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Forum JDR post apocalyptique basé sur la thématique des zombies, de la mutation et particulièrement de la survie, dans un monde partiellement futuriste.
 

[Ferme Wallace] Clark et Fox trottent - 28/01/35
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Evènements

Anonymous
Invité
Mer 19 Aoû - 23:54
Interprété par Geneva Backhouse.

Cela aurait pu être un jour comme un autre. Le soleil se levait, un très léger souffle balayait la poussière d'une terre sèche et froide, quelques nuages narguaient à distance de faire descendre davantage la température et la vie suivait son cours, ou presque. Revenue d'entre les inconnus ténèbres, ton corps immobile couvert de poussière gît en plein milieu d'un champs florissant, aux sillons marqués mais à la culture de blé loin d'être abandonnée par quiconque en fait l'usage et le traitement. Allongée sur le sol, étendue les mains jointes au niveau du cœur - autour d'une volumineuse poitrine - comme fut assoupie la belle au bois dormant, c'est sans doute le chant de quelques oiseaux ayant découvert ta dépouille inanimée qui te ramène à la réalité, croassant en attendant ton agonie qui ne vient définitivement pas.

Tu te réveilles, aussi difficilement que cela puisse être imaginable et avec le lot de labeur qui l'accompagne. Il te faudra le temps de reprendre tes esprits, d'identifier l'environnement qui t'entoure et de comprendre que tu es en vie. Elle te tombera dessus, l'incompréhension, ce moment de flottement où tu ne sais ni où tu es, ni qui tu es et jusqu'à en avoir oublié ton nom, statufiée par un flot d'informations à ton cerveau tout juste remis en marche, si chaotique que de longs instants lui seront nécessaires pour toutes les traiter et les remettre en ordre.

En t'attardant plus distinctement sur ton environnement et laissant s'ouvrir librement tes sens pour te repérer, tu discernes sans aucun doute le vrombissement du moteur d'un véhicule dont l'intensité augmente au fur et à mesure du temps, comme si le véhicule à l'origine de cette sonorité venait droit à ta rencontre.
Un nuage de poussière s'élève vers l'horizon et il semblerait que la venue de l'engin soit plus qu’imminent. T'as t-il seulement remarquée ainsi étendue sur le sol ? Et s'il t'écrasait alors par inadvertance alors que l'on t'offrait tout juste ta seconde chance dans ce monde de terreur et de douleur ? Bien vite, si tu y portes attention, tu pourras constater que ce véhicule n'est autre qu'un tracteur d'excellente facture, digne des fermes les plus Texanes qui soient.

Si ton premier réflexe est de regarder tes blessures, tu auras le constat qu'elles ont, à ta grande surprise, disparu. Comment ? Quand ? Pourquoi ? Des questions naturelles qui relancent la douleur de ton crâne alors que tu sens ton corps loin d'être en pleine forme, et pour seule réponse à ces questions, un faible équipement, déposé à coté de toi, aligné et nettoyé. Ainsi te voilà vivante, ta peau aussi propre que tes vêtements sont demeurés dans le même état que dans tes derniers souvenirs qui commencent à resurgir, et même ont acquis un degré de saleté et une odeur de moisie repoussante. Une peau propre oui, de la moindre saleté, et même de la moindre trace. Tes cicatrices ayant disparues si tu en avais, tes imperfections gommées si nettement que ta chair semble avoir été remplacée dans ton sommeil, et ce n'est que le début. Car tu n'as pas encore idée de tous les changements qui ont opéré en toi.


Éléments scénaristiques:
 

Geneva Backhouse

Anonymous
Invité
Ven 21 Aoû - 20:24
Geneva ouvrit les yeux.

Elle les referma aussitôt, éblouie par la lumière éclatante du soleil qui était pourtant dissimulé en grande partie par des nuages sombres. Elle eut un sursaut et se redressa brusquement, ouvrant à nouveau les paupières. L’attaque des zombies, la mort de son père, la morsure, le toit, les silhouettes inconnues, leurs paroles sans queue ni tête… La jeune femme ne savait plus distinguer le vrai du faux, l’expérience vécue du fantasme pur. Elle se serait presque attendue à se réveiller dans sa chambre, un jour comme les autres. Mais la certitude qu’elle ne vivrait plus jamais cette sensation lointaine lui bloqua le cœur.

Geneva tourna la tête de tous les côtés. Elle était assise au milieu d’un champ de blé que le vent léger faisait onduler agréablement. Pendant un instant, la jeune femme se contenta d’observer le paysage, remarquant à peine le nuage de poussière à l’horizon qui semblait s’approcher d’elle.

Les zombies. Prise d’une soudaine panique, Geneva se leva brusquement. Aussitôt, une douleur résonna dans son crâne. Elle se pencha en avant en serrant les dents. Et elle finit par se redresser à nouveau, plus lentement cette fois-ci. Son corps semblait en souffrance. Pas de morts-vivants à l’horizon. Et pourtant, Geneva ne fut pas rassurée un instant. Quelque chose clochait. Le désert. Aux dernières nouvelles, elle se trouvait dans le désert à l’ouest d’Amarillo, bien loin d’un tel paysage agricole. Et puis… Soudainement, elle se rassit entre les tiges de blé et retroussa son pantalon pour jeter un œil à sa blessure. Jambe droite, puis jambe gauche. Rien. Même pas la trace d’une cicatrice. Son cœur s’emballa une nouvelle fois alors qu’elle se mettait à relever ses vêtements (pantalon en toile noire et t-shirt moulant tout aussi noir) à la recherche d’anciennes traces. La cicatrice de son opération du genou ? Disparue. La légère marque sur son avant-bras ? Envolée. Et la coupure qu’elle s’était faite sur le pouce, il y avait seulement quelques jours en arrière ? Aucune trace. Mais ce n’était pas le plus terrifiant, pour l’instant, car elle se souvint précisément des circonstances de son ancienne blessure à la jambe. Elle aurait dû crever sur ce toit. Et pourtant, elle était là, en bonne santé. Du moins, il lui semblait.

Il y avait vraiment un truc qui lui échappait et ce fut le moment où elle prit enfin conscience qu’un tracteur venait clairement dans sa direction. Elle lui fit un signe de main et s’accroupit sentant le poids de son corps (mais était-ce SON corps ?) qui lui pesait. Son regard fut attiré par le reflet d’un objet brillant non loin d’elle. Elle s’approcha et attrapa un pistolet Beretta (le même que son père ?), une caméra portative et un peu de nourriture. Rien n’avait de sens. Elle crut devenir folle.

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Lun 24 Aoû - 10:46
Le tracteur continuait sa course, lentement mais surement, dans le champ, écartant sur son passage les premières pousses qui ne dépasse pourtant pas la taille d'un homme encore, à peine plus que celle des chevilles.
Est-ce que le propriétaire de cet engin massif, soulevant terre et poussière, t'as vu ? Tu en as en tout cas la certitude lorsque, enfin, arrivant presque à ton niveau, son allure se réduit et cesse enfin, le moteur tournant toujours.

La première chose qui te sautera sans doute aux yeux, c'est la propreté du véhicule, entretenu, lavé, comme s'il avait été neuf, bien que ses roues aient soulevé et agrippé quelques mottes de terre sur son trajet jusqu'à toi. En tout cas, cela offre à ton regard la possibilité d'observer à travers la vitre donnant sur la cabine. A l'intérieur se tient un homme, le quart de siècle passé, bien que ses airs juvéniles puissent faire penser à plus jeune. Les cheveux laissés à l'abandon frisent sur le haut de son crâne lui donnant un aspect duveteux.
C'est pour le moment la seule chose que tu perçois de lui, car il persiste à rester dans la cabine du tracteur, portant son regard sur toi, jaugeant sans doute de ta situation et de ton état. Il laissera s'écouler assez de temps figé ainsi, avec comme seul bruit celui de son moteur, faisant sans doute germer dans ton esprit quelques dizaines de questions.

Lorsque tu te décideras à bouger ou faire un quelconque pas, que ce soit en sa direction, ou à l'opposé, il fera enfin entendre sa voix, pour arrêter ta progression. Et si tu restais sur place, il se décidera également.

« Bouge pas. Faut que tu déclines ton identité et que tu dises si tu es blessé. Et si tu as une arme, sache que je suis armé aussi, alors pas de bêtise, d'accord ? »

Il suivait apparemment quelques directives, qui l'auraient conduit jusqu'à toi, et te parlait d'une voix mal assurée, ou en tout cas maladroite. Toujours planqué dans la cabine de l'engin agricole, il t'observait fixement, laissant courir son regard de haut en bas de ta personne, attendant une réponse.

En parcourant les alentours du regard, avec un peu plus d'attention, tu remarqueras que le vaste champ dans lequel tu te trouves est cerclé par une forêt épaisse  mais aussi qu'un corps de ferme se tient un peu plus loin, sur le seul versant qui ne borde pas les bois. De la maison s'échappe une fumée grise, attestant sans aucun doute qu'une personne, sinon plusieurs, y vivent. A ses côtés, une vaste grange, et puis plus loin, une grande plaine qui s'étend bien au delà de ton regard. Les possessions du jeune homme qui est venu à ta rencontre ? Difficile pour le moment d'en juger.

Geneva Backhouse

Anonymous
Invité
Mar 25 Aoû - 22:17
Alors que le tracteur s’approchait et que ses pensées commençaient réellement à se remettre dans l’ordre, Geneva se releva en ayant pris soin de placer son arme dans son dos, à moitié cachée sous son pantalon. Très vite, le tracteur et son conducteur furent à portée de voix. La trajectoire de l’engin ne laissa aucun doute à la jeune femme quant au motif de sa venue. Il était là pour elle. Et cela lui suscita pas mal d’interrogations. Tout comme l’état impeccable du tracteur qui n’avait visiblement pas labouré un champ depuis un bon moment. L’engin stoppa. Et Geneva put enfin mettre un visage sur son conducteur. Un jeune type, pas forcément très amical. Elle n’avait pas vraiment envie de lui faire confiance. Cette vertu devait d’ailleurs avoir disparu de la surface de la Terre, depuis peu, d’après elle. Mais la jeune femme préféra prendre les devants et elle s’approcha du tracteur d’un air soulagé et inoffensif.

- Hey ! Je s…

Tel un robot, l’autre émit des ordres. Identités, blessures, armes, blablabla. Geneva savait très bien, malgré son corps inexplicablement réparé, qu’elle n’avait pas intérêt à faire trop tôt la maligne. Mais elle ne voulait pas paraître faible pour autant, car elle ne l’était pas. Un petit coup d’œil sur le côté lui indiqua la présence d’une ferme qui présentait des signes de vie. Une communauté ? Geneva chercha à savoir en plissant les yeux si les bâtiments possédaient de quelconques moyens de défenses ou si elle était réellement tombé sur les ploucs du coin. Tout autour, la forêt épaisse lui faisait de l’œil. Si elle avait eu ses pleines capacités, elle aurait presque osé tenter une course rapide pour éviter le type. Mais elle n’avait plus le choix.


- J’m’appelle Geneva Backhouse. Pas de blessures. Pas de contamination, si c’est c’que vous voulez savoir.

Et pour répondre à la dernière question, elle sortit son Beretta et le montra ostensiblement au type avant de le ranger à nouveau dans son pantalon.


- Mais j’le garde. J’vais pas vous buter. Je suis paumée dans ce coin paumé et… On est où, au juste ?

Quitte à paraître stupide, autant tenter de glaner quelques informations… Et si ça trouvait, vue la situation improbable dans laquelle elle nageait, le gars lui apprendrait qu'ils se trouvaient actuellement au fin fond de l'Arkansas ou de l'Oklahoma.

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Ven 28 Aoû - 1:21
Depuis la cabine, le jeune homme semblait laisser galoper un temps de silence après que tu lui aies répondu. A ce que tes yeux te disaient, la ferme, que tu avais observé, ne présentait pas de signes visibles de renforcement, rien qu'une petite maisonnée, son champ et sa grange dans un coin vraisemblablement paumé sans rien d'autre à la ronde que des étendues d'herbe ou de forêt.

Il ne t'était pas facile de voir correctement ce que le jeune homme pouvait faire ou l'expression faciale qu'il pouvait afficher, cependant nul doute sur la certitude qu'il s'affairait bien à quelque chose dans son bolide de la prairie et le fait qu'il décroche son regard de toi quelques instants pour observer autre chose sous ses yeux ne fit que le confirmer. A terme, il revint à toi et reprit d'une voix un peu portée, pour masquer le bruit vrombissant et audible de son moteur :

« Ecoute je veux pas de problème ok ? Mais je sais que tu n'es pas ici de plein gré. Moi et mon groupe, on tient cette ferme et on est armés si jamais t'avais l'intention de mal agir, mais on est pas méchants, au contraire on peut t'aider si tu es correcte. On peut te proposer un toit, un lit, de quoi te nourrir et te protéger, et surtout on peut t'apporter des réponses à ce qui t'arrive, certains d'entre nous sont passés par ce que tu vis.
Tu n'es pas la seule. Mais on a des règles strictes et j'ai pas le droit de t'amener si tu as une arme sur toi, va falloir que tu retires le chargeur et que tu me la laisse, je te promets de te la rendre. Tu peux partir de ton coté je t'en empêcherais pas, mais il n'y a pratiquement rien à des kilomètres à la ronde, tu survivras pas toute seule et tu ne sauras jamais ce qui t'es arrivé.

Je crois, enfin, j'ai tout dit. »


Il dressa les mains et à travers la vitre, tu pouvais voir qu'elles ne tenaient aucune arme, ni aucun objet d'ailleurs. Il agita quelque peu les mains en question pour attirer toute ton attention sur elles.

« Tu vois ? Je veux pas te faire de mal. On est vers le centre, à l'ouest de Dallas et à dix kilomètres environ de Snyder. Tu connais ?

Dis... t'as l'intention de mal agir ? Parce si c'est le cas tu le me dis que je puisse m'en aller. »


Il achevait ses mots sur une pointe ironique révélatrice de son mal aise. On pouvait entendre à sa voix qu'il n'était pas rassuré du tout et t'observait avec des yeux à la fois inquisiteurs et craintifs, ne manquant rien de ce que tu pourrais faire et patientant ta réaction ou ta réponse en baissant les mains lentement, comme si il était prêt à se jeter sous les sièges en cas de "pépin".

Geneva Backhouse

Anonymous
Invité
Mar 1 Sep - 21:29
La réponse attendue fut, pour le coup, inattendue. Il ne semblait pas étonné par l'arrivée de Geneva et elle n'était pas la seule dans ce cas. Les idées les plus folles se bousculaient dans son crâne. Avait-elle été enlevé par les extra-terrestres ? C'était loin, Roswell ? Et c'étaient qui ces mecs ? Une secte ?

- Snyder ? Non. J'étais du côté d'Amarillo. Bordel.

Elle n'insista pas davantage puisque, selon le jeune homme, les réponses viendraient. Et autant que cela ne se fasse pas en hurlant à côté d'un moteur de tracteur. En revanche, la méfiance du gars commençait à lui taper sur les nerfs. Elle décida de coopérer afin de réellement pouvoir instaurer un climat de confiance, non sans une pointe d'ironie.

- Mal agir ? Tu crois que je vais m'amuser à te buter pour me barrer avec ton putain de tracteur ?

Geneva n'était pas (trop) stupide. Elle n'était pas en force de négocier quoi que ce soit. Ce type lui apportait son aide alors qu'elle se trouvait inexplicablement dans un lieu inconnu et pour des raisons inconnues. Elle dut ainsi se résoudre à lui confier son arme. Elle attrapa le Berretta, retira maladroitement le chargeur et s'approcha du tracteur d'un pas décidé. Elle tendit l'arme au gars. Quand celui-ci l'eut saisie, elle resta proche de lui et leva la tête pour s'adresser à lui.

- Bon et toi ? Comment tu t'appelles ? Je peux monter où il va falloir que je te suive à pieds ?

Sans réellement s'en rendre compte, la jeune femme jeta un coup d’œil dans toutes les directions. Par prévention. Les quelques mois précédents l'avaient bien formée à ne jamais baisser sa garde. Du coup, sa dernière question fut instantanée.

- Ça grouille pas tellement de zombies, ici. Ça vous arrive d'en croiser ?

La présence potentiellement proche de ces monstres lui forma une boule dans le ventre. En s'éveillant, Geneva avait dans un premier temps oublié leur existence. Et quand elle s'était souvenue des derniers événements, cela avait été au moins aussi tendre qu'un coup de pied dans la tronche. Les silhouettes claudicantes que rien ne semblait pouvoir stopper hantaient ses pensées. Et surtout, le souvenir de la mort brutale et culpabilisante de son père était encore et toujours présent son esprit...

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Sam 5 Sep - 13:43
Le jeune homme reçut sa première réponse en se pinçant les lèvres, patientant davantage de savoir quel choix elle ferait par rapport à son "injonction" qu'à peu près tout le reste. Si bien que lorsqu'elle sortie son Beretta, il disparut par réflexe sous la vitre comme si un ptérodactyle fondait sur lui - une image plus révélatrice de sa pensée profonde qu'une véritable comparaison, dévoilant son taux de courage plus bas encore que d'impression première. Ce n'est qu'au moment où la fille s'approchait du tracteur que l'on vit ses cheveux bouclés, puis ses yeux et son nez sortir de sa cachette pour jeter un coup d'oeil et il put constater qu'elle avait le chargeur dans la main.

Il se remit assis, une main sur le tableau de bord et l'autre cachée sur son flanc. Maintenant proche, Geneva pouvait confirmer l'idée qu'il avait tout du jeune homme inoffensif portant très bien sa chemise grise surmontée d'un gilet noir, jean simpliste et bottes de fermier visiblement un peu larges aux chevilles. En la voyant lui tendre son arme, il étira un sourire timide lèvres closes et certainement gêné, mais sincère, relevant sa bouille d'ange. Il se pencha et attrapa l'arme par le canon, la ramenant à lui en la remerciant d'un signe de tête.
Elle pouvait voir qu'il n'y avait pas de portières à la cabine et qu'un talkie-walkie trônait sur le siège à ses cotés. A la seconde réplique de l'inconnue, il ne put s'empêcher de sourire plus franchement avec une envie assez mesurée de rire.

« Si tu savais, on tombe sur tout et n'importe quoi aujourd'hui, surtout sur n'importe quoi. Je suis bien content que tu fasses pas partie de cette catégorie. »

Il plaça le Beretta déchargé sur le tableau de bord et dévoila sa main gauche planquée, qui tenait un revolver : un Colt Commando. Si Geneva pouvait avoir un sursaut de méfiance ou de crainte à cette surprise - ou non, ce serait de toute façon rapidement apaisé par le jeune homme qui s'empressait de rétorquer, répondant à la suite par la même occasion :

« Désolé, c'était juste au cas où. Monte donc, je m'appelle Clark. »

Il posa l'arme à coté du Beretta et se hâta de ramasser le talkie-walkie sur le siège pour laisser la place, le posant à coté des deux armes.

« On voit pas beaucoup de rôdeurs dans le coin. » Reprit-il en baissant un peu le ton maintenant qu'ils étaient assez proches pour ne pas être trop couvert par le bruit du moteur. « C'est l'avantage de vivre dans ce genre de coin paumé de campagne, mais ça arrive qu'ils viennent par ici, un ou deux, plus rarement en groupe, on se planque et on attend. On a jamais eu de vrai attaque. Nelson n'arrête cependant pas de nous rappeler que la ferme ne pourra jamais être totalement sûre et qu'il faut rester sur nos gardes car ça s'peut qu'une horde pointe le bout de son... nez. Nelson Wallace, c'est le propriétaire de la ferme, notre chef. Il est très gentil si tu réponds à ses questions et que tu es réglo, sinon... bah il l'est beaucoup moins tu vois ? »

Lui laissant tout le temps de monter et prendre place, il lui adressa un nouveau sourire très léger et bien plus timide une fois à quelques centimètres d'elle, s'empressant de détourner le regard pour prendre le volant, comme si le malaise à la regarder d'aussi près était plus conséquent. Il relança la machine d'un petit coup d'accélération en braquant sur sa gauche. Peu à peu, l'engin traça un cercle pour se retourner et c'est à ce moment que le jeune homme le mena droit à travers le champs, en direction de la ferme.

« Comment tu te sens ? Tu dois être sacrément secouée j'imagine. Ça doit faire tellement bizarre de vivre... ça. Enfin, mourir pour se réveiller dans un endroit inconnu des m... heu, non... qu'est-ce que je raconte, pardon. J'ai pas l'habitude de, enfin... il te faut le temps de te resituer. J'aurais pas du dire ça, je suis désolé. »

Glissant le regard de-ci de-là avec une mine de déterré, il ne faisait pas l'ombre d'un doute qu'il se sentit d'un coup très mal d'avoir été si maladroit.

Geneva Backhouse

Anonymous
Invité
Mar 8 Sep - 20:50
Geneva laissa le jeune gars lui prendre son arme, non sans observer le moindre de ses gestes. Il paraissait inoffensif mais il était évident qu'il n'hésiterait pas s'il fallait tirer. Autant ne pas le tenter... À son invitation, elle grimpa dans le tracteur ce qui lui permit de se rendre compte qu'elle avait perdu un peu de sa souplesse et de sa force. Néanmoins, elle parvint à monter sur l'engin et s'installa juste à côté de Clark.

Celui-ci apporta la réponse attendue sur la rareté des morts-vivants dans le coin. Tout comme dans la cabane abandonnée dans le désert avant l'attaque massive et implacable qui avait surgi. Geneva hésita à expliquer que cet assaut lui semblait inévitable, tôt ou tard, mais Clark sous-entendit qu'ils s'y attendaient. Néanmoins, la jeune fille se mordit la lèvre en pensant qu'utiliser un aussi bruyant véhicule, alors que le trajet se comptait en hectomètres, était peut-être le moyen le plus efficace pour attirer les zombies. Mais depuis son réveil, la jeune femme avait perdu toute certitude et elle préféra faire confiance, pour le moment, à celui qui était venu à sa rencontre. Du coup, elle écouta avec attention la description sommaire de la ferme et de celui qui semblait mener les choses. Geneva était pressée de rencontrer ce Nelson. Elle s'attendait à comprendre dès le premier contact visuel si elle était tombée sur des personnes qui tenaient la route ou sur des gros chanceux.

Clark redémarra et Geneva s'amusa de la timidité soudaine que lui suscitait sa proximité. Elle n'était pas étonnée de cette réaction plutôt habituelle chez les jeunes hommes de son âge. Elle en joua même en bombant un peu le torse, d'un air négligemment innocent. Le tracteur repartit en direction de la ferme et le garçon s'efforça de rompre le silence. Mais la jeune femme n'eut pas le temps de bien comprendre que celui-ci s'interrompit brusquement, comme s'il avait brisé un tabou ou fait preuve d'une énorme maladresse. Et pourtant, Geneva n'avait rien décelé de répréhensible. Il avait insinué qu'elle revenait du pays des morts mais c'était forcément une image. Les questions se bousculaient davantage dans sa tête.

- Comment ça ? Qu'est-ce que t'as voulu dire ?

Le ton un peu sec de sa question fut vite amorti par des paroles réconfortantes. Elle ne voulait pas mettre Clark davantage dans l'embarras, sous peine de ne plus pouvoir rien en tirer.

- Écoute, je ne comprends plus rien à ce qu'il m'arrive. Tout ce que tu me diras, même si ça peut paraître brutal, sera toujours quelque chose auquel je pourrais me raccrocher.

Elle baissa les yeux et chercha à obtenir son regard le plus triste, et donc le plus attendrissant, malgré les secousses du tracteur qui rendait la chose un peu ridicule.

- Le dernier vrai souvenir que j'ai, c'est mon père qui s'est sacrifié pour que je vive. J'ai besoin de savoir qu'il ne l'a pas fait pour rien...

Clark Blackcorn

Anonymous
Invité
Sam 12 Sep - 13:51
Clark poursuivait sa route et avait parcouru les trois quarts du chemin en laissant couler un temps de silence. Il n'avait pas pu s'empêcher, très furtivement de jeter un coup d'oeil quand Geneva avait bombé la poitrine, ce qui ne l'aidait vraiment pas à être plus à l'aise et pourtant, la suite fut encore plus gênante. Sa maladresse, envers elle mais surtout envers les directives qu'il avait.

Étirant un léger sourire compatissant, il revint à sa conduite en répondant d'un air un peu décalé lui-même, comme si il était en partie perdu également.

« Tu sais, j'en sais pas beaucoup plus et Nelson sera plus capable de te répondre, moi je me contente de temps en temps de participer, mais c'est pas vraiment mon terrain. Je suis plutôt informatique, technologie, électronique, ce genre de trucs. Le coté révélation, c'est pas pour moi, je serais un très mauvais guide. Tout ce que je peux te dire... »

Il s'autorisa à lui porter un regard l'espace de quelques instants, marquant un temps comme si la voir d'aussi près l'empêchait de parler en même temps.

« C'est que tu risques rien ici, pour l'instant. On a tous vécu pas mal de choses, certainement pas ce que tu viens de vivre, mais il n'y a que des gens corrects dans cette ferme. Tu vas pouvoir te poser un peu, discuter avec Nelson et réfléchir à la suite sans urgence, c'est pas mal non ? Faut pas t'inquiéter. »

Il prit un ton se voulant réconfortant à ces derniers mots, ayant illustré son discours avec des gestes sans vraie signification propre, alors qu'ils arrivaient en bordure de la grange, sans sortir du champs. C'est là que le blondinet stoppa la machine avec une certaine réserve, lui qui n'était pas du tout habitué à piloter ce monstre métallique. Offrant un sourire toujours réservé mais non moins honnête, il récupéra les deux armes dans une main et le talkie-walkie dans l'autre, descendant de l'engin d'un petit saut puisqu'il n'avait plus de prise.
Ses pas broyèrent les épis de blé sur son passage et il fit le tour de la machine par l'avant pour rejoindre la clôture en bois qui séparait le corps de ferme du champs. Il attendit si ce n'était pas déjà fait, que Geneva l'ai rejoint et enjamba la clôture en ponctuant ce nouveau déplacement d'un :

« On sera mieux dans la maison, c'est pas conseillé de rester trop longtemps dehors ces temps-ci. »

A peine aura t-il passé la clôture que des aboiements surviendront de la maison, répétant l'éclat d'un écho puissant que la jeune femme pouvait attribuer à ce qui courait droit vers eux : un chien noir comme un amas de cendres. Pas n'importe quel chien, il s'agissait d'un dobermann aussi grand que l'on peut l'imaginer, sa musculature impressionnante et sa gueule imposante s'ouvrant en grand à chaque aboiement. Rapide comme l'air, il fila à toute vitesse vers le duo avec l'air d'un taureau chargeant un Toréador habillé en rouge fluo.

Geneva Backhouse

Anonymous
Invité
Mer 16 Sep - 23:05
Pendant la fin du trajet en tracteur, Geneva écouta silencieusement, et sans trop chercher à comprendre, les paroles du garçon qui montrait ouvertement sa gêne malgré des efforts pour paraître réconfortant. Elle tiqua quand celui-ci lui indiqua qu'elle pourrait tranquillement penser à la suite.

* La suite ? Quelle suite ? La façon dont je vais crever ? *

La jeune femme se mordit la lèvre et ne chercha plus à en savoir davantage de peur que Clark ne finisse par se braquer et elle attendit sagement qu'il gare le véhicule. Elle descendit derrière lui et se massa discrètement le derrière. Le voyage n'avait pas été très confortable. Elle lança un coup d'oeil aux alentours, ce qui ne lui apprit probablement rien de plus. Mais l'ambiance champêtre et étonnamment calme fit naître en elle un sentiment de sécurité qui ne la rassurait paradoxalement pas. Elle se promit intérieurement de ne jamais baisser sa garde et d'être toujours aux aguets. Et surtout, de ne faire confiance à personne.

Le contact des épis de blé qu'ils traversèrent lui rappela le souvenir de son réveil, tellement proche et déjà si irréel. Quand Clark enjamba la clôture et lui expliqua qu'ils seraient plus en sécurité à l'intérieur, Geneva ne put cacher son ironie.

- Ah bon ? Et cette clôture est censée nous protéger de quoi ? Des renards ?

Les aboiements puissants et soudains la firent sursauter. Pas le temps de se poser des questions, Geneva vit un énorme cabot qui déboulait comme une trombe dans leur direction. Comment pourrait-on craindre un chien visiblement apprivoisé lorsqu'on a échappé à des hordes de zombies ? C'est ce que Geneva tenta de se convaincre. Sa raison tâcha de prendre le dessus et la jeune femme fit rapidement un pas de côté afin de se placer derrière Clark.

- Il est gentil, hein ?


Du regard, la jeune femme chercha un arbre ou n'importe quel élément en hauteur (quitte à retourner au tracteur en courant) si elle sentait que Clark n'était pas plus rassuré qu'elle par le comportement du chien. Mais si le garçon semblait habitué à la venue tonitruante du doberman, alors elle s'en remettrait à lui. Si elle passait pour une froussarde dès son arrivée, elle perdrait tout le bénéfice que son physique avantageux lui apportait.
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