un instant la tête avec un soupire avant de reprendre.

"J'aime bien l'idée de l'aéroport. Ça rejoint un peu ce que je pensais en terme de sécurité. En plus il y a un peu de commerce pas trop loin et même une pompe a essence. Quelqu'un sait s'il y a encore de quoi s'approvisionner ? Ça serait moins bénéfique en terme de ressource mais coté sécurité ça me semble pas mal."

Il adresse cette fois un regard vers Elisabeth pour voir sa réaction au fait qu'il soutienne son idée. Tout comme avec Samuel, il ne s'attarde pas des heures car il avait encore un point à aborder. Il inspire donc une nouvelle fois avant d'ajouter.

"En tout cas si vous voulez vous venger du Marchand, il faudra commencer par se préparer mieux que ça. Certains d'entre vous savent se servir d'arme, c'est bien, mais c'est pas le cas de tout le monde sans parler de l'équipement qu'il nous manque. Et puis une fois que vous serez fin prêt que vous aurez fait quelques morts la bas, peut être même le Marchand, vous vous regarderez dans une glace et vous me direz ce que vous pensez de vous."

Melody Campbell

Anonymous
Invité
Lun 17 Aoû - 12:03
Bien voilà que chacun à leur tour vont dans le sens du départ même Ivy qui a fini par arriver et que Melody salut d'un signe de tête. Elle les écoute l'un après l'autre rajouter leur pierre à l'édifice de la conversation, chacun prenant la suite de l'autre sans empiéter sur l'autre, une sorte de table ronde post-apocalyptique, sauf que Brocéliande n'est pas dans le coin. Mais cela lui fait surtout repenser à une des parole de Calvin et encore plus que la veille sur le coup, elle pense qu'il avait réellement tord, qu'ils ont moyens tous d'arriver à s'entendre, de se serrer les coudes et de former une communauté. Pensée qui ne va pas sans un pincement au coeur pour le cow-boy...

De ce qu'elle entend, elle ne réagit vraiment qu'en écoutant le discours idéologique/théologique/philosophique de James qui la surprend plus qu'elle ne désapprouve intérieurement alors que dans le fond, il n'a pas tord. Même si elle ne réagit pas pour les autres, inutile de dire que Seth l'agace prodigieusement là et que pour Samuel, elle n'a loupé aucune des mimiques qu'il a pu avoir. Non décidément, quelque chose cloche chez lui mais elle ne saurait dire quoi et pourquoi est-ce qu'il s'est adressé directement à elle là ? Qu'attend t-il exactement ? Si c'est parce que la veille elle a dit qu'elle ne le suivrait pas en tant que chef, c'est toujours le cas aujourd'hui si ça revient sur le tapis. Que ce soit lui ou un autre d'ailleurs, elle n'a pas vraiment confiance en eux tous donc.

Et vu que le temps de parole revient jusqu'à elle ou plutôt que les autres attendent que la conversation se continue et se relance, toujours assise sur son rondin contrairement à d'autres qui bougent dans tout les sens :

- Vous avez raison toutes les deux, Elle montre Ivy et Frida d'un signe de tête. on devra faire attention pour partir de là, par petits groupes tranquillement et vu qu'on est loin de la ville, je peux même vous guider à travers la campagne et forêt de nuit si on est sûrs que le point d'arrivée est safe. Ou autre solution.

Son regard passe de l'un à l'autre pour se stopper sur Elizabeth au début de ses paroles suivantes.

- Elizabeth rejoint ma pensée, le secteur B et l'aéroport sont la meilleur solution à l'heure actuelle. Comme elle le souligne, il y a les bâtiments, on peut même dissimuler le feu dans l'un d'eux si besoin est, avec un peu de chance on pourra même trouver sur place une vieille cuisinière. Pour l'eau on peut tabler sur des citernes, il suffit de faire bouillir l'eau puis de la laisser refroidir avant de la boire sans compter qu'il y a peut-être un point d'eau qu'ils n'ont pas vu le dernier coup. Melody faisant référence à l'exploration de James, Ivy et Elizabeth là bas. Sinon dans les bâtiments, on sera à l'abri des intempéries, on peut même y entrer des véhicules, véhicules qu'on devrait pouvoir alimenter sans problème, l'aéroport doit avoir encore des réserves de carburant, je ne pense pas que tout soit pillé. On sera plus près de la ville et donc certes des hordes de zombies mais aussi de magasins dans lesquels avec de la chance on trouvera du matériel, tout en restant non loin des zones de chasse.

Comme 'Liz le souligne, il y a la tour de contrôle qui ferait une excellente tour d'observation déjà prête à l'emploi, les pistes qui offrent une vue dégagée sur les environs mais surtout un lieu plus ou moins ceint dont les brèches pourront facilement être bouchée. On a des bricoleurs dans notre groupe, ils n'auront aucun mal à désosser n'importe quoi pour cela.


Son regard émeraude, pendant qu'elle parlait, est parti se fixer sur Samuel, certes elle va contre lui là mais l'homme pourra clairement comprendre que Melody a passé du temps à réfléchir à la question, laissant carrément entendre qu'elle y a pensé même bien avant la veille et la mort de Calvin. Chose qui va se confirmer alors qu'elle a encore des choses à dire, parce qu'il faut bien qu'elle développe le pourquoi du comment de pas le secteur A entre autres.

- Je peux pas nier que le secteur A ne m'a jamais tentée mais ça c'était bien avant que Matthew ne disparaisse, j'y avais songé comme une sorte d'avant poste mais là en l’occurrence ça ne serait pas une bonne solution. On serait encore plus exposés qu'ici même, sans parler qu'un vrai sniper n'en aura rien à faire de ta plaine, il nous viserait de la même manière voir encore plus facilement. Faire du feu là bas, reviendrait à allumer un panneau géant avec écrit "on est là". Certes le secteur A nous laisse près des deux zones de chasse mais si tu regarde bien, il est à l'écart des autres secteurs et on devra faire de longs détours pour les atteindre, hors pour le moment on a aucun véhicule mis à part peut-être une moto.

Quant aux autres secteurs comme ceux proposés par Seth...Cela serait un énorme coup de poker, on ne sait rien du tout de ces secteurs là, ni ce qu'on peut y trouver, ni les zombies s'y trouvant et on serait plus facilement piégés par n'importe quoi, sans parler qu'en pleine ville pas de zone de chasse et tabler sur de la possible nourriture oubliée de ci, de là n'est pas une bonne chose surtout s'il s'avère qu'il y a une grosse horde de zombies dans les parages. Sans parler du fait que s'il faut on se rapprocherait encore plus du Marchand et de ses hommes. Miser sur l'inconnu c'est tout bénef ou tout perdre.

Non vraiment dans notre situation, l'aéroport est le choix le plus judicieux pour tout ce que j'ai dit juste avant...  


Cette fois ci, la belle brune a terminé d'exposer sa pensée et elle laisse le soin aux autres d'en dire ce qu'ils en pensent, s'ils sont d'accord ou non avec elle. D'ailleurs s'ils le sont, il avanceront peut-être des solutions pour préparer le départ puis pour le départ lui même ou encore pour aller préparer leur point de chute. Si non, elle le fera sans aucun doute.

Frida Rivero

Anonymous
Invité
Lun 17 Aoû - 20:42
Après un petit moment, la gamine rejoignit le groupe d'un pas pressé et s'installa discrètement.
Elle fit part de son point de vue qui finalement concordait avec celui que Frida venait d'émettre, tout en proposant d'établir un stratagème afin de pouvoir s'échapper sans éveiller les soupçons de leurs ennemis.
Ce n'était d'ailleurs pas une mauvaise idée, bien que faire croire au Marchand que tout le campement -soit près d'une dizaine de personnes- était malencontreusement décédé lors d'une excursion paraissait un peu gros...Même si bien sûr, il s'agissait probablement d'un simple exemple.

Le barbu discret prit la parole, et la demi porto-ricaine pu en apprendre un peu plus sur le fameux Matthew dont on parlait sans cesse depuis son arrivée. D'après la description, il était clair que l'homme avait toutes les qualités d'un chef, et Frida regretta de ne pas être arrivée lorsque le campement était encore sûr grâce à sa présence.... Quoique la désillusion était moins grande, au moins...
Pour le reste, son interprétation de la situation paraissait plutôt bonne. Mais pourquoi le Marchand s'intéresserait-il à eux absolument... ? Ils n'étaient rien d'autres qu'un groupe de survivants, après tout... ! Et mis à part agrandir ses rangs ou... son nombre d'esclaves, en quoi leur seraient-ils utiles plus que Calvin, Clark ou Ricky... ?

Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps puisque James Bond enchaîna à son tour.
Malgré ses descriptions du Secteur A dont il parlait, elle ne parvenait pas réellement à se faire un avis sur la question... Après tout, elle ne connaissait pas Snyder le moins du monde...Elle ne savait même pas que ça existait !
Par contre, elle faillit protester vivement contre son idée de se séparer en petit groupe, avant de finalement se rétracter, y voyant peut-être un avantage.

La brune muette depuis le début de la réunion proposa également un lieu de déménagement : l'aéroport, qui leur assurerait une certaine sécurité.
Avis partagé par le type à l'allure de flic, qui proposa aussi le secteur D pour les mêmes avantages.
La noiraude haussa un sourcil à sa dernière phrase. Il pouvait bien penser ce qu'il voulait, mais elle, elle ne culpabiliserait certainement pas d'avoir exploser le crâne de ce dégénéré de Marchand !
Après tout, la plupart d'entre eux avait probablement tous tué au moins une fois depuis le début de ce calvaire, que ce soit un humain ou un zombie, et il y avait de grande chance pour que les victimes aient à elles toutes fait moins de tord que le Marchand à lui tout seul !
Cependant, elle était d'accord sur sa remarque précédente : chacun devait apprendre à se défendre, c'était vital.

Au final, Lara Croft fit un compte-rendu des divers avis. Frida lui adressa un hochement de tête à l'approbation de son idée, et écouta la suite.
Le lieu le plus approprié -à la majorité- semblait être l'aéroport. Tour de contrôle, barrière, discrétion, ressources... De nombreux atouts qui leur seraient plus que d'une grande utilité... !
Le secteur A ne convenait au final qu'à James Bond, mais restait apparemment trop dangereux car trop similaire au campement actuel.
Mais de toute façon, peu importe. L'afro-américaine ne connaissait strictement rien aux secteurs, et elle voulait juste se barrer d'ici avant de se prendre une balle dans la poitrine, rien de plus... !

« Secteur A, B, C, Z, je sais pas vraiment de quoi vous parlez perso, donc on va dire que j'vous fais confiance pour convenir de celui qui sera le plus adapté... !
Mais franchement, j'sais pas si c'est une bonne idée de se diviser... ! Et j'trouve pas que ça simplifiera la répartition du matos, au contraire... ! Si on reste ensemble au moins, tout le monde pioche c'qu'il veut et point barre... ! Maintenant, c'est p't-être pas con de quitter le camp par petit groupe histoire de lui faire croire qu'il a réussi à nous monter les uns contre les autres, mais faudrait qu'on se rejoigne quelque part ensuite. Plus on sera de "main d’œuvre"»
, dit-elle en faisant des guillemets avec ses doigts, «plus on pourra rapidement se construire un abri en béton et être tranquille.. ! On a besoin des compétences de chacun, et pour ma part, je peux vous proposer des entraînements sportifs... J'ai l'impression de devoir tout recommencer à zéro, alors si ça peut en aider d'autres... Et sinon, j'étais plombière, alors j'pourrais p't-être vérifier la tuyauterie là où on ira, même si j'peux pas faire de miracle... »

Ivy Lockhart

Anonymous
Invité
Lun 17 Aoû - 21:25
Après ma très brève intervention qui n’avait en soi rien apporté à la conversation, je me laissais aller à ma fatigue, choisissant de m’asseoir à même le sol, les jambes croisées en tailleur, mon coude gauche posé sur ma cuisse et le menton calé dans la paume de ma main gauche, laissant mon regard suivre le fil de la conversation au fur et à mesure que les différents interlocuteurs prenaient la parole. Je remarquais par ailleurs qu’à l’exception de Frida, aucun des derniers arrivés au campement, pas même Brooks, n’avait daigné nous rejoindre, comme si leur propre avenir leur était indifférent. Une petite moue crispée passa sur mon visage à ce constat tandis que je m’efforçais de retenir un soupir d’agacement. Depuis que nous étions arrivés, je ne pouvais me défaire de la désagréable impression que c’étaient toujours les mêmes qui agissaient, prenaient les risques et les décisions pour le bien de l’ensemble. Dans les faits, ça ne me dérangeait pas vraiment puisque j’en profitais également, mais sur le principe, ça avait une foutue tendance à me rendre acerbe ; d’autant que mon humeur quotidienne et les derniers événements n’apportaient rien de positif susceptibles de contrebalancer cette situation.

J’écoutais les différents avis des autres avec un intérêt bien plus grand que ce que mon attitude et ma position - similaire à celle d’un ennui profond - pouvaient laisser supposer, m’assurant d’engranger toutes les propositions, informations et hypothèses de chacun dans mon esprit qui se mettait doucement à cogiter, malgré la fatigue qui m'assommait. Je ne pus m’empêcher de tiquer légèrement en écoutant les propositions de Samuel. Se séparer ? Nous diviser encore ? Diviser notre synergie et nos compétences respectives. Avait-il définitivement pété les plombs hier soir ?

Je pris une longue inspiration en fermant les yeux, sentant déjà la colère se raviver en moi. Je serrais les dents alors que Liz’ intervenait à son tour, proposant de cibler l’aéroport que nous avions exploré comme nouvelle demeure. Je ne pouvais m’empêcher de repenser aux nombreux zombies qui infestaient les lieux, ou à la clôture qui se trouvait être défoncée en de nombreux endroits. Le tableau et l’idée était certes belle et alléchante, bien plus que ne pouvait l’être le secteur A et ses quelques baraques paumées en plein milieu des plaines, mais factuellement, ça risquait surtout d’être un sacré merdier pour réellement pouvoir s’approprier l’aéroport. Néanmoins, je gardais ces pensées pour moi alors que je tournais mon attention sur Seth, me faisant la remarque que finalement, il savait être bavard lui aussi quand il le voulait.

D’ailleurs, je sentis mon estomac se nouer lorsqu’il aborda le sujet de nos confrontations futures avec le Marchand et ses hommes, ou plus généralement, n’importe quel autre homme qui tenterait de nous nuire. Aurais-je réellement le cran de tuer un homme, autrement que sous le coup d’une colère enivrante ? Là où j’étais déjà rongée par la culpabilité d’avoir laissé ce type crever comme un chien sous son armoire, renforçant même son agonie ; alors que j’avais toujours du mal à réaliser que Calvin était morts sous mes mains, que je sentais son sang pourtant lavé continuer à me brûler la peau comme une souillure indélébile, que même le cambouis et le sable ne parvenaient pas à étouffer ni éponger. Toutes ces pensées et ces réflexions tempêtaient sous mon crâne dans une danse nauséeuse, ravivant tant la colère que le sentiment d’impuissance face à un quotidien  que je subissais plus que je ne l’affrontais. Au plus profond du gouffre, j’étais à deux doigts d’embrasser l’idée que tout cela n’était que fatalité, que résister, se battre, était aussi futile que d’essayer de chasser un nuage en soufflant dessus.

Puis ce fut au tour de Melody de reprendre la parole, exposant son propre point de vue, à nouveau, enrichi de son avis et de ceux des autres. visiblement, l’aéroport semblait se dessiner comme le candidat le plus idéal à nous accueillir, ce que je ne pouvais nier à y réfléchissant bien. Sans même quitter ma position, je me passais la main droite dans les cheveux, ébouriffant cette masse capillaire indisciplinée à plusieurs reprises, avant de me masser les tempes et le front de mes doigts, fermant les yeux durant de longues secondes avant de reprendre la parole à mon tour, redressant la tête et croisant mes bras autour de mes genoux repliés vers ma poitrine.

Je posais mes noisettes sur James en premier lieu, avant de rapidement les faire glisser vers Samuel.

“Se diviser serait stupide et inutile,” lâchai-je abruptement d’un ton morne. “Nous ne ferions que nous affaiblir. On n’a pas besoin de faire gober au Marchand que nous serions “moins menaçants”...” Je mimais des guillemets avec mes doigts pour bien appuyer ces deux mots. “...parce que nous sommes divisés. Le Marchand ne nous voit comme une menace, que l’on soit seul, deux ou dix… Il nous considère comme du bétail à récolter. Sinon, comme l’a dit James, il n’aurait pas hésité à nous abattre, l’un après l’autre. Tout ce qu’il veut de nous, c’est nous pousser à abandonner notre quotidien misérable, ici ou ailleurs peu importe, pour que nous nous tournions finalement vers lui, de notre plein gré, en désespoir de cause ou d’une autre option qui ne se résume pas à se plaquer un canon contre la tempe. Plus il pensera que l’on est sur le point de craquer, plus il nous harcèlera pour nous faire basculer…” Je secouais la tête en poussant un long soupir.

“Qu’importe que l’on choisisse de s’installer dans le secteur A, sur l’aéroport ou dans le Burger King du coin. Le Marchand nous retrouvera et finira par nous atteindre de toute façon, parce que c’est ce qu’il veut et qu’il en a les moyens. C’est nous qu’il veut, et même si j’sais absolument pas pourquoi, j’suis persuadée que notre résurrection n’est pas étrangère à ses motivations. On ne doit pas se focaliser sur le lieu qui nous permettra le mieux de nous protéger du Marchand. Aucun endroit ne sera jamais sûr. On doit arrêter de raisonner à partir du Marchand et de ses intentions, de comment l’éviter ou le combattre au mieux. Le plus efficace serait de l’ignorer… J’dis pas qu’il ne faut pas s’en inquiéter, mais on ne doit pas entrer dans son jeu. Il faut le déstabiliser, le faire enrager, le pousser à commettre des erreurs ; mais certainement pas se terrer en claquant des dents à attendre qu’il vienne nous cueillir, ou qu’il vienne abattre le prochain d’entre nous qui prendra la tête de notre groupe.”

Je marquais une pause de quelques secondes, laissant à tout le monde le temps de digérer mon laïus rempli d’évidences et portes ouvertes enfoncées.

“Mais puisqu’on doit décider d’où aller, il est vrai que l’aéroport présente beaucoup d’avantages. Mais faut pas en dresser un tableau trop reluisant non plus et garder la tête froide… C’est un putain de charnier à ciel ouvert, rempli d’infectés. Ça va pas être une promenade de santé que d’en virer les occupants. La clôture d’enceinte est ébréchée en de très nombreux endroits, et même si c’est effectivement pas grand chose à réparer, ça reste un grillage, c’est loin d’être un obstacle infranchissable pour une dizaine de zombies qui s’agglutinent dessus, encore moins pour un type seul avec une pince coupante ; et puis même avec une vue parfaitement dégagée sur la zone, ça reste un énorme périmètre. Rien que la piste principale doit faire un bon mile de longueur. On peut pas défendre un si large périmètre, pas à dix… Et encore dix, j’suis généreuse…”

Je parcourais l’assemblée du regard, me mordant les lèvres pour ne pas lâcher un commentaire plus acerbe sur les absents.

“Malgré tout, je reste d’accord avec vous,” repris-je. “C’est l’aéroport qui présente le meilleur rapport bénéfices/risques. Il est situé pas loin de la ville, offre une vue dégagée et des bases d’infrastructures solides, on peut y stocker les véhicules, même le semi-remorque sans problème quand j’aurai fini de le remettre en état, et un sacré paquet de matos. En même temps, on pourra aussi y cultiver la terre, le long des pistes, parce que Melody a raison, on va pas pouvoir se contenter des ressources qui traînent en ville pendant des mois. Mais va falloir qu’on réduise de manière drastique le périmètre à couvrir et qu’on le cloisonne plus lourdement qu’avec deux épaisseurs de grillage. Cependant…” Je portais à nouveau mon attention vers Samuel.

“Le secteur A reste une option tout à fait valable dans la mesure où il faut qu’on se casse d’ici au plus vite. Il nous sera beaucoup plus simple de nous installer dans une baraque abandonnée, avec peu de rôdeurs aux alentours et assez isolée pour nous permettre de nous reprendre quelques temps. Et à partir de là, nous pourrons organiser des excursions vers l’aéroport, afin de le débarrasser des infectés dans un premier temps, et commencer à aménager les lieux qui nous intéressent. On peut pas se permettre de simplement partir pour l’aéroport avec nos bagages, la bite et le couteau sans être certains d’y être à l’abri, et sans alternative de repli.”

James F. Everett

Anonymous
Invité
Mar 18 Aoû - 0:01
James écouta attentivement les échanges, chacun donnant de son avis et de sa pensée, ce qui d'abord lui plu car il voyait là une volonté de chacun d'avancer et de s'en sortir, mais pour la première fois surtout, il voyait une cohésion, un échange fondé et développé autour d'un avenir qui n'était pas encore totalement sombre. Pourtant, il déchanta vite en écoutant ce qui suivi, d'abord la perspective de se déplacer de nuit, puis l'aéroport qui était amené comme un lieu incontournable, ce qui redressa d'inquiétude les sourcils du médecin. Etaient-ils vraiment sérieux avec cette proposition ?

Au bout d'un moment, les idées se succédèrent si vite qu'il finit par décrocher à moitié, essayant d'organiser le flot de contestation et de remise en question qui lui passait dans l'esprit. Quand enfin, Ivy acheva son discours, il se frottait déjà le visage avec ses mains en lâchant un soupire éreinté. Fatigué il l'était, agacé aussi et la fatigue comme le noeud bien serré dans son ventre qui lui restait du stress accablant et du drame de la veille ne l'aidait pas à conserver un total sang-froid, si bien qu'il s'entendit lancer subitement et d'une voix ferme :

« Olah olah stop, ça suffit, arrêtez de parler. Vous divaguez complètement. »

Il fut lui-même surpris d'avoir employé des mots si abrupts, emprunts de cette bouillonnante colère qui avait un mal fou à décroître depuis la veille et débordait d'un coup, le rongeant progressivement en dépit de toute l'énergie dépensée à la contenir et paraître un maximum calme. Il se massa les yeux un instant et leva une main en pardon à l'attention du groupe.

« Excusez-moi, je suis... je suis crevé, comme tout le monde ici. Je m'en suis pas rendu compte, on va essayer de remettre tout ça en ordre et désolé si je dois faire l'avocat du diable, c'est vraiment pas la position qui me plait le plus mais en l'occurrence... »

Il marqua un instant et prit une bonne inspiration en fermant puis ouvrant les yeux, se frottant le bout du nez du dos de l'index de façon distraite.

« Melody, je suis sûr que tu es une très bonne chasseresse mais ça ne change rien au fait qu'à moins que tu ne nous caches ton pouvoir découvert entre-temps, tu n'es pas nyctalope et tu n'as pas de vision X, donc sortir de nuit ce serait complètement inconscient quelque soit le cas de figure.

A vous entendre parler, le Marchand, les secteurs, la stratégie pour partir et s'installer ailleurs, vous parlez presque tous comme si on étaient simplement seuls dans cette ville. Avant d'envisager quoi que ce soit, on doit atterrir et ne pas oublier que des options... »
Dit-il en appuyant un regard sur Melody. « On en a pas des masses. Si on compte que ceux qui sont ici et intéressés par la suite, on est sept, sept personnes revenues de la mort avec un gros manque à gagner niveau capacités, des ressources presque inexistantes et même pas assez d'armes pour tous nous équiper. »

Il passa le regard à chacun et souffla en secouant la tête légèrement.

« On est pas en position de choisir paisiblement le secteur ou le quartier que l'on pourrait occuper. Le secteur A n'est peut-être pas idéal, mais comme le souligne Ivy, ça nous est beaucoup plus accessible. Et on parle pas de zones plus ou moins valables, mais de zones dans lesquelles on peut avoir une chance en l'état et dans l'immédiat, sortis de ce camp que d'autres ont fondé, on ne pourra pas aller très loin.

Ecoutez, l'aéroport, c'est une très mauvaise idée, l'une des pires que l'on pourrait avoir et je ne parle pas de savoir si il nous permet d'être près de la ville ou non, d'avoir de l'eau, de quoi cultiver ou je ne sais quel autre critère de luxe. Cet aéroport on y a été. »
Cette fois il porta le regard plus précisément à Ivy et à Elizabeth. « Il n'est pas sécurisé. Les grilles sont éventrées, la piste est vaste et n'a aucun relief, mais ce qui importe c'est que l'on a vu la tour de contrôle et que l'on s'est suffisamment approché des hangars pour les entendre. Les bâtiments sont pleins à craquer de rôdeurs. Je ne sais pas par quel miracle ils se sont retrouvés enfermés dans les bâtiments. Peut-être qu'ils y ont été parqués avant de mourir, peut-être que quelqu'un d'autre est arrivé je ne sais comment à les y enfermer. Mais à moins que l'un de vous ne nous cache une unité de combat militaire au complet équipée d'armes lourdes, on va avoir un mal de chien à s'installer dans la zone.

Même avec ce genre d'équipement, même avec toutes nos facultés, on parle de nettoyer des bâtiments d'une des zones les plus importantes de cette ville infestés de rôdeurs. Il nous faudra énormément de temps pour se débarrasser de tous ces mangeurs de chair et ça c'est la version optimiste parce qu'il y a de très fortes chances que l'on soit submergés très rapidement, même en restant tous ensemble. Si l'on y reste pas jusqu'au dernier, on libère ce fléau qui va envahir toute la zone.
Quand bien même par un miracle que je ne saurais décrire on parvient à rester en vie et prendre une parcelle seulement du lieu, on vivra avec le risque permanent d'être dévorés sur le pas de notre porte ou encerclés sans sortie possible, avec une piste plate et très bien située pour être repérés par tous les bandits, pillards, hommes du marchand ou autres survivants qui passeraient par là en se disant qu'un aéroport est une opportunité de trouver des ressources, voir un avion à faire démarrer. Sans parler des hordes qui pourraient pénétrer le quartier sans aucune difficulté parce que l'on ne pourra jamais réussir à protéger toute la zone, ils nous verraient encore plus facilement. »


Il acheva le plus gros de son monologue dans un nouveau soupire perceptiblement affligé. Appuyant ses mains sur ses genoux, il se mordit quelque peu la lèvre.

« A ce compte là je préfère jouer le coup de poker du secteur D proposé par Seth, là au moins on peut espérer avoir une chance d'arriver à quelque chose avant les prochains mois et en espérant être toujours en vie. Le secteur A n'est pas loin, situé entre les deux forêts, pas loin de la rivière non plus, il n'y a pas beaucoup de rôdeurs et on a encore pas mal de maisons à fouiller. On peut se mettre en extrémité et se cloisonner en baraquement pour garder en vue tout un morceau de la plaine, ou s'enfoncer à l'intérieur et s'organiser façon guérilla en comptant sur le fait que l'on connaîtra les lieux plus vite et mieux que nos agresseurs. Tout ça, c'est encore en comptant sur le fait qu'une horde ne se planque pas et qu'il n'y ai pas déjà des occupants. Parce qu'à part le Marchand et sa bande, on a pas envisagé le fait qu'un autre groupe survive, quelque part, on ne peut pas être les seuls. »

Il leva les mains et semblait gêné d'avoir à mettre sur table de telles idées, tout en ayant la conviction qu'elles devaient être évoquées.

« Quoi que l'on choisisse, il faudra savoir comment on veut s'organiser et ce qui est sûr c'est que tenter la communauté parfaite qui agit en équipe égalitaire et complice, ça n'existe pas. Même si on se connaissait bien et ce n'est pas le cas. Il nous faudra une chaîne de commandement, on ne peut pas y échapper. Je suis prêt à avoir confiance en vous, en vous tous et l'un ou l'une d'entre nous plus encore pour prendre le rôle que personne n'envie. Matthew n'est pas là, Calvin - paix à son âme - nous a quitté avec la conviction que nous tentons aujourd'hui d'honorer. Samuel a déjà évoqué sa volonté de manager notre équipe. Moi je suis un chirurgien, mon rôle dans notre équipe je le prendrais et ce sera celui-ci. Je ne suis pas fait pour commander. Ce qu'il faut savoir maintenant c'est... et vous ? En qui êtes-vous capable d'avoir confiance ? »

Samuel Freeman

Anonymous
Invité
Mar 18 Aoû - 2:08
Tant de données à engranger, analyser, confronter aux informations et aux synthèses déjà effectuées. C'était une tâche lourde pour le canadien qui désirait trouver le meilleur compromis, d'autant plus avec si peu de sommeil et... Malgré le fait qu'il soit le moins démoralisé de la bande, avec sa confiance en lui-même bien entamée par ces derniers jours.

Malgré cela, il lutta énormément pour bien retenir tout ce qui pouvait se dire, manquant surement de ci de là l'attitude de certains, des indices dans la voix d'autres. Il ne pouvait simplement pas tout faire et c'est bien pourquoi il décida de se concentrer sur comment exposer le meilleur plan possible, et non le présenter en brossant chaque personne présente dans le sens du poil.

Ayant bien constaté que cette espèce de table ronde semblait destinée à les laisser chacun s'exprimer bien à leur tour, sans se couper, sans laisser qui que ce soit en arrière, et malgré certaines phrases qui faillirent lui faire cracher ses mots, il demeura silencieux, stoïque... Jusqu'à ce que son tour n'arrive enfin, jusqu'à ce qu'il puisse déverser ce torrent d'information. Sa voix sembla alors pour le moins dénuée d'émotion, au bord de perdre de son aspect autoritaire, et tout aussi basse, fatiguée :


"Un problème complexe, vraiment complexe. Les choses vont dans tout les sens et c'est un calvaire à remettre en ordre."

De ses deux mains, il s'essuya les yeux lentement, n'attendant pas d'avoir à nouveau un contact visuel avec le groupe pour s'exprimer. Notons qu'il reprendra quand même sa gestuelle, bien quelle même semble plus molle, plus abattue sans pour autant atteindre les limites de sa voix.

"D'abord, le secteur D, c'est juste impensable, et James s'est bien exprimé dans l'idée, nous n'avons ni les moyens, ni la force physique ou morale pour effectuer un nettoyage conséquent, qui plus est sur un secteur pour lequel nous disposons seulement d'une carte. En passant par là, je rebondis sur l'idée de l'aéroport, qui n'est pas mauvaise, non vraiment."

Ces derniers mots furent plus fermes, plus solides, agrémentés d'un regard on ne peut plus sérieux. Il n'était pas question que quelqu'un puisse s'imaginer qu'il ait le moindre plaisir à protester sur cette proposition.

"Sans le Marchand, pour être honnête, il m'aurait parut très possible de s'y poser, de profiter, effectivement, de sa proximité avec la ville et la forêt, de ses infrastructures que je trouve également assez adaptées à un camp de survivant malgré le lourd nettoyage à effectuer... Mais sans le Marchand, nous ne serions pas là à discuter de cela. L'aéroport nous enferment bien trop à mon gout, nous coince entre différentes menaces, en plus d'en disposer lui-même rien que pour l'installation.

Avec ça, et je comprends que l'idée de nous diviser vous fasse peur, mais je vous expliquerais, bref, en tout cas, l'aéroport ne nous offrent pas une telle possibilité, pas avec suffisamment de proximité et une protection égale entre les groupes."


Il s'interrompit une seconde, sur le point de commencer une nouvelle phrase, pour tousser, brièvement, juste deux grands coups, clairs, secs, comme pour se dégager la gorge une bonne fois pour toutes. Afin d'épargner la vision de sa bouche ouverte à ses compagnon, il y apposa sa main, l'essuyant ensuite, comme par réflexe, sur la manche de sa chemise rougie.

"Mon idée est simple, Melody, il est normal de vouloir profiter d'une zone de chasse sans marcher plusieurs miles pour l'atteindre, c'est possible en positionnant un camp vers l’extrémité Nord-Ouest du secteur A. A vérifier selon l'état des habitations environnantes puisque, évidemment, cet emplacement subira autant de désagrément qu'ici, à savoir... Et Seth, excuse moi de devoir te le dire ainsi, ce que je considère, pour être canadien, comme un petit bois... Mais qui fait que notre position actuelle n'a rien à voir avec la topographie de la majorité de la zone résidentielle à l'Est puisque ce gros bosquet nous masque totalement la vue sur l'Ouest.

Malgré tout, même proche des feuillages, une habitation en secteur A offre beaucoup de couverts, un point de vue limité mais suffisant pour une surveillance et un accès quasiment direct à la route, bref, un superbe emplacement pour partir en excursion en ville, à pied, en vélo, en voiture, en monocycle si vous voulez. Évidemment, ce n'est pas au même de niveau de sécurité que l'aéroport, je ne le nie pas, cette position n'est pas loin d'être aussi précaire que l'actuelle, mais elle offre d'indéniables avantages, dont celui de pouvoir être couplée avec un autre camp.

Ce camp, que je pensais pouvoir placer vers la ferme déjà visitée et re-visitée, offrirait un excellent point de repli. Éloigné de la route, disposant d'une superbe vue dans toutes les directions et accessibles en un voyage à pied pas très long depuis cet endroit, et pas terriblement plus long depuis l'autre camp plus au Nord. En particulier avec les véhicules qui pourront circuler sur les petites routes, sans parler de notre matériel de communication qui nous permettra de rester en contact constant pour se soutenir mutuellement en cas de pépin.

A cet endroit, nous aurions la possibilité, sinon de nous implanter durablement et de fortifier la zone en plus d'organiser notre auto-suffisance, de voir facilement venir toute menace et de défendre l'endroit ou nous enfuir en peu de temps, au moins jusqu'à, éventuellement, trouver un coin plus avantageux. Dans tous les cas, être divisé nous évitera à tous de pouvoir nous retrouver bêtement assiégés, mais nous profiterons de suffisamment de proximité entre nous afin d'être tous actifs et... Oui, ne pas bêtement nous occuper de nos affaires chacun de notre côté en attendant la mort."


Samuel eut alors une moue étrange, comme du dégout mêlé d'exaspération, suivis d'un très léger haut le cœur, presque semblable à un hoquet silencieux. Quelque chose l'incommodait vraiment, mais cela ne semblait pas avoir de rapport direct avec son discours puisqu'il ne tarda pas à retrouver son état "normal".

"Pardon. Quoi qu'il en soit, puisqu'il semble clair que Melody n'a aucune intention de suivre quelqu'un d'autres qu'elle-même et compte tenu de ses compétences et de ses qualités, je pense qu'elle serait la mieux placée pour organiser le camp au Nord, que ce soit sa position, ses défenses, sa gestion, en particulier concernant les excursions en ville. Pour rester là pendant des mois ou juste quelques semaines avant d'aller ailleurs, vraiment, Melody, j'ai toute confiance en toi pour organiser au mieux les tâches d'exploration, de nettoyage, de récupération... Auxquelles nous participerons tous.

De l'autre côté, au Sud, vous vous doutez bien que je me porte volontaire pour en assurer le fonctionnement. A priori donc, assurer un point de repli d'urgence qui ne soit pas un abattoir et, si les évènements vont dans le sens d'une implantation longue durée, fortification, plus de confort, organisation de notre auto-suffisance, bref, tout ce qu'on pourra concevoir pour se faciliter la vie.

Évidemment, tout cela est sujet à votre approbation et surement pas définitif. Dans un futur pas si lointain, il se pourrait bien que l'aéroport puisse nous offrir un abri plus sûr et mieux placé que n'importe quelle forteresse artisanale dans la zone résidentielle. Si tel devait être le cas, j'approuverais avec plaisir ce déménagement, mais en l'état, même si le secteur A peut encore nous réserver des surprises, nous pourront toujours leur fausser compagnie et avec bien plus de facilité qu'en secteur B."


Sur ces derniers mots, lentement, il prit la sangle de son fusil et le fit glisser de son épaule puis de son bras. L'arme tenue par le canon, il se pencha en avant, posa la crosse contre le sol puis laissa doucement tomber son postérieur par terre avant que le fusil d'assaut ne trouve refuge dans ses bras, canon pointé à la quasi-verticale afin de ne représenter un danger pour personne.

Là, si Elizabeth n'avait pas encore pris la parole comme il espérait qu'elle le fasse, dans l'ordre où ils semblaient avoir convenus de s'exprimer, il l'aurait incitée à s’exécuter à l'aide d'un signe de main accompagné d'un mince sourire, tout juste assez long pour montrer à la jeune femme qu'il lui laissait la parole avec plaisir, pas assez pour donner l'impression qu'exposer son idée ne l'ai mis en joie.

Elizabeth R. Evans

Anonymous
Invité
Mar 18 Aoû - 14:07
C'était certainement dû à nuit blanche qu'elle venait de passer, un cumule de fatigue, de stresse et d'anxiété qui avait muté sa tête en enclume sur lequel frappait le puissant marteau d'Eitri. Elle avait du mal à retenir les longs discours de chacun et toutes les informations qu'ils contenaient, n'en ressortant qu'un résumé partiel lorsque sa migraine s'atténuait avant de la lancer de nouveau.
Elle avait l'impression que tout le monde était lancé à cent à l'heure alors qu'elle ne parvenait pas même à aligner deux phrases, ce qui, contextuellement, ne lui était pas réellement étranger. Pourtant elle fait défaut à l'invitation de Samuel à prendre part au débat. Comment aurait-elle pu tenir ne serait-ce qu'une réponse dans cet état, alors rebondir sur les idées d'un trop grand nombre de voix lui donnait tout bonnement le tournis.

Elle plaça son pouce et son index droit de part et d'autre de l'arête de son nez et massa lentement et profondément ses sinus dans l'espoir de soulager quelques tensions galvanisées en ce lieu. Clignant des yeux en sentant la lourdeur du regard qui pesait sur elle, même s'il n'avait été composé que d'une paire d'yeux, elle finit par passer sa main à sa nuque cette fois-ci, massant cette dernière à son tour avant de laisser échapper d'entre ses lèvres d'une voix fine.

" J'suis d'accord..."

Avec qui ? Quoi ? Quelle idée retenue ? Quel sujet abordé ? Elle du se rendre compte que sa réponse était aussi inspirante qu'une gamelle vide devant un dobermann, car elle passa son regard rapidement sur l'assemblée avant de reprendre rapidement - ou tout du moins avec la vitesse que son état pouvait lui permettre.

"Le Secteur A en attendant de se renflouer, et de nettoyer le B convenablement. Et si on se sépare, qui va où ?"

C'était un peu le principe de jeter des pavés dans des mares et d'observer les ondulations se rependre, en attendant sagement, spectatrice des effets. C'était ce qui s'était passé avec sa première intervention, faisant réagir tour à tour et de plus en plus massivement chacun d'entre eux, se rendant victime de la propre migraine qu'elle s'était provoqué.

"Ne pas se séparer voudrait dire confier la gestion à une seule personne. Le faire, ça serait diviser les efforts et le matériel, diviser les ressources et barricader deux maisons au lieu d'une. Pourquoi ne pas voter ?"

Elle se tut lorsqu'elle jugea qu'elle en avait trop dit, à moins que sa migraine ne refit doublement surface. Si son propre avenir ne se jouait pas ici en cette heure, elle se serait déjà éclipsé de cette réunion depuis bien longtemps. Elle essayait simplement de faire gagner du temps à cette discussion qui, à son humble avis, partait bien trop en débat d'idée et risquait de s'y perdre.
Après tout, elle était une suiveuse, et pas une meneuse. Elle attendrait passivement de prendre sa décision, car si clivage se faisait, il faudrait alors choisir où poser son destin et entre les mains de qui ? En dehors d'Ivy, et il fallait bien l'admettre intérieurement, même si à contre-coeur par fierté, James, elle n'avait pas vraiment confiance.
Chacun avait leur défaut, chacun leur utilité, mais si elle devait choisir, elle n'irait sans doute pas en fonction de la raison. Sa vie entière n'avait été basée que sur l'équation de sa raison, et non celle de son coeur. Et elle avait lamentablement échoué. Maintenant qu'elle avait une seconde chance, pourquoi ne laisserait-elle pas ce dernier davantage maitriser son futur ?

Seth Willis

Anonymous
Invité
Mer 19 Aoû - 0:18
Seth les laisse répondre à leur tour, tour de table improvisé qui vient naturellement, les uns après les autres, sagement. Jusque la les opinions avaient été partagés, plutôt consensuelles mais tout cela allait tourner vite, très vite. Voila que Ivy ouvre les hostilités, changer de lieu n'était pas suffisant. Pour elle il ne fallait pas courber l'échine devant le Marchand. Il trouvait cela assez amusant, dans le sens négatifs du terme, lui qui venait de dire qu'ils n'étaient pas de taille pour lutter contre le Marchand. Il secoue un peu la tête pour lui même l'écoutant poursuivre. Comme lui et Elisabeth, elle pense que l'aéroport est un bon choix ce qui adoucit un peu l'avis de Seth à son égard mais voilà que James entre dans la danse et les tente de les dissuader, témoignage à l'appui.

Seth ricane cependant un peu quand il l'entend parler des super pouvoir potentiel de Melody avec un léger mouvement de tête négatif ayant l'air de trouver cela ridicule. Il pince ses lèvres quand il l'entend parler du coup de poker, content d'avoir quelqu'un vaguement de son avis sans en faire une victoire en soit. D'ailleurs quand il parle de guérilla le mouvement de regard de Seth est sans équivoque sur son avis sur le sujet. Rien de compliqué, il venait de l'exprimer cinq minutes avant.

Vint le tour de Samuel qui est fondamentalement contre son avis, qui dispose du sien bien tranché, tel le G.I. Joe qu'il était sous le regard de l'artisan. Il ne cherche pas à débattre, trop enfoncé dans ses propres problèmes pour avoir la motivation de discuter stratégie avec l'homme. Mais sa proposition de couper le groupe en deux lui fait plisser les yeux. Que fallait il en penser ? Pas grand chose de bon d'après lui.

Elisabeth parle dans le vide, on en sait ni pourquoi ni sur quoi. Cela le laisse perplexe un instant avant de secouer la tête pour se reprendre et entendant la proposition de vote il regarde autour ne prononçant pas son choix. Il était pour l'instant d'humeur à se plier à la décision collégiale s'il y en avait une. De toute façon s'il y avait hésitation il était évident qu'il pencherait pour Melody, il l'avait déjà dis ouvertement précédemment. Comment pouvait il en être autrement. Tout le monde savait que c'était sa compagne. Il était logique qu'il soit de son coté tant qu'elle ne racontait pas d'absurdité mais il la savait les pieds sur terre. C'était une des choses qu'il aimait chez elle, ça et ses jolies fesses mais cela ne rentrait pas en ligne de compte pour le sujet du jour.
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